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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 00:07

 

Voici un enseignement que j’ai donné lors d’une journée de méditation.

Nous en en avons une chaque année où, ensemble communauté et laïcs associés à la mission de notre centre spirituel, nous méditons la parole de Dieu et approfondissons notre foi.

Cette fois-là, nous avons voulu mieux éclairer quelques aspects de la spiritualité ignatienne telle que les Sœurs du Cénacle  la vivent. Car la spiritualité ignatienne que nous vivons est « colorée » fortement par le mystère du Cénacle et l’expérience d’une femme qui a nom Thérèse Couderc.

 

Cette spiritualité prend sa source dans le mystère de Dieu fait chair. C’est à dire embrassent à bras le corps la chair, le monde, le temps et de ce fait faisant de la chair, du monde, du temps, le lieu de Dieu, le lieu où nous pouvons Le trouver.

Il faut peser avec sérieux tout l’inouï de cela. Cela bouleverse toutes les perspectives spontanées de l’attitude religieuse qui se dit plutôt dans la fuite du monde.

Suivre le Christ ne va pas donc être le chemin inverse qu’Il a choisi mais son chemin à Lui : après Lui, avec Lui prendre à bras le corps notre humanité, ce monde, ce temps comme lieu pour L’aimer et faire Son œuvre à Sa manière, selon Son esprit.

Pour cela continuer une quête : la quête d’un visage, celui de Jésus qui est visage de Dieu. Depuis le jour de Noël, Dieu a un visage. Visage à contempler.

 

I : Spiritualité d’une Présence de bonté et de la reconnaissance.

Et que nous dit ce visage ?

Il nous dit une présence de bonté. « Dieu est bon, Il est plus que bon, Il est la Bonté. » ( Ste Thérèse Couderc)

Bonté de l’enfant de la crèche. Bonté de cet homme Jésus dont tous les actes, toutes  les paroles nous disent un Dieu pour nous, en notre faveur et jamais contre nous. Bonté de ce visage défiguré sur la Croix qui continue de nous aimer, de nous espérer, de croire en nous.

Présence de bonté qui a un visage pour nous révéler notre vrai visage. Bonté semée en nous par Dieu pour tous les humains de tous les temps et de tous les lieux.

Bonté communiquée par Dieu comme notre marque de fabrique, la Bible le dit plus joliment en parlant d’humain créé à l’image de Dieu. Bonté à reconnaître et à faire grandir comme le bon grain de la parabole.

Bonté à reconnaître et à faire grandir en soi et en chacun-e.

Bonté à reconnaître en tout ce qui est pour nous, avec nous, de notre côté comme la chaise sur laquelle nous sommes assis.

Ainsi le créé est signe d’une présence de bonté.

Spiritualité qui ne va donc pas s’éloigner du monde mais reconnaître en ce monde la source de la bonté des choses, des personnes. Cette source qui est Dieu, amour qui se communique, se livrant dans ce dont Il est la source.

On y reconnaît bien là la raison de cette première partie de la prière d’alliance qui est le merci.

Merci des signes de cette bonté dans ce que j’ai reçu des autres, des choses, merci de ce que j’ai pu donner aux autres. Spiritualité de la gratitude pour ce qui est donné à fleur de peau, dans le plus banal et le plus concret.

 

II : Spiritualité de l’histoire,  de la responsabilité et du choix.

L’entrée de Dieu dans notre histoire fait de chacune de nos vies des histoires saintes, donnant à nos gestes valeur de louange.  Agir, c’est faire circuler ce que nous tenons de Dieu. Pour cela, l’exigence est dans l’écoute de l’Esprit qui nous rend familier de  Dieu et passionné d’une inépuisable parole à écouter et à dire.

Cet esprit féconde la terre de notre cœur pour que nos vies donnent la vie et soient mobilisées, soient instrument vivant, actif, accordé au cœur de Dieu.

Dieu a besoin de nos vies pour se rendre visible dans l’aujourd’hui de notre histoire.

Il s’agit donc de collaborer au travail même de Dieu qui crée, libère, sanctifie dans un style de vie qui promeut la responsabilité et le choix.

Dieu appelle à un service créateur qui ne se satisfait pas de réponses préfabriquées, annulant les questions, mais qui cherche des chemins de vie. Je pense spécialement à la parabole des talents où le maître confie toute sa fortune en ne donnant aucune instruction, laissant tout à l’initiative amoureuse de ceux et celles à qui il confie tout.

Dieu ne résout pas à notre place mais il nous soutient pour assumer la responsabilité qui est la nôtre dans son œuvre de recréation. Recherche qui n’a pas peur du risque, et consentement aux lentes recherches humaines.

Déceler les besoins les plus profonds, les réalisations les plus ouvertes à l’avenir. Vivre le plein emploi des dons .Vérifier la pertinence des engagements, des intuitions, des analyses. Donc habiter le temps,  favoriser l’être-avec, la rencontre. Chercher le désirable et le possible aujourd’hui. Faire des choix selon le cœur de Dieu.

 

III : Spiritualité du corps et vie mariale.

Ainsi donc comme les  réalités de ce monde sont des matières nobles de l’œuvre de Dieu à poursuivre, creuset d’une transfiguration, le Monde est corps de Dieu, le Corps de l’humain et du monde sont infiniment précieux. Corps du monde qui est corps de Dieu. Et Marie a tissé ce corps.

Elle a offert notre terre à Dieu.

Marie est cénacle de la rencontre, chambre haute de l’Esprit. Lieu et milieu où s’opère toujours dans l’aujourd’hui le  don de l’Esprit, l’enfantement à la vie de Jésus-Christ. Marie nous invite donc à un service amoureux de la terre, à l’audace d’entrer dans le charnel. Etre comme elle et avec elle,  partenaire de Dieu. Elle nous stimule dans le courage des commencements, des incarnations minimes mais réelles portées par un souffle immense. Parce que Dieu naît toujours comme un germe enfoui dans notre monde.

Ce monde fait pour devenir Christ. Ce monde qui est déjà  pain  et vin a déjà été saisi par Lui.

Ce pain de nos vies déjà saisi par Lui pour en faire Son corps. « Ceci est mon corps »

Notre parole, notre agir, notre être pour offrir un corps au Christ.

Vivre joyeusement le don et la tache de laisser Son visage, Son corps devenir en nous.

Nous ne sommes que pour Lui. Il ne sera pas sans nous.

 

Sr Michèle Jeunet, rc

En s’inspirant librement du livre de :

Sr Ghislaine Côté, rc Le Cénacle. Fondements christologiques et spiritualité Editions Beauchesne Paris 1991 p399 à 411

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:45

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Dans l'Evangile de Luc chapitre 3 verset 15-16 et 21-22

 

[15] Comme le peuple était dans l'attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s'il n'était pas le Christ,

[16] Jean prit la parole et leur dit à tous : "Pour moi, je vous baptise avec de l'eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu.

 [21] Or il advint, une fois que tout le peuple eut été baptisé et au moment où Jésus, baptisé lui aussi, se trouvait en prière, que le ciel s'ouvrit,

[22] et l'Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du ciel : "Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré."

 

Nous venons d'entendre ce récit. Mais cela ne suffit pas. Il mérite d'être écouté et contemplé pour qu'il fasse une œuvre de vie en nous, qu'il transforme quelque chose en nous.

 

Regardons Jésus

Il était au milieu de la foule. Il attendait son tour.

Le regarder attendant comme tout le monde sans privilège.

Un homme au milieu d'autres.

Regarder Jésus qui est rentré dans l'eau jusqu'au cou, entièrement enseveli par l'eau. Quel est le sens de cet acte du Christ ?

Il n'avait aucun besoin de ce baptême de Jean qui était un rite de purification des péchés. Non. Cette plongée dans l'eau est à l'image de Son Incarnation.

Dieu Très-Haut qui se fait Très-Bas pour nous rejoindre.

Il n'a pas besoin de baptême, mais rentrant dans l'eau, Il sanctifie toute la matière de nos vies. Il rend saint le plus quotidien de nos vies.

Laissons-nous étonner par ce que nous voyons : le Très-Haut qui se fait Très-Bas, l'humilité du Verbe qui s'est fait l'un de nous sans revendiquer aucun privilège. « Lui de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu... » Ph2/6

 

Regardons Jésus qui prie.

Luc est le seul comme à son habitude à mentionner la prière de Jésus. Il nous met devant le mystère de la prière de Jésus.

Un mystère qui s'éclaire un peu si l'on comprend que prier n'est pas seulement demander. Prier, c'est écouter, contempler. Jésus écoute le Père et l'Esprit. Il écoute la vie trinitaire en Lui au coeur même de Son humanité.

Sa prière est donc sa présence à son être même.

A notre petite mesure il en va un peu de même pour nous.

Persévérons dans cette prière qui est descente dans notre coeur profond là où demeure la Trinité pour écouter et contempler Dieu présent à l'intime de nous.

 

Ecoutons ce qui nous est dit : « Alors le ciel s'ouvrit »

Les juifs ne prononcent pas le nom de Dieu. Ils le remplacent par d'autres mots comme celui-ci : le ciel

S'ouvre le ciel cela veut donc dire Dieu s'ouvre.

Dieu s'ouvre comme une porte qui s'ouvre et donne accès, permet d'entrer.

Il est de toujours à toujours ouverture puisqu'Il est amour mais ici l'ouverture est portée à son achèvement de révélation.

Révélation trinitaire du Père comme source de vie, de l'Esprit comme souffle de vie, du Fils comme parole de vie.

La porte est donc ouverte, c'est une invitation à entrer.

Resterons-nous à la porte ?

Ou alors, accepterons-nous cet accès à Dieu, offert, gratuit, sans conditions, pour tout homme, toute femme, chacun, chacune de nous ?

 

Entendre ce que Jésus entend.

«C'est toi mon fils. Moi aujourd'hui, Je t'ai engendré »

Il faut bien comprendre cette phrase. Dieu prononce cette phrase de toute éternité. Nous le rappelons dans le Credo de Nicée-Constantinople :  «  engendré, non pas créé ». Ce n'est pas un aujourd'hui temporel mais un aujourd'hui éternel, sans commencement ni fin. C'est l'identité du Christ qui se dit là.

Mais c'est aussi la nôtre. Nous sommes filles et fils avec le Fils. Il est l’aîné d'une multitude de frères et de sœurs.

Avec Lui, par Lui, nous avons mission d'être les célébrants de Son amour ; mission d'écouter Sa parole pour pouvoir en témoigner par nos actes, nos paroles et dire partout les merveilles de Dieu ; mission d’être au monde justice de Dieu et œuvrer à un monde selon le cœur de Dieu.

 

Pour cela, pour faire cela, pour être cela, entrons dans le don qu'Il fait de Lui à chaque Eucharistie : Il S'est livré, entrons avec Lui dans Son offrande.

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 23:55

 

Suite de « bonnes pages » d’Adolphe Gesché

Dieu pour penser la destinée, p 156 à 159

 (Editions du Cerf 2004 ISBN 2-204-05285-X)

N'est-ce pas un luxe inexcusable que de se poser la question de Dieu, alors que tant d'urgences et de priorités concrètes nous requièrent dans ce monde ? Dans ce monde où il y a la faim, l'injustice, la violence, la guerre, la pauvreté ?Coupable distraction métaphysique que de s'arrêter au problème de Dieu alors que « la maison de l'homme brûle » ?

Il ne s'agit pas d'évasion, si nous nous rendons compte que dans ce mot « Dieu » se trouve ultimement symbolisée, rassemblée et déterminée toute une manière de comprendre l'homme et la société, le type d'homme et de société qu'on veut ou qu'on ne veut pas. À ce titre, être au clair avec l'idée de Dieu, c'est en fait porter son attention sur ce qui, fondamentalement, détermine une certaine image du salut de l'homme et de la société.

L'idée de Dieu, en effet, n'est jamais, que nous le voulions ou non, une idée totalement « innocente ». Toute image de Dieu commande et implique partiellement une certaine idée de la société et de l'homme. S'interroger sur Dieu n'est donc pas poser une question gratuite ; c'est, d'emblée, poser – et poser radicalement, dans sa racine – la question bien actuelle et urgente du rapport que nous souhaitons entre les hommes. Un rap­port entravé ou sauvé par l'idée de Dieu ?

La sociologie a éveillé notre attention sur ceci : que la façon dont nous nous représentons Dieu et son salut est, pour une part, forgée par les intérêts et les modèles sociaux qui sont les nôtres'. Au XVIIème siècle, la manière dont on conçoit Dieu est partiellement dépendante de celle dont on conçoit la société, fortement hiérarchisée et monarchiques ; au XIXème siècle, la manière dont souvent on conçoit Dieu, garant d'un ordre social, fondé sur la propriété (code Napoléon) et la production (révolution industrielle), est largement tributaire d'un modèle de société où ce qui compte c'est un certain type de rendement et de progrès -, où la pauvreté est signe de paresse, voire de stigmatisation divine'. On pourrait multiplier les exemples, qui tous montreraient que jamais – la chose est d'ailleurs inévitable – l'image de Dieu n'est parfaitement « objective », qu'elle est toujours culturellement chargée.

Plus important : l'image de Dieu qui a ainsi été en partie commandée par des modèles et des intérêts sociaux – « image instituée » – devient par une sorte de choc en retour « image instituante » : au nom de l'image de Dieu, reflet de nos structures sociales, nous allons nous mettre à légitimer un type de société et en condamner peut-être un autre qui veut naître, mais n'est pas conforme aux intérêts dominants. Au nom d'une théologie qui souligne en Dieu le Maître tout-puissant, le Père monarchique qui veut l'ordre et la soumission, on va, au XVIIe siècle, légitimer théologiquement un ordre social où le droit du roi, un droit « divin » précisément, est omnipuissant et omniprésent '; où, quand on est né pauvre, il faut voir là un signe de la volonté de Dieu à laquelle on ne peut guère toucher. Même type de réflexe au xixe siècle, où l'idée d'un Dieu qui, par la réussite dans la richesse et l'entreprise, montre de quel côté est le mérite, sert à écarter, comme attentatoires à la volonté de Dieu, plusieurs revendications légitimes et prêche trop souvent la résignation comme seule attitude religieuse ". La religion, alors oui,, a servi d'opium. Elle a été utilisée. Elle s'est écartée du salut.

On le voit donc, se pencher sur l'idée que nous nous faisons de Dieu n'est pas un « problème de luxe ». Si nous sommes préoccupés d'un salut qui a aussi ses dimensions concrètes et terrestres, nous voyons que, avec l'idée de Dieu, nous détenons une clé fondamentale de l'avenir de l'homme. Tant que l'idée de Dieu sera de telle ou telle sorte et n'aura pas été remise en question et modifiée s'il se doit, nous n'aurons pas été à la racine ultime d'une situation que nous voulons éventuellement changer. Le croyant est ici en première ligne, dans la mesure où il détient une clé qui peut ouvrir ou fermer. « Derrière toute politique, il y a une théologie », disait Proudhon ". Ce fut, plus concrètement et très dramatiquement, l'expérience d'un P. Tillich quittant l'Allemagne des années 30 : « Si Hitler était le produit de ce que nous croyions être la vraie philosophie et la seule théologie, il fallait qu'elles fussent toutes deux fausses. C'est par cette conclusion presque désespérée que nous avons quitté l'Allemagne ". » Bien des horreurs qui se passent sur cette terre ne sont pas seulement imputables aux hommes qui ont le pouvoir, mais aussi à ceux qui manient les idées. Mot atroce, mais combien vrai, de Jean Rostand : « X... n'a pas de sang sur les mains, il en a sur l'esprit". »

La question qui nous est ainsi posée est celle qui déjà l'était dans l'Ancien Testament : « À qui donc [ou : à quoi donc] avez-vous laissé ressembler Dieu ? » (Is 40, 18), quelle image en avez-vous instituée ? Est-ce celle qui répond à sa vérité et au salut de l'homme, ou celle que vous avez déformée au gré de vos intérêts ? En posant cette question, on ne fait pas outrage à Dieu. Au contraire, c'est parce qu'on veut respecter la vérité de Dieu et sa volonté sur le salut de l'homme, qu'on se montre sensible à ce que nous en faisons. Au reste, ce ne sont pas seulement les sciences humaines qui nous invitent ainsi à revisiter notre tendance à faire Dieu à notre image. Les Pères de l'Église le savaient déjà, qui demandaient que l'on corrigeât sans cesse l'image de Dieu abîmée en idoles par la pente même de notre esprit. Simplement, le développement des connaissances met à jour des sources de formation d'idoles insoupçonnées jusqu'ici. Notre devoir d'aujourd'hui consiste à rencontrer un problème éternel dans les termes où il se pose à nous.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 10:45

 

°1  Jésus était né à Bethléem de Juda, au temps du roi Hérode ; alors, des pays de l’Orient, des mages arrivèrent à Jérusalem °2 et demandèrent : “Où se trouve le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus pour lui rendre hommage.”

°3 Quand le roi Hérode l’apprit, il en eut un choc, et tout Jérusalem avec lui. °4 Il réunit tous les chefs des prêtres et ceux qui enseignaient la religion au peuple, car il voulait leur faire préciser où devait naître le Christ. °5 Ils lui firent cette réponse : “C’est à Bethléem de Juda. Car il est écrit dans le livre du prophète : °6 Toi, Bethléem en Juda, tu n’es pas le dernier des chefs-lieux de Juda, car c’est de toi que sortira le chef, le pasteur de mon peuple Israël.”

°7 Alors Hérode convoqua les mages en secret et leur fit préciser le moment où l’étoile leur était apparue. °8 Il les mit sur le chemin de Bethléem et leur dit : “Allez là-bas et tâchez de bien vous informer sur cet enfant. Si vous le trouvez, vous me le direz, et moi aussi j’irai lui rendre hommage.”

°9 Après cette entrevue avec le roi ils se mirent en route, et voici que l’étoile qu’ils avaient vue en Orient les conduisait. Finalement elle s’arrêta au dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. °10 Revoir l’étoile fut pour eux une grande joie ; °11 ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant et ils se prosternèrent pour l’adorer. Ils ouvrirent alors leurs coffres et lui firent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

°12 Ils reçurent alors un avertissement au moyen d’un rêve : ils ne devaient pas revoir Hérode. Ils repartirent donc vers leur pays par un autre chemin.

 °13 Après le départ des mages, un ange du Seigneur vint se manifester à Joseph au cours d’un rêve. Il lui dit : “Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et va te réfugier au pays d’Égypte. Tu y resteras jusqu’à ce que je te le dise, carHérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.”

°14 Joseph se leva aussitôt ; cette même nuit il prit l’enfant et sa mère et partit au loin vers l’Égypte. °15 Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode et de cette façon s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par la bouche du prophète : J’ai fait revenir mon fils d’Égypte.

°16 Quand Hérode se rendit compte qu’il s’était laissé avoir par les mages, il devint furieux. Il envoya massacrer tous les enfants de Bethléem et des environs, tous ceux qui avaient moins de deux ans, selon les précisions que lui avaient données les mages.

°17 De cette façon s’accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie : °18 On a entendu des cris à Rama, on gémit et on n’en finit pas de se lamenter. C’est Rachel qui pleure ses enfants ; ils ne sont plus, et elle ne veut pas s’en consoler.

°19 Après la mort d’Hérode, voilà qu’un ange du Seigneur apparaît à Joseph en Égypte au cours d’un rêve ; °20 il lui dit : “Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et retourne au pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant.”

°21 Quand Joseph se réveille, il prend l’enfant et sa mère pour rentrer au pays d’Israël. °22 Mais lorsqu’il apprend qu’Arkélaüs règne en Judée à la place de son père Hérode, il a peur d’y retourner. Ayant reçu des instructions au cours d’un rêve, il s’éloigne vers la Galilée °23 et il s’y établit dans un village appelé Nazareth. De cette façon s’accomplira ce qui a été dit par la bouche des prophètes : On l’appellera Nazaréen.


Jésus était né

Tout commence par une naissance. Jésus est venu nous rejoindre dans la fragilité, la vulnérabilité d’un enfant. Dieu n’est pas un tout puissant, il est tout fragile qui a besoin de notre aide pour grandir en nous et dans ce monde.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que tu as vraiment besoin de moi, que tu attends que je prenne soin de toi et te prenne dans mes bras.

*Dieu ami-e, aide-nous à parler de toi de manière à ne pas défigurer ton vrai visage qui est d’infini tendresse.

 

des pays de l’Orient, des mages arrivèrent

Dès le début de l’Evangile, l’horizon s’élargit à la terre entière. Personne n’est exclu-e de l’accès à Dieu.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que ton amour est pour toutes et tous

*Dieu ami-e aide-nous à lutter contre toutes les formes d’exclusion.

 

ils se mirent en route

L’important est de devenir chercheur  de sens, de se mettre en route, de ne pas cesser de chercher.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que la vie a du sens, que se mettre en route, cela vaut la peine

*Dieu ami-e, aide-nous à nous à trouver des forces pour aller toujours de l’avant pour donner du sens à nos vies.

 

ils virent l’enfant

Ce que ces hommes ont vu, il nous est donné de le voir aussi si je prends du temps pour ouvrir l’Evangile.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire qu’en ouvrant l’Evangile, il m’est donné de voir ton visage, tel que tu as  voulu le révéler.

*Dieu ami-e, aide-nous à prendre du temps pour m’imprégner de Ton visage en méditant chaque jour l’Evangile.

 

Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr…Il envoya massacrer tous les enfants de Bethléem

Comment se fait-il que dès sa naissance, Jésus suscite tant de haine au point qu’un roi veut le tuer ? Jésus, ce qu’il est, ce qu’il révèle de Dieu et de l’Humain, est un message de liberté qui est menace pour tous les pouvoirs. Il va le payer de sa vie sur la croix. Déjà, à peine né, sa vie est en danger et menacé par un roi.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que tu prends le parti de celles et ceux qui luttent pour la liberté et la justice, de celles et ceux qui sont menacés et paient de leur vie leur engagement car déjà à ta naissance, tu es de ceux qu’on veut supprimer.

*Dieu ami-e, aide-nous à prendre le parti délibéré d’être du côté de celles et ceux qui subissent l’injustice sous toutes ses formes et de nous engager pour la faire reculer.

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Méditer - demander - agir
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 14:32

En janvier 2013, le Centre Spirituel du Cénacle de Versailles propose un WE : 
Le oui inconditionnel de Dieu sur nos vies 

du samedi 19 janvier ( 14:30)
au dimanche 20 janvier (17:00)
C’est une retraite qui s’adresse particulièrement ( mais 
non exclusivement) aux personnes homosexuelles et transgenres.

Le christianisme est défiguré quand il se fait excluant par des paroles et des actes. Le Christ, lui, est inclusif. Il s’adresse à toute personne pour l’assurer du oui inconditionnel que Dieu porte à chacune, chacun.
Le Christ nous révèle que nous sommes des merveilles à ses yeux. Il nous rend notre dignité et nous envoie sur les chemins du monde.

C’est ce chemin de fierté qui sera proposé dans cette retraite qui s’adresse particulièrement (mais non exclusivement) aux personnes homosexuelles et transgenres.


Une retraite qui permettra de progresser pour qu’un oui fort et aimant jaillisse en nos cœurs. Un oui à nous-mêmes et à Dieu.
Pour cela, nous écouterons la Parole de Dieu en expérimentant plusieurs manières de méditer.

Il sera animé par Mmes Brigitte Chazel, Marina Zuccon et Sr Michèle Jeunet,rc

Pour plus d’infos et pour vous inscrire en ligne, cliquez sur le lien :
http://www.ndcenacle.org/fonction=rubrique&lieu=4&proposition=455&id=24

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 11:43

Voici une nouvelle rubrique de mon blog: Invitation à lire. j'y mettrai des extraits de livres que j'aime. Et si vous aimez aussi, vous aurez le désir de lire tout!

Je commence avec un extrait du livre de Adolphe Gesché: dieu pour penser la destinée (Ed itions du Cerf 2004 ISBN 2-204-05285-X)

 

"Une vérité anthropologique générale. Est-il si sûr que tout ce que nous pensons soit pleinement vérifiable et que tout ce que nous faisons repose sur des assurances ? Je ne le crois pas. Et j'ajouterais qu'il est heureux qu'il en soit ainsi. En tout cas, dès qu'il s'agit, non point du quotidien immédiat et matériel, où des assurances quasi absolues sont indispensables à notre sécurité et à notre survie, mais là où il s'agit de toutes ces choses grandes et importantes, et qui nous définissent vraiment comme hommes. Je pense à l'amour, à la fidélité, à la mise au monde d'un enfant, à l'éducation : qui parlera jamais ici de certitudes et de preuves ? On peut même penser qu'on n'en voudrait ici justement pas, pas trop en tout cas. L'amour aurait-il seulement sens s'il se fondait sur une assurance donnée d'avance, s'il ne comportait au contraire cette part d'aventure, d'énigme et de risque courus ensemble, ce pour quoi même l'amour a quelque goût ? Et des parents qui décident de mettre au monde un enfant ne savent-ils pas les risques qu'à tous égards ils prennent ?

La force de la vie est là pour nous assurer contre toutes les dénégations. La vie, en son sens même, comporte l'énigme et l'ignorance, et surtout là, précisément, où il s'agit des choses les plus importantes, celles en lesquelles nous mettons le sens le plus profond de notre être. On ne s'assure pas de l'amour ou de la fidélité de quelqu'un, d'une vocation ou des grands choix de vie, comme on s'assure de choses mesurables et quanti­fiables. On ne vérifie pas son enfant avant de le faire. Vérifie-t-on jamais un être ? Il y a même des recherches de garanties qui paralysent et condamnent d'avance toute expérience. La foi pourrait être cette assurance d'un tout autre genre : celle qui ouvre à la découverte (et à son désir). A une découverte qui, autrement, ne pourrait se faire.         

Seul un acte de foi, même au sens tout profane du mot, peut nous engager en certaines voies, qui sans lui seraient impossibles. Son absence nous ferait manquer les expériences les plus prégnantes de l'existence humaine. Aussi bien, avec ce mot de foi, voici prononcé un mot capital. Car peut-on imaginer quoi que ce soit d'un peu important sans un minimum de cette foi qui nous fait sauter par-dessus les zones d'ombre et d'inconnu ?

Le mot « foi » est un mot qui n'appartient pas uniquement au vocabulaire religieux. Mille expressions (« J'ai foi en lui », « Je t'en donne ma foi », etc.) scandent ainsi notre vie de tous les jours. Nous ne pouvons pas tout vérifier par nous-mêmes et à tout instant ; il nous est indispensable de croire à la parole et à la bonne foi des autres. Nous devons nous décentrer de nous-mêmes, renoncer à nos prétentions et illusions de pouvoir tout contrôler par nous-mêmes. Nous devons et, encore une fois : surtout dans les actes les plus existentiels – devant tant de choses en partie opaques et précisément invérifiables, jeter un pont de confiance en nous, dans les autres et dans la vie, non seulement pour surmonter l'incertitude paralysante, mais pour pouvoir réaliser quelque chose et nous réaliser nous-mêmes.

Très souvent même, c'est parce qu'elle passe outre à la véri­lication que la foi, en rendant l'acte possible, assure par là même la vérification que l'on attendait. La foi est vérifiante, il y a en elle un « caractère vérifiant » qui, comme dans l'amour, révèle et manifeste – véri-fie – le bien-fondé et la vérité d'une décision où la raison demeurait incertaine de ses choix . « Une telle transcendance à la vérification marque tous les aspects essentiels de l'existence humaine ". »

Certes, ceci ne prouve pas encore qu'existe ce salut que le soupçon qualifiait d'invérifiable. Mais tout ceci montre qu'il y a dans la réalité une part incontournable d'énigme, au-devant de laquelle nous devons comme forcer les limites de la simple raison si nous voulons entrer dans certaines expériences décisives. Celle du salut pour­rait être de celles-là. Nous n'aurions même pas dû, pour cela, quitter les chemins d'une anthropologie toute profane de l'acte de foi.

« Un être de foi » telle pourrait d'ailleurs être une des définitions de l'homme (comme on dit : « être de raison »). L'homme avance en raisonnant, mais il avance aussi en croyant, credendo. Les plus grandes aventures ont souvent été fondées sur le risque, « le beau risque » dont parle Platon. L'homme est là tout entier, lui qui, dans la création, est l'être qui ose, invente, transgresse l'évidence, met au monde, refuse de ne suivre que les évidences."

Adolphe Gesché, Dieu pour penser la destinée, p 62 et 63


 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:54

 

 

1-Confiant-e car  aimé-e

Quand je dis cela, pour moi, c’est l’essentiel du christianisme.

La découverte que Dieu nous aime et qu’ainsi nous sommes aimé-es.

Je ne sais pas comment l’exprimer, cela a mis au cœur de ma vie, comme une sorte de sécurité : beaucoup de choses peuvent s’écrouler autour de moi, mais Son amour pour moi, ça c’est solide, ça tient, même si je n’en ai plus  conscience : Il continue de m’aimer comme Il le fait pour chacun de nous.

Dieu est un ami qui ne vous manquera jamais.

Si on se sait aimé-es tel-le qu’on est avec ses qualités et ses défauts, avec son passé et son présent, on va pouvoir peu à peu s’accepter soi-même.

Déjà, tel-les que nous sommes, nous sommes aimables aux yeux de Dieu.

On va peu à peu être délivré-es de la sévérité avec soi-même, de la mauvaise culpabilité, de la jalousie, du ressentiment, du jugement des autres.

 En disant cela, je ne dis pas qu’on vit toujours « cui-cui, les petits oiseaux », ni que cela nous protège des souffrances de la vie, mais qu’on les vivra autrement.

Se savoir aimé-es par Dieu, n’est pas une assurance contre la souffrance, mais on n’est pas seul, l’amitié de Dieu est là, à la fois, cela ne change rien et cela change tout, car on n’est pas seul.

 

2-Confiant-e parce que ma vie à du sens

J’ai connu les deux situations : sans la foi et avec la foi.

Sans la foi : ça veut dire que notre vie est un instant dans l’immensité du temps, une poussière dans l’immensité de l’espace, le fruit du hasard et que nous allons vers le néant.

Il y a une angoisse profonde qui nous habite toutes et tous, souvent cachée.

La foi nous dit autre chose que ça :

Elle nous dit que ne sommes pas le fruit du hasard et que notre destination finale n’est pas le néant.

Elle nous dit que nous sommes le fruit d’une volonté aimante de Dieu et que nous sommes faits pour une vie éternelle.

Notre origine est divine et faite pour un  amour qui n’aura pas de fin.

Vivre sa vie en sachant cela, nous établit dans la paix : nous sommes depuis toujours et pour toujours dans les mains aimantes de Dieu.

Cela ne veut pas dire encore une fois que tout est facile ; le croyant connaît aussi des peurs, des angoisses, mais en s’appuyant sur sa foi, il est délivré de l’angoisse du néant qui est à l’opposé de la paix.

 

3-Confiant-e car découvrant la valeur de ma vie

En accueillant la foi qui m’était proposée par le christianisme, j’ai appris que chacun-e de nous a une valeur infinie, ce qui change son regard sur soi et sur les autres.

La foi me dit que nous sommes capables de bonté, de vérité, de justice, de liberté, parce que Dieu nous a faits comme Lui, à Sa ressemblance. Ça change profondément l’image que j’ai de moi.

Dieu a d’abord une image positive de moi, d’abord, surtout et j’ai envie de dire toujours. De moi et donc des autres.

« Merveille que je suis » dit le psaume 139.

Assez étonnant tout de même ! Grâce à Dieu, je peux m’accueillir comme un cadeau, m’accueillir dans la confiance, sûre de moi grâce au regard positif de Dieu sur moi.

C’est comme un contre poison du mépris de soi.

Mais cela fonde aussi la lutte contre toute forme d’injustice, de  discrimination, de pauvreté, de racisme, de sexisme, parce que tout homme, toute femme a valeur infinie.

 

4-Confiant-e parce pardonné-e

Il y aurait beaucoup de choses à dire là-dessus.

Croire en Dieu qui pardonne est une formidable source de confiance.

Il m’arrive souvent de regarder le Christ en croix et j’y vois un pardon infini.

On est sauvé parce qu’on est infiniment aimé-e mais aussi infiniment pardonné-e.

C’est une formidable source de confiance, car devant Lui, avec Lui, pour Lui, rien n’est jamais perdu, rien n’est jamais fini, qu’il y a toujours un avenir qu’Il m’offre pour revivre, repartir, recommencer.

 

5-Confiant parce que Dieu est un ami

Il y a dans notre vie un allié, toujours de notre côté, jamais contre nous, toujours pour nous. Cette amitié que Dieu nous porte, elle nous est prouvée dans l’existence de Jésus. Cela est facteur de paix. Cela m’établit dans la paix en me montrant un Dieu avec nous pour lutter contre le mal, avec nous pour que la vie l’emporte.

Dieu connaît nos peurs, c’est pourquoi, il y a comme un refrain qui parcourt toute la Bible et que Jésus reprend : « n’ayez pas peur…la paix soit avec vous ».

Ne pas s’habituer à l’inouï de notre foi chrétienne.

Et la vraie conversion n’est pas d’abord morale mais changement de conception de Dieu : quittez vos images fausses et mauvaises pour vous, pour s’ouvrir à du neuf :

C’est très important de prendre conscience des fausses images que nous nous faisons de Dieu, des représentations qui proviennent de notre imaginaire, qui n’ont rien à voir avec la réalité, l’Ancien Testament appelle cela des idoles et nous en avons tous.

Je vais donner quelques exemples pour bien me faire comprendre :

Le dieu qui se cache au coin de la rue pour me prendre en flagrant délit de faute ;

Le dieu voyeur à qui rien n’échappe pour mieux m’accuser ;

Le dieu fatalité qui a écrit sur son grand livre ce que je dois faire, sinon ce sera le malheur pour moi ;

Le dieu paratonnerre, qui moyennant quelques sacrifices, me protégera des souffrances de la vie ;

Ce dieu puissant qui impose sa loi de fer etc…

On peut allonger la liste, les exemples donnés sont des caricatures, mais nous n’en sommes pas indemnes et elles peuvent s’insinuer en nous sans qu’on y prenne garde.

Le Christ guérit peu à peu de ces fausses images, peu à peu parce que on est lent à se laisser convertir, à quitter nos fausses représentations.

Pour cela, il nous faut beaucoup de temps, il nous faut longuement regarder ce vrai visage de Dieu qui Se donne à voir dans la fragilité de l’enfant de Noël, dans la charité, le respect, la liberté, la miséricorde de cet homme Jésus, le vrai visage de Dieu qui Se dit par la Croix : Dieu souffrant, et aimant jusqu’au bout. 

L’Eternel qui est Dieu entre dans notre histoire en se faisant petit enfant et connaît la souffrance et la mort sur la Croix.

C’est une révolution de l’image de Dieu, c’est une subversion, une contestation radicale de nos images spontanées, de nos fausses images. Les premiers chrétiens étaient considérés par leurs contemporains, gens très religieux comme athées, parce que leur foi ne correspondait pas du tout à l’idée commune de Dieu.

Un enfant qui ne sait pas encore parler et qui pourtant nous dit simplement par ce qu’Il est : « je ne suis pas ce que vous croyez, regardez-moi et vous saurez qui est vraiment Dieu. »

Dieu qui nous aime le premier, qui nous rejoint dans notre histoire, qui se fait petit, vulnérable, à la merci de tous, ayant besoin de tous, qu’on peut prendre dans ses mains, dont on peut faire n’importe quoi, fragile.

Et Noël n’est que le début du dévoilement du vrai visage de Dieu.

Un jour, Jésus dira : «Qui me voit, voit le Père ».

Pour être cohérent, il faut aller jusqu’à dire : Dieu a voulu vivre cela.

Pour quelle raison ?

1- Voilà ce que je suis, croyez ce que je vous dis de moi et renoncez à vos fausses images.

2-Donc chassez toute crainte, allez à Ma rencontre en toute confiance et en toute joie.

 

6-Confiant parce qu’on y découvre une sagesse de vie

En regardant Jésus et en mettant nos pas dans ses pas, j’ai l’assurance d’un chemin de lumière, de vérité et de vie qui se décline dans une très longue liste :

Amour, pardon, miséricorde, confiance, espérance, don, fidélité, liberté etc.

En Jésus, je possède l’image réussie de notre humanité, l’image accomplie, la plénitude de notre humanité, l’homme dans sa vérité donc ce vers quoi je peux tendre si je veux réussir ma vie, mais donc aussi l’assurance que c’est possible, parce que Jésus a inauguré une autre logique qui est vrai chemin d’humanité. Avec la force qu’Il nous donne, c’est possible de vivre comme Lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 18:21

 

 

Seigneur Jésus-Christ, suis-je entrain de me laisser « apprivoiser » par cette fête de Noël ? Lorsque j'étais gamine, nous fêtions joyeusement Noël, en famille. Des frères aînés construisaient une crèche. Je me souviens d'une crèche faite en bois avec un toit garni de paille, fruit du travail de la ferme. Toute la famille, parents et les 13 enfants, nous allions à la messe de minuit, nous chantions de tout notre cœur « Minuit, Chrétiens... » et participions avec joie à toute cette messe. Puis, le matin, à notre réveil, nous découvrions nos cadeaux et nous défilions devant nos parents pour les embrasser en disant : «Merci petit Jésus ». Oui, souvenirs heureux ! Mais je n'aimais pas, dans la liturgie, ce chant :« réjouissez- vous car, aujourd'hui, un Sauveur nous est né ». J'enrageais, en silence. J'étais jeune, heureuse de vivre. Qu'avais-je besoin d'un Sauveur ? Etre sauvée de quoi ?... Et bien sûr, je gardais cette rancœur pour moi.

Seigneur Jésus-Christ, aujourd'hui, ayant un âge certain, oserais-je dire que j'ai peut-être gardé mon âme d'enfant ? Que je ne me fais aucun souci pour mon salut individuel. Je suis heureuse de vivre. Et je crois surtout, qu'en cette fête de Noël, j'ai une raison beaucoup plus forte de me réjouir... : TU T'ES INCARNE.

Seigneur, puissions-nous comprendre le sens profond de cette réalité !

« En ce jour de Noël, un enfant nous est né et il a besoin de notre tendresse » a dit Mgr Michel Dubost. Et merci aussi à François qui a imaginé une crèche vivante du côté d'Assise. Oui, Seigneur ! Que je Te contemple, Toi, vivant, bébé fragile ayant besoin des autres pour avancer dans la vie. Oui, Seigneur, donne-moi de Te contempler avec, peut-être, les yeux de Marie, de Joseph, des bergers, des mages. Qu'ont-ils(elles) vu en Toi, si fragile, personne déplacée, rejetée au point de naître dans une crèche, puis exilée ? Oui, qu'ont-ils (elles) vu ?

Aujourd'hui, « les crèches vivantes sont dans les camps Palestiniens » a écrit Mgr Jacques Gaillot en 1989... Aujourd’hui, les crèches vivantes sont en Palestine, en Syrie, etc.,  à Florange où les ouvriers luttent toujours pour préserver leur travail, à Echirolles où des familles en deuil, soutenues, renaissent à la vie, après le massacre de 2 jeunes...Seigneur, apprends-moi à être attentive aux informations, à découvrir la souffrance des personnes qui sont au cœur d'une information ou d'un fait divers.

Tu T'es incarné. Seigneur Jésus-Christ, apprends-moi à Te contempler dans ce début de Ta vie humaine. Que, par mes yeux, mes oreilles, mes membres, mon cœur, tout mon être, je m'imprègne de Ta Présence, de Ton existence, au cœur des autres. Apprends-moi à Te chercher encore davantage, là où je suis, autour de moi, auprès des pauvres.

Tu T'es incarné,... Tu es VIE.

Seigneur, que je sache Te voir en chacun(e) d'entre-nous, pauvres, misérables, nécessiteux-nécessiteuses, ceux et celles qui souffrent de la misère, de la précarité, qui souffrent de terribles conditions de travail, de ne pas avoir de travail, de la maladie, de la vieillesse, de la solitude, de l'enfermement, de l'isolement, de l'indifférence, du mépris, du rejet, de la haine ou d'être stigmatisé(e)s car exilé(e)s ou ne vivant pas comme nous, ceux et celles qui vivent comme des parias que l'on considère comme mort-es...

Seigneur, Tu es né pauvre, Tu as vécu pauvre et Tu es mort misérable! Alors, Seigneur, comment peut-on encore supporter tous ces symboles de richesse, de pouvoirs temporels, de puissance, toutes ces courbettes... dans Ton Eglise. Seigneur, que la situation des pauvres de ce pays soit notre souci et que nous sachions nous réjouir de ce que l'Etat pense réquisitionner, dans une liste de plusieurs institutions comme la SNCF et autres..., quelques-uns de nos bâtiments libres appartenant (?) à notre Eglise.

1) Seigneur, Tu T'es incarné et tu nous as fait découvrir notre FRATERNITE-SORORALITE. Nous sommes tous frères et sœurs, en humanité. « Il n'y aura plus ni Juifs, ni grecs … ni homme, ni femme... » . Seigneur, que toute hiérarchie, toute discrimination et tout rejet nous deviennent insupportables !

2) Seigneur, Tu T'es incarné et tu nous as fait découvrir DIEU-AMOUR.

Nous avons tous, toutes Un seul Père. Mais serions-nous tous et toutes orphelin-es de Mère ? Dieu est-Il masculin ? Pourtant, dans la Genèse, Dieu nous créa à Son image : « homme et femme, Il-Elle les créa. » Et il paraît qu'un enfant ne connaissant pas sa mère a un mal insurmontable à se construire, alors, Seigneur, qu'on me laisse ma filiation, fille de Dieu-Amour Père-Mère !

3) Seigneur, Tu T'es incarné et Tu nous fais découvrir l'Amour, un Amour sans aucune condition ! (parabole de l'enfant prodigue)

4) Seigneur, Tu T'es incarné : le VERBE s'est fait CHAIR !

La Parole s'est incarnée ! La Parole et... non le silence qui m'a fait tant de mal.

Jésus, Tu es la Route, la Vérité, la Vie ! Tu as rompu avec le silence, Ta Parole est Vérité, Ta Parole est Délivrance. Ta Parole est Partage. Ta Parole est Engagement avec les autres.

Fille timide, parlant peu, ayant passé 60 ans, quelle ne fut pas ma joie le jour où j'ai osé donner l'un de mes premiers textes à un couple ami ! J'ai effectivement senti les hautes murailles de Jéricho s'effondrer d'un seul coup, me délivrant de ce silence qui m'avait si bien emmurée. Et maintenant, j'ose m'affirmer. Cela m’a valu d'être terrassée sur le chemin de Damas, de connaître le silence et le mépris de ceux (celles?) qui savent et qui n'ont pas besoin de moi ! Combien insensée ai-je été en envoyant une prière aux évêques ! Insensée, j'avais oublié qu'ils avaient tout ce qu'il faut dans ce domaine ! Oui, Seigneur, Tu m'as appris que c'est dans le besoin que nous sommes plus ouvert-es aux autres ! Je parle. Chaque fois, le découragement me guette. J'envoie quelques bouteilles à la mer. Mais, Seigneur, on me relève et je reprends la Route, la Parole car je crois que, malgré tout, Tu es là !

Qu'en cette fête de Noël, nous puissions, dans l'Amour du Christ, vivre la Parole en l'Esprit de Vérité, Parole qui est Délivrance, Espérance, Ouverture, Confiance, Partage et Engagement avec les autres, dans la Paix du Christ.

 

Puis-je en profiter pour remercier ceux et celles qui me font la joie de mettre un commentaire à mes textes. Cela m'aide aussi à découvrir certains aspects que je n'avais pas vus. Merci et joyeux Noël.

Alice Damay-Gouin

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 22:54

 Dans l’Evangile selon Luc au chapitre 2 verset 1 à 20

 

[1] Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier.

[2] Ce premier recensement eut lieu à l'époque où Quirinius était gouverneur de Syrie.

[3] Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ;

[4] Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s'appelle Bethléem en Judée, parce qu'il était de la famille et de la descendance de David,

[5] pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte.

[6] Or, pendant qu'ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ;

[7] elle accoucha de son fils premier-né, l'emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle d'hôtes.

[8] Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau.

[9] Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d'une grande crainte.

[10] L'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :

[11] Il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur ;

[12] et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. "

[13] Tout à coup il y eut avec l'ange l'armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait :

[14] " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. "

[15] Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : " Allons donc jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. "

[16] Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire.

[17] Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant.

[18] Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.

[19] Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens.

[20] Puis les bergers s'en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.

 

« Elle mit au monde son fils premier-né » verset 6.

Regarder cette mise au monde. Ne pas hésiter à la regarder dans le plus concret. Regarder cet enfant qui est mis au monde et ce que notre foi nous en dit : Verbe fait chair, Dieu mis au monde. Nous laisser étonner. Dieu qui vient à naître, Dieu qui vient au monde. Sentir que cela bouleverse nos images de Dieu. Cela dit du neuf en Dieu, du jaillissement, de la nouveauté, du mouvement. Alors que nous voyons souvent Dieu du côté de l’immobilité. Verbe dans la fragilité d’un enfant. Il peut donc y avoir de la fragilité en Dieu, de la petitesse alors que nous le voyons du côté de la puissance et de la grandeur. Ici, un enfant qui peut pleurer, qui a faim, qui boit le lait du sein de sa mère. Se laisser toucher par ça. Et peut-être sentir nos résistances à accueillir ce que Dieu donne à voir de Lui dans Sa fragilité.

« Elle l’enveloppa de langes » v 6.

Regarder comme Marie prend soin de Lui. Et oser nous aussi prendre soin de Lui. Pourquoi ne pas demander à Marie de nous permettre de le prendre dans nos bras ? Si nous le faisons, il nous sera peut-être donné de vivre plus profondément que Dieu a besoin de nous, de nos soins, de notre attention. Cela aussi peut bousculer nos images. Habitués-es à vouloir que Dieu prenne soin de nous, ici, Le voir qui a besoin de nous et prendre soin de Lui. C’est peut-être entrer dans une vie spirituelle adulte qui donne et se donne après avoir beaucoup reçu.

« Couché dans une mangeoire »  v 6 ;12 ;16.

Etonnant cette insistance pour dire 3 fois qu’il est mis dans une mangeoire. C’est un endroit où l’on met la nourriture pour les animaux. Jésus dira un jour : « Prenez et mangez ceci est mon corps livré pour vous » Ce corps est déjà là à la crèche, pour être nourriture de vie. Aller de la Crèche à la Cène, de la Cène à la Crèche pour y voir Dieu qui se donne. Recevoir et donner dans le va et vient d’une véritable amitié.

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 23:13

 

Dimanche dernier, j’ai participé à une messe qui prend son temps. C’est une manière originale de vivre la liturgie de la Parole au cours d’une Eucharistie. L’Evangile est lu deux fois. Après la première fois,  quelqu’un en fait un commentaire. Ensuite il y a 15 minutes de silence avec des pistes qui aident à la méditation. Puis, 5 minutes de partage en petit groupe. Enfin l’Evangile est lu une deuxième fois.

Il y a plusieurs avantages à cette manière de vivre la liturgie de la Parole :

 

*On a le temps de prier ces textes. Ces 15 mn permettent à chacun-e d’intérioriser la Parole.

*Les 5 mn permettent une vie fraternelle où l’on partage quelque chose d’important qui est le fruit de sa méditation.

*le commentaire peut être fait par un-e baptisé-e ce qui permet à des femmes et des hommes d’enrichir, d’élargir la compréhension de la Parole de Dieu.

*cela enlève donc à la célébration eucharistique son caractère trop clérical. C’est la prière de toutes et tous et moins un « one man show » du prêtre.

 

Cette manière de célébrer a été initiée par le cardinal Martini quand il était évêque de Milan. Elle est célébrée dans plusieurs villes de France, par exemple à Paris, tous les dimanches soir à l’église St Ignace.

Dans les Yvelines, cela se passe trois fois dans l’année à l’Ecole Ste Geneviève, à l’initiative d’ordres religieux et de mouvements qui vivent de la spiritualité d’Ignace de Loyola (Jésuites, Sœurs du Cénacle, MEJ, CVX, Cor Unum, Chemin neuf, MCC)

 

Ce dimanche, c’était aux sœurs du Cénacle de l’animer ;

Je vous mets ci-dessous le commentaire que j’ai fait et les pistes que j’ai données pour la méditation.

 

Personnellement, j’aime beaucoup cette manière de célébrer. Cela permet d’entrer plus profondément dans le Mystère qu’on célèbre. Les 15 mn de silence sont comme une respiration où l’on s’emplit de la Parole, où on peut la goûter, s’en nourrir.

Il s’agit bien alors des 2 tables : celle de la Parole et celle du Pain

 

Livre de Baruch - Chapitre 5

01 Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,

02 enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l'Éternel.

03 Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel,

04 car Dieu pour toujours te donnera ces noms :« Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ».

05 Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l'Orient : vois tes enfants rassemblés du levant au couchant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient.

06 Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal.

07 Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu'Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu.

08 Sur l'ordre de Dieu, les forêts et leurs arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ;

09 car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, lui donnant comme escorte sa miséricorde et sa justice.

 

Psaumes - Psaume 125

01 Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,* nous étions comme en rêve !

02 Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie ; + alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » *

03 Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !

04 Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert.

05 Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie : +

06 il s'en va, il s'en va en pleurant, il jette la semence ; * il s'en vient, il s'en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc - Chapitre 3

01 L'an quinze du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode prince de Galilée, son frère Philippe prince du pays d'Iturée et de Traconitide, Lysanias prince d'Abilène,

02 les grands prêtres étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie.

03 Il parcourut toute la région du Jourdain ; il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés,

04 comme il est écrit dans le livre du prophète Isaïe :A travers le désert, une voix crie :Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.

05 Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ;

06 et tout homme verra le salut de Dieu.

 

Commentaire

Dans le temps de l’Avent, toutes les lectures sont en cohérence les unes avec les autres. Ici, l’Evangile se sert de citations tirées des livres l’Isaïe et de Baruch.

Au début de Christianisme, certains chrétiens refusaient l’Ancien Testament ! Heureusement ils n’ont pas réussi car nous aurions perdu comme un code d’interprétation du Nouveau.

Le livre de Baruch a été écrit un siècle avant le Christ. On sent bien dans le texte de ce jour qu’il est un appel à l’espérance dans une situation désespérante. Il offre une vision d’avenir faite de joie, de dignité retrouvée, d’un peuple exilé qui retrouve sa terre. Il utilise des images de collines abaissées, de ravins comblés, comme autant de difficultés dépassées.

En quoi cela peut-il nous concerner ? En quoi cela rejoint-il les situations qui sont les nôtres ?

Et si, pour l’Evangéliste, le Christ est celui qui réalise cela,  comment nous redonne-t-Il espérance au cœur des difficultés. Comment nous offre-t-Il une vision de joie. Comment nous fait-Il sortir de nos exils ? Comment nous fait-Il quitter nos robes de tristesse ?

 

Questions importantes à nous poser en ce temps de l’Avent. Je risque quelques réponses :

Avec le Christ nous faisons l’expérience d’être aimé-e inconditionnellement ;

Avec le Christ, notre vie a du sens ;

Avec le Christ, des chemins de vie nous sont offerts ;

Il nous ouvre un avenir dès maintenant et pour toujours.

Il est avec nous, comme un ami.

Cela ne règle pas les problèmes comme par magie mais cela nous donne de l’énergie pour les prendre à bras le corps. Nous ne sommes pas seuls-es.

Avec le Christ, avec d’autres, nous pouvons bâtir une cité de justice et de paix.

Alors des ravins peuvent être comblés, des montagnes abaissées ; les passages tortueux devenir droits, les routes déformées être aplanies.

Alors tout homme, toute femme peut voir le salut de notre Dieu.

 

Pistes pour la méditation

1ère piste

« Quitte ta robe de tristesse ».

Comment j’entends cet appel du prophète Baruch ?

Ai-je à quitter une tristesse ?

 

2ème piste

« Enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l'Éternel. »

S’il nous est proposé ce manteau de la justice de Dieu et ce diadème de gloire, c’est que nous avons du prix aux yeux de Dieu. Goûter cela comme un cadeau que Dieu nous fait. Accepter ce manteau, ce diadème.

 

3ème piste

« Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées »

Prendre conscience que c’est une décision de Dieu.

Me demander quelles sont dans nos vies ces montagnes abaissées et ces vallées comblées. Comment ma foi au Christ permet-elle cela ?

 

 

 

 

 

 

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