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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:32
La douceur de Jésus: dans l'Evangile de Matthieu 11/28-30

 « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Mt 11,28-30

1ère piste : Pourquoi Jésus prend-il cette image du joug ?

Cela sonne mal à nos oreilles, c’est une image difficile qui évoque une servitude et cela n’a rien d’attirant. Au contraire, c’est plutôt repoussoir ! C’est parce qu’Il s’adresse à des gens qui subissent un joug pesant qui les accable et Il veut les en libérer.  Pour leur proposer un autre qui n’a rien à voir avec ça.

Faire une demande à Jésus : celle de me laisser libérer par lui de quelque chose qui m’empêche d’être libre.

 

2ème piste : De quel joug, Jésus veut-il libérer ?

Ce joug pesant c’est la loi religieuse qui régissait la vie des gens. Cette loi était comparée à un joug (Si 6/18-37).  Jésus critique ceux qui la font peser sur les autres ( Mt 23/3) Tout au long de l’Evangile, on voit Jésus en opposition à ces lois religieuses pesantes, excluantes, enfermantes, ces lois qui emprisonnent la vie. Jésus veut donc libérer celles et ceux qui peinent sous ces lois, ceux qui ploient sous ce fardeau.  

Sentir le désir, la volonté de Jésus qui veut libérer de cela

 

3ème piste : Quel est le joug de Jésus ?

Il leur propose un autre joug qui est tout à l’inverse : reposant, bienfaisant, aisé, léger. Parce que ce n’est pas une loi qu’Il propose mais c’est quelqu’un. Lui-même. Quelqu’un à aimer, une amitié, un lien d’amour à faire grandir avec Lui qui est doux et humble de cœur.

Ecouter avec attention comment il décrit son joug. Laissons retentir ces mots en nous.  

 

4ème piste : Venez à moi…Prenez mon joug…Apprenez de moi.  

Il y a trois verbes à l’impératif.

Si nous entendons ces verbes comme des ordres, des obligations, nous sommes encore dans le registre du joug pesant qui emprisonne, et ce n’est pas une bonne nouvelle.

Si nous entendons ces verbes comme une volonté précise de Dieu pour nous : tu dois faire ça, ce n’est pas non plus une bonne nouvelle. 

Mais si nous les entendons comme un appel à vivre, comme une demande d’amitié, comme une prière que Dieu nous fait, nous accédons à une relation de liberté.

Là, c’est une bonne nouvelle.

Si nous les entendons comme un appel à inventer notre vie à partir du désir le plus profond et vivant de notre cœur.

Là c’est une bonne nouvelle.

Comment les entendons-nous ?

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Aide pour méditer
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