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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 15:57
Méditer avec l'évangile de Jean: parler est divin Jn 1/1-18

AU COMMENCEMENT était la Parole, et la parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. C’est par elle que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. La parole était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Elle était dans le monde, et le monde était venu par elle à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Elle est venu chez elle, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, elle a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et la parole s’est faite chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. Jn 1. 1-18

1ère piste :

Au commencement…

Gouter le mot commencement.

Il y a dans ce mot un air de naissance donc un air d’espérance : du neuf peut surgir, peut toujours surgir.

Nous sommes au commencement de l’année,  tout recommence. Qu’est-ce que je souhaite pour cette année ? Qu’est-ce qui commence et dont je me réjouis ?

En parler avec Dieu comme un ami parle à son ami

 

2ème piste :

Au commencement la Parole

M’étonner que l’Evangile de Jean commence par ces mots

Ce qui est au commencement, au principe des choses, à la raison des choses, c’est la Parole.

Et la Parole est Dieu. Dieu est Parole.

M’étonner car les humains, chacun, chacune de nous sommes des êtres de parole. Nous parlons !

Parler, c’est donc être de Dieu. Parler, c’est divin. Parler c’est participer à l’être même de Dieu.

Prendre conscience de cela : tout être humain donc moi aussi, quand je parle, je participe à l’être même de Dieu. Je suis en lui, de lui.

Qu’est-ce que cela provoque en moi de découvrir cela ?

 

3ème piste :

En elle, la vie, la vie lumière, qui éclaire chaque Homme

Cette Parole est vie et lumière pour tous et toutes.

Cette Parole qui est Dieu est Parole de vie et de lumière.

Cette parole qui est Dieu est notre vie. Elle nous donne la vie, elle nous vivifie.

Sentir combien la Parole qui est Dieu irrigue notre vie dans toutes ses dimensions : intelligence, cœur, corps.

Sentir combien la Parole qui est Dieu est lumière de nos vies.

Est-ce que je peux nommer concrètement en quoi la Parole qui est Dieu vivifie et éclaire ma vie ?

 

4ème piste :

La Parole a pris chair

Nous sommes ici dans l’inouï du christianisme, dans la « révolution » religieuse du christianisme. Dieu de chair humaine. Dieu dans la singularité d’un visage. Dieu avec des yeux…nos yeux ; Dieu avec des mains…nos mains.

Dieu qui plante sa tente en nos vies : donc rien ne peut nous séparer de lui.

Qu’est-ce que cela ouvre en moi comme joie, comme confiance, comme assurance ?

 

5ème piste :

Par Jésus la tendresse et la fidélité

Sentir la douceur de Jésus, sa tendresse et sa fidélité.

Sentir aussi que cette tendresse et cette fidélité ne sont pas reçues, sont méprisées comme on le vit en tout acte d’injustice.

Si j’ai été victime d’injustice, je peux venir auprès de Jésus pour qu’il m’inonde de sa tendresse.

 

6ème piste :

Dieu, personne ne l’a jamais vu mais le Fils unique, Dieu, l’a raconté

Dieu, ça se raconte ! Et c’est la Parole faite chair, Jésus, qui nous le raconte.

Dieu ne se dit pas par des discours mais par une vie, des gestes, des attitudes, des prises de position, des paroles qui ont été celles de Jésus.

Quel est le récit de l’Evangile qui pour moi « raconte » le mieux Dieu ?

 

 

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans REP
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commentaires

levy 16/01/2017 01:51

"Quel est le récit de l’Evangile qui pour moi « raconte » le mieux Dieu ?". Le Prologue fait peut-être mieux encore : il condense toute la mystique messianique, toute l'insertion de cette mystique dans l'histoire de D.ieu et au sein du projet de la transcendance poursuivi dans la séquence de la Création. Une condensation et une insertion portées par la splendeur de l'énoncé des versets johanniques. A chacun de s'interroger sur la traduction qui épouse le plus intiment sa perception spirituelle, celle où il mesure le mieux la plénitude du Prologue. Pour moi, "Et le Verbe s'est fait chair" appartient à celle qui me "parle" le plus - notamment parce que "Verbe" répond sans doute mieux que "Parole", par l'imprécision plus grande qui entoure le signifié, à la vocation du texte : faire percevoir qu'il est tiré du souffle de l'Esprit et que comme tel, la grâce d'intellection qu'il porte, ajustée sur la part infime de lumière dont chaque génération est susceptible de connaître l'accroissement, compte en définitive considérablement moins que la musique de ses versets et que la méditation sans fin que cette musique offre à l'humanité. Par là, la lecture du Prologue est une élévation de l'âme ouvrant la porte étroite de l'illumination, pour fugitive que soit celle-ci. Une autre découverte attend le lecteur qui aborde la traduction d'André Chouraqui, une traduction qui pénètre le texte à partir de son héritage hébraïque .La confrontation avec ce "mot à mot" impose l'idée que le Prologue est le pont, ou le point de passage, qui relie la spiritualité juive à la chrétienne. Non par une déduction savante, mais par une sensation immédiatement irrésistible.