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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:19

Arcabas Eglise Saint Hugues de Chartreuse 019Peinture d'Arcabas: Visitation.

 

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 1 verset 39 à 45

 

[39] En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda.

[40] Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth.

[41] Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint.

[42] Alors elle poussa un grand cri et dit : "Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein !

[43] Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?

[44] Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein.

[45] Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !"

 

1ère piste :

Regarder Marie qui se lève. Regarder cette décision qu’elle prend. A-t-elle mûri longuement cette décision ? On ne sait mais elle l’a prise. Se lever, c’est passer à l’action.

M’emplir les yeux et le cœur de cela pour que Marie me transmette son dynamisme.

 

2ème piste :

Regarder Marie qui se rend en hâte. Non seulement, elle décide mais met sa décision en œuvre en marchant d’un bon pas, rapidement comme pressée par un grand désir. Se demander la raison de sa décision et la raison de son empressement : Vérifier la parole de l’ange ? Non. Désir d’aider sa cousine ? Peut-être.

Vouloir partager avec elle leur joie mutuelle ? Sûrement.

Sentir cette joie de Marie. S’en imprégner. Elle veut aussi nous la partager pour éveiller plus de vie en nous. 

 

3ème piste :

Elle salue Elisabeth. En fait elle lui dit « réjouis-toi ». Le même mot que l’ange lui avait dit. Entendre cette salutation : « Réjouis-toi » ; la laisser résonner. Elle est pour chacun-de nous aussi.  Marie nous la dit.

Et laisser Marie nous dire les motifs de cette réjouissance en nos vies : je suis aimé-e par Dieu…

 

4ème piste

Regarder les conséquences de cette salutation. L’enfant tressaille dans le ventre d’Elisabeth. Elisabeth est remplie d’Esprit Saint. Regarder comment une salutation de réjouissance peut éveiller la vie de l’Esprit en quelqu’un.

Sonder comment je m’approche des autres. Ce qui pourrait modifier ma manière d’entrer en relation.

 

5ème piste

Entendre la prophétie d’Elisabeth. Remplie d’Esprit Saint, elle prophétise, elle est prophète ! Au point que cette prophétie a traversé les âges, interminablement répétée dans tous les chapelets du monde !

S’étonner du silence de la Tradition chrétienne sur la qualité de prophète d’Elisabeth.

 

6ème piste

«  Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? »

Entendre cette question. La faire nôtre. Marie aussi vient à nous. Comment l’accueillir ?

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 19:04

To write à blog is a great adventure with some happy surprises. Here is one. I received a mail from a Maltese seminarist, a reader of my blog. He was interested by one of my articles and asked me if he could translate it into English for the news of his Seminar. Here is his translation and the introduction he wrote for it.

 

Faire un blog est une belle aventure avec d’heureuses surprises. En voici une. J’ai reçu un mail d’un séminariste maltais lecteur de mon blog ! Il avait été particulièrement intéressé par un des mes articles et m’a demandé s’il pouvait le traduire en anglais pour le journal de son Séminaire. Voici donc sa traduction et l’introduction qu’il a écrite.

Commence ainsi une nouvelle rubrique : let us read in English !

 

Praying with the Newspaper

Sr Michèle Jeunet rc

Is it possible to pray using an article or a page from the newspaper? Sr Michèle Jeunet, a Sister from the religious

Order of the Cenacle, shares her reflections on the subject in a fresh yet simple way. The article is adapted from her

blog, http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/ where she also shares excerpts from her Masters Dissertation

on Mulieris dignitatem, among other interesting articles and reflections.

 

 

To pray using current affairs as the starting point is primarily a form of intercessory prayer. It entails entering the project of God, he who wants us to experience joy and life in all its fullness. Through our intercession, God fights against the forces of destruction. Prayers of intercession can therefore be seen as a fight against evil.

He or she who prays, is never alone, but rather prays together with others. Most important of all however, he or she fights under the banner of Christ, the unique intercessor, he who is the winner over evil. I find it interesting to understand intercession as a

wrestle fought next to Christ, together with him, understanding

that our intercessory prayer participates in his struggle and victory.

Therefore, as far as current affairs are concerned, there is usually enough prayer material (quite regretfully!) since the press is often more interested in what is going wrong in the world rather than what is good and positive.

If you read a newspaper which does not limit itself to giving an account of the noise of forest fires but also turns one’s attention to the silence of trees growing in the wilderness, then there is also enough material for prayer of thanksgiving.

In this respect, certain newspapers (such as La Croix), can be very useful, since they often carry articles about persons and initiatives working in the spirit of Christ (whether they are believers or not). Hence another point – giving thanks for all efforts leading towards the beautiful, the true, the good, which some newspapers give account of.

The relevance of praying using the newspaper

Praying using the newspaper is relevant for main three reasons:

It makes us reach out of ourselves, displaces us from the centre, and make us live a grace which St Therese Couderc (1805-1885, co-founder of the Sisters of the Cenacle) can share with us, she who often said, “My heart is as big as the world.”

 It can introduce us into real contemplation. Reading the newspaper, as would praying while crossing a busy road, during a stroll in the countryside, can lead us towards a contemplation of the works of God. It brings to my attention the life of this world, in the wide sense of the word, to admire its beauty and its pains, listening intently to its joys and hopes, thus rendering me attentive to God who is creator and saviour of this world. In other words, I become interested in what interests God. The best way to praise an artist is, in fact, to take interest in his work.

 It is an act of faith, which helps develops within us four

attitudes:

An attitude of astonishment before the world, about which St

Augustine says that it is the first Bible. God is the author, he

communicates with us through his creation and speaks of himself through it. Therefore to pray using current affairs is to allow oneself to be astonished that the World exists, rather than nothing. It is to recognise that God is the source and foundation of all existence, not simply a creator of the past, but from the beginning until ever, the source of being as it he is also today.

An outlook of faith which sees, in this world, a world in the pains of childbirth: that of salvation, a world saved once and for all by the incarnation, death and resurrection of Christ. It is also to see salvation like a seed sown into the earth, yeast in the dough. It is standing before the world, like a hopeful person who keeps watch during the night, who is able to observe that which is born, that which is transformed, in the direction of the Kingdom of God.

A contemplative outlook which is able to recognise the mysteries

of Christ: to see in the life of this world annunciations, births, arrests, trials and condemnations, insults and abuses, deaths, resurrections, ascensions, pentecosts, assumptions and glorious crownings. To be able to discern this is to be able to just about draw out the consequences of incarnation.

Following the Incarnation, we now know that nothing of what is human is foreign to God: all that is human is a face of God.

A stronger desire for apostolate to make Jesus Christ known

and loved, so that his Kingdom may come in this world, so

beautiful and yet, often, so wounded.

 

Traduit  par Carlo Calleja Mercieca

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 00:03

Dans l'Evangile de Marc au chapitre 2 verset 18 à 22

[18] Les disciples de Jean et les Pharisiens étaient en train de jeûner, et on vient lui dire : "Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent-ils, et tes disciples ne jeûnent-ils pas ?"

[19] Jésus leur dit : "Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux ? Tant qu'il ont l'époux avec eux, il ne peuvent pas jeûner.

[20] Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront en ce jour-là.

[21] Personne ne coud une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement ; autrement, la pièce neuve tire sur le vieux vêtement, et la déchirure s'aggrave.

[22] Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin fera éclater les outres, et le vin est perdu aussi bien que les outres. Mais du vin nouveau dans des outres neuves !"

 

Comme pour tout texte évangélique, il nous faut fixer nos yeux sur Jésus, fixer nos oreilles sur ses paroles : Ici Jésus parle de Lui en disant qu’Il est l’Epoux. Cette manière de parler de Lui est très forte : l ’Epoux est un des titres qu’on donne à Dieu dans l’Ancien Testament. Jésus s’attribue ce titre. Il a épousé nos vies pour les emplir de Sa présence. Jésus est à l’image d’un Epoux, et pas n’importe lequel, celui qui donne sa vie sur la Croix. Un Epoux qui prend soin de l’épousé-e que nous sommes. C’est donc comprendre Dieu comme un amoureux, dont l’amour est de toujours à toujours. C’est comprendre la relation à Dieu à l’image de noces, d’union, de communion.

Jésus se présente comme l’Epoux présent mais aussi qui sera enlevé : « Viendra un temps où l’Epoux leur sera enlevé », dit-Il.

Par là Jésus, de manière allusive annonce Sa Passion. Epoux présent et Epoux enlevé.

Ceci peut faire aussi comprendre ce qui se passe dans notre cœur. Nous faisons l’expérience de la présence de Dieu et de son absence dans nos vies. Pour entrer davantage dans ce mystère de Dieu Epoux présent et absent on peut lire lentement le Cantique des Cantiques puisque c’est le poème des amants qui se cherchent. La bien-aimée cherche son bien-aimé. Nous aussi nous cherchons Dieu, quelquefois nous Le trouvons, quelque fois nous Le ressentons comme absent. Nous cherchons Dieu mais Lui nous a définitivement trouvés. Nous pouvons être dans la nuit, ne rien sentir, ne rien comprendre et  pourtant être uni à Dieu parce que Lui, s’est définitivement uni, lié à nous, parce que nous reste toujours la grâce qui suffit, celle d’être rendu participant à la vie de la Trinité.

Dans les 2 petites paraboles qui suivent

Il est d’abord question d’un vieux vêtement et d’une pièce d’étoffe neuve. Quel est ce vieux vêtement, quelle est cette pièce d’étoffe neuve ? Peut-être que cette étoffe toujours neuve, c’est le vêtement des noces,  les noces de notre baptême qui nous incorpore au Christ et qui nous a fait  revêtir le Christ. En fait, cette étoffe toujours neuve, ce n’est pas quelque chose, c’est quelqu’un : c’est Lui-même. Question à se poser devant Dieu : Quel vêtement ancien à quitter parce qu’il m’empêche de revêtir le nouveau ? Quel combat en moi : ce qui est à perdre pour gagner le meilleur… ? Et le vin ? Vin de l’Esprit qui fait craquer les vieilles outres de ce qui doit mourir pour pouvoir ressusciter à une vie plus belle. Quelles outres neuves en mon cœur, dans ma vie pour  que ce vin nouveau ne se perde pas ?

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 20:23

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 9

 [1] En passant, il vit un homme aveugle de naissance.

[2] Ses disciples lui demandèrent : "Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ?"

[3] Jésus répondit : "Ni lui ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu.

[4] Tant qu'il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient, où nul ne peut travailler.

[5] Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde."

[6] Ayant dit cela, il cracha à terre, fit de la boue avec sa salive, enduisit avec cette boue les yeux de l'aveugle

[7] et lui dit : "Va te laver à la piscine de Siloé" - ce qui veut dire : Envoyé. L'aveugle s'en alla donc, il se lava et revint en voyant clair.

[8] Les voisins et ceux qui étaient habitués à le voir auparavant, car c'était un mendiant, dirent alors : "N'est-ce pas celui qui se tenait assis à mendier ?"

[9] Les uns disaient : "C'est lui." D'autres disaient : "Non, mais il lui ressemble." Lui disait : "C'est moi."

[10] Ils lui dirent alors : "Comment donc tes yeux se sont-ils ouverts ?"

[11] Il répondit : "L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il m'en a enduit les yeux et m'a dit : Va-t'en à Siloé et lave-toi. Alors je suis parti, je me suis lavé et j'ai recouvré la vue."

[12] Ils lui dirent : "Où est-il ?" Il dit : "Je ne sais pas."

[13] On le conduit aux Pharisiens, l'ancien aveugle.

[14] Or c'était sabbat, le jour où Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux.

[15] A leur tour les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur dit : "Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois."

[16] Certains des Pharisiens disaient : "Il ne vient pas de Dieu, cet homme-là, puisqu'il n'observe pas le sabbat" ; d'autres disaient : "Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes ?" Et il y eut scission parmi eux.

[17] Alors ils dirent encore à l'aveugle : "Toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux ?" Il dit : "C'est un prophète."

[18] Les Juifs ne crurent pas qu'il eût été aveugle tant qu'ils n'eurent pas appelé les parents de celui qui avait recouvré la vue.

[19] Ils leur demandèrent : "Celui-ci est-il votre fils dont vous dites qu'il est né aveugle ? Comment donc y voit-il à présent ?"

[20] Ses parents répondirent : "Nous savons que c'est notre fils et qu'il est né aveugle.

[21] Mais comment il y voit maintenant, nous ne le savons pas ; ou bien qui lui a ouvert les yeux, nous, nous ne le savons pas. Interrogez-le, il a l'âge ; lui-même s'expliquera sur son propre compte."

[22] Ses parents dirent cela parce qu'ils avaient peur des Juifs ; car déjà les Juifs étaient convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue.

[23] C'est pour cela que ses parents dirent : "Il a l'âge ; interrogez-le."

[24] Les Juifs appelèrent donc une seconde fois l'homme qui avait été aveugle et lui dirent : "Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur."

[25] Lui, répondit : "Si c'est un pécheur, je ne sais pas ; je ne sais qu'une chose : j'étais aveugle et à présent j'y vois."

[26] Ils lui dirent alors : "Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ?"

[27] Il leur répondit : "Je vous l'ai déjà dit et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l'entendre à nouveau ? Est-ce que, vous aussi, vous voudriez devenir ses disciples ?"

[28] Ils l'injurièrent et lui dirent : "C'est toi qui es son disciple ; mais nous, c'est de Moïse que nous sommes disciples.

[29] Nous savons, nous, que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d'où il est."

[30] L'homme leur répondit : "C'est bien là l'étonnant : que vous ne sachiez pas d'où il est, et qu'il m'ait ouvert les yeux.

[31] Nous savons que Dieu n'écoute pas les pécheurs, mais si quelqu'un est religieux et fait sa volonté, celui-là il l'écoute.

[32] Jamais on n'a ouï dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né.

[33] Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire." (34) Ils lui répondirent : "De naissance tu n'es que péché et tu nous fais la leçon !" Et ils le jetèrent dehors.

[35] Jésus apprit qu'ils l'avaient jeté dehors. Le rencontrant, il lui dit : "Crois-tu au Fils de l'homme ?"

[36] Il répondit : "Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ?"

[37] Jésus lui dit : "Tu le vois ; celui qui te parle, c'est lui."

[38] Alors il déclara : "Je crois, Seigneur", et il se prosterna devant lui.

 

La première lumière qui émane de Jésus, c’est le démenti formel qu’il donne de la religion d’un dieu qui punirait. Nous avons besoin de cette lumière pour contrecarrer : « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour qu’il m’arrive cette tuile ! ». Ce lien qui est une fausse culpabilité et qu’on établit entre faute et malheur !

 

Regardons cet homme : son consentement à ce que lui dit Jésus. Le témoignage qu’il va lui rendre, quoiqu’il puisse lui en coûter : critique, interrogatoire, vexation, incompréhension, lâchage de sa famille, exclusion. Son témoignage sera toujours le même : « Je suis allé, je me suis lavé, j’ai vu » Il dit : « c’est moi » sans fuite et déjà il s’avance comme le fera Jésus, lors de l’arrestation 18/5-8.

 

Mais il ne dit pas plus, il dit la vérité : « Je ne sais pas qui m’a guéri » Quand le verdict tombe pour dire que celui qui l’a guéri est un pécheur, il ose contredire les juges, il a l’audace du témoin. Il subit l’injure et l’exclusion.

 

Jésus ne réapparaît qu’à la fin, on a l’impression qu’il l’a laissé seul témoigner et combattre. Non, il n’était pas seul : son Esprit l’assistait (Lc 21/14). Mais quand il est jeté dehors, exclu, Jésus est là pour l’accueillir.

 

La fin de ce passage, c’est la plénitude de la lumière.

Cet homme a d’abord confessé : il m’a guéri. Puis : c’est un prophète.

Enfin il se prosterne en disant : « Je crois » Combat victorieux de la foi contre les ténèbres.

Un choix toujours libre.

 guérison 1

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 13:46

Voici le début d'un article paru sur le site du Comité de la Jupe. J'ai mis en fin de citation, les lien pour lire l'article sur l'exclusion des filles et des femmes de fonctions liturgiques ouvertes aux laïcs ainsi que la lettre aux curés.

 

"Beaucoup d’entre nous connaissions personnellement des situations de discrimination sexuelle pendant les messes des paroisses catholiques que nous fréquentions : des jeunes filles et des femmes exclues de fonctions liturgiques ouvertes aux laïcs comme le service de l’autel (enfants de chœur), la distribution de la communion, voire les lectures de la Bible. Mais qu’en était-il au-delà de notre expérience personnelle ?

Pour répondre à cette question, le 24 mars 2012, le Comité de la Jupe lança une cartographie des pratiques d’accueil ou d’exclusion des femmes dans la liturgie dominicale des paroisses. Le but annoncé était triple : « donner une information aux femmes et aux hommes qui souhaitent rejoindre une communauté manifestant leur égale dignité ; rendre visible l’exclusion des femmes afin que les pratiques arbitraires et silencieuses de certains curés soient débattues ; faire prendre la mesure par nos évêques des exclusions non autorisées par le droit canonique concernant la distribution de la communion et les lectures. » La Croix et Témoignage Chrétien informèrent de l’initiative et très rapidement la carte reçut des milliers de visite.

Aujourd’hui nous dressons un premier bilan de l’initiative et alertons les responsables par une « lettre ouverte aux curés ».


http://www.comitedelajupe.fr/laics-et-femmes-deglise/415-des-paroisses-excluent-les-femmes-de-services-liturgiques-premier-bilan-de-notre-cartographie/

 

http://www.comitedelajupe.fr/nos-actions/lettre-ouverte-aux-cures-de-nos-paroisses-sur-l%E2%80%99exclusion-des-femmes-des-fonctions-liturgiques/

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 23:16

 « Elle laissa là sa cruche et s’en alla à la ville en courant». Jn 4/28

Il est étonnant que constater que rarement ou jamais ( ?) ce verset n’a été mis en parallèle avec la vocation d’apôtre masculin ! (Je l’ai trouvé dans le livre de Sandra M. Schneiders : Le texte de la rencontre .Lectio divina 161. Ed du Cerf) Et pourtant : « Aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent » Mc 1/18. Cela est du même ordre que : « Laissa sa cruche et s’en alla en courant ». Une cruche d’eau vaut bien un filet comme signe d’un engagement radical d’apôtre de Jésus ! On pourrait même aller plus loin. Il lui a fallu seulement la fulgurance de son dialogue avec Lui pour devenir tout de suite Son apôtre. Et qui plus est, faire venir tous les habitants d’une ville au Christ. C’est même un cas unique dans tout l’Evangile d’une réussite apostolique de ce genre !

Cela permet de comprendre pourquoi Jésus parle ensuite de nourriture. Ici, la faim de Jésus a été  comblée par la réponse de la Samaritaine et par les fruits de son apostolat auprès des ses frères et sœurs samaritains.

Ecoutons enfin cette parole de Jésus à cette femme et à travers  elle, à chacun de nous :

« Si tu savais le don de Dieu, qui est celui qui te demande à boire…l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle » Jn 4/10

-le don, c’est Jésus lui-même.

-le don de savoir qui Il est, de goûter le mystère de Sa personne.

-le don de Sa vie qui irrigue notre vie depuis le jour de notre baptême, source neuve, inépuisable, qui ne cesse de couler en nous.

-le don de Sa vie divine qu’Il nous donne dans chaque sacrement.

Il s’agit pour nous de Le rencontrer, Lui, qui attend notre réponse, Lui qui a fait tout le chemin. De nous éveiller au seul désir qui peut vraiment combler notre vie et cela, humblement, dans la confiance d’être accueilli-e comme nous sommes. De recevoir la vie, l’amour qui jaillit du Son cœur transpercé sur la Croix. Un amour qui nous purifie  et nous affermit pour mener une vie selon Son cœur.

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 23:24

Dans l’Evangile de jean au chapitre 4 verset 1 à 26

[1] Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean -

[2] bien qu'à vrai dire Jésus lui-même ne baptisât pas, mais ses disciples - ,

[3] il quitta la Judée et s'en retourna en Galilée.

[4] Or il lui fallait traverser la Samarie.

[5] Il arrive donc à une ville de Samarie appelée Sychar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph.

[6] Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près du puits. C'était environ la sixième heure.

[7] Une femme de Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : "Donne-moi à boire."

[8] Ses disciples en effet s'en étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger.

[9] La femme samaritaine lui dit : "Comment ! toi qui es Juif, tu me demandes à boire à moi qui suis une femme samaritaine ?" (Les Juifs en effet n'ont pas de relations avec les Samaritains.)

[10] Jésus lui répondit : "Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive."

[11] Elle lui dit : "Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond. D'où l'as-tu donc, l'eau vive ?

[12] Serais-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits et y a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses bêtes ?"

[13] Jésus lui répondit : "Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ;

[14] mais qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle."

[15] La femme lui dit : "Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser."

[16] Il lui dit : "Va, appelle ton mari et reviens ici."

[17] La femme lui répondit : "Je n'ai pas de mari." Jésus lui dit : "Tu as bien fait de dire : Je n'ai pas de mari,

[18] car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu dis vrai."

[19] La femme lui dit : "Seigneur, je vois que tu es un prophète...

[20] Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous dites : C'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer."

[21] Jésus lui dit : "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.

[22] Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

[23] Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père.

[24] Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c'est dans l'esprit et la vérité qu'ils doivent adorer."

[25] La femme lui dit : "Je sais que le Messie doit venir, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, il nous expliquera tout."

[26] Jésus lui dit : "Je le suis, moi qui te parle."

 « Il lui fallait traverser la Samarie ».

Ce n’est pas une nécessité géographique, c’est une nécessité de mission : s’ouvrir à un universel signifié par les Samaritains.

Cela se passe près d’un puits, celui de Jacob, référence à l’épisode de la rencontre de Jacob avec sa future femme. Ici l’épisode se reproduit : un homme rencontre une femme pour une rencontre d’Alliance.

Ces deux notations nous font entrer dans la richesse symbolique de ce texte.

A Cana, Jésus disait que ce n’était pas son heure, parce que ce n’était pas l’heure de la Passion. Ici, c’est la même heure que la Passion : la 6ème heure comme en Jn19/14.

Nous ne sommes plus de nuit comme avec Nicodème, nous sommes en plein midi de la lumière. Parce que nous sommes à l’heure de la Révélation.

Cette femme, par son ouverture, son questionnement, son désir, va permettre à Jésus de se révéler. Il va dire : « JE SUIS » ce qui est la reprise de la révélation de Dieu à Moïse.

Ce texte a encore plus de force comme texte de révélation quand on se rend compte que Jésus révèle Sa divinité dans la faiblesse : Il est aussi cet homme, ce Dieu mendiant d’un peu d’eau. Mendiant qui dit : « J’ai besoin de toi. »

Véritable dialogue d’amitié avec cette femme chercheuse de sens.

Le parallèle avec la Passion se voit aussi par cette demande d’eau :

« Donne-moi à boire » et « J’ai soif » en 19/28. De quoi a-t-Il soif ? Il a soif de notre foi, de notre amour, de notre engagement à Sa suite. Sa demande « donne-moi à boire » est un appel. Appel à une suite plus radicale, une suite davantage purifiée de nos idoles qui sont ici symbolisées par les cinq maris. Cette histoire de 5 maris n’est donc pas à prendre au premier niveau. Ils ont une signification symbolique d’infidélité religieuse. Si Jésus est déclaré prophète ce n’est pas à cause de Sa capacité de lire dans les cœurs mais parce que les prophètes ont pour tache de dénoncer l’idolâtrie, le culte rendu aux faux dieux.

Entendons cet appel à une suite plus radicale pour adorer le seul qui doit l’être et qui nous délivre d’idoles qui emprisonnent.

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 18:09

Voici un autre article sur  la question de l’homoparentalité écrite par Michelle C.Drouault. Merci à elle de nous partager son analyse.

 

Homoparentalité: le troisième sexe n'existe pas

 

L’homoparentalité est un sujet qui s’invite régulièrement dans les campagnes électorales, et les périodes qui suivent les changements de gouvernement. C’est le cas aujourd’hui.
Il est difficile d‘affirmer que c’est une bonne ou une mauvaise idée.

Je pencherais vers un certain agacement devant les « kits idéologiques prémâchés » censés opérer le clivage droite/gauche. (en l’occurrence, si on est de droite, on est contre l’homoparentalité, si on est de gauche, on est pour).

Un fait me frappe cependant : toutes tendances confondues, les partis politiques et les media semblent croire qu’être homosexuel constitue un troisième sexe !!

Il n’en est rien, évidemment : il existe des femmes homosexuelles, et des hommes homosexuels.

Or, pour un enfant, il n’est pas indifférent du tout d’être élevé par deux hommes ou par deux femmes ; et les conditions de la parentalité sont très distinctes.

Dans un couple de femmes, l’une des deux peut être la mère biologique de l’enfant :

-soit l’enfant a été conçu auparavant dans le cadre d’un couple hétérosexuel, et a un père qu’il connaît,

-soit l’enfant est conçu avec ami volontaire, qui ne souhaite pas assumer un enfant au quotidien (son degré de présence varie alors),

-soit l’enfant est conçu dans le cadre d’une insémination artificielle avec donneur.

Dans ces trois cas, l’enfant a une mère ; et la compagne de la mère est le tiers qui indique à l’enfant que sa mère ne lui appartient pas ; situation psychiquement plus stable que celle d’un enfant élevé par une mère célibataire abandonnée par le père.

Certains couples de femmes se font inséminer alternativement, ou bien, c’est toujours la même qui est la mère de tous les enfants, qui portent son nom.

Dans l’adoption, l’une des femmes est la mère adoptante, l’autre sa compagne.

Il est faux de dire que l’enfant a « deux mamans ». Il ou elle a deux femmes qui s’occupent de lui  (d’elle) et lui servent de référence, dont une est sa mère.

Autrefois, il était périlleux d’être connu pour « ne pas avoir de papa » dans une cour d’école.

C’est une situation beaucoup plus banale aujourd’hui, de plus, dans les deux premiers cas de figure, il existe un père tangible. Ne pas avoir de père provoque, certes, certaines lacunes éducatives. Mais n’oublions pas que deux guerres mondiales ont laissé des millions de veuves, qui ont élevé, seules ou avec d’autres femmes (grand’mère, tante, sœur, parfois amante, mais c’était indicible !) des millions d’enfants, dont quelques-uns sont devenus des personnes célèbres : Albert Camus n’a jamais connu son père, François Mauriac non plus.

Par contre »ne pas avoir de maman » est perçu comme terrible.

Ce n’est pas tout à fait sans raison.

 

Examinons à présent le cas de l’enfant élevé par deux hommes :

-soit l’enfant a été conçu dans le cadre d’un couple hétérosexuel, et a une mère qu’il connaît.

Ces cas sont rares, mais ils existent.

-soit l’enfant a été conçu par une mère porteuse avec le sperme de l’un des deux hommes, qui est son père biologique,

-soit l’enfant est adopté par un des deux membres du couple.

Dans le premier cas, bien que peu fréquent, il s’agit d’une décision de garde lors d’un divorce, et l’enfant a au minimum deux ans. Un juge ne sépare pas, en principe ! (1) un jeune enfant de sa mère au quotidien que dans des cas très précis (maladie grave, toxicomanie, incapacité éducative, domicile instable) l’enfant a donc eu le temps de poursuivre la relation amorcée avec sa mère in utero, et d’établir un attachement maternel stable, qui construit sa personne.

Dans les deux autres cas, l’enfant a été arraché volontairement, ou involontairement par les circonstances, à celle qui l’a porté et lui a donné naissance.

C’est toujours un traumatisme, nul ne peut songer à le nier.

Si un père et une mère sont humainement égaux, si tous deux peuvent assurer des soins, ils ne peuvent les donner de la même manière.

Dans les deux cas, de gestation pour autrui (2), et d’adoption par deux hommes, un nourrisson de quelques jours ou quelques mois est privé de substitut maternel, et doit s’adapter à l’attachement à un  seul père.

Comment réagit- il ?
Une femme materne ; elle a comme ressources pour le faire sa relation avec sa propre mère, et l’expérience que celle- ci lui a transmise, même inconsciemment, en lien avec les autres femmes de sa famille. S’il s’agit d’une maternité naturelle, elle peut bien sûr allaiter.

Un père paterne ; il est inscrit  dans sa lignée paternelle, et même s’il biberonne et change les couches, ce qu’il est capable de faire très bien, il le fait comme un père. Il le fait avec ses manières, sa voix. Un enfant perçoit les différences sexuelles biologiques très vite.

Tout cela n’empêche pas le papa d’être amoureux d’un autre homme, et c’est tout à fait respectable. Mais ils ne peuvent être le père et la mère de cet enfant, qui est donc privé de mère. Quelles sont les conséquences de cela, nous ne le savons pas bien.

Les enfants placés en institution et privés de mère, développent des carences cognitives parfois très graves ; certains n’ont plus envie de vivre, ou deviennent autistes. Cependant, il faut reconnaître honnêtement qu’ils n’ont pas d’attachement stable avec une personne nourricière, toujours la même.

Un homme ne peut être complètement un substitut de mère, mais il va être un objet d’attachement à un adulte protecteur, bien meilleur que le placement ou l’institution.

Avons nous le droit de nous dire « essayons toujours, on verra bien,» ?

Et comment se sentira une jeune fille élevée par deux hommes ?  Ils auront eu soin, bien sûr, qu’elle ait une tante, une marraine, à qui parler lors de sa puberté, mais a-t-on le temps de prendre son téléphone lorsqu’on a ses premières règles ? Est ce que la présence de ces deux hommes va être vaguement menaçante, ou non, pour son éveil à la sexualité ?

On peut avoir le même questionnement pour un garçon élevé par deux femmes, mais les manifestations de la puberté d’une fille sont beaucoup plus visibles, violentes, et en rapport direct avec la reproduction, ce qui est angoissant si une femme proche n’est pas en mesure de rassurer tout de suite la jeune fille. 

Si jadis les veufs  avec enfants se remariaient si vite, était-ce en partie parce qu’ils ressentaient confusément ce besoin d’une mère ou d’un personnage maternel de tout être humain ?

Toutes ces questions sont à poser sans fard. Nous avons tous des fantasmes, mais ils ne sont pas forcément réalisables. Les adultes sont- ils encore capables de s’identifier à l’enfant pour respecter ses besoins ?

Une femme ne peut être le père d’un enfant ; un homme ne peut être sa mère.

Ils peuvent être « son parent ». Comment le nommer ? Quels droits lui donner ?

Ce sont, à mon sens, des réflexions que nous avons à mener, en dehors de toute pression idéologique. Elles engagent l’avenir de l’Humanité.

 

 

(1)-Pr Berger : « le père et la mère sont égaux devant la loi, mais ils ne sont pas égaux dans le psychisme de l’enfant » Cela ne veut pas dire que l’enfant aime moins son père, mais qu’il a plus BESOIN de sa mère : Jusqu’à deux ans, l’enfant n’est pas capable  de se représenter la figure d’attachement stable si elle disparaît longtemps de son champ de vision, il se croit abandonné.( voir la théorie de l’attachement de Bowlby, qui a été bien souvent, hélas déformé à des fins politiques : faire rester les mères à la maison)

 

(2)-La gestation pour autrui est à mon sens une barbarie, qui considère une femme comme un ventre de louage, et nie les échanges mère/enfant in utero. C’est aussi l’avis de Sylviane Agaszinski, par exemple, dans« Le Corps en miettes 

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:07

 

Prise de position d’Alice sur l’adoption d’enfant par des couples homosexuels

 

« Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant mon chemin de petit bonhomme.

Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux.

Non les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux.

Tout le monde médit de moi, sauf les muets, ça va de soi.

 

Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant les chemins qui n' mènent pas à Rome. Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. »

 

Pourquoi me réveiller avec ces paroles de « la Mauvaise Réputation » de Georges Brassens?

Je repense alors à certaines rencontres vécues, il y a environ une vingtaine d'années. J'ai rencontré, plusieurs fois, un homme et sa fille. Il en avait la charge durant la semaine et elle allait chez sa mère durant le weekend. Situation pas banale! Encore maintenant, de nos jours, en France, la garde de l'enfant est pratiquement presque toujours attribuée à la mère! Cette ado vivait cette situation, sans manifester de difficulté… Puis, un jour, j'ai vu la joie de cet homme portant un bébé de quelques jours dans ses bras. C'était son 1er petit-fils que le fils aîné était venu lui présenter. Oui, j'ai vu la joie de ce père qui devenait aussi papy. Quelque temps plus tard, cet homme a obtenu sa mutation et il a voulu nous inviter à un pot d'adieu. Je l'ai vu hésiter sur le lieu. Il nous a invités chez lui. Il nous a alors présenté son ami. Il nous a fait visiter la maison, notamment sa chambre ou plutôt « leur » chambre. Et j'ai vu la joie de cet homme d'avoir pu dire la vérité sur cette réalité humaine, sans se sentir jugé. Magnifique fête!!! Joie fantastique!!! Ces personnes étaient heureuses. Et je veux porter ce témoignage en ces temps où l'on dit tant de « mauvaisetés »!

 

« Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant les chemins qui n' mènent pas à Rome. Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. »

 

Dans le mariage catholique, l’amour doit être fécond, sans se soucier de savoir si l'enfant à venir est désiré-e, sans se soucier des droits de l'enfant. Il doit exister! Sauf dans les cas de stérilité du père ou de la mère! Mais alors là, interdiction de demander le secours de la médecine !

Pour les homosexuel-les, le désir d'enfant n'est pas admis.

On pense (formidable changement de mentalité!) surtout aux « droits de l'enfant ». Mais n'oublie-t-on pas un peu trop facilement qu'un-e enfant ne se construit pas uniquement dans une relation: « père, mère, enfant »? Un-e enfant se construit lorsqu'il, elle se sait aimé-e.

Et dans ce cas de parents homosexuel-les, l'enfant se découvre particulièrement désiré-e puisqu’il existe malgré tous les obstacles mis sur la route de ce couple.

Un-e enfant, comme toute personne humaine, se construit par la diversité des relations dans le cadre familial mais aussi dans un cadre non familial, par les familles amies, les copains-copines à l'école ou dans différentes activités ou associations culturelles ou de loisirs.

 

Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant les chemins qui n' mènent pas à Rome. Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. »

 

Aucun argument théologique, aucune loi ne peuvent justifier une discrimination.

Il serait temps d'arrêter de jeter l'opprobre, l'interdit et la stigmatisation, le dénigrement. Pensons que nous sommes tous, toutes, frères et sœurs en humanité car le Christ est présent en chacun-e d'entre nous.

« Aimons-nous les un-es les autres comme le Christ nous a aimé-es, c'est à dire en aimant l'autre tel qu'il est, telle qu'elle est! « Il y a de nombreuses demeures dans la Maison de mon père ». « L'Esprit nous conduira sur des routes nouvelles »

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 17:42

Un itinéraire spirituel

Tout a commencé en mai 68, un peu comme j’imagine était Jésus à  12 ans discutant  dans le temple de Jérusalem, j’étais passionnée : tout le monde se parlait dans la cour de la Sorbonne. Et moi, d’un milieu protégé, je découvrais que le milieu de « gauche » n’était pas le diable. Les valeurs de liberté, égalité, fraternité de l’Evangile n’étaient pas exclusivement réservées aux chrétiens.

Puis nous sommes partis, mon mari et moi, au Québec avec dans notre bagage l’évangile  choisi pour notre mariage : « Cherchez le Royaume des Cieux et le reste vous sera donné par surcroît. »

Nous y sommes restés 15 ans, cinq enfants sont nés là-bas.

Nous avons participé à de nombreuses sessions à « l’office de la famille ». Elles étaient animées par des prêtres formés à l’école humaniste : analyse transactionnelle, système de couple, croissance et évangile, croissance sexuelle, écoute active parents-enfants et adolescents… J’étais de nouveau passionnée par toute cette approche centrée sur la personne, cette communication pleine de respect...  J’apprenais un nouveau langage avec des exercices à pratiquer tous les jours.

J’ai complété ces sessions en suivant un cours de relations humaines à l’Université. Et là j’ai approfondi mes connaissances en lisant Carl Rogers et l’approche non-directive, Gendlin et l’importance du ressenti. En me centrant sur moi-même ici et maintenant, en faisant l’expérience de qui je suis, je me suis rapprochée du Royaume des Cieux au fond de moi. 

De retour en France j’ai cherché à poursuivre cette dynamique de croissance. Je n’ai rien trouvé  jusqu’au jour où j’ai découvert la spiritualité ignatienne par l’intermédiaire du centre spirituel du Cénacle. Me voilà de nouveau passionnée. J’aime cette approche  qui part de mon vécu pour y trouver des traces du Royaume. Chercher et trouver Dieu en tout et d’abord dans ma vie. Relire ma vie pour y trouver Dieu. Me servir de mes sens  pour faire vivre la Parole en moi. La Parole vécue comme une expérience qui me parle personnellement et me transforme.

De nouveau des exercices, non pas seulement des techniques à pratiquer pour faire le mieux possible, mais plus fondamentalement l’exercice de la présence de Dieu en moi qui me dépasse. Le Royaume de Dieu au fond de moi mais aussi dans un Ailleurs que je ne puis pas contrôler.

Exercices à pratiquer dans la prière tous les jours.

Cécile de Broissia

 

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