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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 13:26

Mc 1/14-15

14 Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;

15 il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

 

1-Il vient dans la Galilée

Nous sommes témoins d’un autre choix du Christ. Pour dire l’essentiel de sa mission, il choisit la Galilée, la région où il est né et une région qui a mauvaise réputation aux yeux des juifs de Judée ( Jn 7/57 ; Mt4/15). Il va aux frontières…

 

2- L’Evangile, la bonne nouvelle de Dieu

Il nous est dit une deuxième fois que ce que Jésus va faire et proclamer  est bon et nouveau.

Comme se fait-il que pendant l’histoire du christianisme, certains ont pu transformer cela en mauvaises nouvelles ?

 

3-Les premiers mots de Jésus

Marc nous livre l’essentiel :

Le temps est accompli

C’est maintenant. Ce n’est pas hier ni demain. Aujourd’hui.

Dans l’aujourd’hui de nos vies, le décisif est là. C’est fait, ce n’est pas à faire. C’est fait par lui pour nous. Un don.

Pour nous, il n’y a qu’une chose à faire : ouvrir les mains

Proche est le royaume de Dieu

Mais qu’est-ce que ce royaume ? Une monarchie à la manière de nos sociétés ? La vie future après la mort ?

Le royaume, c’est Jésus lui-même.

Oui, il est proche, proche de chacun-e de nous.

Le royaume, c’est une manière de penser, de vivre, de décider en cohérence avec celle de Jésus.

C’est le royaume de l’amour.

Jésus en est le roi car il l’a vécu jusqu’à l’extrême en étant roi-serviteur, roi-ami, roi-crucifié par fidélité à sa mission et à lui-même.

Regardons-le nous offrir son royaume d’amitié pour notre bonheur et celui de toutes et tous.

 

 

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 12:05

Interview d’une femme courageuse qui est actuellement la cible de catholiques intégristes. Vous pouvez lire aussi cet article en cliquant :

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/monique-baujard-si-rien-ne-sort-du-synode-la-credibilite-de-l-eglise-s-en-ressentira-16-05-2014-52358_16.php

 

Monique Baujard : "Si rien ne sort du synode, la crédibilité de l'Eglise s’en ressentira"

 

"En octobre prochain se tiendra à Rome le synode très attendu sur la famille. A l'assemblée générale des Amis de La Vie,Monique Baujard, directrice du Service National Famille et Société à la Conférence des évêques de France, a répondu aux questions des journalistes et des lecteurs.

Monique Baujard est directrice du Service national Famille et Société à la Conférence des évêques de France. Néerlandaise d’origine, mariée, mère de quatre enfants, ayant travaillé près de 10 ans comme avocate au Barreau de Paris avant de faire une maîtrise de théologie, elle est chargée d’alimenter la réflexion de l’épiscopat sur des sujets complexes et sensibles. L'association des lecteurs de La Vie l'avait invité lors de son assemblée générale au siège du journal le 29 mars dernier pour un échange sur les enjeux du synode de cet automne.

Que pensez de cette démarche de consultation inhabituelle ?

Il y a 30 ans déjà, lors du précédent synode sur la famille, les évêques en France avaient sollicité l’avis des catholiques. Mais cette fois-ci, c’est le Vatican qui insiste pour que toutes les familles se sentent concernées par ce synode et que les difficultés éprouvées sur le terrain remontent. Comme il y avait peu de temps pour répondre au questionnaire, tous n’ont pas pu participer, mais l’on constate néanmoins une grande convergence dans les réponses.

Comment est-elle perçue dans le monde ?

Cette consultation a suscité beaucoup d’enthousiasme chez les fidèles dans le monde entier. Cela veut dire que les gens ont toujours envie de discuter en Eglise de la famille et c’est une bonne nouvelle. Le questionnaire, rédigé pour les évêques, a bien sûr été jugé difficile et, par exemple le Japon, a fait remarquer que les questions avaient été rédigées en Europe pour un public européen.

Comment expliquez-vous que Rome n’ait pas voulu rendre les synthèses publiques ?

Sur le site de la CEF vous trouverez le résumé de la synthèse réalisée pour la France par Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier et vice-président de la Conférence des évêques. Si les synthèses complètes n’ont pas été publiées, c’est avant tout pour laisser les mains libres au synode, pour que tout ne soit pas écrit d'avance. La démarche est prévue pour durer deux ans : un synode extraordinaire en 2014, auquel participeront les présidents des conférences épiscopales, suivi d’un synode ordinaire en 2015, auquel participeront d’autres évêques, élus par leur conférence.

Quelles aspirations s’en dégagent ?

Beaucoup de réponses ont pointé un décalage entre l’enseignement de l’Eglise et les choix des couples. La question des divorcés-remariés revient souvent et beaucoup de souffrances et d’incompréhensions se sont exprimées. Une évolution est certainement espérée et en même temps il faut être lucide : il y a des choses qui ne changeront pas. Il y a une conception spécifique du mariage catholique où les époux sont invités à refléter quelque chose de l’amour de Dieu, un Dieu fidèle d’âge en âge et qui donne la vie. Aussi l’indissolubilité, la fidélité et l’ouverture à la vie resteront des exigences du mariage catholique. Mais dans son intervention lors du Consistoire en février dernier, le cardinal Walter Kasper esquissait des pistes pour ouvrir un chemin de pénitence pour les divorcés-remariés pouvant permettre, dans certains cas et à certaines conditions, un accès au sacrement de réconciliation et à l’eucharistie.
L'accès aux sacrements pour les divorcés remariés ne concerne pas seulement l'eucharistie et la réconciliation, mais aussi le baptême. En effet, si une personne qui n’a jamais été baptisée épouse un(e) catholique divorcé(e) et qu’il ou elle découvre ensuite le Christ et souhaite demander le baptême, ce n'est canoniquement pas possible. Et cela heurte le bon sens des fidèles.

Et sur la contraception, quelles seraient les pistes ?

Il y aurait la possibilité de confier la mise en oeuvre concrète de la maîtrise de la fécondité, et donc la question des méthodes, à la responsabilité et la conscience éclairée des époux. Cela ne constituerait pas un vrai changement de doctrine, mais une simple application du principe de subsidiarité. Bien sûr, beaucoup de personnes diront que cela ne change rien en pratique, mais il me semble que l'appel à la conscience pousserait sans doute davantage les couples à réfléchir aux choix qu’ils font. Cela pourrait même permettre de faire découvrir le sens plus profond de cet appel à l’ouverture à la vie qui concerne la place que nous faisons aux autres dans notre vie.

Comment jugez-vous la préparation au mariage aujourd’hui en France ?

Beaucoup de choses se font en matière de préparation au mariage. La difficulté réside dans le fait que les fiancés sont souvent très éloignés de l’Eglise et ont besoin d’une première annonce de la foi pour prendre toute la mesure de l’engagement que représente le sacrement de mariage. La préparation au mariage va donc se rapprocher d’une démarche de catéchuménat, mais en même temps, elle ne doit pas décourager les jeunes. Comment leur faire prendre conscience des enjeux sans briser leur enthousiasme ou faire croire que le sacrement de mariage est réservé à une élite spirituelle ? C’est un vrai défi aujourd’hui.

Que peut faire l’Eglise concrètement pour aider les parents ?

Il est important que l'Eglise écoute les questions avant de donner les réponses, qu'elle soit attentive aux difficultés réelles des familles, aux nouvelles questions qui se posent, par exemple la conciliation vie professionnelle /vie familiale. Plusieurs diocèses ouvrent des Maisons des familles pour offrir justement des lieux d'écoute, quitte à renvoyer sur des professionnels pour des problèmes qui nécessitent un soutien spécifique. Il s’agit de prendre en compte la vie concrète des gens. Les questions relatives au début et à la fin de vie sont importantes, mais il faut aussi s’occuper de la vie de tous les jours et montrer comment la présence du Christ peut nous guider et nous soutenir au quotidien.
Ce thème était absent du questionnaire et, avec d’autres, nous avons suggéré que soit abordée la question de la précarité des familles. La grande pauvreté déstructure la famille. Quand elle ne peut jouer son rôle éducatif et social, tout le monde souffre. Aider les plus fragiles à reprendre confiance en eux-mêmes et à assumer leur rôle de parents, est primordial. Le Secours catholique fait un travail important dans ce domaine.

Le synode suscite beaucoup d’espoir de la part des catholiques pratiquants. Quelle est la marge de manœuvre de l’Eglise ?

Si rien ne sort du synode, la déception sera grande et cela pourra affecter la crédibilité de l’Eglise, au sens où elle ne paraitra pas capable de répondre aux questions actuelles. Il y a des évolutions possibles, en faisant une plus grande place à la miséricorde et en admettant que l’échec aussi fait partie de la vie. Mais cela demandera un effort de créativité de la part des évêques, qui ne sont pas forcément d’accord entre eux sur les orientations à prendre. Venant du monde entier, ils sont en effet sur le terrain confrontés à des situations très différentes. Et puis il y a des courants plus conservateurs qui veulent surtout que rien ne change. Dans sa lettre, le pape François a demandé aux familles de prier l’Esprit Saint pour qu’il éclaire les pères synodaux. Je pense qu’il faut prendre cette demande très au sérieux !"

 

 

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 16:42

 Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.

Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.  Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.  Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »  Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.  Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.  Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.  Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.  Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »  Simon-Pierre remonta donc dans la barque et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.  Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.  C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

 Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »  Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »  Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.

  

Comme il nous est difficile d’aimer ; pas seulement aimer en surface, mais aimer en vérité. Pierre aimait Jésus et comme un enfant, il voulait faire tout seul. Tout seul, il s’était bâti une tour débordante d’amour :   une tour solide, capable de passer le temps, la mort, la trahison, l’abandon. Et puis un jour, le vent de la peur s’est levé, le coq a chanté et la tour s’est effondrée. Alors comme un enfant, Pierre a longuement pleuré. Il avait tant rêvé cet amour, qu’il ne savait plus où il en était. Son lien avec Jésus lui semblait défait à tout jamais. Il ne se sentait plus digne d’être aimé.

Après quelques jours à Jérusalem, il retourne à sa barque et ses filets. S’activer et surtout oublier…Se perdre dans le travail pour avoir l’impression d’exister. Mais la honte n’est pas partie, elle s’est juste assoupie. Jésus attend là-bas, sur l’autre rive et Pierre ne sait que dire à Celui qu’il vient de renier.  Certes, Jésus a vaincu la mort, mais l’amour ? Cet amour tant de fois partagé,  a-t- il réussi à traverser la nuit du péché ?

Tant d’agitation intérieure et pourtant, sur la plage, tout est prêt : un feu, le repas, et ce pain partagé, signe d’un mystère, qui semble inaccessible à Pierre.
Aime-t-il encore son maître ?  Cette question tant de fois tournée et retournée dans sa tête, finit par le paralyser. Alors, Jésus met des mots sur ce lourd silence : « Simon, fils de Jean m’aimes-tu ? » M’aimes-tu, même si cet amour idéalisé est mort à tout jamais ? M’aimes-tu jusque dans tes incohérences ? Là, Jésus parle de cet amour, agape, qui engage tout l’être. « Oui, Seigneur, Tu sais bien que je T’aime. » Et Pierre, transi devant sa tour détruite, s’en tient à un Amour philéo, qui aime bien.  A cet instant, il accepte de regarder en face cet amour qu’il porte, si maladroit, si fragile.

Trois fois la même question, tant la prison est haute ! La tristesse envahit à nouveau son cœur. Il n’a pas oublié : le chant du coq … et son rêve d’amour broyé, piétiné par sa fragilité. « Seigneur, Toi qui connais  toutes choses, Tu sais bien que je T’aime ». C’en est donc fini de la toute-puissance. Faire tout seul, même quand on est enfant, ne réussit jamais. Pierre consent à se laisser aimer tel qu’il est, avec en lui, cette part de mystère que seul le Tout Autre connaît. Avec le Christ, il vient de traverser la mort. Avec le Christ, il a résisté à la destruction de l’Amour. Et du milieu de sa tour en ruine, le pardon a pu germer : la vie s’est levée.

«  Si vous ne devenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ».(1)   Les enfants aiment faire tout seul : on leur donne du ciment, une truelle et les voilà partis à construire une maison ! Mais vite rejoints par leurs limites, ils acceptent de reporter leur projet à plus tard, le temps d’apprendre, le temps de vivre. Ils se savent fragiles, pourtant,   leur ouverture et leur confiance en la vie leur permettent de grandir et surtout de continuer à rêver : un jour, quand je serai grand…

 

Dépouillé de ses certitudes, Pierre a, lui aussi, accepté d’apprendre : une tour sans fondation, ne tient pas face au vent. Il lui faudra donc creuser au plus profond de lui-même, jusqu’à ce point de Lumière, sans lequel rien ne tient. Et puis, Jésus lui a bien dit : sa tour, ce n’est pas juste pour lui. Elle doit servir d’abri à tous ceux qui, dans la nuit,  cherchent un berger.  
Parfois, comme Pierre, nos vies vont de dépouillement en dépouillement. De nos constructions humaines, de nos certitudes, il ne reste  plus rien. La tentation est grande, à cet instant,  de nous replier. Pourtant,  Jésus a montré à Pierre un  tout autre chemin, celui de l’ouverture et de la confiance, celui de l’enfance. Il s’agit alors d’oser partir à la rencontre de l’inespéré,  d’oser croiser Son regard d’Amour juste le temps d’un sourire  et de laisser Son Souffle Saint  balayer les ruines de nos suffisances.
Ainsi, avec Pierre, comme des enfants, nous pourrons continuer à rêver…Rêver qu’un jour nous aimerons avec ce même amour dont Jésus nous a comblé. Nous aimerons sans tricher, sans vanité. Un jour, nous aimerons de cet amour, Agape, sans fin et pour l’éternité.
(1) Matthieu ch 18 v 3

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 11:40

Bonjour,

Je viens d’agir à la suite d’une campagne menée par Egalité Maintenant qui appelle les gouvernements du monde entier à travailler ensemble pour faire de l’éradication du mariage précoce une priorité internationale.

Merci de vous joindre à moi et exhorter les gouvernements à inclure la question de l'abolition du mariage précoce dans tout cadre de développement de l’après 2015, et à soutenir toutes les initiatives qui visent à éradiquer cette violation des droits humains de sorte que les droits des filles menacées soient protégés, et que les communautés dans lesquelles elles vivent puissent prospérer.

Agissez en cliquant sur:
http://org2.salsalabs.com/o/6208/l/fre/p/dia/action/public/?action_KEY=17718

Plus d’informations sur la campagne en cliquant sur:
http://www.equalitynow.org/fr/take_action/mariage_precoce551

Merci de votre soutien.

 

 




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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 14:06

cinema.jpg

Méditer à partir de la projection d’un film sur la manière dont Dieu nous libère de l’emprise de la violence qui marque toujours l’histoire humaine depuis son commencement.

Cette approche cinématographique nous renverra à la Bible, en même temps qu’à notre propre histoire et donc au silence d’une prière personnelle.

 

Animée par le P. Michel Farin , sj et accompagnée par Sr Michèle Jeunet, rc

 

 

S’inscrire en ligne : http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=785&id=24

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 09:46

Vous avez été nombreux à apprécier les articles de Cécile de Broissia qui est l’une des invitées de mon blog.

Je suis heureuse de vous informer qu’elle a créé son propre blog !

Vous pouvez maintenant la lire en cliquant sur : http://evangileetcommentaires.over-blog.com/

N’hésitez pas à faire des commentaires, cela encourage beaucoup.

Si vous vous abonnez, vous serez informé-e à chaque nouvel article qu’elle écrira.

 

Bonne lecture

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:39

Je cherche Ton visage...

Dieu était là et je ne le savais pas !

Mon âme a soif de Dieu-Amour, de Dieu-Vivant.

Seigneur, fais que je voie ! Que je Te voie en moi, en toute personne !

« Rue des longues haies, l'inconnu passait, l'étranger passait,

le Seigneur passait. Mon Dieu, comme tu es pâle ! »

(Père Duval)

Combien de fois ai-je dit, ai-je chanté ces phrases !

« J'aime la création car c'est Dieu qui l'a créée. J'aime encore plus le ciel car c'est là que Dieu habite. »

( « La Pastorale des santons de Provence ».)

Cette phrase peut sembler bien naïve et pourtant, cette semaine, elle m'a ramenée à l'essentiel dans ma propre quête pour avancer sur le chemin de l'amour. Longtemps, j’ai cherché ce qui faisait ma force. J'ai découvert que je puise ma nourriture dans mes rencontres avec l'autre, avec les autres, dans la marche au cœur de l'humanité.

Et, il y a 2 ou 3 ans, j'ai posé la question :

Comment mettre l'autre au cœur de ma prière comme au cœur de ma vie ?

Grâce à ce passage de la Pastorale des santons, j'ai trouvé une réponse à ma question (par quel cheminement?) Cette réponse est là dans cette soif qui m'habite et que j'avais laissée en sommeil :

Seigneur, fais que je Te voie, en moi, en toute autre personne !

Oui, Seigneur, je Te remercie de T’avoir reconnu, comme à Emmaüs, de T'avoir VU, l'espace d'un éclair.

Et cela a transformé ma vie ! Lorsque je dis : « j'ai changé » j'entends toujours cette personne dont la réponse avait fusé : 'Oh ! Oui ! Vous avez changée ! Avant, je n'aurais jamais osé vous parler ! »

Et moi de répondre : « Avant, je n'aurais jamais osé aller chez vous ! »

Merci, Seigneur, de m'avoir fait découvrir que je peux Te laisser prendre place en mon cœur, que Tu m’habites.

Merci car Tu m'as alors donné l'audace d'aller vers les autres avec amour.

Merci, Seigneur, car Tu m’as appris à avoir confiance en moi et à faire confiance en l'autre.

Comment mettre l'autre au cœur de ma prière comme au cœur de ma vie ?

Je trouve une piste en disant :

« Seigneur, je cherche Ton visage. Fais que je Te voie en moi, en tout autre ! »

Ma prière est respiration de mon âme lorsque je Te cherche... Aujourd'hui, ce ne sont plus des mots mais cela a pris corps en moi. Je découvre cette soif, cette brûlure, cette impatience de Te trouver, et je découvre aussi que dire : «  Je me tourne vers Toi, » pour moi, cela veut aussi dire : « Je me tourne vers les autres. ».

Que le Souffle de l'Amour incarné en moi, m'apprenne à aimer toujours plus au cœur de ce monde. Seigneur !

Que mon cœur se dilate toujours plus ! Seigneur, donne-moi d'avoir toujours cette soif d'amour, soif de Te découvrir encore à l’œuvre aujourd'hui, en cet instant, en aimant toute création animée et inanimée, en aimant au cœur de cette création inachevée.

Seigneur, donne-moi d'avoir toujours soif de découvrir Ton visage au milieu des plus humbles, des petits, des personnes blessées par la vie.

Seigneur, donne-moi d'avoir toujours soif de découvrir tous ces petits miracles d'amour que nous pouvons accomplir ensemble.

Seigneur, donne-nous Ton Souffle pour nous aimer les uns, les autres et donne-nous la joie de construire ensemble, dans Ton amour, un monde nouveau.

Joie, émerveillement, confiance!

Et je commence à retrouver ce geste d'offrande en levant mes mains ouvertes. Mais que puis-je, aujourd'hui, déposer au creux de mes mains ?

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 13:05

bapteme-du-Xt.jpg

 

Mc 1/9-13

09 En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.

10 Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.

11 Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

12 Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert

13 et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

 

1-De Nazareth au Jourdain

Regarder le chemin qu’a pris Jésus de Nazareth au Jourdain.

Il a quitté sa ville, ses ami-es, ses voisins, Marie et Joseph.

Qu’est-ce qui l’a mis en marche ? C’était l’heure du choix dans sa vie.

Faire mémoire des grands choix de ma vie.

Quel est le choix d’aujourd’hui ?

Celui qui peut orienter ou réorienter ma vie

 

2-Il est baptisé par Jean

Regarder Jésus dans la foule. Il attend son tour comme les autres. Il est en humble place du baptême au lavement des pieds. Un parmi d’autre sans prérogatives ni privilèges.

Pour quoi cette décision d’être baptisé par Jean ?

Ce baptême est signe de son incarnation : une plongée dans notre humanité. Ce baptême préfigure sa mort et sa résurrection : enseveli dans l’eau pour remonter de la mort.

Quel changement d’image de Dieu cela opère en moi ?

 

3-L’Esprit Saint et la voix du Père

Jésus voit l’Esprit et il entend la parole d’amour du Père.

Ce baptême est manifestation trinitaire.

Parole d’amour faite chair et c’est Jésus

Volonté d’amour et c’est le Père

Acte d’amour et c’est l’Esprit

L’Amour, l’Aimé, l’Amour. Trinité pour nous, vers nous.

Il nous est dit aussi à chacun-e de nous : Tu mon fils, ma fille, l’aimé-e, en toi je me plais.

Qu’est-ce que cela suscite en moi ?

 

4- 40 jours, éprouvé par Satan

40 jours comme 40 ans…toute une vie. La vie que Jésus a devant lui est un combat contre les forces du mal qui détruisent  l’humain et la nature. Il va lutter contre tout ce qui déshumanise. Il va s’opposer à la violence, à la puissance qui écrase, à l’exclusion, à l’argent-roi…c’est cela Satan. Il fera ce combat envoyé par le Père, soutenu par l’Esprit.

Et moi, quels sont mes combats pour que l’Esprit de Jésus soit le plus fort en moi, autour de moi, dans la société où je vis ?

 

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:20

arcabas-trinite.jpgPeinture d'Arcabas

 

Nous sommes  vraiment bienheureux-ses de pouvoir nous situer devant l’Amour qui est Dieu, tel que nous le révèle le Nouveau Testament.

L’amour qui est Dieu n’est pas un Dieu solitaire.

Amour qui est Dieu c'est-à-dire Dieu en relation à l’intérieur de lui-même, car pour aimer il faut qu’il y ait de l’autre, de la différence et en même temps de l’unité.

 

Il y a bien de l’unité : un seul Dieu.

Et c’est :

Dieu Vouloir d’amour qu’on nomme le Père mais qui est tout autant Mère

Dieu Parole de l’amour qu’on nomme Fils

Dieu Acte d’amour qu’on nomme l’Esprit

Unité qui est union, communication, communication d’amour en elle-même, en Dieu même.

 

Et puisque c’est un amour véritable, il n’y a aucune trace dans la Trinité, aucune trace d’inégalité, aucune trace en Elle de supérieur et d’inférieur.

En Elle c’est un infini et divin respect de l’altérité, sans confusion ni séparation. C’est une relation fait de don et d’accueil du don dans la réciprocité.

 

Ignace de Loyola le dit magnifiquement quand il définit l’amour dans sa contemplation ad amorem : «  L’amour consiste en une communication réciproque, c'est-à-dire que celui qui aime donne et communique ce qu’il a à celui qu’il aime et de même à l’inverse celui qui est aimé à celui qui l’aime » ( Exercices Spirituels n°231)

 

Mais la Trinité est communication d’amour en dehors d’elle-même, c'est-à-dire aussi pour nous, vers nous, tourné vers nous. C’est un amour diffusif de soi qui nous façonne à son image et à sa ressemblance.

 

Alors la Trinité d’amour qui est Dieu, nous invite à vivre entre nous, ce qu’Elle vit en elle-même.

Donc nous invite à vivre ce que nous sommes,  à nouer entre nous le même type de relation qu’il y a en Dieu, faite d’égalité, de respect, de réciprocité.

 

De ce fait la Trinité dit notre vocation, et cette vocation c’est une existence fraternelle, une existence sororelle.

 

Il y a donc un lien fort entre la manière de vivre entre nous et la vie trinitaire. L’amitié entre nous, la justice entre nous, l’égalité entre nous, le respect entre nous, dit quelque chose de l’amitié trinitaire.

Et l’amitié trinitaire est source et modèle des relations justes et fraternelles entre nous.

 

De ce fait, nous pouvons nous rendre compte que les affirmations de la foi ne nous laissent pas tranquilles. Elles ne sont pas là comme des formules qu’il suffirait de répéter. Non, les affirmations de notre foi interrogent nos manières de vivre en société. Les interrogent et même peuvent les contester.

Affirmer, confesser Dieu-Trinité engage notre existence.

C’est s’engager à une vie qui promeut l’égalité, l’amitié, le respect, la réciprocité pour chacun, chacune à l’image de l’amour qui est Dieu.

 

C’est une grâce à désirer, une grâce à demander pour que notre foi s’incarne davantage, s’incarne vraiment dans nos vies et dans nos sociétés.

 

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 18:00

Cenacle-2.jpg(Tableau sur bois peint par Sr Ghislaine Pauquet. 

Centre spirituel du Cénacle de Versailles. France)

 

Le centre spirituel du Cénacle de Versailles est animé par une famille spirituelle qui a choisi un lieu biblique comme fondement de sa vie spirituelle : un lieu qui s’appelle « Cénacle »

Un nom qui n’est pas facile à porter pour 2 raisons :

-le langage courant du dictionnaire, le définit comme « Petit groupe fermé sur lui-même » ! Dur à porter !

-la prédication courante des homélies l’assimile à la seule peur des disciples enfermés.

 

Nous allons essayer de déconstruire ces images !

 

1-Le premier lieu du Cénacle, c’est le lieu de la Cène, le lieu du dernier repas de Jésus.

C’est donc le lieu du don de sa vie que fait Jésus, par amour pour nous, pour aller jusqu’au bout de la fidélité à Sa mission. 

Geste du pain et du vin qui signifie qu’il entre librement dans sa passion, qu’il se livre totalement. Thérèse Couderc, fondatrice de la Famille spirituelle du Cénacle a tellement contemplé ce mystère de la Cène au Cénacle, qu’elle a fait de ce mot «  se livrer » l’expression ultime de la réponse d’amour qu’on peut faire au Christ : se livrer au Christ en réponse au don qu’il nous fait.

 

2-Le deuxième lieu du Cénacle, entre Pâques et Ascension

Ce temps commence bien par la peur et l’enfermement : « Le soir de ce même jour…toutes portes closes par peur…là où se trouvaient les disciples, Jésus vint… » Jn 20/19

C’est un lieu de passage, un temps de passage de la peur à la foi qui prend du temps ! C’est un lieu où l’on se laisse éduquer par Jésus, où on le laisse nous pacifier.

 

3-Mais il y a un 3ème temps, celui entre Ascension et Pentecôte.

Ce 3ème temps est méconnu par beaucoup de chrétiens et d’homélies ! C’est le temps du Cénacle entre Ascension et Pentecôte.

Nous lisons cela en Ac1/1…13

01  Mon cher Théophile, dans mon premier livre j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement,
02  jusqu'au jour où Il fut enlevé au ciel après avoir, dans l'Esprit Saint, donné Ses instructions aux Apôtres qu'Il avait choisis.
03  C'est à eux qu'Il S'était montré vivant après Sa Passion : Il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, Il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu.
04  Au cours d'un repas qu'Il prenait avec eux, Il leur donna l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C'est la promesse que vous avez entendue de ma bouche.
08  Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
09  Après ces paroles, ils Le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
12  Alors, ils retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem,
13  Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison.

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et en Lc 24/50-52

50  Puis Il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, Il les bénit.
51  Tandis qu'Il les bénissait, Il se sépara d'eux et fut emporté au ciel.
52  Ils se prosternèrent devant Lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.

 

Entre Ascension et Pentecôte c’est le consentement à une absence pour une autre présence : « Une nuée vint les soustraire à leur regard » Ac 1/9

Entre Ascension et Pentecôte, ce temps du Cénacle est éducation à voir le Christ d’une autre manière, se familiariser à un autre forme de présence

1- « Ils montèrent à la chambre haute, où ils se tenaient habituellement » Ac 1/13

On y voit cette première communauté, d’homme et de femmes réunis ensemble. Cela nous indique une première attitude spirituelle à garder précieusement, à cultiver. Viser la communion. Se donner, se trouver, de lieux de partage, pas seulement en avoir mais aussi en estimer la valeur, s’y investir. En saisir le sens profond : Il s’agit de faire l’expérience d’une présence du Christ, selon la promesse faite : «  Que deux ou trois soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux » Mt 18/20.

La communauté est lieu de présence du Christ, au milieu d’elle, en elle. Corps du Christ.

 

2-« Tous d’un même cœur, étaient assidus à la prière » Ac 1/14

Prier pour :

-Devenir d’autres Christ

C’est tout l’enjeu de la prière avec l’Evangile. En contemplant le Christ, en fait, je me mets en situation de suite du Christ, comme les disciples qui l’ont suivi sur les routes de Palestine. Le fréquenter pour lui devenir semblable. Le regarder, l’écouter pour regarder comme il regarde, saisir de l’intérieur les grandes options de son existence pour que peu à peu elles imprègnent mes décisions. Saisir sa manière particulière d’aimer, me laisser aimer par lui pour qu’il puisse me transformer pour aimer à mon tour par lui.

 « Dans les actes du Christ, aussi bien que dans ses paroles, se révèlent les principes qui inspirent son action, les jugements de valeur qui dictent son attitudes, et commandent ses réactions. C’est cela que nous devons faire nôtre, l’incorporer progressivement à la substance de notre être. Plus nous le ferons, plus nous agirons spontanément comme le Christ…Nous serons d’autres Christ, c’est à dire des chrétiens. C’est pourquoi, la méditation de l’Evangile n’est pas un exercice facultatif pour ceux qui veulent vivre leur incorporation au Christ. C’est là qu’ils en puiseront les moyens » (Y de Montcheuil, Problèmes de vie spirituelle, Epi, 1947, p98)

 

 

-Etre animé-e par l’Esprit

Mais cela ne se fait pas à la force du poignet, de manière volontariste. C’est de l’ordre d’un abandon, d’un « laisser-faire » de l’accueil d’un don. Ces 10 jours entre Ascension et Pentecôte sont symboliques  d’un Espace. Faire de la place à Dieu, ne pas se précipiter dans l’action. Entrer dans un discernement avant d’agir pour que notre action qui reste bien la nôtre, soit aussi celle de Dieu. Que notre action soit animée par l’Esprit. C’est les sens de cette expression si audacieuse qu’on trouve dans le Actes : « L’Esprit Saint et nous même avons décidé… » Ac 15/28

Chacun-e de nous dans son désir d’être configuré-e au Christ, dans le consentement à lui devenir semblable et par  l’espace que nous offrons à l’Esprit pour discerner ce qui est selon Dieu, chacun-e de nous,  devient  présence du Christ dans ce monde. Autre Christ.

Pour cela il est nécessaire de garder des espaces de recul dans son emploi du temps, des temps pour soi, temps de solitude, de silence, d’intériorité, de relecture du vécu. Descendre au plus profonde de soi pour reconnaître ce qui est source de paix, de joie, d’élan paisible, source de plus grande confiance en soi, dans les autres en Dieu, source de plus d’espérance et d’amour. Car ce sont des signes de l’Esprit. Un désir, une pensée, un sentiment, des idées qui sont portés par ce climat, on peut y discerner l’Esprit du Christ. On peut les accueillir et les réaliser. Au contraire, un désir, une pensée, une idée, un sentiment porté par un climat de peur, de méfiance, d’agitation, de découragement, de tristesse, de ressentiment sont plutôt indicateur d’un mauvais esprit et l’indication d’un combat spirituel à mener.

 

3-« Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes dont Marie mère de Jésus et avec ses frères ». Ac 1/14

Peser le « tous » ; Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. 120 nous dit le verset 15. Tous et toutes disciples. Il est regrettable que la plupert des représentations du Cénacle ou de la Pentecôte ne montre que …les Apôtres!

Regarder Marie. Quel est son rôle ici ? Pourquoi la penser uniquement silencieuse? Elle qui est remplie de l’Esprit depuis l’Annonciation, elle qui retenait toutes ces choses dans son cœur (Lc 2/19)…Pourquoi ne pas la voir enseignant à tous et toutes les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ ? Entendre Marie nous faire comprendre son absence comme une chance. Marie nous enseignant à désormais le découvrir, le reconnaître à l’œuvre par nos mains. Marie nous donnant goût à le contempler pour que quelque chose de ses yeux, de son cœur deviennent les nôtres pour devenir Christ pour les autres. Regarder Marie transmettant ainsi son expérience du Christ son Fils et son Sauveur.

 

4-« Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux confins de la terre » Ac1/8

Il s’agit ensuite de chercher et de trouver le Christ au cœur même de l’action. Le monde comme lieu pour trouver Dieu, le monde comme lieu de Dieu. Cela ouvre un accès à Dieu par la médiation du monde : tout ce qui est bon, juste vrai beau, en moi dans les autres, dans les choses est Présence de Dieu. Présence à  adorer, à contempler. L’apostolat n’est pas d’apporter Jésus mais de le découvrir déjà à l’œuvre dans ce monde, révéler sa présence au cœur de ce que nous vivons.

« Je vis écrit comme en lettre d’or ce mot de bonté…je le vis, écrit sur toutes les créatures…toutes portaient ce nom de bonté, je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu. Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon …est un bienfait que nous devons à la  bonté infinie de notre Dieu, afin que nous la rencontrions en tout et partout » (Lettre de Ste Thérèse Couderc du 10 août 1866)

Cela rejoint la phrase attribué à Ignace de Loyola : « Chercher et trouver Dieu en toutes choses »

 

Ensemble, dans la contemplation du Christ et l’écoute de l’Esprit, pour être apôtre, voici ce temps du Cénacle entre Ascension et Pentecôte. Un temps et un espace dont on ne peut faire l’impasse si l’on veut que sa vie chrétienne devienne de plus en plus vivante.

 

 

 

 

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans fondamentaux de la foi
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