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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 22:19
Jésus demande notre avis: Mt 18/12-14

 

Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

Mt 18/12-14

 

1ère piste :

M’arrêter sur la question de Jésus : « Que pensez-vous de ceci ? »

Jésus pose souvent des questions :

Que cherchez-vous ? Veux-tu guérir ? Que veux-tu que je fasse pour toi ? Combien avez-vous de pain ? Etc.

Ici sa question est un appel à penser. Il est donc dans la position de l’accoucheuse qui aide à la naissance d’une pensée propre.

Regardons Jésus dans cette attitude qui veut nous stimuler à une pensée personnelle.

Et acceptons cette invitation à penser.

 

2ème piste :

Il y a dans ce texte 4 images de Dieu que nous pouvons contempler.

Dieu nous veut pensant.

Dieu à notre recherche.

Dieu qui se réjouit.

Dieu qui ne veut pas qu’aucun de nous se perde.

Prendre du temps pour contempler ces 4 images.

Elles peuvent stimuler notre amour de Dieu révélé en Jésus

 

3ème piste :

Et s’il y avait une 5ème image ? Celle de Dieu qui a de l’humour ?

Dire qu’il y a de la joie pour une brebis perdue et retrouvée, c’est juste mais dire qu’il y en a plus que pour les 99 qui sont restées bien sagement dans l’enclos, est-ce de la provocation ou de l’humour ?

Il faudrait donc pour donner de la joie à Dieu, se perdre pour lui donner plus de joie à nous retrouver ?

De l’humour ou peut-être simplement du réalisme car les 99 n’existent pas, nous sommes toutes et tous des brebis que Dieu cherche inlassablement. Et nous sommes chacune et chacun, unique à ses yeux.

 

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Pistes pour Méditer
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commentaires

Tellou 19/09/2017 10:49

C'est marrant: je n'avais jamais vu le 99 autres brebis comme cela.
Pour moi cela montre aussi une chose: Dieu quelque part nous souhaite un esprit aventureux. Bien sur, nous pourrions tous rester dans nos bergeries a manger le foin servi regulierement par le berger. Mais il faut aussi un peu de courage pour s'aventurer un peu au-dela et peut etre decouvrir d'autres choses. Et prendre le risque de s'egarer. Mais avec l'assurance que justement, si l'on s'egare, Dieu nous ramenera toujours a la bergerie...

LEVY 17/09/2017 16:17

... "... CAR LES 99 N’EXISTENT PAS" : superbement midrashique ! Déjà en ce que cette déconstruction-reconstruction du texte nous fait percevoir tout ce que, sans elle, la lecture de cette métaphore évangélique perdrait pour nous de sens. Autrement dit que celle-ci se trouverait réduite aux sempiternels commentaires convenus sur les imageries ovines dont le rabbi Jésus se sert vis à vis d'un public qui n'a pas d'autre référence pastorale (au sens premier du terme !) sur la terre où il vit.
S'y ajoute, tout aussi précieux dans un autre registre ce "DIEU NOUS VEUT PENSANT" : combien cette évidence doit-elle être inlassablement rappelée, expliquée, argumentée comme le fait ici Michèle : d'abord pour donner à comprendre que le message messianique n'est pas fait d'injonctions à suivre à la lettre, que ce message n'est pas porteur d'un règlement d'internat ou de caserne, mais qu'il procède d'une maïeutique menant chacun à une perception de l'attente de D.ieu à son égard, et, au delà, de l'attente que le projet de la Création porte en lui vis à vis de l'humanité ; ensuite parce que le don dont découle "la naissance d’une pensée propre", le chemin vers celle-ci que trace un enseignement qui veut "stimuler à une pensée personnelle" affirment le démenti le plus invincible à l’encontre de quiconque, à travers les âges et au nom de quelle religion que ce soit, a prétendu ou prétend ériger un fondamentalisme de la lettre contre l'esprit.
Dès lors qu'il y a "invitation à penser", dans un dialogue intérieur avec la grâce d'entendement reçue - une grâce dont l'intention et la mesure sont aussi impénétrables que le don en est gratuit et universel -, l'effort d'intelligence de la foi, c'est à dire le libre examen, devient le compagnon de route dont aucune expérience et aucun parcours spirituels ne sauraient être séparés.
‘’Humour’’, ‘’provocation’’, ‘’recherche’’ : autant de mises en lumière qui en lien avec le midrash relevé ci-avant, ont l'exemplaire mérite de souligner que le discours messianique est enraciné dans la démarche la plus fondamentale du judaïsme qui réunit ces trois composantes essentielles. Et, en arrière-plan, que non seulement aucun hasard n'a évidemment présidé à l'Incarnation dans le peuple de l'Alliance, mais que le Nouveau Testament n'est pas une abolition mais un accomplissement de cette Alliance, et qu'il s'est formé pour que celle-ci se perpétue jusqu'à la consommation des siècles. Comme un rebondissement irrésistible, entraînant toutes nations, de l’élection initiale au Salut.

aubonheurdedieu-soeurmichele 17/09/2017 17:10

Un grand merci à toi de ce beau commentaire de mon texte. Je le signe à 100%