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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 12:07

 

Le texte de mon intervention est paru sur ce blog il y a quelque temps. Voici maintenant la possibilité de l’écouter et la voir !

En cliquant sur :

https://www.youtube.com/watch?v=xnuBFp78Z9I&feature=youtu.be

 

 

Cela s’est passé lors de la journée de rencontre organisée le 11 novembre par le site www.temoins.com Chrétiens dans un monde nouveau.

 

Pour voir l’ensemble des interventions, vous pouvez cliquer sur :

http://www.temoins.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1099:%C2%AB-chr%C3%A9tiens-dans-un-nouveau-monde-%C2%BB-la-journ%C3%A9e-du-11-novembre-2014&catid=5:reflexions&Itemid=64

 

 

 

 

 

 

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 14:04

  

"Urbi et Orbi" - Noël 2014
DU PAPE FRANÇOIS

Jeudi 25 décembre 2014

http://www.news.va/fr/news/urbi-et-orbi-noel-2014

 

Chers frères et sœurs, joyeux Noël !

Jésus, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, est né pour nous. Il est né à Bethléem d'une vierge, réalisant les antiques prophéties. La vierge s'appelle Marie, son époux Joseph.

Ce sont les personnes humbles, pleines d'espérance dans la bonté de Dieu, qui accueillent Jésus et le reconnaissent. Ainsi, l'Esprit Saint a éclairé les bergers de Bethléem, qui ont accouru à la grotte et ont adoré l'Enfant. L'Esprit Saint a ensuite guidé les vieillards, Siméon et Anne, des humbles, dans le Temple de Jérusalem, et ils ont reconnu en Jésus le Messie. « Mes yeux ont vu le salut » ‑ s'exclame Siméon – « le salut que [Dieu] préparait à la face des peuples » (Lc 2, 30).

Oui, frères, Jésus est le salut pour chaque personne et pour chaque peuple !

À lui, Sauveur du monde, je demande aujourd'hui qu'il regarde nos frères et sœurs d'Irak et de Syrie qui, depuis trop de temps, souffrent des effets du conflit en cours et, avec ceux qui appartiennent à d'autres groupes ethniques et religieux, subissent une persécution brutale. Que Noël leur apporte de l'espérance, comme aux nombreuses personnes dispersées, déplacées et réfugiées, enfants, adultes et personnes âgées, de la région et du monde entier ; que l'indifférence se change en proximité et le refus en accueil, pour que tous ceux qui à présent sont dans l'épreuve puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires pour survivre à la rigueur de l'hiver, revenir dans leurs pays et vivre avec dignité. Puisse le Seigneur ouvrir les cœurs à la confiance et donner sa paix à tout le Moyen-Orient, depuis la Terre bénie de sa naissance, en soutenant les efforts de ceux qui s'engagent efficacement pour le dialogue entre Israéliens et Palestiniens.

Jésus, Sauveur du monde, regarde tous ceux qui souffrent en Ukraine et donne à cette terre aimée de surmonter les tensions, de vaincre la haine et la violence et d'entreprendre un nouveau chemin de fraternité et de réconciliation.

Christ Sauveur, donne la paix au Nigeria, où à nouveau du sang est versé et trop de personnes sont injustement soustraites à l'affection de leurs proches et tenues en otage ou massacrées. J'invoque aussi la paix pour d'autres parties du continent africain. Je pense particulièrement à la Libye, au Sud Soudan, à la République Centrafricaine et à différentes régions de la République Démocratique du Congo ; et je demande à tous ceux qui ont des responsabilités politiques de s'engager par le dialogue à surmonter les oppositions et à construire une cohabitation fraternelle durable.

Que Jésus sauve les trop nombreux enfants victimes de violence, faits objet de trafic et de traite des personnes, ou contraints à devenir soldats ; des enfants, tant d'enfants abusés. Qu'il donne réconfort aux familles des enfants tués au Pakistan la semaine dernière. Qu'il soit proche de tous ceux qui souffrent de maladies, en particulier les victimes de l'épidémie d'Ébola, surtout au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée. Tandis qu'avec cœur beaucoup mettent tout en œuvre courageusement pour assister les malades et leurs proches, je renouvelle une invitation pressante à assurer l'assistance et les thérapies nécessaires.

Enfant-Jésus. Ma pensée va à tous les enfants aujourd'hui tués et maltraités, ceux qui le sont avant de voir la lumière, privés de l'amour généreux de leurs parents et enterrés dans l'égoïsme d'une culture qui n'aime pas la vie ; ceux qui sont déplacés à cause des guerres et des persécutions, abusés et exploités sous nos yeux et notre silence complice ; et aux enfants massacrés sous les bombardements, même là où le Fils de Dieu est né. Aujourd'hui encore leur silence impuissant crie sous l'épée de nombreux Hérodes. Au-dessus de leur sang se détache aujourd'hui l'ombre des Hérodes actuels. Vraiment, il y a tant de larmes en ce Noël, avec les larmes de l'Enfant-Jésus !

Chers frères et sœurs, que l'Esprit Saint éclaire aujourd'hui nos cœurs, pour que nous puissions reconnaître dans l'Enfant-Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie, le salut donné par Dieu à chacun de nous, à chaque homme et à tous les peuples de la terre. Que le pouvoir du Christ, qui est libération et service, se fasse sentir dans beaucoup de cœurs qui souffrent des guerres, des persécutions, de l'esclavage. Qu'avec sa mansuétude, ce pouvoir divin touche la dureté des cœurs de tant d'hommes et de femmes immergés dans la mondanité et dans l'indifférence, dans la mondialisation de l'indifférence. Que sa force rédemptrice transforme les armes en charrues, la destruction en créativité, la haine en amour et en tendresse. Ainsi nous pourrons dire avec joie : « Nos yeux ont vu ton salut ».

Avec ces pensées, joyeux Noël à tous !

 

 

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 22:50

presentation-de-Jesus.jpg

 

 

 

 

Article trouvé sur le blog: http://iglesiadescalza.blogspot.fr

/2014/12/a-controversial-flag.html

 

by José Antonio Pagola (English translation by Rebel Girl)
Buenas Noticias: Blog de Jose Antonio Pagola
December 28, 2014
Luke 2:22-40
Simeon is an endearing character. We almost always imagine him as an elderly priest in the temple, but the text says nothing about that. Simeon is a good man of the people who keeps in his heart the hope of one day seeing "the consolation" they so need. "Impelled by the Holy Spirit", he goes up to the temple at the moment when Mary, Joseph, and their boy Jesus, are coming in.
The encounter is moving. Simeon recognizes in the boy, whom that poor couple of pious Jews have brought with them, the Savior he has been waiting for for so many years. The man feels happy. In a bold and maternal gesture, he "takes the boy into his arms" with great love and caring. He blesses God and he blesses the parents. Certainly, the evangelist is presenting him as a model. This is how we are to receive the Savior.
But suddenly he addresses Mary and his face changes. His words bode nothing reassuring: "A sword will pierce your soul." The boy he is holding in his arms will be a "controversial flag" -- a source of conflict and confrontation. Jesus will make "some fall and others rise." Some will accept him and their lives will acquire new dignity -- their existence will be filled with light and hope. Others will reject him and their lives will go to waste -- the rejection of Jesus will be their ruin.
On taking a stand towards Jesus, "the attitude of many hearts will be clear." He will reveal what is deep down in people. The welcoming of this boy calls for a profound change. Jesus doesn't come to bring calm but to generate a painful and conflictive process of radical conversion.
It's always that way. Today too. A Church that takes its conversion to Jesus Christ seriously will never be a place of tranquility but of conflict. A more vital relationship with Jesus isn't possible without taking steps towards higher levels of truth. And this is always painful for everyone.
The closer we get to Jesus, the better we see our inconsistencies and deviations, what's true or false in our Christianity, the sin in our hearts and our structures, in our lives and in our theology.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 22:04

Nativité 1

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 1-20

1 Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. 2 Ce premier recensement eut lieu à l'époque où Quirinius était gouverneur de Syrie. 3 Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ; 4 Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s'appelle Bethléem en Judée, parce qu'il était de la famille et de la descendance de David, 5 pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte.

6 Or, pendant qu'ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ;

7 elle accoucha de son fils premier-né, l'emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle d'hôtes. 8 Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau. 9 Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d'une grande crainte. 10 L'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : 11 Il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur ; 12 et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. " 13 Tout à coup il y eut avec l'ange l'armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait :

14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. "

15 Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : " Allons donc jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. " 16 Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire. 17 Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. 18 Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.

19 Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens. 20 Puis les bergers s'en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.

1- Il y avait dans le même pays des bergers

Essayons de sortir de l’imagerie champêtre. Les premiers à connaitre cette naissance sont des bergers. C’est un choix de Dieu. Pourquoi des bergers ? Au début de l’évangile de Luc, c’est un choix fort. Les bergers sont de mauvais pratiquants de la Loi car leur travail les empêche de pouvoir l’observer. Ce sont des gens méprisés, non considérés. Et ce sont eux qui sont choisis comme premiers visiteurs de l’enfant qui est né. Une manière de dire : Dieu est honoré par leur présence et  l’enfant qui est né n’aura de cesse dans sa vie de les accueillir pour leur redonner leur dignité. Nous avons déjà là, tout le programme du Royaume.

Regardons ce qu’ils font, ce qu’ils disent, ce qu’ils entendent. Essayons d’entrer dans leur joie, l’estime d’eux-mêmes que déjà Jésus bébé est capable de leur donner.

2- Elle accoucha de son fils premier-né

Regarder cette mise au monde. Ne pas hésiter pas à la regarder dans le plus concret. Celles qui sont mères parmi nous ont l’avantage de l’expérience vécue dans la chair.

Regarder cet enfant qui est mis au monde et ce que notre foi nous en dit :

Verbe fait chair, Dieu mis au monde.

Se laisser toucher par ça.

Et peut-être sentir nos résistances à accueillir ce que Dieu donne à voir de lui dans sa fragilité.

3-Elle l'emmaillota

Regarder comme Marie prend soin de lui.

Oser nous aussi prendre soin de lui.

Demander à Marie de nous permettre de le prendre dans nos bras 

Si nous le faisons, il nous sera peut-être donné de vivre plus profondément que Dieu a besoin de nous, de nos soins, de notre attention.

Cela aussi peut bousculer nos images. Habitué -es  à vouloir que Dieu prenne soin de nous, ici, le voir qui a besoin de nous et prendre soin de lui.

C’est peut-être entrer dans une vie spirituelle adulte qui donne et se donne après avoir beaucoup reçu.

4-Une mangeoire 

Etonnant cette insistance pour dire trois fois qu’il est mis, couché dans une mangeoire.  (Verset : 7, 12, 16) Une mangeoire, c’est un endroit où l’on met la nourriture pour les animaux.

Jésus dira un jour : « prenez et mangez, ceci est Mon Corps livré pour vous ». Ce corps est déjà là, à la crèche, pour être nourriture de vie.

Regarder Dieu dans une mangeoire et le regarder quand il prend le pain à la Cène.

De la Crèche à la Cène, de la Cène à la Crèche. Y voir Dieu qui Se donne.

Entrer dans une attitude d’accueil : Recevoir de Lui

Y répondre en voulant prendre soin de lui.

Va-et-vient d’une véritable amitié.

5-Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens.

M’approcher de Marie et dialoguer avec elle. Lui demander comment elle a vécu tout cela. Lui partager ce que cela provoque en nous, en moi, d’être témoins de cet événement.

 

 

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:18

annonciation-3.jpg

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie.

Il entra et lui dit : "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi."

A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation.

Et l'ange lui dit : "Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin."

Mais Marie dit à l'ange : "Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ?"

L'ange lui répondit : "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ;car rien n'est impossible à Dieu."

 

Marie dit alors : "Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !" Et l'ange la quitta.  

Première piste : L’initiative de Dieu 

On nous dit que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville appelée Nazareth auprès d’une vierge appelée Marie.

S’étonner du désir de Dieu de nous rejoindre :Oui Dieu veut nous rejoindre, se communiquer à nous, se donner à nous.

 

Deuxième piste : La manière de faire

Il y a l’étendue du monde, il y a l’étendue du temps et Il choisit une petite bourgade de rien du tout, Nazareth et une personne particulière : Marie.

Dieu n’aime pas en général, mais dans le plus concret de l’existence.

L’universel de Son amour est concret : en venant vers Marie, c’est vers chacun-e de nous qu’Il vient. En elle, Il rejoint les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les pays.

Cette contemplation peut nous aider à aimer le quotidien de notre vie : ne pas chercher à trouver Dieu ailleurs que dans ce plus concret qu’Il a voulu Lui-même rejoindre.

Regarder cela pour aimer davantage  notre vie qui est lieu de Dieu.

 

Troisième piste : La raison de sa venue

Elle  est donnée  par le nom de l’enfant : Jésus, c'est-à-dire Dieu sauve

Elle est donnée par : « le Seigneur est avec toi »,  l’autre nom de Jésus, c’est à dire l’Emmanuel.

Exposons notre vie à Sa venue pour qu’Il vienne sauver ce qui a besoin d’être sauvé.

Qu’est-ce que je désire que Dieu vienne sauver dans ma vie ?

Laisser monter en moi le désir du cœur.

Laisser monter à la conscience claire le désir, peut-être enfoui, que Dieu vienne sauver tel aspect de ma vie d’aujourd’hui ou de mon passé.

 

Quatrième piste : La figure de Marie

Elle s’appelle Marie, mais un mot dans cet Evangile est comme un autre nom. Elle s’appelle « pleine de grâce » C’est à dire pleine de Dieu, pleine de la vie de Dieu, pleine de l’amitié de Dieu.

Entendre ces mots adressés à Marie comme nous étant adressés aussi. Et si cela vous semble inconvenant, car vous vous dites que cela ne peut pas s’adresser à nous mais seulement à elle, allez voir en Ephésiens 1/3-14 et même tout le chapitre 1

Vous y verrez la même chose et même plus développée :

-nous sommes bénis de Dieu.

-nous sommes choisis.

-choisis pour être saints dans l’amour.

-prédestinés à être Ses fils.

-gratifiés de Sa grâce dans le Christ.

 

Cinquième piste : Le discernement de Marie

Marie est en train de prier, de faire oraison comme nous, l’ange n’est pas une vision, mais une révélation intérieure qui la bouleverse, comme nous-mêmes quand il nous a été donné de faire l’expérience d’une parole intérieure. Dieu est vraiment le Vivant, la Parole qui peut bouleverser nos vies.

Mais Marie ne prend pas pour « argent comptant » tout ce qui se passe dans son cœur, elle veut discerner, faire le tri, savoir si ce qu’elle entend au plus profond d’elle-même vient bien de Dieu.

Elle réfléchit, « Elle réfléchissait à ce que pouvait être ce salut »

Elle interroge : « comment cela se fera-t-il ? » Alors, qu’est-ce qui emporte son adhésion que c’est bien Dieu qui lui parle ?

Trois critères : paix, joie, force.

La paix : elle reçoit la Parole qui parcourt toute la Bible, Dieu qui ne cesse de dire pour nous apaiser : « ne crains pas. »

La joie : Dieu ne veut et ne peut  donner que de bonnes choses, et la seule qu’Il veut nous donner c’est Lui-même : tu as trouvé grâce auprès de Dieu, Sa vie t’est donnée, tu es trouvée en Lui pour ta joie et la Sienne.

La force : ce n’est pas toi qui feras, mais Lui en toi.

« car toute parole de Dieu s’accomplit avec puissance ; rien n’est impossible à Dieu ».

Marie l’a compris car à la fin elle ne dit: je le ferai mais « qu’il me soit fait ».

Oui, tout cela vient bien de Dieu, c’est Sa marque ! 

 

Appel pour nous aussi à discerner, à faire le tri dans ce qui se passe en nous dans l’oraison et notre vie : ce qui vient de Lui et ce qui ne vient pas de Lui, les chemins de vie auxquels Il m’invite et les impasses à éviter. Passer cela au crible des ces trois critères : ce qui donne paix, joie tranquille, force.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 14:42

tempete-apaisee-1.jpg 

Mc 4/35-41

Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : "Passons sur l'autre rive."

Et laissant la foule, ils l'emmènent, comme il était, dans la barque ; et il y avait d'autres barques avec lui.

Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait.

Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : "Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ?"

S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : "Silence ! Tais-toi !" Et le vent tomba et il se fit un grand calme.

Puis il leur dit : "Pourquoi avez-vous peur ainsi ? Comment n'avez-vous pas de foi ?"

Alors ils furent saisis d'une grande crainte et ils se disaient les uns aux autres : "Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ?"

 

Mc 4/35-41

1-Il et…ils

Les deux premiers versets (35 et 36) peuvent sembler curieux. Ils nous montrent deux initiatives. Au verset 35, nous avons l’initiative de Jésus qui demande que leur groupe «  passe sur l’autre rive » et celle des disciples qui laissent la foule et prennent « Jésus tel qu’il est ». Que veut dire cette expression ?

La suite du texte nous donne peut-être la réponse : Jésus dort, fatigué de toute cette journée où il a enseigné. Il est bien ce semeur qui a semé la parole et qui maintenant, fatigué mais confiant, sait qu’elle fera son travail (« qu’il dorme ou se réveille, la semence germe »).

Les disciples le prennent tel qu’il est, fatigué et le mettent  à la poupe sur un coussin.

Il nous est bon de regarder l’humanité de Jésus et la sollicitude des disciples.

 

2-« Passons sur l’autre rive »

Jésus est un itinérant. On le voit se déplacer d’un lieu à l’autre sans s’enfermer  dans aucun. Le semeur qu’il est doit semer en toute terre d’humanité, et sortir des terres trop connues.

Il nous invite à des passages avec lui.

Laissons résonner cette phrase en nous.

D’abord en faisant mémoire des moments de nos vies où nous avons vécu des passages sur d’autres rives.

Et aujourd’hui, y-a-t-il d’autres rives où il serait bon de passer ?

 

3-Survient une grande tempête

Les disciples ont écouté le désir de Jésus de passer sur l’autre rive. Et voilà ce qui arrive, ils doivent affronter une tempête ! Avoir écouté Jésus leur fait affronter la tempête.

N’aurait-il pas mieux valu rester en terre ferme et bien connue ? Et en plus de cela Jésus dort, comme indifférent à ce qui se passe !

C’est pourtant à cause de lui que nous sommes perdu ;

Quelle expérience avons-nous de cela ?

 

4-« Silence, calme-toi » et le vent tomba

Jésus réalise ici ce que Dieu fait au psaume 107/29-30

« Il ramena la bourrasque au silence et les flots se turent.

Ils se réjouirent de les voir s'apaiser, il les mena jusqu'au port de leur désir »

Jésus est là au cœur de nos tempêtes, non pas pour les enlever comme par miracle mais pour nous donner sa paix que nul ne peut nous enlever.

 

 

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:59

Quêteur de sens au milieu de l’univers où je vis, je cherche des lumières auprès de deux sources principales : l’Ecriture et le monde d’aujourd’hui. Bultman disait : la Bible et le journal.

 

Où va ma vie ? Existe-t-il un au-delà ? Peut-on s’en faire une idée? Qui l’habite? Sur terre, on nous parle de Dieu, et ce Dieu prend des visages aussi divers que les groupes humains qui le nomment. Mais ce Dieu me parle-t-il à moi ? J’entends par là, non pas qu’il me dise des paroles, -quoique ! - mais qu’il soit vraiment révélateur de sens, et que cela m’interpelle. Qu’il me parle, dans le sens : voilà qui est parlant pour moi aujourd’hui, quelqu’un qui me touche, que je comprends, qui s’intéresse à moi et réciproquement, qui devient le centre de mes pensées et le moteur des mes actions…

 

La Bible me donne des approches de ce Dieu-là ; une Bible comme Parole vivante transmise au long des années à travers la liturgie du peuple de Dieu. Mais aussi une Bible dont le contenu et son prolongement me sont présentés par la voix de témoins. Je pense à la Lettre des Evêques aux catholiques de France : « Proposer la foi dans la société actuelle ». Ce texte, au ton modeste, met en relief les lignes de crêtes d’un immense panorama, où j’ai envie d’avancer. Que dit cette Lettre ? En voici des extraits, saisis passim :

 

Au milieu d’un monde en mutation et en voie de mondialisation, il s’agit de revenir à l’essentiel : l’Evangile, parole de vérité et de vie, qui s’adresse à des libertés personnelles.

Il s’agit, par choix, decroire au Dieu de Jésus Christ, un Dieu qui est Père, qui se manifeste en son Fils Jésus de Nazareth, et qui nous donne son Esprit.

Ce Dieu n’est ni l’auteur du mal ni l’inquisiteur des consciences humaines. Il fait alliance avec l’humanité, non pas pour entraver notre liberté, mais pour la créer, la promouvoir et la sauver.

Dans son action concrète, Jésus manifeste l’œuvre du Dieu de la vie, et il donne aux hommes et aux femmes la certitude que, si leurs choix sont du côté de la vie reçue et donnée, ils sont dans la dynamique de sa Pâque .

 

En tant que chrétiens, nous ne cherchons pas d’abord à expliquer l’origine du mal. Nous faisons face à la réalité du mal, dans notre histoire personnelle et dans celle du monde, à la manière de Jésus, qui a affronté l’Adversaire et qui a fait de sa mort un acte de liberté.

 

Il s’agit aussi de vivre et d’agir selon l’Esprit, vouloir ce que Dieu veut en accueillant les fruits de l’Esprit : charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi. (Gal 5,22). Par l’amour, mettez-vous au service les uns des autres (Gal 5,13). Ce qui identifie un membre de l’Eglise, c’est sa manière de vivre sa foi, d’agir selon l’Esprit.

 

Dans une Eglise « catholique », c’est-à-dire « pour tous ». Le propre de la foi chrétienne est de refuser toute séparation entre la cause de Dieu et celle des hommes.

Une Eglise bien ancrée dans le présent, située dans le contexte culturel et institutionnel d’aujourd’hui… Une Eglise audacieuse, ouverte à l’imprévu et aux signes de l’Esprit : «Jésus nous précède en Galilée »… « Va au large »… « Avance en eau profonde ».

Une Eglise Corps vivant et organisé, avec des structures de responsabilités et des charges ecclésiales renouvelées, grâce au travail entrepris par de nombreux synodes diocésains, grâce aussi à la collaboration qui se développe entre prêtres, diacres et laïcs.

Une Eglise où des évolutions sont possibles et souhaitées : beaucoup reste à faire pour trouver des formes d’organisation, de concertation et de prise de décision adaptées à la nature et à la mission de l’Eglise…

Une Eglise missionnaire, qui propose sa foi . Elle est tournée vers tous et ouverte à tous. Nous ne renonçons pas à être une Eglise pour tous.

Une Eglise sacrement (=signe) du Christ, en pratiquant ce qu’elle annonce, au niveau de ses membres et de ses institutions ; en célébrant le salut apporté par Jésus Fils de Dieu ; en servant la vie des humains ; en annonçant l’Evangile.

 

Ce Dieu-là, dans cette Eglise-là, est vraiment parlant pour moi.

 

Il est surtout parlant si l’Eglise va jusqu’au bout de ce qu’elle dit d’elle-même. Pour l’aider à ne pas rester dans les nuages, j’aime bien la voir questionnée par le monde contemporain.

 

Parle-t-elle d’être située dans le contexte culturel et institutionnel d’aujourd’hui ? Très bien. Concrètement, pour un homme et une femme du XXIème siècle, le contexte institutionnel est marqué par la démocratie. La modernité implique les valeurs de partage des responsabilités, de prises de décision collectives, de parité et de partenariat hommes/femmes. Elle implique aussi l’accueil et l’élaboration collective des évolutions vitales, possibles et souhaitées, notamment à propos des ministères ordonnés. Il s’agit, pour l’Institution, de tirer les conséquences du principe si souvent affirmé : l’unité n’est pas l’uniformité. Alors, appeler à l’ordination presbytérale des hommes mariés ou des femmes dans les pays ouverts à ces propositions ne devrait pas troubler l’unité, même si l’uniformité est rompue par rapport aux pays qui ne sont pas prêts.

 

Le contexte culturel est marqué par la confrontation avec le monde de la science et tout son côté réaliste et provisoire ; les « vérités » d’aujourd’hui seront peut-être supplantées demain par d’autres évidences.

Une plus grande connaissance des origines de l’homme, de la formation de la planète et de sa situation modeste au sein de l’univers, oblige à prendre des distances radicales par rapport à l’imagerie biblique illustrant les récits de la création. Quitter le géocentrisme ne fut pas simple au temps de Copernic et de Galilée. Aujourd’hui, c’est l’héliocentrisme qui doit être dépassé ; notre petite terre à la frontière d’une galaxie n’est sans doute pas la seule à être habitée. Alors, l’homme roi de l’univers ? Une prétention qui n’est plus de mise ! Tout juste un voyageur, avec probablement des millions d’autres sur d’autres planètes.

 

Et Jésus dans tout ça ? Notre Christ terrien est-il et doit-il être le sauveur de tous les extra-terrestres ? Notre théologie cosmique l’affirme, parce qu’elle est faite par des terriens et pour des terriens, qui n’ont pas encore envisagé une autre perspective. Mais les possibles habitants de l’ailleurs ont les mêmes droits à proclamer « Christ universel » l’unique Verbe de Dieu manifesté chez eux sous une forme que nous ne pouvons imaginer. Je prends très au sérieux l’affirmation de Jésus : « L’Esprit de vérité vous conduira à travers la vérité tout entière » (Jn 16,13). Il y faudra du temps et beaucoup d’ajustements.

 

Dieu n’en finit pas de faire reculer les frontières de nos questions humaines et théologiques et de notre émerveillement. Ce Dieu-là me parle, bien davantage qu’un Dieu limité au satellite solaire que nous habitons. Et l’Eglise qui l’annonce me parlera si son discours n’est pas en retard d’une cosmologie ou d’une anthropologie. Maurice Zundel l’a fort bien dit :

« Parler de Dieu aujourd’hui dans le langage des premiers siècles ou en parler dans le langage d’il y a seulement quelques décennies, c’est se condamner à n’être pas compris et c’est faire courir à Dieu le péril d’apparaître comme un mythe à reléguer au musée des antiquités ».

                            Claude BERNARD   7/3/2002

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 12:07

 

Je connais Claude depuis déjà longtemps. Il écrit des chants pour la liturgie. Il m’a confié récemment aussi des textes de réflexion. Je me sens très proche de sa pensée. Avant de les mettre sur mon blog dans la rubrique invité, j’ai plaisir à vous partager des éléments de sa biographie, et ainsi vous le faire connaitre, et faire connaitre son œuvre d’auteur de chants liturgique.

 

Naissance en 1935, dans une famille paysanne du bocage vendéen - Etudes littéraires et théologiques – quelques années de cheminement spirituel dans un monastère – études spécialisées en liturgie et diplôme « peritus in sacra liturgia » de l’Institut supérieur de liturgie, à l’Institut catholique de Paris.

Marié à Edith, et père de trois enfants, Emmanuel, Cyrille et Irénée, et grand-père de six petits enfants.

Carrière professionnelle en tant qu’infirmier psychiatrique à l’hôpital Ste Anne à Paris.

Engagements et responsabilités en différentes communautés chrétiennes : chapelle St Bernard de Montparnasse à Paris, puis dans la paroisse de Lardy en Essonne, et maintenant à La Baule. Responsable diocésain du chant liturgique dans le diocèse d’Evry pendant sept années.

Depuis juin 2007, membre de la commission « chant liturgique » dans le diocèse de Nantes

 

80 disques, cassettes et CD différents, sans parler des chants figurant dans diverses compilations et dans les Cédésignes édités avec la revue Signes Musiques.

Au total plus de 1500 chants réalisés,déclarés à la SACEM, publiés dans les maisons d’édition suivantes : Auvidis, Studio SM, Le Levain, Mélodies Productions, Le Triforium, Bayard-Presse-Liturgie, Ateliers du Fresne, Voix Nouvelles, Union Sainte Cécile.

 

La plupart de ces chants figurent sur la liste des chants inscrits au SECLI (Secrétariat des Editeurs de Chants Liturgiques) ; on peut y retrouver le texte et la musique: au total 1129 chants en juillet 2013

 

Une cinquantaine de compositeurs ont mis des musiques sur tel ou tel texte, les œuvres les plus connues étant signées de Jo Akepsimas, Michel Wackenheim, Jacques Berthier, Gaëtan de Courrèges, Thierry Chleide, Laurent Grzybowski, Jean-Jo Roux, Christian Villeneuve, Jean-Marie Vincent, Claude Tassin…

 

Par ailleurs, en diverses revues dans la mouvance des Parvis ou dans Signes d’Aujourd’hui, publication de réflexions sur l’évolution des ministères dans l’Eglise, l’égalité hommes-femmes dans la société et l’Eglise, etc… 

Voir sur son site  http://claudebernard35.free.fr

 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 23:52

Il est des trésors dans la parole de Dieu, si discrets, qu’ils nous demandent un effort pour les contempler. Dans ce texte de l’Exode, Dieu nous est présenté comme une figure d’autorité. Dieu… l’autorité…tout  cela semble bien mal s’accorder! Certes, on ne peut ignorer la crise d’autorité que traverse notre société, mais le sujet est souvent passé sous silence dans nos églises. Et si, la Parole de Dieu nous montrait un chemin possible d’humanité, à travers l’exercice de l’autorité. S’il nous suffisait de regarder comment, avec une infinie patience, Dieu amène Moïse, non pas à plier, mais à consentir à Son désir ; comment pour Dieu, le mot autorité s’inscrit dans le mot liberté.

Un buisson qui brûle sans se consumer, voilà une bien étrange façon de se présenter ! Mais au fond, comment dire à la fois la force et la douceur d’une Présence ? Une présence capable de susciter la rencontre, capable de dénouer les peurs et de réchauffer le cœur.
«Ne t’approche pas ».Il est nécessaire en premier lieu, de ne pas être trop près, pas trop loin non plus, juste à la bonne distance pour préserver cet espace gardien du mystère de chacun. Ainsi le voile du respect qui vient couvrir le visage de Moïse, se révèle être le gage d’une relation vraie. Et voici les fondations posées, en vue d’exercer cette autorité ! Ensuite, il s’agit de ne pas tricher. Et Dieu ne triche pas : Son destin est lié à celui des hommes. Il le dit, Il le crie : Il a vu, entendu, reconnu la misère de son peuple, et refuse de s’y résigner. Et les fondations s’en trouvent consolidées.

« Va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Egypte mon peuple » Bien plus qu’une invitation, c’est une injonction, que Dieu pose avec autorité. Ce ne sont pas des mots vides de sens mais bien une parole qui ranime chez Moïse un rêve de liberté. Ce ne sont pas des mots sans lendemain mais les messagers d’une espérance, la certitude de Sa Présence (« Je suis avec toi »). Ce ne sont pas des mots intéressés, mais les vecteurs d’une autorité, qui poussera, bientôt, Moïse à  mener les fils d’Israël sur la montagne sainte. Et un jour, ces mêmes mots nous seront adressés. Rappelez-vous, St Jean… « A tous ceux qui l’ont reçu(le Verbe), il a donné l’autorité de devenir enfants de Dieu ».
Pour désigner Dieu, l’hébreu a choisi la simplicité : HA-SHEM, « Le Nom ». Si l’on retourne HA-SHEM, on trouve MOSHE, Moïse. « On croit porter un nom, mais c’est lui qui nous porte et nous emporte à la rencontre de ce qui en nous n’est pas encore né » (1) Notre nom à chacun, comme le nom de Moïse, prend sa source dans un nom bien plus grand : JE SUIS QUI JE SUIS, YHWH ; un nom, hors du temps, un infini d’Amour. C’est Lui le ciment de chacune des fondations que Dieu a posées. C’est Lui le ciment de nos vies et c’est sur Lui que nous  pouvons poser notre  autorité d’enfant de Dieu.

Alors, si dans une relation vraie, nous respectons la bonne distance, pour laisser place au mystère, nous ferons  preuve d’autorité. Si nous avons  conscience que notre  sort est lié à celui de nos sœurs, de nos  frères et que nous refusons de nous résigner, si nous sommes crédibles et que nos paroles sont inséparables de nos actes, nous ferons preuve d’autorité. Si nos mots résonnent de façon juste et sont capables de transmettre sans retenir, alors oui, nous ferons preuve d’autorité. Avoir de l’autorité, c’est être habité par ce « JE SUIS », celui de Dieu, mais aussi le nôtre, qui nous autorise à être sujet et qui nous invite à la responsabilité ; ce même « JE SUIS » qui dans les flammes du buisson ardent ne s’est jamais consumé. Il porte en Lui une immense espérance : un jour, c’est vrai,  le feu détruira l’ivraie de nos vies mais le blé, lui,  restera, le blé de nos vies demeura, abrité par ce JE SUIS, comme un trésor d’une incomparable richesse.

 

« L’imprononçable » de Francine Carrillo

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 12:18

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Une superbe journée

PREPARER NOEL EN FAMILLE

Dimanche 7 décembre de 10h à 18h

Journée parents et enfants pour se préparer ensemble à accueillir la bonne nouvelle d’un Dieu qui nous aime.

 

S’inscrire sur le site des Sœurs du Cénacle de Versailles :

http://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=1040&id=24

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