Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 21:26
Evangile du 25ème dim. du T.O. : Envoyé-es à sa vigne ou un même amour pour toutes et tous. Mt 20. 1-16

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. "

 

1ère piste :

Porter un regard de contemplation sur ce maitre de la vigne. Sa patience, sa persévérance à embaucher. Qu’est-ce qui le motive à agir ainsi ?

 

2ème piste :

Entendre ce qu’il dit : « Allez-vous aussi à ma vigne »

Et sur fond de cette année qui commence, regarder la vigne qui est devant nous. Il nous y appelle.

Lui parler de telle ou telle portion de cette vigne qu’il nous a confiée.

 

3ème piste :

Les ouvriers qui ont travaillé une journée entière ou seulement une heure, reçoivent la même somme. Comment comprendre cela ?

Deux réponses…parmi d’autres :

-Une pièce d’argent, c’est la somme qu’il faut pour vivre. Pour Dieu, toute femme, tout homme a droit de vivre, donc à recevoir ce qu’il lui faut.

-la pièce d’argent symbolise l’amour de Dieu. Il est le même pour chacun-e.

 

4ème piste :

« Moi, je suis bon »

Laissez en nous résonner cette parole sur fond de celle de Sainte Thérèse Couderc (Fondatrice des Sœurs du Cénacle) : «  Dieu est bon, il est plus que bon, il est la Bonté »

S’imprégner de cette bonté.

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Aide pour méditer
commenter cet article

commentaires

alainx 29/09/2017 11:25

Voici ce que ce texte m'a inspiré :

Dans le monde actuel, un patron comme ça ne va pas tarder à avoir une grève générale et tous les syndicats sur le dos ! : Comment ça ? des types qui ont bossé seulement deux ou trois heures, recevraient le même salaire que ceux qui ont trimé toute la journée du matin au soir ?
Franchement : quelle injustice sociale !
Vite, tout le monde aux prud’hommes ! Pour réclamer cette égalité sociale tout à fait légitime.
Dans le monde actuel, il y a toutes les chances qu'ils obtiennent satisfaction. Si on a travaillé dix heures, on a droit à un salaire supérieur à celui qui a travaillé trois heures. C'est logique, imparable, tout à fait normal.

Tant que l'on reste dans ce genre de discours du : j’ai droit, j'ai pas droit, j'exige d'avoir, il est anormal qu'il y ait des plus riches que moi (qu'il y ait des plus pauvres est-ce que c'est normal ?… On se posera la question plus tard, quand on aura le temps… de toute façon, on n'a pas le temps…)
Autrement dit, dans ce monde-là, il n’y a de la place que pour les rapports de force, pour la perpétuation du couple dominant/dominé.
Les opprimés d'aujourd'hui, ont vocation à devenir les oppresseurs de demain.
L’histoire des humains est remplie d'exemples du genre.
—————
Oui mais là, on est « au royaume des cieux ».
Les rapports humains sont d'une tout autre nature.
Au « royaume des cieux » il n'y a qu'une unique loi : la générosité. Non pas l'abondance qui ne peut que créer un clivage entre ceux qui ont beaucoup, et ceux qui ont très peu. car l'abondance a nécessairement son pendant : la disette ; mais la générosité du don « sans mesure ». Pour arriver à cette générosité-là il faut : « travailler à la vigne ».

La vigne symbolise l'aspect divin de la personne humaine. Ce « plus que lui » qui le dépasse, le transcende, rend capable de grandes choses dans le sens d'une construction positive de soi-même, et d'une générosité vis-à-vis d'autrui, qui en découle naturellement. Il faut donc faire émerger ce divin en soi, ainsi que Jésus l'a fait lui-même.
Pour cela, observons que nous devons tenir des deux :
— Nous sommes à la fois des maîtres de la vigne, car nous disposons tous de ce « plus que soi en soi » qui ne nous appartient pas, dont nous sommes dépositaires pour le cultiver et le donner autour de soi.
— Nous sommes en même temps des ouvriers embauchés au service de la vigne, c'est-à-dire de « l’humanité nouvelle ». Ce qui pour moi est synonyme de « royaume ». L’important n’est pas que l’on soit maître ou ouvrier. L'important est que l'un comme l'autre soient soit au service de la vigne.

Je connais plein de gens qui sont passés dans le « royaume des cieux » et qui ont une générosité sans bornes, toujours prêts à donner d’eux-même , sans attendre d'autres retours que de recevoir le denier d'une vie décente.

À celui qui sait regarder, il peut constater que ce royaume-là est à l'œuvre dans « le monde d'aujourd'hui » et il produit des grappes de bons fruits directement issus de cette générosité. Ces personnes-là sont sorties de la revendication stérile, de l'égocentrisme qui immobilise, de la recherche du profit personnel qui pourrit et gâte les raisins.
Ces personnes dont la générosité est devenue naturelle, forcent chaque jour mon admiration.
S'il devait en être autrement, alors c'est que Jésus aurait totalement loupé sa mission…