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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 12:51

 

Permettez-moi de me tourner vers vous avec confiance.

Oui, l'élection du pape François m'a réjouie, redonné espoir. Oui, j'entends sa joie de vivre, sa simplicité, son besoin des autres. Je me sens moins esseulée lorsque je dis mon besoin des autres, la joie de la rencontre, ma soif de PARTAGE. Je peux dire maintenant :

« Merci, Seigneur, car Tu me nourris à chaque instant de Ton Pain d'Amour, dans ma rencontre avec les autres, dans nos partages.

Merci, Seigneur, car à chaque moment, je découvre les merveilles de l'Amour, de Ton Amour. Merci, Seigneur car je me sais aimée et j'apprends à aimer à mon tour.  Chaque jour, je découvre dans ma vie en couple, en famille, au cœur de ce monde, cet amour qui est le moteur de ma vie, qui est force et énergie pour avancer avec les autres sur le chemin de l'humanité, qui me donne foi, espérance, joie et paix...Malgré mes blessures et mes découragements, je Te découvre, Seigneur, en moi, en toute personne et Tu m' as transformée... Tu me donnes, à chaque fois la force de me remettre en marche avec les autres. »

 

En enfant gâtée, j'ai quémandé comme la Cananéenne, quelques miettes d'amour et je les ai reçues là où je ne m'y attendais pas, là autour de moi, dans mon quartier, auprès de mes frères et sœurs en humanité, ces personnes que l'on appelle « les petites gens »...

 

Merci, Seigneur, car j'ai toujours su que j'étais aimée. J'étais aimée dans ma famille, par mes parents et mes frères et sœurs et, vers 16 ans, lors de la projection d'un film de ciné-club au pensionnat, j'ai eu aussi la joie de découvrir que Dieu m'aime. Par quel cheminement ai-je eu cette Révélation ?  Je voulais donner ma vie généreusement à Dieu... L’Église m’a montré un chemin unique : la vie religieuse...

Merci pour cette maîtresse des novices qui m'a conseillé de ne pas poursuivre sur cette route car « je tombe trop facilement amoureuse ». Comme je suis heureuse d'avoir toujours su ne pas fermer mon cœur ! Comme je suis heureuse, dans ma vie de couple, d'avoir réalisé mon idéal de jeunesse. Oui, à chaque instant, je donne ma vie à Dieu et mon optimisme me vient d'avoir réalisé mon rêve de jeunesse alors que je ne m'en croyais pas capable...Mais je ne comprends pas comment on peut demander à un jeune de s'engager à ne pas aimer une personne afin d’aimer tout le monde !

S'engager à Aimer une personne, dans une vie de couple, vécu, au jour le jour, dans l'apprentissage d'une vie à 2, nous apprend à ouvrir notre cœur aux autres et nous rend plus disponibles, vulnérables... Nous gagnons en ouverture, douceur et tendresse (pour reprendre les mots du pape François). En m'ouvrant aux autres, mon cœur se dilate et je deviens de plus en plus réceptive...Merci à Pierre, mon GRAND 'petit homme' qui m'a permis de devenir une femme libérée, libre, ouverte, merci à mes enfants, petits-enfants, à la famille, à mes ami/es, à mes camarades de combat, à ''tous ces petites gens'' qui me font aussi avancer dans l'apprentissage de l'amour. Merci à toute personne avec qui je marche sur cette route humaine…

Depuis 2008, j'ai écrit de nombreux et volumineux courriers. Cela m'a permis de comprendre à quel point ce qui me fait vivre, c'est de me découvrir aimée et d’aimer à mon tour.

Aimer en m'engageant dans une vie de couple, en construisant un projet de vie à 2, dans le souci des autres. Aimer en m'engageant dans la vie sociétale, familiale, le voisinage, dans le monde du travail, le syndicalisme et la politique, dans différents loisirs avec d'autres. Aimer en m'appuyant sur la personne aimée et sur les autres...La famille n'est pas une cellule où l'on vit dans sa bulle. Les relations nous embarquent dans toute la société.

Aimer dans le respect de l'autre, ne pas décider à la place de l'autre, ce qui est bon pour lui, pour elle. Aimer: faire confiance, en l'autre, en toute personne...aider à grandir, à se remettre debout, en marche...

Aimer et découvrir la joie de la rencontre, de la rencontre du Seigneur, dans la joie de la Reconnaissance. Aimer et avoir besoin des autres, savoir dire : « Donne-moi à boire ».

AIMER : avoir SOIF de PARTAGE. Partager ses joies, partager ses peines...

 

Combien de fois ai-je demandé : « que partage-t-on lors d'une eucharistie ? Même pas un mot avec son voisin ! » L'eucharistie est un rite complètement déconnecté de la vie.

Depuis 2008, j'ai donné plusieurs signes dans la communauté paroissiale mais, à chaque fois, je me suis sentie encore un peu plus rejetée... (Nous avons été rejetés de la paroisse, en 1980 et 1981, par le curé qui nous a dit : « allez faire baptiser votre enfant ailleurs » car « Pierre s'est présenté aux élections avec l'étiquette PS et... les gens ne comprendraient pas. »)

Le pape François dit son souci « des personnes blessées en Église ». Il parle aussi de trouver des routes nouvelles mais l'institution Église est-elle prête à découvrir les chemins que ces personnes blessées ont empruntés ?

Le pape François prépare un synode sur la famille. Il nous invite à répondre et donc j'ai répondu...même si le langage ecclésiastique n'est pas simple mais j'ai été choquée de constater que la famille n'est vue que dans sa vie sexuelle et le souci de procréation, le refus réaffirmé de la contraception, des avancées scientifiques (qui ne peuvent pas être foncièrement mauvaises!), le refus d'accepter les couples homosexuel/les, les personnes divorcées-remariées pour l’accès aux sacrements et même les prêtres qui aiment, qui ont fondé une famille...Mais dans ce questionnaire, pas un mot sur notre engagement dans la vie de tous les jours, dans la société.

 

Le pape François nous parle d'hôpital, de soin pour les personnes blessées. Il en parle encore, ce 23/01/2014, au sujet de la communication. Son texte est magnifique. Il me parle. Oui, j’ai aimé son discours, la douceur de ses propos, parler du bon samaritain. Oui, j'aime même si dans cette parabole, je prends volontiers, la place du malheureux roué de coups et laissé pour mort sur le bord du chemin. La souffrance pousse d'abord à crier, à mordre. Dans un 2ème temps, elle enferme dans le silence, à force d’épuisement, de découragement...Il s'est trouvé des bons samaritains qui ont pansé mes plaies. Mais à quoi ça sert de panser des plaies si on n'éradique pas la cause de ces blessures ? Elles ne se cicatrisent pas car toujours ravivées au fil de l'actualité !

Il s'est trouvé un bon samaritain qui m'a fait confiance, qui m'a remise debout et m'a donné la paix... Alors, je peux devenir maintenant bon samaritain, avec tendresse et douceur.

Par contre, j'oublie le discours de François sur sa conception du témoignage... Aller porter aux autres la bonne nouvelle, c'est avoir une richesse. C'est dans cet état d'esprit colonial que je suis partie, jeune adulte, 2 ans en Afrique. J'ai eu la joie de dire en revenant « j'ai beaucoup appris ». « Le témoignage d'un pauvre ne se dit pas, sa vie est son témoignage... » Ai-je lu ! Et je reprendrais la parole de Vincent de Paul : « Les pauvres m'ont évangélisé/e ».  

 

Aussi, j'aimerais que les évêques Ne se penchent pas sur la famille... mais soient avides d'apprendre ce que nous vivons. Alors, peut-être vivrons-nous un véritable partage ?

 

Depuis ma réponse à ce questionnaire, j'ai lu 2 interviews de Mgr Brunin, dans la revue Le Pèlerin. J'ai redécouvert ainsi, le poids de la presse et des média ''catho'' sur nos pensées !

J'ai noté : « L’Église se doit de rappeler (à la société) ce qu'est le bien et le Mal » (je cite de mémoire). Alors, nous sommes loin d'une Église pauvre... Et elle parle avec arrogance...

L’Église aurait-elle croqué le fruit défendu de l'Arbre de la Connaissance du bien et du mal ? Ne se trompe-telle pas lorsqu'elle établit une vérité non incarnée dans notre chair humaine ? Le Christ était, me semble-t-il, incarné lorsqu'il a dit : «  je suis la Route, la Vérité, la Vie »

L’Église ne se trompe-t-elle pas lorsqu'elle met sur nos épaules de lourds fardeaux, lorsqu'elle nous inculque la mauvaise conscience au lieu de nous donner confiance en cet Autre qui nous aime et au lieu de nous faire respirer la joie de vivre ? Le Christ a affirmé que son fardeau est léger ! Dimanche dernier, en zappant et arrivant sur l'émission 'juive'', j’ai entendu, « Même lorsque nous pensons que nous sommes vraiment impardonnables, Dieu nous pardonne. »  Comme j'aimerais entendre ce message d’Amour dans cette Église, au lieu de nous remettre constamment, le nez dans...notre misère, dans nos fautes...

 

Puis, j'ai lu dans Le Pèlerin n°6834 du 21/11/2013, un 2ème interview de Mgr Brunin...je cite :

« Nous nous trouvons aujourd'hui face à un vrai défi pastoral : Nous devons réussir à satisfaire l'impératif de miséricorde sans déroger au principe d'indissolubilité du mariage....Recevoir l'eucharistie, c'est incarner publiquement la fidélité du Christ à son peuple. » (Désolée, mais je préfère découvrir l'Amour du Christ, et cet Amour, je ne le vois pas obligatoirement dans un sacrement où certains n'ont pas accès. Le Christ ne se refuse à personne)

 

Dernier passage de cet interview : « Le divorce est un échec dans un parcours de vie, on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé. »

Et mon cœur saigne à nouveau. Je suis découragée, une nouvelle fois ! Pourquoi écrire, avoir fait tout ce travail d'écriture ? Je prêche dans le désert...Mais, voilà, je proteste à nouveau. Ne plus écrire voudrait, pour moi, signifier qu'il n'y a plus d'espérance...Je pourrais dire comme Voltaire : « Allons cultiver notre jardin. Mais je préfère encore parodier une autre phrase en disant : « Aimons, aimons, aimons ! Il en restera toujours quelque chose ! »

 

« On ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé » ! Incroyable de rester buter sur une loi rigide. Est-ce là l'enseignement du Christ ?

Le Christ s'est-il inquiété de la situation de vie de la Samaritaine ? « L’homme avec qui tu vis, en ce moment, n'est pas ton mari ». Mais, le Christ l'a abordée comme si rien ne s était passé et il en a fait la 1ère personne  missionnaire en son temps, et en plus c’était une femme !

Pierre l'a renié 3 fois et le Christ a-t-il renoncé à bâtir son Église sur cet homme, l'ayant abandonné... Le Christ est revenu vers lui, Il a fait comme si... et Il ne lui a posé qu’une seule question : Pierre, m'aimes-tu ?

Revenir à l'Amour du Christ ! Encore et toujours.

Aucun argument théologique ne peut justifier une exclusion. Le Christ nous demande qu'une chose : « AIMER » et  « Tu vois, Simon, toi qui m'as mal reçu, cette femme qui pleure à mes pieds, Il lui sera beaucoup pardonné car elle a beaucoup aimé. »

 

Oui, je crois que Dieu m'aime. Oui, je crois que le Christ m'aime, qu'il m'accompagne et se révèle à moi auprès ''des petites gens', les pauvres...

Oui, je crois que l'Esprit souffle où Il veut et pas toujours là où on pourrait le trouver...

 

Dans la joie et la paix du Christ, dans l'Espérance, fruits de l'Amour,

 

 

 

 

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Invité-es
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commentaires

alice Damay-Gouin 22/02/2014 15:12

Merci à 'Voyageur' et à Michelle pour vos commentaires. Oui, cela me fait du bien de voir que l'on peut discuter ensemble sur notre foi, sur le sens que nous donnons à notre vie..; Je rentre d'un
voyage, retour à mes racines familiales, joie de me sentir renaître en retrouvant les lieux, mes frères et soeurs, mes enfants. Joie mais aussi blessure d'une rencontre difficile avec...la personne
pour qui j'ai décidé de faire ce voyage... Elle me fait découvrir d'autres aspects de l'amour,accepter ce mur de silence qui m'est opposé... Une pierre est sur la route et il faut trouver un chemin
pour avancer...Il me faut apprendre à aimer malgré tout...
Voyageur, vous parlez de votre cheminement douloureux dans cette Eglise, et je crois que je peux vous entendre...Pour ma part, je dis que j'ai cheminé longtemps dans le désert, très
longtemps...Mais je n'ai jamais eu envie de chercher une autre religion; Je me répète peut-être, mais je dis que j'ai longtemps cherché quel était ce lien qui me rattache à cette Eglise. Il me
paraît si fragile, si ténu et pourtant, j'en ai éprouvé sa solidité et son ancrage... Je viens de découvrir que ce lien était tout simplement le Christ mais, Il ne me rattache pas à l'Eglise catho
mais au PEUPLE de DIEU c'est à dire à l'HUMANITE toute entière.Dans ma religion d'Amour, je ne peux pas croire qu'une discrimination, une exclusion soit pensable dans le message du Christ.
Comme dit Michelle, la presse catho est navrante, mais je n'arrive pas encore à l'ignorer... Et j'écris... "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre" mais je me dis que si je ne fais
rien, si je renonce, alors je regretterai de d'avoir rien tenté et je ne veux pas avoir de regrets...
Merci, aussi à Michèle de m'avoir fait une place sur son site. Enfin, je reçois des commentaires qui me poussent à avancer... Merci

Michelle Drouault 13/02/2014 19:36

Merci pour ces mots. C'est toujours galvanisant de trouver des gens pour qui aller au fonds de l'humanité de l'autre, quel qu'il ou elle soit, est fondamental, et le reste accessoire. Ne lisez pas
la presse catholique, chère Alice, elle est navrante, et faite en général pour ceux qui veulent avant tout se rassurer: je fais bien, je fais ce qu'il faut, je vis comme il faut.Moi aussi j'écris,
et j'essaie sans relâche de décortiquer les manipulations qu'on nos présente comme la Vérité, et qui ne sèment que la détresse. Un clin d'oeil au Voyageur, entrevu sur d'autres sites...

le Voyageur 13/02/2014 18:32

@ Alice,
merci de m'interpeller ! qu'est-ce que je cherche ? : Bonne question comme dit l'autre ! Je cherche des personnes qui rendent compte de leur expérience humaine dans l'ordre spirituel, dans la ligne
de Jésus, et si possible en dehors de l'épouvantable jargonnage religieux, composé de formules toutes faites pour spécialistes et répétées à l'envie, qui se veulent savantes ou théologiquement
correctes, et souvent se contentent de prêcher une morale de pacotille. On ne perçoit plus que le vide de l'absence de personnalité et d'humanisme. (Il ne faut pas aimer les hommes, il faut aimer
Dieu - sic - ) Seules demeurent les effluves des institutions religieuses, qui ont su graver dans les cerveaux les stéréotypes, rituels, pratiques, paroles, et toutes ces choses que Jésus exécrait,
me semble-t-il.
Mes propos peuvent paraître des jugements négatifs. Ils sont plutôt des constats tristes et douloureux d'une réalité qui a eu pour conséquence (en France en tout cas), la désertification pour ne
pas dire la fuite de ce que d'aucuns croyaient être « le peuple chrétien »… Il est toujours facile de dire que c'est la faute du peuple ! Ça évite de regarder la poutre dans son propre oeil. Vous
évoquez Jéricho. Peut-être faut-il attendre l'effondrement des murailles institutionnelles ! Étant un homme libre, je peux parodier les propos de Josué : « Maudit soit devant l'Éternel l'homme qui
se lèvera pour rebâtir une telle institution ! ».

Quelques sites, tel celui-ci, ont un autre ton, un autre langage, ils approchent des profondeurs de l'humain, là où se fait la rencontre avec « plus que soi en soi ». Ils sont rares.

J'ai quitté la religion chrétienne/catholique il y a environ 25 ans. Cette religion, par les comportements des ecclésiastiques à mon égard, les prises de position sur tout et son contraire, le
dénigrement des femmes, les erreurs lamentables, l'absence de foi avérée de nombreux "fonctionnaires de Dieu", (j'ai entendu un évêque assis à côté de moi (et oui j'ai fréquenté des évêques…),
déclarer : « Ce qui compte ce n'est pas la foi, ce sont les oeuvres… ». Tout cela a eu le mérite de me dégoûter de Dieu… Il faut quand même le faire ! Certes, il arrive de commettre l'erreur de
jeter le bébé avec l'eau du bain… J'explique tout cela assez longuement sur mon blog.

Comme vous, je crois en un Dieu-Amour, je crois que Jésus, fils de l'homme, est un véritable libérateur de l'homme dans l'homme, parce que ma liberté retrouvée m'a permis d'en faire l'expérience
intime, après une période de dépollution indispensable. Oserais-je dire que vos amis ont raison : il n'est pas nécessaire d'être « religieux ». Je n'ose ajouter… Bien au contraire mais vaut ne pas
l'être…!

Je terminerai en disant que, chacun ayant ses contradictions, quelques prêtres qui ne m'emmerdaient pas avec la religion, ont grandement compté dans ma recherche de foi, dans la solidification de
ma personnalité, ayant eu sur moi l'influence positive que je leur ai accordée.

Ne vous privez pas de donner l'Amour qui vous habite !

Alice Damay-Gouin 13/02/2014 16:45

Merci à Michèle qui m'a fait la joie de me publier et d'échanger avec moi!Merci à Agnès pour son fort encouragement! Oui, celui-ci m'a fait du bien!!! Merci aussi au voyageur qui m'encourage 'à
lâcher prise'. J'ai dépensé beaucoup d'énergie et j'ai même reçu de nombreux coups,j'ai de nombreuses fois été totalement découragée... Mais, je ne sais pas pourquoi, d'un seul coup, une nouvelle
idée me vient et je recommence mon travail d'écriture. Pourquoi? J'espère, je crois en ce Christ qui m'a, un jour, sortie des murailles de "Jéricho" où mon silence m'avait enfermée et j'ai entendu
les trompettes faire tomber ces murailles d'un seul coup. J'en suis totalement transformée... Mais toi, cher voyageur qui n'espère aucun changement dans l'institution religieuse, que cherches-tu en
visitant différents sites car, il me semble t'avoir déjà rencontré sur un autre site mais je ne saurai pas dire lequel.Je pense que l'essentiel c'est de pouvoir échanger pour marcher ensemble et
découvrir d'autres horizons... J'ai quelques ami/es qui me disent qu'il n'est pas nécessaire d'être religieux pour.... et cela me fait du bien de me redécouvrir tout simplement Humaine... Mais, un
jour, je me suis dit que si croire en un Dieu-Amour m'aide à mieux vivre avec les autres, je ne vois pas pourquoi je m'en priverai !!! Mais cher voyageur, je serais heureuse de découvrir votre
blog. A l'avance, merci. Alice

le Voyageur 11/02/2014 19:06

Merci, madame, pour ce texte tonique, à la fois espérant et réaliste.
Il me semble qu'il n'est nul besoin d'appartenir à une religion, ni pour aimer ceux qui croisent notre route, ni pour avoir la foi, ni pour croire en Dieu, ni pour fréquenter Jésus. (fort
heureusement d'ailleurs !!)

D'autant que la religion chrétienne et/ou catholique, n'a pas démontré en plus de 20 siècles, qu'elle était garante valable des paroles de l'Évangile.

j'admire votre croyance qu'un jour les choses puissent changer…
Les grands sociologues dignes de ce nom (Max Weber par exemple), ont largement démontré que les institutions aussi réifiées que pléthoriques, telles que l'église, sont totalement incapables de
changement.
Le discours se résume le plus souvent à ceci :
nous allons changer les choses, mais nous ne toucherons à rien…

Pourquoi perdre du temps et des énergies dans les marécages institutionnels ?

Croyez-moi, reprendre sa liberté de croyant, libère des énergies positives que l'on peut mettre à disposition autour de soi, sans perdre son temps dans des combats totalement inutiles et perdus
d'avance.

Je citerai deux phrases en exergue de mon blog :

"l'Homme a cherché Dieu, mais pour son malheur il a trouvé les religions"(Théodore Monod)
« Il est écrit que l’arbre est jugé à ses fruits. L’Église a porté trop de fruits mauvais pour qu’il n’y ait pas eu une erreur au départ. »
(Simone Weil - 1909-1943)

Merci encore pour ce beau texte… Et bon courage pour ce combat digne de Don Quichotte et des moulins à vent…

Agnès Robert 10/02/2014 14:04

Merci Madame d'avoir écrit cela. Il nous faut encore de la patience pour que l'Eglise Catholique Romaine avance davantage. Oui, pour une parole d'espérance et de Pardon, du Pardon infini du
Seigneur !
Oui aussi, pour l'ouverture aux femmes de toutes les consécrations actuellement ouvertes aux seuls hommes et oui aussi à l'apprentissage si profond et quotidien, par la vie de couple, de la charité
!
Merci encore d'avoir écrit tout cela !