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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 13:46

Voici le début d'un article paru sur le site du Comité de la Jupe. J'ai mis en fin de citation, les lien pour lire l'article sur l'exclusion des filles et des femmes de fonctions liturgiques ouvertes aux laïcs ainsi que la lettre aux curés.

 

"Beaucoup d’entre nous connaissions personnellement des situations de discrimination sexuelle pendant les messes des paroisses catholiques que nous fréquentions : des jeunes filles et des femmes exclues de fonctions liturgiques ouvertes aux laïcs comme le service de l’autel (enfants de chœur), la distribution de la communion, voire les lectures de la Bible. Mais qu’en était-il au-delà de notre expérience personnelle ?

Pour répondre à cette question, le 24 mars 2012, le Comité de la Jupe lança une cartographie des pratiques d’accueil ou d’exclusion des femmes dans la liturgie dominicale des paroisses. Le but annoncé était triple : « donner une information aux femmes et aux hommes qui souhaitent rejoindre une communauté manifestant leur égale dignité ; rendre visible l’exclusion des femmes afin que les pratiques arbitraires et silencieuses de certains curés soient débattues ; faire prendre la mesure par nos évêques des exclusions non autorisées par le droit canonique concernant la distribution de la communion et les lectures. » La Croix et Témoignage Chrétien informèrent de l’initiative et très rapidement la carte reçut des milliers de visite.

Aujourd’hui nous dressons un premier bilan de l’initiative et alertons les responsables par une « lettre ouverte aux curés ».


http://www.comitedelajupe.fr/laics-et-femmes-deglise/415-des-paroisses-excluent-les-femmes-de-services-liturgiques-premier-bilan-de-notre-cartographie/

 

http://www.comitedelajupe.fr/nos-actions/lettre-ouverte-aux-cures-de-nos-paroisses-sur-l%E2%80%99exclusion-des-femmes-des-fonctions-liturgiques/

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 23:16

 « Elle laissa là sa cruche et s’en alla à la ville en courant». Jn 4/28

Il est étonnant que constater que rarement ou jamais ( ?) ce verset n’a été mis en parallèle avec la vocation d’apôtre masculin ! (Je l’ai trouvé dans le livre de Sandra M. Schneiders : Le texte de la rencontre .Lectio divina 161. Ed du Cerf) Et pourtant : « Aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent » Mc 1/18. Cela est du même ordre que : « Laissa sa cruche et s’en alla en courant ». Une cruche d’eau vaut bien un filet comme signe d’un engagement radical d’apôtre de Jésus ! On pourrait même aller plus loin. Il lui a fallu seulement la fulgurance de son dialogue avec Lui pour devenir tout de suite Son apôtre. Et qui plus est, faire venir tous les habitants d’une ville au Christ. C’est même un cas unique dans tout l’Evangile d’une réussite apostolique de ce genre !

Cela permet de comprendre pourquoi Jésus parle ensuite de nourriture. Ici, la faim de Jésus a été  comblée par la réponse de la Samaritaine et par les fruits de son apostolat auprès des ses frères et sœurs samaritains.

Ecoutons enfin cette parole de Jésus à cette femme et à travers  elle, à chacun de nous :

« Si tu savais le don de Dieu, qui est celui qui te demande à boire…l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle » Jn 4/10

-le don, c’est Jésus lui-même.

-le don de savoir qui Il est, de goûter le mystère de Sa personne.

-le don de Sa vie qui irrigue notre vie depuis le jour de notre baptême, source neuve, inépuisable, qui ne cesse de couler en nous.

-le don de Sa vie divine qu’Il nous donne dans chaque sacrement.

Il s’agit pour nous de Le rencontrer, Lui, qui attend notre réponse, Lui qui a fait tout le chemin. De nous éveiller au seul désir qui peut vraiment combler notre vie et cela, humblement, dans la confiance d’être accueilli-e comme nous sommes. De recevoir la vie, l’amour qui jaillit du Son cœur transpercé sur la Croix. Un amour qui nous purifie  et nous affermit pour mener une vie selon Son cœur.

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 23:24

Dans l’Evangile de jean au chapitre 4 verset 1 à 26

[1] Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean -

[2] bien qu'à vrai dire Jésus lui-même ne baptisât pas, mais ses disciples - ,

[3] il quitta la Judée et s'en retourna en Galilée.

[4] Or il lui fallait traverser la Samarie.

[5] Il arrive donc à une ville de Samarie appelée Sychar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph.

[6] Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près du puits. C'était environ la sixième heure.

[7] Une femme de Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : "Donne-moi à boire."

[8] Ses disciples en effet s'en étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger.

[9] La femme samaritaine lui dit : "Comment ! toi qui es Juif, tu me demandes à boire à moi qui suis une femme samaritaine ?" (Les Juifs en effet n'ont pas de relations avec les Samaritains.)

[10] Jésus lui répondit : "Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive."

[11] Elle lui dit : "Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond. D'où l'as-tu donc, l'eau vive ?

[12] Serais-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits et y a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses bêtes ?"

[13] Jésus lui répondit : "Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ;

[14] mais qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle."

[15] La femme lui dit : "Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser."

[16] Il lui dit : "Va, appelle ton mari et reviens ici."

[17] La femme lui répondit : "Je n'ai pas de mari." Jésus lui dit : "Tu as bien fait de dire : Je n'ai pas de mari,

[18] car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu dis vrai."

[19] La femme lui dit : "Seigneur, je vois que tu es un prophète...

[20] Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous dites : C'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer."

[21] Jésus lui dit : "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.

[22] Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

[23] Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père.

[24] Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c'est dans l'esprit et la vérité qu'ils doivent adorer."

[25] La femme lui dit : "Je sais que le Messie doit venir, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, il nous expliquera tout."

[26] Jésus lui dit : "Je le suis, moi qui te parle."

 « Il lui fallait traverser la Samarie ».

Ce n’est pas une nécessité géographique, c’est une nécessité de mission : s’ouvrir à un universel signifié par les Samaritains.

Cela se passe près d’un puits, celui de Jacob, référence à l’épisode de la rencontre de Jacob avec sa future femme. Ici l’épisode se reproduit : un homme rencontre une femme pour une rencontre d’Alliance.

Ces deux notations nous font entrer dans la richesse symbolique de ce texte.

A Cana, Jésus disait que ce n’était pas son heure, parce que ce n’était pas l’heure de la Passion. Ici, c’est la même heure que la Passion : la 6ème heure comme en Jn19/14.

Nous ne sommes plus de nuit comme avec Nicodème, nous sommes en plein midi de la lumière. Parce que nous sommes à l’heure de la Révélation.

Cette femme, par son ouverture, son questionnement, son désir, va permettre à Jésus de se révéler. Il va dire : « JE SUIS » ce qui est la reprise de la révélation de Dieu à Moïse.

Ce texte a encore plus de force comme texte de révélation quand on se rend compte que Jésus révèle Sa divinité dans la faiblesse : Il est aussi cet homme, ce Dieu mendiant d’un peu d’eau. Mendiant qui dit : « J’ai besoin de toi. »

Véritable dialogue d’amitié avec cette femme chercheuse de sens.

Le parallèle avec la Passion se voit aussi par cette demande d’eau :

« Donne-moi à boire » et « J’ai soif » en 19/28. De quoi a-t-Il soif ? Il a soif de notre foi, de notre amour, de notre engagement à Sa suite. Sa demande « donne-moi à boire » est un appel. Appel à une suite plus radicale, une suite davantage purifiée de nos idoles qui sont ici symbolisées par les cinq maris. Cette histoire de 5 maris n’est donc pas à prendre au premier niveau. Ils ont une signification symbolique d’infidélité religieuse. Si Jésus est déclaré prophète ce n’est pas à cause de Sa capacité de lire dans les cœurs mais parce que les prophètes ont pour tache de dénoncer l’idolâtrie, le culte rendu aux faux dieux.

Entendons cet appel à une suite plus radicale pour adorer le seul qui doit l’être et qui nous délivre d’idoles qui emprisonnent.

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 18:09

Voici un autre article sur  la question de l’homoparentalité écrite par Michelle C.Drouault. Merci à elle de nous partager son analyse.

 

Homoparentalité: le troisième sexe n'existe pas

 

L’homoparentalité est un sujet qui s’invite régulièrement dans les campagnes électorales, et les périodes qui suivent les changements de gouvernement. C’est le cas aujourd’hui.
Il est difficile d‘affirmer que c’est une bonne ou une mauvaise idée.

Je pencherais vers un certain agacement devant les « kits idéologiques prémâchés » censés opérer le clivage droite/gauche. (en l’occurrence, si on est de droite, on est contre l’homoparentalité, si on est de gauche, on est pour).

Un fait me frappe cependant : toutes tendances confondues, les partis politiques et les media semblent croire qu’être homosexuel constitue un troisième sexe !!

Il n’en est rien, évidemment : il existe des femmes homosexuelles, et des hommes homosexuels.

Or, pour un enfant, il n’est pas indifférent du tout d’être élevé par deux hommes ou par deux femmes ; et les conditions de la parentalité sont très distinctes.

Dans un couple de femmes, l’une des deux peut être la mère biologique de l’enfant :

-soit l’enfant a été conçu auparavant dans le cadre d’un couple hétérosexuel, et a un père qu’il connaît,

-soit l’enfant est conçu avec ami volontaire, qui ne souhaite pas assumer un enfant au quotidien (son degré de présence varie alors),

-soit l’enfant est conçu dans le cadre d’une insémination artificielle avec donneur.

Dans ces trois cas, l’enfant a une mère ; et la compagne de la mère est le tiers qui indique à l’enfant que sa mère ne lui appartient pas ; situation psychiquement plus stable que celle d’un enfant élevé par une mère célibataire abandonnée par le père.

Certains couples de femmes se font inséminer alternativement, ou bien, c’est toujours la même qui est la mère de tous les enfants, qui portent son nom.

Dans l’adoption, l’une des femmes est la mère adoptante, l’autre sa compagne.

Il est faux de dire que l’enfant a « deux mamans ». Il ou elle a deux femmes qui s’occupent de lui  (d’elle) et lui servent de référence, dont une est sa mère.

Autrefois, il était périlleux d’être connu pour « ne pas avoir de papa » dans une cour d’école.

C’est une situation beaucoup plus banale aujourd’hui, de plus, dans les deux premiers cas de figure, il existe un père tangible. Ne pas avoir de père provoque, certes, certaines lacunes éducatives. Mais n’oublions pas que deux guerres mondiales ont laissé des millions de veuves, qui ont élevé, seules ou avec d’autres femmes (grand’mère, tante, sœur, parfois amante, mais c’était indicible !) des millions d’enfants, dont quelques-uns sont devenus des personnes célèbres : Albert Camus n’a jamais connu son père, François Mauriac non plus.

Par contre »ne pas avoir de maman » est perçu comme terrible.

Ce n’est pas tout à fait sans raison.

 

Examinons à présent le cas de l’enfant élevé par deux hommes :

-soit l’enfant a été conçu dans le cadre d’un couple hétérosexuel, et a une mère qu’il connaît.

Ces cas sont rares, mais ils existent.

-soit l’enfant a été conçu par une mère porteuse avec le sperme de l’un des deux hommes, qui est son père biologique,

-soit l’enfant est adopté par un des deux membres du couple.

Dans le premier cas, bien que peu fréquent, il s’agit d’une décision de garde lors d’un divorce, et l’enfant a au minimum deux ans. Un juge ne sépare pas, en principe ! (1) un jeune enfant de sa mère au quotidien que dans des cas très précis (maladie grave, toxicomanie, incapacité éducative, domicile instable) l’enfant a donc eu le temps de poursuivre la relation amorcée avec sa mère in utero, et d’établir un attachement maternel stable, qui construit sa personne.

Dans les deux autres cas, l’enfant a été arraché volontairement, ou involontairement par les circonstances, à celle qui l’a porté et lui a donné naissance.

C’est toujours un traumatisme, nul ne peut songer à le nier.

Si un père et une mère sont humainement égaux, si tous deux peuvent assurer des soins, ils ne peuvent les donner de la même manière.

Dans les deux cas, de gestation pour autrui (2), et d’adoption par deux hommes, un nourrisson de quelques jours ou quelques mois est privé de substitut maternel, et doit s’adapter à l’attachement à un  seul père.

Comment réagit- il ?
Une femme materne ; elle a comme ressources pour le faire sa relation avec sa propre mère, et l’expérience que celle- ci lui a transmise, même inconsciemment, en lien avec les autres femmes de sa famille. S’il s’agit d’une maternité naturelle, elle peut bien sûr allaiter.

Un père paterne ; il est inscrit  dans sa lignée paternelle, et même s’il biberonne et change les couches, ce qu’il est capable de faire très bien, il le fait comme un père. Il le fait avec ses manières, sa voix. Un enfant perçoit les différences sexuelles biologiques très vite.

Tout cela n’empêche pas le papa d’être amoureux d’un autre homme, et c’est tout à fait respectable. Mais ils ne peuvent être le père et la mère de cet enfant, qui est donc privé de mère. Quelles sont les conséquences de cela, nous ne le savons pas bien.

Les enfants placés en institution et privés de mère, développent des carences cognitives parfois très graves ; certains n’ont plus envie de vivre, ou deviennent autistes. Cependant, il faut reconnaître honnêtement qu’ils n’ont pas d’attachement stable avec une personne nourricière, toujours la même.

Un homme ne peut être complètement un substitut de mère, mais il va être un objet d’attachement à un adulte protecteur, bien meilleur que le placement ou l’institution.

Avons nous le droit de nous dire « essayons toujours, on verra bien,» ?

Et comment se sentira une jeune fille élevée par deux hommes ?  Ils auront eu soin, bien sûr, qu’elle ait une tante, une marraine, à qui parler lors de sa puberté, mais a-t-on le temps de prendre son téléphone lorsqu’on a ses premières règles ? Est ce que la présence de ces deux hommes va être vaguement menaçante, ou non, pour son éveil à la sexualité ?

On peut avoir le même questionnement pour un garçon élevé par deux femmes, mais les manifestations de la puberté d’une fille sont beaucoup plus visibles, violentes, et en rapport direct avec la reproduction, ce qui est angoissant si une femme proche n’est pas en mesure de rassurer tout de suite la jeune fille. 

Si jadis les veufs  avec enfants se remariaient si vite, était-ce en partie parce qu’ils ressentaient confusément ce besoin d’une mère ou d’un personnage maternel de tout être humain ?

Toutes ces questions sont à poser sans fard. Nous avons tous des fantasmes, mais ils ne sont pas forcément réalisables. Les adultes sont- ils encore capables de s’identifier à l’enfant pour respecter ses besoins ?

Une femme ne peut être le père d’un enfant ; un homme ne peut être sa mère.

Ils peuvent être « son parent ». Comment le nommer ? Quels droits lui donner ?

Ce sont, à mon sens, des réflexions que nous avons à mener, en dehors de toute pression idéologique. Elles engagent l’avenir de l’Humanité.

 

 

(1)-Pr Berger : « le père et la mère sont égaux devant la loi, mais ils ne sont pas égaux dans le psychisme de l’enfant » Cela ne veut pas dire que l’enfant aime moins son père, mais qu’il a plus BESOIN de sa mère : Jusqu’à deux ans, l’enfant n’est pas capable  de se représenter la figure d’attachement stable si elle disparaît longtemps de son champ de vision, il se croit abandonné.( voir la théorie de l’attachement de Bowlby, qui a été bien souvent, hélas déformé à des fins politiques : faire rester les mères à la maison)

 

(2)-La gestation pour autrui est à mon sens une barbarie, qui considère une femme comme un ventre de louage, et nie les échanges mère/enfant in utero. C’est aussi l’avis de Sylviane Agaszinski, par exemple, dans« Le Corps en miettes 

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:07

 

Prise de position d’Alice sur l’adoption d’enfant par des couples homosexuels

 

« Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant mon chemin de petit bonhomme.

Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux.

Non les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux.

Tout le monde médit de moi, sauf les muets, ça va de soi.

 

Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant les chemins qui n' mènent pas à Rome. Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. »

 

Pourquoi me réveiller avec ces paroles de « la Mauvaise Réputation » de Georges Brassens?

Je repense alors à certaines rencontres vécues, il y a environ une vingtaine d'années. J'ai rencontré, plusieurs fois, un homme et sa fille. Il en avait la charge durant la semaine et elle allait chez sa mère durant le weekend. Situation pas banale! Encore maintenant, de nos jours, en France, la garde de l'enfant est pratiquement presque toujours attribuée à la mère! Cette ado vivait cette situation, sans manifester de difficulté… Puis, un jour, j'ai vu la joie de cet homme portant un bébé de quelques jours dans ses bras. C'était son 1er petit-fils que le fils aîné était venu lui présenter. Oui, j'ai vu la joie de ce père qui devenait aussi papy. Quelque temps plus tard, cet homme a obtenu sa mutation et il a voulu nous inviter à un pot d'adieu. Je l'ai vu hésiter sur le lieu. Il nous a invités chez lui. Il nous a alors présenté son ami. Il nous a fait visiter la maison, notamment sa chambre ou plutôt « leur » chambre. Et j'ai vu la joie de cet homme d'avoir pu dire la vérité sur cette réalité humaine, sans se sentir jugé. Magnifique fête!!! Joie fantastique!!! Ces personnes étaient heureuses. Et je veux porter ce témoignage en ces temps où l'on dit tant de « mauvaisetés »!

 

« Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant les chemins qui n' mènent pas à Rome. Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. »

 

Dans le mariage catholique, l’amour doit être fécond, sans se soucier de savoir si l'enfant à venir est désiré-e, sans se soucier des droits de l'enfant. Il doit exister! Sauf dans les cas de stérilité du père ou de la mère! Mais alors là, interdiction de demander le secours de la médecine !

Pour les homosexuel-les, le désir d'enfant n'est pas admis.

On pense (formidable changement de mentalité!) surtout aux « droits de l'enfant ». Mais n'oublie-t-on pas un peu trop facilement qu'un-e enfant ne se construit pas uniquement dans une relation: « père, mère, enfant »? Un-e enfant se construit lorsqu'il, elle se sait aimé-e.

Et dans ce cas de parents homosexuel-les, l'enfant se découvre particulièrement désiré-e puisqu’il existe malgré tous les obstacles mis sur la route de ce couple.

Un-e enfant, comme toute personne humaine, se construit par la diversité des relations dans le cadre familial mais aussi dans un cadre non familial, par les familles amies, les copains-copines à l'école ou dans différentes activités ou associations culturelles ou de loisirs.

 

Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant les chemins qui n' mènent pas à Rome. Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. »

 

Aucun argument théologique, aucune loi ne peuvent justifier une discrimination.

Il serait temps d'arrêter de jeter l'opprobre, l'interdit et la stigmatisation, le dénigrement. Pensons que nous sommes tous, toutes, frères et sœurs en humanité car le Christ est présent en chacun-e d'entre nous.

« Aimons-nous les un-es les autres comme le Christ nous a aimé-es, c'est à dire en aimant l'autre tel qu'il est, telle qu'elle est! « Il y a de nombreuses demeures dans la Maison de mon père ». « L'Esprit nous conduira sur des routes nouvelles »

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 17:42

Un itinéraire spirituel

Tout a commencé en mai 68, un peu comme j’imagine était Jésus à  12 ans discutant  dans le temple de Jérusalem, j’étais passionnée : tout le monde se parlait dans la cour de la Sorbonne. Et moi, d’un milieu protégé, je découvrais que le milieu de « gauche » n’était pas le diable. Les valeurs de liberté, égalité, fraternité de l’Evangile n’étaient pas exclusivement réservées aux chrétiens.

Puis nous sommes partis, mon mari et moi, au Québec avec dans notre bagage l’évangile  choisi pour notre mariage : « Cherchez le Royaume des Cieux et le reste vous sera donné par surcroît. »

Nous y sommes restés 15 ans, cinq enfants sont nés là-bas.

Nous avons participé à de nombreuses sessions à « l’office de la famille ». Elles étaient animées par des prêtres formés à l’école humaniste : analyse transactionnelle, système de couple, croissance et évangile, croissance sexuelle, écoute active parents-enfants et adolescents… J’étais de nouveau passionnée par toute cette approche centrée sur la personne, cette communication pleine de respect...  J’apprenais un nouveau langage avec des exercices à pratiquer tous les jours.

J’ai complété ces sessions en suivant un cours de relations humaines à l’Université. Et là j’ai approfondi mes connaissances en lisant Carl Rogers et l’approche non-directive, Gendlin et l’importance du ressenti. En me centrant sur moi-même ici et maintenant, en faisant l’expérience de qui je suis, je me suis rapprochée du Royaume des Cieux au fond de moi. 

De retour en France j’ai cherché à poursuivre cette dynamique de croissance. Je n’ai rien trouvé  jusqu’au jour où j’ai découvert la spiritualité ignatienne par l’intermédiaire du centre spirituel du Cénacle. Me voilà de nouveau passionnée. J’aime cette approche  qui part de mon vécu pour y trouver des traces du Royaume. Chercher et trouver Dieu en tout et d’abord dans ma vie. Relire ma vie pour y trouver Dieu. Me servir de mes sens  pour faire vivre la Parole en moi. La Parole vécue comme une expérience qui me parle personnellement et me transforme.

De nouveau des exercices, non pas seulement des techniques à pratiquer pour faire le mieux possible, mais plus fondamentalement l’exercice de la présence de Dieu en moi qui me dépasse. Le Royaume de Dieu au fond de moi mais aussi dans un Ailleurs que je ne puis pas contrôler.

Exercices à pratiquer dans la prière tous les jours.

Cécile de Broissia

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 23:10

 

 

Voici à nouveau un REP. Pour les nouveaux venu-es sur mon blog, cela veut dire Regard-Ecoute- de la Parole. Ce sont des pistes qui permettent de méditer un texte biblique. Pistes qui aident à s’imprégner du don de Dieu et faire le lien avec sa vie.

 

Mc 9/33-40

[33] Ils vinrent à Capharnaüm ; et, une fois à la maison, il leur demandait : "De quoi discutiez-vous en chemin ?"

[34] Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.

[35] Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : "Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous."

[36] Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit :

[37] "Quiconque accueille un des petits enfants tels que lui à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé."

[38] Jean lui dit : "Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas."

[39] Mais Jésus dit : "Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.

[40] Qui n'est pas contre nous est pour nous.

 

1er piste

Regarder la difficulté des disciples à entrer dans l’esprit de Jésus. Ils se disputent pour savoir qui est le plus grand. Et même, ils se prennent pour des maîtres qui ont des disciples. En effet, au lieu de dire  « nous voulions l’empêcher parce qu’il ne te suivait pas », ils disent : « parce qu’ils ne nous suivaient pas ».

2ème piste

Ecoutons la question : Qui est le plus grand ? Cette question interroge nos échelles de valeur. Essayons d’y répondre. Qu’est-ce qui est grand pour nous ? Qu’est-ce qui est le plus grand ? Et ensuite confrontons nos réponses à la réponse de Jésus

3ème piste

Ecoutons la réponse de Jésus. Il change d’abord le contenu de la question. Non pas le plus grand mais le premier. Et Il répond par 3 images : le premier, c’est :

-le dernier

-le serviteur

-l’enfant

3 situations qui sont dévalorisées dans la société qui est la sienne. Ecoutons ces 3 réponses de Jésus. Elles sont en fait ses choix à Lui, ce qu’Il a choisi.

Il sera le dernier des derniers sur la Croix.

Il se définit comme celui qui sert.

Il s’est fait enfant dans son Incarnation.

C’est sa manière à Lui d’être premier. Son choix, son ambition. Car il s’agit bien d’être premier mais à la manière du Christ.

Contemplons donc Jésus : dernier, serviteur, enfant.

Contemplons Dieu ainsi. S’étonner de la subversion que Jésus introduit ainsi dans l’image de Dieu.

Dieu est le dernier, Il est le serviteur, Il est enfant.

Et on L’accueille en accueillant ceux et celles que l’on dévalorise.

 

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 19:06

 

 

 

Samedi 20 octobre 2012 de 10h à 22h

A Versailles, au Centre spirituel du Cénacle

avec Rose Bacot


Ecouter les psaumes en français, en hébreu, en alternance avec de la musique klezmer à la clarinette. Découvrir plusieurs traductions. Rédiger son propre psaume. Faire l'expérience de la joie à s'approprier ces textes qui rejoignent nos vies. Une démarche accessible à toutes et tous.

 

Après 20h00 : soirée concert  de psaume et clarinette.

 

S’inscrire sur le site des Sœurs du Cénacle

http://www.ndcenacle.org/versailles

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 15:22

Voici un texte envoyé par Alice Damay-Gouin. Elle nous partage son découragement…et son émerveillement. Sachons écouter ce cri ; sachons tirez partie de son émerveillement.

 

Syméon dit : "Maintenant, Seigneur, Tu peux laisser partir ton serviteur en paix car mes yeux ont vu ton salut..." … Émerveillons-nous !

 

Cette fois-ci, je suis atteinte d'une terrible sinistrose et d'un découragement sans nom. De jour en jour, je reçois des nouvelles de l’Église catholique qui m'enfonce dans ce désarroi sans fin... "Le recadrage des évêques français" et je vois la photo de ces évêques en robe violette, debout, à la queue-leu-leu devant le pape. Je lis le texte du cardinal Ricard, évêque de Bordeaux et je lis la réponse de Benoît XVI...Ne se sont-ils pas assis à une table ronde (où il n'y a pas de préséance!) pour chercher ensemble la Vérité, la Route à suivre ?

 Et est-ce cela la nouvelle évangélisation ? Dans tout ce discours je n'ai trouvé qu'une fois le mot "Amour" lorsque Benoît remercie les évêques "pour leur amour et le service d’Église". Mais il n'est pas question de l'amour de l'autre, de l'amour des autres.

Puis, j'apprends la réponse du Vatican pour enrayer la vague des Allemand(e)s qui ne payent plus "l'impôt ecclésiastique". Il les excommunie. (Au fait, il n'y a pas longtemps, un pape a levé l'excommunication de...) Il utilise le chantage aux sacrements. "Vous ne payez pas, pas de sacrement". Il a jeté l'interdit comme l'a fait, il y a environ 60 ans, l'évêque de Vannes pour une commune du Morbihan. La souffrance de ces personnes existe encore dans leurs vieux cœurs ou dans celui de leurs descendant-es.

Où trouver l'Espérance ? Je suis K.O.

 

Debout. "Seigneur donne-moi d'espérer encore !" Hier soir, je relisais "Monseigneur des autres" où Mgr Jacques Gaillot dit toute sa joie, son optimisme, son espérance dans ce concile Vatican II qui vient, alors, de s'achever. Et maintenant, 50 ans après ?

"Seigneur, donne-moi d'espérer encore !" Ce matin, au réveil, j'ai pensé :"M'émerveiller ! Émerveillons-nous ! Car Tu es là, Seigneur, au cœur de ma vie. Tu me montres la Route." M'émerveiller du sourire qui illumine tout le visage de cette personne. M'émerveiller car, maintenant, je peux dire le nom de presque toutes les personnes présentes à cette réunion. M'émerveiller pour tous ces Michel, toutes ces Michèle que je connais et dont c'est la fête aujourd'hui. M'émerveiller pour toute cette grande famille même en sachant les soucis et les souffrances de certain-es. M'émerveiller pour toutes ces rencontres prévues et imprévues...

M'émerveiller car Tu me réponds, car je découvre simplement Ta Présence en moi et en tout-e autre. M'émerveiller pour cette joie lors de ma profonde discussion, au repas du soir, avec mon petit homme qui a montré aussi sa joie. M'émerveiller pour mes enfants qui construisent leurs vies en gardant le lien familial. M'émerveiller pour ce rayon de soleil qui me réchauffe le cœur comme le sourire de mes petits-enfants ou leurs cris de joie.

M'émerveiller en trouvant Ta Présence au cœur de ce monde, en voyant Ton Esprit souffler où Il veut et même chez mes ami-es athées qui, parfois, s'étonnent lorsque je leur dis que je suis catho jusqu'au bout des ongles. M'émerveiller car je les vois toujours sur la brèche, en ayant foi en la personne humaine et à une marche ou une lutte ensemble. M'émerveiller car je vois aussi Dieu Présent et à l’œuvre en eux, en elles, même s'ils, elles ne croient pas à cause de  cette caricature de Dieu que nous leur présentons inconsciemment.

"M'émerveiller", merveilleux médicament contre ma sinistrose.

Merci, Seigneur, de m'aider à marcher sur la ROUTE des hommes, des femmes et des enfants, de partager avec eux, avec elles, cette vie de nomade, sur le chemin de l'Amour, de Vérité, de Justice, de Lumière, de solidarité, de ...Paix,... sur le chemin de l'Amour, de l'Espérance...

M'émerveiller car je peux plonger, en toute confiance, dans Ta Tendresse infinie...

Merci, Seigneur ! Donne-moi de m'émerveiller !

Et, aujourd'hui, est un jour nouveau.

Alice Damay-Gouin

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 23:10

 

 

 Merci à Cathy qui  nous partage un deuxième article,  fruit de sa méditation. Elle continue de nous  offrir une manière originale de contempler une scène évangélique. Elle entre dans le texte, elle y est, contemporaine de ce qui se passe, à tel point qu’elle devient un des personnages. Cette fois-ci, non plus celle qu’elle appelle « le petit serviteur indigne » mais aujourd’hui « la disciple bien-aimé ».


Dans l’Evangile de Marc au chapitre 4 verset 3 à 20

[1] Il se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer et une foule très nombreuse s'assemble auprès de lui, si bien qu'il monte dans une barque et s'y assied, en mer ; et toute la foule était à terre, près de la mer.

[2] Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles et il leur disait dans son enseignement :

[3] "Ecoutez ! Voici que le semeur est sorti pour semer.

[4] Et il advint, comme il semait, qu'une partie du grain est tombée au bord du chemin, et les oiseaux sont venus et ont tout mangé.

[5] Une autre est tombée sur le terrain rocheux où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle a levé, parce qu'elle n'avait pas de profondeur de terre ;

[6] et lorsque le soleil s'est levé, elle a été brûlée et, faute de racine, s'est desséchée.

[7] Une autre est tombée dans les épines, et les épines ont monté et l'ont étouffée, et elle n'a pas donné de fruit.

[8] D'autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit en montant et en se développant, et ils ont produit l'un 30, l'autre 60, l'autre cent."

[9] Et il disait : "Entende, qui a des oreilles pour entendre !"

[10] Quand il fut à l'écart, ceux de son entourage avec les Douze l'interrogeaient sur les paraboles.

[11] Et il leur disait : "A vous le mystère du Royaume de Dieu a été donné ; mais à ceux-là qui sont dehors tout arrive en paraboles,

[12] afin qu'ils aient beau regarder et ils ne voient pas, qu'ils aient beau entendre et ils ne comprennent pas, de peur qu'ils ne se convertissent et qu'il ne leur soit pardonné."

[13] Et il leur dit : "Vous ne saisissez pas cette parabole ? Et comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?

[14] Le semeur, c'est la Parole qu'il sème.

[15] Ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée, sont ceux qui ne l'ont pas plus tôt entendue que Satan arrive et enlève la Parole semée en eux.

[16] Et de même ceux qui sont semés sur les endroits rocheux, sont ceux qui, quand ils ont entendu la Parole, l'accueillent aussitôt avec joie,

[17] mais ils n'ont pas de racine en eux-mêmes et sont les hommes d'un moment : survienne ensuite une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt ils succombent.

[18] Et il y en a d'autres qui sont semés dans les épines : ce sont ceux qui ont entendu la Parole,

[19] mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et les autres convoitises les pénètrent et étouffent la Parole, qui demeure sans fruit.

[20] Et il y a ceux qui ont été semés dans la bonne terre : ceux-là écoutent la Parole, l'accueillent et portent du fruit, l'un 30, l'autre 60, l'autre cent."

 

La disciple que Jésus aime est extrêmement attentive à l'enseignement donné par son Aimé. Elle choisi de « tomber dans la bonne terre ». Elle est cet épi qui enfonce allègrement, avec délices, ses racines frêles dans la bonne terre ensemencé de l'Amour de son Bien-Aimé. Ses grains donnent-ils de bons fruits ? Elle n'en doute pas malgré sa fragilité, sa vulnérabilité, ses pauvretés de toutes sortes, mais elle est également forte grâce à l'humus de Sa terre, grâce à  l'humilité que son Aimé lui offre, en s’offrant lui-même à elle. Cette certitude rempli son cœur de joie et de confiance.

Elle suit son Aimé pour se mettre « à l'écart, avec les Douze ». Oui, la disciple que Jésus aime est de « ceux-là », en appartenance avec l’Église, le cœur ouvert, en joie. Elle entend l'Aimé leur dire : « Vous ne comprenez pas cette parabole ! » La disciple oserait-elle dire qu'elle comprend ?...Oui, en partie. Elle sait qu'elle est en « compagnonnage », pour saisir toujours plus profondément les enseignements du Bien-Aimé. Elle avance avec confiance, abandon, elle sent la nécessité de prier pour ses frères et ses sœurs.

Encore, elle entend : « Le Semeur sème la Parole....la Parole est semée ». La disciple bien-aimée comprend que Jésus se donne totalement à chacun des ses frères, à chacune de ses sœurs, à elle-même aussi sans mesure, malgré son indignité. A cette pensée, son cœur se gonfle de gratitude pour son Aimé. Elle ressent le désir profond de prier, de donner sa vie pour eux, qu'ils deviennent « bonne terre » pour le monde.

 

Nous sommes chacun-e cet épi plein de bons grains: « Trente pour un, soixante pour un, cent pour un. ». Reconnaissons-nous ces fruits ? Cherchons et regardons-les à la Lumière de l'Aimé.

 

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