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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 23:19

Dans le livre de l’Exode chapitre 3 versets 1 à 12

 [1] Moïse faisait paître le petit bétail de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madiân ; il l'emmena par-delà le désert et parvint à la montagne de Dieu, l'Horeb.

[2] L'Ange de Yahvé lui apparut, dans une flamme de feu, du milieu d'un buisson. Moïse regarda : le buisson était embrasé mais le buisson ne se consumait pas.

[3] Moïse dit : "Je vais faire un détour pour voir cet étrange spectacle, et pourquoi le buisson ne se consume pas."

[4] Yahvé vit qu'il faisait un détour pour voir, et Dieu l'appela du milieu du buisson. "Moïse, Moïse", dit-il, et il répondit : "Me voici."

[5] Il dit : "N'approche pas d'ici, retire tes sandales de tes pieds car le lieu où tu te tiens est une terre sainte."

[6] Et il dit : "Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob." Alors Moïse se voila la face, car il craignait de fixer son regard sur Dieu.

[7] Yahvé dit : "J'ai vu, j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte. J'ai entendu son cri devant ses oppresseurs ; oui, je connais ses angoisses.

[8] Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse et vaste, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel, vers la demeure des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Perizzites, des Hivvites, et des Jébuséens.

[9] Maintenant, le cri des Israélites est venu jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que font peser sur eux les Egyptiens.

[10] Maintenant va, je t'envoie auprès de Pharaon, fais sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites."

[11] Moïse dit à Dieu : "Qui suis-je pour aller trouver Pharaon et faire sortir d'Egypte les Israélites ?"

[12] Dieu dit : "Je serai avec toi, et voici le signe qui te montrera que c'est moi qui t'ai envoyé. Quand tu feras sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne."

1ère piste :

 « Moïse faisait paître le troupeau de son beau-père Jéthro »

C’est important de regarder ce travail de berger qu’accomplit Moïse car ainsi on peut se rendre compte que Dieu rejoint Moise au milieu de son travail. C’est parce qu’il mène son troupeau, donc fait son travail, qu’il parvient à la montagne de Dieu. Je vous invite à rester à regarder cela. Donc un travail « profane » peut être le lieu pour chercher et trouver Dieu. Important car on a parfois inconsciemment la fausse idée que les choses sont un obstacle et qu’il faudrait les fuir pour être vraiment à Dieu. Non, ce monde nous a été donné pour qu’il soit médiateur de notre amour pour Dieu. Prendre soin du monde, des autres, de soi est expérience spirituelle.

Regarder cela au cœur de votre vie. Qu’est-ce qui dans l’usage que je fais des choses, du monde, de ma vie, du temps, de l’argent, est une aide pour trouver Dieu et l’aimer.

Donc en regardant Moise prendre soin de son troupeau, regarder en quoi les actes de ma vie dans son plus concret et son plus humain sont une aide pour louer Dieu.

2ème piste

 « Dieu lui apparut dans une flamme de feu du milieu du buisson. Il regarda : le buisson était en feu et le buisson n’était pas dévoré.» 

Regarder le buisson qui est en feu et pourtant ne brûle pas.

Comprendre que la présence de Dieu est éclairante comme un feu,  réchauffante comme un amour mais qu’en aucun cas, elle ne détruit !

Je prends le  temps de regarder cela, pour laisser mon cœur entrer dans l’abandon, la disponibilité, dans la certitude que Dieu ne veut que du bon pour nous.

3ème piste

 « je vais faire un détour pour voir cette grand vision » 

Regarder Moise, on nous dit qu’il voit ce buisson et fait un détour pour voir cette chose extraordinaire. Ce détour de Moïse, je vous propose de l’accueillir ainsi: ne pas vouloir une chose plus qu’un autre mais regarder notre Dieu, avoir les yeux fixés sur lui.

En regardant ce détour, je prends le temps d’abandonner à Dieu toute chose, tous projets, toutes préférences pour ne voir que lui, pour le préférer lui.

4ème piste

« Moïse, Moïse…me voici »

Entendre ces 2 mots

Celui de Dieu : Moïse

Celui de Moïse : me voici

Les entendre pour moi et entendre mon prénom

Dire comme Moïse, un me voici inconditionnel, l’inconditionnel de la confiance

5ème piste

« le lieu où tu te tiens est une terre sainte »

Dieu déclare cette terre sainte : elle est le  lieu d’une rencontre cœur à cœur avec Moïse.Oui la terre de notre vie est sainte.

Entendre cet appel à en prendre soin. Appel à  prendre soin de ma vie, en disant des oui dans la mesure où cela  sanctifie ma vie, de dire des non dans la mesure où cela l’abîme.

Entendre cet appel à investir mon désir dans ce qui accomplira vraiment ma vie dans l’amitié avec Dieu

6ème piste

Les versets 6 à 10

Regarder le visage de Dieu qui se révèle en ces lignes : Dieu qui ne résigne pas à l’injustice, qui la voit et veut la combattre par nos mains. Le désir de Dieu rejoint et réveille le profond désir de justice de Moïse. Ecouter la mission confiée à Moïse car on peut y entendre le désir de Dieu : Dieu nous révèle qu’il nous veut libres. En regardant le désir de liberté que Dieu a pour nous, sentir qu’il veut «  élargir l’espace de notre tente », ré-ouvrir notre vie.

Laissons entrer le souffle de cette liberté dans notre cœur pour que du neuf, de l’imprévu puisse advenir.

7ème piste

« Qui suis-je ?…Je suis avec toi »

Laisser retentir cette question et laisser émerger une réponse. Sentir ce que cela ouvre en moi.

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 14:23

Une équipe super !

Depuis avril, je suis conseillère spirituelle d’une équipe END Siloé ! Et j’en suis très heureuse.

 

La semaine dernière nous avons eu notre première réunion de l’année. Au début de chaque année les Equipes ENDS choisissent un thème d’année. Pour celle-ci, ce sera d’aller à la rencontre des saints. L’un de membres a eu cette formule superbe : «  Les saints, ce sont des Evangiles vivants »

Nous allons commencer par Thérèse de Lisieux.

 

Voici le « menu » de chaque rencontre : temps de partage sur le vécu du mois, partage à partir du thème, temps de prière et décision d’un point pour progresser spirituellement.

 

Si vous êtes célibataire entre 27 et 39 ans, que vous êtes habitant des Yvelines, cela pourrait être pour vous un beau lieu de partage !

 

Vous m’écriviez via ce blog et je vous mettrai en contact avec l’Equipe.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:52

Dimanche 25 septembre


la journée a commencé comme d’habitude. Prière du matin de la communauté. Priaient avec nous les trois groupes accueillis ce WE : le mouvement Foi et Lumière, un groupe de la Mission de France, et les 4 sœurs de ma congrégation qui sont webmasters de notre site internet. ( http://www.ndcenacle.org )


Après le  temps d’oraison personnel,  je me suis mise à travailler pour le site NDWeb. ( http://www.ndweb.org )

Ce site a été fondé par un jésuite et 2 sœurs du Cénacle. Il a maintenant 10 ans d’existence. Il propose plein de choses. En particulier des retraites spirituelles. Dans quelles semaines inscrivez-vous à celle de l’Avent. C’est à celle-ci que je travaille en écrivant des pistes de prière pour chaque semaine de l’Avent. J’ai bien avancé, ce matin, j’ai terminé le texte de la 2ème semaine. Ainsi, je suis déjà dans l’Avent avec plusieurs semaines d’avance, mais cela ne me gène pas car c’est la période de l’année liturgique que je préfère et trouve toujours trop courte.


Pour la fin de la matinée, il y a eu l’Eucharistie dans le Centre grâce à la présence d’un prêtre de la Mission de France.

Repas, contact avec le groupe accueilli et dans l’après-midi plusieurs dossiers à ouvrir : J’ai pu terminer la préparation d’une session que je vais co-animé à Madagascar fin octobre et me préparer à une rencontre mardi prochain de 3 personnes qui viennent de créer une petite communauté de proximité.


La journée va se terminer par les vêpres ( prière communautaire du soir) qui aura un accent particulier puisque nous commençons à fêter Ste Thérèse Couderc, une femme qui a eu l’idée géniale de fonder…les Sœurs du Cénacle !


La fête donc, d’autant plus que nous accueillons 2 jeunes femmes qui vont commencer leur noviciat ce qui nous réjouit beaucoup.

Le noviciat, c’est la 2ème étape après le postulat dans le cursus de formation à la vie religieuse. Cela dure 2 ans. C’est surtout un moment de formation spirituelle et de croissance humaine. Cela aboutit par un engagement pour 3 ans renouvelable jusqu’à l’engagement définitif. Un peu long, le cursus ! ( plus ou moins 10 ans ) Mais ça vaut la peine, car après le noviciat, la formation théologique, apostolique, communautaire est indispensable pour le type de mission qui est le nôtre.

Bon, j’arrête là ! A une prochaine fois.


 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 00:03

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 5 verset 17 à 26

[17] Et il advint, un jour qu'il était en train d'enseigner, qu'il y avait, assis, des Pharisiens et des docteurs de la Loi venus de tous les villages de Galilée, de Judée, et de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur lui faisait opérer des guérisons.

[18] Et voici des gens portant sur un lit un homme qui était paralysé, et ils cherchaient à l'introduire et à le placer devant lui.

[19] Et comme ils ne savaient par où l'introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, à travers les tuiles, ils le descendirent avec sa civière, au milieu, devant Jésus.

[20] Voyant leur foi, il dit : "Homme, tes péchés te sont remis."

[21] Les scribes et les Pharisiens se mirent à penser : "Qui est-il celui-là, qui profère des blasphèmes ? Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ?"

[22] Mais, percevant leurs pensées, Jésus prit la parole et leur dit : "Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ?

[23] Quel est le plus facile, de dire : Tes péchés te sont remis, ou de dire : Lève-toi et marche ?

[24] Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi et, prenant ta civière, va chez toi."

[25] Et, à l'instant même, se levant devant eux, et prenant ce sur quoi il gisait, il s'en alla chez lui en glorifiant Dieu.

[26] Tous furent alors saisis de stupeur et ils glorifiaient Dieu. Ils furent remplis de crainte et ils disaient : "Nous avons vu d'étranges choses aujourd'hui !"

1ère piste :

Ce texte évangélique est un récit de guérison et de pardon  ou plutôt d’une double guérison : celle du corps et celle de l’âme. Une guérison visible : un paralysé se met à marcher ; une invisible : un homme est rétablie dans une relation d’amitié avec Dieu, il est recrée spirituellement

Cet Evangile en associant ces 2 guérisons nous permet de comprendre la mission de Jésus : restaurer notre relation à Dieu : il y a dans notre cœur une paralysie comme il y a un mutisme. Ne pas entendre, ne pas parler, ne pas voir, ne pas marcher, au niveau corporel sont des handicaps à la communication, à la vie avec les autres. Il y a des mutismes, des surdités, des aveuglements spirituels qui handicapent notre communication avec Dieu.

Jésus vient nous offrir cette guérison : un pardon qui guérit et restaure une relation.

2ème piste :

Quelque fois, on peut se demander quelle conscience Jésus avait-il de lui-même. Il me semble que ce récit nous donne une réponse : en faisant un acte que Dieu seul peut faire : pardonner les péchés, il a conscience de sa filiation divine. D’ailleurs, les scribes et pharisiens ne s’y trompent pas et juge cette prétention blasphématoire. Ce sera d’ailleurs la raison de sa condamnation à mort et déjà ce texte nous fait pressentir la tragédie qui se prépare. Il me semble important de mettre en lien ce pardon/guérison en lien avec la passion pour que nous puissions peser avec amour combien Jésus a joué sa vie sur ce pardon. Ou plutôt comment il a perdu sa vie sur ce pardon et enfin combien il a gagné sa vie et la nôtre sur ce pardon ! Maintenant je vous propose 3 autres pistes pour que nous puissions accueillir au plus profond de nous-mêmes cette bonne nouvelle, car c’est bien le but de l’oraison : que la Révélation de Dieu nous illumine, nous réchauffe, nous mette debout.

3ème piste :

S’identifier à ce paralytique

Sinon on va rester à l’extérieur ! On va faire une étude de texte ! Ce texte n’est pas un texte du passé, il est pour nous aujourd’hui, c’est le Christ, vivant, ressuscité qui vient à notre rencontre pour nous sauver. Si on se présente à Dieu comme des bien-portant qui croit n’avoir pas besoin de médecin, Jésus ne pourra rein faire. Donc, comme cet homme, se mettre devant Jésus. Comment je me teins devant lui : en confiance, en recul ? Sonder mon cœur. S’identifier à ce paralytique en se présentant à Dieu en pauvre. Présenter à Dieu ce que sont nos paralysies : elles peuvent être diverses selon chacun, ce peut être un lien qui nous empêche d’aller de l’avant. St Jean de la Croix disait qu’on est autant attaché par une chaîne que par un mince fil. Nommer ce qui nous entrave, le dire à Dieu, peut-être le crier en silence et dans le silence de son cœur, à l’instar de ce paralytique qui n’ouvre pas la bouche mais dont le Seigneur a deviné le cri.

Du coup je peux vraiment entendre cette première parole à moi, adressée :

         « Tes péchés te sont pardonnés » v20

L’entendre vraiment dans son absolu gratuité. Libre et gratuite communication de grâce que le Seigneur nous fait, sans condition : pécheur inconditionnellement graciés.

Entendre cette 2ème parole :

« Je te le dis, lève-toi, prends ta civière et va dans ta maison » v24

Lève-toi, prends ta civière : c’est Jésus qui me le dit. Dans l’aujourd’hui de ma vie, comment cet appel retentit ? Va dans ta maison : parole un peu énigmatique. On peut peut-être l’entendre à un niveau profond. Habiter sa maison, c’est habiter sa vie, ses gestes, être vraiment chez soi. Cela peut évoquer pour chacun de nous aussi un appel qui rejoint le concret de notre existence

4ème  piste

Ce peut-être de regarder les porteurs, tout ce qu’ils font :

Ils portent cet homme sur une civière, il cherche à le faire entrer, ils montent sur le toit, ils écartent les tuiles, ils le font descendre. Peser le poids de volonté qu’il y a en eux, les obstacles qui ne les découragent pas, l’ingéniosité qui est en eux, l’amitié qu’ils ont pour cet homme, la foi qu’ils ont en Jésus. M’imprégner de cela, admirer. Et peut-être si vous le sentez, faire mémoire de tout ceux et celles qui ont été pour vous des porteurs d’espérance, qui d’une manière ou d’une autre à un moment de votre vie ou maintenant vous porte

Mais peut-être aussi, faire mémoire de ceux que vous avez porté ou que vous portez en ce moment. Il y a plusieurs manières de porter : on dit bien porter dans la prière mais aussi cela peut se dire de toute aide procuré à quelqu’un.

Admirer aussi cette capacité qui est en vous et ramenez cette capacité à Dieu qui en est la source

5ème piste

S’arrêter au dernier verset : « nous avons vu aujourd’hui des choses extraordinaires »

Nous aussi nous voyons des choses extraordinaires dans l’ordinaire de nos vies. Demandez à Dieu un regard qui nous fait voir tout ce qu’il y a de bon, de vrai, de beau en nous, dans notre vie, autour de nous. Et si nous avons du mal à faire cela pour des raisons diverses : une épreuve, ou un aveuglement, et bien, à nouveau mettons-nous devant Jésus et lançons-lui à nouveau un cri : « Seigneur, viens me sauver ».

6ème piste

Pour finir, se mettre comme Marie, au pied de Jésus. Le v 17 nous dit qu’il était en train d’enseigner. Soyons devant lui en attitude d’écoute et entendre ce que Jésus veut nous confier. Ce n’est pas dans le texte qui ne nous dit pas le contenu de son enseignement. Mais à la fin d’un temps d’oraison, nous pouvons avoir l’intuition de sa parole

« Que dit le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple »

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 23:30

 

 Dans l’Evangile de Marc au cahpitre 1 verset 1 à 15

[1] Commencement de l'Evangile de Jésus Christ, Fils de Dieu.

[2] Selon qu'il est écrit dans Isaïe le prophète : Voici que j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route.

[3] Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers,

[4] Jean le Baptiste fut dans le désert, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés.

[5] Et s'en allaient vers lui tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem, et ils se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en confessant leurs péchés.

[6] Jean était vêtu d'une peau de chameau et mangeait des sauterelles et du miel sauvage.

[7] Et il proclamait : "Vient derrière moi celui qui est plus fort que moi, dont je ne suis pas digne, en me courbant, de délier la courroie de ses sandales.

[8] Moi, je vous ai baptisés avec de l'eau, mais lui vous baptisera avec l'Esprit Saint."

[9] Et il advint qu'en ces jours-là Jésus vint de Nazareth de Galilée, et il fut baptisé dans le Jourdain par Jean.

[10] Et aussitôt, remontant de l'eau, il vit les cieux se déchirer et l'Esprit comme une colombe descendre vers lui,

[11] et une voix vint des cieux : "Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur."

[12] Et aussitôt, l'Esprit le pousse au désert.

[13] Et il était dans le désert durant 40 jours, tenté par Satan. Et il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient.

[14] Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, proclamant l'Evangile de Dieu et disant :

[15] "Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l'Evangile."

1ère piste

Le début de l’Evangile de Marc se passe au désert.

Désert de la prédication du Baptiste, désert de la tentation du Christ

Le désert c’est « la terre aride altérée sans eau » dont nous parle le psaume 62/2 mais cela peut être aussi cet espace privilégié de la rencontre avec Dieu car lieu de pauvreté, lieu de l’attente de celui qui seul peut étancher notre soif. D’une certaine manière pour notre vie spirituelle, il faut toujours commencer au désert : désert du silence pour prier, désert d’un désir pour pouvoir recevoir.

Au début vous pouvez goûter tout simplement ce temps que vous vous  êtes donné, ce temps que vous voulez donner à Dieu.

Et aussi présenter à Dieu votre désir, votre soif, votre pauvreté, votre demande.

2ème piste

Regarder Jean dans le désert, d’abord seul, sa solitude, regarder l’union à Dieu que cela suppose.

Admirer la vie d’adoration que Jean a du vivre, désirer aussi cela pour soi, non pas pour devenir à notre tour ermite ! Mais pour désirer davantage une vie d’intimité avec Dieu. Ensuite, se demander à soi-même : dans ma vie, quels lieux, quels temps, je me donne pour que l’intimité avec Dieu soit plus grande ?

3ème piste

Puis le regarder entouré de toute cette foule qui  vient de partout « tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem. » Pour mesurer combien une vie d’intimité avec Dieu peut être féconde et combien elle peut attirer.

Cette fécondité sera visible ou invisible mais elle est. Le temps perdu pour Dieu est un temps gagné pour la vie du monde.

4ème piste

S’étonner qu’un homme de la carrure spirituelle de Jean s’efface devant un autre : « Voici que vient derrière moi celui qui est plus puissant que moi » Jean pressent que celui qui vient est infiniment plus grand que lui.

Il donne lui-même le signe de la différence entre celui-là et lui : « Celui-là baptisera dans l’Esprit Saint. » Cet Esprit fera mieux que la purification des péchés.

Oui se laisser étonner car ainsi nous allons mieux entrer dans la nouveauté spirituelle que nous apporte le Christ.

5ème point

Regarder celui qui vient. Il vient de Galilée, un pays qui n’était pas bien considéré, un pays mêlé.

Il vient comme les autres, parmi les autres. « Se faire baptiser, par Jean, dans le Jourdain »  Pour la foule et Jésus, les termes sont semblables. Pourtant le texte note une différence étonnante :  Pour la foule on ajoute : en confessant leurs péchés. Pour Jésus, le texte ne le dit pas. Etonnant : il n’aurait pas de péchés à confesser celui qui vient pourtant de ce pays qu’on dit mal famés ! Qui est celui-là ? Bien sur, nous connaissons la suite, nous savons qui est celui qui vient mais il peut être bon dans notre prière de désirer mieux le connaître pour l’aimer davantage. « Demander une connaissance intérieure du Christ qui pour moi s’est homme afin de l’aimer davantage. » (Ignace de Loyola)

6ème piste

Entendre la réponse à la question. Elle est dans cette voie qui dit : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as tout mon amour»

Nous comprenons pourquoi il n’a pas de péché à confesser : il est tel que le Ciel peut s’ouvrir pour lui et que Dieu peut vraiment lui dire : tu es mon Fils. Il peut voir ce que les autres ne voient pas, entendre ce que les autres n’entendent pas. Nous avons là la vraie différence avec Jean-Baptiste :  Avec Jésus, ce n’est pas ce qu’il fait qui est important, ce n’est pas le renoncement, l’austérité mais ce qu’il est : le Fils du Père.  Laissons nous étonner et encore plus étonner en prenant conscience que le Christ nous a fait co-héritiers avec lui, il est l’aîné d’une multitude de sœurs et de frères. Nous pouvons donc légitimement entendre pour nous aussi : « tu ma fille, mon fils, tu as tout mon amour »

7ème piste

Matthieu et Luc raconte la scène des tentation au désert de manière plus développé.

Marc, lui est très sobre et va à l’essentiel

1-Il est poussé par l’Esprit au désert; Il pourrait tout de suite commencer sa vie publique. Et bien non, il y a ce passage par l’épreuve et pour nous, c’est très important de contempler cela. Cela veut dire que dans le cœur du Christ, tout au long de sa vie, il y a eu un combat. Qu’il a été victorieux de ce combat, et que nous sommes bénéficiaires de sa victoire. Il a vaincu pour nous.

2-Il y demeure 40 jours : le peuple d’Israël avait vécu 40 ans dans le désert après la sortie d’Egypte et il avait été tenté, il avait succombé à la tentation. Lui Jésus est le nouvel Israël qui ne tombera pas. Quel est le secret de la fidélité du Christ ? Pourquoi lui ne tombe pas ? Parce qu’il se sait fils bien aimé du Père et sait que son Père lui a tout donné. Cela nous dit que c’est dans la mesure où nous croirons que le Père est celui qui nous a tout donné que nous pourrons grandir en fidélité.

8ème piste

Ce pourrait être prendre davantage conscient du don qui nous est fait.

Dieu nous fait un don absolument au delà de ce que nous pouvions imaginer

Un don purement gratuit, une épiphanie sans raison, sans cause.

Jésus est venu pour un baptême dans l’Esprit Saint : une générosité absolue de Dieu.

Rien ne peut nous rendre apte à la réception de ce don. C’est un appel à ne pas en rester au baptême de Jean qui est celui de nos efforts.

Il s’agit plutôt de nous ouvrir à une grâce, un don sans mesure, ce que nous ne pouvons pas nous donner à nous-même. C’est de l’ordre d’un laisser faire Dieu, se laisser éduquer par l’Esprit Saint.

 

 

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 23:52

 

Dans l’Evangile selon Marc au chapitre 1 verset 21 à 28

 

[21] Ils pénètrent à Capharnaüm. Et aussitôt, le jour du sabbat, étant entré dans la synagogue, il enseignait.

[22] Et ils étaient frappés de son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes.

[23] Et aussitôt il y avait dans leur synagogue un homme possédé d'un esprit impur, qui cria

[24] en disant : "Que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu."

[25] Et Jésus le menaça en disant : "Tais-toi et sors de lui."

[26] Et le secouant violemment, l'esprit impur cria d'une voix forte et sortit de lui.

[27] Et ils furent tous effrayés, de sorte qu'ils se demandaient entre eux : "Qu'est cela ? Un enseignement nouveau, donné d'autorité ! Même aux esprits impurs, il commande et ils lui obéissent !"

[28] Et sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de Galilée.

 

1ère piste

Cet Evangile nous présente Jésus en acte d’enseignement :

4 fois le mot enseignement, enseigner dans ce texte.

Curieusement, le contenu de cet enseignement n’est pas donné : on ne sait pas ce qu’il disait !

Frustration pour nous ? Ou plutôt un appel : être chrétien, ce n’est pas adhérer à une doctrine, c’est aimer quelqu’un : le Christ. Il est la parole, c’est son être qui nous donne la vie, qui est chemin et qui nous ouvre à la vérité sur Dieu.

Son unique enseignement c’est lui-même, ce qu’il est, ce qu’il vit, ce qu’il fait. Appel donc à le contempler, lui la Parole faite chair. Contempler pour aimer

2ème piste

Regarder l’enseignement en acte, la Parole agissante et efficace.

Il enlève le mal qui est dans le cœur. Du coup, sans discours, il parle et dit sa mission : nous libérer.

D’abord rester là devant ce désir de Dieu : que sommes-nous pour lui pour qu’il n’ait de cesse que de nous rendre libre ?

Maintenir en nous l’étonnement devant ce que cela nous révèle de Dieu

3ème piste :

Regarder le face à face de Jésus et du mauvais.

Lumière et vérité que Jésus est, il met à nu le mal, l’oblige à se démasquer, à sortir de l’ombre où il habite pour faire le mal incognito. La présence de Jésus le démasque.

La tactique du mauvais, c’est de passer inaperçu,  c’est de faire passer pour  bien un mal. Ici, il est dévoilé comme mauvais et ce dévoilement est déjà victoire de Jésus et défaite du mauvais.

« Es-tu venu pour nous perdre ? » est  aveu de défaite.

Mais cette phrase, n’y a t il pas une part en nous qui le dis ?

Attachement en nous au mal, qui nous fait craindre l’action du Christ qui veut nous en libérer ?

4ème piste

Ecouter la déclaration du mauvais : « Tu es le saint de Dieu »

Il dit la vérité, oui Jésus est bien le saint de Dieu.

Mais cette vérité il l’a hait. Il dit la vérité mais il n’est pas dans la vérité, il ne vit pas d’elle.

Il a une orthodoxie du discours mais une hérésie de la pratique.

Cela peut être le lieu d’une demande pour nous : demander non seulement de dire Dieu mais de vivre de lui, de consentir à lui, d’ouvrir à sa présence toute notre vie.

5ème piste :

Les gens de la synagogue sont témoin de la nouveauté d’une parole et de l’inouï d’une action.

Quelle est leur réponse ? On nous dit qu’lls sont frappés  par son enseignement et saisis de frayeur. Mais pas de vraie réponse, pas de véritable engagement.

Cela peut être un appel pour nous à sonder notre réponse. Comment je réponds à l’inouï de cette Parole et de cette Action ?

6ème piste

Au début du texte, il est dit : « ils pénétrèrent à Capharnaum »

Qui est ce ils ?

Jésus et les 4 premiers disciples qu’il vient d’appeler.

Simon, André, Jacques et Jean.

Pourquoi cette victoire sur le mal après l’appel des 4 premiers ?

Pourquoi l’évangéliste l’a placé là ?

Ils sont 4 comme les 4 points cardinaux : signe qui dit la terre entière.

Eux ont donné leur réponse : suivre Jésus, se laisser sauver par lui pour, à sa suite, dans la puissance de son Esprit devenir serviteur de liberté au cœur de chacun.

Laissons résonner cet appel pour nous aujourd’hui.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:20

Dans l'Evangile de Matthieu au chapitre 20 verset 1 à 16 

 

[1] "Car il en va du Royaume des Cieux comme d'un propriétaire qui sortit au point du jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.

[2] Il convint avec les ouvriers d'un denier pour la journée et les envoya à sa vigne.

[3] Sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient, désoeuvrés, sur la place,

[4] et à ceux-là il dit : Allez, vous aussi, à la vigne, et je vous donnerai un salaire équitable.

[5] Et ils y allèrent. Sorti de nouveau vers la sixième heure, puis vers la neuvième heure, il fit de même.

[6] Vers la onzième heure, il sortit encore, en trouva d'autres qui se tenaient là et leur dit : Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans travailler ? -

[7] C'est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés ; Il leur dit : Allez, vous aussi, à la vigne.

[8] Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et remets à chacun son salaire, en remontant des derniers aux premiers.

[9] Ceux de la onzième heure vinrent donc et touchèrent un denier chacun.

[10] Les premiers, venant à leur tour, pensèrent qu'ils allaient toucher davantage ; mais c'est un denier chacun qu'ils touchèrent, eux aussi.

[11] Tout en le recevant, ils murmuraient contre le propriétaire :

[12] Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les as traités comme nous, qui avons porté le fardeau de la journée, avec sa chaleur.

[13] Alors il répliqua en disant à l'un d'eux : Mon ami, je ne te lèse en rien : n'est-ce pas d'un denier que nous sommes convenus ?

[14] Prends ce qui te revient et va-t'en. Il me plaît de donner à ce dernier venu autant qu'à toi :

[15] n'ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît ? Ou faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ?

[16] Voilà comment les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers."

 

Voici une parabole difficile à comprendre si nous commettons l’erreur de la prendre au premier degré. Mais une parabole est toujours à déchiffrer en un sens symbolique.

Un maitre d’une vigne sort au petit jour. Quel est ce maitre, que représente cette sortie au matin ? C’est celle de la création. En créant, Dieu sort de lui-même. C’est aussi celle de l’incarnation où Dieu est sorti pour nous rejoindre au plus près de nous.

Il sort pour sa vigne. Quelle est cette vigne ? C’est la vigne du monde, de notre histoire, vigne que nous sommes chacun-e. Et s’il sort, c’est qu’il est habité par une passion, un désir. « Que n’ai-je fait pour ma vigne » disait déjà Dieu en Isaïe 5/4. Passion du monde, passion de notre histoire, passion de nous. Passion qu’il veut nous partager et à laquelle il veut nous associer. Embaucher des ouvriers pour participer à la même passion de Dieu

De ce fait, qu’importe l’heure de l’embauche. Il n’y a plus d’heure. Toute heure est bonne pour entrer dans la passion de Dieu pour sa vigne.

Mais pourquoi une même pièce d’argent pour tous et toutes ? Parce que le don qui est fait n’est pas de l’ordre du nombre. Il y a donc aussi une symbolique de cette pièce d’argent. Elle est donnée comme signe de l’amour de Dieu. C’est pourquoi tous la reçoivent. Et ce n’est pas une récompense, c’est une grâce, un don toujours offert.

Contemplons donc Dieu.

Regardons sa patience, sa persévérance pour embaucher à sa vigne.

Ecoutons ce qu’il dit : « Allez-vous aussi à ma vigne » , la vigne qui est devant nous. Il nous y appelle.  Parlons lui de telle ou telle portion de cette vigne qu’il nous a confié.

Ecoutons aussi « Moi, je suis bon »

Laissez en nous résonner cette parole sur fond de celle d’une mystique, Thérèse Couderc, qui disait «  Il est bon, il est plus que bon, il est la Bonté » Et s’imprégner de cette bonté
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 00:01

Voici un déroulement pour aider un groupe à méditer la Parole de Dieu:

 

Deux rôles à jouer :

l’animateur-trice

celle ou celui  qui prend des notes sur ce que les gens ont partagé et qui à la fin propose des pistes pour la prière

 

Déroulement :

1ère partie

1-L’animatrice lit lentement un texte biblique

2-L’animatrice invite à un choix : regarder un geste, écouter une parole, car on se sent attiré vers cela

3- silence de contemplation :

4- l’animatrice invite chacun à dire sobrement ce qu’il-elle a  vu ou entendu

5-premier tour de partage

6- l’animatrice lit le texte une deuxième fois

7-L’animatrice invite à continuer à regarder ce geste ou écouter cette parole en essayant de sentir pourquoi on se sent attiré par cela.

8- silence de contemplation 

9- l’animatrice invite les gens à  partager ce qui a touché, en quoi cela les a rejoints

10-deuxième tour de partage

 

2ème partie

une autre personne a pris des notes sur ce qui a été partagé. Elle fait une rapide synthèse sous forme de pistes pour la prière . Elle ajoute d’autres pistes si elle voit que des points importants ont  été oublié.

En fonction de tout cela, elle propose une demande  de grâce

 

3ème partie

chacun-e vit un temps personnel avec ce texte et les pistes proposées

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:36

Dans l’Evangile de Jean au chapitre  8 verset 1 à 12

 [1] Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.

[2] Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait.

[3] Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,

[4] ils disent à Jésus : "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.

[5] Or dans la Loi Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ?"

[6] Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin d'avoir matière à l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.

[7] Comme ils persistaient à l'interroger, il se redressa et leur dit : "Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !"

[8] Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.

[9] Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.

[10] Alors, se redressant, Jésus lui dit : "Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ?"

[11] Elle dit : "Personne, Seigneur." Alors Jésus dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus."

[12] De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit : "Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie."

 

1ère piste

Je vous propose de commencer ce texte en amont à partir de 7/37

C’est une parole du Christ :

« Celui qui a soif, qu’il vienne à moi. L’Ecriture l’a dit : des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur »

Partir de cette parole, car cela explique l’attitude de Jésus par rapport à la femme adultère.

Quel est ce fleuve ? La miséricorde inouïe de Dieu. La sainteté de Dieu, l’Esprit Saint qui se fait miséricorde.

Ensuite au verset 43, on nous dit qu’on veut l’arrêter.

Les soldats venus pour le faire y renoncent car disent-ils personne n’a parlé comme cet homme. Nicodème prend sa défense en disant qu’on ne peut condamner quelqu’un sans l’entendre.

Il me semble que cela situe mieux notre texte : le premier accusé, c’est Jésus.

Jésus et cette femme sont en danger de mort. Tous les 2 sont solidaires, l’innocent et la coupable.

Par l’intermédiaire de cette femme, on veut accuser l’innocent.

Jésus ne se laisse pas prendre au piège. Il me semble que là comme dans tout l’Evangile, nous avons trace de la divinité de Jésus. Se sortir de ce piège est divin : il répond par le silence et par une parole qui fait confiance à la capacité des accusateurs à se reconnaître pécheurs !

Cette femme, grâce à Jésus aura la vie sauve et Jésus mourra sur une croix. En disant cela je ne veux pas dire qu’il y a substitution. Non mais dire que c’est son attitude de liberté, sa prétention à la miséricorde, qui suscite l’opposition et qui va le conduire à la mort : en sauvant cette femme, il s’expose encore plus à l’hostilité de la haine qui se cache sous le zèle.

Oui, écouter cette parole : « des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur ».

Et mettre cela en lien avec Jn 19/34 : « le soldat enfonça sa lance dans son côté et il en sortit du sang et de l’eau »

2ème  piste

Regarder la scène du côté de cette femme

Que s’est- il passé pour cette femme ?

Elle aurait dû mourir, elle est vivante.

Elle aurait dû être condamnée, elle est graciée.

Elle était prisonnière, elle est libre.

Au lieu de la prison, de la condamnation et de la mort, elle a reçu la grâce, la liberté et la vie.

En fait Jésus l’a sauvée de la mort.

Essayer d’imaginer  la chape de plomb qui pesait sur elle et l’immense délivrance qu’elle a vécu. Imaginer le soulagement de cette femme, elle a vu la mort de près. Après l’angoisse, elle se retrouve vivante, libre et pardonnée. Elle est sauvée mais encore plus, elle sait qui l’a sauvée !

Ce qu’elle a vécu a dû enraciner en elle, un amour immense, une reconnaissance infinie pour celui qui l’avait sauvée de la mort.

3ème   piste

Cette femme c’est chacun de nous.

Cette femme est la figure de l’humanité tout entière.

Jésus est venu pour nous réaliser l’éternel projet de salut de notre Dieu.

Nous aussi, nous étions des condamnés à la mort.

Nous aussi nous étions prisonniers, incapables par nous-mêmes de guérir nos intelligences et nos volontés blessées.

Nous sommes dans la même situation que cette femme : à savoir des pécheurs graciés.

Sommes-nous dans les mêmes sentiments :

Eperdus de gratitude ?

Avec cette question, interrogeons notre cœur.

4ème piste

Le péché, c’est un adultère, une infidélité envers celui qui nous aime, une rupture de relation.

La miséricorde, c’est Dieu lui-même qui continue de croire en nous, c’est Dieu lui-même qui continue de nous espérer, c’est Dieu lui-même qui ne cesse pas de nous aimer.

En interprétant ainsi cet Evangile, on a, il me semble une bonne clé de lecture.

Nous sommes souvent trop moralisants dans notre compréhension des Ecritures.

L’adultère, ici, est à prendre dans un sens symbolique. Nous sommes invités à comprendre que tout péché est un adultère. Que Dieu est comme un époux trompé par nos infidélités et que c’est un époux qui croit toujours, qui espère toujours, qui aime toujours. Cet adultère du cœur, tous nous en sommes malades.

Il y a les plus ou moins grosses ruptures mais c’est toujours un adultère car c’est un manque à aimer. La moindre infidélité est un adultère car c’est un manquement à l’amour infini de Dieu.

Devant l’amour de Dieu découvrons la médiocrité de notre  réponse

Mesurons l’écart qui sépare son amour de l’amour de Dieu. Osons regarder ce qui dans notre vie est rupture d’alliance avec Dieu. Pas pour nous décourager mais pour être, comme cette femme, éperdue de gratitude

5ème piste

Ecouter le silence de Jésus. Le silence de Jésus permet à chacun de s’interroger.

Ecoutez sa parole qui renvoie chacun à lui-même. On comprend mieux alors que tous s’en vont l’un après l’autre.

Jésus leur a permis de comprendre qu’eux aussi étaient adultères de leur Dieu.

Prendre conscience de la pédagogie de Dieu : aucune parole d’accusation pour personne, une attitude qui permet à chacun de faire un travail de vérité qui libère

6ème piste

Au début Jésus nous dit qu’il peut étancher toute soif et à la fin il nous dit qu’il est la lumière du monde, que celui qui le suit aura la lumière de la vie. Il faut aller jusqu’à ce verset 12 pour entrer dans l’intelligence de l’épisode de la femme adultère. Lui seul peut étancher notre soif de pardon et lui seul peut éclairer notre vie, nous faire passer des ténèbres à la lumière.

S’offrir à cette lumière pour qu’il vienne guérir ce qui a besoin d’être guéri en nous, convertir ce qui a besoin d’être converti.

Demander l’eau que lui seul peut nous donner, la source qui jaillit de son cœur transpercé, l’eau vive de sa miséricorde.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:25

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 1 verset 57 à 79

 

Nous sommes au début de l’Evangile selon St Luc.

L’ange de Dieu a annoncé à Marie, la naissance de Jésus et à Zacharie, la naissance de celui qu’on appellera Jean-Baptiste.

A la différence de Marie, Zacharie a douté et a demandé une assurance.

Du coup le signe qu’il reçoit, c’est l’impossibilité de parler.

La parole lui est rendu au moment où on lui demande quel nom il faut donner à l’enfant.

Il écrit Jean sur la tablette et à ce moment il retrouve sa voix et fait devant tous ce témoignage de foi qu’on appelle Bénédictus. On appelle cette prière ainsi  car son premier mot  est : bénis. Bénir, c’est dire du bien de quelqu’un.

 

 

[57] Quant à Elisabeth, le temps fut accompli où elle devait enfanter, et elle mit au monde un fils.

[58] Ses voisins et ses proches apprirent que le Seigneur avait fait éclater sa miséricorde à son égard, et ils s'en réjouissaient avec elle.

[59] Et il advint, le huitième jour, qu'ils vinrent pour circoncire l'enfant. On voulait l'appeler Zacharie, du nom de son père ;

[60] mais, prenant la parole, sa mère dit : "Non, il s'appellera Jean."

[61] Et on lui dit : "Il n'y a personne de ta parenté qui porte ce nom !"

[62] Et l'on demandait par signes au père comment il voulait qu'on l'appelât.

[63] Celui-ci demanda une tablette et écrivit : "Jean est son nom" ; et ils en furent tous étonnés.

[64] A l'instant même, sa bouche s'ouvrit et sa langue se délia, et il parlait et bénissait Dieu.

[65] La crainte s'empara de tous leurs voisins, et dans la montagne de Judée tout entière on racontait toutes ces choses.

[66] Tous ceux qui en entendirent parler les mirent dans leur cœur, en disant : "Que sera donc cet enfant ?" Et, de fait, la main du Seigneur était avec lui.

[67] Et Zacharie, son père, fut rempli d'Esprit Saint et se mit à prophétiser :

[68] "Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et délivré son peuple,

[69] et nous a suscité une puissance de salut dans la maison de David, son serviteur,

[70] selon qu'il l'avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens,

[71] pour nous sauver de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent.

[72] Ainsi fait-il miséricorde à nos pères, ainsi se souvient-il de son alliance sainte,

[73] du serment qu'il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder

[74] que, sans crainte, délivrés de la main de nos ennemis, nous le servions

[75] en sainteté et justice devant lui, tout au long de nos jours.

[76] Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant le Seigneur, pour lui préparer les voies,

[77] pour donner à son peuple la connaissance du salut par la rémission de ses péchés ;

[78] grâce aux sentiments de miséricorde de notre Dieu, dans lesquels nous a visités l'Astre d'en haut,

[79] pour illuminer ceux qui demeurent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, afin de guider nos pas dans le chemin de la paix."

 

 

1-Le premier point de notre méditation, cela peut être ce mutisme de Zacharie,

- l’incroyance qui rend muet

- ces longs mois où Zacharie a été dans l’incapacité de parler, en fait 9 mois, le temps de la grossesse d’Elizabeth. 9 mois pour enfanter un enfant et 9 mois pour enfanter une parole.

- 9 mois pour garder dans son cœur les paroles de l’ange : 1/13-17.

Il faut du silence pour écouter, il faut se taire pour entendre.

- un mutisme qui s’arrête grâce à l’acte de fidélité à cette parole : il appelle son fils Jean, comme l’ange lui a dit.

Réfléchir à cela et voir en quoi cette histoire concerne ma vie, ma foi, en quoi elle est bonne nouvelle pour moi.

 

2-Zacharie nous parle de Dieu. Qu’en dit-il ? Ilnous dit que :

Dieu visite son peuple

Il le rachète

Il fait surgir la force qui nous sauve

Son salut nous arrache à l’ennemi, à la main de nos oppresseurs

Il montre son amour 

Il nous rends sans crainte 

Il donne de connaître son salut

Il est tendresse et amour 

Il est soleil ( astre d’en haut) 

Il nous illumine et nous arrache aux ténèbres et à la mort

Il nous conduit au chemin de la paix

Quelle expérience consciente, j’ai de sa visite, de son salut, de son amour, de sa tendresse, de son amour, de sa lumière, de sa paix ?

 

3-Zacharie s’adresse ensuit à son enfant ( à partir du verset 76)

Tu seras appelé prophète

Tu marcheras devant, à la face du Seigneur

Tu prépareras ces chemins

Par le baptême, chacun de nous est prophète.

Aujourd’hui, comment je suis prophète ?

Quelle ma manière unique et personnelle de préparer les chemins de vie, de liberté, d’amour auquel nous invite Dieu?

 

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