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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 14:14
Les Champs de Booz au service des femmes seules en demande d’asile.

Les Champs de Booz au service des femmes seules en demande d’asile.

Créée en 2003 par 23 congrégations religieuses, l’association Les Champs de Booz a pour objectif de répondre aux besoins des femmes seules en demande d’asile. Le parcours du demandeur d’asile est long et périlleux et ce sont les femmes seules qui ont le plus de difficulté à s’insérer dans les méandres de ce processus.

L’association soutient ces femmes qui arrivent dans des conditions précaires ayant dû fuir rapidement leur pays car elles y risquaient leur vie, laissant bien souvent des enfants dont elles sont sans nouvelles. Ces femmes ont toutes été victimes de violence pour des raisons politiques, ou personnelles (guerre, révolution, racisme, discrimination religieuse, excision, mariage forcé, violences sexuelles, orientation sexuelle, etc.). Toutes décrivent des conditions de vie dégradantes et violentes avec des séquelles physiques et psychologiques.

Notre mission est d’accompagner ces femmes face aux nombreuses difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Pour en savoir plus :

leur site:

http://www.champsdebooz.fr/projet.php

une émission de radio:

http://radionotredame.net/player/http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/rencontre/rencontre-02-03-2016.mp3

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans société
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LEVY 03/04/2016 18:53

"LES CHAMPS DE BOOZ", BELLE CORRESPONDANCE AVEC LE SUPERBE POÈME DE VICTOR HUGO :

(...) ‘’Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

‘’Ce vieillard possédait des champs de blés et d'orge ;
Il était, quoique riche, à la justice enclin ;
Il n'avait pas de fange en l'eau de son moulin ;
Il n'avait pas d'enfer dans le feu de sa forge.

‘’Sa barbe était d'argent comme un ruisseau d'avril.
Sa gerbe n'était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :
- Laissez tomber exprès des épis, disait-il.

‘’Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

‘’Booz était bon maître et fidèle parent ;
Il était généreux, quoiqu'il fût économe ;
Les femmes regardaient Booz plus qu'un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand".

… "Et, toujours du côté des pauvres ruisselant, Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques". Aujourd'hui, où les sacs d'or ruissellent vers les actionnaires qu'aucune fontaine de dividendes ne peut manifestement abreuver, il est bon et il est beau que les terres généreuses de ce personnage biblique - fût-il "revisité" par notre plus grand poète -, le partage généreux de leurs fruits, soient pris en symbole de l'usage solidaire qu'exige toute richesse et que requiert toute ressource.

Et que ce soit sous la lumière projetée par le grandiose poème hugolien que l'impératif de compassions et de solidarité le plus anciennement inscrit dans l'éthique humaine, s'exprime dans l'accueil et l'accompagnement de ces femmes arrachées à tout par le malheur du monde présent et qui, hors leur vie qu’elles on sauvée, arrivent seules chez nous et privées de tout ce qui leur était dû en tant qu’être humain.

Si la beauté peut-être une récompense - la question se pose-t-elle? -, si elle peut se faire l'expression d'une gratitude, j'offre ici de tout cœur à qui met en œuvre la Promesse qui a cheminé par Ruth - la moabite, en somme la ‘’travailleuse immigrée’’ - et par Booz, ces autres vers tirés de "Booz endormi". Des vers en lesquels je vois les plus beaux jamais écrits en notre langue :

‘’Pendant qu'il sommeillait, Ruth, une moabite,
S'était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu,
Quand viendrait du réveil la lumière subite.

‘’Booz ne savait point qu'une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle.
Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

‘’L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;
Les anges y volaient sans doute obscurément,
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

‘’La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.

‘’Ruth songeait et Booz dormait ; l'herbe était noire ;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament ;
C'était l'heure tranquille où les lions vont boire.

‘’Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait,

‘’Immobile, ouvrant l'oeil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles’’.

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