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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 21:31

La légende du colibri en dessin animé ! Elle est racontée (en anglais sous-titré en français) par Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l'environnement

https://www.youtube.com/watch?v=OJL9jXZEpOo

On peut la trouver aussi sur le site du mouvement colibri

http://www.colibris-lemouvement.org/colibris/la-legende-du-colibri

Le mouvement Colibris est une plate-forme de rencontre et d’échange qui s’adresse à tous ceux qui veulent agir, cherchent des solutions concrètes ou développent des alternatives. Le mouvement a été initié en 2006 par Pierre Rabhi et quelques proches, sous la forme d’une association loi 1901.

Colibris a l’ambition d’être un accélérateur de transition, en s’appuyant sur la capacité de chacun à changer et à incarner ce changement dans des expériences concrètes et collectives. Sa vocation est d’encourager l’émergence et l’incarnation de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:52

L'Autre Dieu

de la pasteure Marion Muller-Colard

 

Dans ce texte mêlant le récit personnel, la méditation et une relecture spirituelle du livre de Job, Marion Muller-Colard donne à entendre la foi comme une audace. De son expérience de pasteure en milieu hospitalier, elle retient la plainte existentielle de patients soudain privés des repères d'un Dieu avec lequel ils croyaient pourtant avoir passé un contrat. Relisant sa propre expérience de la menace au chevet d'un de ses fils gravement malade, elle part en quête d'une foi qui ne soit plus l'assurance illusoire d'être mis à l'abri du sort et des aléas. En cheminant avec Job, dont elle est spécialiste, l'auteure interroge la possibilité de se délester de la culpabilité et de la pensée magique pour se risquer à une confiance sans filet : celle en l'Autre Dieu. Au-delà de la plainte et de la menace, Marion Muller-Colard fait miroiter la grâce dans ce texte très incarné, composé pour tout lecteur en recherche d'une pensée théologique originale, accessible et exigeante.

 

Une excellente présentation de ce livre dans le blog :

garrigues et sentiers

http://www.garriguesetsentiers.org/2015/09/quitter-le-dieu-de-nos-clotures.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:38
Subversion des privilèges, Marc 9/30-37 Dim 25 du TO

Partis de là, ils traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

 

Dans l’Evangile de Marc, il y a 3 annonces de la passion. Voici la deuxième. Pourquoi cette insistance ? Il s’agit de montrer la difficulté d’entrer dans cette perspective. Difficulté des disciples d’hier, difficulté d’aujourd’hui.

Pour quoi cette mort, pour cet apparent échec ?

Parce que Jésus révèle un Dieu qui bouleverse les privilèges, les dominations pratiquées par les sociétés humaines. On découvre ainsi la raison de la mort de Jésus : l’homme Jésus est dangereux pour tous les pouvoirs politiques et religieux. Tous les textes qui suivent cette deuxième annonce vont nous montrer la subversion opérée par Jésus. C’est pourquoi, il ne faudrait pas les couper les uns des autres. Ils montrent comment doivent se comporter celles et ceux qui veulent vivre de son esprit. L’Evangile de ce 25ème dimanche montre une première subversion, celle d’une hiérarchie : le premier est celui qui est au service.

Les disciples se demandent qui est le plus grand montrant ainsi la difficulté d’entrer dans le Royaume que Jésus annonce. Il rebondit sur leur désir mais pour le purifier. Vous voulez être grand ? Alors soyez-le en vous faisant serviteur, en accueillant l’enfant, comme on accueille le Christ.

Soyez grand en accueillant celui qui ne compte pas.

 

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 21:30

Publié le 4 septembre 2015 par Garrigues et Sentiers

Après l’invitation de Marion Maréchal-Le Pen
à l’Université catholique d’été de la Sainte-Baume
un communiqué de Témoignage chrétien


Le communiqué que Témoignage chrétien a publié à ce sujet est passé plus inaperçu – et c’est un euphémisme. Aussi avons-nous pris le parti de le reproduire ci-dessous. Pour information, mais aussi pour partager et prolonger avec vous, amis lecteurs, le débat que nous avons eu en comité de rédaction sur l’opportunité, ou non, de le porter à votre connaissance.

 

L’invitation de Mme Marion Maréchal-Le Pen à l’université catholique organisée par le diocèse de Toulon-Fréjus jette une lumière crue sur le glissement vers la droite la plus dure d’une partie du catholicisme français que certains slogans de la Manif pour tous laissaient déjà percevoir. Ce catholicisme devient l’un des éléments d’une identité française qui se forge contre les étrangers, contre les musulmans, contre l’Europe, en un mot, contre la fraternité et contre l’universalité, à rebours de toutes les valeurs chrétiennes et évangéliques, en contravention avec l’élan suscité depuis deux ans par le pape François.
Nous déplorons cette connivence mais nous ne nous en étonnons pas. Il y a hélas en France une histoire catholique peu reluisante, qui passe par le refus de la République, le rejet de la démocratie, la haine des juifs, la collaboration honteuse sous Vichy, le soutien aux criminels de guerre, la complicité avec l’OAS. Nous le savons d’autant mieux que c’est contre ce catholicisme que Témoignage chrétien est né et qu’il s’est dressé avec d’autres grandes figures catholiques. Souvenons-nous que sous l’Occupation, à de rares mais précieuses exceptions, l’épiscopat français a appelé à la soumission aux « autorités légitimes », c’est-à-dire à Pétain et Vichy.
Aujourd’hui, on prétend que Mme Maréchal-Le Pen est légitime parce qu’elle et son parti rassemblent un nombre de suffrage important. La logique est la même. Le nombre ne rend pas les positions du Front national acceptables, ni ses dirigeants fréquentables. Une telle invitation leur donne un brevet de respectabilité au nom d’une conception pervertie de la démocratie.
Nous ne pouvons pas accepter que ce courant prétende aujourd’hui représenter le catholicisme français. Nous appelons les responsables catholiques et les catholiques responsables, qui aujourd’hui sont une majorité stupéfaite et muette, à rompre le silence et à s’élever contre cette banalisation dangereuse d’un parti qui fait de la haine de l’étranger son fonds de commerce.

Jean-Pierre Mignard, Bernard Stéphan, Christine Pedotti

 

 

Lire aussi les commentaires sur le site de Garrigues et sentiers en cliquant :

http://www.garriguesetsentiers.org/2015/09/appel-aux-catholiques-responsables.html

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 22:11
photo du journal" le Monde" prise le 5 septembre 2015, place de la république, rassemblement de soutien aux migrants

photo du journal" le Monde" prise le 5 septembre 2015, place de la république, rassemblement de soutien aux migrants

Quelles initiatives pour aider les migrants en France ?

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/09/04/quelles-initiatives-pour-aider-les-migrants-en-france_4746342_3224.html

 

Hébergement

Pour éviter que les migrants dorment dans la rue alors que les centres d’hébergement sont saturés, des initiatives, encore modestes, proposent aux citoyens de les accueillir chez eux. Inspirée de l’organisation allemande Refugees Welcome, le mouvement Singa, soutenu par le HCR, vient de lancer un réseau d’hébergement des réfugiés chez l’habitant, baptisé CALM (Comme à la maison). Cet « Airbnb des migrants » qui met en relation des réfugiés mal logés ou sans domicile et des particuliers pour « quelques jours, quelques semaines et quelques mois » affirme avoir reçu 500 propositions en quelques jours.

Le Service jésuite des réfugiés (JRS) a mis en place une initiative équivalente baptisée « Welcome ». Le principe est d’accueillir un réfugié dans sa famille pendant une durée déterminée (généralement quatre semaines). Le réseau est présent dans 17 villes. « Nous avons eu des centaines d’appels depuis avant-hier », explique Michel Cros, du JRS, qui insiste sur la dimension « amicale » et « humaine » de l’accueil, ainsi que la nécessité d’être situé assez près des préfectures, pour que le demandeur d’asile puisse effectuer ses démarches. Pour les personnes qui craignent de se lancer dans un engagement lourd, il est possible d’accueillir quelqu’un le temps d’un repas, d’un week-end ou pour des vacances.

Enfin, les personnes disposant d’un logement vacant peuvent le mettre à disposition des demandeurs d’asile en passant par un dispositif Solibail, qui propose un loyer modique mais assuré.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/09/04/quelles-initiatives-pour-aider-les-migrants-en-france_4746342_3224.html#oJmRzJgUkg5UfI9x.99

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 21:07
Pour vous qui suis-je? Marc 8/27-35 Dim 24 TO

Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? »

Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

 

1- Quel Messie ?

Pierre semble avoir un début de lumière mais c’est une lumière tronquée. Il dit bien que Jésus est le Messie mais qu’entent-il par là ? Sa réaction en entendant Jésus parler de sa souffrance prochaine et de sa mort montre qu’il en est resté à un Messie libérateur politique qui va rétablir la royauté. Un chemin est encore nécessaire pour arriver à comprendre vraiment Jésus et son projet.

 

2-Le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté…être tué.

La foi chrétienne est décidemment unique parmi les religions. Aucune ne présente Dieu ainsi : non seulement un Dieu qui a visage d’humanité, vraiment, réellement, et un Dieu qui va souffrir, être rejeté, être tué. Dieu dans la temporalité, Dieu jusque dans la mort.

La question à se poser est : Si la foi chrétienne dit vrai, qu’est-ce que cela change pour nous ?

Cela change tout.

Cela révèle un Dieu qui aime vraiment et qui le prouve. Dieu qui, dans son incarnation, nous a rencontré toutes et tous ; Dieu nous connait de l’intérieur jusqu’à l’expérience de la mort.

Cela révèle aussi notre identité profonde : l’humain est le lieu de Dieu. Dieu est humanisé et l’humain divinisé. Echange réciproque sans confusion et sans séparation.

Et cela désigne le seul et unique lieu du sacré : chaque femme, chaque homme de tous les temps et de tous les lieux.

 

3-Le Fils de l’homme doit…

Ce mot résonne mal à notre esprit et notre cœur.

Cela a été malheureusement interprété comme une nécessité de salut : la mort du Christ comme le prix à payer pour que Dieu pardonne. Perversion de la foi. Mais alors que signifie ce « doit ». Il y a bien un inévitable mais qui est à trouver autre part.

C’est l’inévitable d’un refus. Jésus a dû souffrir, être rejeté, mourir parce que sa personne, ses actes, ses paroles étaient et restent insupportable par ce qui, en nous, refuse ce qu’il vient nous donner.

L’insupportable d’un amour exigent car nous préférerons des amourettes.

L’insupportable de la liberté créatrice car nous préférons la sécurité de la répétition.

L’insupportable de la dignité de chacun-e car nous préférerons les hiérarchies sociales et religieuses.

L’insupportable de la justice car nous préférerons nos intérêts.

L’insupportable…

 

4-Et après trois jours, se lever.

La résurrection de Jésus fonde l’espérance au sens où elle atteste que le projet de Jésus est vainqueur. Pour celles et ceux qui le suivent cela signifie que malgré le refus, la victoire est possible. C’est possible que l’amour, la liberté, la dignité, la justice ait le dernier mot. Puisant dans sa résurrection, nous pouvons faire se lever le royaume que Dieu veut.

 

5-Renoncer à soi-même et perdre sa vie

Ces mots résonnent mal à nos oreilles.

Il s’agit de marcher à la suite du Christ, c’est pour lui et pour l’Evangile que c’est nécessaire. Ce n’est pas en soi, de manière absolue. C’est : si la suite du Christ, la fidélité à l’Evangile l’exige. Il y a une communauté de vie entre le Christ et les disciples. Cette perte et ce renoncement, la suite de Marc va le préciser : être en attitude de service et non de domination (9/35 ; 10/43 ; 10/44.) C’est une subversion des hiérarchies humaines qui ne peut qu’attirer la violence de ceux qui dominent car c’est une contestation de leur pratique.

 

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 16:18

Cet enseignement a été donné lors d'un WE au centre spirituel du cénacle de Versailles par Brigitte Chazel de la Communion Béthanie.

 

"Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse" (Ps 139)

 

En réfléchissant à ce thème, je me disais que finalement il était tout à fait dans la continuité de ce que nous avons écouté, médité pendant 2 ans : ‘ le OUI inconditionnel de Dieu sur nos vies’… la continuité de ce mouvement est bien de s’accueillir soi-même comme un don.

Accueillir ce que l’on est, tout ce que l’on est, avec son histoire, sa personnalité, sa famille, son orientation sexuelle, son identité de genre, ses dons et ses talents, son état de vie, ses limites et ses fragilités.. tout ! Toute la palette de l’arc-en-ciel de notre humanité. C’est sans doute le labeur de toute une vie, labeur qui peut donner le vertige.. d’ailleurs, est-ce possible ? J’aurais envie de dire OUI, car il s’agit d’un mouvement d’accueil, d’ouverture de plus en plus grande, dont l’impulsion première ne nous appartient pas ! C’est un DON, cela est appelé à être un Don qui s’incarne et devient conscient dans toute notre vie parce qu’à l’origine, il y a la Grâce de la rencontre, d’un JE (Dieu) qui vient rencontrer un TU .. mouvement dont nous ne sommes pas à l’origine mais dont nous sommes les bénéficiaires et qui va être à l’origine de notre propre mouvement intérieur.

Rappelez-vous votre première rencontre avec le Tout-Autre, votre premier rendez-vous amoureux avec Dieu, le Créateur, l’Amour, le Christ, la Vie.. quel que soit le nom que vous lui donnez. Cette première étincelle de grâce qui vous a été adressée personnellement, et même très intimement, et qui fait voir tout autrement, sous cette lumière, qui –si l’on est bien attentif- marque un avant et un après dans notre vie.

C’est Zachée, le collecteur d’impôts qui entend son prénom prononcé par le Christ, c’est le buisson ardent face à Moïse, c’est une parole biblique qui devient vivante et initie un dialogue, pour certains ce sera une promenade dans la nature, la rencontre avec un animal, un moment de silence intense d’où l’on ressort touché et bouleversé. C’est la parole d’un Dieu d’Amour qui a besoin de ses créatures pour exister, qui n’existe lui-même –ou elle-même !- que dans le DON.

Cette première rencontre nous sort de nous-mêmes, nous déplace et nous met en mouvement.. et en mouvement vers quoi ?

Je dirais un double mouvement, ou un mouvement qui nous oriente vers deux directions qui ne s’opposent pas, qui vont de pair.

Une histoire d’amour qui commence ne donne envie qu’une seule chose, retrouver l’être aimé(e), retrouver la Parole d’amour. Ce mouvement de retour va s’enrichir d’un face à face constant avec soi-même. Plus ce dialogue avec Dieu va se vivre en vérité, plus nous serons amenés à découvrir notre propre vérité en Dieu, avec Ses lunettes à Lui ou à Elle, découvrir notre visage sous la clarté de Sa Tendresse. Ce dialogue est donc à l’opposé d’une fuite, d’une fuite de nous-même, du monde et des autres puisqu’il nous ramène sans cesse à notre propre complexe humanité.. dans un face à face parfois merveilleux, parfois discret voire désertique, et parfois douloureux.

C’est donc d’abord apprendre à se connaitre, comme un DON, c’est-à-dire sous cette Lumière bienveillante, la lumière de cette parole d’Amour qui a été première et qui nous invite à une confiance profonde, tout en nous gardant de nous leurrer sur nous-même.

Apprendre à se connaître sous cet éclairage c’est entrer dans ce mouvement de tout accepter en nous pour le laisser se transformer, pour laisser le Seigneur continuer à œuvrer en nous, tout sauver en nous, l’ombre liée à la lumière, sans décider de ce qui est bien ou mal, sans faire de clivages en nous mais en commençant par assumer tout ce que l’on est. Sa lumière nous permet ensuite d’identifier ce qu’il nous est demandé de faire passer à la lumière.

Enfin, dans une société si normative qui valorise certaines caractéristiques et en déprécie d’autres, c’est être résistant, c’est résister à cette volonté de fondre les êtres humains dans le même moule, leur retirer la diversité, la diversité infinie qui est la marque de la création de Dieu, qui est le reflet de l’infinie créativité de notre monde.

 

Ce mouvement d’accueil intérieur nous pousse ensuite à manifester cet accueil inconditionnel autour de nous.. sans juger, sans vouloir séparer à tout prix l’ivraie du bon grain mais en œuvrant de toute notre force pour que la Parole qui libère, qui relève, qui donne vie, soit accueillie et qu’elle oriente toute l’existence vers Dieu.

Brigitte Chazel

 

 

 

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 22:59
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 10:39
Pagola commente Jean 6/60-69 du Dim 21 TO

¿Por qué nos quedamos?

Durante estos años se han multiplicado los análisis y estudios sobre la crisis de las Iglesias cristianas en la sociedad moderna. Esta lectura es necesaria para conocer mejor algunos datos, pero resulta insuficiente para discernir cuál ha de ser nuestra reacción. El episodio narrado por Juan nos puede ayudar a interpretar y vivir la crisis con hondura más evangélica.

Según el evangelista, Jesús resume así la crisis que se está creando en su grupo: «Las palabras que os he dicho son espíritu y vida. Y, con todo, algunos de vosotros no creen». Es cierto. Jesús introduce en quienes le siguen un espíritu nuevo; sus palabras comunican vida; el programa que propone puede generar un movimiento capaz de orientar el mundo hacia una vida más digna y plena.

Pero, no por el hecho de estar en su grupo, está garantizada la fe. Hay quienes se resisten a aceptar su espíritu y su vida. Su presencia en el entorno de Jesús es ficticia; su fe en él no es real. La verdadera crisis en el interior del cristianismo siempre es esta: ¿creemos o no creemos en Jesús?

El narrador dice que «muchos se echaron atrás y no volvieron a ir con él». En la crisis se revela quiénes son los verdaderos seguidores de Jesús. La opción decisiva siempre es esa: ¿Quiénes se echan atrás y quiénes permanecen con él, identificados con su espíritu y su vida? ¿Quién está a favor y quién está en contra de su proyecto?

El grupo comienza a disminuir. Jesús no se irrita, no pronuncia ningún juicio contra nadie. Solo hace una pregunta a los que se han quedado junto a él: «¿También vosotros queréis marcharos?». Es la pregunta que se nos hace hoy a quienes seguimos en la Iglesia: ¿Qué queremos nosotros? ¿Por qué nos hemos quedado? ¿Es para seguir a Jesús, acogiendo su espíritu y viviendo a su estilo? ¿Es para trabajar en su proyecto?

La respuesta de Pedro es ejemplar: «Señor, ¿a quién vamos a acudir? Tú tienes palabras de vida eterna». Los que se quedan, lo han de hacer por Jesús. Solo por Jesús. Por nada más. Se comprometen con él. El único motivo para permanecer en su grupo es él. Nadie más.

Por muy dolorosa que nos parezca, la crisis actual será positiva si los que nos quedamos en la Iglesia, muchos o pocos, nos vamos convirtiendo en discípulos de Jesús, es decir, en hombres y mujeres que vivimos de sus palabras de vida.

21 Tiempo Ordinario - B (Juan 6,60-69)
23 de agosto 2015
José Antonio Pago
la

http://blogs.periodistadigital.com/buenas-noticias.php/2015/08/17/ipor-que-nos-quedamos-

 

Et la traduction en anglais :

Why do we stay?

Over these years, there have been multiple analyses and studies on the crisis of the Christian denominations in modern society. This reading is necessary to better know some facts, but insufficient to discern what should be our reaction. The episode narrated by John can help us interpret and experience the crisis with more evangelical depth.

According to the evangelist, Jesus sums up the crisis that is developing in his group thus: "The words I have spoken to you are spirit and life. But there are some of you who do not believe." It's true. Jesus puts a new spirit in those who follow him, his words convey life. The program he is proposing can generate a movement capable of guiding the world toward a fuller and more dignified life.

But the fact of being in his group doesn't guarantee faith. Some people are reluctant to accept his spirit and life. Their presence in Jesus' surroundings is fictitious; their faith in him isn't real. The real crisis within Christianity is always this: Do we believe in Jesus or not?

The narrator says that "many turned back and no longer accompanied him." In the crisis, who the true followers of Jesus are is revealed. The decisive choice is always that: Who turns back and who remains with him, identified with his spirit and his life? Who is in favor and who is against his plan?

The group begins to decrease. Jesus doesn't get irritated; he doesn't pronounce any judgment against anyone. He only asks one question to those who have remained with him, "Do you also want to leave?." It's the question he's asking those of us who are still in the Church today: What do we want? Why have we stayed? Is it to follow Jesus, accepting his spirit and living in his style? Is it to work on his plan?

Peter's response is exemplary: "Lord, to whom shall we go? You have the words of everlasting life." Those who stay must do so for Jesus. Only for Jesus. For nothing else. They are committed to him. The only reason to stay in his group is him. Nobody else.

However painful it may seem, the current crisis will be positive if those of us, many or few, who stay in the Church become disciples of Jesus, that is, men and women who live based on his words of life.

 

by José Antonio Pagola (English translation by Rebel Girl)

http://iglesiadescalza.blogspot.fr/

 

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 14:53

 

Pope Francis acknowledges women religious as allies not adversaries

http://globalsistersreport.org/column/trends/pope-francis-acknowledges-women-religious-allies-not-adversaries-28931#.VcwA3LR75w8.facebook

by Richard R. Gaillardetz

Aug. 10, 2015

The members of the Leadership Conference of Women Religious (LCWR) are now gathering for their annual August meeting. It will be the organization’s first since the Vatican abruptly ended its mandated episcopal oversight this past spring. Given Cardinal Gerhard Müller’s (prefect for the Congregation of the Doctrine of the Faith) severe criticism of the LCWR less than a year prior to the Vatican reversal, it seems likely that the reversal owes more to Pope Francis than a curial policy change. The upcoming meeting offers an occasion for considering the significance of this abrupt end to the disciplinary measures that had been imposed on the LCWR.

Timothy Radcliffe, the former Master General of the Dominican Order, once observed that crisis is the Catholic church’s spécialité de la maison. The history of Catholicism recounts a church proceeding from crisis to crisis. Pope John XXIII, in his opening speech at Vatican II, warned of the need for the church to exercise a more pastoral authority in the world today. The failure to heed his call has instigated a far-reaching crisis regarding the credibility of church authority. Reflecting on that authority crisis may shed some light on the LCWR case.

The origin of the current authority crisis has commonly been traced to Pope Paul VI’s controversial 1968 encyclical on artificial birth regulation, Humanae Vitae. The pope had expanded a special commission first established by Pope John XXIII to pursue the topic. Paul VI explicitly asked the bishops at Vatican II not to address the question, preferring to assign the topic to a papal commission and, ultimately, a papal judgment. As is well known, the commission issued a report recommending a modest change in the church’s teaching in the light of new theological reflection on the concrete testimony of married couples. A few disgruntled members of the commission then issued their own report, warning the pope that any change in church teaching would undermine the credibility of church authority, since pastors had long been warning Catholics in the confessional that they were using artificial birth control in peril of their salvation. No one knows whether it was the fear of undermining church authority that persuaded the pope to reaffirm church teaching. After all, the pope did more in this encyclical than simply reaffirm past teaching. His encyclical advanced Catholic teaching in many ways, refusing, as did the council, to prioritize the procreative over the unitive dimension of marital life. For him married life was not governed by contract but by the demands of self-giving love. Many Catholics have experienced their marriages flourish in faithful conformity to this teaching. But not all.

Regardless of the enduring value of the pope’s encyclical, it would appear that a pattern for the exercise of authority had been established. If forced to choose between a humble reconsideration of a church teaching in the light of new pastoral experience, new theological arguments or new empirical studies, or the vigorous reassertion of the certitude of a given teaching, church leadership will choose the latter. This pattern would reappear in the face of later challenges to controverted teachings such as the prohibition against the ordination of women and the intrinsically disordered nature of a same-sex orientation. The difficulty many had with these exercises of church authority lay not so much with a refusal to reverse such teachings — the arguments in support of current teaching must not be dismissed out of hand — as with a refusal to even consider new pastoral experience, new theological insight, new empirical data.

There is a sad irony here. The very concern for preserving the credibility of the church’s authority, a concern that has led church leadership to resist open conversation on controverted matters, may have brought about the very crisis of credibility this approach was meant to forestall. In our contemporary world, authorities gain credibility when they humbly admit their mistakes and demonstrate a willingness to learn from others. They lose credibility when their exercise of authority appears to be immune to critique and disinclined to engage the testimony of human experience and/or relevant empirical data.

This crisis of authority may shed some light on both the apostolic visitation and the LCWR case. Women religious in the United States have often led the way in calling for a more open conversation regarding controverted teaching, but they have done so not out of a disregard of the great tradition, but based on their wealth of pastoral experience. The move of women religious to the margins of society came long before Pope Francis made this pastoral option a central feature of his papal program. Over the past five decades it has been women religious, often far more than our bishops, who have had “the smell of the sheep on them.” It has been women religious who have embodied a church as “field hospital” that goes out to meet the wounded and broken of this world. The distinctive voices of the many women religious theologians emerged, at least in part, out of the crucible of their communities’ pastoral commitments. The authority of women religious is an authority earned, in the eyes of many, from “walking the walk” of Christian discipleship.

In their determined move to the margins, women religious have eagerly embraced authentic episcopal leadership where possible. They have readily stood with the bishops to oppose the death penalty and to advocate for meaningful healthcare reform. They have joined the bishops in insisting on the rights of immigrants and refugees and in calling for a care for creation. They have lent their own voice to episcopal calls for peace and reconciliation in the many war-torn regions of our world. The vast majority of women religious have stood with the bishops in opposition to abortion (even when too few bishops joined themin reaching out to women who, tragically, felt that ending the life they carried was their only option).

Conflicts between some women religious and church authorities arose not out of a disregard for episcopal authority but because it has been women religious andnot the bishops (with significant exceptions) who have gone to the peripheries to listen to the concerns of the divorced and remarried, to the beleaguered LGBT community, and to the faithful women who do not wish to be defined exclusively by their capacity for motherhood or who feel called to forms of church leadership and ministry currently closed to them. Women religious have patiently listened to the voices heard on the margins in ways that our bishops often have not. The abrupt decision to end the special episcopal oversight of the LCWR suggests that Pope Francis may disagree with the LCWR and many U.S. women religious on controverted issues but that he is well aware of their remarkable pastoral record. Francis knows real pastoral authority when he sees it, and he is smart enough to realize that if he is to succeed in getting Christians to “go out into the streets” to spread a Gospel of mercy and compassion, women religious continue to be his most enthusiastic allies.

[Richard R. Gaillardetz is the Joseph Professor of Catholic Systematic Theology at Boston College.]

 

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