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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 14:17

PENSER DIEU OU TUER AU NOM DE DIEU

C’est un nouvel article qui vient de paraître sur le blogue : Penser la subversion http://www.penserlasubversion-didierlevy.blogspot.fr/

Avec en sous-titre la question ‘’La spiritualité est-elle un sujet politique ?

 

La thèse qu’il développe ?

En résumé, que la recherche menée à l’intérieur des spiritualités, et plus directement au sein des trois monothéismes, offre le seul levier susceptible d’être opérant à moyen et au long terme pour démonétiser dans les trois religions les articles de foi et les prescriptions tirées de lectures littéralistes, simplistes et réductrices. Et par conséquent pour réfuter les affirmations et les certitudes derrière lesquelles s’enferment le fondamentalisme et l’intégrisme, qui l’un et l’autre doivent être discrédités en ce qu’ils constituent le cheminement naturel menant aux fanatismes.


Le texte proposé appelle ainsi à ce que la recherche éclairée sur les thématiques de la spiritualité prenne une place majeure dans la résistance aux extrémismes religieux, autrement dit à ce que l’exercice du libre examen dans l’investigation du champ de la spiritualité soit érigé en premier défenseur de la liberté de conscience. Une investigation réunissant croyants et non croyants, la fédération de leur parcours intellectuel commun étant cimentée par l’impératif de faire reculer l’emprise de tous les obscurantismes.


L’extrait qui suit donne un aperçu de ce qui fait tenir la spiritualité pour un sujet politique : « … la contestation et la subversion introduites au sein des systèmes dogmatiques et des appareils de pensée archaïsants (…) tirent d’elles-mêmes leur légitimité en vertu de la liberté de conscience. Mais aussi de l’objet qu’on leur assigne (…) : c’est en effet également en tant que sujet politique que la spiritualité, en ce qu’elle est comprise comme champ de recherche et d’approfondissement continu, interpelle les croyances (…). Interpellation qui met leurs fidèles devant l’alternative d’avancer par eux-mêmes dans la lumière et l’intelligence de leur foi en faisant ressource de l’entendement propre à leur temps, ou de consentir à une confiscation perpétuelle du spirituel par des castes sacerdotales accaparant le croire et le dire religieux, ou par bien pire en termes de tyrannie de la pensée. ».


Bonne lecture !
Salut et fraternité.
Didier Lévy.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 18:03

Mon trésor, c’est l’instant où, lors de la projection d’un film, j’ai eu cette Révélation que Dieu m’aime, nous aime

Mon trésor, c’est l’instant où, me rendant à la faculté, je suis tombée en admiration d’une petite fleur blanche, fragile, appelée perce-neige ; admiration qui m’a dévoilé, qui m’a révélé que je pouvais faire toutes les études que je voulais mais que l’essentiel est de privilégier les relations humaines ! (Par quel cheminement, je ne sais pas !). Cet instant reste gravé dans ma mémoire, dans mon cœur. Cette Révélation guide ma vie !

Mon trésor est dans ma soif de Rencontres.

Mon trésor, c’est la Révélation de la Fierté de Dieu-Amour, NOTRE Père-Mère pour nous, tous et toutes, ses enfants.

Ces Révélations me sont faites en des lieux, des moments qui ne semblent pas appropriés ! Révélations, comme un éclair, dans la vie de tous les jours.

Mon trésor, c’est la Révélation de sa Présence en mon cœur, en chacun de nos cœurs. Cette conscience de cette Présence qui m’habite, me fait dire comme Paul : « Ce n’est plus moi qui vis mais le Christ qui vit en moi » tout en ajoutant immédiatement cette autre remarque de Paul : « Je fais le mal que je ne voudrais pas faire et je ne fais pas le bien que je voudrais faire. » J’aime cette association de ces 2 phrases qui me fait découvrir que cette Présence divine m’habite tout en gardant mon humanité faite de mélange de bon grain et d’ivraie.

Mon trésor est dans cet APPEL : « Alice, si tu veux, viens et suis-moi. »

« Seigneur, tu sais bien que je T’aime ! Tu as donné sens à ma vie : aimer, marcher avec les autres tout en s’épaulant mutuellement, être levain dans la pâte Mais comment répondre à cet appel ? Prêtre ? Moi, femme, je ne peux l’envisager ! Pourquoi ?... !!! Donc vie religieuse ! Mais cette voie m’est déconseillée « car je tombe trop facilement amoureuse » ! Doit-on fermer son cœur ? Et je me retrouve dans le monde, désorientée ! Mais n’est-il pas étrange que répondre à l’appel du Christ se traduise uniquement par « être prêtre ou entrer dans la vie religieuse ?

Mon trésor est dans ma Rencontre de Pierre, de l’amour de Pierre, dans notre mariage. Mais l’Eglise reconnaît-elle que c’est notre manière de répondre avec joie, à l’appel du Christ ? Dans le prochain synode qui va « se pencher » sur la famille, la réflexion ne pourrait-elle pas commencer par valoriser NOTRE VOCATION vécue au sein du mariage ? Répondre à l’appel du Christ en aimant, en m’engageant avec d’autres au cœur de la société pour construire ensemble, un monde plus juste, plus humain, plus fraternel, et pour redonner à chaque personne, sa dignité humaine.

Oui, je crois que j’ai enfin trouvé le chemin pour répondre à cet Appel entendu durant ma jeunesse. Ah ! Si le synode pouvait chercher les routes nouvelles dans une vie de couple, et pas obligatoirement avec une famille.

Dans notre vie de couple :

- S’aimer, c’est se contempler l’une, l’autre mais… aussi s’ouvrir aux autres.

- S’aimer peut prendre un sens lorsqu’on projette de faire ensemble, avec d’autres, une œuvre magnifique, construire ensemble une ’’belle cathédrale’’ ou tout simplement vouloir prendre soin de la dignité de chaque personne et soin de la planète Terre.

-Aimer dans notre vie de couple, en famille, dans le monde, c’est aussi une façon de nous occuper des affaires de Dieu !

Mon trésor est d’avoir reconnu le Christ, cette personne étrangère qui s’est invitée sur le parcours de 2 disciples. Joie de cette Rencontre, de cette Reconnaissance qui me pousse à retourner auprès de mes frères et sœurs dans ce monde. Reconnaître Jésus, l’instant d’un éclair et ma vie en est transformée, dynamisée, comme un sursaut qui me fait goûter la vie dans toutes ses dimensions ! Joie, émerveillement, énergie, audace de parler, d’agir…

Aimer, apprendre à faire confiance en chaque personne

Mon trésor est dans cet instant incroyable où, à la fin d’une partie de cartes, j’ai osé donner mon premier texte à mes ami-es et j’ai alors senti en moi l’effondrement de ces fortes murailles dans lesquelles je m’étais enfermée.

Mon trésor est dans cette rencontre au bord du puits où Jésus me fait découvrir qu’aimer, c’est aussi savoir aller vers l’autre pour lui demander un service. Joie de telles rencontres ! C’est merveilleux ! Et comme pour la Samaritaine, Jésus, tu me donnes soif d’Eau Vive !

Mon trésor est dans toutes mes rencontres, au jour le jour. Je vois, au fil du temps, des personnes commencer à sourire, à reprendre confiance en elles, découvrir la joie de rire ensemble. Tous ces petits miracles d’amour me donnent Joie et Espérance…

Oui, mon trésor, c’est Jésus qui m’anime.

Une personne incroyante de 96ans, pour qui « toutes les religions sont mauvaises » (et dont j’admire sa vie militante), nous a dit, en réunion : « Le Bonheur, c’est le Bien-Vivre ensemble » J’aime cette formule en précisant : dans le respect de l’autre, dans l’écoute et l’attention à l’autre, en luttant contre l’isolement, la solitude, la précarité, en luttant pour une justice sociale…

Oui, cultivons le Bien-Vivre ensemble dans un amour fraternel, pour l’épanouissement de chaque personne.

Alice Damay-Gouin

 

 

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 14:24
Homélie de Soeur Michèle pour la fête de Ste Thérèse Couderc

Ste Thérèse Couderc ( 1805-1885) est la fondatrice des Soeurs du Cénacle. Nous la fêtons le 26 septembre. cette année, nous fêtons particulièrement le 150ème anniversaire de la rédaction d'un texte essentiel de sa spiritualité: la bonté de Dieu.

S’il fallait résumer d’un mot Thérèse Couderc, ce serait :

Ce fut une femme heureuse, une femme heureuse de son Dieu.

Oui, elle est heureuse de son Dieu, et Dieu fait son bonheur

Elle le dira d’une manière ou d’une autre.

En particulier, elle le dit dans un texte qu’elle écrit le 26 juin 1864.

C’est un des textes importants de la spiritualité de la famille du Cénacle.

Se livrer, elle avoue elle-même, ne pas pouvoir expliquer toute l’étendu de sens de ce mot…

Mais elle dit avec force que se livrer à Dieu, c’est un bonheur et il n’y a rien de si doux à le pratiquer.

Je la cite : « Que l’on en fasse l’expérience et l’on verra que c’est là où se trouve le vrai bonheur que l’on cherche en vain sans cela ».

La découverte de cette attitude spirituelle, elle l’a reçu en méditant sur l’Eucharistie, là où le Christ se livre par amour pour nous.

« Ceci est mon corps livré pour vous »

« Se livrer sans réserve à notre bon Dieu ».

Réponse d’amour à l’amour.

Réponse qui est source de bonheur. Thérèse dira même quelque chose de plus fort encore. Elle dira : l’âme livrée a trouvé le paradis sur la terre.

Approcher Thérèse de cette manière là, découvrir une femme heureuse, cela commence à nous intéresser et on a envie de lui demander :

« Thérèse, dis-nous ton secret.

Pourquoi, comment peut-on être heureux-se de Dieu ?

Nous aussi on voudrait être heureux-se.

Montre-nous ce chemin du bonheur de Dieu ».

 

Il me semble que Thérèse a entendu notre question et y a répondu par un autre texte.

Un autre jour, le 10 août 1866, elle écrira :

« Dieu est bon, il est plus que bon, il est la bonté »

Voilà le secret de Thérèse.

 

Dieu est bon, puisqu’il est la bonté, elle sait que Dieu ne peut donner que des bonnes choses et qu’il ne peut, excusez la familiarité, nous envoyer des « crasses et des tuiles » !

Il faut insister la dessus car cette fausse image de Dieu, c’est cela qui nous empêche de devenir des saints parce que cela nous empêche de faire confiance et de nous abandonner.

Dieu est bon, il n’est pas l’auteur du mal, de la souffrance, de nos épreuves, de nos malheurs. Il y a d’autres causes au mal et à la souffrance et l’attribuer à Dieu, c’est une fausse piste qui défigure son visage de bonté. De plus notre foi nous dit que loin d’en être l’auteur, il en en la victime sur le bois de la croix !

 

Oui, mais alors que faire quand des épreuves nous arrivent, quand la souffrance nous mord, quand le deuil nous atteint, quand l’injustice nous trahit ?

Et nous savons que Thérèse a connu tout cela, comme, plus ou moins chacun d’entre nous.

Et elle s’est appuyé sur la bonté de Dieu.

Puisqu’il est bon, au cœur de la souffrance, elle se tourne vers lui, vers celui qui est la source de la bonté, elle se laisse aimer par ce Dieu qui ne veut et ne peut que donner de la vie, que donner de la bonté.

Elle se tourne vers l’unique ami, le seul qui lui reste quand tout la lâche.

En faisant cela, la souffrance reste la souffrance, mais on ne la vit plus seul, on la vit avec celui qui nous révèle notre infinie dignité et qui ne cesse de nous redire :

« Tu as du prix à mes yeux et je t’aime ».

Et du coup, au cœur de la souffrance, cela donne des forces neuves pour vivre, pour combattre l’injustice, pour traverser l’épreuve.

 

Dieu est bon, il est la bonté.

Il est rayonnement de bonté, de chaleur, de lumière .

Le soleil est une image de ce rayonnement de bonté qui est en Dieu.

Le soleil continue de réchauffer même quand nous lui tournons le dos.

Il nous éclaire et nous réchauffe même si nous fuyons loin de lui et si nous ne lui présentons que notre dos.

Cela veut dire que Dieu nous a définitivement aimé-es, sauvé-es, trouvé-es.

Nous ne sommes pas des « perdu-es », nous sommes des « trouvé-ess » de son amour.

Définitivement aimé, sauvé-es, trouvé-es par la bonté qui est Dieu.

Thérèse savait cela.

Et elle a compris que la seule chose à faire, était de cesser de fuir devant cette bonté et de simplement faire un demi-tour pour exposer notre visage à sa lumière, pour lui permettre de nous aimer face à face.

 

C’est ce que Thérèse a fait pour son bonheur.

C’est le chemin qu’elle nous ouvre.

Pour notre bonheur et celui de Dieu.

 

Sr Michèle Jeunet, rc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 11:11

« Ils n'ont qu'à se battre chez eux! »

autres niaiseries proférées

par les gens qui sont nés quelque part.

 

Les réfugiés du Proche-Orient et d’autres terres martyrisées qui arrivent à nos portes, que nous commençons à accueillir, ont réveillé beaucoup de consciences, les ont poussées à s’exprimer alors que depuis si longtemps seule la voix d’un égoïsme craintif, soupçonneux et appelant à toujours davantage d’exclusion et à de plus infranchissables frontières se faisait entendre dans le débat public.

 

Mieux encore, parmi les âmes blessées par tant de souffrance et de malheur infligés aux peuples qui vivent sur l’autre rive de notre Mare nostrum , celles qui n’ont pas la ressource matérielle de venir en aide aux réfugiés en conçoivent un sentiment de culpabilité.

 

L’une de ces âmes inquiètes, à l’occasion d’un échange amical de messages entre nous, m’a interpellé : « Que puis-je faire à la place où je suis ? Je cherche! »

 

J’ai essayé de lui répondre. Cela m’a entraîné vers des considérations plus générales sur le drame des réfugiés et sur la capacité de notre société à se conformer au droit des gens et à l’éthique sur laquelle elle repose.

 

L’idée m’est venue (en vérité, j’y ai été aidé) de faire partager ce qui a fait de ma réponse à cette amie à la fois un coup de cœur et un coup d’humeur.

 

Voici cette réponse.

 

‘’Je réponds, chère A ***, à votre « Je cherche ! »

 

‘’Dites-vous bien que c'est déjà considérable, au sens premier du terme, que de chercher ! Au lieu de se confiner dans la peur, dans les peurs imaginaires que le débat public n'a cessé d'enraciner et de rendre plus virulentes depuis 30 ans.

 

‘’Un débat public qui face au drame des réfugiés, à de rares exceptions près, ne fait qu'exposer des postures et des affirmations misérables. Comment, après ça, voudriez-vous que les gens que vous rencontrez, et qui n'ont peut-être pas comme vous une armature de valeurs sur laquelle s'appuyer pour penser juste, ne fassent pas leurs les partis-pris anti islam, les arguments xénophobes, les exhortations à défendre de prétendues identités et les autres absurdités ou indignités que de tous côtés ils entendent promouvoir, y compris par des gens qu'ils imaginent sérieux et responsables ?

 

‘’Assurément l'un des summums du non sens qui nous entoure tient dans ce « ils n'ont qu'à se battre chez eux!" » - avec quoi se battraient-ils (femmes et enfants compris sans doute ... ?) : des frondes, des bâtons, des pierres en face des canons de l'EI ou contre les avions d'Assad qui les bombardent ou les gazent ?

 

‘’Un tel afflux de réfugiés soulève bien sûr des problèmes très lourds et très complexes, en particulier pour les pays d'accueil qui en Europe sont les moins riches et/ou qui voient débarquer sur leurs côtes, ou franchir leurs frontières, le grand nombre de ceux qui fuient l'enfer de Syrie ou de Libye (ou d’Érythrée). Et encore n'est-ce numériquement pas grand chose à côté des déplacements de populations qui impactent les pays du Proche Orient, le Liban notamment.

 

‘’Chaque tragédie, chaque cataclysme de l'Histoire a produit des exodes aussi massifs, soudains ou continus, d’êtres humains ou de peuples entiers qui tentaient de leur échapper (par exemple, les juifs de Russie et de Pologne fuyant au XIX ème siècle les pogromes encouragés par le pouvoir tsariste, ou, bien avant, les peuples et tribus d'Asie méridionale rejetés vers l'ouest par les invasions mongoles [1] - et pour ne rien dire de notre propre exode de 1940 devant l’avancée de l’armée allemande).

 

‘’Rien dans les difficultés que soulève et que soulèvera l'afflux de réfugiés n'est cependant insoluble pour l'Union européenne dans sa globalité, compte tenu de son niveau de développement économique et de ses infrastructures sociales. Ce qui rend encore plus immonde - et plus stupide - les déclarations par lesquelles on se refuse à recevoir des réfugiés musulmans au motif qu'on est une vieille terre chrétienne : "terre chrétienne", la Hongrie - et la France - le sont-elles par le roman national que leurs écoliers lisent dans leurs livres d'histoire, ou parce que des chrétiens y ont en mémoire, et dans le cœur, l'injonction évangélique : « j'étais un étranger et tu m'as accueilli » ?

 

‘’Pour le reste, quel sens y a-t-il à mettre systématiquement en doute la capacité que les réfugiés auraient à s'intégrer ? Particulièrement en France où des étrangers, migrants "économiques" et réfugiés de tous horizons, n'ont cessé au fil du temps de le faire - des Polonais venus travailler dans nos mines jusqu'aux boat people vietnamiens ? Au reste, nombre des syriens qui arrivent n'appartiennent pas aux catégories les plus pauvres de leur pays (le prix à payer aux passeurs ...), sont formés, parlent anglais etc.

 

‘’Ceux qui aujourd'hui représentent l'échec de l'intégration à la française ne viennent pas d'ailleurs : ils sont la deuxième, voire la troisième génération d'une immigration, et c'est la fracture sociale, le chômage, la précarité, l'exil culturel intérieur et son corollaire le communautarisme et d’identitarisme qui ont fait et font obstacle à leur intégration.

 

‘’Enfin, ne vous frappez pas trop du peu que vous pouvez apporter pour soulager cette misère du monde, la misère des peuples devant la guerre et la terreur. L'empathie est peut-être le tout premier bien que les réfugiés attendent de nous.

 

‘’Au regard ce devoir d’empathie, de cette exigence intérieure, le discours des hommes publics est dans son ensemble accablant : là encore à de rares exceptions près, il traduit une inhibition de l'intelligence et du courage devant la propagande du FN : faux-semblants, faux-fuyants, double langage, contre-vérités et course électoraliste à la déclaration qui réunira le plus démonstrativement une conjonction de non sens et d'ignominie. Les mots ici ne sont hélas pas trop forts.

 

‘’La palme en la matière revenant sans doute à la mise en garde adressée à ces réfugiés de guerre - dont on souligne avec insistance, en y mettant tout ce qu’il faut du registre ‘’faux-cul’’, qu'on est bien forcés de les recevoir - pour leur signifier que la guerre finie, ils devront repartir chez eux.

 

‘’Dans les 48 h ou dans la semaine ?

 

‘’Qui peut imaginer que, pour le plus grand nombre, rentrer chez eux le plus tôt possible, pour y retrouver les leurs - famille, parents, enfants éventuellement, amis - pour autant que ceux-ci auront survécu, et pour y reconstruire leur vie avec ce qu’ils retrouveront de ce qu’ils ont dû abandonner, c'est-à-dire ce qui leur restait à leur départ après des mois de guerre civile, n'est pas la prière la plus ardente qu'ils adressent à leur Dieu,?

 

‘’Celui qu'ils ont tant prié, la peur au ventre, sur les embarcations qu'ils ont dû utiliser pour traverser la Méditerranée et à chacune des frontières qu'ils ont réussi à franchir’’.

 

‘’L’espoir trouve au total peu de place, chère A ***, dans la réponse que je vous fais. Prions pour que ce soit de ma part un manquement à l’espérance et non une preuve de lucidité’’.

 

Didier LEVY

 

Vous pouvez retrouvez cet article sur le blog de Didier Lévy en cliquant :

http://penserlasubversion-didierlevy.blogspot.fr/

 

 

 

[1] entraînant la fin de l'empire Khazar, disparition qui est pour la plus large part à l'origine du judaïsme ashkénaze.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:09

http://www.mesopinions.com/petition/medias/stop-aux-menaces-aux-appels-meurtre/15862

 

Auteur : Docteure Muriel Salmona, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie

Créé le 13/09/2015

 

À l'attention : de Monsieur le président de la République et Mesdames et Monsieur les ministres de l'intérieur, de la Justice et des Droits des Femmes

 

C’est en appelant à signaler des tweets de menaces et d’appels au meurtre et au viol collectif concernant les Femen, à la suite de leur irruption au salon de la femme musulmane à Pontoise, samedi 12 septembre 2015, que j’ai reçu une menace de viol collectif à mon encontre. Les tweets haineux ont été bloqués grâce aux signalements de nombreuses internautes, mais la plupart des comptes d’où émanaient ces tweets n’ont toujours pas été fermés par twitter, permettant à leurs propriétaires de continuer de déverser leur haine et leurs appels au crime.

 

Il est intolérable que des femmes, comme les Femen soient menacées de crimes, parce qu’elles dénoncent la présence d’intervenants connus pour leurs propos machistes et misogynes contraires aux valeurs républicaines (au principe d’égalité de droits entre les femmes et les hommes, et de non-discrimination en raison du sexe), prônant sous couvert de «l’honneur de la femme musulmane», la soumission de la femme à son mari, sa mise sous contrôle, la restriction de ses libertés et la justification d’agressions sexuelles masculines (2) ; ou que d’autres femmes, parce qu’elles signalent des propos haineux d’appels au meurtre et au viol collectif sur le net, le soient également.

 

Nous vous demandons de dénoncer très fermement ces appels au meurtre et au viol, et de faire en sorte que les comptes soient fermés et que les menaces et les appels au meurtre et au viol ne restent pas impunis. Toutes les femmes et les filles doivent être protégées de ces violences sexistes et de ces menaces de crimes qui attisent un climat de haine envers les femmes et les filles et qui alimentent la culture du viol.

 

Rappelons que les délits et crimes sexuels envers les femmes et les filles sont très fréquents, commis majoritairement dans le couple et la famille ; qu’une femme sur cinq a subi des agressions sexuelles au cours de sa vie ; une femme sur six des viols et tentatives de vols ; que selon les enquêtes de victimation, les femmes adultes sont 86 000 chaque année à rapporter un viol ou une tentative de viol et que, si l’on croise les enquêtes, les filles mineures sont bien plus nombreuses a avoir subi des viols et des tentatives de viols, on peut évaluer leur nombre à plus de 120 000 ; que les violences sexuelles commencent très tôt, dans notre enquête IVSEA de 2015, 81% des victimes ont subi les premières violences sexuelles avant l’âge de 18 ans, 51% avant 11 ans, et 23% avant 6 ans (4) ; et enfin, que 100% des femmes rapportent avoir subi un harcèlement sexiste et des violences sexuelles dans les transports en commun (5). Or, les victimes de violences sexuelles sont plus de 80% à rapporter qu’elles n’ont jamais été reconnues, ni protégées (4). Et ces violences représentent une atteinte grave à leur intégrité physique et psychique et à leur dignité. Elles ont, comme l’ont démontré de nombreuses études internationales, un impact catastrophique sur leur santé et sur leur qualité de vie (4).

 

Il est absolument impératif qu’une tolérance-zéro et une impunité-zéro soient mises en œuvre envers ceux qui exercent ces violences masculines et ceux qui les légitiment, ainsi que la mise en place d’une réelle politique de prévention, de protection et de prise en charge des victimes, afin que les droits fondamentaux des femmes et des filles soient enfin respectés.

 

Dre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie
soutenue par le Collectif National pour les Droits des Femmes
.

 


1) avec un tweet faisant référence aux attentats terroristes de Charlie Hebdo et appelant Daesh à faire de même au QG des Femen, et d’autres à la lapidation, à la peine capitale, à des viols collectifs

2) cf article http://www.huffingtonpost.fr/isabelle-kersimon/racisme-et-misogynie-a-lhonneur-a-pontoise_b_8115202.html

3) INSEE-ONDRP, enquêtes Cadre de vie et sécurité de 2010 à 2013. et enquête CVS 2008.

4) Enquête IVSEA Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, soutenue par l’UNICEF. Rapport consultable sur les sites stopaudeni.com et memoiretraumatique.org

5) sondage mené par le Haut Conseil à l’Égalité femmes/hommes en 2015 : http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/violences-de-genre/actualites-69/article/avis-du-hcefh-relatif-au

 

http://www.mesopinions.com/petition/medias/stop-aux-menaces-aux-appels-meurtre/15862

 

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 15:43
Maintenir vivante la subversion, Marc 9/38-48 Dim 26 TO

Marc 9/38-48 

38 Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »

39 Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;

40 celui qui n’est pas contre nous est pour nous.

41 Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

42 « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.

43 Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas.

45 Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.

47 Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,

48 là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

 

Subversion d’un monopole de salut 9/38-40

Encore tout faux, les disciples ! Ils se croient seuls dépositaire d’un pouvoir de salut, ils se considèrent comme des maîtres que l’on suit alors que c’est seulement le Christ qui est suivi. Jésus brise leur rêve de monopole. Toute personne qui fait le bien est artisan du royaume. Parce que pour Jésus, la seule chose qui compte, c’est le bien de la personne

 

Quelle conduite des disciples pour maintenir vivante la subversion ? 9/42-50

*une question de verre d’eau : on maintient vivante la subversion du Christ avec un sens fort de l’appartenance au Christ serviteur, seul titre qui permet d’être accueilli par les autres.

*mains, pieds et œil : on maintient vivante la subversion du Christ en sachant dire non à ce qui fait obstacle à cette appartenance au Christ serviteur. Sous l’image de la main, du pied, de l’œil, il s’agit de se séparer de bonnes chose si et seulement si elles m’empêchent d’être disciple du Christ serviteur.

Ce texte ne doit pas du tout être pris au sens littéral ! C’est une exagération pour dire les nécessaires ruptures avec ce qui empêche d’aimer. Oui, il y a des choses à quitter, à renoncer, à abandonner pour que la vie des uns et des autres soit plus belle, plus heureuse, plus aimante, plus libre, plus généreuse.

 

*du sel : on maintient vivante la subversion du Christ en salant sa vie, c'est-à-dire en faisant de sa vie quelque chose qui a du goût pour soi et pour les autres. ( Marc 9/50 qui est omis alors que c’est un verset clé de tout le passage !)

 

L’ennui du découpage liturgique, c’est qu’il empêche de voir un enseignement dans son ensemble.

La subversion de Jésus qu’il introduit dans son enseignement à partir de la 2ème annonce de la passion Mc 9/30-37 ( 25ème dimanche du Temps ordinaire :) qu’il poursuit ici en Marc 9/30-48 (26ème dimanche) se continue en Marc 10/2-16 ( 27ème dimanche) 

*du divorce inégalitaire : on maintient vivante la subversion du Christ en ne traitant pas les femmes comme des objets qu’on peut prendre et jeter,

*des enfants : on maintient vivante la subversion du Christ

en accueillant ceux qu’on rejette, ici des enfants et en accueillant le Royaume comme un petit enfant, c'est-à-dire dans la confiance de celui qui sait recevoir.

 

Et en Marc 10/17-30 ( 28ème dimanche)

*du partage : on maintient vivante la subversion du Christ

en considérant les richesses comme des dons à partager et non à accaparer.

 

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 18:18

« Vive la mort » : tel est bien le mot d’ordre qui aujourd’hui se fait entendre partout où les fanatismes assouvissent leurs pulsions homicides, déchaînent leur violence et leur cruauté, se livrent à leur œuvre d’extermination.

Défenestrer, trancher les gorges, passer au fil de l’épée ou faire brûler vif, sans préjudice bien sûr des multiples autres moyens praticables de supplicier et de mettre à mort, ont toujours formé l’idée que les fous de Dieu, de toutes croyances, convaincus d’avoir à purger le monde des hérésies et des déviances, se font faites de l’excellence de la piété. En ce que tout ce sang à faire couler, toutes ces vies à supprimer, tous ces bras corrompus à amputer constituaient exactement ce que leur Créateur leur commandait d’accomplir.

Que ce Dieu fût dépeint comme miséricordieux et qu’il eût édicté en premier commandement pour les justes de ne pas tuer, que ces hérésies et ces déviances à éradiquer fussent déterminées de leur seule appréciation ou approximation de la vérité et de la loi, n’ont jamais arrêté le bras des assassins, n’ont pas seulement instillé en eux un doute ni même suscité une hésitation sur l’’adéquation de leurs crimes aux desseins de leur Dieu. Rien n’a été susceptible de faire trébucher leur aveuglement - et c’est bien à cela au reste que le fanatisme se reconnaît.

Rien ne leur a paru leur assurer une entrée plus certaine dans le paradis de leur foi que de mourir en faisant mourir des infidèles et des mécréants. Comme si rien ne comblait davantage un Père bien-aimant que de les voir ceinturés d’explosifs se faire exploser dans un autobus, devant un poste de police ou milieu d’un mariage.

Pour que la violence perpétrée expose autant sa légitimité religieuse que sa fureur meurtrière, l’œuvre de mort devait être validée par l’Ecriture la plus sacrée : on y a trouvé, par le travestissement absurde que fournit toute lecture prise ‘’au pied de la lettre’’, de quoi transformer la plus indicible horreur en commandement divin, ou de quoi justifier à des sources infiniment lointaines et incomprises la spoliation la plus éhontée ou la discrimination la plus avilissante. On sait que « la lettre tue et que l’esprit vivifie », et en l’occurrence la lettre n’a jamais fait défaut à aucun fanatisme.

Pour nous, européens, ce « Vive la mort » résonne à présent à nos portes, mais nous ne l’entendons distinctement qu’à la mesure du dérangement et de la peur que nous causent celles et ceux, de tous âges, qui fuient les égorgements, les décapitations, les bûchers, les crucifixions et les viols, ou tout simplement - si on ose en l’espèce employer ce ‘’simplement’’ (mais rien ne se banalise aussi vite que la représentation des violences guerrières) - les tirs d’artillerie, le fracas meurtrier des bombes, la pénétration de colonnes des chars dans les rues de leur village ou de leur quartier, les brouillards mortels des armes chimiques et les rafales de kalachnikovs.

Dès lors que nous sommes bien forcés de l’entendre, et pour autant que nous voulons l’entendre avec une volonté de résistance, ce « Vive la mort » nous confronte à un constat : celui de l’absence de réponse où nous nous trouvons, ou au mieux celui du très petit nombre de réponses, parcellaires et incertaines de surcroît, que nous sommes à même de mobiliser face à cette formulation paroxystique du fanatisme et à la folie sanglante à laquelle elle donne libre cours.

D’où l’importance de la lecture, ou de la relecture, qui est proposée ci-après de la protestation de l’intelligence exprimée pendant la Guerre d’Espagne par le philosophe Miguel de Unamuno.

Elle vaut contre tous les fanatismes, religieux ou laïcs -, contre tous les totalitarismes - cléricaux ou politiques.

Il est des prises de parole qu’il ne faut pas laisser s’effacer des mémoires, et maintenant moins que jamais.

Didier Lévy - 11 09 2015

 

Discours de Salamanque

MIGUEL de UNAMUNO [1]

Le 12 octobre 1936, pour le "Jour de la Race", se tenait une cérémonie à l'Université de Salamanque, en zone nationaliste: Cérémonie sous la présidence de Miguel de Unamuno - philosophe catholique de tendance conservatrice et recteur de l'Université - et en présence du général Millan Astray, fondateur de la Légion Etrangère espagnole, ‘’gueule cassé’’ et grand mutilé de guerre (il avait perdu un bras et un œil dans des opérations militaires coloniales au Maroc) et proche collaborateur et futur ministre de Franco. Au moment des discours fut lancée du fond de la salle le cri de guerre de la Légion Etrangère « Viva la Muerte ! » dont le général Millan Astray était l’inventeur. Celui-ci approuva bruyamment et échangea avec la salle les mots d'ordres franquistes et phalangistes : "Espagne !-Une !", "Espagne !-Grande !", "Espagne !-"Libre !". (…). Puis Miguel de Unamuno, se leva pour son discours de clôture qui devait être son ultime allocution publique (l'Université "réclama" et obtint sa révocation, et Unamuno mourut le dernier jour de 1936).

Il déclara :

‘’Je viens d’entendre le cri nécrophile « Vive la mort » qui sonne à mes oreilles comme «A mort la vie ! » Et moi qui ai passé ma vie à forger des paradoxes qui mécontentaient tous ceux qui ne les comprenaient pas, je dois vous dire avec toute l’autorité dont je jouis en la matière que je trouve répugnant ce paradoxe ridicule.

‘’Et puisqu’il s’adressait au dernier orateur [le général Millan Astray] avec la volonté de lui rendre hommage, je veux croire que ce paradoxe lui était destiné, certes de façon tortueuse et indirecte, témoignant ainsi qu’il est lui-même un symbole de la Mort.

‘’Une chose encore. Le général Millan Astray est un invalide. Inutile de baisser la voix pour le dire. Un invalide de guerre. Cervantès l’était aussi. Mais les extrêmes ne sauraient constituer la norme. Il y a aujourd’hui de plus en plus d’infirmes, hélas, et il y en aura de plus en plus si Dieu ne nous vient en aide. Je souffre à l’idée que le général Millan Astray puisse dicter les normes d’une psychologie des masses. Un invalide sans la grandeur spirituelle de Cervantès qui était un homme, non un surhomme, viril et complet malgré ses mutilations, un invalide dis-je, sans sa supériorité d’esprit, éprouve du soulagement en voyant augmenter autour de lui le nombre des mutilés.

‘’Le général Millan Astray ne fait pas partie des esprits éclairés, malgré son impopularité, ou peut-être, à cause justement de son impopularité. Le général Millan Astray voudrait créer une nouvelle Espagne – une création négative sans doute- qui serait à son image. C’est pourquoi il la veut mutilée, ainsi qu’il le donne inconsciemment à entendre.

De nouvelles interruptions se firent entendre (dont « A bas l’intelligence ! », autre cri de ralliement cher au général Millan Astray).

Miguel de Unamuno poursuivit :

‘’Cette université est le temple de l’intelligence et je suis son grand prêtre. Vous profanez son enceinte sacrée. Malgré ce qu’affirme le proverbe, j’ai toujours été prophète dans mon pays. Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat.

‘’Il me semble inutile de vous exhorter à penser à l’Espagne. J’ai dit’’.

 

[1] Texte tiré de "La Guerre d'Espagne" de l'historien Hugh Thomas (Ed. R. Laffont).

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 21:31

La légende du colibri en dessin animé ! Elle est racontée (en anglais sous-titré en français) par Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l'environnement

https://www.youtube.com/watch?v=OJL9jXZEpOo

On peut la trouver aussi sur le site du mouvement colibri

http://www.colibris-lemouvement.org/colibris/la-legende-du-colibri

Le mouvement Colibris est une plate-forme de rencontre et d’échange qui s’adresse à tous ceux qui veulent agir, cherchent des solutions concrètes ou développent des alternatives. Le mouvement a été initié en 2006 par Pierre Rabhi et quelques proches, sous la forme d’une association loi 1901.

Colibris a l’ambition d’être un accélérateur de transition, en s’appuyant sur la capacité de chacun à changer et à incarner ce changement dans des expériences concrètes et collectives. Sa vocation est d’encourager l’émergence et l’incarnation de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:52

L'Autre Dieu

de la pasteure Marion Muller-Colard

 

Dans ce texte mêlant le récit personnel, la méditation et une relecture spirituelle du livre de Job, Marion Muller-Colard donne à entendre la foi comme une audace. De son expérience de pasteure en milieu hospitalier, elle retient la plainte existentielle de patients soudain privés des repères d'un Dieu avec lequel ils croyaient pourtant avoir passé un contrat. Relisant sa propre expérience de la menace au chevet d'un de ses fils gravement malade, elle part en quête d'une foi qui ne soit plus l'assurance illusoire d'être mis à l'abri du sort et des aléas. En cheminant avec Job, dont elle est spécialiste, l'auteure interroge la possibilité de se délester de la culpabilité et de la pensée magique pour se risquer à une confiance sans filet : celle en l'Autre Dieu. Au-delà de la plainte et de la menace, Marion Muller-Colard fait miroiter la grâce dans ce texte très incarné, composé pour tout lecteur en recherche d'une pensée théologique originale, accessible et exigeante.

 

Une excellente présentation de ce livre dans le blog :

garrigues et sentiers

http://www.garriguesetsentiers.org/2015/09/quitter-le-dieu-de-nos-clotures.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:38
Subversion des privilèges, Marc 9/30-37 Dim 25 du TO

Partis de là, ils traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

 

Dans l’Evangile de Marc, il y a 3 annonces de la passion. Voici la deuxième. Pourquoi cette insistance ? Il s’agit de montrer la difficulté d’entrer dans cette perspective. Difficulté des disciples d’hier, difficulté d’aujourd’hui.

Pour quoi cette mort, pour cet apparent échec ?

Parce que Jésus révèle un Dieu qui bouleverse les privilèges, les dominations pratiquées par les sociétés humaines. On découvre ainsi la raison de la mort de Jésus : l’homme Jésus est dangereux pour tous les pouvoirs politiques et religieux. Tous les textes qui suivent cette deuxième annonce vont nous montrer la subversion opérée par Jésus. C’est pourquoi, il ne faudrait pas les couper les uns des autres. Ils montrent comment doivent se comporter celles et ceux qui veulent vivre de son esprit. L’Evangile de ce 25ème dimanche montre une première subversion, celle d’une hiérarchie : le premier est celui qui est au service.

Les disciples se demandent qui est le plus grand montrant ainsi la difficulté d’entrer dans le Royaume que Jésus annonce. Il rebondit sur leur désir mais pour le purifier. Vous voulez être grand ? Alors soyez-le en vous faisant serviteur, en accueillant l’enfant, comme on accueille le Christ.

Soyez grand en accueillant celui qui ne compte pas.

 

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