Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 11:36
Dieu m'aime tel-le que je suis.

Comment rencontrer Dieu ?

Ce qui vient spontanément à l'esprit ce peut être :

dans sa parole, dans l’oraison, dans les sacrements, dans les autres, dans la création…

Et on oublie un autre lieu d’accès à Dieu qui est soi-même.

Un des lieux d’accès à Dieu, c’est moi-même. Une des portes, c’est d’abord soi-même. Pour que vous ne pensiez pas que je suis dans la totale hérésie, je vais vous citez 1 texte biblique fondamental : Gn 1/27 « Dieu créa l’Homme à son image à l’image de Dieu, il les créa, homme et femme il les créa »

Une sculpture de la cathédrale de Chartres montre le Christ créant Adam et le visage d’Adam ressemble à celui du Christ : le modèle, le prototype, c’est le Christ et chacun-e de nous est fait à son image, lui ressemble. On ne prend pas assez conscience de ce qui est dit là dans ce verset de la Genèse : Ce que Dieu a, il me le donne, ce qu’il est, il me le donne

Cette création à son image n’est pas une action du passé, c’est maintenant pour chacun-e  que Dieu nous crée, en ce moment, il nous crée, c’est un acte définitif, à jamais, un don qui ne se reprend pas, Dieu ne reprend jamais ses dons.

Il s’agit pour nous de prendre conscience que j’existe, c’est prendre conscience de Dieu qui ne cesse de me créer. J’existe par don. Donc la première rencontre avec Dieu, c’est tout simplement goûter la vie qui vient de lui. Goûter, la vie, la recevoir comme un cadeau. Vivre le moment présent : se rendre compte de l’inouï du cadeau : je vis, je marche, je vois, j’entends, je parle, etc.

Tout cela est rencontre de Dieu, à travers ses dons, je rencontre le donateur.

En goûtant ces dons, je fais plaisir au donateur. Aimer la vie, c’est louer Dieu.

Il s’agit ensuite de prendre conscience que je suis aimé d’un amour inconditionnel

Je n’ai rien à prouver, je n’ai rien à mériter : tout m’est donné. La seule chose à faire c’est d’accueillir le don, de se laisser aimer, se laisser sauver, de se laisser faire.

Tel-le que je suis, je suis aimable au yeux de Dieu

Vous pouvez peut-être penser qu’il a mauvais goût mais cela ne changera rien à l’affaire, vous ne changerez pas son choix, sa décision de vous aimer !

Quelque soit l’idée que vous vous faites de vous-même, lui, Dieu ne changera pas d’idée : vous êtes à jamais le disciple qu’il aime. En St Jean : « le disciple que Jésus aimait ». On ne dit pas le nom de ce disciple pour une raison simple : ce disciple c’est chacun-e de nous, et son prénom, c’est le nôtre.

S’accueillir comme il nous accueille, se voir comme il nous voit, s’aimer comme il nous aime, se recevoir comme il nous reçoit

C’est à dire :

Se vivre, se comprendre, s’estimer comme

-désiré du cœur de Dieu

-d’origine divine sortant à chaque instant de ses mains

Non pas le fruit du hasard destiné au néant mais le fruit d’une volonté aimante faite pour la vie éternelle

Une autre manière d’accueillir sa vie comme un don de Dieu, c’est la prière de gratitude

Cela peut se faire de temps en temps

En s’interrogeant devant Dieu : « comment, Seigneur » tu t’es donné à moi à travers les autres ?

Cette prière, au début, quand on n’a pas l’habitude, ne sera qu’un petit filet d’eau, mais peu à peu il pourra devenir torrent !

Des camions de merci !

C’est faire l’expérience de l’aveugle qui recouvre la vue et qui voit enfin :

voir la sollicitude de Dieu dans la sollicitude dans les autres.

Voir ce dont je suis bénéficiaire.

Prendre conscience de tout ce que je reçois du travail des autres : la maison où j’habite, les vêtements que je porte, les objets que j’utilise, les moyens de transports que je prends. Derrière tout cela il y a toujours des gens, du temps, du travail, de la créativité, de l’amour au sens objectif du terme : aimer c’est faire du bien.

Tout cela j’en suis bénéficiaire. Cette gratitude peut s’étendre au passé : notre pays, sa culture, sa langue.

Des km de merci peuvent ainsi entrer en nous.

Merci pour…

Le conducteur de train… les ouvriers qui ont construit la maison etc

Cette forme de prière est très importante

C’est un lieu de guérison : s’éloigner des rivages de la mauvaise tristesse, de la sinistrose, de la méfiance, de l’ingratitude, de l’irréalisme, de la mentalité du tout es dû, et où tout est à prendre comme une proie, pour entrer dans une autre logique, la logique eucharistique où tout est don à recevoir.

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires