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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 15:47

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 3 verset 1 à 17

[1] Or il y avait parmi les Pharisiens un homme du nom de Nicodème, un notable des Juifs.

[2] Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit : "Rabbi, nous le savons, tu viens de la part de Dieu comme un Maître : personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu n'est pas avec lui."

[3] Jésus lui répondit : "En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu."

[4] Nicodème lui dit : "Comment un homme peut-il naître, étant vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ?"

[5] Jésus répondit : "En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu.

[6] Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l'Esprit est esprit.

[7] Ne t'étonne pas, si je t'ai dit : Il vous faut naître d'en haut.

[8] Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit."

[9] Nicodème lui répondit : "Comment cela peut-il se faire ?"

[10] Jésus lui répondit : "Tu es Maître en Israël, et ces choses-là, tu ne les saisis pas ?

[11] En vérité, en vérité, je te le dis, nous parlons de ce que nous savons et nous attestons ce que nous avons vu ; mais vous n'accueillez pas notre témoignage.

[12] Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel ?

[13] Nul n'est monté au ciel, hormis celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.

[14] Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme,

[15] afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle.

[16] Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle.

[17] Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Avec Nicodème nous sommes devant un itinéraire qui va de la nuit à la lumière. Pour nous cet itinéraire est plein d’espérance car plus loin (en 7/50 et 19/39) nous le verrons s’engager pour le Christ. Mais ici au chapitre 3, cela commence mal ! Nous sommes dans la nuit. Pourquoi venir de nuit ? La réponse est au v.19 : c’est préférer la nuit à la lumière. La première faute de Nicodème est de croire qu’il sait, il dit « nous savons ». Prétention à connaître qui est Jésus au lieu de laisser l’autre se dire lui-même. Il lui fait un compliment qui l’enferme dans ce qu’il veut qu’il soit : un rabbi comme lui. Une manière de l’annexer à son monde. La réponse de Jésus est étonnante : Il le renvoie à lui-même, Il lui parle d’une naissance d’en haut, de quelque chose qui est important pour lui, et qui concerne tout le monde. Mais naître, pour cet homme, chef des pharisiens, c’est régresser : lui le maître redevenir enfant ? Cela implique un renversement de sa position de chef. Du coup, Il n’entend pas la parole de Jésus et la transforme : c’est sa 2ème faute. Au lieu de reprendre l’expression exacte de Jésus, il dit autre chose : naître une 2ème fois du sein de sa mère, ce qui évidemment est impossible. Mais ce n’est pas ce que Jésus a dit ! Transformer une parole c’est une manière de se dérober. Sa mauvaise écoute est une manière de refuser l’invitation à renaître. Mais que veut dire «  naître d’en haut » ? C’est se recevoir d’une origine autre que soi, consentir à venir de Dieu. Un consentement qui ouvre à une existence selon l’Esprit et dote d’une liberté identique à celle du vent. Naître du Père c’est entrer dans une fraternité, une sororité, où tout homme, toute femme est fils et fille du Père, frère et sœur de Jésus.

Nouvelle naissance qui est résurrection dans l’aujourd’hui de notre vie.

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 00:00

Merci à Katrin de nous partager ainsi le fruit de sa méditation

 

Dans l’Evangile de Marc chapitre 9  verset 30 à 37

 

[30] Etant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.

[31] Car il instruisait ses disciples et il leur disait : "Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera."

[32] Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger.

[33] Ils vinrent à Capharnaüm ; et, une fois à la maison, il leur demandait : "De quoi discutiez-vous en chemin ?"

[34] Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.

[35] Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : "Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous."

[36] Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit :

[37] "Quiconque accueille un des petits enfants tels que lui à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé."

 

Pierre, Jacques et Jean descendent de la montagne, bouleversés par l’expérience de Dieu qu’ils viennent de vivre : Moïse, Elie,  les vêtements blancs de leur maître…et puis cette voix qui résonne encore dans leur cœur: « Celui-ci est mon fils, mon aimé. Ecoutez-le »

On se dit qu’après cela, les disciples vont être comme imprégnés du message de Jésus, enfin, au moins ces trois-là… Mais voilà, si au chapitre précédent, ils étaient inquiets de ce qu’ils allaient manger, là ils sont inquiets pour leur place : mais qui donc est le plus grand ? se demandent-ils. Après l’Avoir, le Pouvoir...Jésus les rejoint dans leur questionnement, pour apporter un renversement des valeurs humaines: pour être grand, il faut renoncer à être quelqu’un : (Marc 9 v 36 ) « Si quelqu’un veut être grand, il sera le dernier de tous et leur serviteur ». Ainsi,   « quand on a renoncé complètement à être un saint ou un pêcheur, un converti ou un homme d’Eglise, un juste ou un injuste (…) afin de vivre dans la multitudes des tâches, des questions, des succès et des insuccès, des expériences et des perplexités (…) du monde alors on se met pleinement entre les mains de Dieu. » Dietrich Bonhoeffer. Ce chemin, proposé par Jésus, est d’une exigence redoutable. Mais c’est le préalable à cette route qui mène vers notre Humanité.  Si je renonce à être quelqu’un, je laisse la place à la vérité de mon être.

Alors, « Jésus prend un petit enfant, et le met au milieu d’eux. Il le prend dans ses bras » (Marc 9 V 36 traduction Chouraqui). Avec les enfants, impossible de tricher dans la relation : ils sont doués d’une hypersensibilité à la vérité du lien qui se tisse. Accueillir un enfant demande de ne pas se mentir à soi-même, à l’enfant et d’aller chercher au plus profond de soi une réelle authenticité. C’est pour cette exigence du lien, que Jésus place cet enfant au centre des disciples. Tout comme la vérité de nos relations doit être le centre de nos préoccupations ; car nos paroles ne peuvent être crédibles, qu’au cœur d’une relation vraie.

«  Celui qui accueille un enfant, n’importe quel enfant, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais celui qui m’a envoyé » (Marc 9, 37). Nouvelle expérience de Dieu : si différente de celle qui vient de se vivre sur la montagne. Avec une infinie discrétion, Dieu vient habiter  cette terre creusée par le désir  de vérité. Alors le temps s’étire, suspendu au regard de celui qui perçoit la transcendance de Dieu sur le visage de son frère… Et le temps s’efface, pour devenir lieu d’Eternité... L’accueil se fait silence, tel Elie qui cherche à effleurer  « la voix, le silence subtil de Yahvé » (1 Roi, 19, 11).

Et si cet enfant dont parle Jésus était une part de nous-mêmes. L’enfant est, étymologiquement, celui qui n’a pas accès à la parole. S’il fallait aller jusqu’à accueillir en nous, avec une infinie délicatesse, cet enfant acculé au silence… L’accueillir, le prendre tout contre nous, le faire nôtre… Et laisser le Verbe inventer les mots de son cri muet. Notre humanité, accueillant sa propre fragilité, deviendrait alors, terre de liberté où le Tout Autre pourrait demeurer, où la souffrance des hommes trouverait résonnance. Imperceptible Souffle qui ouvrirait nos lèvres, pour enfin debout, chanter Sa louange.

 

   

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 23:32

Ce mot pour vous faire part d’un événement à ne pas manquer :

 

Une conférence sur la lettre apostolique de Benoît XVI, Porta fidei qui ouvre l’année de la foi.

Cette conférence sera donnée par la professeure Evelyne Maurice qui enseigne la théologie au Centre Sèvres ( fac de théologie jésuite).

 

Elle dégagera les grandes lignes de cette lettre apostolique, en donnera les clés de lecture, pour approfondir notre foi et nous permettre de mieux en témoigner.

La conférence sera suivie d’un temps d’échange.

Donc à ne pas manquer ! A mettre sur votre agenda :

Jeudi 18 octobre de 20h30 à 22h

Au centre spirituel du Cénacle

68 av de Paris, 78000 Versailles

Pas d’inscription préalable. Libre participation au frais

Nous vous attendons nombreux.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 23:38

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 2 verset 13 à 22

[13] La Pâque des Juifs était proche et Jésus monta à Jérusalem.

[14] Il trouva dans le Temple les vendeurs de boeufs, de brebis et de colombes et les changeurs assis.

[15] Se faisant un fouet de cordes, il les chassa tous du Temple, et les brebis et les boeufs ; il répandit la monnaie des changeurs et renversa leurs tables,

[16] et aux vendeurs de colombes il dit : "Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce."

[17] Ses disciples se rappelèrent qu'il est écrit : "Le zèle pour ta maison me dévorera."

[18] Alors les Juifs prirent la parole et lui dirent : "Quel signe nous montres-tu pour agir ainsi ?"

[19] Jésus leur répondit : "Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai."

[20] Les Juifs lui dirent alors : "Il a fallu 46 ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèveras ?"

[21] Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

[22] Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Ecriture et à la parole qu'il avait dite.

Ce texte nous met face à une colère de Jésus, lui le doux et humble de Mt 11/28 ! Pourquoi ?

Imaginons tout un marché de bœufs, de brebis, de pigeons, tous ces animaux que le pèlerin achetait pour ensuite les offrir en sacrifice.

Et aussi ces nombreux changeurs de monnaie : on ne pouvait payer ces animaux qu’avec une monnaie juive : les gens venant de pays étrangers devaient donc passer par le change.

Faire du temple de Dieu, lieu privilégié de la louange, du respect et du service de Dieu, un lieu de trafic est intolérable pour Jésus. Il y a comme un détournement, on se sert de Dieu pour autre chose que Lui.

A la Samaritaine Jésus dira : « Ce n’est plus sur cette montagne, ni à Jérusalem qu’on adorera mais en esprit et vérité. »

Paul comprendra bien cela en disant : « Le temple de Dieu est saint et ce temple c’est vous » 1Co 3/17.

Ce temple que Jésus vient purifier, c’est donc nous : quels détournements sont les nôtres, quels encombrements, quelles profanations, quels trafics, quelle idolâtrie ?

« Le zèle de ta maison me dévorera » (Ps 69/10). Cette maison de Dieu que nous sommes chacun.

Ce zèle Le brûle, Le consume et finira par avoir raison de Sa vie.

Ce zèle d’amour pour nous Le conduira à la Croix.

Son corps détruit aux jours de Sa passion et rebâti dans Sa Résurrection.

Son corps dont nous sommes.

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 16:24

Dans l'Evangile de Jean au chapitre 1 verset 19 à 36

[19] Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : "Qui es-tu ?"

[20] Il confessa, il ne nia pas, il confessa : "Je ne suis pas le Christ" -

[21] "Qu'es-tu donc ? Lui demandèrent-ils. Es-tu Elie ?" Il dit : "Je ne le suis pas" - "Es-tu le prophète ?" Il répondit : "Non."

[22] Ils lui dirent alors : "Qui es-tu, que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même" -

[23] Il déclara : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète."

[24] On avait envoyé des Pharisiens.

[25] Ils lui demandèrent : "Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Elie, ni le prophète ?"

[26] Jean leur répondit : "Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas,

[27] celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale."

[28] Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

[29] Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit : "Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.

[30] C'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était.

[31] Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau."

[32] Et Jean rendit témoignage en disant : "J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui.

[33] Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint.

[34] Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Elu de Dieu."

[35] Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.

[36] Fixant les yeux sur Jésus qui passait, il dit : "Voici l'agneau de Dieu."

Le prologue narratif de cet Evangile commence comme un interrogatoire de police ! On demande à Jean-Baptiste de dire qui il est. Sa réponse est d’abord négative : il n’est ni le Christ, ni Elie, ni le prophète. Il est d’abord tout simplement lui-même dans son originalité, comme chacun de nous, unique, ne remplaçant personne, valant pour lui-même, désiré-e du cœur de Dieu. Réponse juste d’un homme « ajusté » à Dieu qui sait que sa dignité la plus haute est d’être simplement ce qu’il est.

« Qui es-tu ? » Et nous, quel réponse donnons-nous à cette question ?

Jean-Baptiste est un homme selon le cœur de Dieu, dont la vie est orientée vers Lui, « ordonnée » à Lui.

-Homme de louange :

qui est appel à ouvrir un chemin à Dieu.

-Homme d’adoration : ayant le sens de l’infinie distance entre lui et Dieu mais qui se laissera toucher par la proximité de Dieu en Jésus.

-Homme du service qui se réalisera en : 

-témoignant ( v.32 et 34)…

-se tenant là (v.35)…

-fixant les yeux sur Jésus (v. 36) »

Jean-Baptiste est bien pour nous aussi, aujourd’hui, celui qui nous montre Jésus.

Fixer le regard sur Jésus, c’est ce qu’il a fait. Par son exemple, il nous invite à prendre du temps gratuit à Le contempler.

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:53

 

 

[35] Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.

[36] Regardant Jésus qui passait, il dit : "Voici l'agneau de Dieu."

[37] Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.

 

Non seulement Jean-Baptiste nous invite à un regard contemplatif sur le Christ mais il le désigne comme « Agneau de Dieu ». Expression à entendre avec toute la richesse de la 1ère Alliance : l’Agneau d’Ex 19/36, l’agneau mangé avant de prendre la route vers la liberté ; le serviteur souffrant d’Is 53/7, agneau dont les blessures nous donnent la guérison. On peut s’attarder à ce titre, car il peut nous aider à consentir à Dieu : l’agneau n’appartient pas à l’ordre des prédateurs ! Dieu à l’image d’un agneau, celui dont on prend soin, qui a besoin de nous. Et si Dieu avait besoin de nous ? Dieu vulnérable, remis en nos mains.

Et moi, à la suite de Jean-Baptiste, qu’est-ce que je dirais  pour parler du Christ ?

Les deux disciples écoutèrent cette parole et suivirent Jésus.

Avec ces deux verbes, il nous est donné les deux attitudes fondamentales du disciple : écouter et suivre. C’est une décision qui prend tout l’être : une relation d’appartenance où on lie son destin à celui d’un autre. Seul Jésus peut être suivi de cette manière-là, absolue, inconditionnelle, car Lui seul est parfaitement fiable, d’un amour pour nous d’une indéfectible fidélité.

Je peux interroger mon cœur : pour moi, quelles sont mes raisons de L’écouter et de Le suivre ?

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 23:33

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 1 versets 38 et 39

[38] Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, leur dit : "Que cherchez-vous ?" Ils lui dirent : "Rabbi - ce qui veut dire Maître - , où demeures-tu ?"

[39] Il leur dit : "Venez et voyez." Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure.

« Jésus se retourna ».

C’est Jésus qui prend l’initiative de la rencontre en se retournant.

Au lieu de leur montrer son dos, Il leur découvre Son visage.

Il leur est ainsi donné de voir la lumière qu’est Jésus, de la voir face à face.

Dieu, en son Verbe fait chair, se donne à voir.

Il nous est bon de nous mettre dans cette scène :

Nous voyons la face de Jésus et nous sommes regardé-es par Lui.

Echange de regards

« Je l’avise et il m’avise » disait un des paroissiens du Curé d’Ars pour parler de son oraison.

Etre en Sa présence, sous Son regard, ne pas vouloir être ailleurs, car on y a trouvé le lieu de sa paix profonde.

« Que cherchez-vous ? »

Les questions de Jésus sont étonnantes. Elles nous disent Jésus comme éveilleur de désirs.

Il est comme une sage-femme qui aide à mettre au monde la vie.

Que veux-tu au plus profond de toi ? Qu’est-ce qui est vivant en toi et qui ne demande qu’à naître ? Un désir qui ne soit pas influencé de l’extérieur, mais celui du plus profond de soi, celui de vivre à plein.

Entendre cette question pour moi, dans l’aujourd’hui de ce que je suis et de ce que je vis. Et y répondre.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 23:37

Cet article a d'abord été publié sur le site http://www.temoins.com  

 

Oui, mais pas tout-e seul-e. Si l’expérience vous tente, voilà ce qu’un centre spirituel vous propose pour 2012-2013, entre novembre et avril. Au cours de 7 rencontres, une tous les 15 jours environ, des enseignements vous sont donnés  pour vous aider à «  faire retraite ».  Lors de ces rencontres vous vivez avec d’autres une expérience de prière, un temps de partage,  et surtout, il vous est proposé des textes bibliques à prier chez vous. Entre les réunions de groupe vous rencontrez un-e accompagnateur-trice. C’est une aide précieuse pour relire votre cheminement et la manière dont la Parole de Dieu vous rejoint.

 

Il n’est pas toujours facile de trouver plusieurs jours consécutifs pour se plonger dans une retraite spirituelle en quittant sa vie quotidienne, ses engagements. Cette retraite a donc été pensée pour ceux qui ne peuvent trouver ce temps. Mais cette difficulté peut se transformer en chance. Une retraite « dans la vie » permet de mieux enraciner une écoute de la Parole au cœur de sa vie, de faire davantage dialoguer « parole et vie ».

Quels pré-requis sont nécessaires ?
L’essentiel dans l’expérience spirituelle, est le désir. Désir de mieux connaître le Christ. Ce parcours s’adresse aussi bien à des convertis récents, qu’à des vieux routards ! Il peut convenir à des personnes qui se remettent en route, ou à celles qui sont en recherche.

Une dernière précision : cette retraite s’adresse à tout chrétien quelque soit sa confession. Elle s’inspire de l’expérience spirituelle d’Ignace de Loyola ce qui peut attirer des catholiques, mais fondée sur une écoute des Ecritures les protestants peuvent s'y trouver à l'aise. Et des orthodoxes seraient les bienvenus.

Au Centre  Spirituel du Cénacle de Versailles
68 av. de Paris, 78000 Versailles 
Site : http://www.ndcenacle.org

Comment s’inscrire ?
En septembre et octobre, vous faites un mail à Sr Michèle Jeunet jeunet.michele@wanadoo.fr pour prendre un rendez-vous pour une rencontre qui vous  permettra d’avoir plus d’informations, de poser vos questions, de voir si cela peut vous convenir.

Une participante, Anne-Marie, témoigne :
« Se retrouver dans une grande salle, un peu en attente : à quelle sauce vais-je être mangée, serai-je à la hauteur ? Et puis, après tout, je l’ai décidé vraiment librement, c’est un moyen qui peut me convenir. Engage-toi dedans avec confiance et détermination.

« Se laisser guider dans une expérience » : voilà des mots qui nous parlent à chacun singulièrement, et communautairement aussi : les moyens proposés sont pour certains connus, pour d’autres complètement nouveaux : les organisateurs ont dû bien concocter une formule adaptable à chacun !
Notre rencontre avec un accompagnateur,  on n’y pensait plus vraiment…, ou on l’appréhendait et puis voilà que soudain, elle a tout son sens pour relire notre vie : ce mois, avec ses questions de conflits en vie professionnelle, de difficulté ou d’aisance à « tenir » l’engagement pris du temps de méditation quotidienne. Là, on comprend pourquoi, dans la durée, il était sage de suivre les conseils d’une détermination réaliste de la durée de ce temps mis à part chaque jour pour méditer la Parole de Dieu. Autre chose est de le vivre en retraite « classique » où tout est facilité pour une écoute aisée plutôt qu’  immergés dans le quotidien où chacun se coltine, bon gré mal gré, avec le chien à promener, les enfants et leurs devoirs interminables, l’ado en crise ou la collègue qui « pète » les plombs pendant une réunion hiérarchique importante…
Cette prière dans la vie n’est pas de tout repos, et qui a dit déjà : « venez à l’écart et reposez-vous un peu… » ? Quelqu’Un qui peut-être avait raison : au coeur de nos missions, la prière, la communauté, ne sont pas des nuages inaccessibles : le Tout-Autre est aussi le Tout-Proche, n’est-ce pas là que nous touchons du doigt, concrètement, le cœur de l’évangile : le Royaume de Dieu là, la Bonne Nouvelle de Pâques !

Merci au Centre spirituel des Sœurs du Cénacle de permettre cette expérience à tous ceux qui entendent le « Si tu veux… » de Jésus ».

 

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 23:58

 

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 2 verset 1 à 12

 [1] Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était.

[2] Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples.

[3] Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : "Ils n'ont pas de vin."

[4] Jésus lui dit : "Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée."

[5] Sa mère dit aux servants : "Tout ce qu'il vous dira, faites-le."

[6] Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures.

[7] Jésus leur dit : "Remplissez d'eau ces jarres." Ils les remplirent jusqu'au bord.

[8] Il leur dit : "Puisez maintenant et portez-en au maître du repas." Ils lui en portèrent.

[9] Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau changée en vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié

[10] et lui dit : "Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent !"

[11] Tel fut le premier des signes de Jésus, il l'accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

[12] Après quoi, il descendit à Capharnaüm, lui, ainsi que sa mère et ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours.

 

Pour mieux entrer dans la compréhension de ce texte des Noces de Cana , il nous faut le « décoder » à la lumière de la première Alliance.

Il est question de vin : comme le blé et l’huile, son abondance est signe de fidélité à l’Alliance avec Dieu.

Cela se passe pendant une noce : les noces humaines sont signes du lien d’amour de Dieu avec son peuple.

Enfin, nous sommes à un repas : « La connaissance de Dieu enivre et nourrit » (Pr 9/1-6.) Jésus donne le vin ici et ensuite le pain (Jn 6). C’est à dire qu’il donne une connaissance de Dieu savoureuse qui nourrit et comble ceux qui Le cherchent.

Ce n’est pas l’heure, dit-il à Marie. Oui, car son heure sera celle de la croix, mais cela l’anticipe et l’annonce : croix où Jésus scelle Ses noces, le signe indélébile de Son amour, là où Il donnera tout : sang, eau et souffle. Le véritable époux de ces noces, c’est Lui.

Devant un tel visage de Dieu, il nous est possible d’entendre la parole de Marie : « Quoi qu’Il vous dise, faites-le ! »

Infinie confiance : ce qu’Il peut dire, vouloir nous dire, ne peut être que de bonnes choses, le vin de la fête, le pain de la route. C’est d’ailleurs à cela qu’on peut reconnaître Sa voix et la distinguer de ce qui n’est pas de Lui : ce qu’Il nous dit ne peut être qu’augmentation de vie, de force, de paix. Entrons dans cette confiance avec Marie.

 

 

 

 noces de cana

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 22:43

Le charisme d’un Institut religieux est un don de l’Esprit, pour l’Eglise entière, que l’Institut doit vivre et partager en qualité de témoin, auprès de tous et de toutes. Il est une manière particulière de suivre le Christ car aucune réalité ecclésiale ne dit à elle seule la totalité du mystère du Christ mais chacune, humblement, en rappelle tel ou tel aspect.

L’Institut religieux des Sœurs de Notre-Dame du Cénacle veut vivre, partager et rappeler l’importance de l’écoute de la Parole qui est le Christ Lui-même ; écoute comme expérience et pas seulement comme connaissance ; écoute de la Parole qui éclaire et fortifie nos vies, dans le plus concret de l’existence humaine ; écoute de l’Esprit pour discerner et choisir ce qui va dans le sens de Dieu -c’est à dire de ce qui fait vivre ; écoute avec d’autres, en Eglise, communauté de sœurs et de frères livrés à l’Esprit ; écoute, condition première pour communiquer le Christ aux autres ; écoute, ouverture à cet apostolat spécifique : permettre cette expérience à autrui, par les moyens concrets des retraites spirituelles, par les divers types de formations chrétiennes et d’accompagnement spirituel personnel comme de toutes les « formes de service spirituel du prochain ».( Constitutions n° 23.)

Ce charisme a trouvé sa « forme évangélique » dans le mystère de Marie au Cénacle. Marie et les disciples y étaient sur « ordre de Jésus »( Ac 1/4 dans la traduction liturgique.) pour vivre le primat d’une expérience de Dieu dans le silence de l’écoute de la Parole ; il fallait que leur action soit sous l’inspiration de l’Esprit qui donne force et audace afin qu’ils deviennent les apôtres de cette Parole qui a transformé leur vie.

Ce charisme a été inauguré par la fondatrice de N-D du Cénacle, sainte Thérèse Couderc(1805-1885). Dés 1926, il a commencé à être partagé bien au-delà de la communauté des Sœurs donnant naissance à deux autres branches de cette famille spirituelle : le Groupement Séculier - femmes laïques consacrées par des vœux- et la Fraternité - laïcs, hommes et femmes, mariés ou célibataires, voulant irriguer leur vie chrétienne de la spiritualité du Cénacle.

 

Une quatrième branche naît le 19 mai 2007 : Communion Apostolique Notre-Dame du Cénacle. Nouveauté de l’Esprit venue à la demande de deux femmes, collaboratrices de l’un de nos Centres spirituels, partageant déjà avec les sœurs du Cénacle un même apostolat des retraites, de l’accompagnement et de l’animation de week-ends spirituels. Elles sentaient un appel à vivre plus profondément leur consécration baptismale en mettant l’accent sur quatre points : vivre leur baptême, se nourrir d’une spiritualité, être apôtres envoyé(es), avoir un lien privilégié avec une communauté.

- Vivre son baptême :

L’une est mariée, l’autre veuve, toutes deux sont bien enracinées dans leur vie familiale, sociale, ecclésiale. C’est au cœur même de leur baptême, qui les configure au Christ, prêtre, prophète et roi, qu’elles entendent être disciples à la manière de la famille spirituelle du Cénacle, sans rupture avec les solidarités prises antérieurement.

- Se nourrir d’une spiritualité :

Elles désirent vivre une vie de disciples et d’apôtres vivifiée aux sources d’une spiritualité particulière, fruit de l’expérience de Thérèse Couderc, des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola et du mystère du Cénacle.

- Etre apôtre envoyé(e) :

En acceptant leur engagement, notre Congrégation a reconnu en elles une compétence à exercer l’apostolat à la manière de la famille spirituelle du Cénacle, et selon son charisme. Chacune a reçu une lettre de la Provinciale fixant les grandes lignes de la mission qu’elles exerceront au titre de leur appartenance à la Communion Apostolique Notre-Dame du Cénacle. La provinciale a désigné à chacune une sœur avec laquelle discerner -les appels reçus, relire -leurs apostolats et être soutenues -dans leur mission- --Avoir un lien privilégié avec une communauté : Leur communauté de rattachement est celle de Versailles ; elles y trouveront soutien, ressourcement et fraternité.

 

Nouvelle branche d’une famille spirituelle ! Nouveauté ! Un projet qui commence signe une évolution. Le livre de vie, actuellement en cours d’élaboration, est qualifié de  « Projet évolutif » pour bien souligner son caractère expérimental. Il ébauche les différentes étapes qui précédent l’engagement : discernement de la vocation, formation, premier engagement de deux ans, suivi de l’engagement définitif. Il décrit aussi les exigences de cet engagement : prière, vie sacramentelle, accompagnement, formation humaine et théologique. Cette vocation s’adresse à des femmes et à des hommes, saisis dans leur être baptismal par le désir d’un service spirituel fort.

Il s’agit d’un véritable appel, d’une vraie vocation. Et il est significatif que la Revue nationale des Vocations fasse écho à ce mouvement qui touche actuellement de nombreux Instituts religieux, tant masculins que féminins, dans la suite du grand mouvement inauguré par le Concile Vatican II.

D’une part, le Concile affirme avec force que les laïcs sont « incorporés au Christ par le baptême, intégrés au Peuple de Dieu, faits participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, exerçant pour leur part dans l’Eglise et le monde, la mission qui est celle de tout le peuple chrétien » (Constitution dogmatique sur l’Eglise : Lumen Gentium § 31)

D’autre part, le Concile affirme avec autant de force que tous les chrétiens, quel que soit leur état de vie, sont appelés par Dieu à « une sainteté dont la perfection est celle même du Père » ( Lumen Gentium § 11) et à « marcher à la suite du Christ pauvre et humble ».(Lumen Gentium § 41)

Ainsi ce mouvement des laïcs associés vient nous redire que l’appel à la sainteté, l’engagement à être apôtre, à la suite du Christ ne sont pas des « monopoles » réservés à certaines vocations mais sont l’horizon de tout baptisé-e !

 

La liturgie du 19 mai 2007 signifiait vraiment qu’entrer dans la Communion Apostolique Notre-Dame du Cénacle est une vraie vocation. L’engagement a eu lieu après la lecture de l’Evangile. Il a débuté par un appel auquel chacune de ces deux femmes a répondu par cette formule dynamique : « Seigneur me voici » !

Ensuite il y a eu un dialogue entre elles et la Supérieure Générale ; elles ont répondu « oui, je le veux » aux cinq questions posées :

- « Par le baptême, le Seigneur a fait alliance avec vous. Aujourd’hui il vous appelle personnellement à renouveler cette alliance par votre engagement dans la Communion Apostolique Notre-Dame du Cénacle. Voulez-vous, par cette appartenance, vous laisser saisir de plus en plus par le Christ ? »

- « Voulez-vous suivre Jésus Christ  sur le chemin de la vraie liberté des enfants de Dieu? »

- « Voulez-vous participer à la mission apostolique  de la Congrégation de Notre-Dame

du Cénacle et vivre de sa spiritualité ? »

- « Voulez-vous enraciner votre vie dans l’écoute de la Parole de Dieu et l’accueil de l’Esprit Saint ? »

- « Voulez-vous coopérer à la croissance humaine et spirituelle de toute personne qui désire découvrir ou approfondir le chemin de vie offert par le Christ ? »

Enfin l’engagement, proprement dit, commençait ainsi : « Père, pour répondre à l’appel de Ton Fils Jésus et m’offrant à la force de Ton Esprit, je me livre à Toi sans réserve pour le service de l’Eglise… »

 

En 2005, alors que nous fêtions le bicentenaire de la naissance de Sainte Thérèse Couderc, par son intercession nous avons demandé à Dieu la grâce « d’accueillir les vocations nécessaires pour vivre la mission qui nous est confiée ». La naissance de la CApNDC -Communion Apostolique Notre Dame du Cénacle- est une des réponses que Dieu nous a faites et qui réalise aussi la demande de notre dernier Chapitre Général : l’ouverture à de nouvelles formes d’appartenances à la famille du Cénacle.

Que la nouveauté de l’Esprit continue d’être accueillie dans notre Eglise et dans le monde !

 Article paru dans la revue Jeunes et vocations n°126 d'août 2007                                                                                               

 

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