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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 00:22

Dans le livre du prophète Osée au chapitre 11verset 1 à 8

 

 [1] Quand Israël était jeune, je l'aimai, et d'Egypte j'appelai mon fils.

[2] Mais plus je les appelais, plus ils s'écartaient de moi ; aux Baals ils sacrifiaient, aux idoles ils brûlaient de l'encens.

[3] Et moi j'avais appris à marcher à Ephraïm, je le prenais par les bras, et ils n'ont pas compris que je prenais soin d'eux !

[4] Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d'amour ; j'étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson tout contre leur joue, je m'inclinais vers lui et le faisais manger.

[5] Il ne reviendra pas au pays d'Egypte, mais Assur sera son roi. Puisqu'il a refusé de revenir à moi,

[6] l'épée sévira dans ses villes, elle anéantira ses verrous, elle dévorera à cause de leurs desseins.

[7] Mon peuple est cramponné à son infidélité. On les appelle en haut, pas un qui se relève !

[8] Comment t'abandonnerais-je, Ephraïm, te livrerais-je, Israël ? Comment te traiterais-je comme Adma, te rendrais-je semblable à Ceboyim ? Mon cœur en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent.

Ce texte commence par une déclaration d’amour : « Je l’ai aimé ». C’est un rappel de libération : « D’Egypte, J’ai appelé mon fils », c’est à dire que Je l’ai libéré de l’esclavage d’Egypte.

 

Il nous offre une belle image maternelle de Dieu : Elle est  comme une mère qui élève ses enfants apprenant à marcher, prenant dans ses bras, prenant  soin d’eux, menant avec des liens d’amour, posant contre sa joue, donnant à manger.

 

La suite est en complet contraste par la description de la réponse ingrate d’Israël. Ils se sont détournés, ils ont offert des sacrifices et rendu un culte à des idoles. Ils se sont endurcis dans l’idolâtrie qui consiste à adorer quelque chose qui n’est pas Dieu.

 

Il y a l’idole du pouvoir, de l’avoir auquel on sacrifie le reste au mépris des gens. C’est à la racine de la misère dans le monde, de la violence. Il y a l’idole du fanatisme, du racisme, du sexisme,  source d’injustice. Tout cela, c’est se détourner de Dieu, se détourner de l’Amour qui est Dieu. Cela « extermine, dévore », défigure ce que Dieu a voulu.

 

Devant cela Dieu pousse un cri« Comment pourrais-Je t’abandonner Israël ? »

Dieu nous dit là, qu’Il n’interviendra pas pour faire cesser cela. Mais qu’Il est avec nous pour  combattre ce qui est « malade » dans notre monde et pour bâtir un monde plus juste, un monde où seul l’Amour est premier. Amour des autres, du monde, de Dieu.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 23:42

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 10 verset 38 à 42

[38] Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.

[39] Celle-ci avait une sœur appelée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

[40] Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : "Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m'aider."

[41] Mais le Seigneur lui répondit : "Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites pour beaucoup de choses ;

[42] pourtant il en faut peu, une seule même. C'est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée."

 

Cet épisode de Marthe et Marie a été « lu » comme symbolique de la vie contemplative (Marie) et de la vie active (Marthe). C’était une lecture justificatrice de la supériorité de l’une sur l’autre.  C’est un bon exemple d’interprétation qui se fourvoie faute de connaissance du contexte historique mais aussi d’aveuglement plus ou moins conscient qui favorise des intérêts.  Comment se fait-il que la situation scandaleuse décrite dans ce texte, pour la société où vivait Jésus n’a pas été perçu ? Le scandale, c’est qu’une femme  ne peut pas être disciple d’un maître, un rabbi. Etre assise au pied d’un maitre et l’écouter,  est la position du disciple. Marie la prend et Jésus approuve son choix qui est une transgression du rôle dévolu aux femmes. La meilleure part est donc, pour les femmes, d’être disciple, une part à laquelle Jésus les autorise, les appelle, auquel il leur reconnaît le droit d’aspirer. Il ne s’agit donc pas dans ce texte d’opposer l’écoute de Jésus au service de la maison. C’est un texte fort pour dire que les femmes de la même manière que les hommes, peuvent être disciples. Jésus prend position ainsi contre les discriminations dont étaient victimes les femmes sur ce point à son époque.

Contemplons donc cette scène en nous attachant à cette relation étonnante entre Jésus et Marie.

Regardons Jésus. Comprenons que le désir de Son cœur, c’est qu’on prête attention à ce qu’Il dit, qu’on L’écoute. C’est cela dont Il a besoin, dont Il a soif.

Regardons Marie qui Lui offre ce que désire Son cœur. Elle lui offre un cœur qui écoute « elle restait à écouter Sa parole ». Regardons-la désirant cette place de disciple que seul Jésus à l’audace de lui accorder. Regardons-la briser les limites qu’on lui impose.

Laissons-nous étonner par la transgression qu’Il opère, similaire à tant d’autres qu’Il a accomplies pour faire éclater tout ce qui limite, tout ce qui enferme, tout ce qui exclut.

 

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 14:27

guerison-aveugle-3.jpg

Guérison d'un aveugle. Codex Egberti, 283X234

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 9 verset 1 à 38

 [1] En passant, il vit un homme aveugle de naissance.

[2] Ses disciples lui demandèrent : "Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ?"

[3] Jésus répondit : "Ni lui ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu.

[4] Tant qu'il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient, où nul ne peut travailler.

[5] Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde."

[6] Ayant dit cela, il cracha à terre, fit de la boue avec sa salive, enduisit avec cette boue les yeux de l'aveugle

[7] et lui dit : "Va te laver à la piscine de Siloé" - ce qui veut dire : Envoyé. L'aveugle s'en alla donc, il se lava et revint en voyant clair.

[8] Les voisins et ceux qui étaient habitués à le voir auparavant, car c'était un mendiant, dirent alors : "N'est-ce pas celui qui se tenait assis à mendier ?"

[9] Les uns disaient : "C'est lui." D'autres disaient : "Non, mais il lui ressemble." Lui disait : "C'est moi."

[10] Ils lui dirent alors : "Comment donc tes yeux se sont-ils ouverts ?"

[11] Il répondit : "L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il m'en a enduit les yeux et m'a dit : Va-t'en à Siloé et lave-toi. Alors je suis parti, je me suis lavé et j'ai recouvré la vue."

[12] Ils lui dirent : "Où est-il ?" Il dit : "Je ne sais pas."

[13] On le conduit aux Pharisiens, l'ancien aveugle.

[14] Or c'était sabbat, le jour où Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux.

[15] A leur tour les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur dit : "Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois."

[16] Certains des Pharisiens disaient : "Il ne vient pas de Dieu, cet homme-là, puisqu'il n'observe pas le sabbat" ; d'autres disaient : "Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes ?" Et il y eut scission parmi eux.

[17] Alors ils dirent encore à l'aveugle : "Toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux ?" Il dit : "C'est un prophète."

[18] Les Juifs ne crurent pas qu'il eût été aveugle tant qu'ils n'eurent pas appelé les parents de celui qui avait recouvré la vue.

[19] Ils leur demandèrent : "Celui-ci est-il votre fils dont vous dites qu'il est né aveugle ? Comment donc y voit-il à présent ?"

[20] Ses parents répondirent : "Nous savons que c'est notre fils et qu'il est né aveugle.

[21] Mais comment il y voit maintenant, nous ne le savons pas ; ou bien qui lui a ouvert les yeux, nous, nous ne le savons pas. Interrogez-le, il a l'âge ; lui-même s'expliquera sur son propre compte."

[22] Ses parents dirent cela parce qu'ils avaient peur des Juifs ; car déjà les Juifs étaient convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue.

[23] C'est pour cela que ses parents dirent : "Il a l'âge ; interrogez-le."

[24] Les Juifs appelèrent donc une seconde fois l'homme qui avait été aveugle et lui dirent : "Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur."

[25] Lui, répondit : "Si c'est un pécheur, je ne sais pas ; je ne sais qu'une chose : j'étais aveugle et à présent j'y vois."

[26] Ils lui dirent alors : "Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ?"

[27] Il leur répondit : "Je vous l'ai déjà dit et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l'entendre à nouveau ? Est-ce que, vous aussi, vous voudriez devenir ses disciples ?"

[28] Ils l'injurièrent et lui dirent : "C'est toi qui es son disciple ; mais nous, c'est de Moïse que nous sommes disciples.

[29] Nous savons, nous, que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d'où il est."

[30] L'homme leur répondit : "C'est bien là l'étonnant : que vous ne sachiez pas d'où il est, et qu'il m'ait ouvert les yeux.

[31] Nous savons que Dieu n'écoute pas les pécheurs, mais si quelqu'un est religieux et fait sa volonté, celui-là il l'écoute.

[32] Jamais on n'a ouï dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né.

[33] Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire." (34) Ils lui répondirent : "De naissance tu n'es que péché et tu nous fais la leçon !" Et ils le jetèrent dehors.

[35] Jésus apprit qu'ils l'avaient jeté dehors. Le rencontrant, il lui dit : "Crois-tu au Fils de l'homme ?"

[36] Il répondit : "Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ?"

[37] Jésus lui dit : "Tu le vois ; celui qui te parle, c'est lui."

[38] Alors il déclara : "Je crois, Seigneur", et il se prosterna devant lui.

 

 

Au début du texte nous sommes en pleine ténèbre. Celle où est plongé un aveugle de naissance ? Oui, certes, mais il y a pire. C’est celle des disciples qui sont plongés dans les ténèbres d’une religion qui explique la maladie par une faute commise. Et derrière cette explication se cache une ténèbre encore plus ténébreuse, celle d’un dieu qui punirait les fautes en envoyant des maladies. Quelle ténèbre ! Et aujourd’hui encore en sommes-nous indemnes ? Cet évangile, comme tout l’Évangile, est d’abord une libération par la parole forte de Jésus : « Ni lui n’a péché, ni ses parents »Parole forte qui fait passer de la nuit au jour, de la ténèbre à la lumière. Première guérison si nous acceptons de nous laisser guérir.

Et le pire du pire, si c’est possible, est la ténèbre de la religion des pharisiens. Cette impossibilité à sortir d’un système légaliste : selon eux une guérison faite le jour du sabbat ne peut pas venir de Dieu, celui qui l’accomplit ne peut être qu’un pécheur. C’est la ténèbre de l’exclusion de tous celles et ceux qui ne rentrent pas dans leur système. L’impossibilité à s’ouvrir à la nouveauté d’une parole, à l’inattendu d’une action. La culpabilisation qui enferme les gens dans la fatalité.

Devant ce type de ténèbres, Jésus lui même n’a rien pu faire. La révolution spirituelle de Jésus ne peut rejoindre des gens murés dans leur certitude, les privilèges que cela leur donne et pour certains le « fonds de commerce » ou de position sociale, ecclésiale que cela leur procure.

 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:54

Dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 13 verset 44 à 46

[44] "Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu'un homme vient à trouver : il le recache, s'en va ravi de joie vendre tout ce qu'il possède, et achète ce champ.

[45] "Le Royaume des Cieux est encore semblable à un négociant en quête de perles fines :

[46] en ayant trouvé une de grand prix, il s'en est allé vendre tout ce qu'il possédait et il l'a achetée.

 

« Il va vendre tout ce qu’il possède et il achète ce champ ; il va vendre tout ce qu’il possède et il achète la perle » Qui donc est cet homme ? L’interprétation habituelle de cette parabole oriente toujours notre regard vers nous-mêmes, nous invitant à une réponse généreuse à l’appel de Dieu.

Mais ne pourrait-on pas renverser les rôles ?  Pour cela, faisons  un détour par l’admiration que Jésus a eue devant la veuve du temple : « Elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre » (Lc 21,4). Car il a vu là, dans ce geste, la préfiguration du don qu’Il allait faire, donner tout ce qu’II a, toute Sa vie.

Alors ne pourrait-on pas voir dans ce chercheur de trésor et ce découvreur de perle Jésus Lui-même ? Jésus qui donne toute Sa vie pour acquérir le trésor et la perle précieuse que nous sommes. « Tu as du prix à mes yeux et je t’aime » disait déjà le prophète Isaïe (Is 43,4).

Avec cette interprétation Dieu se révèle découvreur et chercheur. Surpris de la rencontre ou en quête de nous rencontrer. Dans les deux cas, aimant de notre beauté, nous considérant comme précieux à Ses yeux. Sur la croix, où Il donne tout, Il va jusqu’au bout du désir fou de nous montrer le vrai visage de Dieu qui peut vaincre nos résistances. Il est le démuni devant qui toutes nos peurs de Dieu peuvent tomber.

Il n’est pas habituel d’interpréter cette parabole ainsi. Cette interprétation peut nous aider aussi à mieux nous accueillir nous-mêmes : nous sommes trésor et perle, précieux aux yeux de Dieu. Alors pourquoi ne pas échanger notre regard contre le Sien ? M’accueillir comme Il m’accueille, me voir comme Il me voit.

Cette interprétation peut nous aider aussi à mieux accueillir Dieu comme chercheur de notre amitié, offrant la sienne et l’ayant prouvé au prix fort de la Croix.

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 23:06

Dans le premier livre des Rois au chapitre 17 verset 2 à 16 

[2] La parole du SEIGNEUR fut adressée à Elie :

[3] " Va-t'en d'ici, dirige-toi vers l'orient et cache-toi dans le ravin de Kerith qui est à l'est du Jourdain.

[4] Ainsi tu pourras boire au torrent, et j'ai ordonné aux corbeaux de te ravitailler là-bas. "

[5] Il partit et agit selon la parole du Seigneur ; il s'en alla habiter dans le ravin de Kerith qui est à l'est du Jourdain.

[6] Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, du pain et de la viande le soir ; et il buvait au torrent.

[7] Au bout d'un certain temps, le torrent fut à sec, car il n'y avait pas eu de pluie sur le pays.

[8] La parole du SEIGNEUR lui fut adressée :

[9] " Lève-toi, va à Sarepta qui appartient à Sidon, tu y habiteras ; j'ai ordonné là-bas à une femme, à une veuve, de te ravitailler. "

[10] Il se leva, partit pour Sarepta et parvint à l'entrée de la ville. Il y avait là une femme, une veuve, qui ramassait du bois. Il l'appela et dit : " Va me chercher, je t'en prie, un peu d'eau dans la cruche pour que je boive ! "

[11] Elle alla en chercher. Il l'appela et dit : " Va me chercher, je t'en prie, un morceau de pain dans ta main ! "

[12] Elle répondit : " Par la vie du SEIGNEUR, ton Dieu ! Je n'ai rien de prêt, j'ai tout juste une poignée de farine dans la cruche et un petit peu d'huile dans la jarre ; quand j'aurai ramassé quelques morceaux de bois, je rentrerai et je préparerai ces aliments pour moi et pour mon fils ; nous les mangerons et puis nous mourrons. "

[13] Elie lui dit : " Ne crains pas ! Rentre et fais ce que tu as dit ; seulement, avec ce que tu as, fais-moi d'abord une petite galette et tu me l'apporteras ; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils.

[14] Car ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'Israël : Cruche de farine ne se videra jarre d'huile ne désemplira jusqu'au jour où le SEIGNEUR donnera la pluie à la surface du sol. "

[15] Elle s'en alla et fit comme Elie avait dit ; elle mangea, elle, lui et sa famille pendant des jours.

[16] La cruche de farine ne tarit pas et la jarre d'huile ne désemplit pas, selon la parole que le SEIGNEUR avait dite par l'intermédiaire d'Elie.

 

Elie va se cacher au torrent de Kerit à l’Est du Jourdain. Il le fait sous l’inspiration de Dieu. Expérience de solitude, de désert pour entendre une Parole de Dieu qui peut le nourrir. On peut faire un parallèle avec Jésus. Il a pris ce temps de 40 jours au désert pour fonder sa vie dans l’écoute de la Parole. Regarder cela et prendre conscience de ce que cela peut éveilleren moi.

 

Il va ensuite à Sarepta. Et c’est à une veuve que Dieu confie le soin de le garder en vie, une veuve d’un pays étranger. Là aussi, on peut faire un parallèle avec Jésus. Il demandera aussi à boire à une femme samaritaine. De ce fait ainsi Elie est préfiguration du Christ.

Repenser aux rencontres du Christ avec des étrangers, des païens, tout le bien qu’il dit d’eux. Signe que l’Esprit Saint anime des gens qui n’ont pas reçu la révélation biblique. Comment j’accueille cela ?

 

« Apporte –moi donc un peu d’eau…du pain » On peut entendre cette parole pour nous aussi. Et si c’était Dieu lui-même qui attendait quelque chose aussi de moi? Quoi ? Notre présence, notre amour…

 

Cette femme est au bord de la mort, la famine est terrible, elle n’a plus qu’un peu de farine et un peu d’huile. Il peut y avoir pour nous aussi des situations sans solution, quelque chose qui bloque en nous, une pauvreté, une blessure, une désespérance, un à quoi bon. Alors dans la prière, on peut reprendre à notre compte les mots de cette femme en les adaptant à notre situation : Je n’ai pas…Je n’ai qu’un…Si je fais, je vais pouvoir entendre les paroles du prophète pour moi-même. « Ne crains pas »,  appel à la confiance, appel à un don : Donne-moi ce que tu as, c’est à dire ce qui te préoccupe, donne-moi le peu que tu as et quelque chose de neuf pourra naître en ta vie. « Jarre de farine ne s’épuisera, cruche d’huile ne se videra »

 

Elle alla et fit comme lui avait dit Elie. Cette fois-ci, cette femme préfigure Marie dans son  « Qu’il me soit fait selon ta parole » et aussi l’appel qu’elle fait aux serviteurs de la noce : « Tout ce qu’il vous dira de faire, faites-le ».

Avec cette femme, avec Marie, entrer moi aussi dans cette confiance.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:32

Dans l'Evangile de Luc au chapitre 2  verset 41 à 52

[41] Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.

[42] Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.

[43] Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents.

[44] Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.

[45] Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.

[46] Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ;

[47] et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses.

[48] A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit : "Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés."

[49] Et il leur dit : "Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ?"

[50] Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.

[51] Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.

[52] Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes.

1ère piste

Regarder ces parents.

*Regarder leur confiance en leur enfant. Ils savent le laisser vivre : une journée sans le voir, ce n’est pas une inquiétude. Ils n’ont pas cette attitude fébrile qui surprotège et étouffe.

Mais ils savent légitimement être inquiets au bout d’une journée sans le voir.

*Regarder tout ce qu’ils font pour le retrouver : chercher parmi les proches et connaissances, retourner à Jérusalem.

*Ecouter la parole de Marie à Jésus quand ils le retrouvent : « enfant pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ton père et moi sommes au supplice en te cherchant. Entendre comment cela est dit. Marie pose une question, elle n’accuse pas. Son angoisse dit son amour. Cela permet à l’enfant d’expliquer son attitude.

*La réponse de Jésus, ils ne la comprennent pas. C’est le propre des parents de ne pas comprendre le mystère de leur enfant. Accepter de ne pas comprendre et laisser l’autre aller son chemin, continuer à l’accompagner.

Laisser descendre en moi cette manière d’être parent qu’avaient Marie et Joseph.

 

2ème piste :

Regarder Jésus  

Sa décision d’aller au temple sans prévenir ses parents. S’étonner de cette attitude d’autonomie de celui qui prend sa vie en main. Il va chercher au temple une confirmation de ce qu’il pressent en lui. Il est tout entier dans cette recherche.

Le regarder parmi les docteurs de la Loi. Il écoute, il parle. Il pose des questions et lui aussi répond. Les Anciens sont étonnés de son intelligence et de ses réponses

 

3ème piste

Regarder Marie

Elle ne comprend pas mais retient en son cœur.

M’emplir de cette attitude car cela permet de comprendre que peu à peu l’obscur peut s’éclairer.

 

4ème piste

Joseph et Marie ont perdu Jésus pendant trois jours : trois jours de recherche sans trouver. Ce sont les trois jours entre Vendredi Saint et Pâques où Dieu semble absent où Dieu se tait.

Mettons toute notre ardeur à Le chercher. Le chercher c’est déjà Le trouver. Et Lui nous a déjà trouvés.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 20:20

 

Le Centre spirituel du Cénacle propose 4 rencontres animées par des professeures de théologie du Centre Sèvres et du Cercle Culturel de l'Oasis :

Evelyne Maurice, Chantal Reynier et Isabelle Reusse

 

Sur les thèmes suivants :

Histoire du Concile, lundi 10 décembre

Pourquoi lire les Ecritures, lundi14 janvier

L’Eglise, lundi11 février

Tous appelés à la sainteté, lundi18 mars

 

de 20h30 à 22h

 

Chaque soirée présentera un texte majeur de Vatican II.

 

Il n'est pas nécessaire de s'inscrire à l'ensemble du parcours.

 

Inscrivez-vous en cliquant sur le lien : http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=549&id=24

 

Vous y trouverez le dépliant à télécharger.

Vous pouvez vous inscrire en ligne.

 

Venez nombreux, ça vaut la peine

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:19

Arcabas Eglise Saint Hugues de Chartreuse 019Peinture d'Arcabas: Visitation.

 

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 1 verset 39 à 45

 

[39] En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda.

[40] Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth.

[41] Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint.

[42] Alors elle poussa un grand cri et dit : "Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein !

[43] Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?

[44] Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein.

[45] Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !"

 

1ère piste :

Regarder Marie qui se lève. Regarder cette décision qu’elle prend. A-t-elle mûri longuement cette décision ? On ne sait mais elle l’a prise. Se lever, c’est passer à l’action.

M’emplir les yeux et le cœur de cela pour que Marie me transmette son dynamisme.

 

2ème piste :

Regarder Marie qui se rend en hâte. Non seulement, elle décide mais met sa décision en œuvre en marchant d’un bon pas, rapidement comme pressée par un grand désir. Se demander la raison de sa décision et la raison de son empressement : Vérifier la parole de l’ange ? Non. Désir d’aider sa cousine ? Peut-être.

Vouloir partager avec elle leur joie mutuelle ? Sûrement.

Sentir cette joie de Marie. S’en imprégner. Elle veut aussi nous la partager pour éveiller plus de vie en nous. 

 

3ème piste :

Elle salue Elisabeth. En fait elle lui dit « réjouis-toi ». Le même mot que l’ange lui avait dit. Entendre cette salutation : « Réjouis-toi » ; la laisser résonner. Elle est pour chacun-de nous aussi.  Marie nous la dit.

Et laisser Marie nous dire les motifs de cette réjouissance en nos vies : je suis aimé-e par Dieu…

 

4ème piste

Regarder les conséquences de cette salutation. L’enfant tressaille dans le ventre d’Elisabeth. Elisabeth est remplie d’Esprit Saint. Regarder comment une salutation de réjouissance peut éveiller la vie de l’Esprit en quelqu’un.

Sonder comment je m’approche des autres. Ce qui pourrait modifier ma manière d’entrer en relation.

 

5ème piste

Entendre la prophétie d’Elisabeth. Remplie d’Esprit Saint, elle prophétise, elle est prophète ! Au point que cette prophétie a traversé les âges, interminablement répétée dans tous les chapelets du monde !

S’étonner du silence de la Tradition chrétienne sur la qualité de prophète d’Elisabeth.

 

6ème piste

«  Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? »

Entendre cette question. La faire nôtre. Marie aussi vient à nous. Comment l’accueillir ?

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 19:04

To write à blog is a great adventure with some happy surprises. Here is one. I received a mail from a Maltese seminarist, a reader of my blog. He was interested by one of my articles and asked me if he could translate it into English for the news of his Seminar. Here is his translation and the introduction he wrote for it.

 

Faire un blog est une belle aventure avec d’heureuses surprises. En voici une. J’ai reçu un mail d’un séminariste maltais lecteur de mon blog ! Il avait été particulièrement intéressé par un des mes articles et m’a demandé s’il pouvait le traduire en anglais pour le journal de son Séminaire. Voici donc sa traduction et l’introduction qu’il a écrite.

Commence ainsi une nouvelle rubrique : let us read in English !

 

Praying with the Newspaper

Sr Michèle Jeunet rc

Is it possible to pray using an article or a page from the newspaper? Sr Michèle Jeunet, a Sister from the religious

Order of the Cenacle, shares her reflections on the subject in a fresh yet simple way. The article is adapted from her

blog, http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/ where she also shares excerpts from her Masters Dissertation

on Mulieris dignitatem, among other interesting articles and reflections.

 

 

To pray using current affairs as the starting point is primarily a form of intercessory prayer. It entails entering the project of God, he who wants us to experience joy and life in all its fullness. Through our intercession, God fights against the forces of destruction. Prayers of intercession can therefore be seen as a fight against evil.

He or she who prays, is never alone, but rather prays together with others. Most important of all however, he or she fights under the banner of Christ, the unique intercessor, he who is the winner over evil. I find it interesting to understand intercession as a

wrestle fought next to Christ, together with him, understanding

that our intercessory prayer participates in his struggle and victory.

Therefore, as far as current affairs are concerned, there is usually enough prayer material (quite regretfully!) since the press is often more interested in what is going wrong in the world rather than what is good and positive.

If you read a newspaper which does not limit itself to giving an account of the noise of forest fires but also turns one’s attention to the silence of trees growing in the wilderness, then there is also enough material for prayer of thanksgiving.

In this respect, certain newspapers (such as La Croix), can be very useful, since they often carry articles about persons and initiatives working in the spirit of Christ (whether they are believers or not). Hence another point – giving thanks for all efforts leading towards the beautiful, the true, the good, which some newspapers give account of.

The relevance of praying using the newspaper

Praying using the newspaper is relevant for main three reasons:

It makes us reach out of ourselves, displaces us from the centre, and make us live a grace which St Therese Couderc (1805-1885, co-founder of the Sisters of the Cenacle) can share with us, she who often said, “My heart is as big as the world.”

 It can introduce us into real contemplation. Reading the newspaper, as would praying while crossing a busy road, during a stroll in the countryside, can lead us towards a contemplation of the works of God. It brings to my attention the life of this world, in the wide sense of the word, to admire its beauty and its pains, listening intently to its joys and hopes, thus rendering me attentive to God who is creator and saviour of this world. In other words, I become interested in what interests God. The best way to praise an artist is, in fact, to take interest in his work.

 It is an act of faith, which helps develops within us four

attitudes:

An attitude of astonishment before the world, about which St

Augustine says that it is the first Bible. God is the author, he

communicates with us through his creation and speaks of himself through it. Therefore to pray using current affairs is to allow oneself to be astonished that the World exists, rather than nothing. It is to recognise that God is the source and foundation of all existence, not simply a creator of the past, but from the beginning until ever, the source of being as it he is also today.

An outlook of faith which sees, in this world, a world in the pains of childbirth: that of salvation, a world saved once and for all by the incarnation, death and resurrection of Christ. It is also to see salvation like a seed sown into the earth, yeast in the dough. It is standing before the world, like a hopeful person who keeps watch during the night, who is able to observe that which is born, that which is transformed, in the direction of the Kingdom of God.

A contemplative outlook which is able to recognise the mysteries

of Christ: to see in the life of this world annunciations, births, arrests, trials and condemnations, insults and abuses, deaths, resurrections, ascensions, pentecosts, assumptions and glorious crownings. To be able to discern this is to be able to just about draw out the consequences of incarnation.

Following the Incarnation, we now know that nothing of what is human is foreign to God: all that is human is a face of God.

A stronger desire for apostolate to make Jesus Christ known

and loved, so that his Kingdom may come in this world, so

beautiful and yet, often, so wounded.

 

Traduit  par Carlo Calleja Mercieca

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 00:03

Dans l'Evangile de Marc au chapitre 2 verset 18 à 22

[18] Les disciples de Jean et les Pharisiens étaient en train de jeûner, et on vient lui dire : "Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent-ils, et tes disciples ne jeûnent-ils pas ?"

[19] Jésus leur dit : "Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux ? Tant qu'il ont l'époux avec eux, il ne peuvent pas jeûner.

[20] Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront en ce jour-là.

[21] Personne ne coud une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement ; autrement, la pièce neuve tire sur le vieux vêtement, et la déchirure s'aggrave.

[22] Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin fera éclater les outres, et le vin est perdu aussi bien que les outres. Mais du vin nouveau dans des outres neuves !"

 

Comme pour tout texte évangélique, il nous faut fixer nos yeux sur Jésus, fixer nos oreilles sur ses paroles : Ici Jésus parle de Lui en disant qu’Il est l’Epoux. Cette manière de parler de Lui est très forte : l ’Epoux est un des titres qu’on donne à Dieu dans l’Ancien Testament. Jésus s’attribue ce titre. Il a épousé nos vies pour les emplir de Sa présence. Jésus est à l’image d’un Epoux, et pas n’importe lequel, celui qui donne sa vie sur la Croix. Un Epoux qui prend soin de l’épousé-e que nous sommes. C’est donc comprendre Dieu comme un amoureux, dont l’amour est de toujours à toujours. C’est comprendre la relation à Dieu à l’image de noces, d’union, de communion.

Jésus se présente comme l’Epoux présent mais aussi qui sera enlevé : « Viendra un temps où l’Epoux leur sera enlevé », dit-Il.

Par là Jésus, de manière allusive annonce Sa Passion. Epoux présent et Epoux enlevé.

Ceci peut faire aussi comprendre ce qui se passe dans notre cœur. Nous faisons l’expérience de la présence de Dieu et de son absence dans nos vies. Pour entrer davantage dans ce mystère de Dieu Epoux présent et absent on peut lire lentement le Cantique des Cantiques puisque c’est le poème des amants qui se cherchent. La bien-aimée cherche son bien-aimé. Nous aussi nous cherchons Dieu, quelquefois nous Le trouvons, quelque fois nous Le ressentons comme absent. Nous cherchons Dieu mais Lui nous a définitivement trouvés. Nous pouvons être dans la nuit, ne rien sentir, ne rien comprendre et  pourtant être uni à Dieu parce que Lui, s’est définitivement uni, lié à nous, parce que nous reste toujours la grâce qui suffit, celle d’être rendu participant à la vie de la Trinité.

Dans les 2 petites paraboles qui suivent

Il est d’abord question d’un vieux vêtement et d’une pièce d’étoffe neuve. Quel est ce vieux vêtement, quelle est cette pièce d’étoffe neuve ? Peut-être que cette étoffe toujours neuve, c’est le vêtement des noces,  les noces de notre baptême qui nous incorpore au Christ et qui nous a fait  revêtir le Christ. En fait, cette étoffe toujours neuve, ce n’est pas quelque chose, c’est quelqu’un : c’est Lui-même. Question à se poser devant Dieu : Quel vêtement ancien à quitter parce qu’il m’empêche de revêtir le nouveau ? Quel combat en moi : ce qui est à perdre pour gagner le meilleur… ? Et le vin ? Vin de l’Esprit qui fait craquer les vieilles outres de ce qui doit mourir pour pouvoir ressusciter à une vie plus belle. Quelles outres neuves en mon cœur, dans ma vie pour  que ce vin nouveau ne se perde pas ?

 

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