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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 14:20
Invité-es: Rita Amabili, « Ailleurs », c’est l’affaire de tous.

 Heureuse d’accueillir Rita Amabili sur mon blog.

 

Rita Amabili
auteure, théologienne et conférencière
Tél.: (450) 813-7624

http://www.ritaaamabili.com/

 

Née à Montréal le 15 décembre 1954, Rita Amabili-Rivet est un écrivain canadien.

Elle travaille en milieu hospitalier durant une quinzaine d’années à titre d’assistante-infirmière-chef.

En 1980, elle suit des cours d'accompagnement en fin de vie ce qui la guide comme infirmière, et pour le reste de sa vie comme être humain "accompagnante de l'autre"

Depuis le début des années 1990, elle étudie la théologie tout en menant une carrière d’auteur, d’animatrice de radio (1995-2000) et de conférencière.

Elle obtient une maîtrise en théologie et travaille à la vulgarisation des textes bibliques et de l'ensemble du message chrétien.

Pour elle, la théologie féministe est un moyen de contrer toute forme d'exclusion.

La solidarité et la chaîne humaine universelle sont les thèmes de base sur laquelle repose son œuvre. Elle trouve son inspiration dans sa famille composée de son compagnon et de ses trois enfants.

Elle écrit sur les enfants du monde et consacre plusieurs textes et histoires aux enfants vivant dans des pays en guerre, ou victimes de conflits.

http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Rita%20Amabili-Rivet/fr-fr/

 

« Ailleurs », c’est l’affaire de tous.

C’est ainsi que se termine l’article de madame Chantal Guy publié dans La Presse. L’éditorial Le déficit de la paix [1] rappelle les conséquences concrètes des catastrophes humanitaires de la planète : plus de 50 millions de personnes déplacées sur terre présentement.

Ces dernières semaines, en jetant un coup d’œil à ma fenêtre le matin, ou en prenant un café, je spécule sur ces êtres humains déportés, sans domicile, comptés pour rien, dépourvus d’un avenir qui en vaille la peine. Nous prenons parfois pour acquis les merveilles de notre quotidien : les enfants qui dérangent notre calme, le téléphone qui n’arrête pas de sonner, et notre horaire surchargé qui nous laisse trop souvent pantelant mais en vie!

En vie comme lorsque s’empilent dans les différents casiers de notre crâne, les idées géniales ou non, sur d’innombrables sujets qui changent notre propre petit monde. En vie comme quand nous avalons mécaniquement une pilule quotidienne, que nous nous faisons notre injection journalière ou que nous prenons notre inhalation du matin, sachant fort bien qu’eux ne peuvent pas continuer leur vie à l’aide des avancées médicales mais qu’ils la perdent un peu à chaque jour, pris dans le marasme d’un conflit de grands, de si Grands qu’ils ne peuvent apercevoir le peuple écarté de la vie tandis qu’ils penchent un peu la tête pour approuver un autre combat.

Lors du conflit dans les Balkans dans les années 90, j’ai vu dans La Presse, une photo d’une jeune femme déportée avec son enfant dans les bras. Elle avançait au milieu de son peuple, groupe harassé et sans nom. Pour elle, j’ai créé SÉBAHATA, que mon fils Raffaelle a mis en musique et qu’il chante avec sa sœur Eva.

Je vous l’offre avec plaisir en hommage à tous les peuples privés d’une existence… ordinaire…

 

 

Sebahata, sur la photo tu sembles désespérée

Tu n'as pas pris part aux parlementions d'avant guerre

Car tu t'occupais à donner le sein à ton nouveau-né

Très mal appuyée comme des milliers d'autres aux pierres

 

Sebahata connais-tu une berceuse pour ton enfant

Qui raconte que les hommes du prochain millénaire

N'auront plus à effacer que les terribles frontières

Qui empêchent l'amour du monde et font hurler les printemps

 

Sebahata, tes longs cheveux sont sales et tes mains abîmées

A peine survivante, sans gémissement sans larme

Tu t'accroches de toute ton âme à ce petit bébé

Qui demain continuera ton peuple meurtri par les armes

 

Sebahata connais-tu une berceuse pour ton enfant

Qui raconte que les hommes du prochain millénaire

N'auront plus à effacer que les terribles frontières

Qui empêchent l'amour du monde et font hurler les printemps

 

Tu dormiras à la belle étoile, réfugiée sans nom

Ombre perdue parmi ceux que l'on veut effacer.

Dans ta mémoire, tu portes celui que l'on a tué

Et qui hier encore murmurait ton prénom

 

Sebahata connais-tu une berceuse pour ton enfant

Qui raconte que les hommes du prochain millénaire

N'auront plus à effacer que les terribles frontières

Qui empêchent l'amour du monde et font hurler les printemps

 

Sebahata, de mon pays s'ouvrent mille bras

Pour porter à tous les tiens l'espoir à la goutte

De si loin bien sûr nous pouvons faire la route

Qui relie ensemble tous les humains à la fois

 

Sebahata connais-tu une berceuse pour ton enfant

Qui raconte que les hommes du prochain millénaire

Feront tous chaîne humaine pour remplacer les frontières

Finalement par l'amour du monde par cent mille printemps

 

 

Sébahata

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Invité-es
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commentaires

Tellou 24/07/2017 10:00

Merci pour ce partage..vraiment tres beau.