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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 22:13

Voici un travail de théologie pratique que j’ai rédigé pendant mon cursus de maitrise. J’avais pour objectif d’interroger la manière dont je transmets cette forme de prière, les raisons de son adaptation et les enjeux spirituels et humains de cette forme de prière.

 

Introduction :

Parmi les pratiques, celles qui sont les nôtres, ont l’avantage d’être bien connues.

C’est pourquoi, j’ai choisi d’interroger une de mes pratiques : l’enseignement d’une manière de prier, qu’on appelle l’Examen, tel que les Exercices d’Ignace de Loyola nous l’ont transmise. J’ai l’occasion de l’enseigner dans le cadre de mon ministère de prédication ou d’accompagnement de retraites spirituelles. Pratique donc bien connue par moi dont le risque, cependant, est d’y être trop impliquée pour prendre assez de distance et permettre une vraie interrogation.

Cette interrogation, je l’ai quand même tentée dans deux directions. La première : quels sont les enjeux humains et chrétiens d’une telle manière de prier ? La seconde : puisque la manière dont je la présente est différente du texte littéral écrit par Ignace, quelles sont les raisons de cette liberté prise par rapport au texte ignatien ? Ce double questionnement m’a paru intéressant pour réfléchir à ma pratique et, si nécessaire, la modifier.

Puisqu’il s’agit d’une pratique d’enseignement, je donnerai d’abord le texte lui-même de mon enseignement, ensuite, j’essaierai de dégager les enjeux humains et chrétiens de cette manière de prier et après je la questionnerai. Dans la deuxième partie de l’exposé, il y aura d’abord le texte  d’Ignace de Loyola tel qu’il l’a écrit dans ses Exercices et ensuite le questionnement sur les raisons de la liberté que je prends en le présentant différemment. Dans la troisième partie, j’essaierai de tirer les enseignements de ce travail du point de vue de ma pratique et du point de vue méthodologique.

 

I : Une manière parmi d’autres de présenter cette forme de prière.

A/ le texte de l’enseignement :

J’ai gardé à mon texte, son côté oral. Le voici :

« La première partie de cette prière, la plus importante, c’est le merci :

1-Un merci inconditionnel d’abord ;

Le psaume 139 nous fait dire: « Merveille que je suis ». Oui merci pour la merveille que je suis aux  yeux de Dieu, et si je ne le suis pas à mes propres yeux, faire cette demande de grâce : « Donne-moi d’échanger mon regard contre le tien »

2-Mais aussi merci pour tout ce dont j’ai été bénéficiaire aujourd’hui, ce que j’ai reçu des autres aujourd’hui. C’est fou ce qu’on peut trouver si on commence : merci pour celles qui ont fait la cuisine ce midi, merci pour les ouvriers qui ont construit cette maison, ceux qui l’ont améliorée, merci pour ceux qui me permettent d’avoir une Bible entre les mains, les ouvriers du livre mais aussi les chrétiens de toutes les générations qui m’ont transmis la foi, merci pour le conducteur du train qui me permet de me rendre tous les jours à mon travail etc…

Quand on commence, le merci est un petit filet d’eau, il peut devenir un grand fleuve.

L’avantage de ce merci, c’est de quitter une mentalité du « tout est dû » pour parvenir au « tout est don ».

3-Le merci porte aussi sur les bonnes choses que j’ai faites, ce que j’ai réalisé, ce qui construit le Royaume. Dieu a mis en nous une capacité de bonté, de vérité, de beauté, de justice.

C’est important de reconnaître cela : oui, en écoutant telle personne, le Royaume a grandi, oui, en accomplissant mon travail le Royaume a grandi. Et je dis merci à Dieu car la source de tout amour est en Dieu, c’est de Lui que nous recevons  cette capacité d’aimer.

 

La seconde partie est une prière de discernement :

A la fin d’une journée, on peut se rendre attentif à ce qui  habite notre cœur :

- Repérer ce qui a été source de vie, de paix, de foi, de charité, parce qu’il y a des chances que Dieu nous indique par là un chemin à prendre, un chemin à continuer, un appel à répondre, une attitude à garder précieusement.

- Repérer aussi ce qui a été source de tristesse, de découragement, d’amertume. Se demander pourquoi ce ressenti en moi ? Un peu comme les disciples d’Emmaüs qui confient  leur amertume à l’inconnu du chemin. Cela peut être l’occasion d’un appel au secours, d’une demande de guérison ou de pardon que je donne à celui qui m’a offensé,  un pardon que je demande à Dieu car je découvre que cette tristesse peut m’indiquer que ma relation d’amitié avec Lui est blessée.

 

La troisième partie, c’est l’offrande de demain :

Je peux, avec mon agenda ou ma seule mémoire,  confier à Dieu la journée de demain, en demandant son aide sur ce qui me fait souci, en me réjouissant à l’avance avec Lui de ce qui sera certainement heureux

Cette prière a pour effet d’inviter Dieu à être le compagnon de ma vie, à ne pas Le laisser sur le palier de ma vie, mais de L’inviter à y entrer pour qu’Il l’éclaire de Sa Lumière.

Cette prière a pour effet de me faire devenir un peu plus contemplatif de Dieu dans ce qui fait le plus concret de ma vie.

 

B/ Enjeux humains et spirituels de cette manière de présenter l’Examen :

1-L’enjeu du merci inconditionnel

Dire merci est un mot, une action connue de tous et pratiquée par tous. Le premier avantage de cette prière est donc d’enraciner une expérience de foi dans une expérience humaine courante.

Nous disons merci quand nous recevons quelque chose de bon et nous le disons à quelqu’un. Dire merci à Dieu pour ce que je suis, c’est reconnaître la bonté de mon être et mon origine en Lui. Le 2ème avantage est donc d’entrer dans un travail de reconnaissance positive de soi - ce que je suis est bon- et -je suis le sujet d’un don qui vient  de Dieu. Le fait de désigner l’auteur divin du don renforce la reconnaissance positive de soi. Ma pratique d’accompagnatrice spirituelle me montre que pour tous, ce travail d’accueil est important.

Dire merci à Dieu, c’est entrer dans une relation où je consens à venir d’un autre. Cette attitude se joue déjà dans la relation parentale : la vie m’a été donnée, je n’en suis pas la source. La vie spirituelle c’est entrer de plus en plus dans cette relation à Celui qui me précède, de qui je reçois la vie et la relation à Lui comme un cadeau : se vivre en fille ou fils de Dieu.

Dire merci à Dieu, c’est faire l’expérience d’un Dieu bon. Il y a là également un enjeu théologique. L’auteur du don est bon, ce qui est donné est bon et le bénéficiaire est bon. Nous sommes ici dans le lieu biblique de Gn 1 : « Et Dieu vit que cela était bon…que cela était très bon »

Faire l’expérience renouvelée de ce merci peut faire vivre à long terme une transformation de manière de voir et d’agir : Cela peut délivrer de se prouver à soi et aux autres qu’on existe, de manière inquiète et jamais satisfait, délivré de l’inquiétude et de la mauvaise dépendance de l’estime des autres, d’un faire pour exister et paraître. Il n’y a plus à prouver sa valeur puisqu’on la tient d’un Autre. C’est donné, ce n’est ni à revendiquer ni à prendre. L’incidence peut être grande dans la manière de mener sa vie selon l’Esprit, c’est à dire en liberté.

 

2-Les enjeux du merci pour ce dont j’ai été bénéficiaire et ce dont j’ai été l’acteur

La personne ici fait mémoire de sa journée en y repérant ce qu’elle a reçu des autres et ce qu’elle a donné aux autres. En faisant cela, elle est invitée à contempler Dieu à l’œuvre dans ce monde, dans sa vie. Il y a ici un enjeu important de théologie : l’image présentée ainsi est celle d’un Dieu proche, à nos côtés et de notre côté. Il n’est pas le Dieu lointain qui se désintéresse de la vie de ce monde. C’est donc entrer dans l’expérience biblique fondamentale : relecture que le peuple juif a faite de son histoire pour y découvrir le Dieu sauveur et créateur. Dans la foulée, la personne découvre que sa propre histoire est elle aussi « histoire sainte ».

Dire merci permet de guérir d’une cécité qui ne voit pas tout ce qui est donné par la vie et par les autres. Dire merci, c’est signifier que cela n’est pas un dû mais un don. Dire merci fait entrer dans une attitude de gratitude.

Dire des mercis également à ce qu’on a fait peut paraître curieux.  Et pourtant c’est du même ordre que le précédent merci et permet de comprendre que ce merci s’adresse à Dieu. En effet cette présence et cette action de Dieu sont  médiatisées par ma vie et celle des autres. Dieu agit par la capacité de bonté, de vérité, de beauté, de justice qu’il a mise en nous.

 

3-Les enjeux de la prière de discernement

La journée vient d’être vécue et on peut en rester là sans en tirer profit. C’est un fait brut. Si j’accepte de la regarder, d’en faire mémoire, je vais y chercher du sens. Le sens proposé ici est la présence de Dieu, Son Action, Son Appel : contempler Dieu au cœur de notre vie.

La médiation qui va permettre de Le reconnaître est intérieure à nous-mêmes : la répercussion affective en nous de ce qui s’est passé. L’image biblique qui peut nous aider à comprendre l’enjeu de ce moment est sûrement celle des pèlerins d’Emmaüs : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant pendant qu’Il nous parlait en chemin ».(Lc 24/32.) Les deux disciples reconnaissent après coup la présence de Dieu dans leur vie à la répercussion de joie produite.

Il s’agit donc de repérer ce qui a été source de joie, de paix, de plus de foi, d’espérance, de charité, ce qui a produit en nous force et courage. Ces indices sont le signe d’un accord avec ce que Dieu est, avec Sa volonté, signe de Sa présence, de Son compagnonnage avec nous. Il nous confirme que telle décision, telle action, tel événement vont dans le sens du Royaume.

Ignace l’exprime de la manière suivante dans ses règles de discernement : « Le propre du bon esprit est de donner courage et force, consolations, larmes, inspiration et quiétude, en rendant les choses faciles et en écartant tous les obstacles, pour qu’on aille plus avant dans la pratique du bien. » Ou encore : « En définitive, j’appelle consolation, tout accroissement d’espérance, de foi, et de charité et toute allégresse intérieure qui appelle et attire aux choses célestes et au salut de l’âme, en l’apaisant et la pacifiant en son Créateur et Seigneur »

Les répercussions affectives inverses, tristesse, découragement, amertume etc… sont des appels à s’interroger. Ne seraient-elles pas signe de fausse route, de décision à revoir, d’attitude à remette en cause, de situations à combattre ?

« le propre du mauvais esprit est de mordre, d’attrister, de mettre des obstacles en inquiétant par de mauvaises raisons pour qu’on n’aille pas plus loin ». Ou encore : « J’appelle désolation…obscurité de l’âme, trouble intérieur, motions vers les choses basses et terrestres, absence de paix venant de diverses agitations et tentations, qui poussent à un manque de confiance ; sans espérance, sans amour, l’âme se trouvant toute paresseuse, tiède, et comme séparée de son Créateur et Seigneur ».

La reconnaissance d’un accord avec Dieu se fait donc par une médiation de répercussion affective. Affective au sens de ce qui m’affecte profondément. Revoir sa journée pour y discerner la présence de Dieu, Son œuvre et comment j’y ai collaboré, permet peu à peu de devenir « contemplatif dans la vie ». On y fait l’expérience que le lieu de Dieu est le lieu de nos vies. Et que les critères de discernement de Sa présence sont à chercher au plus intime de nous-mêmes.

 

4-Les enjeux de l’offrande de demain

Pour cette 3ème partie de l’Examen, les enjeux sont les mêmes, sauf que le regard est orienté vers l’avenir. Cette offrande ( ?) est acte de foi en l’alliance inconditionnelle de Dieu pour nous : « Je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28/20) et expression du désir de réponse positive à cette offre de Dieu. Mais il s’agit bien toujours de reconnaître à l’avance ma vie comme l’espace d’une rencontre avec Dieu qui Se donne, notre histoire comme espace de révélation petit problème ici… il manque qque chose.

 

C/Un questionnement sur cette manière de présenter l’Examen :

La dérive possible d’appel à la gratitude.

Une très bonne analyse de dérive possible se trouve dans un livre de Geneviève Comeau. La dérive, ce serait d’être dans une logique du donnant-donnant, ce qui enlève le caractère gratuit du don et fait entrer dans une logique de la dette qui peut enfermer le bénéficiaire.

S’inspirant de Maurice Bellet, elle écrit : « Dieu qui n’est qu’amour ne nous condamne pas, mais nous condamne à l’aimer. Le don de Dieu est alors perverti et les chrétiens sont pris dans les marécages d’une religion affective ».

Pour éviter cette dérive, il convient de tenir ensemble la tension de la proximité et de la distance pour qu’il puisse y avoir un accueil libre du don et une vraie gratitude.

Cela suppose de présenter ce merci comme un acte de liberté et non comme une obligation de réponse. La gratitude comme l’amour qui la motive ne se commande pas.

L’attitude du Christ dans les Evangiles peut nous aider à éviter le piège de la contrainte. Dans plusieurs passages nous l’entendons faire appel à une libre décision de ses interlocuteurs. « Que veux-tu que Je fasse pour toi » à l’aveugle en Mc 9/51. « Veux-tu guérir » au paralytique de la Belle Porte en Jn 5/6. Nous Le voyons Se retirer après la multiplication des pains en Jn 6/15. Il le fait pour éviter le piège d’un messianisme politique mais on peut aussi le comprendre  par une volonté de discrétion de celui qui s’efface et ne s’impose pas par un don qui peut étouffer le bénéficiaire.

Il est donc important, quand on parle de la gratitude envers Dieu de bien maintenir que Son don est gratuit et que notre réponse ne conditionne pas le don de Dieu. C’est Sa liberté de donner et de Se donner. C’est la nôtre d’y répondre ou pas.

 

II : Mise en parallèle du texte d’Ignace et de son adaptation

A/ le texte tel qu’il est écrit dans le livret des Exercices

Le premier point est de rendre grâce à Dieu notre Seigneur pour les bienfaits reçus.

Le deuxième point : demander la grâce de connaître ses péchés et de les rejeter.

Le troisième point : demander à mon âme qu’elle me rende compte, depuis l'heure du lever jusqu'au présent examen, heure par heure ou période par période,  d'abord des pensées, puis des paroles, puis des actions, selon le même ordre qui a été indiqué dans l'examen particulier.

Le quatrième point : demander pardon de ses fautes à Dieu notre Seigneur.

Le cinquième point : former le propos de s'amender avec sa grâce. Pater noster.

           

B/ Questionnement sur la liberté prise en le présentant autrement.

            1-Mise en parallèle : équivalence et différence

La méthode présentée est en trois points et elle ne fait intervenir la reconnaissance du péché que de manière allusive. Le texte d’Ignace propose 5 points qui, sauf le premier, ont tous trait à la recherche du péché, de la contrition et de l’amendement.

Les deux manières ont en commun le premier point.

Pourquoi cette adaptation ? Dans les Exercices, l’Examen est proposé durant la première semaine dont le fruit spirituel recherché est : la purification de ce qui peut nous empêcher de faire un choix ajusté, la conversion, l’action de grâce pour la miséricorde de Dieu, se vivre comme pécheur pardonné et sauvé.

Il ne peut être donné dans sa rigueur qu’à des personnes psychologiquement solides et dont la relation à Dieu se vit dans une grande confiance. Souvent ce n’est pas le cas. Et donc, dans ce cas et dans le cadre d’une retraite, je préfère insister sur le merci dans le but de fortifier la confiance et proposer la prière de discernement pour ouvrir à une compréhension du péché par le biais d’une découverte intérieure : l’amitié avec Dieu est source, chemin de vie en nous, notre refus de Dieu a des conséquences dont nous sommes les premiers à souffrir.

            2-l’adaptation : une liberté donnée par Ignace lui-même

Contrairement à certaines pratiques qui font de lui un texte rigide, le livre des Exercices est pour Ignace un outil dont il faut se servir en tenant compte du retraitant. « C’est en fonction des capacités de ceux qui veulent recevoir des Exercices spirituels, c’est à dire en fonction de leur âge, de leur culture ou de leurs dons, qu’il faut adapter ces Exercices. »

                       

 

III : Quelques profits à tirer de cette étude

A/ Le profit pour la transmission de cette manière de prier

Le profit est double. D’abord, cela m’a confirmée dans l’importance de cette forme de prière et dans son enjeu spirituel et théologique. Ensuite le questionnement sur la gratitude va me permettre d’être davantage attentive à la présenter comme une offre dans la liberté.

B/ Le profit pour la méthodologie en théologie pratique

Par manque de temps j’ai choisi ce que je connaissais bien, m’évitant le travail d’apprendre à « connaître » .Mais  j’ai pu me rendre compte de l’importance de bien connaître la pratique qu’on veut travailler.

La pratiquant moi-même, il m’était facile d’avoir un a priori positif sur cette pratique. Cependant, cet a priori doit nous habiter en toute circonstance et chercher auprès de ceux qui la pratiquent les raisons qui les font agir ainsi.

Nous avons étudié dans notre séminaire la méthode de corrélation. J’ai retenu les trois moments suivants : vécu- expérience- référence. En étudiant la pratique de l’Examen j’ai découvert que cette prière était un merveilleux moyen pour entrer dans l’esprit de cette théologie pratique. Le fait brut du vécu d’une journée devient expérience de Dieu par le sens qui y est donné et qui devient lieu de parole.

Nous disions qu’en théologie pratique, il ne faut pas en rester au registre du connaître mais parvenir au niveau de l’interprétation théologique pour à la fois justifier mais aussi questionner et remettre en cause si nécessaire. J’ai tenté de le faire en montrant quelle image de Dieu sous-tendait cette forme de prière et j’ai tenté de la questionner par le piège possible d’une mauvaise gratitude

 

Conclusion.

Une pratique de prière, fut-elle chrétienne, a besoin d’être interrogée. Est-elle vraiment évangélique ? A quelle condition ? Quelle image de Dieu induit-elle ? Quel rapport au monde favorise-elle ? Ces questions sont à poser pour toute pratique de prière et toute expérience spirituelle qui accepte d’être relue.

 

Bibliographie

-Dictionnaire de spiritualité tome 30 à 32, articles : Examen de conscience, Paris : Beauchesne 1961 pp 1789-1838 .

-Dictionnaire de la vie spirituelle dir : DE FIORES Stefano, article : Exercices Spirituels, Paris : Cerf 1984 pp 358-366.

-Revue Christus n°170 HS de mai 1996 : Pratiques ignatiennes. Donner et recevoir les Exercices spirituels , article : l’examen, prière d’alliance de Pierre GOUET , Assas Editions..

-Congrégation pour la doctrine de la foi: quelques aspects de la méditation chrétienne, Joseph Ratzinger dans la DC n)1997 de janvier 1999 tome 87.

 

 

 

 

Ignace de Loyola, Exercices spirituels n° 315 Paris : Desclée de Brouwer 1989

Idem n°316

idem n°315

idem n°317

Geneviève COMEAU, Grâce à l’autre, Paris :les Editions de l’Atelier, 2004.

Idem p.88

Exercices spirituels n°43

idem n°18

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commentaires

A
Merci, Michèle ! Il m' a fallu plusieurs jours avant de me décider à ouvrir ce message. Exercices de Ignace de Loyola, cela me fait peur... pourquoi, je n'ai jamais osé m'approcher de près ou de<br /> loin à ses "exercices"... pour moi, cela me semble rigide, disciplinaaire... et je me cabre d'avance! enfin, j'ai jeté un oel distrait et j'ai fini par capter un mot! "Merci", répété... Alors, oui<br /> cela me va et oui, Merci; j'ai écrit, il y a 4 ou 5 ans, "mes petits-enfants m'ont évangélisée! Avec eux-elle, j'ai réappris à dire "merci" et "bonjour"...puis, en découvrant François d'Assise;<br /> Oui, Merci!<br /> Et j'arriverai, sans doute, au bout de ce texte; Merci, Michèle
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C
D'après ma propre expérience oui, le merci est le plus important car au moment où je pense et dis merci à Dieu, toutes les autres attitudes intérieures sont comme "englobées" dans ce merci: le<br /> pardon demandé et reçu, l'émerveillement de ce que je suis et la reconnaissance que "tout est don", désir et acte de continuer ma route avec Lui, ouverture du cœur envers mes Frères et Sœurs.
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L
Plus qu'une explication théologique et méthodologique de prier c'est un témoignage personnel. Donc, si j'ai bien compris, il faut savoir dire merci, alors merci !
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