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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 11:28

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 1 verset 26 à 38

[26] Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth,

[27] à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie.

[28] Il entra et lui dit : "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi."

[29] A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation.

[30] Et l'ange lui dit : "Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

[31] Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.

[32] Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ;

[33] il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin."

[34] Mais Marie dit à l'ange : "Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ?"

[35] L'ange lui répondit : "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.

[36] Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ;

[37] car rien n'est impossible à Dieu."

[38] Marie dit alors : "Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !" Et l'ange la quitta.

 

1-L’initiative de Dieu

On nous dit que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville appelé Nazareth auprès d’une vierge appelée Marie. On peut rester sur ce point.  S’arrêter, s’étonner du désir de Dieu de nous rejoindre : oui Dieu veut nous rejoindre, se communiquer à nous, se donner à nous.

 

2-Ensuite la manière de faire :

Il y a l’étendu du monde, il y a l’étendu du temps et il choisit une petite bourgade de rien du tout, Nazareth et une personne particulière : Marie.

Dieu n’aime pas en général mais dans le plus concret de l’existence.

L’universel de son amour est concret : en venant vers Marie, c’est vers chacun de nous qu’il vient, en elle, il rejoint les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les pays.

Cette contemplation peut nous aider à aimer le quotidien de notre vie : ne pas chercher à trouver Dieu ailleurs que dans ce plus concret qu’il a voulu lui-même rejoindre. Regarder cela pour aimer davantage  notre vie qui est lieu de Dieu.

 

3-La raison de sa venue

Elle  est donné  par le nom de l’enfant : Jésus, c'est-à-dire Dieu sauve

Elle est donné par : « le Seigneur est avec toi »,  l’autre nom de Jésus, c’est à dire l’Emmanuel.

Exposons notre vie à sa venue pour qu’il vienne sauver ce qui a besoin d’être sauvé. Qu’est-ce que j’aimerai que Dieu vienne sauver dans ma vie ? Laissez monter en soi le désir du cœur, laisser monter à la conscience claire le désir peut-être enfoui que Dieu vienne sauver tel aspect de ma vie d’aujourd’hui ou de mon passé.

 

4-la figure de Marie

Elle s’appelle Marie, mais un mot dans cet Evangile est comme un autre nom. Elle s’appelle « pleine de grâce » C’est à dire pleine de Dieu, pleine de la vie de Dieu, pleine de l’amitié de Dieu

Entendre ces mots adressés à Marie comme nous étant adressés aussi

Et si cela vous semble inconvenant, en vous disant que cela ne peut pas s’adresser à nous mais seulement à elle, allez voir en Ephésiens 1/3-14 et même tout le chapitre 1

Vous y verrez la même chose et même plus développé :

-nous sommes béni de Dieu

-nous sommes choisi

-choisi pour être saint dans l’amour

-prédestiné à être ses fils

-gratifié de sa grâce dans le Christ

 

5- Le discernement de Marie

Marie est en train de prier, de faire oraison comme nous, l’ange n’est pas une vision, mais une révélation intérieure qui la bouleverse comme nous même quand il nous a été donné de faire l’expérience d’une parole intérieure.

Dieu est vraiment le vivant, la parole qui peut bouleverser nos vies

Mais Marie ne prend pas pour « argent comptant » tout ce qui se passe dans son cœur, elle veut discerner, faire le tri, savoir si ce qu’elle entend au plus profond d’elle-même vient bien de Dieu.

Elle réfléchit, « elle réfléchissait à ce que pouvait être ce salut »

Elle interroge : « comment cela se fera-t-il ? »

Alors, qu’est-ce qui emporte son adhésion que c’est bien Dieu qui lui parle ?

3 critères : paix, joie, force

La paix : elle reçoit la parole qui parcourt toute la Bible, Dieu qui ne cesse de dire pour nous apaiser : ne crains pas

La joie : Dieu ne veut et ne peut  donner que de bonnes choses, et la seule qu’il veut nous donner c’est lui-même : tu as trouvé grâce auprès de Dieu, sa vie t’est donnée, tu es trouvée en lui pour ta joie et la sienne

La force : ce n’est pas toi qui fera, mais lui en toi.

« car toute parole de Dieu s’accomplit avec puissance ; rien n’est impossible à Dieu »

Marie l’a compris car à la fin elle ne dit pas : je le ferai mais « qu’il me soit fait ».

Oui, tout cela vient bien de Dieu, c’est sa marque !

 

Appel pour nous aussi à discerner, à faire le tri dans ce qui se passe en nous dans l’oraison et notre vie : ce qui vient de lui et ce qui ne vient pas de lui, les chemins de vie auquel il m’invite et les impasses à éviter.

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans REP
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commentaires

Anne-Marie Auger 09/10/2011 22:16


Dans tes critères de discernement, je retiens aujourd'hui la force : un livre de prières pour enfants disait "Que puis-je te donner à Toi qui donnes tout ?" et je trouve cela tellement juste ! Ce
n'est pas l'aspect "raisonnable" qui est la marque de Dieu (Ananie qui doit aller trouver Saul récemment converti pour lui dire "mon frère" dans Actes 9, c'était tout sauf raisonnable !) mais bien
la coexistence entre la certitude de l'incapacité du disciple à accueillir ou réaliser l'appel et l'évidence que c'est Dieu qui agit..."Ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse" dira
Paul (2 Corinthiens 12, 9). La confiance, qui est comme le dialogue ouvert dans une relation (nous et Dieu dans notre vie, nous et l'Eglise, la communauté ou l'association où nous ressentons une
interpellation) permet à l'Esprit de faire son "travail de Dieu" et donc d'opérer des libérations, car le messager de Dieu, lui, sait ce qui est bon. De fait je crois que la disponibilité
intérieure, c'est une attitude très déstabilisante : les choses se passent rarement comme on l'a prévu, mais c'est la vie qui est comme ça, quand on s'ouvre vraiment à sa nouveauté ! La vie nous
enseigne : les paroles des autres, leur attitude prennent soudain une "saveur" de bonne nouvelle, un quelque chose de lumineux qui dilate le coeur : et c'est là je trouve qu'on retrouve la paix et
la joie qui rendent tout facile et tonifiant : une expérience de grâce dont il est évident qu'elle ne vient pas de nous ! Marie accepte de se laisser rencontrer et déstabiliser : visage d'une vraie
croyante qui fait totalement confiance tout en restant totalement elle-même dans le dialogue : n'empêche que ça ressemble un peu à un saut dans le grand bain sans bouée! J'aime la délicatesse du
signe de la grossesse d'Elisabeth : elle n'est pas seule dans cette aventure de la foi, le messager lui envoie un coeur ami pour dire ses peurs et se conforter dans sa foi : notre démarche de
croyant(e) ici et maintenant dans notre épaisseur humaine n'est pas un oui isolé, elle s'inscrit dans une histoire et nous relie à tant d'autres croyants, ceux que nous rencontrons et ceux d'autres
générations. J'aime imaginer Marie qui "love" sa foi de future maman émerveillée dans les bras ouverts de sa cousine : émerveillement / gratitude qui rencontre son reflet. Marie s'y ressource dans
le partage pour avancer sur son chemin de confiance : l'étape prochaine -parler à Joseph- : je l'imagine lucide et bizarrement confiante car c'est Dieu qui fera, c'est Son affaire que cette
naissance de Dieu-Sauveur, elle en a maintenant la certitude.... Marie "pleine de grâce" parce qu'elle s'est laissée remplir de grâce jusqu'à ras-bord, et tant pis pour la "marge de sécurité" ! :
"c'est la richesse de sa grâce dont il déborde jusqu'à nous" (Eph 1, 8) : c'est ce verset que je préfère dans ce cantique ancien auquel tu fais référence et qui est dans la prière du Temps présent
au lundi soir (une manière tonique d'affronter le début de la semaine !) : j'aime voir en Marie une figure de l'Eglise qui se laisse remplir par Dieu et est chargée de "déborder" en chaque temps et
lieu....