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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 20:23

 

Heureusement qu’il y a les nouvelles/news pour en parler !

 

 

 

 

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/plaisirs-articles-section/bouger/3496-la-france-remporte-le-tournois-des-vi-nations-et-le-grand-chelem


La France remporte le Tournois des VI nations et le Grand Chelem


Mis en ligne le 17/03/14 I Rédaction par Isabelle Germain

19-15, face à l’Irlande. Les Bleues ont remporté le quatrième Grand Chelem de leur histoire à Pau dans un stade euphorique... Et dans l’indifférence de médias récalcitrants au sport féminin.


Ce n’est pas une blague, la France a bel et bien remporté le Tournois des VI nations cette année... mais un tournois féminin. Alors, point de commentateurs extatiques. Pas de reportage dans le principal quotidien sportif l’Equipe (pourtant subventionné par des fonds publics à hauteur d’environ 4 millions d’euros). Pas de glorieux « elles ont du cœur les petites » avec l’accent chantant du sud-ouest. Et pourtant, elles en ont du cœur ces joueuses. La plupart d'entre elles prennent des congés sans solde pour honorer ce tournois et s’entrainent dans des conditions matérielles compliquées.

Mais étant donné le peu d’écho qui est donné à leur performance, il est probable qu’elles poursuivent leur aventure sans grands moyens. Elles ont fait vibrer le stade du Hameau de Pau ainsi que le raconte le site rugbyrama qui voit les Françaises sur le toit de l’Europe. Elles ont su donner du plaisir à leur public. Mais chut, elles ne feront pas l'ouverture des journaux télé. Un progrès tout de même :le match a été transmis sur France 4 vendredi dernier.

Tabou

Le sport féminin semble encore être tabou. Ce lundi, le CSA faisait connaître sa désapprobation concernant le traitement journalistique des JO féminins de Sotchi sur le service public. Le tandem Monfort /Candeloro ayant à plusieurs reprises glosé sur le physique des sportives et fait des allusions à leur vie privée. Un comportement qui reflète le traitement du sport féminin dans les médias mainte fois dénoncé par les sportives lasses d’être réduites à une fonction décorative (voir Marion Bartoli fait mouche)

Le sport féminin est subversif aux yeux de ceux qui considèrent que « la » femme doit être sexy sans autre forme de procès. Et ils le font savoir dans les micros que le service public leur confie. Il faudra attendre que les mentalités des journalistes sportifs évoluent pour que le rugby, sport dit « viril mais correct » sorte de l’ombre quand il est joué par des femmes.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 14:19

femme-adultere.jpg

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 8 verset 1 à 12

 

Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.  Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait.  Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,  ils disent à Jésus : "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.  Or dans la Loi Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ?"

 Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin d'avoir matière à l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.  Comme ils persistaient à l'interroger, il se redressa et leur dit : "Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !" Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.  Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.  Alors, se redressant, Jésus lui dit: "Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ?"  Elle dit : "Personne, Seigneur." Alors Jésus dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus."

 De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit : "Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie."

 

1-Première piste :

Regarder cette femme : on veut la faire mourir dans les souffrances d’une lapidation. Prenons conscience de son angoisse, pour peser davantage l’immense gratitude qu’elle a dû avoir envers Jésus, qui l’a sauvé de cette mort.

Descendre en moi-même. Quelle expérience ai-je d’être sauvé-e ? De quoi ? Comment ?

  

2-Deuxième piste :

 « Surprise en adultère »….Et pour cela, elle va mourir.

Me rendre compte de la disproportion entre l’acte et la mort qu’on veut lui infliger : cela vient d’une conception patriarcale, qui fait de la femme une possession du mari.

Laisser monter en moi une sainte colère contre les injustices et les violences faites aux femmes, aujourd’hui aussi et un peu partout.

M’interroger : comment est-ce que je participe à l’acte sauveur du Christ ? Quelles actions sont à ma portée ?

 

3-Troisième piste :

Regarder Jésus et cette femme.

Cette femme est accusée et risque la mort.

Mais Jésus aussi : on veut le piéger pour pouvoir l’accuser.

Un jour, ce sera lui qui subira le supplice.

Et ceci à cause de ses attitudes de libération, comme celle qu’il a eue vis à vis de cette femme.

Ce sont de telles attitudes de liberté, de telles prétentions et actes de miséricorde, ce sont ses paroles, ses options, ses décisions, ses actions  qui seront rejetées et le conduiront à la  mort.

En sauvant cette femme, il s’est exposé à l’hostilité et à la haine qui se cachent sous le zèle.

Contempler le Christ qui va jusqu’au bout de la fidélité à ce qu’il croit, jusqu’à en risquer sa vie.

  

4-Quatrième piste :

 « Se baissant, il se met à écrire avec son doigt sur le sol ».

Regarder ce geste. Quel est son sens ?

Une manière de refuser le piège qu’on lui tend ?

Une manière de stopper le flot de haine par son silence ?

Une manière de se donner du temps pour sortir du piège ?

Demander à l’esprit Saint qu’il m’inspire pour entrer dans la / les significations de ce geste.

 

5-Cinquième piste :

 « Que celui qui est sans péché lui jette le premier la pierre »

En disant cela Jésus renvoie chacun à lui-même.

Aucune parole qui les accuse. Mais une parole qui permet à chacun de faire un travail de vérité qui libère.

Ce faisant il prend un risque mais il espère en la capacité de chacun de se reconnaitre pécheur.

Il espère que tous vont renoncer au meurtre.

Admirer la pédagogie de Jésus et son espérance.

 

6-Sixième piste :

« Personne ne t’a condamnée ?...je ne te condamne pas »

Tout le monde est parti, il ne reste que Jésus, le seul juste qui, lui, ne condamne pas.

Les regarder tous les deux, face à face.

Entendre la parole de délivrance : je ne te condamne pas

L’entendre pour moi.

 

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 14:10

Je vous partage un coup de cœur.

J’aime beaucoup.

Une musique qui donne envie de danser

 

et de vivre à plein!

 

 

https://www.youtube.com/ watch?v=K8mY18e74HQ 
https://www.youtube.com/watch?v=lN7UoIlHi90 
https://www.youtube.com/watch?v=_6p37NrUSxo

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 21:06

 

Mc 9/33-37

33 Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »

34 Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

35 S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

36 Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit :

37 « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

 

Les disciples ont vraiment du mal à entrer dans l’esprit de Jésus.

Ils se disputent pour savoir qui est le plus grand.

Mais cette question est intéressante car elle est aussi la nôtre.

Nous aussi nous sommes travaillé-es par cette question : Qui est le plus grand ?

Cela interroge nos échelles de valeur.

Qu’est-ce qui est grand pour nous ? Qu’est-ce qui est le plus grand ?

C’est à chacun, chacune d’y répondre.

Mais encore plus intéressant, c’est de confronter nos réponses à la réponse de Jésus. Que dit-il ? Que répond-il ?

 

Sa réponse d’abord, c’est de changer  le contenu de la question.

Non pas le plus grand mais le premier. Non pas de l’ordre du quantitatif : le plus grand, mais de l’ordre de ce qui est prioritaire, le premier.

Le premier pour lui, c’est le dernier

Le premier pour lui, c’est le serviteur

Le premier pour lui, c’est l’enfant

 

Il nous faut saisir la révolution spirituelle que Jésus instaure par cette réponse en se rappelant qu’il va ainsi à contre-courant de la mentalité de son temps : dernier, serviteur et enfant sont dévalorisés dans la société qui est la sienne.

 

Et pour en saisir toute la portée, il faut aussi regarder le Christ.

Ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait ! Ce qu’il dit c’est ce qu’il vit.

Ces trois réponses de Jésus sont en fait ses choix à lui, ce qu’il a choisi.

Il sera le dernier des derniers sur la Croix.

Il se définit comme celui qui sert.

Il s’est fait enfant dans son Incarnation.

 

C’est sa manière à Lui d’être premier. Son choix, Son ambition.

Car il s’agit bien d’être premier mais à la manière du Christ.

Contemplons donc Jésus : dernier, serviteur, enfant.

Contemplons Dieu ainsi.

Car regarder Jésus, c’est regarder l’image de Dieu, l’icône de son visage.

Entrons dans l’étonnement de la subversion que Jésus introduit ainsi dans l’image de Dieu.

Dieu dernier, Dieu serviteur, Dieu enfant.

 

Accueillons le Christ en accueillant ceux et celles que l’on dévalorise.

 

 

Accueillons-le qui va se donner dans la petitesse d’un morceau de pain.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 20:26

Rencontre inter-culturelle au Togo

Du 4 au 25 aout 2014


Une video de présentation du projet

https://www.youtube.com/watch?v=CZTOgwrH06U

 

Et un WEpour se décider à l’aventure

Pour toutes les jeunes femmes intéressées,
WE d'info, de préparation et d’aide à la décision

les 22 et 23 mars prochains à Paris
=>

Tentée mais pas encore sûre ? Ce WE est pour toi !
Sûre et motivée ? Ce WE est pour toi !


Contact: propositiontogo@gmail.com
Event Facebook: Cénacle Togo 2014

Contact en France : Sr Anne-Catherine

03 27 38 07 70

Skype : annecatherinesimon

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 16:54

Lettre au pape François

Résidence Santa Maria

00120 Cité du Vatican

 

Cher François, mon frère,

 

Merci, François, de nous avoir donné la parole, à nous, laïcs-laïques en Église, pour la préparation du synode sur la famille. La famille n'est pas une cellule qui vit en vase clos. Elle vit des relations avec les autres. La vie de famille et en famille ne concerne pas uniquement sexualité et procréation !

 

Merci, François, pour certains de vos messages ! J'ai aimé celui du 23/01/14 sur la ''communication''. Ce texte me parle et m'a suggéré une 5ème réponse à mes frères évêques.

 

Par contre, je n'ai pas aimé l'épisode de la moto ou des 2 motos qui vous ont été offertes... En revendre une, ...même … pour aider les pauvres. !.. Enfin, c'était un cadeau empoisonné.

Je n'ai pas aimé votre manque d'accueil vers François Hollande. Votre visage non-avenant alors qu'on vous montre toujours tellement souriant. Vous receviez un chez d'état qui a été élu par le peuple et, en tant qu’électrice, citoyenne, je me suis sentie humiliée pour mon pays. Vive la démocratie !

Je n'ai pas aimé la canonisation aussi rapide pour Jean-Paul II. Le Vatican est-il gagné par l'ère du zapping ?

Je pense à Damien de Veurster avec les lépreux, l'abbé Pierre avec ses compagnons d’Emmaüs, l'abbé Joseph … fondateur d'ATD-Quart-Monde, sœur Emmanuelle avec ses chiffonniers, à Laurette Lepage canadienne qui a été vivre dans un « dépotoir» au Brésil, qui s'est tellement engagée que le Brésil l'a expulsée et qui mérite à être connue.

 

Merci, François, pour votre texte pour les JMJ 2014 « la force révolutionnaire des Béatitudes ».

J’aime : « le courage de la sobriété et de la solidarité, contre l'indifférence, apprendre des pauvres ». Comment vivre dans ma vie ce « Bienheureux, Bienheureuses les pauvres !» ?

Aller vers les pauvres, les écouter, apprendre par eux, par elles ou même avec... Allez vers les pauvres comme le Christ demande un service à la Samaritaine mais ensuite, Il se révèle à elle et sa vie est bousculée. Aller vers les pauvres, écouter et partager ce qui fait ma vie pour marcher ensemble. « Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir » dit-on. Faire un sourire, inviter à une fête ou … Oui, cela a été pour moi des instants merveilleux car j'ai reçu, en retour, une telle joie exprimée, venant de l'autre ! Mais ma plus belle joie, je l'ai eu par un immigré lorsque j'ai accepté son café. Nous étions plusieurs à être présent-es lors du changement des logements pour les différentes familles d'immigré-es. Ces familles étaient en logements d'urgence durant tout l'hiver mais elles ne devaient pas ''s'installer'' donc on les fait changer de lieu toutes les 72h ou toutes les semaines. Nous avons pu constater, au fil des semaines, pour ces familles, le délabrement de la santé dû à ce règlement. Notre seule force consistait à être présent-es avec elles lors de chaque déménagement... Me trouvant devant une machine à café en compagnie d'un père de famille, je voulais lui en offrir un. Mais lui aussi, avait cette même idée. Après une courte hésitation, j'ai accepté et j'ai vu, alors, une telle lueur de joie dans ses yeux que j'ai compris ce que signifiait pour lui ce simple geste : Il n'était plus l'éternel assisté, il retrouvait sa dignité humaine... Savoir recevoir de l'autre. Puis partager !

Vous parlez aux jeunes, mais eux, vous parlent-ils? Mais, elles, vous parlent-elles ? Ils-elles seront amené-es à chercher des routes nouvelles .l' Esprit les conduira sur des routes nouvelles. Donc, je renouvelle ma confiance en la jeunesse.

Faire confiance et m'émerveiller comme le Christ s'est émerveillé de la foi de chaque personne qui allait vers Lui, pour Le voir, L'écouter, Le toucher... Le Christ ne parle pas de nos mauvais penchants mais Il nous dit son Amour...

 

Par contre, François, je n'ai pas aimé votre catéchèse sur l'eucharistie : « Aller à la messe le dimanche car '' c'est beau de vivre cela !''   » Ce texte ne me parle pas. Tout d'abord parce que je ne vais plus à la messe depuis longtemps ! (Plus de 30 ans, rejetée ainsi que Pierre, par le curé d'alors et de la communauté paroissiale). François, vous avez dit votre souci des personnes blessées en l’Église. Vous avez dit aussi votre souci de trouver des routes nouvelles...

Nous avions chanté, à notre mariage, '' l'Esprit vous conduira sur des routes nouvelles »... Nous ne pensions pas que cela arriverait si vite et il nous a fallu trouver par nous-mêmes ce chemin. Nous avons renoncé à ces signes religieux mais en gardant notre foi au Christ et en son message d'amour.

Vous dites : « cela est beau ». Mais, cela n'est pas facile à partager. Nous chantons : « Partager ton pain, partager ta vie. Partager tes joies, partager tes peines. Partager, toujours partager. »

Notre joie, on a envie de la communiquer aux autres mais partager ses soucis, ses peines, ses doutes, cela est plus difficile, il faut une bonne dose de confiance ! Une confiance sans faille en l'autre. Je commence seulement maintenant à pouvoir me confier à des ami-es qui m'ont écoutée, cela m'a permis de retrouver une sérénité et je peux les remercier... Par contre, je pense qu'il est encore plus difficile de partager ce que l'on trouve beau. Partager la beauté d'une poésie d'une œuvre d'art, d'une poésie, d'une sculpture, d'une peinture, d'une chorégraphie pour une danse, d'une musique ...Cela est loin d'être évident. Un proche m’avait envoyé un texte d'un Père de l’Église. Pour lui, ce texte est admirable ! Pour moi, je n' y ai vu qu' une affirmation justifiée par des « parce que c'est comme cela ». Donc ce texte ne me parle pas. Je dirai la même chose pour votre texte sur l'eucharistie. Vraiment, François, si c'était si beau que cela d'aller à la messe et de communier, vous ne supporteriez pas une seconde de plus que certaines catégories de personnes soient interdites de communion.

J'ai encore, en tête, la mélodie que chantait le moine, lors de nos messes à la faculté catholique : « prenez et mangez en tous... prenez et buvez en tous... » je dirai maintenant : « tous et toutes » mais vous, vous avez oublié ce mot important « TOUS » qui est dans l'évangile de st Matthieu : « prenez et buvez en tous ». « Tous et Toutes » cela est important, cela rappelle le caractère choquant de l'exclusion actuelle. … Vous expliquez, dans ce texte, différents symboles comme l'ambon : « Cela indique que l'on se rassemble là pour écouter le Seigneur qui parle à travers les Saintes Écritures, et donc la nourriture que l'on reçoit est aussi sa parole. »

Alors, puis-je vous inviter à ouvrir une route nouvelle. Entendre la Parole, non seulement dans la lecture de textes mais aussi, à chaque instant, en tout lieu, en toute occasion, dans une vie remplie de rencontres. Dieu me parle à tout moment, dans le silence de ma chambre comme dans le brouhaha de la foule, d'une manifestation, d'une marche avec d'autres. Dieu me parle lorsque je lave la vaisselle ou le sol comme lorsque je joue aux cartes avec d'autres, lorsque je m'engage, je lutte pour refuser les discriminations, une hiérarchie, pour la justice, la liberté, l'égalité, la dignité...Je dis cela, avec assurance, depuis que j'ai pris au sérieux cette réponse, d'un évêque : « le Règne, c'est la rencontre avec le Seigneur. C'est dans un cœur dénudé qu’Il peut trouver place. ». Oui, magnifique réponse ! La hiérarchie catholique veut bien nous accompagner tant qu'on se laisse guider. Alors elle remplit sans nul doute, sa fonction de « Pasteur » ! Mais, maintenant, on ne me répond pratiquement à chaque fois, que par le silence, un silence qui veut dire : « pas de temps à perdre avec cette rebelle ! »

 

En cette année 2014, en marche avec le peuple élu de Dieu, l'humanité toute entière, en toute confiance, dans la joie de l'écoute et du partage, dans la paix du Christ, dans l'Espérance, dans l'Amour...... …. Que l'Amour jaillisse de nos vies.

 

Alice Damay-Gouin

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 17:38

Les chansons peuvent être aussi des lieux de méditation quand elles ont goût d’Evangile.

Celle-ci est chantée par Zaz  sur des paroles de Jean-Jacques Goldman

Voici les paroles et vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous:

 

https://www.youtube.com/watch?v=W4DTYmmTsyQ      

 

Si j'étais l'amie du bon Dieu.
Si je connaissais les prières.
Si j'avais le sang bleu.
Le don d'effacer et tout refaire.
Si j'étais reine ou magicienne, 
princesse, fée, grand capitaine,
d'un noble régiment. 
Si j'avais les pas d'un géant.

Je mettrais du ciel en misère,
Toutes les larmes en rivière,
Et fleurirais des sables où filent même l'espoir 
Je sèmerais des utopies, plier serait interdit,
On ne détournerait plus les regards.

Si j'avais des milles et des cents, 
Le talent, la force ou les charmes,
Des maîtres, des puissants.
Si j'avais les clés de leurs âmes.
Si je savais prendre les armes,
Au feu d'une armée de titans.
J'allumerais des flammes,
Dans les rêves éteints des enfants.
Je mettrais des couleurs aux peines.
J'inventerais des Éden.
Aux pas de chances, aux pas d'étoiles, aux moins que rien.

Mais je n'ai qu'un cœur en guenille, 
Et deux mains tendues de brindilles.
Une voix que le vent chasse au matin.
Mais si nos mains nues se rassemblent,
Nos millions de cœurs ensembles.
Si nos voix s'unissaient,
Quels hivers y résisteraient ?

Un monde fort, une terre âme sœur,
Nous bâtirons dans ces cendres
Peu à peu, miette à miette, 
goutte à goutte et cœur à cœur.
Peu à peu, miette à miette, 
goutte à goutte et cœur à cœur.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 13:51

Dans son livre « Comprendre ce que l’on croit ». [1]Henri Bouillard part de la conviction que l’effort d’intelligence de la foi doit aujourd’hui se confronter aux raisons de ceux qui ne croient pas.

Cette conviction me semble fondamentale et c’est faute de cette démarche que les théologies des siècles précédents se sont sclérosées dans un langage répétitif.

Bouillard constate que face à une éthique autonome du monde sécularisé, la morale chrétienne se présente, malheureusement  comme venant d’ailleurs et visant ailleurs, selon une triple extériorité (hétéronomie).

*Extériorité d’un commandement divin.

*Extériorité d’un ailleurs eschatologique.

*Extériorité d’un pouvoir que s’attribue l’Eglise pour définir la morale et en préciser les applications.

 

1- Extériorité d’un commandement divin 

Cette extériorité subsiste malheureusement,  dans la manière de présenter les commandements de Dieu, aujourd’hui encore. Cela consiste à penser et faire croire que Dieu aurait comme dicté des commandements. Ce sont des restes de pensée archaïque où ce qui relève simplement de la coutume se donne comme exprimant l’ordre sacré du monde et confère indument  à la coutume son caractère absolu.

Alors que « ce qu’Israël recevait comme loi divine, c’était la loi que ses chefs, ses prophètes et ses scribes avaient  progressivement conçue et dégagée, sous la lumière que Dieu leur accordait ».

Il faut donc dire que cette loi qui va se purifier peu à peu, n’est pas diktat extérieur mais ce que chacun de nous cherche, désire pour un vivre ensemble.

Dieu ne commande donc pas de l’extérieur mais du fond de notre être-au monde par le fait qu’il en est le Créateur. Dieu ne commande pas, il fonde le commandement, comme une exigence de sens et de cohérence au sein des conduites humaines.

*La 2ème critique d’hétéronomie concerne l’orientation  eschatologique.

L’extériorité ici serait d’attendre seulement de Dieu et  reléguer dans le futur, l’instauration d’un Royaume de justice et de paix. Cette conception a justifié pendant des siècles la résignation.

Cela rejoint la critique de Marx. Critique justifiée à bien des égards et dont le christianisme moderne a essayé de relever le défi. La tâche théologique à réaliser est  donc de penser cette orientation eschatologique de manière à ne pas détourner des tâches à accomplir et ne pas justifier le désordre établi. La penser et la vivre comme un levier pour soulever les humains au-dessus de l’égoïsme et de le porter à des entreprises généreuses.

Pour cela, Bouillard ensuite fait une distinction entre inspiration et  détermination. La morale évangélique inspirée par l’amour de Dieu et l’attente de son règne, inaugurée par Jésus-Christ est de l’ordre de l’inspiration (Dieu inspire mais c’est à nous de concevoir comment le réaliser concrètement) et non de la détermination (la détermination de cette morale ne vient pas de Dieu, ce sont les règles de conduite, empruntées aux philosophies, fruit de la raison).

Dire cela  permet d’intégrer des valeurs nouvelles qui surgissent dans la conscience de l’humanité. Cette manière de voir permet d’intégrer de nouveaux progrès de la conscience humaine comme par exemple le développement des droits Humains.

*La 3ème critique vient du pouvoir que l’Eglise s’attribue : Bouillard critique la prétention du Magistère  à formuler des définitions et de donner des directives non seulement sur des grands principes mais aussi des directives plus précises, dans les sphères politique, économique, sociale, familiale, en s’estimant compétente pour apprécier les conduites humaines et pour juger la valeur éthique des comportements.

L’auteur pose cette question : comment l’intervention de l’Eglise peut-elle respecter l’autonomie morale d’un monde qui se considère comme adulte ? Quelle est la part d’infaillibilité de ces interventions ?  Sa réponse est d’une grande clarté : Cette infaillibilité porte sur la fidélité essentielle au message évangélique, sur la rectitude des définitions solennelles mais ne porte pas sur la perfection de chacun de ses jugements. Le passé est là pour nous rappeler les erreurs de jugement de l’Eglise dus à sa résistance à des valeurs nouvelles. Résistances qui ne procédaient pas de l’Evangile mais d’un attachement trop humain à un état de la culture ou un ordre social périmé.

 

Ceci amène Bouillard à voir de quelle manière et à quelle condition, il est possible de parler de « loi naturelle »

La loi morale ne réside pas, n’est pas déterminée, par l’ordre du cosmos, dans la nature biologique commune aux hommes et aux animaux. Elle ne peut qu’être anthropologique, dérivée du sens de l’Humain, du sens des relations inter-humaines.

Elle peut tenir compte de la nature biologique mais elle doit la rapporter à l’accomplissement personnel et social de l’Humain.

Elle doit tenir compte de la condition historique de la loi naturelle : ses modes d’existence varient selon les temps et les lieux, donc l’expression de la loi naturelle est sujette à variations. Ce n’est donc pas un code uniformément inscrit en tout cœur humain. Ce ne sont pas des règles, préformées en lui dès l’éveil de sa raison.

En fait la loi naturelle est la raison elle-même comme pouvoir de discernement du sens des conduites, au sein de diverses situations. La loi naturelle est le sens même que l’Humain discerne plus ou moins clairement à partir de telle situation concrète et dans les limites de son conditionnement historique. La loi naturelle est sens discerné par la raison.

Ceci devrait amener l’Eglise à un positionnement de dialogue acceptant d’écouter le jugement critique de tous ceux qui se veulent raisonnables et moraux, et voulant bien s’engager dans un dialogue. Se voulant gardienne, l’Eglise ne peut se penser comme la source unique de la loi naturelle, sa mission doit se faire dans l’écoute des autres, en cherchant un accord avec eux.

L’enjeu, c’est de respecter  l’autonomie de l’Humain découvrant et réalisant lui-même le sens de ses activités terrestres.

 

 

 

H.BOUILLARD, Comprendre ce que l’on croit, Paris, Aubier-Montaigne, 1971

H.BOUILLARD,déjà cité p 75

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 20:01

banniere municipales1

Voici un communiqué du réseau Uniopss-Uniopss

 

Nous avons le plaisir de vous adresser le Plaidoyer porté par le réseau Uniopss-Uriopss à l'occasion des élections municipales et intercommunales qui se dérouleront les 23 et 30 mars prochains.

Nous vous incitons à relayer ce texte localement. En effet, toutes les parties prenantes, administrateurs, équipes, usagers peuvent utiliser ce plaidoyer pour sensibiliser les candidats.

Comme vous le savez, le diagnostic en provenance du terrain est préoccupant. La hausse du chômage et l’augmentation des inégalités aggravent notre climat social. Dans ce contexte tendu, les élus des communes et des territoires intercommunaux, qui agissent au plus près de la vie quotidienne des personnes, ont un rôle majeur à jouer.

Ce plaidoyer, volontairement transversal, fruit du travail collectif du réseau Uniopss-Uriopss et des associations de solidarité, s’inscrit dans la continuité des propositions portées par l’Uniopss dans sa plateforme pour l’élection présidentielle de 2012, axées sur la restauration de la cohésion sociale.

Intitulé « Pour une commune solidaire, cœur du vivre ensemble », il s’articule autour de trois idées force :

  • l’égal accès aux droits pour tous (logement, santé, services…),
  • le renforcement du tissu social et la lutte contre toute forme d’exclusion,
  • le soutien des initiatives solidaires sur les territoires. 

Il rappelle par ailleurs l’importance de la solidarité entre les communes, par une mutualisation des moyens, ainsi que la nécessité de renforcer les services à la population et de développer la cohérence des actions et des politiques publiques sur un territoire.

A l’heure d’échéances électorales décisives, il est essentiel que nous nous mobilisions pour relayer ces propositions et faire ainsi entendre la voix collective des acteurs privés non lucratifs, engagés dans les champs sanitaire, social et médico-social au service des personnes vulnérables et fragiles.

 

> le plaidoyer
> le communiqué de presse

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 14:18

Carême 2014 de Notre Dame du Web
(centre spirituel ignatien sur internet)

« Avec le Christ, je suis crucifié... mais... c’est le Christ qui vit en moi. »
(Gal 2,19b.20)

 

Cette année, Notre Dame du Web (www.ndweb.org) vous propose de vivre le Carême au rythme des 14 étapes d'un chemin de Croix contemporain créé par Pierre ARLET, et exposé dans la basilique saint Sernin à Toulouse.

Chaque semaine, nous verrons comment la contemplation de cette œuvre d'art entre en résonance avec ce que vit le monde, notamment avec des chants d'artiste contemporains. Une méditation guidée vous permettra de vous préparer jour après jour à vivre la grande fête de Pâques. Celle ci sera accompagnée d'exercices pratiques qui nous permettrons de vivre concrètement au cœur de notre quotidien cette démarche.

Enfin, avec Vers Dimanche, nous prierons les évangile des dimanches de Carême, avec une piste quotidienne.

 

Chaque semaine vous retrouverez donc :

une méditation guidée sur deux stations du chemin de Croix de la Basilique saint Sernin.

un chant d'artiste contemporain pour sentir comment cette réalité de la Croix habite notre monde.

des exercices pratiques pour vivre ce Carême au plus concret de notre quotidien.

des pistes pour prier sur les évangiles de ce temps de Carême avec « Vers Dimanche »

 

Original, contemporain, numérique et spirituel : Un Carême pour aujourd'hui avec NDWeb.  

 

 


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