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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 09:39

 

 buisson-ardent-2.jpg

 

1ère piste :

le verset 1 : « Moïse faisait paître le troupeau de son beau-père Jéthro »

C’est important de regarder ce travail de berger qu’accomplit Moïse car ainsi on peut se rendre compte que Dieu rejoint Moise au milieu de son travail. C’est parce qu’il mène son troupeau, donc fait son travail, qu’il parvient à la montagne de Dieu. Je vous invite à rester à regarder cela. Un travail « profane » peut être le lieu pour chercher et trouver Dieu . Important car on a parfois inconsciemment la fausse idée que les choses sont un obstacle et qu’il faudrait les fuir pour être vraiment à Dieu. Non, ce monde nous a été donné pour qu’il soit médiateur de notre amour pour Dieu. Prendre soin du monde, des autres, de soi est expérience spirituelle.

Regarder cela au cœur de votre vie. Qu’est-ce qui dans l’usage que je fais des choses, du monde, de ma vie, du temps, de l’argent, est une aide pour trouver Dieu et l’aimer.

En regardant Moise prendre soin de son troupeau, regarder en quoi les actes de ma vie dans son plus concret et son plus humain sont une aide pour louer Dieu, sont expérience spirituelle.

2ème piste

le verset 2 : « Dieu lui apparut dans une flamme de feu du milieu du buisson. Il regarda : le buisson était en feu et le buisson n’était pas dévoré.» 

Regarder le buisson qui est en feu et pourtant ne brûle pas.

Comprendre que la présence de Dieu est éclairante comme feu,  réchauffante comme un amour mais qu’en aucun cas, elle ne détruit !

Je prends le  temps de regarder cela, pour laisser mon cœur entrer dans l’abandon, la disponibilité, dans la certitude que Dieu ne veut que du bon pour nous.

3ème piste: 

 le verset 4 : « Moïse, Moïse…me voici »

Entendre ces 2 mots

Celui de Dieu : Moïse

Celui de Moïse : me voici

Les entendre pour moi et entendre mon prénom

Dire comme Moïse, un « me voici inconditionnel », l’inconditionnel de la confiance

4ème piste:

le verset 5 : « le lieu où tu te tiens est une terre sainte »

Dieu déclare cette terre sainte : elleest le  lieu d’une rencontre cœur à cœur avec Moïse

Oui la terre de notre vie est sainte. Donc un appel à en prendre soin.

Entendre cet appel. Appel à  prendre soin de ma vie, de dire des oui à ce qui sanctifie ma vie, de dire des non à ce qui l’abîme.

Entendre cet appel à investir mon désir dans ce qui accomplira vraiment ma vie dans l’amitié avec Dieu

5ème piste:

verset 6 à 10 : « j’ai vu la misère de mon peuple… »

Regarder le visage de Dieu qui se révèle en ces lignes : Dieu qui ne résigne pas à l’injustice, qui la voit et veut la combattre par nos mains.

Le désir de Dieu rejoint et réveille le profond désir de justice de Moïse

Ecouter la mission confiée à Moïse car on peut y entendre le désir de Dieu : Dieu nous révèle qu’il nous veut libres. En regardant le désir de liberté que Dieu a pour nous, sentir qu’il veut «  élargir l’espace de notre tente », ré-ouvrir notre vie.

Laissons entrer le souffle de cette liberté dans notre cœur pour que du neuf, de l’imprévu puisse advenir.

6ème piste:

verset 11 et 12 : « Qui suis-je ?…Je suis avec toi »

Laisser retentir cette question et la réponse. Sentir ce que cela ouvre en moi.

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:02

 

Moise

Ce dimanche, ce sera la 1ère lecture qui va retenir notre attention : cette rencontre de Moïse avec Dieu.

Et il me semble qu’il nous faut retrouver l’étonnement devant ce qui nous est dit dans ce texte que nous connaissons bien.

Retrouver l’étonnement parce que  l’habitude risque de nous voiler l’inouï de ce qui est révélé.

Retrouvons des oreilles neuves, retrouvons des yeux étonnés devant l’image de Dieu qui nous est présentée.

Quoi ! Un Dieu qui prend l’initiative de la rencontre alors que nous pensons d'abord à  l’effort de l’homme à la recherche de Dieu.

Ici c’est le contraire : Dieu qui va au devant, c’est Lui qui provoque la rencontre,  Dieu en quête  d’un dialogue ; Dieu rejoint cet homme Moïse au cœur même de ce qui fait son travail ; Dieu qui se découvre dans la banalité du travail quotidien et qui déclare ce lieu de la vie des hommes comme une terre sainte.

Quoi !  Un Dieu qui nous connaît par notre nom, un Dieu pour quelqu’un et pour chacun-e et qui nous appelle.

Etre appelé-e, c’est être attendu-e, espéré-e, reconnu-e.

Et surtout l’étonnement est à son comble quand nous découvrons que non seulement Dieu nous parle mais qu’Il a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, enfin un cœur pour souffrir de notre souffrance, enfin une volonté de nous délivrer : « J’ai vu la misère de mon peuple, j’ai entendu ses cris. »

Mais ce n’est pas encore fini… d’étonnement en étonnement :

Il nous est donné de voir un Dieu qui associe l’homme à Son projet, un Dieu qui ne  fait pas tout, tout seul : « Tu feras sortir mon peuple » dit-il à Moïse.

Un Dieu qui a voulu avoir besoin de nous pour que nous soyons la visibilité de Son cœur, de Ses mains, de Son amour.

Et puis encore et encore, ce dialogue de Moïse avec  Dieu. Etonnant ! Un Dieu avec qui on peut discuter, auquel on peut poser des questions, qui autorise un questionnement : « s’ils demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? »

Et Marie sera bien fille d’Israël dans cette dignité et liberté qu’elle aura apprise de son Dieu quand elle demandera à L’Annonciation : « comment cela se fera-t-il ? »

Laissons-nous bouleverser, étonner ! Aucune autre religion ne dit cela.

Et j’ai envie de dire : soyons fiers de notre foi, pas au sens d’un mérite de notre part mais d’une fierté d’admiration : qu’elle est belle notre foi, qu’il est beau notre Dieu. Notre beau et grand Dieu comme dit St Paul.

Soyons fiers pour nourrir en nous un vrai désir de dire ce Dieu auquel nous croyons, pour faire partager la joie de Le connaître et de L’aimer.

Soyons fiers et surtout restons dans l’étonnement, ne nous habituons jamais.

Mais j’ai aussi envie de dire laissons-nous bousculer par Dieu, bousculer par cette image que Dieu donne de Lui-même, cette image belle et bonne qu’Il révèle à nos cœurs étonnés.

Laissons-nous convertir parce que la conversion la plus urgente du Carême, c’est la guérison de nos fausses images de Dieu.

Et nous en avons un exemple qui est dénoncé dans l’Evangile de ce jour :

Croire qu’un massacre est une punition de Dieu!

Croire qu’une tour qui s’effondre en faisant 18 victimes est une punition de Dieu!

Vous savez cette fameuse expression : « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour qu’il m’arrive ce malheur ».

Image du dieu vengeur qui nous attend au coin de la rue pour nous punir et toutes les autres fausses images que nous traînons tous comme un fardeau et qui nous empêchent de nous abandonner dans la confiance comme un enfant dans les bras de ses parents, quand ceux-ci sont des parents aimants.

« Retire tes sandales » dit Dieu à Moïse.

Ces sandales à retirer, ce peut être pour nous, ces fausses images pour que nous puissions enfin nous approcher de la chaleur et de la lumière de ce Feu de l’amour de Dieu qui ne détruit rien ni jamais mais qui veut nous faire vivre en plénitude.

La conversion la plus urgente, la plus profonde, c’est la guérison de ces fausses images, car le péché a blessé notre intelligence de Dieu, a introduit son venin de suspicion.

C’est pourquoi nous avons tant besoin de nous laisser bousculer par Dieu, qu’Il vienne Lui-même contester nos fausses images. Il l’a fait, Il le fait par Sa Parole et Son Visage :

Parole de la 1ère Alliance comme ce texte de l’Exode.

Mais surtout Sa Parole et Son Visage qui est Jésus.

Notre prière dans ce temps de Carême peut se faire prière de reconnaissance et de gratitude :

« Merci Trinité toute sainte pour ce don de ce Visage révélé en Jésus, vérité sur Dieu que nous étions incapables d’imaginer ni d’espérer mais Visage  donné pour qu’enfin nos cœurs puissent contempler, adorer, aimer.

Beauté de Dieu qui seule peut nous combler. »

 

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 23:54

transfiguration.jpg

Evangile de Luc au chapitre 9 verset 28 à 36

 [28] Or il advint, environ huit jours après ces paroles, que, prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il gravit la montagne pour prier.

[29] Et il advint, comme il priait, que l'aspect de son visage devint autre, et son vêtement, d'une blancheur fulgurante.

[30] Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Elie

[31] qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem.

[32] Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil. S'étant bien réveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui.

[33] Et il advint, comme ceux-ci se séparaient de lui, que Pierre dit à Jésus : "Maître, il est heureux que nous soyons ici ; faisons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie" : il ne savait ce qu'il disait.

[34] Et pendant qu'il disait cela, survint une nuée qui les prenait sous son ombre et ils furent saisis de peur en entrant dans la nuée.

[35] Et une voix partit de la nuée, qui disait : "Celui-ci est mon Fils, l'Elu, écoutez-le."

[36] Et quand la voix eut retenti, Jésus se trouva seul. Pour eux, ils gardèrent le silence et ne rapportèrent rien à personne, en ces jours-là, de ce qu'ils avaient vu.

 

Le sens de cet Evangile est bien connu. Jésus vient d’annoncer à Ses disciples, Sa mort prochaine. Par la Transfiguration, il leur annonce Sa Résurrection. Il leur révèle aussi la gloire de Sa divinité.

Cet Evangile doit être lu avec tout son arrière-fond biblique.

Je vais seulement m’attarder sur trois points :

le sommeil des apôtres

la suggestion de Pierre concernant les trois tentes

la prière de Jésus

 

- Le premier concerne le sommeil des apôtres.

On nous dit : « Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil. »

Ce n’est pas de la fatigue, ni du sommeil de la nuit : c’est une expérience de Dieu.

Rappelez-vous la 1ère lecture de ce jour : «  un sommeil mystérieux s’empara d’Abraham ».

Le sommeil ici est expérience de l’homme que Dieu fait entrer dans Son mystère. Le sommeil qui est arrachement à soi-même, oubli de soi, abandon confiant. Sommeil, là où Dieu agit secrètement et où nous nous laissons faire par Dieu. C’est l’expérience de la nuit, ces nuits que nous connaissons tous, nuit de la foi, nuit où Dieu semble absent mais nuit où Dieu travaille en nous sans que nous en ayons conscience, nuit de purification pour habituer nos yeux à la lumière.

Passage par la nuit. Mais pour un réveil…comme les apôtres dont on nous dit que « se réveillant, ils virent  la gloire de Jésus »

 

- le deuxième concerne cette histoire de tentes, de la demande de Pierre d’en planter trois, le texte nous disant qu’il ne savait pas ce qu’il disait.

Cette tente, ce n’est pas une simple question de camping !

C’est la tente de la rencontre. Quand le peuple était dans le désert, il allait à la tente de la rencontre, lieu de la présence de Dieu.

Mais pourquoi donc Pierre ne sait-il pas ce qu’il dit ?

La réponse est dans la suite du texte. On nous dit :

La nuée les couvre de son ombre,( remarquez, c’est la même expression utilisée pour l’Annonciation.)

Une voix leur demande d’écouter Jésus, le Fils.

Ils ne voient plus que Jésus seul.

Il n’est pas question de planter trois tentes car il n’y a qu’une seule tente qui est la personne même de Jésus. La seule et unique tente, c’est le Christ dans la vérité de Son Humanité et de Sa Divinité.

Jésus seul : unique chemin, unique salut, unique lumière pour tous les temps et tous les peuples, unique pâque, unique passage de la mort à la plénitude de la vie.

Jésus, nouveau Moïse, nouvel Elie, nouvel Israël qui va accomplir un nouvel Exode, celui du passage de la mort à la résurrection.

Premier  né d’une multitude de frères, celui qui ouvre le passage pour que, à Sa Suite nous entrions dans la vie éternelle.

Avec le récit des tentations, nous savons que Sa Victoire est notre victoire.

Avec la Transfiguration, nous savons que Sa Résurrection est notre résurrection. Le Christ transformera, transfigurera nos pauvres corps à l’image de Son Corps glorieux (Ph 3/20).

Une victoire pour nous encore en germe, une résurrection encore en gestation mais bien réelle, déjà commencée et qui s’épanouira en vie éternelle. Nous sommes déjà citoyens des cieux comme nous l’assure St Paul dans la deuxième lecture, Nous sommes déjà ressuscités.

 

Cet Evangile est d’une immense richesse, je termine seulement par un dernier point :

Nous sommes dans St Luc, et St Luc, c’est l’Evangile de la prière. Matthieu et Marc ont aussi un récit de la Transfiguration. Luc est le seul à dire :

« Il alla sur la montagne pour prier.

Et pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre »

La prière, pour nous à la suite du Christ est une rencontre transfigurante.

C’est le lieu par excellence de la foi, puisqu’elle n’a de sens qu’en Dieu ; elle est le lieu de notre identité profonde, là où on s’affirme fils, fille du Père.

Prière de l’oreille, puisqu’il s’agit d’écouter Jésus comme le Père nous le demande : « écoutez –le » Et j’entends cette demande de Dieu, non comme un ordre mais comme une supplication, une prière de Dieu : «Je vous en prie, écoutez-Le ! » écoutez-Le pour vivre vraiment et pas à moitié !

Prière du regard aussi, qui est souvent une prière sans parole comme le paroissien du Curé d’Ars : « Dieu m’avise et je l’avise », prière d’admiration, d’étonnement, de gratitude, prière de simple présence dans la sécheresse mais qui attend le jour de voir Dieu, prière du veilleur qui est sûr que se lèvera l’aurore où je connaîtrai comme je suis connu, où j’aimerai comme je suis aimé.

Le jour où la Résurrection de Jésus, deviendra la nôtre en plénitude.

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 21:20

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 4 verset 1 à 13

[1] Jésus, rempli d'Esprit Saint, revint du Jourdain et il était mené par l'Esprit à travers le désert

[2] durant 40 jours, tenté par le diable. Il ne mangea rien en ces jours-là et, quand ils furent écoulés, il eut faim.

[3] Le diable lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu'elle devienne du pain."

[4] Et Jésus lui répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme."

[5] L'emmenant plus haut, le diable lui montra en un instant tous les royaumes de l'univers

[6] et lui dit : "Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été livrée, et je la donne à qui je veux.

[7] Toi donc, si tu te prosternes devant moi, elle t'appartiendra tout entière."

[8] Et Jésus lui dit : "Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et à lui seul tu rendras un culte."

[9] Puis il le mena à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ;

[10] car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, afin qu'ils te gardent.

[11] Et encore : Sur leurs mains, ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre."

[12] Mais Jésus lui répondit : "Il est dit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."

[13] Ayant ainsi épuisé toute tentation, le diable s'éloigna de lui jusqu'au moment favorable.

 

1ère tentation

Jésus n’a rien à prouver, il est le Fils et le diable lui demande de le prouver.

Il part d’un doute : « si tu es… » La liberté de Jésus, c’est de croire la parole du Père.

La prison pour nous c’est souvent d’écouter d’autres voix, d’écouter la parole de soupçon.

Et de ce point de vue ce récit est l’anti-Genèse 3 : le récit symbolique d’Adam et Eve illustre bien cette écoute  du soupçon sur Dieu insinuée par le Démon qui semble dire que Dieu est jaloux et ne veut pas tout  donner et qu’il faut prendre de force.

Notre liberté c’est de croire, qu’à la suite de Jésus, co-héritiers avec Lui, Lui le Fils aîné, Dieu nous a tout donné puisque nous sommes Ses filles et Ses fils.

Ecouter la réponse de Jésus

Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme."

Jésus ne dit pas : je te dis que ce n’est pas…

Il dit : « il est écrit » En même temps, Il s’efface devant une parole qui n’est pas la sienne, une objectivité qui ne dépend que de Dieu, et en même temps, c’est éminemment Sa parole, la sienne, Lui qui est la Parole du Père.

Donner cette parole, c’est Sa mission et c’est équivalent : se donner. Jésus en renonçant à faire de ces pierres du pain pour Lui, va pouvoir un jour de Sa vie publique, faire de quelques pains, une multitude de pains ; faire d’un pain Son corps pour la multitude. Cette objectivité de la parole est aussi pour nous la source de notre liberté, cela ne dépend pas de nous, de nos bonnes ou mauvaises dispositions : la Parole nous fait vivre.

Ce qui dépend de nous, c’est d’y consentir, de nous laisser vivre par Elle.

Nous recevoir de Dieu qui prouve notre vie. Pauvreté qui est source de fécondité.

 

2ème tentation

Entendre le piège. 

  L'emmenant plus haut, le diable lui montra en un instant tous les royaumes de l'univers

 et lui dit : "Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été livrée, et je la donne à qui je veux.

 Toi donc, si tu te prosternes devant moi, elle t'appartiendra tout entière."

Nous sommes encore dans la même stratégie que dans Genèse 3 où le serpent fait désirer un fruit en montrant combien il est bon. La séduction par le voir pour désirer la puissance. La stratégie du démon, c’est le donnant-donnant : la puissance au prix de la chute et du rejet de Dieu. La stratégie du Père, c’est ce que Jésus dira en Jean : « Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi » et qui est dit aussi de notre relation à Dieu à la fin de la parabole des deux fils : « tout ce qui est à moi est à toi » Luc 15/31

La stratégie du Père ce n’est pas le donnant-donnant mais le déjà donné de toute éternité.

Entendre la réponse de Jésus.

« Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et à lui seul tu rendras un culte."»

Le christianisme n’est pas rejet de la puissance, mais usage de la puissance comme forces neuves pour transformer ce monde, puissance de guérison et de résurrection

La source de cette puissance, c’est l’adoration du Père qui libère de toute idolâtrie et libère nos forces pour servir ce monde.

 

3ème tentation

Entendre le 3ème piège à la liberté.

«  Puis il le mena à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ;

 car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, afin qu'ils te gardent.

Et encore : Sur leurs mains, ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre."

Il n’y a rien à prouver devant Dieu et rien à prouver devant les autres.

Le piège du diable est le refus de la liberté : s’imposer par l’évidence et non par le lent cheminement de la foi. Fais cela et on croira à toi, on sera forcé de croire en toi.

Il y a dans ce refus de cette tentation, un respect de nous-mêmes : on n’impose pas la foi. Elle est lent travail d’éveil du cœur. Il y aura ce même refus quand Jésus dira  qu’il pourrait avoir des légions d’anges pour empêcher Son arrestation, refus qui va Le briser, qui va faire de Lui cette pierre rejetée par les bâtisseurs. Mais c’est ce refus libre qui fera de Lui la pierre d’angle, pierre de fondation du vrai temple de Dieu.

Appel pour nous à vivre ce même respect, qui peut nous aider à être libres par rapport à la réussite ou aux échecs. Confiance, attente, patience. Etre méprisé plutôt que prisonnier de la quête des honneurs, du « à tout prix de la réussite ».

Entendre la réponse de Jésus « Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu».

A nouveau une parole qui n’est pas la sienne et qui est éminemment la sienne.

L’homme est créé pour louer, respecter…et non manipuler, instrumentaliser, utiliser. Entrer dans une relation qui libère et qui n’aliène pas l’autre et moi-même. Ne pas vouloir avoir prise sur son origine mais sachant la source de ma vie qui est le Père, vivre ma vie en allant de l’avant, sûr d’une parole qui m’autorise à vivre ma vie, à l’inventer en pleine responsabilité. Cette liberté, Jésus la veut aussi pour nous.  La même liberté qui est La sienne.

 

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 20:07

tentations-copie-1.jpg

 

 

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 4 verset 1 à 13

[1] Jésus, rempli d'Esprit Saint, revint du Jourdain et il était mené par l'Esprit à travers le désert

[2] durant 40 jours, tenté par le diable. Il ne mangea rien en ces jours-là et, quand ils furent écoulés, il eut faim.

[3] Le diable lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu'elle devienne du pain."

[4] Et Jésus lui répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme."

[5] L'emmenant plus haut, le diable lui montra en un instant tous les royaumes de l'univers

[6] et lui dit : "Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été livrée, et je la donne à qui je veux.

[7] Toi donc, si tu te prosternes devant moi, elle t'appartiendra tout entière."

[8] Et Jésus lui dit : "Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et à lui seul tu rendras un culte."

[9] Puis il le mena à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ;

[10] car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, afin qu'ils te gardent.

[11] Et encore : Sur leurs mains, ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre."

[12] Mais Jésus lui répondit : "Il est dit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."

[13] Ayant ainsi épuisé toute tentation, le diable s'éloigna de lui jusqu'au moment favorable.

L’Evangile  que nous venons d’entendre, on l’appelle habituellement le récit des Tentations de Jésus.

J’ai envie de l’appeler autrement : l’Evangile de la Victoire de Jésus.

Là où dans le désert, le peuple hébreu avait succombé, Jésus, lui, sort vainqueur.

Cela me semble intéressant de commencer notre Carême par la contemplation d’une victoire : Jésus victorieux.

Cela me semble intéressant parce que nous avons besoin de cette victoire, besoin de comprendre que Jésus a su vaincre le mal, que le mal s’est comme brisé sur Sa Personne.

Toute la vie du Christ est une victoire sur le mal, toute Sa vie est un non à la mort, au mensonge, à l’idolâtrie, à la haine, au péché.

Toute la vie du Christ est un oui à la vie, oui à Dieu, oui à la vérité, à la justice, à la bonté, au pardon.

Toute Sa vie est une victoire et la Croix, dans cette perspective, est la victoire absolue, puisqu’elle est victoire de l’amour et du pardon qui vont jusqu’au bout.

Cette victoire nous révèle quelque chose d’inouï : Dieu nous a donné son Fils pour que nos vies, notre humanité, notre Histoire trouvent en Lui, la source du salut.

Sauvées en Lui, définitivement, parce que Dieu est plus grand que notre mal, parce que Dieu est plus fort que notre péché.

En nous donnant son Fils, Dieu a introduit dans notre monde, pour tous les temps, pour aujourd’hui, pour hier et pour demain, la semence de Sa victoire.

Oui, nous avons besoin de regarder cette victoire, car dans nos vies qui sont toutes marquées d’une manière ou d’une autre par une souffrance, un échec, une faute, il nous est bon de regarder cette victoire du Christ, gage de cette victoire définitive qui nous est promise et semence qui travaille le monde à la manière d’un ferment.

Sa victoire qui est notre victoire.

 

C’est pourquoi, après la victoire, je vous invite à regarder où Jésus a remporté cette victoire.

Il l’a remportée dans un désert, c’est à dire qu’Il nous a rejoints dans le désert de nos vies, jusqu’à ce qu’il peut y avoir de désertique dans nos vies.

Il vient donner la vie, Sa vie par Sa présence, faire jaillir la source d’eau vive qu’est Son amour.

Pour que cet Evangile fasse son œuvre en nous, cela suppose de regarder Jésus :

Dieu fait homme, lumière du monde, chemin, vérité, venu pour nous donner une vie qui ressemble à La Sienne, nous partager Sa lumière.

Il est au désert de notre monde, de nos vies et Il l’habite de Sa présence.

Alors, puisqu’Il est venu pour habiter de Sa présence le désert de nos vies, cela veut dire cette chose capitale :

Il est là, avec nous, à côté de nous, d’une présence définitive. Il a fait tout le chemin pour nous rejoindre et nous rejoindre  jusque dans les recoins les plus désertiques de nos vies.

S’Il a fait tout le chemin, Il est là présent, alors que nous reste-t-il à faire ?

La seule chose à faire, c’est d’y croire et de me laisser aimer par Lui.

Ce temps du Carême, un temps privilégié pour croire que Dieu est là, compagnon de ma vie, l’ami par excellence qui ne me lâchera jamais la main.

Ce temps de Carême, un temps privilégié pour m’offrir à Son amour, me laisser aimer par Lui au cœur même des déserts de ma vie.

Chacun de nous a ses déserts…Ce sont nos pauvretés, nos fragilités, nos blessures, nos souffrances, nos choix tordus, nos cœurs étriqués…Et même notre péché !

Nous laisser aimer au cœur même de nos pauvretés, au cœur même de notre péché. Accepter Sa présence au cœur même de notre misère.

Ce n’est pas facile, car notre réaction spontanée c’est de croire que nous serons dignes de Dieu quand nous serons impeccables.

Non, Dieu nous veut tout de suite et Il nous prend dans Ses bras, avec notre boue, et nous embrasse tendrement.

Jésus vient dans nos déserts pour les habiter de Sa présence :

Une pauvreté habitée par Sa présence est toujours une pauvreté mais cela devient un lieu de rencontre avec l’Amour qui est Dieu, un lieu où je laisse Dieu m’aimer tel(le) que je suis, un lieu d’ouverture à la Grâce, une brèche où Dieu peut enfin laisser couler Sa vie.

Nous entrons dans cette 1ère semaine de Carême, une semaine devant nous pour :

Croire que Dieu est présent au cœur de nos déserts,

Le laisser m’aimer au cœur même de ce qui cloche dans ma vie.

Voilà notre lieu de conversion, une attitude qui va permettre à Dieu d’agir et de faire du neuf dans nos vies.

Pour cela, il nous donne trois  Paroles :

« l’homme vivra de la Parole de Dieu » :

*appel à écouter Dieu :

-  « tu adoreras le Seigneur ton Dieu et c’est à Lui seul que tu rendras un culte » :

*appel à la préférence pour Dieu :

- « tu ne mettras pas à l’épreuve, le Seigneur ton Dieu » :

*appel à la confiance en Dieu.

 

Ces trois paroles sont le secret de la victoire du Christ pendant ces 40 jours au désert et durant toute Sa vie.

Ce sont les paroles de notre victoire et de notre bonheur.

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 00:02

 

 Voici un 3ème article de Cécile. Elle nous fait revenir à la nativité. Mais c'est pour mieux nous conduire l'estime de nous-même.


"Où est le roi des juifs qui vient de naître? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui."

Comment développer son estime de soi? C'est le titre d'une catéchèse pour enfants  parlant de la visite des mages.

Bien-sûr cette étoile me mène à Jésus et chacun a son chemin mais aussi cette étoile me  conduit vers moi-même, vers le meilleur de moi-même et c'est le même chemin. Il y a des milliers d'étoiles dans le ciel comme il y a des milliers d'hommes sur la terre mais il y  a une étoile unique qui me concerne et ma vie est un chemin pour allumer cette étoile qui éclairera ma vie et celle des autres.

L'étoile se lève, disparaît, s'arrête, me précède.. cette étoile est vivante et ce mot "précède" me fait  penser à Jésus ressuscité qui me précède en Galilée. Je ne suis donc pas seule dans ma recherche. Jésus est à mes côtés et me protège des dangers,  de tous les "Hérode" qui me freinent et m'empêchent de poursuivre mon chemin.

 "Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie"

Je peux d'autant mieux imaginer la grande tristesse qui était la leur quand ils ne voyaient plus l'étoile. C'est une expérience de mort et de résurrection.  Le chemin peut être long, tortueux, douloureux mais j'ai l'assurance que la joie suivra. La joie d'être pleinement moi-même, d'être pleinement l'étoile que je suis destinée à être. J'ai besoin des autres pour m'aider à reconnaître l'étoile qui m'est destinée parce que l'image est floue, embrouillée,   ils me guident sur le chemin, ils me précèdent à rendre hommage  à mon étoile, ils s'émerveillent de sa beauté.

"En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui."

Avec cette grande joie dans le coeur d'avoir trouvé mon étoile et  le terrain où mon étoile peut s' exprimer, il me reste encore un pas à faire, c'est  d'entrer dans la maison, dans la profondeur de mon être et de me mettre en prière. Non  je ne suis pas seule sur mon chemin, Dieu est à mes côtés,  petit et discret comme un enfant, ayant besoin que je prenne soin de lui, que je lui exprime ma reconnaissance.

"Ils ouvrirent leurs coffrets et offrirent des présents"

Avec cette joie et cette reconnaissance dans le coeur,  ayant appris à aimer la merveille que je suis, c'est tout naturellement que j'ouvre mon coeur et offre le meilleur de moi-même.

"Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin"

Oui je ne suis plus la même, je reviens à  ma vie quotidienne après cette expérience de prière. Mon regard sur moi-même et sur les autres a changé. Il est plein d'amour et de reconnaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 21:42

0.08 0 0 0 498 439 csupload 27618537Duccio di Buoninsegna (1255-1319) Appel de Pierre et d'André

Dans l’Evangile de  Luc au chapitre  5 verset 1 à 11

 Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de Lui pour écouter la parole de Dieu.

 Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis Il s'assit et, de la barque, Il enseignait la foule. Quand Il eut fini de parler, Il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »

 Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »

Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.

 Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.

A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pêcheur. » L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »

 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils Le suivirent.

 

1ère piste :Regarder ce que fait Jésus

« Pressé par la foule »

Parce que c’est un homme qui n’a pas peur de se mêler aux gens. Il est en pleine pâte humaine. Immergé ; Comme le levain dans la pâte dont Il parle.

« Il se tient au bord du lac »

Se tenir, c’est être présent, être bien là, tenir sa place et être attentif.

« Il voit deux barques »

Jésus sait regarder, être attentif aux gens et aux choses.

« Il monte dans l’une des barques »

Il sait se servir de ce qui est utile, ce qui est à sa portée pour enseigner. Il sait demander, avoir besoin de l’aide des autres

« Il enseignait »

Il donne de lui-même dans cet enseignement. Il se donne.

 

2ème piste : Ecouter ce qu’Il dit

« Avance au large »

« Jetez les filets»

« Sois sans crainte»

« Ce sont des hommes que tu prendras »

Laissons ces paroles retentir en notre cœur

 

3ème piste : A travers ces actions et ces paroles, saisir les intentions de Son cœur.

Pourquoi agit-Il ainsi, parle-t-Il ainsi ?

Qu’est-ce qui L’anime ?

Quelles sont Ses options profondes, Ses convictions ?

Faire cela pour mieux Le connaître…et pour mieux L’aimer.

 

4ème piste : choisir un aspect particulier du texte.

Par exemple :

1-Étant donné la foule qui s’écrase autour de Lui, Jésus a besoin d’une barque pour pouvoir mieux enseigner. Jésus a besoin de Simon. Il a besoin de nous. Il a besoin de moi.

*Regardez ce que fait Jésus : Il demande de l’aide à Simon.

*Prendre conscience d’un style de comportement : aucune auto-suffisance, mais un désir de partenariat, de participation à Sa mission.

*Regardez Son humilité qui sait reconnaître le besoin qu’Il a des autres.

*Comment je réagis à cela ?

         2-Après un temps d’enseignement, Jésus demande une chose étonnante à Simon : avance au large et jetez les filets.

« Avance au large ». Cette demande du Christ est à entendre dans l’aujourd’hui de nos vies. C’est le Christ vivant, ressuscité qui aujourd’hui nous parle.

*Quel est ce « large » auquel Jésus nous invite ? Élargir l’espace de nos vies ? Elargir l’étroitesse de nos idées ? Ouvrir large notre cœur à son amour… ?

 

3-Il s’agit non seulement d’avancer au large mais « de jeter les filets ». On peut comprendre l’étonnement de Simon. C’est lui le professionnel de la pêche mais, malgré tout son savoir-faire, il n’a pris aucun poisson. Il n’y a aucune raison qu’ils en prennent maintenant. Pourtant il va le faire. Il va entendre cette demande.

*Sentir la confiance de Simon en la parole de Jésus.

*Pressentir l’intuition qu’il a que, de Jésus, ne peut venir qu’une abondance de vie.

*Regarder le résultat de la confiance : la grande quantité de poissons qui remplit deux barques entières.

*Pour moi, personnellement, quelles sont les raisons de ma confiance ?

 

4-Comme Pierre, nous nous savons pêcheurs, fragiles, dans le sens d’une résistance profonde à entrer dans la confiance, à convertir nos fausses images de Dieu. Mais l’inouï de tout l’Évangile, c’est d’être appelé au cœur même de ce péché, de cette résistance, de cette fragilité. Il a seulement besoin de disciples qui sont conscients de cela et qui font un chemin d’action de grâce envers Celui qui les rejoint là où ils sont, les appelle comme ils sont.

*Goûter simplement cette joie d’être appelé au cœur même de mes résistances.

*Laisser monter en moi l’action de grâce. C’est le secret de la sainteté.

 

5ème piste :

Dans tout cela, me demander : comment Jésus aime ?

Quelle est Sa manière particulière qu’Il a d’aimer dans ce texte ?

 

6ème piste :

Me laisser aimer par Lui de cette manière.

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:44

 

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 4 verset 21 à 30

[21] Alors il se mit à leur dire : "Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Ecriture."

[22] Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : "N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ?"

[23] Et il leur dit : "A coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu'on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie."

[24] Et il dit : "En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.

[25] "Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Elie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;

[26] et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Elie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.

[27] Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien."

[28] Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.

[29] Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.

[30] Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...

 

1ère piste : "N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ?"

Sentir la nuance de mépris qu’il y a dans la réflexion des gens de son village : il n’est que le fils de Joseph. C’est le choix de l’Incarnation. Dieu n’a pas pris chair dans les sphères des puissants, des opulents, des gens connus qui font la une de l’Histoire. (St Paul dira la même chose : « Ce qui dans le monde est sans naissance et que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi » 1ère lettre aux Corinthiens chapitre 1 verset 28.) Le choix du Christ montre l’infinie dignité de chaque homme, chaque femme, simplement du fait de son humanité. C’est pourquoi personne ne doit être écrasé. Cet infini respect inauguré par le Christ est libération du mépris.

Cela nous invite à inventer d’autres types de relation entre nous et dans nos sociétés. S’interroger là-dessus.

 

2ème piste :

Ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.

La fin de son discours suscite la colère et la volonté de le tuer.

Se poser la question : pourquoi cela ? Son message universaliste qui met en valeur des gens étrangers est insupportable pour des esprits fermés, imbus de leur privilège religieux.

Mieux prendre conscience du caractère subversif des paroles de Jésus.

 

3ème piste :

Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...

Aller son chemin, c’est ne pas se laisser détourner de ce qu’on croit juste, continuer malgré les oppositions.

Contempler la liberté de Jésus pour que cette liberté devienne la nôtre.

 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:02

Comme je le disais dans la dernière newsletter, je vais essayer chaque vendredi de mettre soit des pistes de méditation, soit un commentaire, soit une homélie sur le dimanche suivant. Voici des pistes de méditation sur l’Evangile du 3ème dimanche ordinaire.

 

Dans l’Evangile de Luc

Chapitre 1 versets 1 à 4 et chapitre 4 versets 14 à 21.

[1] Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,

[2] d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole,

[3] j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis les origines d'en écrire pour toi l'exposé suivi, excellent Théophile,

[4] pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus.

[14] Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l'Esprit, et une rumeur se répandit par toute la région à son sujet.

[15] Il enseignait dans leurs synagogues, glorifié par tous.

[16] Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.

[17] On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit :

[18] L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,

[19] proclamer une année de grâce du Seigneur.

[20] Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui.

[21] Alors il se mit à leur dire : "Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Ecriture."

 

1ère piste :

« Cher Théophile » 

Chacun de nous est Théophile, c’est à dire aimant Dieu et aimé de Dieu.

On peut aimer de façon différente selon les étapes de notre vie spirituelle.

On peut aimer en cherchant Dieu et d’une certaine manière nous sommes toujours en recherche, des chercheurs-euses de Dieu, en quête de Son visage, quête qui sera seulement comblée quand nous Le verrons face à face.

Mais plus profondément encore nous sommes des Théophiles parce que Dieu, Lui, nous a trouvé-es, Il a mis Son image en nous et Il a fait de notre vie Sa demeure.

Il habite notre cœur, Il est chez Lui chez nous.

Notre contemplation, ce peut être une plus grande attention à ce mystère de la Présence de Dieu en nous.

 

2ème piste :

Nous avons avec ce texte le projet de Jésus. Il veut que nos vies individuelles et nos sociétés soient restructurées selon les valeurs du cœur de Dieu. Que la volonté de Dieu se fasse sur terre comme elle se fait dans le ciel. Un projet qui demande notre collaboration. Il s’agit de chercher le royaume,  d’entrer dans un chemin de transformation des cœurs et des sociétés.

« Donner une Bonne Nouvelle aux pauvres…libérer les captifs…libérer ceux qui sont écrasés ».

Pourquoi est-ce une Bonne Nouvelle ? Quel est le contenu de cette nouvelle, de cette nouveauté ? De cette libération ? En quoi, c’est une contestation ?

 

3ème piste :

Pour bien entendre ce texte, on peut le rapprocher d’un autre en Luc 6 /22-23 : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boîteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ; et heureux celui pour qui je ne serai pas occasion de chute »

Jésus montre quel changement est déjà à l’œuvre. Il nous appelle et nous associe à Son œuvre pour qu’il y ait dans notre monde, moins de mensonge et plus de vérité ( guérison d’aveugle) ; plus de liberté pour que chacun-e puisse marcher librement ( boîteux) ; un accès à la santé le plus large possible ( lépreux) ; entendre que Dieu nous aime ( sourds) ; travailler à ce que la vie soit plus forte que tout , combattre toute injustice qui écrase les gens (résurrection) .

Jésus a commencé ce règne. Il a besoin de nous pour le continuer (Celui qui croit en moi, fera lui aussi les œuvres que je fais, il en fera même de plus grandes parce que je vais au Père (Jn 14/12).

Pour cela, il faut d’abord se mettre dans la foule de celles et ceux qui ont besoin de guérison : ce qui est aveugle, boiteux, lépreux, sourd en soi. Et se laisser guérir par le Christ. Alors, nous pourrons transmettre la vie reçue de Lui, autour de nous.

 

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 12:31

Voici une super proposition pour le Carême de Notre Dame du Web, Centre spirituel ignatien sur Internet.

Guidés par Abraham, Moïse, Josué, Paul et les apôtres, prenez le chemin de la vie. 40 jours pour goûter,sentir, toucher, entendre et voir concrétement l’amour de Dieu.

Voici les pistes que vous trouverez chaque semaine :

Une introduction à la semaine

Un passage biblique avec des pistes pour guider votre prière

Une œuvre d’art à contempler

Une musique à découvrir ou redécouvrir : la passion selon Saint Matthieu de Bach

Des exercices pratiques pour ancrer votre démarche dans le quotidien

Un extrait d'une conférence sur la dimension diaconale de l'Eglise, par Etienne Grieu, sj

Deux propositions d’images pour habiller votre fond d’écran

Un livre d’Or pour y laisser vos perles, vos découvertes, ce qui vous a aidé dans la prière

Une boite aux lettres spéciale où les internautes peuvent écrire des questions plus personnelles ou techniques. Une permanence est assurée tous les jours.

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Pour vous inscrire:

Lien : http://www.ndweb.org/inscription-et-gestion-des-abonnements/

 

Tentez l’aventure d’une cyber-retraite !

Et en plus…c’est gratuit !

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