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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:03
Méditons:la désobéissance comme résistance au mal dans le livre de l'Exode.

Bible : Livre de l’Exode chapitre 1 verset 8 à 22

Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte. Il n’avait pas connu Joseph. Il dit à son peuple : « Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant plus nombreux et plus puissant que nous. Prenons donc les dispositions voulues pour l’empêcher de se multiplier. Car, s’il y avait une guerre, il se joindrait à nos ennemis, combattrait contre nous, et ensuite il sortirait du pays. » On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée pour les accabler de travaux pénibles. Ils durent bâtir pour Pharaon les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès. Mais, plus on les accablait, plus ils se multipliaient et proliféraient, ce qui les fit détester. Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage et leur rendirent la vie intenable à force de corvées : préparation de l’argile et des briques et toutes sortes de travaux à la campagne ; tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage. Alors le roi d’Égypte parla aux sages-femmes des Hébreux dont l’une s’appelait Shifra et l’autre Poua ; il leur dit : « Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux, regardez bien le sexe de l’enfant : si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, laissez-la vivre. » Mais les sages-femmes craignirent Dieu et n’obéirent pas à l’ordre du roi : elles laissèrent vivre les garçons. Alors le roi d’Égypte les appela et leur dit : « Pourquoi avez-vous agi de la sorte, pourquoi avez-vous laissé vivre les garçons ? » Les sages-femmes répondirent à Pharaon : « Les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes, elles sont pleines de vitalité ; avant l’arrivée de la sage-femme, elles ont déjà accouché. » Dieu accorda ses bienfaits aux sages-femmes ; le peuple devint très nombreux et très fort. Comme les sages-femmes avaient craint Dieu, il leur avait accordé une descendance. Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : « Tous les fils qui naîtront aux Hébreux, jetez-les dans le Nil. Ne laissez vivre que les filles. »

Exode chapitre 2 versets 1 à 10

Un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils. Voyant qu’il était beau, elle le cacha durant trois mois. Lorsqu’il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de goudron. Elle y plaça l’enfant, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux. La sœur de l’enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver. La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. C’était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C’est un enfant des Hébreux. » La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? » La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant. La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.

10 Lorsque l’enfant eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, en disant : « Je l’ai tiré des eaux. »

Première piste :

S’aider de ce texte pour saisir ce qu’est le mal :

-Le mal comme ignorance de l’histoire :

Le Pharaon n’avait pas connu le juif Joseph qui avait tant fait pour l’Egypte. Son ignorance de l’histoire l’empêche de considérer positivement le peuple juif.

-Le mal qui se nourrit de peur sans fondement, qui se nourrit d’imaginaire : « En cas de guerre, il pourrait bien se joindre à nos ennemis ».

-Le mal qui se réalise dans l’exploitation, l’esclavage, la violence, le génocide.

Deuxième piste :

S’aider de ce texte pour saisir ce qu’est la résistance au mal et entrer en son cœur dans cette résistance.

- la résistance au mal a une « raison » :

c’est la crainte de Dieu des accoucheuses. Crainte à entendre comme respect de Dieu, qui fait entrer dans sa colère contre tout ce qui défigure l’humain.

-la résistance au mal qui se fait agissante, qui prend les moyens de résister.

-le refus d’obéir à l’injustice : les sages-femmes laissent vivre les garçons.

-un mensonge légitime pour ne pas subir la répression : « nous arrivons trop tard ».

-la désobéissance d’une mère qui refuse qu’on tue son enfant et un vrai amour qui accepte de le perdre pour qu’il ait une chance de vivre.

-la vigilance d’une sœur qui veille

-la désobéissance de la fille du pharaon qui recueillit l’enfant.

Troisième piste :

Regarder les gestes de la fille du Pharaon.

Les mettre en synopse avec ce que fait le bon Samaritain (en Lc10 /25-37). Le bon Samaritain est figure du Christ. La fille du Pharaon est aussi figure du Christ.

Quatrième piste :

Considérer les conséquences de cette résistance et de ce salut :

Sans cette désobéissance : pas de libération, pas de naissance d’un peuple, pas d’alliance, pas d’entrée en terre promise…

Rien de tout cela, sans des femmes faisant échec à la mort.

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans REP
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