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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 14:15

Les images qu’on se fait de Dieu, peuvent être des obstacles à une vie chrétienne libre, joyeuse, et agissante.

Un des obstacles est la peur. Peur d’un Dieu qui demanderait forcément des choses à l’opposé de leurs désirs. Donc on reste à distance pour ne pas entrer dans cette opposition.

Cette image est fausse. Dieu est au contraire celui qui nous aide à découvrir et réaliser nos vrais désirs.

C’est cela que j’ai découvert en faisant les Exercices spirituels de St Ignace de Loyola : cette expérience m’a permis de libérer mon désir profond.

Ensuite, je n’ai pas cessé d’aider les gens que j’accompagne dans des retraites ou dans la vie, à découvrir cela.

La volonté de Dieu n’est pas à chercher en dehors de soi. Comme si Dieu aurait écrit dans un grand livre ce que je dois faire. C’est terrible cette image, car comment découvrir ce qui y serait écrit ?

Mais aussi quelle image de Dieu cela véhicule !  : Un tyran qui décide à notre place. 

Non, une véritable expérience de Dieu  doit nous aider à aller au plus profond de nous  pour découvrir ce qui nous fera le plus vivre à plein, libèrera les désirs les plus profonds, les plus humains, les plus vivants qui vont nous permettre de bâtir notre vie.

Ce n’est donc pas un conflit entre notre désir et le désir de Dieu mais la recherche du désir de Dieu au plus profond, au plus fort et au plus vivant de notre désir.

 

Je suis née en dehors du christianisme. La foi, je ne l’ai pas bu avec le lait du biberon ! La foi, il a fallu dès le début que je la reprenne à mon compte, que je l’approprie avec des mots qui pouvait me parler. Donc dès le début, il y a eu toujours des questions, des recherches. Rien n’était évident, rien n’était acquis.

Cela me donne une sensibilité à l’incroyance,  une proximité avec les incroyants, une compréhension de la raison de l’incroyance, car le dialogue passe à l’intérieur de moi. Je cherche sans me lasser une manière de dire la foi qui soit crédible pour moi et donc pour d’autres. Cela me rend sensible aux manières d’en parler que je ne prends pas pour argent comptant mais que je soumets à examen, un exercice de pensée.

Cela je le fais au quotidien de ma vie de religieuse, de mon travail d’accompagnatrice spirituelle, d’animatrice de retraite, et de blogueuse aussi.

 

Nous sommes devant un défi énorme.

Pour ce travail, nous avons déjà de  bonnes ressources. En ce qui me concerne, parmi celles qui m’inspirent, il y a Bonhoeffer, Tillich.

Tillich a fait le constat que message n’est pas compris, que le fossé s’élargit de plus en plus entre la théologie et la pensée des gens qui vivent dans un monde placé sous le signe de la science.

Il s’est demandé : D’où vient ce divorce entre le message chrétien et la pensée moderne ? Et il se montre sévère pour les Eglises chrétiennes peinant à trouver un langage adapté à l’homme moderne. Tillich a su nous ouvrir le chemin en nous demandant de partir de l’homme et des ses questions d’aujourd’hui, confiant dans ses intuitions, pour indiquer un Dieu qui lui parle de sa vie.

 

Plus près de nous il faut citer Moltmann et du côté catholique, d’autres auteurs sont de bons guides : Segundo : Qu’est-ce qu’un dogme ? Un livre superbe qui donne d’excellentes clés d’interprétation de la Bible et fait du ménage dans l’accumulation de la pensée catholique. Et aussi Joseph Moingt.

 

Le fossé entre le message chrétien et la pensée moderne, porte aussi sur l’anthropologie du féminin et du masculin. La pensée catholique, mais aussi certains courants fondamentalistes du protestantisme, continuent de véhiculer des images obsolètes, conservatrices, aliénantes pour les femmes. Des théologiennes parmi bien d’autres et comme par exemple Jonhson et Schneiders ont relevé le défi sur ces questions.

 

Donc, déjà beaucoup de théologiens ont su relever ces défis et travailler à combler le divorce entre foi chrétienne et monde moderne.

Mais il reste encore beaucoup à faire et surtout comment cela a-t-il rejoint le terrain des paroisses, des homélies, des catéchismes, des mentalités… ? Quand je fais attention à ce qui est véhiculé dans la liturgie, ce qui est dit dans des sermons, écrit dans des catéchismes…cela permet de voir l’ampleur du travail à faire !

* Quand cessera-t-on définitivement de penser que la Bible « est » la Parole de Dieu de manière fondamentaliste ? Alors qu’elle est une parole d’hommes marquée par leurs limites, leurs préjugés, leurs intérêts.  Et à ces hommes,  Dieu essaie avec patience d’insuffler une conversion : conversion de toutes ces fausses images qu’ils se font de Lui … Lente, patiente pédagogie. Le passage de la mer rouge, par exemple,  n’est pas l’acte d’un dieu qui ferait périr des soldats égyptiens mais, sous la forme de ce récit, la conscience qu’Israël a eu d’un Dieu qui dit non à l’esclavage.

 

*Quand cessera-t-on définitivement d’instrumentaliser la Bible pour justifier des conceptions   qui enferment dans des schémas intouchables ?  Par exemple : « Homme et femme, il les créa », n’est pas le sceau d’une volonté de Dieu qui instituerait le mariage, mais le signe du respect et la raison de toute différence dont le féminin et le masculin sont le paradigme.

Ou encore, le choix des évangiles de relater la présence  de 12 apôtres masculins n’indique pas une  détermination du Christ à exclure les femmes des ministères,  mais renvoie à  la conscience de la première communauté chrétienne d’être le nouvel Israël.

 

*Quand cessera-t-on définitivement de penser la croix du Christ comme le prix à payer pour que Dieu pardonne ? Il s’agit au contraire de saisir à quel point les actes du Christ, ses paroles, ses décisions ont été  et sont, encore aujourd’hui,  libérateurs, provoquant  la mise en danger de toute forme de totalitarisme, fut-il religieux.  Alors la croix n’est  pas le prix à payer mais l’aboutissement d’un chemin de liberté. 

Quand cessera-t-on…

Au travail mais en sortant des lieux dormant pour aller vers ce qui nait, cherche à vivre et à espérer.

 

Par ailleurs, le langage peut être juste mais il est inopérant.

On ne perçoit pas les conséquences psychologiques et sociales des fondamentaux de la foi On ne fait pas le lien entre ce que dit la foi et des réalités humaines.

Encore aujourd’hui :

*Pour parler d’un décès : « Dieu a rappelé à lui… » Alors, comme cela, Dieu décide la mort des gens ? Il laisse en vie certains et fait mourir d’autres ? Mort dans un accident…Dieu a rappelé à lui ? Je sais bien qu’on peut interpréter autrement cette phrase mais évitons les phrases ambigües qui induisent des fausses images de Dieu. Cherchons d’autre manière comme : Dieu l’a accueilli dans son amour.

*Dans une prière de début de repas : « Donne du pain à ceux qui n’en ont pas ». Prière qui se défausse sur Dieu de ce qui relève de notre responsabilité.

Dieu n’est pas un distributeur. Cela est plus digne de Dieu de dire : « Tu veux un monde juste où tous auront du pain. Aide-nous à être artisan de ton désir. »

A chaque fois, la question à se poser, l’acte de penser à faire est : dire cela, quelle conséquence cela a ? Quelle image de Dieu cela induit ?

*Dans certains pays le rituel de sépulture se fait par crainte des morts. Si le rituel est négligé, le mort viendra hanter les vivants pour leur faire du mal. Si ces régions ont été touchées par le christianisme, comment se fait-il que la foi en la résurrection ne vienne pas guérir de cette crainte ? Les morts sont dans l’amour de Dieu donc ne peuvent nous vouloir que du bien. Ce fondamental de la foi est inopérant socialement.

Et dès le début du christianisme :

*Comment se fait-il que le christianisme n’ait pas rejeté l’esclavage et comment se fait-il que des milieux marqués par le christianisme aient justifié la supériorité d’une race sur d’autres, le racisme et le sexisme ?

 « Dieu fit l’humain à son image et à sa ressemblance, masculin et féminin, il les fit » aurait du être le contrepoison suffisant pour éradiquer ces injustices : puisqu’il est à l’image de Dieu, aucun humain ne peut appartenir à un autre,  aucun humain n’est moins humain qu’un autre, aucun sexe n’est supérieur à l’autre. Ce verset a donc été inopérant socialement.

Il a pu l’être chez certains êtres d’exception qui ont pu faire le lien entre une donnée de la foi et une réalité humaine mais ce la n’a pas touché une société entière.

Comment comprendre cette inopérance ?

La raison de cette inopérance est à situer dès le début du christianisme. L’on sait que face aux oppositions rencontrées, les 1ères communautés ont voulu faire profil bas, se couler dans les mœurs de la société en ne remettant pas en cause l’esclavage et le statut inférieur des femmes par exemple. Mais il me semble qu’il y a une raison plus profonde encore qu’on trouve dès le discours de Pierre à la Pentecôte.

En disant : vous serez baptisé et vous serez sauvé-es, Pierre instaure une religion de salut qui fonde la foi sur la vie éternelle et ne la fonde pas sur la construction d’un royaume de justice et de paix pour l’aujourd’hui du monde. Il y a ici la perte de la dimension historique du christianisme perte de sa figure de transformation du monde pour la reléguer uniquement dans le salut  individuel après la mort.

Jusqu’à récemment dans l’histoire de nos églises, c’est cette position de Pierre qui a prévalu. J’en veux pour preuve que c’est bien cette question du salut qui nous a valu l’opposition catholique-protestant : sauver par la grâce ou par les œuvres ?

 

L’émergence d’une autre manière de faire Eglise passe par l’émergence de nouveaux langages de la foi irrigant de nouvelles pratiques.

C’est ce que fait, parmi d’autres, le site temoins.com qui nous réunit aujourd’hui. Avec lequel, la catholique que je suis se sent en parfaite connivence.

D’ailleurs pour moi, nos anciennes divergences n’ont plus lieu d’être. Ce qui fait notre unité c’est de chercher en quoi, comment le Christ est chemin de bonheur pour nos contemporains et d’en vivre pour pouvoir le partager, pour construire des sociétés humanisées et humanisantes.

 

Cette intervention a été faite lors de la rencontre du 11 novembre organisée par le site témoins.com : http://www.temoins.com

 

 

 

Voir l’intoduction à sa pensée par R.Winling dans Théologiens contemporains, Centurion

J.Moltmann, Trinité et Royaume de Dieu, Cerf, Coll. Cogitatio fidei n°123

JL Segundo, Qu’est-ce qu’un dogme, Cerf, Coll cogitatio fidei n°169

J.Moingt, Dieu qui vient à l’homme, t1 et 2, Cerf, Coll cogitatio fidei n°222 et 245

E.Johnson, Dieu au-delà du masculin et du féminin, Cerf, coll cogitation fidei, n°214

S.Scheiders, le texte de la rencontre, Cerf, coll lectio divina, n°161

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:25

Fête de

la Famille Ignatienne

Mercredi 3 décembre 2014

33 et 35 rue de Sèvres

75006 Paris

 

18h . Forum

 

1. Jeunes d’âge scolaire

2. Jeunes adultes, étudiants et JP

3. Action sociale

4. Vie intellectuelle

5. Vie spirituelle

6. Mouvements

7. Vie religieuse, congrégations et instituts

 

20h. Messe solennelle de ST François-Xavier

 

21h30. Pot festif et dinatoire,

 

 

Fin à 23h

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 21:52

Chaque personne, quelque soit son orientation sexuelle ou son identité de genre est un don de Dieu.

Le progrès dans l’expérience spirituelle consiste dans l’accueil de soi comme don de Dieu par l’écoute du Christ qui nous dit son amour inconditionnel.

Mettons-nous sous son regard pour nous laisser aimer par lui.

 

Pour vivre cela, le Centre spirituel du Cénacle de Versailles propose un WE les 21 et 22 mars 2015.

C’est la 3ème fois que ce WE est proposé. Le programme est nouveau par rapport aux 2 autres fois. Donc bienvenu-es aux anciens et aux nouveaux.

 

WE animé par Brigitte Chazel et Sr Michèle Jeunet, rc

 

Pour plus d’info et inscription :

 

http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=953&id=24

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:12

 

Mc 4/21-32

Il leur disait encore : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté.

Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

 

Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »

 

Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »

 

Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

 

La lampe

Quelle est cette lampe ?

C’est le Christ qui vient vers nous, celui qui nous rejoint, celui qui est Lumière venu dans le monde. C’est lui qui rend manifeste ce qui est caché et secret. Il dévoile ce qui est caché depuis la fondation du monde.

Et si nous pouvons à sa suite est une lampe, c’est dans la mesure où nous nous exposerons à sa Lumière.

 

La mesure de l’écoute

Cette petite parabole commence par une mise en garde sur la manière d’entendre. Il s’agit donc d’une mesure concernant l’écoute. Dans quelle mesure écoute-t-on ? De quelle manière ? Qu’est-ce que l’écoute produit ?

Si on écoute avec attention, on recevra encore plus. Promesse d’un espace de compréhension qui s’ouvre devant nous. Et si on n’écoute pas ? Attention danger, car le peu d’écoute va de plus en plus s’atrophier en nous.

 

La semence

Cette semence est figure du royaume, semence de la Parole du Christ, du Christ qui est Parole. Quand le Christ sème, c’est avec une puissance de croissance et de développement.

« Qu’il dorme ou se réveille » Comment comprendre cela si ce semeur est le Christ ? C’est une manière de dire que le Christ est sans inquiétude. Ce qu’il a fait est fait et n’est plus à faire. Il est sûr que ce qu’il a semé est porteur de vie et de croissance. Cela fera son œuvre dans les cœurs

« D’elle-même la terre porte du fruit »

Confiance dans l’œuvre de sa Parole, confiance aussi dans la terre, confiance en nous pour la faire fructifier.

 

Le grain de sénevé

« A quoi allons-nous comparer le Royaume de Dieu ? »

Cette question que pose Jésus est superbe. Il se la pose à lui-même.  Cela nous permet de voir un Christ en recherche. Recherche de ce qui pourra nous aider à saisir ce qu’est le Royaume qu’il nous donne, ce royaume qu’il est lui-même.

Il nous pose cette question aussi à nous. Comment parler du royaume en terme accessible à nos contemporains ?

Ce royaume commence dans la petitesse. La petitesse d’abord du bébé que Jésus a été. Ce royaume passe par sa mort tel une semence en terre et sa résurrection tel un arbre qui pousse et qui devient demeure pour les oiseaux que nous sommes.

 

 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 23:32

 

AU VATICAN, RENCONTRE MONDIALE DES MOUVEMENTS POPULAIRES

Le Pape François : « Quand je défends les pauvres, certains m’accusent d’être communiste ! »

Par Ignacio Ramonet  |  29 octobre 2014    

IGNACIO RAMONET


http://www.medelu.org/Le-Pape-Francois-Quand-je-defends

Journée historique au Vatican ce mardi 28 octobre 2014. Parce qu’il n’est pas fréquent que le Pape convoque, au Saint-Siège, une Rencontre mondiale des mouvements populaires, à laquelle participent des organisations d’exclus et de personnes marginalisées des cinq continents et de toutes origines ethniques et religieuses : des paysans sans terre ou qui occupent illégalement des propriétés, travailleurs informels urbains, femmes révoltées, recycleurs et biffins, cartonniers, peuples indigènes en lutte... Plusieurs dirigeants présents sont menacés par des escadrons de la mort... En somme, une Assemblée mondiale des damnés de la terre. Mais des damnés qui se battent et ne se résignent pas.

Il est encore moins fréquent que le Pape en personne s’adresse à ces personnes en leur disant qu’il veut « écouter la voix des pauvres » parce que « les pauvres ne se contentent plus de subir les injustices, mais ils luttent contre leur sort  » et qu’il veut, lui, le Pape, « les accompagner dans cette lutte  ». François leur a dit également que « les pauvres n’attendent plus les bras croisés des solutions qui ne viennent jamais ; maintenant, les pauvres veulent être acteurs de leur destin et trouver eux-mêmes une solution à leurs problèmes » car, ajoute-t-il, « les pauvres ne sont pas des êtres résignés, ils savent protester, et se révolter ». Et il a dit : « J’espère que le vent de cette protestation deviendra un orage d’espérance. »

François a également affirmé : « La solidarité est une manière de faire l’histoire. » C’est pourquoi, il rejoint la demande des pauvres qui réclament « de la terre, un toit et un travail ». Il a commenté : « Certains, quand je demande pour les pauvres de la terre, un toit et un travail, disent que ‘le Pape est communiste’ ! Ils ne comprennent pas que la solidarité avec les pauvres est la base même des Evangiles. »

François a rappelé que « la réforme agraire est une nécessité morale  ! » Et il a accusé, sans le nommer, le néolibéralisme d’être à l’origine de nombreux malheurs contemporains : « Tout cela arrive – a-t-il précisé –quand on déplace l’être humain du centre du système et qu’on le remplace par l’argent-roi. » Il a répété qu’ « il faut hausser la voix  ». Et il a rappelé que « les chrétiens, nous disposons d’un programme que j’oserais qualifier de révolutionnaire : les béatitudes du Sermon de la Montagne rapportées par Saint Matthieu dans son Evangile. »

Un discours fort, courageux, qui s’inscrit dans le droit fil de la Doctrine sociale de l’Eglise à laquelle François s’est référé explicitement. Cela faisait très longtemps qu’un Pape ne prononçait pas une allocution aussi sociale, aussi « progressiste » sur un thème, les pauvres, qui constitue l’une des bases fondamentales de la doctrine chrétienne.

Cette intervention a été d’autant plus importante qu’elle fut prononcée en présence du président de la Bolivie, Evo Morales, icône des mouvements sociaux et leader mondial des peuples autochtones. Un moment plus tard d’ailleurs, très applaudi, le président Morales prenait à son tour la parole, devant le même auditoire, pour expliquer, de nombreux exemples à l’appui, que « le capitalisme, qui fait commerce de tout, a créé une civilisation du gaspillage  ». Il a insisté sur l’idée qu’ « il faut refonder la démocratie et la politique, parce que la démocratie c’est le gouvernement du peuple et non pas celui du capital et des banques  ». Il a également mis l’accent sur « le respect nécessaire de la Terre mère  » et « la mobilisation indispensable contre la privatisation des services publics ». Il a suggéré aux mouvements sociaux réunis à l’occasion de cette Rencontre de « créer une grande Alliance des exclus » pour défendre les « droits collectifs  » qui complètent, selon lui, les droits de l’homme.

Le sentiment général des participants à cette Rencontre inédite c’est que ces deux interventions du pape François et du président Evo Morales confirment d’une part, la nouvelle dimension internationale du président bolivien, et, d’autre part, le nouveau rôle historique du Pape François qui semble s’affirmer de plus en plus comme le porte-parole des pauvres d’Amérique latine et de tous les exclus du monde.

 

 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 23:03

semeur-2.jpg

Mc 4/3-9

1-le semeur

Première indication sur ce semeur, c’est sa sortie : « il sort ».

Ce premier acte est initiative du semeur. Elle provient de sa décision. Cela peut être l'image d’une décision en Dieu : celle de la sortie du Verbe dans l’incarnation.

Sortir : une nécessité pour créer, œuvrer, donner la vie.

Quelle sortie est bénéfique en moi ?

 

2- Semer

Regarder la profusion, quelque soit le terrain, du grain est semé : route, pierre, épines, bonne terre.

Geste large, généreux, qui ne sélectionne pas.

Geste continue que rien n’arrête, pas une seule fois mais toujours semant, sans se lasser.

 

3-Des terrains

Il y en a 4 de différents. Que représentent-ils ?

Ils sont à l’image de notre cœur. En nous il y a ces 4 terrains qui coexistent.  En nous, des grains qui se perdent et des grains qui produisent du fruit.

Regardons ce que Jésus dit de nos vies : elles sont fécondes. La Parole semée en nous produit du fruit à raison de 1 pour 30, pour 60, pour 100. Regardons cette alliance entre le don de Dieu et la bonté de notre cœur qui produisent de bonnes choses.

Et regardons aussi ce qui dans nos vies est dureté de chemin, pierre qui dessèche, épine qui asphyxie. Tout ce qui m’empêche d’écouter vraiment, jusqu’au bout et qui se perd au lieu de donner la vie.

Mais regardons surtout Dieu qui continue de semer en moi jusqu’à ce que le chemin soit retourné, les pierres déplacées, les épines desséchées. Espérance de Dieu.

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 21:45

 

Voici un communiqué du Vatican rendant compte d’une rencontre entre le pape et des évêques d’une autre Eglise, les  catholiques-chrétiens appelés « vieux-catholiques » qui n’ont rien de vieux car ils sont plutôt novateurs ! Pour plus d’info sur eux

voir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_vieille-catholique

ou sur ce blog :

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/article-journal-11-animer-un-we-un-peu-particulier-100457240.html

 

 

Le Pape reçoit une délégation vieux-catholiques

 

Cité du Vatican, 30 octobre 2014 (Vatican Information Service VIS).

 

« Le Saint-Père a reçu ce matin les Evêques vieux-catholiques de l'Union d'Utrecht, auxquels il a confirmé l'engagement du Saint-Siège à poursuivre le parcours œcuménique.

Rappelant que depuis un demi siècle (anniversaire de Unitatis Redintegratio) il a été possible de bâtir des ponts d'entente et de collaboration, il a dit: "Si nous nous réjouissons d'avancer vers une communion de foi et de vie plus solide, nous nous attristons de nouveaux désaccords. Les problèmes ecclésiologiques et théologiques qui nous séparent sont maintenant plus difficiles à surmonter du fait de notre divergence sur le ministère sacerdotal et le discernement éthique. Nous devons cependant persévérer dans le dialogue, avancer, travailler et prier ensemble dans un plus vif esprit de conversion à la volonté du Christ à propos de son Eglise. Notre séparation est marquée de graves péchés et petitesses humaines réciproques. Dans un esprit de pardon et de repentance, il nous faut renforcer notre désir de réconciliation. Pour ce, nous devons commencer par une conversion intérieur notre voyage spirituel de rencontre et d'amitié pour passer à la fraternité, et de la fraternité à la communion. Les changements sont inévitables au long du chemin. C'est pourquoi nous devons tous être prêts à écouter l'autre et à suivre les suggestions de l'Esprit qui nous guide vers la vérité complète.

"Dans une Europe confuse quant à son identité et à sa vocation, les espaces de collaboration entre catholiques et vieux-catholiques ne manquent pas. Ils peuvent ensemble tenter de répondre à la profonde crise spirituelle qui frappe les personnes comme une société assoiffée de Dieu et désireuse de comprendre le sens de la vie. Il y a donc un urgent besoin de témoigner de la vérité évangélique de manière crédible. Nous pouvons nous encourager mutuellement, au niveau des paroisses et des communautés locales. L'œcuménisme signifie conversion du cœur, sainteté de vie et prière, privée comme publique, en faveur de l'unité des chrétiens. En priant ainsi les uns pour les autres, nos différences seront acceptées et dépassées dans la fidélité au Seigneur et à l'Evangile".

http://visnews-fr.blogspot.fr/

 

 

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 20:45

 Une interview d'Eglantine Jamet -Moreau qui, de manière claire, montre en quoi le discours officiel de l'Eglise sur les femmes n'est pas recevable.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=YmWXDxl-kEU 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 20:55

ecoute.jpg

Mc 4/1-34 

Il y en a 5 : le semeur, la lampe, la mesure, la semence, le grain de sénevé.

Tout ce passage a pour point commun la question de l’écoute sous forme d’appels :

*Ecoutez v3

*Entende, qui a des oreilles pour entendre v9

*Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende v23

*Prenez garde à la manière dont vous entendez v24

 

Mais aussi un questionnement sur la manière d’écouter :

Ecoute superficielle v15

Ecoute qui ne dure pas v16-17

Ecoute parasitée par la convoitise v18-19

Ecoute qui accueille pleinement v20

Il s’agit donc d’entendre vraiment, profondément, d’entendre jusqu’au bout.

 

Cette insistance sur l’écoute a un enracinement anthropologique  très fort. L’écoute est riche de respect de l’autre, de foi en l’autre, elle est condition de la paix.

La non-écoute est commencement de la guerre…

 

Ecouter, c’est s’ouvrir, accepter l’autre et le possible changement que cela va produire en moi.

 

Ces paraboles sont donc là pour interroger nos manières d’écouter. Le style même de cet appel à écouter (des histoires du quotidien à caractère symbolique) nous disent aussi que la recherche du vrai ne s’enferme pas dans des formules fixes.

Cette recherche est ouverture de sens, elle donne à penser , s’ouvre à l’interprétation.

Parler en parabole comme le fait Jésus c’est ouvrir un espace de liberté à la pensée, une stimulation de l’intelligence du cœur.

 

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 20:33

appel des 4 prmiers disciples

Prendre soin de sa foi comme expérience de rencontre ?

Indispensable et possible ! Ce WE est fait pour cela.

 « Choisir la vie, à la suite de Jésus, le Vivant »

 

http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=1041&id=24  

au centre spirituel au Cénacle de Versailles, les 15-16 novembre.

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