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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 20:38

 

La foi chrétienne nous parle de Dieu qui n'est qu'Amour,  donc pas un Dieu solitaire.

Amour qui est Dieu c'est-à-dire Dieu en relation à l’intérieur de lui-même, car pour aimer il faut qu’il y ait de l’autre, de la différence et en même temps de l’unité.

Il y a bien de l’unité, un seul Dieu mais:

Il y a Dieu source de l’amour et c’est le Père 

Il y a Dieu parole de l’amour et c’est le Fils

Il y a Dieu souffle vivifiant de l’amour et c’est l’Esprit


Unité qui est union, communication, communication d’amour en elle-même, en Dieu même.

 

Et parce que c’est un amour véritable, il n’y a aucune trace dans la Trinité, aucune trace d’inégalité, aucune trace en Elle de supérieur et d’inférieur.

 

En Elle c’est un infini et divin respect de l’altérité, sans confusion ni séparation. C’est une relation faite de don et d’accueil du don dans la réciprocité.

 

Ignace de Loyola le dis magnifiquement quand il définit l’amour  : «  L’amour consiste en une communication réciproque, c'est-à-dire que celui qui aime donne et communique ce qu’il a à celui qu’il aime et de même à l’inverse celui qui est aimé à celui qui l’aime »

 

Mais la Trinité est communication d’amour en dehors d’Elle-même, c'est-à-dire aussi pour nous, vers nous, tournée vers nous. C’est un amour diffusif de soi qui nous façonne à son image et à sa ressemblance.

 

Alors la Trinité d’amour qui est Dieu, nous invite à vivre entre nous, ce qu’Elle vit en Elle-même.

Donc nous invite  à nouer entre nous le même type de relation qu’il y a en Dieu, faite d’égalité, de respect, de réciprocité.

 

De ce fait la Trinité dit notre vocation, et cette vocation c’est une existence fraternelle.

Il y a un lien fort entre la manière de vivre entre nous et la vie trinitaire. L’amitié entre nous, la justice entre nous, l’égalité entre nous, le respect entre nous, dit quelque chose de l’amitié trinitaire.

 Et l’amitié trinitaire est source et modèle des relations justes et fraternelles entre nous.

 

De ce fait , nous pouvons nous rendre compte que les affirmations de la foi ne nous laissent pas tranquilles. Elles ne sont pas là comme des formules qu’il suffirait de répéter. Non, les affirmations de notre foi interrogent nos manières de vivre en société. Les interrogent et même peuvent les contester.

Affirmer, confesser Dieu-Trinité est un engagement.

C’est s’engager à une vie qui promeut l’égalité, l’amitié, le respect, la réciprocité pour chacun, chacune à l’image de l’amour qui est Dieu.

 

C’est une grâce à désirer, une grâce à demander pour que notre foi s’incarne davantage , s’incarne vraiment dans nos vies et dans nos sociétés.


 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans commentaire biblique
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commentaires

Anne-Marie Auger 28/07/2011 22:24


"les affirmations de la foi ne nous laissent pas tranquilles" : oui ! c'est tout à fait VRAI, lorque l'Esprit nous les faire découvrir de l'intérieur et je crois que c'est une vraie grâce à
laquelle tant de nous-mêmes résiste avec vigueur : un Père plein de miséricorde m'entraîne à changer mon regard sur l'autre qui mendie quelques miettes d'attention dans le RER, l'Esprit me rend
perméable à la détresse de cette enfant seule qui éclate en sanglots dans la rue sans motif apparent, le Christ me parle par ce jeune adulte, le regard vide, qui semble déjà fatigué de la journée à
peine commencée, comme celui-là que personne n'est venu embaucher et devant qui toutes les portes se ferment : toutes ces situations auxquelles je peux choisir de porter mon regard ou de le
détourner : peut-être est-ce là que je vais "confesser" la foi trinitaire du baptême, ce visage du Christ pauvre, humilié qui habite mystérieusement tout homme, toute femme, tout enfant démuni,
même si cela me bouscule, me prend à rebrousse-poil de mes habitudes sociales, me fait poser des gestes qui peuvent paraître à la fois dérisoires et décalés : ne pas voir l'autre est tellement plus
tranquille et reposant (cf l'attitude du lévite dans la parabole du bon samaritain) et en nous une petite voix trouve toujours qu'il est normal de ne pas nous autoriser l'audace de voir la présence
de Dieu et d'isoler la vie de foi et la vie humaine, et pourtant Jésus, lui, que fait-il ? Il ne craint de paraître "gourmand" et "fêtard" quand il sait se réjouir avec ses amis, et naïf quand il
voit une personne - simplement une personne - chez la femme qui se prostitue et qui vient dire à sa manière de femme combien elle est touchée par la personne de Jésus, par sa voix, son regard, son
sourire, ses paroles de vie et d'espoir... Tu as raison, Michèle, de nous interpeller sur ce qu'implique notre "Credo" du dimanche : on le sent plus dans la vigile pascale ou dans une retraite ou
un pélé, ou en faisant mémoire d'un martyre des premiers siècles, mais bon, nous aujourd'hui, à quoi cela nous engage de dire Dieu, Père, Fils et Esprit ?... ou simplement d'apprendre à un enfant à
faire un signe de croix signifiant sur tout son corps... : j'ai fait l'expérience étonnante en catéchèse que c'est parfois les rites les plus simples expliqués avec foi qui marquent le plus les
enfants : le signe de croix ample et lent, l'inclination profonde et silencieuse comme signe de respect face à Dieu ou deux mains ouvertes en signe d'offrande de la journée, une bougie qu'on allume
comme une présence qui se révèle ici et maintenant, au quotidien : geste simple ne veut pas dire ordinaire ou sans saveur : tu nous rejoins bien dans ton explication de la Trinité, dans la base de
notre baptême en Dieu, Père, Fils et Esprit, un seul mouvement d'Amour qui nous baignera - un jour, je le crois - tout entiers et jusqu'à l'intime : et cela nous est bon de nous l'entendre redire,
en ce temps de vacances où on a plus de temps pour méditer sur tout cela à la faveur d'un coucher de soleil, d'une promenade dans le vent, d'un simple bain calme - baptême veut dire "plongée" - ou
de l'écoute du chant des vagues... En tout cela, l'émerveillement se renouvelle et nous est signe d'un Autre qui passe et nous travaille, dans le silence et dans notre capacité d'écoute avant toute
chose. Cette habitation de Dieu en nous, nous la disons souvent au cours de nos eucharisties sans y réfléchir et j'aime l'habitude de ce prêtre qui finit ses homélies toujours par "le Seigneur est
avec vous !", comme signe que ce message est le coeur de notre foi... Merci de ton billet qui me touche et de ta conclusion que je vais emporter dans mes bagages...


aubonheurdedieu-soeurmichele 24/08/2011 12:11



merci pour ce magnifique commentaire


moi aussi je suis touchée par tout ce que tu écris


confesser la foi trinitaire est un engagement de vie


les gestes les plus simples sont ceux qui touchent le plus