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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:47

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (13, 1-20)

Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue, l’heure de passer de ce monde au Père, lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême.

Au cours d’un repas, alors que déjà le diable avait jeté au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, la pensée de le livrer, sachant que le Père a remis toutes choses entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il va vers Dieu, Jésus se lève de table, dépose son vêtement et prend un linge dont il se ceint.

Il verse ensuite de l’eau dans un bassin et commence à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

Il arrive ainsi à Simon-Pierre qui lui dit : « Toi, Seigneur, me laver les pieds ! » Jésus lui répond : « Ce que je fais, tu ne peux le savoir à présent, mais par la suite tu comprendras. » Pierre lui dit : « Me laver les pieds à moi ! Jamais ! »

Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu ne peux pas avoir part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, non pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

…/…Lorsqu’il eut achevé de leur laver les pieds, Jésus prit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que j’ai fait pour vous ? Vous m’appelez “le Maître et le Seigneur” et vous dites bien, car je le suis. Dès lors, si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car c’est un exemple que je vous ai donné : ce que j’ai fait pour vous, faites-le vous aussi. En vérité, en vérité, je vous le dis, un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, vous serez heureux si du moins vous le mettez en pratique.

…/…En vérité, en vérité, je vous le dis, recevoir celui que j’enverrai, c’est me recevoir moi-même, et me recevoir c’est aussi recevoir Celui qui m’a envoyé. »

 

Cela se passe dans une maison de Jérusalem. Jésus y a fait préparer une salle pour manger  le repas de la Pâque avec ses disciples. Il y a une table prête pour la fête, et tout le nécessaire pour  les ablutions traditionnelles: les jarres remplies d’eau, un bassin, des linges empilés…

Entrer dans la salle; les disciples y sont à table, réunis autour de Jésus.

Imaginer l’inquiétude de ces hommes et de ces femmes, face au dénouement incertain de leur aventure ensemble. Car Jésus pressent son prochain retour vers son Père, et il va continuer ce soir là à manifester une fois encore son amour pour ses amis, et pour chacun de nous…

 

 

* Les mains de Jésus

Je contemple Jésus. Il a noué un linge autour de sa taille. Je le vois verser de l’eau dans un bassin ; j’entends le bruit de l’eau, comme lors d’un baptême.

Je regarde Jésus, calme et attentif, en tenue de serviteur ; son attitude, ses gestes,  penché tour à tour devant chacun de ses disciples, pour lui laver les pieds, puis les lui essuyer…

Je contemple son attitude empreinte de tendresse et de bonté,

lui à qui le Père a remis toutes choses entre les mains.

 

 

*Les mains de Pierre

Voici Jésus arrivé devant Pierre; il représente l’être humain qui veut bien suivre Jésus, sans en comprendre complètement le sens des paroles et des actes. Pierre a pourtant bien entendu Jésus prêcher l’amour des petits, bousculer certains codes sociaux, annoncer qui sera le plus grand  dans le royaume de Dieu… et voilà pourtant Pierre complètement dérouté et choqué par ce geste de Jésus, son maitre et Seigneur.

Je regarde Pierre, son attitude d’étonnement. J’écoute Pierre dans son dialogue avec Jésus, l’intonation de sa voix, ses paroles de protestation. Comment cela résonne-t-il en moi ?

 

 

*Je regarde les pieds de Pierre. Ils sont comme ceux de bien des hommes de cette époque, usés et poussiéreux, fatigués à force d’avoir marché sur les routes de Palestine  pour suivre Jésus. Dans leur dénuement, ils portent aussi le signe de la fidélité de Pierre. Dans leur nudité, ils expriment une manière de vulnérabilité et d’abandon.

Je contemple cette scène où Jésus s’agenouille devant Pierre, où les mains de Jésus prennent les pieds de Pierre, pour les lui laver,

dans une confiance et une humilité réciproques.

 

 

*Je me situe dans cette scène, et je présente intérieurement à Jésus mes propres pieds. Ils supportent  tout le poids de mon corps, de mon histoire. C’est l’outil qui me maintient stable, debout sur le sol, ancré sur la terre de mes racines. Et c’est aussi ce qui me permet d’avancer sur mon chemin de vie, comme le relais de beaucoup d’énergies et de fatigues, d’avancées et de faux pas.

Aujourd’hui, quel est l’objet de ma fatigue que je voudrais présenter à Jésus pour qu’il en prenne soin ?

 

 

* Comme un ami parle à son ami,

je confie à Jésus ma manière de recevoir, dans le quotidien de ma vie:

comment  j’accueille les paroles de sympathie, les gestes de sollicitude ; comment je dispose mon cœur à me laisser toucher par la Parole de Dieu ; comment je reconnais ce qui est source de vie…

 

Je pourrai alors me laisser enseigner par Jésus,

par son appel à aimer comme il aime,

tel un chemin de bonheur pour l’être humain.

 

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Invité-es
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commentaires

le voyageur 26/04/2014 17:28

Dommage de laisser un commentaire et de ne pas avoir de retour de la part de l'auteur, sur un blog tel que celui-ci....
Ce manque de considération du lectorat mérite d'être souligné...

le Voyageur 15/04/2014 11:17

Aujourd’hui, quel est l’objet de ma fatigue que je voudrais présenter à Jésus pour qu’il en prenne soin ?"
Cela me dérange énormément ce genre de questions… Peut-être penserez-vous que c'est une bonne chose… Ou alors je fais une mauvaise lecture de la question. Car s'il s'agit de prendre soin de ma
fatigue, je crois que la petite réponse qui peut m'être soufflée serait alors : prends soin de toi ! C'est-à-dire ménage tes forces, discerne tes choix, revois tes priorités, met tes énergies au
bon endroit, etc.…

S'il s'agit de « l'objet » autrement dit de l'action entreprise et qui « me fatigue », soit j'ai à m'interroger comme ci-dessus, soit… Quoi ? Est-ce judicieux de « refiler le bébé » à Jésus ? Et
d'ailleurs, ça veut dire quoi concrètement…
Est-ce de dire : j'ai fait ma part… Suis crevé… Que d'autres s'y mettent… Et vogue la galère… ?

Disons que j'ai déjà entendu ce discours dans le passé, par des "bine-pensants" : fais confiance à Dieu. Dieu y pourvoira. Remet cela entre les mains du seigneur.…
Je veux bien… Pourquoi pas… Mais tout ça me semble tellement des mots en l'air !
Plus que de la confiance, une forme de démission.
Suis-je orgueilleux ? Est-ce que je me prends pour plus fort que les autre et Dieu lui-même ? Dans ma vie, j'ai l'expérience du travail collaboratif, de la confiance mutuelle pour un projet, de
l'enrichissement des complémentarités. Je connais la force du collectif autant dans la construction positive, que dans ce qui peut toucher au revendicatif.
Mais là, votre question… Le « présenter à Jésus » je ne vois pas très bien de quoi vous parlez. Sauf à penser qu'il y a « du Jésus » dans chacun, il reste toujours ma part à assumer, fatigue
comprise.