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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 23:24

31 samaritan woman at the w

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 4 verset 5 à 26 et 39 à 43

 Il arrive donc à une ville de Samarie appelée Sychar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph.  Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près du puits. C'était environ la sixième heure.

Une femme de Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : "Donne-moi à boire."  Ses disciples en effet s'en étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger.  La femme samaritaine lui dit : "Comment ! toi qui es Juif, tu me demandes à boire à moi qui suis une femme samaritaine ?" (Les Juifs en effet n'ont pas de relations avec les Samaritains.)  Jésus lui répondit : "Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive."  Elle lui dit : "Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond. D'où l'as-tu donc, l'eau vive ?  Serais-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits et y a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses bêtes ?"  Jésus lui répondit : "Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ;  mais qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle."  La femme lui dit : "Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser."

Il lui dit : "Va, appelle ton mari et reviens ici."  La femme lui répondit : "Je n'ai pas de mari." Jésus lui dit : "Tu as bien fait de dire : Je n'ai pas

de mari,  car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu dis vrai."  La femme lui dit : "Seigneur, je vois que tu es un prophète... Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous dites : C'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer."  Jésus lui dit : "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.  Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.  Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père.  Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c'est dans l'esprit et la vérité qu'ils doivent adorer."  La femme lui dit : "Je sais que le Messie doit venir, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, il nous expliquera tout."  Jésus lui dit : "Je le suis, moi qui te parle."        …/…

 Un bon nombre de Samaritains de cette ville crurent en lui à cause de la parole de la femme, qui attestait : "Il m'a dit tout ce que j'ai fait."  Quand donc ils furent arrivés près de lui, les Samaritains le prièrent de demeurer chez eux. Il y demeura deux jours  et ils furent bien plus nombreux à croire, à cause de sa parole,  et ils disaient à la femme : "Ce n'est plus sur tes dires que nous croyons ; nous l'avons nous-mêmes entendu et nous savons que c'est vraiment lui le sauveur du monde."  Après ces deux jours, il partit de là pour la Galilée.

 

1ère piste : Regarder Jésus, assis sur le bord du puits, fatigué.

Le regarder pour saisir jusqu’où va le réalisme de l’Incarnation du Verbe de Dieu. Ce faisant, il me rejoint au cœur même des fatigues qui sont les miennes.

Goûter cette proximité de Dieu au cœur de ce qui est fatigué en moi.

Et m’interroger : pourquoi est-il fatigué ?

 

2ème piste : Regarder cette femme qui vient puiser de l’eau.

Cette activité est vitale. L’eau est d’absolue nécessité pour vivre.

Ce besoin d’eau dit aussi son désir de vie. Elle cherche la vie. Elle est en quête. Et c’est cette recherche qui va lui permettre d’être ouverte à la rencontre de celui qui peut la combler.

« Puiser de l’eau » Où dans ma vie, est-ce que je puise l’eau qui m’est nécessaire et qui me permet une rencontre avec le Christ ?

 

3ème piste : Entendre la parole de Jésus : « Donne-moi à boire »

L’entendre d’abord comme la demande d’un pauvre qui a besoin de l’autre ; Il demande de l’aide. Il l’a demandée à cette femme. Dieu n’est pas « suffisant ». Il a besoin de nous. Il est mendiant. Il a soif d’eau mais plus encore…de quoi a-t-il soif ?

Me laisser toucher par cette image de Dieu donnée ici : Dieu qui a besoin de nous.

Entendre cette parole pour moi : quelle est l’eau dont il a besoin et que je peux lui donner ?

 

4ème piste : Entendre cette parole : « Si tu savais le don de Dieu »

Quel est ce don ? Quel est le don que Jésus peut donner ?

Don de sa présence, de sa vie, de son amour…

Pour moi, quel est le don de Dieu ?

 

5ème piste : Entendre cette parole : « Ni sur cette montagne, ni à Jérusalem…ceux qui adorent, c’est dans l’esprit et la vérité »

Se laisser atteindre par cette parole. Comprendre qu’elle bouleverse nos conceptions du religieux : il n’y a pas de lieux sacrés où serait enfermé le divin. L’adoration est une attitude du cœur qui sait voir Dieu dans ce qui est vrai, juste, bon en toute femme, en tout homme quelque soit son appartenance ethnique ou religieuse.

Quel chemin cette parole ouvre-t-elle dans mon cœur ?

 

6ème piste : Entendre : « JE LE SUIS, moi qui te parle »

Jésus s’approprie la révélation faite à Moïse au Sinaï (Ex 3/14).  Il est Dieu.Cela fait de ce texte un des plus hauts sommets de révélation de tous les Evangiles. Ce don de révélation, il le fait à une femme méprisée.

Peser combien Jésus subvertit ainsi les privilèges et les pouvoirs: sa plus haute révélation, il l’adresse à une personne méprisée socialement. Comment cela résonne-t-il en moi ?

 

7ème piste : Regarder la femme qui laisse sa cruche, court en ville et dit…

Cette femme a été appelée par Jésus à une relation intime de connaissance et d’amour avec lui. De cet appel vient sa vocation : être apôtre du Christ. Elle laisse sa cruche comme d’autres ont laissé leurs filets. Elle n’en a plus besoin car, maintenant, elle va devenir apôtre de l’eau vive que donne Jésus. Un apostolat fructueux puisqu’elle est la seule dans tout l’Evangile à avoir converti une ville entière !

 

Comment résonne en moi le geste de cette femme de lâcher sa cruche ?

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans REP
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commentaires

le Voyageur 23/01/2014 18:11

J'aime beaucoup les pistes de réflexion que vous proposez. Sans doute parce que cet épisode de l'Évangile compte parmi mes préférés avec tous les interrogations qu'il suscite dans un domaine plus
vaste qu'il n'y parait.

C'est peut-être la troisième piste qui m'a toujours interpellé le plus : - Jésus qui demande à boire, que je ne peux m' empêcher de rapprocher de ses dernières paroles : « j'ai soif ! ».

Un Dieu qui n'est pas autosuffisant…
Un Dieu qui n'est pas comme dans la chanson :
« je n'ai besoin de personne en Harley Davidson ! »

ayant eu une éducation chrétienne « à-la-con », il me semble que j'ai encore bien du chemin à faire pour effectuer pleinement ma révolution copernicienne… Quant à ce fatras imbécile que l'on m'a
présenté d'un Dieu tout puissant qui pourrait très bien se passer de l'homme…

Un Dieu amour qui n'aurait à aimer que lui-même…
quel Monstre d'orgueil et de suffisance !

aubonheurdedieu-soeurmichele 23/01/2014 23:28



Merci beaucoup pour votre commentaire


je suis en plein accord avec vous


Pour "penser"Dieu, il nous faut toujours revenir à l'humanité de Jésus et en tirer toures les conséquences.