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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:25

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 1 verset 57 à 79

 

Nous sommes au début de l’Evangile selon St Luc.

L’ange de Dieu a annoncé à Marie, la naissance de Jésus et à Zacharie, la naissance de celui qu’on appellera Jean-Baptiste.

A la différence de Marie, Zacharie a douté et a demandé une assurance.

Du coup le signe qu’il reçoit, c’est l’impossibilité de parler.

La parole lui est rendu au moment où on lui demande quel nom il faut donner à l’enfant.

Il écrit Jean sur la tablette et à ce moment il retrouve sa voix et fait devant tous ce témoignage de foi qu’on appelle Bénédictus. On appelle cette prière ainsi  car son premier mot  est : bénis. Bénir, c’est dire du bien de quelqu’un.

 

 

[57] Quant à Elisabeth, le temps fut accompli où elle devait enfanter, et elle mit au monde un fils.

[58] Ses voisins et ses proches apprirent que le Seigneur avait fait éclater sa miséricorde à son égard, et ils s'en réjouissaient avec elle.

[59] Et il advint, le huitième jour, qu'ils vinrent pour circoncire l'enfant. On voulait l'appeler Zacharie, du nom de son père ;

[60] mais, prenant la parole, sa mère dit : "Non, il s'appellera Jean."

[61] Et on lui dit : "Il n'y a personne de ta parenté qui porte ce nom !"

[62] Et l'on demandait par signes au père comment il voulait qu'on l'appelât.

[63] Celui-ci demanda une tablette et écrivit : "Jean est son nom" ; et ils en furent tous étonnés.

[64] A l'instant même, sa bouche s'ouvrit et sa langue se délia, et il parlait et bénissait Dieu.

[65] La crainte s'empara de tous leurs voisins, et dans la montagne de Judée tout entière on racontait toutes ces choses.

[66] Tous ceux qui en entendirent parler les mirent dans leur cœur, en disant : "Que sera donc cet enfant ?" Et, de fait, la main du Seigneur était avec lui.

[67] Et Zacharie, son père, fut rempli d'Esprit Saint et se mit à prophétiser :

[68] "Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et délivré son peuple,

[69] et nous a suscité une puissance de salut dans la maison de David, son serviteur,

[70] selon qu'il l'avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens,

[71] pour nous sauver de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent.

[72] Ainsi fait-il miséricorde à nos pères, ainsi se souvient-il de son alliance sainte,

[73] du serment qu'il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder

[74] que, sans crainte, délivrés de la main de nos ennemis, nous le servions

[75] en sainteté et justice devant lui, tout au long de nos jours.

[76] Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant le Seigneur, pour lui préparer les voies,

[77] pour donner à son peuple la connaissance du salut par la rémission de ses péchés ;

[78] grâce aux sentiments de miséricorde de notre Dieu, dans lesquels nous a visités l'Astre d'en haut,

[79] pour illuminer ceux qui demeurent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, afin de guider nos pas dans le chemin de la paix."

 

 

1-Le premier point de notre méditation, cela peut être ce mutisme de Zacharie,

- l’incroyance qui rend muet

- ces longs mois où Zacharie a été dans l’incapacité de parler, en fait 9 mois, le temps de la grossesse d’Elizabeth. 9 mois pour enfanter un enfant et 9 mois pour enfanter une parole.

- 9 mois pour garder dans son cœur les paroles de l’ange : 1/13-17.

Il faut du silence pour écouter, il faut se taire pour entendre.

- un mutisme qui s’arrête grâce à l’acte de fidélité à cette parole : il appelle son fils Jean, comme l’ange lui a dit.

Réfléchir à cela et voir en quoi cette histoire concerne ma vie, ma foi, en quoi elle est bonne nouvelle pour moi.

 

2-Zacharie nous parle de Dieu. Qu’en dit-il ? Ilnous dit que :

Dieu visite son peuple

Il le rachète

Il fait surgir la force qui nous sauve

Son salut nous arrache à l’ennemi, à la main de nos oppresseurs

Il montre son amour 

Il nous rends sans crainte 

Il donne de connaître son salut

Il est tendresse et amour 

Il est soleil ( astre d’en haut) 

Il nous illumine et nous arrache aux ténèbres et à la mort

Il nous conduit au chemin de la paix

Quelle expérience consciente, j’ai de sa visite, de son salut, de son amour, de sa tendresse, de son amour, de sa lumière, de sa paix ?

 

3-Zacharie s’adresse ensuit à son enfant ( à partir du verset 76)

Tu seras appelé prophète

Tu marcheras devant, à la face du Seigneur

Tu prépareras ces chemins

Par le baptême, chacun de nous est prophète.

Aujourd’hui, comment je suis prophète ?

Quelle ma manière unique et personnelle de préparer les chemins de vie, de liberté, d’amour auquel nous invite Dieu?

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 23:26

Dans le livre des Actes des Apôtres au chapitre 1 verset 1 à 14

 

[1] J'ai consacré mon premier livre, ô Théophile, à tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement

[2] jusqu'au jour où, après avoir donné ses instructions aux apôtres qu'il avait choisis sous l'action de l'Esprit Saint, il fut enlevé au ciel.

[3] C'est encore à eux qu'avec de nombreuses preuves il s'était présenté vivant après sa passion ; pendant 40 jours, il leur était apparu et les avait entretenus du Royaume de Dieu.

[4] Alors, au cours d'un repas qu'il partageait avec eux, il leur enjoignit de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis, "ce que, dit-il, vous avez entendu de ma bouche

[5] Jean, lui, a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours."

[6] Etant donc réunis, ils l'interrogeaient ainsi : "Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël ?"

[7] Il leur répondit : "Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité.

[8] Mais vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre."

[9] A ces mots, sous leurs regards, il s'éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux.

[10] Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu'il s'en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés ;

[11] ils leur dirent : Hommes" de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus, viendra comme cela, de la même manière dont vous l'avez vu s'en aller vers le ciel."

[12] Alors, du mont des Oliviers, ils s'en retournèrent à Jérusalem ; la distance n'est pas grande : celle d'un chemin de sabbat.

[13] Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.

[14] Tous, d'un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères.

 

1ère  piste

« Mon cher Théophile »

Chacun de nous est Théophile, c’est à dire aimant Dieu et aimé de Dieu.

On peut aimer de façon différente selon les étapes de notre vie spirituelle.

On peut aimer en cherchant Dieu et d’une certaine manière nous sommes toujours en recherche, des chercheurs-euses de Dieu, en quête de son visage, quête qui sera seulement comblée quand nous le verrons face à face.

Mais plus profondément encore nous sommes des Théophiles parce que Dieu, lui, nous a trouvé-es, il a mis son image en nous et il a fait de notre vie sa demeure.

Il habite notre cœur, il est chez lui chez nous.

Notre contemplation, ce peut être une plus grande attention à ce mystère de la Présence de Dieu en nous.

 

2ème piste

« Tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement…il s’est montré vivant après sa passion…pendant 40 jours, il leur est apparu et leur avait parlé du Royaume des Cieux »

Quelques versets qui reprennent l’ensemble du mystère du Christ.

Il y a dans la foi des alternances de lumières et de nuits.

Nuit de Noël, enfouissement de Dieu dans l’humble quotidien de Nazareth.

Lumière de ce qu’il a fait et enseigné qui est source de notre attachement au Christ, source de notre séduction.

Nuit de la Passion, de la mort.

Lumière de la Résurrection et pendant 40jours, cette lente sortie de la peur. Il en faut du temps pour croire que Dieu est plus fort que nos morts. Jésus, pendant 40 jours accompagne ceux qu’il aime pour les faire sortir de leurs tombeaux. Dans sa résurrection, c’est eux qu’il ressuscite ! Sa résurrection est pour nous et c’est la nôtre.

Il les apprivoise peu à peu à la vie.

Enfin nuit d’une présence invisible quand, et c’est aujourd’hui, « il disparaît à leurs yeux ».

C’est la situation qui est la nôtre.

Notre contemplation, ce peut être d’accueillir ces nuits et ces lumières qui sont autant de manières de Dieu d’être présent à notre cœur.

 

3ème piste

« Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem mais d’y attendre ce que le Père avait promis…vous allez recevoir une force, celle du St Esprit qui viendra sur vous ».

Maintenant ce n’est plus le Cénacle de la peur qui les faisait se refermer sur eux-mêmes. Jésus les en a délivrés.

Maintenant c’est le Cénacle de la joie car c’est pour y vivre une expérience de confiance.

« Ils retournèrent à Jérusalem remplis de joie » Lc 24/52

Il s’agit d’entrer au Cénacle sur ordre de Jésus, car il s’agit bien d’un ordre !

Entrer au Cénacle pour 10 jours jusqu’à Pentecôte. 10 jours ? Non pas  une durée mais une attitude intérieure : une entrée dans une écoute de la Parole, une entrée dans un éveil de la vie profonde, une entrée dans l’accueil d’un don, une entrée dans une vie animée par l’Esprit de Jésus.

Notre contemplation, ce peut être de nous laisser inviter doucement à entrer dans ce temps du Cénacle, temps de gratuité, temps pour goûter simplement le fait de vivre et d’être aimé.

 

 

4ème piste

« Alors du Mt des Oliviers, ils s’en retournèrent à Jérusalem…ils montèrent à la chambre haute où il se tenaient habituellement »

Ce mystère du Cénacle entre Ascension et Pentecôte,

-C’est un mystère de communion :

Des frères et des sœurs ensemble, un mystère communautaire.

M’interroger sur les lieux de communauté qui sont pour moi des lieux de vraies vies, de ressourcement. Si je n’en ai pas, ce peut être le lieu de m’engager dans une recherche car c’est de l’ordre de la vie.

-C’est un mystère de prière

Sur ordre de Jésus, là aussi, monter à la chambre haute. C’est pour nous des  lieux précis et des moments précis, où je ferme la porte de ma chambre pour méditer dans le secret. Lieux et temps d’intimité : contempler le visage du Christ tel qu’il se révèle dans l’Evangile

Quels sont-ils pour moi ? Quels en sont mes joies ? Mes difficultés ? Ai-je un lieu pour en parler ?

-C’est un lieu d’attente, de désir, de confiance, d’abandon

Ils sont en attente d’un don qu’ils ne peuvent se donner à eux-mêmes, que Dieu seul peut donner.

Quelle place a dans ma vie ces 3 attitudes ?

 

5ème piste

« Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes dont Marie mère de Jésus et avec ses frères »

Pesez le « tous » ; Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. Tous et toutes disciples.

Regarder Marie. Quel est son rôle ici ? Pourquoi la penser uniquement silencieuse? Elle qui est remplie de l’Esprit depuis l’Annonciation, elle qui retenait toutes ces choses dans son cœur ( Lc 2/19)…Pourquoi ne pas la voir enseignant à tous et toutes les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ ? Entendre Marie nous faire comprendre son absence comme une chance. Marie nous enseignant à désormais le découvrir, le reconnaître à l’œuvre par nos mains. Marie nous donnant goût à le contempler pour que quelque chose de ses yeux, de son cœur deviennent les nôtres pour devenir Christ pour les autres. Regarder Marie transmettant ainsi son expérience du Christ son Fils et son Sauveur.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 21:19

Une journée parmi d’autres. cette fois-ci , vous l'aurez en entier.

 

Panne du réveil ! Ca peut arriver. Heureusement le lavabo de la chambre d’à côté m’a réveillée. Il est 7h30 et j’ai une heure pour me préparer. A 8h30, on vient me chercher pour installer le stand que nous avons au festival des Associations de Versailles.


Cela fait maintenant plusieurs années que nous avons un stand.

En décidant d’en avoir un, nous avions un double objectif : participer ainsi à la vie de notre ville et faire mieux connaitre notre Centre spirituel. Aujourd’hui, une centaine de personnes s’y sont arrêtées. Nos avons pu leur présenter toute la palette de temps-fort et de formation spirituelle que nous animons.

Nous, c'est-à-dire des Sœurs de la communauté et des laïcs qui collaborent avec nous à l’animation.


A 10h 15, je quitte le stand qui est pris en charge par une autre équipe. Retour en vélo. Le temps de régler deux ou trois questions, je vais pouvoir faire oraison pendant une heure. J’ai déjà raconté dans

l’article  journal 3 en quoi cela consiste.


Ensuite je prends en voiture une sœur de ma communauté pour aller chez l’opticien car en ce moment elle se déplace difficilement.

Retour à la maison pour le repas avec 4 tables, car nous avons avec nous la Commission « Pastorale jeunes ». Elle est composée de sœurs du Cénacle qui ont un engagement apostolique auprès de jeunes. Elles sont là pour 2 jours, temps de partage d’expériences, de recherche pour mieux répondre à leur mission.


Le début d’après-midi est studieux. Je vais animer une journée qui va s’intituler : « Comment créer et animer des petites communautés de proximité ». Pour cela, j’ai commencé à étudier une session sur la pastorale d’engendrement. Je vous en dirai plus une prochaine fois, quand j'aurai plus avancé dans la préparation.


Mais 16h arrive et je repars au festival des Association pour prendre ma part de tenue de stand. Cela se termine à 18h. Rangement et retour. Repas à 19h. Et me voilà  pour écrire cet article.

 

Une journée parmi d’autres et jamais identique aux autres. Non seulement la vie religieuse apostolique n'est pas triste mais également, elle n'est pas monotone. Et j'aime cela.

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 22:14

      Dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 4 verset 1à 11

 [1] Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable.

[2] Il jeûna durant 40 jours et 40 nuits, après quoi il eut faim.

[3] Et, s'approchant, le tentateur lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains."

[4] Mais il répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu"

[5] Alors le diable le prend avec lui dans la Ville Sainte, et il le plaça sur le pinacle du Temple

[6] et lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et sur leurs mains ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre."

[7] Jésus lui dit : "Il est encore écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."

[8] De nouveau le diable le prend avec lui sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire

[9] et lui dit : "Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage."

[10] Alors Jésus lui dit : "Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à Lui seul tu rendras un culte."

[11] Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s'approchèrent, et ils le servaient.

 

Pour aborder ce texte, il est nécessaire de lire ce qui précède : le baptême de Jésus, (3/13-17) car cela nous révèle la source de sa liberté

Le Christ est libre parce qu’il est fils, parce qu’il le sait, parce que de toute éternité, le Père le lui dit.

« Celui-ci est mon fils, l’Aimé en qui je me plais »

Etre fils en qui le Père se complait, c’est n’avoir rein à prouver, rien à conquérir, car tout est déjà donné, offert. Il ne peut pas avoir cette quête anxieuse, ce besoin de reconnaissance, cette avidité pour ce qu’on n’a pas, qui, pour nous, peut tellement nous rendre prisonnier des choses et des autres.

Entendre cette parole du Père au Fils, entendre comme une parole qui dit sa liberté et croire que ce n’est pas seulement pour Jésus mais qu’il est venu pour nous partager sa liberté, pour nous ouvrir le passage, pour fendre les eaux et nous ouvrir le chemin à sa suite.

Donc également, entendre cette parole aussi pour chacun de nous :

« Tu es mon fils, ma fille, l’Aimé-e en qui je me plais »

Après la source de la liberté, regardons-la à l’œuvre dans ce récit dit des tentations, mais qu'il faudrait mieux intituler le récit de la liberté du Christ.

 

1ère tentation

Jésus n’a rien à prouver, il est le Fils et le diable lui demande de le prouver.

Il part d’un doute : « si tu es… » La liberté de Jésus, c’est de croire la parole du Père.

La prison pour nous c’est souvent d’écouter d’autre voix, d’écouter la parole de soupçon

Et de ce point de vue ce récit est l’antidote du livre de la Genèse au chapitre 3: l’écoute du soupçon sur Dieu que le diable insinue fa isant croire que Dieu est jaloux et ne veut pas tout donner.

Notre liberté c’est de croire, qu’à la suite de Jésus, co-héritier avec lui, lui le Fils aîné, Dieu nous a tout donné puisque nous sommes ses filles et ses fils.

Ecouter la réponse de Jésus

« Il est écrit :ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de tout mot sortant de la bouche de Dieu »

Jésus ne dit pas : je te dis que ce n’est pas…

Il dit : « il est écrit » En même temps, il s’efface devant une parole, une objectivité qui ne dépend que de Dieu, et en même temps, c’est éminemment sa parole, la sienne, lui qui est la Parole du Père.

Donner cette parole, c’est sa mission et c’est équivalant : se donner. Jésus en renonçant à faire de ces pierres du pain pour lui, va pouvoir un jour de sa vie publique, faire de quelques pains, une multitude de pains ; faire d’un pain son corps pour la multitude. Cette objectivité de la parole est aussi pour nous la source de notre liberté, cela ne dépend pas de nous, de nos bonne ou mauvaise disposition : la Parole nous fait vivre.

Ce qui est de nous, c’est d’y consentir, de nous laisser vivre par elle.

Nous recevoir de Dieu qui prouve notre vie. Pauvreté qui est source de fécondité.

2ème tentation

Entendre le 2ème piège à la liberté

« Il le met sur le faîte du temple…jette-toi en bas…car il est écrit : à ses anges, il commandera pour toi »

Il n’y a rien à prouver devant Dieu et rien à prouver devant les autres.

Le piège du diable est le refus de la liberté : s’imposer par l’évidence et non par le lent cheminement de la foi. « Fais cela et on croira à toi, on sera forcer de croire en toi. »

Il y a dans ce refus de cette tentation, un respect de nous-même : on n’impose pas la foi. Elle est lent travail d’éveil du cœur. Il y aura ce même refus quand Jésus dira  qu’il pourrait avoir des légions d’anges pour empêcher son arrestation, refus qui va le briser, qui va faire de lui cette pierre rejetée par les bâtisseurs. Mais c’est ce refus libre qui fera de lui la pierre d’angle, pierre de fondation du vrai temple de Dieu.

Appel pour nous à vivre ce même respect, qui peut nous aider à être libre par rapport à la réussite ou aux échecs. Confiance, attente, patience. Jusqu’à consentir au mépris .  Etre méprisé plutôt que prisonnier de la quête des honneurs, du « à tout prix de la réussite ».

Entendre la réponse de Jésus « Tu n’éprouveras pas le Seigneur ton Dieu »

A nouveau une parole derrière laquelle il s’efface et qui est éminemment la sienne, mais cette fois-ci en « Tu »

L’homme crée pour louer, respecter…et non manipuler, instrumentaliser, utiliser.

Entrer dans une relation qui libère et qui n’aliène pas l’autre et moi-même. Ne pas vouloir avoir prise sur son origine mais sachant la source de ma vie qui est le Père, vivre ma vie en allant de l’avant, sûr d’une parole qui m’autorise à vivre ma vie, à l’inventer en pleine responsabilité. Cette liberté, Jésus nous interpelle directement,  il veut pour nous la même liberté qui est la sienne. 

3ème tentation

Entendre le piège

« Il lui montre… tous les royaumes…je te le donnerai si tu tombes et te prosternes »

Nous sommes dans la même stratégie que dans le livre de la Genèse au chapitre  3 où le serpent fait désirer un fruit en montrant combien il est bon. La séduction par le voir pour désirer la puissance.

La stratégie du démon, c’est le donnant-donnant : la puissance au prix de la chute et du rejet de Dieu.

La stratégie du Père, c’est ce que Jésus dira en Jean : « Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi » et qui est dit aussi de notre relation à Dieu à la fin de la parabole des 2 fils : « tout ce qui est à moi est à toi » Lc 15/31

La stratégie du Père ce n’est pas le donnant-donnant mais le déjà donné de toute éternité.

Entendre la réponse de Jésus

D’abord sa victoire : le puissant ce n’est pas le démon, c’est Jésus, c’est lui qui donne des ordres : « Retire-toi , va-t-en »

 

Le christianisme n’est pas rejet de la puissance, mais usage de la puissance comme forces neuves pour transformer ce monde, puissance de guérison et de résurrection.

La source de cette puissance, c’est l’adoration du Père qui libère de toute idolâtrie et libère nos forces pour servir ce monde

 

Enfin je vous invite à lire la suite immédiate de ce passage des tentations,

On pourrait l’intituler : les fruits de la liberté :

Ouverture à l’universel : une lumière pour tous : 4/12-17

Eveil de liberté qui se donne: 4/18-22

Puissance de guérison et puissance sur le mal : 4/23-25

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 23:27

1er livre des Rois chapitre 17 verset 1 à 15

 

Elie vit à une époque troublée de l’histoire de son pays. Nous sommes au 9ème siècle avant JC. Depuis David et Salomon, le royaume s’est divisé en deux. Et les rois qui se succèdent ne sont bons à rien, injustes. De plus , ils renient plus ou moins leur foi au Dieu unique.

Certains n’acceptent pas cette situation et s’opposent ouvertement au roi. Ce sont les prophètes. Elie est l’un d’eux.

Cette situation est celle de certains pays encore aujourd’hui. Et même sans évoquer des situations dramatiques, nous avons tous et toutes à vivre des situations difficiles. Parce que de ce fait, ce prophète, ce qu’il dit, ce qu’il fait, va nous rejoindre dans notre propre vie.

 

[5] Il partit donc et il fit comme Yahve avait dit et alla s'établir au torrent de Kerit, à l'est du Jourdain.

[6] Les corbeaux lui apportaient du pain le matin et de la viande le soir, et il buvait au torrent.

[7] Mais il arriva au bout d'un certain temps que le torrent sécha, car il n'y avait pas eu de pluie dans le pays.

[8] Alors la parole de Yahve lui fut adressée en ces termes :

[9] "Lève-toi et va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et tu y demeureras. Voici que j'ordonne là-bas à une veuve de te donner à manger."

[10] Il se leva et alla à Sarepta. Comme il arrivait à l'entrée de la ville, il y avait là une veuve qui ramassait du bois ; il l'interpella et lui dit : "Apporte-moi donc un peu d'eau dans la cruche, que je boive !"

[11] Comme elle allait la chercher, il lui cria : "Apporte-moi donc un morceau de pain dans ta main !"

[12] Elle répondit : "Par Yahve vivant, ton Dieu ! je n'ai pas de pain cuit ; je n'ai qu'une poignée de farine dans une jarre et un peu d'huile dans une cruche, je suis à ramasser deux bouts de bois, je vais préparer cela pour moi et mon fils, nous mangerons et nous mourrons."

[13] Mais Elie lui dit : "Ne crains rien, va faire comme tu dis ; seulement, prépare-m'en d'abord une petite galette, que tu m'apporteras : tu en feras ensuite pour toi et ton fils.

[14] Car ainsi parle Yahve, Dieu d'Israël : Jarre de farine ne s'épuisera, cruche d'huile ne se videra, jusqu'au jour où Yahve enverra la pluie sur la face de la terre."

[15] Elle alla et fit comme avait dit Elie, et ils mangèrent, elle, lui et son fils.

[16] La jarre de farine ne s'épuisa pas et la cruche d'huile ne se vida pas, selon la parole que Yahve avait dite par le ministère d'Elie.

 

1ère piste : Il va se cacher au torrent de Kerit à l’est du Jourdain

Il le fait sous l’inspiration de Dieu : expérience de solitude, de désert pour entendre une parole de Dieu qui peut nourrir.

On peut faire un parallèle  avec Jésus qui a pris ce temps de 40 jours au désert pour fonder sa vie dans l’écoute de la Parole.

 

2ème piste : Toujours sous l’inspiration de Dieu, il va ensuite à Sarepta : « Lève –toi et va à Sarepta »

C’est à une veuve que Dieu confie le soin de le garder en vie, une veuve d’un pays étranger.

« Apporte-moi donc un peu d’eau » lui demande-t-il

La aussi, on peut faire un parallèle  avec Jésus. Il demandera aussi à boire à une femme samaritaine, une étrangère.

Et de ce point de vue, Elie est préfiguration du Christ.

On peut entendre cette parole pour nous aussi. Dieu lui-même qui est en attente, en demande. Que demande-t-il ? Notre présence, notre amour…

 

3ème piste : Pour cette femme, donner à boire est de l’ordre du possible

« Elle allait la chercher » nous dit le texte. Mais quand Elie demande à manger, là les choses deviennent impossibles.

Cette femme est au bord de la mort, la famine est terrible, elle n’a plus qu’un peu de farine et un peu d’huile, de quoi faire encore un pain pour elle et son enfant, et mourir ensuite.

Il peut y avoir pour nous des situations similaires même si elles ne sont pas aussi dramatiques

Cela peut être ce qui semble sans solution, quelque chose qui bloque en nous, une pauvreté, une blessure, une désespérance, un à quoi bon.  Alors on peut reprendre à notre compte les mots de cette femme en les adaptant à notre situation

Je n’ai pas…

Je n’ai qu’un…

 

4ème piste : Si je fais, je vais pouvoir entendre les paroles du prophète pour moi-même.

Je vais l’entendre me dire : « Ne crains pas ». Appel à la confiance,

appel à un don : donne-moi ce que tu as, c’est à dire ce qui te préoccupe, donne-moi le peu que tu as et quelque chose de neuf pourra naître en ta vie : « jarre de farine ne s’épuisera, cruche d’huile ne se videra »

 

5ème piste : Elle alla et fit comme lui avait dit Elie

Cette fois-ci cette femme étrangère préfigure Marie dans son  « qu’il me soit fait selon ta parole » (dans l’Evangile de Luc chapitre 1 verset 38) et aussi l’appel qu’elle fait aux serviteurs de la noce : « tout ce qu’il vous dira de faire, faites-le » (dans l’Evangile de Jean chapitre 2 verset 5)

Rester à regarder ce geste de confiance pour qu’il emplisse mon cœur.

 

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:18

Les Sœurs du Cénacle sont au Togo. Après quelques années dans une petite maison à Vogan où elles peuvent accueillir pour un temps de retraite, d'accompagnement, pour des week-ends ou catéchèse..., l’idée a muri qu’il fallait construire un Centre spirituel. Une autre aventure…Voici la présentation qui en est faite dans notre site : http://ndcenacle.org


 

Un nouveau centre spirituel est actuellement en construction à Pedakondji et ouvrira ses portes en 2012.

Le centre de formation chrétienne, humaine et spirituelle sera de 7500 m2 sur un terrain d'environ 3 hectares à Pedakondji –Vogan petite ville située à 40 Km à l’est de Lomé (Togo). Chaque vendredi, cette sous préfecture connaît une intense animation avec le marché, un des plus importants du Togo.

 

La construction se fait en 3 pôles principaux pour mieux vous accueillir :

 

- 1 pôle pour le logement de la communauté religieuse, avec ses différents services : cuisine, bibliothèque, chambres, secrétariat, infirmerie, buanderie, oratoire… Ce pôle sera le lieu du premier accueil afin de favoriser proximité,  accueil chaleureux et personnalisé, convivialité.

 

- 1 pôle pour l’accueil de groupes de jeunes avec 2 dortoirs filles et garçons,  salle,  préau à la fois pour réunions, cuisine et repas,  espace de jeu.

                                                                                   

- 1 pôle pour l’accueil d’adultes venant vivre un temps de réflexion, de formation, de prière avec une capacité d’accueil de 40 lits, en chambre individuelle ou à 2 lits, dont 3 au RDC pour personnes ayant un handicap,  salle à manger, salle de réunion, cuisine traditionnelle …   

 

- Une chapelle permettant l’accueil de 80 à 100 personnes.

 

Ces 3 pôles doivent être en communication (pluies tropicales, accès facile pour personnes handicapées, chariots pour repas)

  

La démarche architecturale vise à respecter le site et à s’adapter à des  contraintes dues à la complexité du contexte économique pauvre. Le choix est d’utiliser les savoir-faire locaux, notamment l’utilisation de la  brique de terre stabilisée  pour se protéger de la chaleur, du bois imputrescible.

  

Les besoins, les idées, les rêves ne manquent pas… Certains ont déjà vu le jour, d’autres attendent la fin du chantier pour se réaliser. Un projet ambitieux qui compte sur vous !

 

Si vous voulez nous aider par vos dons vous le pouvez en  allant sur le site.

 

 Ce centre c’est :

  • 225 000 briques de terre stabilisée : 0.50€ l’unité
  • 100 m2 de panneaux solaires : 1000€/ m2
  • un forage pour eau potable : 5200€
  • une chambre froide : 17500€
  • 100 lavabos : 100€ l’unité
  • 70 lits et 40 lits superposés : 80 à 150 € l’unité
  • 620 moustiquaires : 18€ l’unité
  • 800 chaises
  • une salle audiovisuelle
  • une éolienne pour monter l’eau
  • une petite station de traitement des eaux usées
  • une chapelle et son mobilier
  • un bénévole au pair : 200 € par mois
  • etc..

 

     

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    Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans focus sur les Soeurs du Cénacle
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    7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 18:40

     

    Cet article ouvre une nouvelle rubrique : « Focus sur le Sœurs du Cénacle ». A chaque fois, cela mettra le projecteur sur la mission d’une Sœur ou d’une communauté du Cénacle en France ou dans le monde. Commençons par Sr Claire de Leffe. Elle relate dans cet article un engagement au catéchuménat. Accompagner un couple vers le baptême et le mariage !

     

    Ils désiraient se marier à l’église et ils ont découvert qu’ils n’étaient pas baptisés. Ils ont invité une de leurs amie à se joindre à nous. Après quelques réunions à la maison du diocèse, ils nous ont invités à les retrouver chez eux. Le rituel de chaque mois, café à l’arrivée, échange des dernières nouvelles, questionnement à partir de l’actualité ou d’une chanson de rap entendue, d’une émission de TV.

    Puis nous sommes entrés un peu plus loin, à la découverte du Christ, de la Parole, de l’Eglise. Les étapes avec, très important, l’entrée en Eglise. Et là après avoir présenté les actes des apôtres, Michael a réagi en nous disant : nous aussi alors on pourrait rajouter l’histoire de notre vie ! Lumineux… !!!!

    Et leur amie, a entendu parler de la confirmation. Et la voilà, elle aussi partie pour se préparer à la confirmation.

    Ainsi, nous sommes arrivés au carême et les scrutins se sont succédés : une grande joie, et pour eux, très à l’aise, disant bonjour à tout le monde, répondant au prêtre comme s’ils étaient à la maison !! Un naturel déconcertant qui rappelait quelque chose de ce rassemblement fraternel, simple, loin des conventions, autour du Christ, comme on aimerait en vivre souvent !!

    Et le soir venu, Pâques, la lumière du Christ, l’eau qui a coulé sur leur tête, l’huile et revêtir l’écharpe blanche…. Entourés de leur famille qui découvraient aussi… les voilà radieux ! Leurs enfants, ont posés mille questions à la seconde pendant cette longue messe : Jésus il est mort ou il est vivant ? Pourquoi le prêtre il ferme les yeux ? Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Une soif !! Il est temps qu’ils aillent au caté !!

    Et le samedi suivant, leur mariage à l’Eglise, qu’ils ont aussi préparé avec nous… cette communion reçue le jour de leur baptême, ils vont la vivre dans leur vie de couple après 14 ans de vie commune mais cette fois sous le regard du Seigneur et avec Lui, pour s’aimer, être fidèle, être « transparent et toujours se parler en vérité »… et ne « pas être sourd aux détresses du monde »… Et les voilà partis vers un approfondissement pour recevoir la confirmation l’année prochaine !!

    Sr Claire de Leffe, rc

    Retrouver Claire sur facebook !

     

     

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    6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 00:03

    Je suis sûre que vous allez trouver dans ce qui suit, une proposition qui va vous aider pour votre vie.

    Infos du Centre Spirituel

    du Cénacle de Versailles

    Liturgie de la Parole qui prend son temps

    Lundi 3 octobre 2011 de 18h15 à 19h

    Déployer toute la richesse de la liturgie de la Parole en l’écoutant ensemble, en prenant le temps de l’intérioriser, de la partager, de l’approfondir. C’est lui donner chance ainsi d’éclairer nos vies.

    Une fois par mois animé par les Sœurs de la Communauté


    Les samedis de la Parole

    Samedi 8 octobre 2011 de 14h à 16h30

    Une halte en fin de semaine : 2h30 pour reprendre souffle.

    Une fois par mois animé par M.Claude Gallet

    et Sr Elisabeth Stillhard, rc

     


    Groupe de lecture ; « Qu’est-ce qu’un dogme ? »

    Lundi 10 octobre 2011 de 20h30 à 22h

     Lire en groupe un livre du théologien J.L. Segundo.

    Une fois par mois animé par Sr Michèle Jeunet, rc

    Mme Nicole Breton et M.François Darchis

     

    Les psaumes dans la liturgie des Heures

    Mardi 11 octobre 2011 de 20h30 à 22h

    Découvrir la richesse spirituelle des psaumes dans la liturgie des Heures

    Une fois par mois animé par Sr Noëlle Boillot, rc

     

    En quête de Dieu, enquête sur Dieu

    Mercredi 12 octobre 2011 de 20h30 à 22h

    Une enquête qui dit une quête de Dieu pour découvrir son vrai visage de liberté.

    Une fois par mois animé par Mme Sophie Bleu-Delattre

     

    Gouter et partager la parole

    Jeudi 13 octobre 2011 de 20h15 à 22h

    La soirée peut commencer par le partage d’un pique-nique à 19h30. A 20h15 , un Evangile est proclamé puis sont donnés des pistes pour le prier. 30 minutes personnelles pour écouter et contempler le Christ. 20 minutes pour partager en petit groupe. Une parole forte dur cet Evangile et enfin «  textes avec pistes pour prier pendant le mois.

    Une fois par mois animé par Sr Michèle Jeunet rc ,

    M.Michel Mercadier  Mmes Françoise Isnard et Elisabeth Blas

     

    Matinées spirituelles

    Lundi 17 octobre 2011 de 9h30 à 12h

    Une halte de 2h30 le lundi matin pour bien commencer la semaine.

    Une fois par mois animé par Sr Elisabeth Stillhard, rc

     

     

    Retraite choix de vie pour jeunes de 20 à 35 ans

    Entre le dimanche 23 octobre et le mercredi 2 novembre 2011

    Pour ceux et celles qui se posent des questions sur l’orientation à donner à leur vie

    Animée par une Equipe

     

    Retraite à la carte

    Entre le lundi 24 octobre et le mercredi 2 novembre 2011

    Vous souhaitez faire une retraite à la durée et aux dates de votre choix entre le24 et le 2 novembre ? Vous désirez une formule personnalisée qui respectera votre cheminement ? Cette formule est pour vous

    Animée par une Equipe

     

    68 avenue de Paris 78000 Versailles

    01 39 50 21 56

    Cenacle.versailles@wanadoo.fr

    http://ndcenacle.org

     

     

     

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    4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:39

     

     

    Mais que font donc les « bonnes sœurs » selon l’expression qui, un temps était peut-être affectueux, mais qui maintenant fait plutôt vieux jeu, ringard !

     

    La question cependant demeure : mais que font-elles donc ? Certains les imaginent hors du monde. Dorment-t-elles ? Mangent-t-elle ? Au fait est-ce qu’elles travaillent au moins ? Caricature, oui, mais souvent ignorance, méconnaissance de la réalité de notre vie.

     

    La réponse est éminemment plurielle. Au sein même de ma communauté, il faudrait presque un article chacune pour vous partager une journée. Et même pour moi, un jour ne sera pas identique à un autre.

    Déjà surpris par ces quelques lignes ? Si oui, c’est que vous avez plutôt une image de la vie monastique : Carmelites, bénéditines, cisterciennes etc… Pour ce type de vie religieuse, il y a un rythme de vie où la régularité a beaucoup de place : prière commune, personnelle, travail, détente à des heures bien fixées tous les jours de l’année.

    Mais la vie religieuse apostolique est différente.

     

    Bon, je ne vais pas vous laisser plus longtemps dans l’impatience et vais vous raconter une matinée parmi d’autres.

    Tout a commencé comme beaucoup de monde : se lever, une douche, s’habiller ( ah, j’allais oublier : je fais un régime pour maigrir, donc, se peser) . Ensuite le petit déjeuner.

    A 9h, ( mais cela peut être à 8h45 ou 8h20 selon les jours, vous voyez, il y a déjà de la variété même là !) la communauté a un temps de célébration ensemble. Nous appelons cela les laudes, cela vient d’un mot latin qui veut dire louanges : louer Dieu avec un chant, des psaumes ( que l’on trouve dans un des livres de la Bible) et d’autres lectures lues ou chantées tirées de la Bible.

     

    A 9h30, j’avais rendez-vous avec quelqu'un qui est en train de faire une retraite ( mot qui n’a rien à voir avec les controverses sur la retraite à 60 ans ou plus! ). Non, il s’agit pendant quelques jours, pour quelqu’un de se retirer de ces occupations habituelles, rejoindre un lieu comme le nôtre, (un centre spirituel) pour se poser, prendre de la distance, contempler, réfléchir aux orientations de sa vie, se donner les moyens d’une décision murie, tout cela en méditant des textes de la Bible. L’enjeu est de faire une vraie expérience de Dieu.

    Cette expérience demande d’être « accompagnée ». Elle est là pour 5 jours et donc depuis son arrivée chaque matin, je la rencontre. Elle me partage ce qu’elle a vécu dans la journée, comment les textes bibliques ont rejoint son cœur et sa vie. En fonction de cela, je lui propose d’autres textes.

    Dans ce type d’expérience, si les gens en ont le gout, on propose de faire du dessin, de la peinture, du modelage. C’est le cas pour elle ; ce matin là donc, elle m’a montré une scène évangélique qu’elle avait modelée.

     

    Après cette rencontre, est venu le temps de s’occuper de mon âme comme on peut dire. C'est-à-dire de faire oraison. Habituellement, cela dure une heure. Quand il fait beau et pas trop froid, j’aime faire cela dehors mais ce matin là, c’était à la chapelle. Vous avez dit « oraison » ? C’est un moment de méditation personnelle. Je commence par respirer profondément, une forme simple de relaxation. Ensuite j’essaie de prendre conscience de ce qui m’habite, comment je me sens : joie, tristesse, paix, insatisfaction, désir, projet, etc…et je parle à celui que l’expérience chrétienne appelle la Trinité, Dieu qui est en lui-même et pour nous communion d’amour.

    Je suis prête ensuite pour être attentive à un texte biblique. En ce moment, je fais une lecture continue d’un livre de la Bible : le prophète Isaïe.

    Il est temps de rejoindre la secrétaire de notre centre spirituel. C’est elle qui gère toutes les demandes qui nous sont faites par mail ou courrier postal mais elle a besoin de l’une de la communauté pour régler certaines demandes.

    Enfin, et ce sera tout pour cette matinée, j’ai dernier temps de travail  avec Jacqueline.  Elle est responsable du noviciat. Ah ! Un noviciat ? C’est la deuxième étape  ( après le postulat) pour celles qui se sentent appeler à notre style de vie. Cela dure deux ans. Cette année, il y a 3 novices, deux en première année, une en deuxième. C’est un temps fort pour discerner si c’est bien leur chemin et un temps de formation spirituelle profonde. Jacqueline m’a demandé d’assurer une initiation à une réflexion sur la foi. Nous avons donc ensemble bâti une proposition.

    Viens le temps du déjeuner. Là c’est du stable ( ou presque) 12h30.

    Les repas sont des  lieux important de détente, où on se partage beaucoup de choses.

    Mais je vais arrêter là pour le moment. J’avais intitulé cet article une journée parmi d’autres, je vais le modifier. Une après-midi sera pour un autre article.

     

     

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    3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 08:54

    Faire la fête demande de l’imagination, de la préparation. Chacune s’y met selon ses talents. Pour hier, il s’agissait de fêter l’anniversaire de l’une de nous et son départ pour une nouvelle communauté.


    Quels sont les ingrédients ? Des fleurs sur la table, des cadeaux qui font plaisir : nous avons à faire avec une brodeuse de haut vol ! Donc il est facile de faire plaisir avec du tissu à broder et des fils. Mais il faut aussi honorer la passion…des mots croisés.


    Nous avons commencé à 18h et fini à 22h. Commencé par une célébration festive avec des ami-es qu’elle avait invités. Ensuite un joyeux apéritif, puis le repas, l’ouverture de cadeaux et des cartes que chacune lui avait écrit.


    Mais la soirée ne pouvait s’arrêter là. Un jeu s’imposait. Que faire qui soit en lien avec celle que nous fêtons ? Ici, c’était facile. Passionnée et érudite de Bible, nous avons fait une adaptation de "question pour un champion", pardon pour une championne! Avec des questions concernant la Bible.

    Mode d’emploi : chacune de nous reçoit 6 bonbons qui représentent des mises et un morceau de papier pour écrire ses réponses.

    L’animatrice pose la question. Chacune mise un ou deux bonbons. Si c’est une mauvaise réponse, vous perdez votre mise. Si c’est une bonne réponse vous doublez votre mise.

    A la fin du jeu, notre bibliste avait son assiette bien remplie. D’autres l’avaient un peu vide. Il faut dire que les questions étaient de difficultés supérieures. Mais que de fous rires !

     

    Triste la vie religieuse apostolique ?

     

     

     

     

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