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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:12

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Vous connaissiez peut-être déjà le site français des Sœurs du Cénacle : http://www.ndcenacle.org

 

Mais il y en a aussi un au niveau international : http://www.cenacle-gen.org/fr

 

En première page, vous y trouverez des actus passionnantes :

un écho de notre dernière Assemblée européenne,

la possibilité de voir des photos d’engagements de Sœurs,

des textes du pape François,

un appel à l’aide pour un village des Philippines

des engagements pour la justice

 

et d’autres pages pour découvrir notre mission et notre spiritualité

 

vite cliquez !

 

 

 

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans focus sur les Soeurs du Cénacle
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 12:51

 

Permettez-moi de me tourner vers vous avec confiance.

Oui, l'élection du pape François m'a réjouie, redonné espoir. Oui, j'entends sa joie de vivre, sa simplicité, son besoin des autres. Je me sens moins esseulée lorsque je dis mon besoin des autres, la joie de la rencontre, ma soif de PARTAGE. Je peux dire maintenant :

« Merci, Seigneur, car Tu me nourris à chaque instant de Ton Pain d'Amour, dans ma rencontre avec les autres, dans nos partages.

Merci, Seigneur, car à chaque moment, je découvre les merveilles de l'Amour, de Ton Amour. Merci, Seigneur car je me sais aimée et j'apprends à aimer à mon tour.  Chaque jour, je découvre dans ma vie en couple, en famille, au cœur de ce monde, cet amour qui est le moteur de ma vie, qui est force et énergie pour avancer avec les autres sur le chemin de l'humanité, qui me donne foi, espérance, joie et paix...Malgré mes blessures et mes découragements, je Te découvre, Seigneur, en moi, en toute personne et Tu m' as transformée... Tu me donnes, à chaque fois la force de me remettre en marche avec les autres. »

 

En enfant gâtée, j'ai quémandé comme la Cananéenne, quelques miettes d'amour et je les ai reçues là où je ne m'y attendais pas, là autour de moi, dans mon quartier, auprès de mes frères et sœurs en humanité, ces personnes que l'on appelle « les petites gens »...

 

Merci, Seigneur, car j'ai toujours su que j'étais aimée. J'étais aimée dans ma famille, par mes parents et mes frères et sœurs et, vers 16 ans, lors de la projection d'un film de ciné-club au pensionnat, j'ai eu aussi la joie de découvrir que Dieu m'aime. Par quel cheminement ai-je eu cette Révélation ?  Je voulais donner ma vie généreusement à Dieu... L’Église m’a montré un chemin unique : la vie religieuse...

Merci pour cette maîtresse des novices qui m'a conseillé de ne pas poursuivre sur cette route car « je tombe trop facilement amoureuse ». Comme je suis heureuse d'avoir toujours su ne pas fermer mon cœur ! Comme je suis heureuse, dans ma vie de couple, d'avoir réalisé mon idéal de jeunesse. Oui, à chaque instant, je donne ma vie à Dieu et mon optimisme me vient d'avoir réalisé mon rêve de jeunesse alors que je ne m'en croyais pas capable...Mais je ne comprends pas comment on peut demander à un jeune de s'engager à ne pas aimer une personne afin d’aimer tout le monde !

S'engager à Aimer une personne, dans une vie de couple, vécu, au jour le jour, dans l'apprentissage d'une vie à 2, nous apprend à ouvrir notre cœur aux autres et nous rend plus disponibles, vulnérables... Nous gagnons en ouverture, douceur et tendresse (pour reprendre les mots du pape François). En m'ouvrant aux autres, mon cœur se dilate et je deviens de plus en plus réceptive...Merci à Pierre, mon GRAND 'petit homme' qui m'a permis de devenir une femme libérée, libre, ouverte, merci à mes enfants, petits-enfants, à la famille, à mes ami/es, à mes camarades de combat, à ''tous ces petites gens'' qui me font aussi avancer dans l'apprentissage de l'amour. Merci à toute personne avec qui je marche sur cette route humaine…

Depuis 2008, j'ai écrit de nombreux et volumineux courriers. Cela m'a permis de comprendre à quel point ce qui me fait vivre, c'est de me découvrir aimée et d’aimer à mon tour.

Aimer en m'engageant dans une vie de couple, en construisant un projet de vie à 2, dans le souci des autres. Aimer en m'engageant dans la vie sociétale, familiale, le voisinage, dans le monde du travail, le syndicalisme et la politique, dans différents loisirs avec d'autres. Aimer en m'appuyant sur la personne aimée et sur les autres...La famille n'est pas une cellule où l'on vit dans sa bulle. Les relations nous embarquent dans toute la société.

Aimer dans le respect de l'autre, ne pas décider à la place de l'autre, ce qui est bon pour lui, pour elle. Aimer: faire confiance, en l'autre, en toute personne...aider à grandir, à se remettre debout, en marche...

Aimer et découvrir la joie de la rencontre, de la rencontre du Seigneur, dans la joie de la Reconnaissance. Aimer et avoir besoin des autres, savoir dire : « Donne-moi à boire ».

AIMER : avoir SOIF de PARTAGE. Partager ses joies, partager ses peines...

 

Combien de fois ai-je demandé : « que partage-t-on lors d'une eucharistie ? Même pas un mot avec son voisin ! » L'eucharistie est un rite complètement déconnecté de la vie.

Depuis 2008, j'ai donné plusieurs signes dans la communauté paroissiale mais, à chaque fois, je me suis sentie encore un peu plus rejetée... (Nous avons été rejetés de la paroisse, en 1980 et 1981, par le curé qui nous a dit : « allez faire baptiser votre enfant ailleurs » car « Pierre s'est présenté aux élections avec l'étiquette PS et... les gens ne comprendraient pas. »)

Le pape François dit son souci « des personnes blessées en Église ». Il parle aussi de trouver des routes nouvelles mais l'institution Église est-elle prête à découvrir les chemins que ces personnes blessées ont empruntés ?

Le pape François prépare un synode sur la famille. Il nous invite à répondre et donc j'ai répondu...même si le langage ecclésiastique n'est pas simple mais j'ai été choquée de constater que la famille n'est vue que dans sa vie sexuelle et le souci de procréation, le refus réaffirmé de la contraception, des avancées scientifiques (qui ne peuvent pas être foncièrement mauvaises!), le refus d'accepter les couples homosexuel/les, les personnes divorcées-remariées pour l’accès aux sacrements et même les prêtres qui aiment, qui ont fondé une famille...Mais dans ce questionnaire, pas un mot sur notre engagement dans la vie de tous les jours, dans la société.

 

Le pape François nous parle d'hôpital, de soin pour les personnes blessées. Il en parle encore, ce 23/01/2014, au sujet de la communication. Son texte est magnifique. Il me parle. Oui, j’ai aimé son discours, la douceur de ses propos, parler du bon samaritain. Oui, j'aime même si dans cette parabole, je prends volontiers, la place du malheureux roué de coups et laissé pour mort sur le bord du chemin. La souffrance pousse d'abord à crier, à mordre. Dans un 2ème temps, elle enferme dans le silence, à force d’épuisement, de découragement...Il s'est trouvé des bons samaritains qui ont pansé mes plaies. Mais à quoi ça sert de panser des plaies si on n'éradique pas la cause de ces blessures ? Elles ne se cicatrisent pas car toujours ravivées au fil de l'actualité !

Il s'est trouvé un bon samaritain qui m'a fait confiance, qui m'a remise debout et m'a donné la paix... Alors, je peux devenir maintenant bon samaritain, avec tendresse et douceur.

Par contre, j'oublie le discours de François sur sa conception du témoignage... Aller porter aux autres la bonne nouvelle, c'est avoir une richesse. C'est dans cet état d'esprit colonial que je suis partie, jeune adulte, 2 ans en Afrique. J'ai eu la joie de dire en revenant « j'ai beaucoup appris ». « Le témoignage d'un pauvre ne se dit pas, sa vie est son témoignage... » Ai-je lu ! Et je reprendrais la parole de Vincent de Paul : « Les pauvres m'ont évangélisé/e ».  

 

Aussi, j'aimerais que les évêques Ne se penchent pas sur la famille... mais soient avides d'apprendre ce que nous vivons. Alors, peut-être vivrons-nous un véritable partage ?

 

Depuis ma réponse à ce questionnaire, j'ai lu 2 interviews de Mgr Brunin, dans la revue Le Pèlerin. J'ai redécouvert ainsi, le poids de la presse et des média ''catho'' sur nos pensées !

J'ai noté : « L’Église se doit de rappeler (à la société) ce qu'est le bien et le Mal » (je cite de mémoire). Alors, nous sommes loin d'une Église pauvre... Et elle parle avec arrogance...

L’Église aurait-elle croqué le fruit défendu de l'Arbre de la Connaissance du bien et du mal ? Ne se trompe-telle pas lorsqu'elle établit une vérité non incarnée dans notre chair humaine ? Le Christ était, me semble-t-il, incarné lorsqu'il a dit : «  je suis la Route, la Vérité, la Vie »

L’Église ne se trompe-t-elle pas lorsqu'elle met sur nos épaules de lourds fardeaux, lorsqu'elle nous inculque la mauvaise conscience au lieu de nous donner confiance en cet Autre qui nous aime et au lieu de nous faire respirer la joie de vivre ? Le Christ a affirmé que son fardeau est léger ! Dimanche dernier, en zappant et arrivant sur l'émission 'juive'', j’ai entendu, « Même lorsque nous pensons que nous sommes vraiment impardonnables, Dieu nous pardonne. »  Comme j'aimerais entendre ce message d’Amour dans cette Église, au lieu de nous remettre constamment, le nez dans...notre misère, dans nos fautes...

 

Puis, j'ai lu dans Le Pèlerin n°6834 du 21/11/2013, un 2ème interview de Mgr Brunin...je cite :

« Nous nous trouvons aujourd'hui face à un vrai défi pastoral : Nous devons réussir à satisfaire l'impératif de miséricorde sans déroger au principe d'indissolubilité du mariage....Recevoir l'eucharistie, c'est incarner publiquement la fidélité du Christ à son peuple. » (Désolée, mais je préfère découvrir l'Amour du Christ, et cet Amour, je ne le vois pas obligatoirement dans un sacrement où certains n'ont pas accès. Le Christ ne se refuse à personne)

 

Dernier passage de cet interview : « Le divorce est un échec dans un parcours de vie, on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé. »

Et mon cœur saigne à nouveau. Je suis découragée, une nouvelle fois ! Pourquoi écrire, avoir fait tout ce travail d'écriture ? Je prêche dans le désert...Mais, voilà, je proteste à nouveau. Ne plus écrire voudrait, pour moi, signifier qu'il n'y a plus d'espérance...Je pourrais dire comme Voltaire : « Allons cultiver notre jardin. Mais je préfère encore parodier une autre phrase en disant : « Aimons, aimons, aimons ! Il en restera toujours quelque chose ! »

 

« On ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé » ! Incroyable de rester buter sur une loi rigide. Est-ce là l'enseignement du Christ ?

Le Christ s'est-il inquiété de la situation de vie de la Samaritaine ? « L’homme avec qui tu vis, en ce moment, n'est pas ton mari ». Mais, le Christ l'a abordée comme si rien ne s était passé et il en a fait la 1ère personne  missionnaire en son temps, et en plus c’était une femme !

Pierre l'a renié 3 fois et le Christ a-t-il renoncé à bâtir son Église sur cet homme, l'ayant abandonné... Le Christ est revenu vers lui, Il a fait comme si... et Il ne lui a posé qu’une seule question : Pierre, m'aimes-tu ?

Revenir à l'Amour du Christ ! Encore et toujours.

Aucun argument théologique ne peut justifier une exclusion. Le Christ nous demande qu'une chose : « AIMER » et  « Tu vois, Simon, toi qui m'as mal reçu, cette femme qui pleure à mes pieds, Il lui sera beaucoup pardonné car elle a beaucoup aimé. »

 

Oui, je crois que Dieu m'aime. Oui, je crois que le Christ m'aime, qu'il m'accompagne et se révèle à moi auprès ''des petites gens', les pauvres...

Oui, je crois que l'Esprit souffle où Il veut et pas toujours là où on pourrait le trouver...

 

Dans la joie et la paix du Christ, dans l'Espérance, fruits de l'Amour,

 

 

 

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 23:56

Une des raisons de l’incroyance ou de la difficulté de croire, d’entrer dans une relation confiante avec Dieu, vient pour une part de la mauvaise image de Dieu. La critique de Sartre sonne juste : si Dieu est, l’homme n’est pas libre. Mais quel est ce Dieu qui est ? Et qui est-Il ? De quel Dieu parle-t-on ? De quelle liberté est-il question ? Sur ces questions, un livre d’Adolphe Gesché m’a beaucoup éclairée. Dans son livre III de Dieu pour penser, il cite cette confidence que Sartre fait dans son livre: Les mots : « Je ne reconnus pas celui qu’attendait mon âme : il me fallait un Créateur, on me donnait un Grand Patron ». Et il commente ainsi : « Pourquoi Sartre fut-il ainsi égaré en une si grande attente ? L’ange qui eût dû lui être envoyé lui aurait parlé du créateur que son cœur attendait : un Dieu digne de l’homme, un Dieu qui mérite d’exister. Un Dieu dont il ne suffit pas de prouver l’existence, mais dont il faut découvrir le visage. Celui qui s’imprima sur le voile de Véronique quand se déchira celui du Temple ».

Ainsi des deux questions sur Dieu existe-t-il (An sit) et qui est-il ( Quid sit), c’est la seconde qui doit être première. Sartre est athée du Dieu qui est « grand patron » mais ne l’aurait pas été si lui avait été présenté un Dieu créateur. Combien de gens indifférents ou délibérément athées sont dans ce même positionnement ? Cela interpelle la façon dont les chrétiens présentent la foi et en vivent. Le Concile en avait conscience quand il écrit : « Dans cette genèse de l’athéisme, les croyants peuvent avoir une part qui n’est pas mince dans la mesure où, par la négligence dans l’éducation de la foi, par des présentations trompeuses de la doctrine et aussi par des défaillances de leur vie religieuse, morale, sociale, on peut dire qu’ils voilent l’authentique visage de Dieu plus qu’ils ne le révèlent ».

J’ai trouvé chez Segundo le même type de problématique. Dans le tome 1 de son catéchisme pour adultes, il montre que la question du « quid sit » doit précéder celle du  « an sit ». Dieu est-il comme un jardinier indispensable au fonctionnement, garant d’un ordre immuable dont on ne peut et doit rien changer, est-il une explication du monde, réponse à toutes les questions dont nous n’avons (provisoirement)  pas de réponse ? Est-il celui qu’on doit se concilier pour s’en protéger ou pour s’approprier sa force ?  En consonance avec Bonhoeffer et en dialogue avec les critiques de Marx, Nietzsche, et Freud, il montre que la seule réponse à leur faire n’est pas de prouver que Dieu existe mais de nous libérer des aliénations qu’ils ont dénoncées à juste titre. Et pour cela, s’en libérer en s’appuyant sur le « quid sit » du Dieu libérateur. Au lieu de déguiser ses intérêts de classe (critique de Marx), les mettre à jour pour les dépasser ; au lieu de masquer son immaturité face à la réalité (critique de Freud), en reconnaître les mécanismes pour accéder à un positionnement adulte ; au lieu de donner le change sur sa faiblesse (critique de Nietzsche), la reconnaître pour ouvrir une relation saine à l’autre.

Cela a mis en moi comme critère de crédibilité de Dieu, de la foi en lui, mais aussi des manières de croire, le critère de libération. Cela m’a permis d’entendre autrement la Bible. Par exemple quand Jésus reçoit la question de Jean-Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ». Il répond : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! » [4] Jésus ne donne pas une réponse de définition de lui-même mais il donne une réponse sur l’œuvre de libération qu’il accomplit : la bonne nouvelle d’un royaume déjà à l’œuvre dans l’histoire par sa présence.

Jose-luis Segundo a été « la » découverte de mon parcours de maîtrise en théologie. Grâce à son livre, Jésus devant la conscience moderne, j’ai pris conscience que la perte de  cette dimension d’engagement et  la perte de ce critère de crédibilité qu’est la libération,  se sont produites dès les premiers temps du christianisme. Perte de l’histoire,  au profit de l’annonce d’un salut qui va de plus en plus se privatiser et se focaliser sur la vie éternelle. Histoire retrouvée par St Paul mais pour Segundo, cette histoire retrouvée peut seulement maintenant donner toute son ampleur. Son livre Qu’est-ce qu’un dogme m’a donné des critères d’herméneutique biblique qui m’ont servi pour mon mémoire : critère de libération, critère de la bonté de la Nouvelle, critère de l’engagement existentiel du lecteur.

Segundo m’a aussi éveillée à la variété des langages de la foi contenus dans le Nouveau Testament. J’avais déjà été sensibilisée aux ecclésiologies différentes, par exemple celle de Jean, qui comme le dit Brown est une communauté d’égaux. Par contre le pluralisme des langages de la foi était resté caché pour moi. La reconnaissance de cette pluralité a d’importantes conséquences. Si cette pluralité existe dans le Nouveau Testament, cela légitime la pluralité des théologies dans l’histoire et pour aujourd’hui.

Une autre découverte : se mettre à la recherche d’un Jésus pré-pascal pour retrouver une histoire perdue plus audible pour les femmes et hommes d’aujourd’hui du seul fait de leur humanité, plus signifiante et décisive pour leur vie. Cette recherche du Jésus pré-pascal a pour noyau historique central le message des Béatitudes. Elles disent que le Royaume, c’est la priorité du cœur de Dieu, ce qu’il veut, les valeurs qu’il apprécie : Dieu comme un roi qui vient pour que sa volonté s’accomplisse sur terre comme au ciel. Elles disent que les pauvres sont heureux parce que la pauvreté qui les déshumanise sera extirpée d’Israël. La priorité du royaume est donc que la pauvreté cesse, que ceux qui pleurent puissent rire, que ceux qui ont faim puissent être rassasiés. Et c’est à nous d’assumer cette tâche.

 

 

A.GESCHE, Dieu pour penser Dieu, Cerf, 1994, p 124, citant J-P. SARTRE, les mots, coll.Folio, p 84

CONCILE VATICAN II, Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps, Centurion, 1967, n°19

J.L. SEGUNDO, Catéchisme pour aujourd’hui, chercher Dieu, Cerf, 1972, p19 à 24

Lc7/20

J.L SEGUNDO, Jésus devant la conscience moderne, Cerf, coll. Cogitation fidei n°148

J.L SEGUNDO, Le christianisme de Paul, Cerf, coll. Cogitation fidei n°151

J.L SEGUNDO, Qu’est-ce qu’un dogme, Cerf, coll. Cogitation fidei n°169

 

 


 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 11:37

Magnificat (Luc1- 46-55)

  « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu, mon Sauveur.

Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. »

Marie  nous dévoile son âme et nous apprend à prier.

 Dans un premier temps, mettons-nous en présence de Dieu et adorons-le. Comment va notre âme ? Pour Marie elle est pleine de la joie d’avoir trouvé sa vocation et elle met cette joie en Dieu. Nous pouvons aussi ressentir dans nos vies cette joie et reconnaître qu’elle vient de Dieu.  A d’autres moments notre âme peut être inquiète, il convient de mettre aussi notre âme inquiète en Dieu et il la consolera, la sauvera,  lui redonnera de la joie. Il s’abaissera, se penchera sur nous avec tendresse pourvu que notre attitude soit humble, c'est-à-dire celle  d’un cœur qui s’aime et s’accepte tel qu’il est mais  qui sait aussi qu’il ne peut pas s’en sortir tout seul et s’en remet à Dieu. Nous pouvons demander d’avoir l’humilité de Marie  et de pouvoir ressentir et goûter cette tendresse de Dieu pour nous. Puis, on dirait une célébration de mariage : «  désormais vous êtes unis par Dieu dans le mariage, recueillez-vous en pensant à ce que Dieu a fait pour vous ». L’époux a choisi l’épouse et lui fait confiance. L’épouse a choisi l’époux et lui voue une confiance absolue. Leur alliance les comble de bonheur. L’humble servante est devenue bienheureuse pour tous les âges. On pourrait penser Marie un peu présomptueuse de se mettre tellement en avant. Elle a conscience d’avoir reçu des dons, cette connaissance d’elle-même lui donne beaucoup d’assurance et de confiance en elle-même. La certitude de la présence de Dieu qui l’habite et qui croit en elle  lui donne la force pour accomplir sa vocation et faire fructifier ses dons. La gloire qu’elle en tirera ne lui appartient pas, elle n’a pas le droit de la cacher. Marie a une reconnaissance infinie d’avoir été choisie, en lui faisant découvrir sa vocation, Dieu a fait des merveilles en son âme. Saint est son nom est un cri de joie, d’admiration et de reconnaissance pour les dons reçus.

Tout le monde peut bénéficier de l’amour de Dieu, il n’y a pas d’exclus pourvu que nous le désirions et que nous ayons le cœur ouvert et disponible. Il fait des merveilles en nos âmes si nous lui demandons de nous aider à  disperser nos pensées orgueilleuses et nos rêves de toute puissance, à renverser les idoles que nous avons mises à sa place, à simplifier notre vie de tout ce qui l’encombre. Avec la force de son bras il remet tout en ordre. Il nous promet de se pencher sur nous avec amour, de nous combler de grâce, de nous aider à aimer notre petitesse, de nous relever lorsque nous trébuchons et que nous oublions son amour. Nous, humbles serviteurs, n’avons qu’à nous laisser faire avec les mains vides et le cœur affamé. Dieu pour toujours s’occupe de nous,  nous ne sommes pas seuls, son amour s’étend sur nous d’âge en âge. Chacun de nous peut chanter son magnificat !

 

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 16:03

Vous cherchez un endroit pour passer un moment en famille... moment de fête, de repos, de ressourcement, en famille au sens large (parents/enfants, mais aussi intergénérationnelle (grands-parents, parrain-marraine/filleul(le), tantes/oncle et cousin-e,... etc...

 

Alors du 14 au 18 août 2014,

la proposition "Festifamille"

des Soeurs du Cénacle à Lalouvesc (07),

est pour vous ! 

 

Si ce n'est pas pour vous, peut-être connaissez-vous quelqu'un qui serait intéressé ! 

Dans ce cas, n'hésitez pasen parler autour de vous! 

C'est une nouvelle proposition du Cénacle, à faire connaître ! 

 

MERCI ! 

et à très bientôt

 

Plus de renseignements et inscription sur le site 

 

http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=2&proposition=696&id=24

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 23:07

Session animée par Etienne Séguier,

coach en développement personnel,

journaliste à "La Vie",

auteur de "Cultive tes talents".


La communication bienveillante est un outil de communication qui aide à prendre conscience de nos besoins et de ceux de notre entourage, en portant un regard bienveillant sur les uns et les autres. Elle cherche à cultiver une relation de qualité. Cette journée vise à trouver une résolution constructive des conflits, en créant les conditions d'un dialogue. Nous alternerons apports théoriques et exercices pratiques en présentant les quatre étapes de la communication bienveillante (Observation, sentiment, besoin, demande), en grand groupe et exercices à deux.

Samedi 12 avril 2014 (10h00 à 18h00)

 

Au centre spirituel du Cénacle à Versailles

 

Renseignements :

http://cultivetestalents.over-blog.com

ou au 06 20 95 82 40

 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 21:50

Méditer une parole de liberté

Méditer une Parole de liberté

C’est le titre du livre que je viens de publier.

Les lecteur-trices de mon blog pourront y retrouver une bonne part des homélies et des REP ( Regard et Ecoute de la Parole) mis en ligne ici.

Mais je suis persuadée qu’aucun média n’annule un autre.

Personnellement, je continue à aimer avoir un livre en main !

On peut l’acheter en ligne en faisant :

https://www.editions-croix.com/catalog/details//store/fr/book/978-3-8416-9892-6/m%C3%A9diter-une-parole-de-libert%C3%A9

 

 

Bonne lecture 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 23:24

31 samaritan woman at the w

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 4 verset 5 à 26 et 39 à 43

 Il arrive donc à une ville de Samarie appelée Sychar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph.  Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près du puits. C'était environ la sixième heure.

Une femme de Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : "Donne-moi à boire."  Ses disciples en effet s'en étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger.  La femme samaritaine lui dit : "Comment ! toi qui es Juif, tu me demandes à boire à moi qui suis une femme samaritaine ?" (Les Juifs en effet n'ont pas de relations avec les Samaritains.)  Jésus lui répondit : "Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive."  Elle lui dit : "Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond. D'où l'as-tu donc, l'eau vive ?  Serais-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits et y a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses bêtes ?"  Jésus lui répondit : "Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ;  mais qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle."  La femme lui dit : "Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser."

Il lui dit : "Va, appelle ton mari et reviens ici."  La femme lui répondit : "Je n'ai pas de mari." Jésus lui dit : "Tu as bien fait de dire : Je n'ai pas

de mari,  car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu dis vrai."  La femme lui dit : "Seigneur, je vois que tu es un prophète... Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous dites : C'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer."  Jésus lui dit : "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.  Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.  Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père.  Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c'est dans l'esprit et la vérité qu'ils doivent adorer."  La femme lui dit : "Je sais que le Messie doit venir, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, il nous expliquera tout."  Jésus lui dit : "Je le suis, moi qui te parle."        …/…

 Un bon nombre de Samaritains de cette ville crurent en lui à cause de la parole de la femme, qui attestait : "Il m'a dit tout ce que j'ai fait."  Quand donc ils furent arrivés près de lui, les Samaritains le prièrent de demeurer chez eux. Il y demeura deux jours  et ils furent bien plus nombreux à croire, à cause de sa parole,  et ils disaient à la femme : "Ce n'est plus sur tes dires que nous croyons ; nous l'avons nous-mêmes entendu et nous savons que c'est vraiment lui le sauveur du monde."  Après ces deux jours, il partit de là pour la Galilée.

 

1ère piste : Regarder Jésus, assis sur le bord du puits, fatigué.

Le regarder pour saisir jusqu’où va le réalisme de l’Incarnation du Verbe de Dieu. Ce faisant, il me rejoint au cœur même des fatigues qui sont les miennes.

Goûter cette proximité de Dieu au cœur de ce qui est fatigué en moi.

Et m’interroger : pourquoi est-il fatigué ?

 

2ème piste : Regarder cette femme qui vient puiser de l’eau.

Cette activité est vitale. L’eau est d’absolue nécessité pour vivre.

Ce besoin d’eau dit aussi son désir de vie. Elle cherche la vie. Elle est en quête. Et c’est cette recherche qui va lui permettre d’être ouverte à la rencontre de celui qui peut la combler.

« Puiser de l’eau » Où dans ma vie, est-ce que je puise l’eau qui m’est nécessaire et qui me permet une rencontre avec le Christ ?

 

3ème piste : Entendre la parole de Jésus : « Donne-moi à boire »

L’entendre d’abord comme la demande d’un pauvre qui a besoin de l’autre ; Il demande de l’aide. Il l’a demandée à cette femme. Dieu n’est pas « suffisant ». Il a besoin de nous. Il est mendiant. Il a soif d’eau mais plus encore…de quoi a-t-il soif ?

Me laisser toucher par cette image de Dieu donnée ici : Dieu qui a besoin de nous.

Entendre cette parole pour moi : quelle est l’eau dont il a besoin et que je peux lui donner ?

 

4ème piste : Entendre cette parole : « Si tu savais le don de Dieu »

Quel est ce don ? Quel est le don que Jésus peut donner ?

Don de sa présence, de sa vie, de son amour…

Pour moi, quel est le don de Dieu ?

 

5ème piste : Entendre cette parole : « Ni sur cette montagne, ni à Jérusalem…ceux qui adorent, c’est dans l’esprit et la vérité »

Se laisser atteindre par cette parole. Comprendre qu’elle bouleverse nos conceptions du religieux : il n’y a pas de lieux sacrés où serait enfermé le divin. L’adoration est une attitude du cœur qui sait voir Dieu dans ce qui est vrai, juste, bon en toute femme, en tout homme quelque soit son appartenance ethnique ou religieuse.

Quel chemin cette parole ouvre-t-elle dans mon cœur ?

 

6ème piste : Entendre : « JE LE SUIS, moi qui te parle »

Jésus s’approprie la révélation faite à Moïse au Sinaï (Ex 3/14).  Il est Dieu.Cela fait de ce texte un des plus hauts sommets de révélation de tous les Evangiles. Ce don de révélation, il le fait à une femme méprisée.

Peser combien Jésus subvertit ainsi les privilèges et les pouvoirs: sa plus haute révélation, il l’adresse à une personne méprisée socialement. Comment cela résonne-t-il en moi ?

 

7ème piste : Regarder la femme qui laisse sa cruche, court en ville et dit…

Cette femme a été appelée par Jésus à une relation intime de connaissance et d’amour avec lui. De cet appel vient sa vocation : être apôtre du Christ. Elle laisse sa cruche comme d’autres ont laissé leurs filets. Elle n’en a plus besoin car, maintenant, elle va devenir apôtre de l’eau vive que donne Jésus. Un apostolat fructueux puisqu’elle est la seule dans tout l’Evangile à avoir converti une ville entière !

 

Comment résonne en moi le geste de cette femme de lâcher sa cruche ?

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:46

Bousculée, ces derniers temps, j'ai fait ma crèche le 24 au soir, en guise de veillée. J'ai rajouté un carton pour agrandir l'espace, sur mon bureau. Puis j'ai déposé comme d'ordinaire mes nombreux santons, personnages et animaux, figurines placées comme fèves dans les galettes des rois par les boulangers...J'y ajoute aussi mes objets « reliques » créés par les enfants de l'IME et aidé/es par des bénévoles du Centre Social, une botte rouge qui représente « nos petits souliers » et qui indique au père Noël où déposer les cadeaux et un sapin fait par mes enfants lorsqu'il-elle étaient à l'école maternelle... et les premiers travaux de mes petits-enfants...Cette année, j'ai rajouté de nombreux petits cailloux et des petites plumes ''duvet'' que j'ai ramassés lors des mes déplacements à pieds...

Je montre ma crèche, avec joie, à toute personne venant nous rendre visite. Et j'entends, à chaque fois, la même question :

 Mais où sont les rois mages ? »

-« Ils sont éparpillés dans la foule. Il y en a 2 ici, d'autres là... »

Mais toute cette joie que je ressens en regardant cette crèche, je ne sais pas le dire... Puis, je commence à comprendre que c'est ma vie que je vois dans cette crèche, la foule de mes rencontres. Je suis là, au milieu de tout ce monde. Les cailloux que j'ai déposés, ce sont les pierres contre lesquelles j'ai butées et j'ai déposé mon fardeau en faisant cette crèche. Les plumes sont la douceur de toutes ces amitiés que je découvre, au jour le jour.

Pierre, mon GRAND petit homme me dit :

« les pierres te montrent le chemin. »

« Je me suis cognée dessus, surtout ! Mais, il est vrai que leur présence m'a tout de même pousser à trouver une route nouvelle...et, merci à ces plumes-douceur que j'ai commencé à ramasser, sans trop savoir pourquoi ! » 

Je commence alors à comprendre le message de mon frère. « L'église saint Pierre contient une crèche un peu particulière. Au cœur même des '' jetables''... une présence ! Elle a fait pleurer les voisins quand nous leur avons demandé s'ils pouvaient nous obtenir de vieux pneus. « Comment cela ? Vous pensez à nous ? » Je ne pouvais rêver mieux... un vrai Noël ! »

 Et moi, est-ce que j'ai demandé quelque chose ou une aide à mes voisins, pour mettre dans ma crèche ?

Joyeux Noël !

Tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

Alice

 

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 20:30

Une des grandes joies de mes études de théologie a été la lecture du Traité fondamental de la foi.

 

Il m’a en particulier permis d’élargir ma conception de la révélation avec son concept d’autocommunication.

 

L’autocommunication  est une manière de parler de la Révélation, non au sens d’un contenu mais au sens que Dieu se donne, se communique,  et où l’homme est l’évènement de cette autocommunication. « Du fait qu’il a humanité, il y a événement d’une autocommunication de Dieu. »

 

Les avantages de cette position sont fondamentales.

*D’abord, fonder une théologie de l’histoire universelle : c’est toute l’histoire humaine qui a pour fondement et finalité l’autocommunication de Dieu.

*Ensuite, universaliser la révélation : c’est tous les hommes de tous les temps qui sont rejoints par cette autocommunication et donc en capacité de trouver Dieu, d’être ouvert à lui.

Cela maintient le concept fondamental de la foi qui est l’initiative gratuite de Dieu, le don premier de la grâce, mais en la comprenant comme toujours donnée, en tout temps, en tout lieu, en tout homme. L’autocommunication porte en elle-même la possibilité pour tout homme d’y répondre.

Et d’y répondre d’une manière qui n’est pas exclusivement à caractère religieux. Elle peut se réaliser dans le profane de l’existence. Ce qui fait du monde, une médiation de notre réponse à Dieu. Là où l’homme existe comme humain c’est à dire sujet, liberté, responsabilité.

 

 Les conséquences les plus importantes sont :

*Une manière de comprendre la dogmatique catholique du salut par la foi en ne la limitant pas à l’accueil de la révélation vétéro et néotestamentaire.

*Une inclusion de toute religion dans la révélation car il y a une histoire universelle de la révélation partout où il y a histoire de l’humanité. Il y a donc possibilité de trouver en toutes religions une histoire de la révélation réelle authentique, mais cependant non achevée car elle ne l’est qu’en Jésus-Christ, et donc tendant vers le Christ.

*Pour cela il ne faut pas concevoir l’Ancien Testament comme un contenu. Ce n’est pas le contenu de son histoire qui fait de lui une histoire de révélation mais l’expérience reconnue d’un partenariat avec Dieu. C’est l’acte d’interprétation de son histoire qui est révélation. Dire cela, c’est rendre possible ce type de révélation en d’autres lieux et d’autres peuples. C’est aussi délivrer totalement l’Ancien Testament de toute utilisation fondamentaliste.

 

K.RAHNER, Traité fondamental de la foi, Centurion, 1983, 5ème étape, Histoire du salut et de la Révélation, p 163 à 202

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