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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:02

femme adultère par He-Qi

 Dans l'evangile de Jean au chapitre 8 verset 1 à 11

(Reproduction d'une oeuvre du peintre chinois He QI)

 

[1] Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.

[2] Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait.

[3] Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,

[4] ils disent à Jésus : "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.

[5] Or dans la Loi Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ?"

[6] Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin d'avoir matière à l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.

[7] Comme ils persistaient à l'interroger, il se redressa et leur dit : "Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !"

[8] Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.

[9] Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.

[10] Alors, se redressant, Jésus lui dit : "Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ?"

[11] Elle dit : "Personne, Seigneur." Alors Jésus dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus."

 

Que s’est- il passé pour cette femme ?

Elle aurait dû mourir, elle est vivante.

Elle aurait dû être condamnée, elle est graciée.

Elle était prisonnière, elle est libre.

Au lieu de la condamnation et de la mort, elle a reçu la grâce, la liberté et la vie.

De  fait Jésus l’a sauvée de la mort.

 

Se faisant, il pose un acte fort d’opposition à une loi religieuse qui est encore en vigueur, malheureusement,  aujourd’hui dans certains pays.

Un acte fort de refus de l’injustice faite aux femmes qui sont souvent les seules victimes de cette barbarie.

 

Alors, on peut imaginer le soulagement de cette femme, elle a vu la mort de près.

Après l’angoisse, elle se retrouve vivante, libre et pardonnée.

Elle est sauvée mais encore plus, elle sait qui l’a sauvée !

Ce qu’elle a vécu a dû enraciner en elle, un amour immense, une reconnaissance infinie pour Celui qui l’avait sauvée de la mort.

 

La question que j’ai envie de poser, à vous, à moi :

Sommes-nous dans les mêmes sentiments que cette femme ?

Eperdus de gratitude ?

 

Pour cela, il nous ressentir très fort que nous aussi nous sommes des sauvés.

Pourquoi ?

Parce que Dieu continue toujours de croire en nous.

C’est Dieu Lui-même qui continue de nous espérer.

C’est Dieu Lui-même qui ne cesse pas de nous aimer.

 

En interprétant ainsi cet Evangile, à ce second niveau de lecture, on a, me semble-t-il, une bonne clé de compréhension.

Nous sommes souvent trop moralisants dans notre compréhension des Ecritures.

La pointe de cet Evangile n’est pas de dire que l’adultère est une faute et que Jésus a pardonné à celle qui l’avait commise.

Cet adultère conjugal est symbolique d’un autre, celui du cœur, et de celui là, tous et toutes, nous en sommes malades, car cet adultère, c’est le manque à aimer.

 

Ce faisant, on comprend bien le témoignage des saints

Un saint, c’est celui qui a laissé l’amour de Dieu envahir sa vie et qui, à cette lumière, découvre la médiocrité de sa réponse.

Ils se découvrent comme une vitre qu’illumine le soleil et ce faisant, en révèle également toute la poussière.

Pour le saint, la moindre infidélité est un adultère car c’est un manquement à l’amour infini de Dieu.

Il mesure l’écart qui sépare son amour de l’amour de Dieu mais  ne s’en décourage pas car il sait que Dieu, Lui, ne se décourage pas.

 

Le silence de Jésus permet à chacun-e de s’interroger.

La parole de Jésus  renvoie chacun-e à lui-même.

On comprend mieux alors que tous s’en vont l’un après l’autre.

Jésus leur a permis de comprendre qu’eux aussi étaient adultères de leur Dieu.

 

C’est la grâce que nous pouvons nous souhaiter mutuellement pour que nous puissions découvrir que nous sommes tous sauvés par Sa seule grâce.

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Homélies de Soeur Michèle
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commentaires

Cathy 14/03/2013 23:04

Je suis éperdue de gratitude pour mon Aimé, moi qui suis crasse, colère, orgeuil, critique et j'en passe....Il m'a tout donné, Il est ma sécurité première et mon meilleur Ami.
Il me pardonne tout et apaise toutes mes angoisses dès que je cours me réfugier dans ses bras pour lui demander pardon, toute sa personne me dit: "Cathy, je t'aime", seul, son Amour me sauve
inconditionnellement, toujour Il attend, Il nous attend, pour Lui, il n'est jamais trop tard, jamais!