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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 15:29

Comment  sortir  d’une représentation monarchique de Dieu ?

 

Par la doctrine de la Trinité qui, à l’opposé,  est doctrine théologique de la liberté et renvoie à une communauté humaine « sans domination autoritaire et sans contrainte servile » .

La Trinité dit l’union du Père avec le Fils livré crucifié et l’Esprit vivifiant qui crée du neuf. De cette unité, on ne peut pas forger la figure d’un monarque omnipotent du monde dont les potentats terrestres sont les reflets.

Car c’est en tant que père de Jésus crucifié et ressuscité qu’il est tout puissant et qu’il s’expose ainsi à l’expérience de la souffrance, de la douleur, de l’impuissance et de la mort .

Il n’est pas toute-puissance. Il est amour. « C’est son amour passionné, passible, et rien d’autre qui est tout-puissant »

Dans le Fils,  la gloire de Dieu trinitaire ne se reflète pas sur les couronnes des rois et dans les triomphes des vainqueurs mais sur le visage du crucifié et sur le visage des opprimés dont il est le frère. Jésus crucifié est l’unique image du Dieu invisible.

Cette gloire se reflète aussi dans la communauté des croyants et des pauvres.

L’Esprit vivifiant procède du Père de Jésus crucifié et ressuscité. C’est dans l’ombre de la mort que l’on expérimente la résurrection par la force vivifiante de l’Esprit. Il nous procure avenir et espérance. Il ne procède pas de l’accumulation de puissance ni de l’usage absolutiste de la souveraineté

 

Une théologie politique qui se veut chrétienne doit donc critiquer le monothéisme politique en refusant une unité entre religion et politique mais aussi en recherchant des options politiques qui correspondent aux convictions de la foi chrétienne et qui ne la contredisent pas.

Donc un non à la monarchie d’un souverain, non à  un  maitre du monde, non à un père tout puissant patriarcal qui se définit par le pouvoir de disposition sur ce qui lui appartient.

Et un  oui à la communauté d' homme et de femmes sans privilèges ni servitudes, communauté où les personnes sont définies par leur relation les unes avec les autres et leur importance les unes pour les autres, définies par la personnalité et par des relations personnelles.

Ce faisant, cette communauté est à l’image de la Trinité qui est « une vie inépuisable que les trois personnes ont en commun et dans laquelle elles sont les unes avec les autres, les unes pour les autres, les unes dans les autres »

 

Le monothéisme monarchique a aussi influencé l’organisation de l’Eglise par une déduction représentative de l’autorité divine : un Dieu, un Christ, un évêque, une communauté. Cette déduction se fonde sur le monothéisme monarchique.

Elle va jouer aussi en défaveur des femmes. « Une déduction correspondante de la primauté de l’homme sur la femme apparait dans la théologie paulinienne de la Képhalé et dans l'utilisation qu'on en a fait:

1Co11/13 : ‘le chef de tout homme, c’est le Christ, le chef de la femme, c’est l’homme, et le chef du Christ, c’est Dieu’ ;

Ep5/22 : ‘le mari est chef de sa femme comme le Christ est chef de l’Eglise’.

Cette déduction fonde une  hiérarchie ecclésiastique masculine correspondant à la monarchie divine et représentant celle-ci.

Le Moyen-Age a consolidé cette conception par une cascade de primautés de l’Un : une Eglise, un pape , un Christ, un Dieu, dans une cascade de délégation graduée, ceci fondé sur le mode de pensée du monothéisme monarchique.

 

Il peut y avoir une autre ligne de pensée que la pensée de l’Un, c’est le  fondement trinitaire de l’unité de l’Eglise.

Qu’il soit un au sens  de Jn 17/20 : une unité de la communauté qui soit unité trinitaire. Ce fondement trinitaire est plus profond mais surtout il détermine autrement l’unité. Non pas un monothéisme monarchique qui dit Dieu comme puissance représentée par  l’autorité universelle  et infaillible du seul mais monothéisme trinitaire qui dit Dieu comme communion d’amour.

« Dieu comme amour… est représenté dans la communauté et … est expérimenté dans l’acceptation de l’autre, comme tous ensemble sont acceptés par le Christ.

Le monothéisme monarchique fonde l’Eglise comme hiérarchie, comme souveraineté sainte.

La doctrine de la Trinité constitue l’Eglise comme communauté libre de toute domination »

Moltmann s’appuie également sur des auteurs orthodoxes comme P.Evdokimov pour qui « le principe trinitaire remplace le principe de la puissance par le principe du consensus »

Il résume cette pensée en écrivant :

« A la place de l’autorité et l’obéissance, nous trouvons le dialogue, le consensus, l’accord. Ce n’est pas la croyance en la révélation divine à cause de l’autorité de l’Eglise qui se trouve au premier plan, mais la foi en la raison d’une perception personnelle de la vérité de la révélation. A la place de la hiérarchie qui maintient et qui impose l’unité, nous trouvons la fraternité et la sororité de la communauté du Christ ».

 

TRD p 240

TRD p 248

p 249

Cf sur cette question G.LAFONT, Histoire théologique de l’Eglise catholique, Cerf 1994, Collection Cogitatio fidei 179. En particulier les pages 28 à 32. « Avec les grands courants intellectuels de la période prénicéenne…le christianisme est entré dans le cadre de la culture héllénistique…où prévalait la symbolique de l’Un. La pensée chrétienne a fait sienne l’orientation à la fois apophatique et intellectualiste de cette culture. Apophatique en ce sens que ce qui était visé, en dernière analyse, c’était bien l’union mystique avec l’Un au-dessus de tout, identifié au Dieu Père de l’Ecriture biblique » p 28

TRD p 251 note 24. Moltmann ajoute que K. Barth (Cf Barth, Dogmatique, III/4,54)a développé à partir de cela une théologie de la subordination pour la femme. Théologie qui a suscité à juste titre étonnement et contradiction (voir par exemple Cl. Green, Karl Barth on Women ans Men, in Union Theol.Quarterly rewiev, ¾, 1974

TRD p 254. « Communauté libre de toute domination » est une citation tirée du livre de G.Hasenhüttl, Herrschaftsfree Kirche, Sozio-theologische grundlegung, Dusseldorf, 1974

P.EVDOKIMOV, L’Orthodoxie, Paris, 1965 p 131

TRD p 254

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 23:33


 

Ce n’est pas courant d’en parler. Et pourtant c’est important. Cela suppose d’abord de s’arrêter. STOP ! Je me pose, qui est très proche de se reposer.

 

Mais comment faire pour que ce soit vraiment une méditation ? Une relation avec Dieu ?

 

Voici un déroulement et une manière possible :

 

1-D’abord choisir un jour dans la semaine et un moment dans ce jour où on peut être tranquille. A titre d’exemple, pour moi, cette semaine, je l’ai fait le dimanche en début d’après-midi.

 

2-Commencer par respirer profondément pour se détendre.

 

3-faire un geste d’entrée en relation, celui qui exprime le mieux pour vous votre désir de vous rendre présent à Dieu.

 

4-demander à Dieu de regarder la semaine écoulée avec son regard pour y découvrir comment elle a été une histoire sainte.

 

5-Ouvrir son agenda comme on ouvre la Bible !

D’abord tout simplement pour se rappeler les événements, les rencontres, les actions etc…

Pour être concrète, je vais vous dire ceux de ma semaine :

une retraite spirituelle d’une journée donnée à quelqu’un ; une rencontre tous les jours avec une personne qui a fait une retraite ; un groupe de lecture d’un livre du théologien Segundo que j’ai mis en route ; un examen de santé ; une réunion du groupe baptisé-es 78 ; l’aide apportée à une de mes 2 sœurs jumelles qui a une jambe dans le plâtre ; un cours donné aux novices ; une réunion pour améliorer une de nos propositions qu’on appelle « retraite dans la vie » ; une soirée co-animée avec 3 laïcs où nous avons permis à une vingtaine de personnes de prier le texte d’Is 43 ; une réunion pour répondre à toutes les demandes faites au centre spirituel ; une réunion de communauté.

Tout cela, ce sont les faits bruts. Il faut aller plus loin que cela.

 

6-En quoi tout cela est une Bible, une histoire sainte ?

Dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament il y a des récits de création, d’alliance, de justice et d’injustice, d’amour et de haine ; Il y a des déplacements, des départs, des arrivées, des installation, des libérations d’esclavage, des exodes , des exils, des passages au désert ; il y a des conceptions, des naissances, des combats, des guérisons, des appels, des passions, des morts, des résurrections, des pentecôtes… On peut allonger la liste.

Dans ce que j’ai vécu cette semaine, y a t-il quelque chose qui s’apparente à cela ?

Par exemple, de l’ordre d’une conception, c'est-à-dire quelque chose que j’ai conçu dans man cœur qui a murit et où je peux reconnaitre l’œuvre de l’Esprit en moi car cela a été source de vie en moi.

En reprenant ma semaine, voilà ce que j’ai pu contempler :

*la joie que j’ai de ce ministère de la Parole qui est réponse à un appel de Dieu et que je vis en aidant à entrer dans une écoute profonde de la Bible ;

*j’ai pu rendre grâce d’avoir pu être un peu « samaritain » pour ma sœur et d’avoir pu rencontrer le Christ en elle : «  j’étais malade et vous êtes venu me voir » Mt 25/36.

 

Faire cela demande d’apprendre à « lire » sa vie autrement. Pour y découvrir que Dieu est compagnon de nos vies. Découvrir l’alliance entre l’action de Dieu et la nôtre mais aussi le désaccord. La première pour rendre grâce, le second pour y remédier.

 

 

 

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 18:45

  

Commence ici une série d’article sur un théologien J.Moltmann. Je l’ai étudié à l’occasion de la rédaction de mon mémoire de maitrise en théologie.

Pour découvrir ce théologien, je vous conseille de visiter le site :

www.lespritquidonnela vie.com

Voici des notes de lecture de son livre : Trinité et Royaume de Dieu ( aux Editions du cerf, numéro 123 de la collection Cogitatio fidei)

  

« Ce qui correspond au Dieu trinitaire, ce n’est pas la monarchie d’un souverain mais la communauté des hommes sans privilèges ni servitudes »

Il y a donc  un lien fort entre théologie et rapports humains. La doctrine trinitaire de Moltmann, doctrine sociale de la Trinité, est pertinente pour penser l’anthropologie de l’humain, femme et homme. De même que la femme et l’homme sont un dans leur commune nature humaine au sein d’une différence, de même la Trinité est une dans la commune nature divine et la différence des personnes. 

Pour cela des conditions sont à remplir : penser d’une part la Trinité des personnes divines et d’autre part la relation homme-femme dans une parfaite égalité ; ne pas penser Dieu comme un souverain au trait masculin car si on le pense ainsi nous avons une monarchie divine au ciel qui fonde la souveraineté terrestre de tout pouvoir d’un seul sur l’autre. Nous avons l’idée d’un tout puissant souverain du monde qui exige une servitude, une dépendance et qui fonde la souveraineté terrestre, religieuse, morale, patriarcale.

L’enjeu est aussi une question de crédibilité de la foi. Les fausses images d’un Dieu qui aliène l’homme dans sa liberté, ne peuvent qu’être rejetées par nos contemporains.

 

Il y a un  rapport entre les représentations religieuses d’une époque et les constitutions politiques des sociétés, des conditionnements réciproques des alliances entre représentations religieuses et politiques. 

Le Dieu un, créateur, maitre, propriétaire du monde dont la volonté fait loi, qui peut  disposer de tout, et de la volonté duquel tout dépend, a les traits d’un monarque conçu de manière absolutiste.  Il est un, indivisible, parfait car impassible, il  gouverne et tout dépend de lui.

Ce monothéisme a apporté son soutien au principe de souveraineté impériale. La politique qui correspond à la croyance au Dieu unique, c’est l’empire de paix de l’empereur romain. Ce qui a conduit à Constantin et fait passé le christianisme de religion persécutée à une religion autorisée, soutien de l’état. Le soutien apporté par le monothéisme était  plus absolu que le soutien d’une philosophie. L’Unique empereur tout-puissant, est image visible du Dieu invisible car lui aussi est maitre, propriétaire et sa  volonté fait loi. « A l’unique roi sur la terre correspond le Dieu unique au ciel»

Mais faire de la souveraineté divine l’archétype de la souveraineté étatique, cela ouvre la voie à un absolutisme au plus haut degré dans l’absence de l’obligation de rendre des comptes, et le met en dehors du droit.

Aujourd’hui l’idée absolutiste ne subsiste que dans l’idéologie de la dictature. Mais celle-ci maintenant n’a plus besoin de la légitimité religieuse pour s’imposer, elle a à sa disposition la terreur de la force.

Pour surmonter la transposition du monothéisme religieux en monothéisme politique, il faut surmonter l’idée de la monarchie du Dieu unique sur un monde unique.

Le regret  qu’exprime Moltmann, c’est qu’historiquement, le dogme trinitaire n’a pas fait échouer cette idée de monarchie divine :

« Aussi longtemps que l’unité du Dieu trine n’est pas conçue trinitairement, mais comme celle d’une monade ou d’un sujet, elle demeure liée à la légitimation religieuse de la souveraineté politique. C’est seulement quand la doctrine de la Trinité surmontera la conception monothéiste du grand Monarque universel au ciel et du Grand patriarche divin du monde que les souverains dictateurs et tyrans de la terre, ne trouveront plus d’archétypes religieux pour se justifier »

Moltmann cite Whitehead : « l’Eglise a donné à Dieu des attributs qui appartiennent exclusivement à  l’empereur. La naissance de la philosophie théistique qui s’est achevé avec l’apparition de l’Islam,  a conduit à la représentation de dieu selon l’image du souverain impérial, selon l’image de l’énergie morale personnifiée et selon l’image du principe dernier de la philosophie.

Il est permis d’ajouter que cette philo theistique représente une philosophie patriarcale à un très haut degré »

 

Dans les articles suivants, nous verrons comment sortir de ce modèle monarchiste et patriarcal de Dieu.

 

 

J. MOLTMANN, Trinité et Royaume de Dieu, cerf, 1984, Collection Cogitatio fidei 123,  p 249.

E.PETERSON, Monotheismus als politisches Problem, in Theologische Traktate, München, 1951, p 91.

Cité dans TRD p 241

TRD  p 247

A.N. Whitehead,  Process and Reality. An essay in Cosmology, New- York 1960 p 520 cité dans TRD p 247

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:25

Lc 6/6-11

Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.

[7] Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.

[8] Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : "Lève-toi et tiens-toi debout au milieu." Il se leva et se tint debout.

[9] Puis Jésus leur dit : "Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ?"

[10] Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : "Etends ta main." L'autre le fit, et sa main fut remise en état.

[11] Mais eux furent remplis de rage, et ils se concertaient sur ce qu'ils pourraient bien faire à Jésus.

 

Première piste :

Jésus

Le regarder qui donne de la vie à cet homme en guérissant sa main. Que peut bien symboliser cette main pour nous ?

Ecouter ce qu’il dit (en rouge dans le texte). Il est le seul à parler et personne ne répond à sa question.

 

Deuxième piste

Regarder ce que fait cet homme. Il ne dit rien mais fait ce que Jésus lui dit : il se lève, se met au milieu, étend la main.

Admirer la confiance qui se dit là sans mot.

 

Troisième piste :

Entendre le silence des scribes et des pharisiens devant la question de Jésus. Pourquoi ce silence ? Entendre leurs paroles de rage à la fin.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:30

Vous prenez une Bible où vous pouvez souligner


Vous choisissez un livre biblique que vous aller méditer en continue du verset 1 du chapitre un jusqu’à la fin. Vous ne vous pressez pas !

 

Vous commencez par une mise en présence

 

Ensuite, au fur et à mesure d’une lecture lente, vous vous interrogez :


*Est-ce que cela exprime :

ce que Dieu fait, ce qu’il donne, ses bienfaits : création, salut, guérison, miséricorde etc…

vous soulignez en vert


*Est-ce que cela Exprime :

la réponse positive des humains à l’amour de Dieu : louange, amitié, vie selon Dieu etc… vous soulignez en bleu


*Est-ce que cela exprime :

la réponse négative des humains à l’amour de Dieu : péché, refus de son amour, etc…vous soulignez en noir


*Est-ce que cela exprime :

tout ce qui relève de la conversion, du retour à Dieu, de la contrition, etc…vous soulignez en rouge

 

Avant de terminer le temps que vous étiez fixé pour cette prière, vous parler à Dieu comme un ami parle à son ami à propos des quelques versets que vous avez souligné.

 

Avantages :

-avoir une lecture plus attentive du texte

-ensuite avoir une Bible où l’on retrouve plus facilement les textes que l’on cherche

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 00:17

Une journée parmi d’autres

La journée a commencé par un temps d’oraison. En ce moment je le fais avec une lecture continue d’un livre de la Bible : le prophète Isaïe. Après commence une journée de travail.

Aujourd’hui, d’abord un accompagnement d’une personne qui fait une retraite. J’écoute le vécu de sa prière avec des textes bibliques que je lui ai donné hier et en fonction de cela je lui en donne d’autres pour ce jour.

A 11 h, je rencontre les novices pour un temps d’étude. Nous lisons ensemble un article d’Adolphe Gesché : « Apprendre de Dieu ce qu’il est. » Cet article permet de mieux cerner l’originalité de la foi chrétienne.

Je prends ensuite mon repas avec 3 personnes. Histoire de commencer de manière conviviale, un travail que nous allons entreprendre ensemble dans l’après-midi. Il s’agit de renouveler une proposition que nous proposons depuis plus de 20 ans : la retraite dans la vie. (faire une vraie retraite spirituelle au cœur de sa vie) Les idées fusent, pour améliorer cette formule et la renouveler.

 

Vient ensuite la prière communautaire des vêpres suivies d’un autre temps de prière personnelle.

 

Enfin une soirée bien remplie avec GPP. Quel est ce sigle mystérieux ? Gouter et partager la parole. On commence par un pique-nique à 19h30 et la soirée démarre à 20h15. Un chant, aujourd’hui, lecture d’un texte d’Isaïe, on donne des pistes pour méditer ce texte. 30 minutes de méditation personnelle, suivi de 20 minutes de partage en petit groupe. Et pour terminer une courte homélie et une prière de conclusion. Ce soir 20 personnes étaient à ce rendez-vous avec la Parole de Dieu. Cette proposition est animée par 3 laïcs et moi. Il est temps ensuite de fermer la maison, d’écrire cet article et d’aller dormir.

Journée bien remplie pour faire connaitre et aimer Jésus-Christ !

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:23

 Marc au chapitre 6 verset 30 à 44

[29] Les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau.

[30] Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.

[31] Et il leur dit : "Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu." De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.

[32] Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.

[33] Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.

[34] En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.

[35] L'heure étant déjà très avancée, ses disciples s'approchèrent et lui dirent : "L'endroit est désert et l'heure est déjà très avancée ;

[36] renvoie-les afin qu'ils aillent dans les fermes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger."

[37] Il leur répondit : "Donnez-leur vous-mêmes à manger." Ils lui disent : "Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour 200 deniers, afin de leur donner à manger ?"

[38] Il leur dit : "Combien de pains avez-vous ? Allez voir." S'en étant informés, ils disent : "Cinq, et deux poissons."

[39] Alors il leur ordonna de les faire tous s'étendre par groupes de convives sur l'herbe verte.

[40] Et ils s'allongèrent à terre par carrés de cent et de 50.

[41] Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.

[42] Tous mangèrent et furent rassasiés ;

[43] et l'on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons.

[44] Et ceux qui avaient mangé les pains étaient 5.000 hommes.

 

Avec ce texte de marc, voici des indications pour méditer, qui peuvent aider pour d'autres textes évangéliques


1- Me rendre attentif-ve aux paroles, aux silences, aux actes, aux gestes, aux attitudes, aux désirs, aux joies, aux peines, aux sentiments  de Jésus.

- ses actes :

son départ pour un lieu désert

il voit cette foule nombreuse

son activité d’enseignement

son ordre de faire asseoir

il prend les pains, lève les yeux, il bénit rompit les pains et les donne à ses disciples etc.

- ses paroles :

v 31 : «   Venez vous même à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu »

v37 : «  Donnez leur vous-même à manger »

v38 : « Combien de pain avez-vous ? Allez voir »

- ses sentiments :

il eut pitié de la foule car elle est sans berger

 

Voilà ce qui est écrit dans le texte mais il faut aller plus loin , il y a des choses à découvrir entre les lignes :

v30 les apôtres lui rapportèrent ce qu’ils avaient fait : Jésus est en situation d’écoute, oui il écoute la vie de ses disciples comme il écoute la nôtre.

v31 reposez-vous un peu : on peut y entendre la délicatesse de Jésus, son réalisme aussi, sa sollicitude

 

En prenant de la hauteur, on s’aperçoit des 2 gestes principaux :

Il donne un enseignement et il donne du pain.

 

Le 1er acte de la méditation est un travail de lecture, de mémoire, d’attention à ce qui est donné à voir et à comprendre.

Un travail de labourage, de rumination, d’attention pleine de respect.

On peut aussi faire la même chose avec les autres personnages du texte, ici les apôtres ou la foule avec les mêmes questions : actes, paroles, etc.

2- Ensuite il va s’agir de comprendre en profondeur, faire acte d’intelligence de l’Ecriture.

Pour cela il nous faut des clés de lecture.

Une parmi d’autre qui peut ouvrir tous les récits évangéliques est celle-ci : Se demander comment Jésus aime ?

Et reprendre ce qui a été vu dans la première partie, faire dérouler le film de ses actes, de ses paroles, de ses attitudes, de ses sentiments etc.

Jésus aime en nourrissant de parole et de pain

Il aime en écoutant ses disciples et en étant attentif à eux

Il aime en associant ses disciples à son œuvre etc.

 

On pourra se poser la même question pour les disciples : comment réponde-t- il à l’amour que Jésus a pour eux ?

Ils aiment en se réunissant autour de Jésus

Ils aiment en lui rapportant tout ce qu’ils avaient fait et enseigné

Ils aiment en faisant ce qu’il leur dit de faire etc.

Mais aussi comment n’y réponde- t- il pas ou en quoi leur intelligence de la foi est encore lourde ?

 

3- la 3ème partie, il s’agit maintenant de se laisser personnellement rejoindre par ce texte

Même si je ne ressens rien, ce texte me concerne.

Ce que Jésus a fait, il continue de le faire.

il m’aime en se donnant à moi dans sa Parole et son Corps eucharistique

il m’aime en m’écoutant etc.

 

Ce que Jésus a fait dans son existence historique, il continue de le faire dans l’aujourd’hui de nos vies.

Il nous parle, il nous guérit, il nous sauve.

Il s’agit d’appliquer ses gestes aimants et sauveurs à notre vie.

 

L’Evangile n’est pas un livre du passé, c’est Quelqu’un de vivant qui me rejoint dans l’aujourd’hui de ma vie et dont je suis le contemporain

Rester à regarder cela, à goûter cela, à contempler cela, laisser cette parole me modeler, la laisser descendre pour que cela me transforme.

 

Se demander comment répondre au don de cet amour ?

Au sens que peut-être quelque chose de ce texte me rejoint plus personnellement, m’éclaire, me fait du bien, m’interroge, m’interpelle, me réjouit, m’attriste…

Recueillir cela précieusement, se demander pourquoi ?

 

 

 

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:23


 °1  Jésus fut alors conduit par l’Esprit au désert pour y être tenté par le diable. °2 Il resta quarante jours et quarante nuits sans manger, après quoi il eut faim. °3 Le tentateur s’approche donc et lui dit : “Si tu es Fils de Dieu, dis à ces pierres qu’elles deviennent des pains.” °4 Mais Jésus lui répond : “Il est écrit que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.”

°5 Alors le diable l’emmène à la Ville Sainte et le dépose sur le rempart du Temple. °6 Et il lui dit : “Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il a donné pour toi un ordre à ses anges ; de leurs mains ils te tiendront, de peur que ton pied ne heurte quelque pierre.

°7 Mais Jésus lui répond : “Il est écrit aussi : Tu ne mettras pas au défi le Seigneur ton Dieu.”

°8 Une fois encore le diable l’emmène à une très haute montagne et lui montre toutes les nations du monde, dans toute leur splendeur. °9 Et il lui dit : “Je te donnerai tout cela si tu tombes à mes pieds pour m’adorer.” °10 Mais Jésus lui dit : “Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, c’est lui seul que tu serviras.”

°11 Alors le diable le laisse. Aussitôt des anges s’approchent, et ils le servent.

°12 Quand Jésus apprend que Jean a été arrêté, il s’éloigne et va en Galilée. °13 Là il laisse Nazareth et vient séjourner à Capharnaüm, sur le bord de mer, à la frontière de Zabulon et de Nephtali. °14 Ainsi va s’accomplir ce qu’a dit le prophète Isaïe : °15 Écoutez, terres de Zabulon et de Nephtali, route de la mer et rives du Jourdain, et toi, Galilée, province des païens ! °16 Le peuple jeté dans les ténèbres a vu une grande lumière. Pour ceux qui restaient dans l’ombre, au pays de la mort, une lumière s’est levée.

°17 Dès ce moment Jésus commença à proclamer son message. Il disait : “Convertissez-vous, car le Royaume de Dieu est tout proche.”

°18 Comme Jésus passait le long de la mer de Galilée, il y avait là deux frères, Simon qu’on appelle Pierre, et André son frère. Il les vit qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs, °19 et il leur dit : “Venez, suivez-moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.” °20 Aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent.

°21 Un peu plus loin, Jésus vit encore deux frères, Jacques fils de Zébédée, et Jean son frère ; ils étaient avec leur père Zébédée dans la barque, en train d’arranger leurs filets. Jésus les appela ; °22 aussitôt ils laissèrent leur père avec la barque et commencèrent à le suivre.

°23 Jésus circulait dans toute la Galilée. Il les enseignait dans leurs synagogues, il proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissait le peuple de tout mal et de toute maladie. °24 On entendait parler de lui dans toute la province de Syrie. On lui amenait tous ceux qui allaient mal, des gens atteints de douleurs ou de maladies diverses, ou qui avaient un démon, ainsi que des épileptiques et des paralysés : Jésus les guérissait tous.

°25 Des foules commencèrent à le suivre ; on venait de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de Judée et de l’autre rive du Jourdain.

Tenté par le diable

Ces tentations sont un résumé des refus de Jésus durant sa vie et de son combat pour la liberté. La foi est un acte libre. Il ne veut pas qu’on le suive par intérêt ( du pain en faisant des gens des assistés), par l’évidence du miracle ( qui oblige à croire), par un puissance sur les gens ( qui prive de liberté). Il veut qu’on le suive par un acte de liberté, parce qu’on a saisi que c’est un chemin de vie.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que la source de la liberté, c’est de savoir que je suis ton-ta bien-aimé-e

*Dieu ami-e, aide-nous à lutter contre toute aliénation, pour que nous devenions toujours plus libre

 

une lumière s’est levée

Cette lumière qu’est Jésus fait passer des ténèbres à la lumière. Nous ne sommes pas des aveugles, nous ne marchons pas dans le noir. Il nous ouvre les yeux pour voir la vie autrement.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire qu’avec toi de la lumière peut venir dans ma vie.

*Dieu ami-e, aide-nous à faire la lumière dans nos vies, pour faire reculer ce qui nous aveugle.

 

Convertissez-vous

De quelle conversion s’agit-il ? Un changement de regard sur soi, sur les autres, sur Dieu. Un changement sur les structures qui régissent les relations entre les humains. Un changement qui est à faire et à refaire.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que tu es du côté du changement et non de l’immobilité, du côté du progrès en toute chose et non du conservatisme.

*Dieu ami-e, aide-nous à participer à ce royaume selon ton cœur : royaume de justice et de bonté.

 

Venez, suivez-moi

La foi chrétienne n’est pas l’observance d’un catalogue de vérités à croire et à pratiquer, c’est une amitié avec le Christ, une marche à ses côtés, un compagnonnage qui fait vivre et croire autrement peu à peu.

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que tu es le compagnon fidèle de ma vie, à mes côté, de mon côté.

*Dieu ami-e, aide-nous à grandir en amitié avec toi en réponse à ton appel, à mettre nos pas dans les tiens, toi maitre de vie.

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 11:28

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 1 verset 26 à 38

[26] Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth,

[27] à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie.

[28] Il entra et lui dit : "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi."

[29] A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation.

[30] Et l'ange lui dit : "Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

[31] Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.

[32] Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ;

[33] il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin."

[34] Mais Marie dit à l'ange : "Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ?"

[35] L'ange lui répondit : "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.

[36] Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ;

[37] car rien n'est impossible à Dieu."

[38] Marie dit alors : "Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !" Et l'ange la quitta.

 

1-L’initiative de Dieu

On nous dit que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville appelé Nazareth auprès d’une vierge appelée Marie. On peut rester sur ce point.  S’arrêter, s’étonner du désir de Dieu de nous rejoindre : oui Dieu veut nous rejoindre, se communiquer à nous, se donner à nous.

 

2-Ensuite la manière de faire :

Il y a l’étendu du monde, il y a l’étendu du temps et il choisit une petite bourgade de rien du tout, Nazareth et une personne particulière : Marie.

Dieu n’aime pas en général mais dans le plus concret de l’existence.

L’universel de son amour est concret : en venant vers Marie, c’est vers chacun de nous qu’il vient, en elle, il rejoint les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les pays.

Cette contemplation peut nous aider à aimer le quotidien de notre vie : ne pas chercher à trouver Dieu ailleurs que dans ce plus concret qu’il a voulu lui-même rejoindre. Regarder cela pour aimer davantage  notre vie qui est lieu de Dieu.

 

3-La raison de sa venue

Elle  est donné  par le nom de l’enfant : Jésus, c'est-à-dire Dieu sauve

Elle est donné par : « le Seigneur est avec toi »,  l’autre nom de Jésus, c’est à dire l’Emmanuel.

Exposons notre vie à sa venue pour qu’il vienne sauver ce qui a besoin d’être sauvé. Qu’est-ce que j’aimerai que Dieu vienne sauver dans ma vie ? Laissez monter en soi le désir du cœur, laisser monter à la conscience claire le désir peut-être enfoui que Dieu vienne sauver tel aspect de ma vie d’aujourd’hui ou de mon passé.

 

4-la figure de Marie

Elle s’appelle Marie, mais un mot dans cet Evangile est comme un autre nom. Elle s’appelle « pleine de grâce » C’est à dire pleine de Dieu, pleine de la vie de Dieu, pleine de l’amitié de Dieu

Entendre ces mots adressés à Marie comme nous étant adressés aussi

Et si cela vous semble inconvenant, en vous disant que cela ne peut pas s’adresser à nous mais seulement à elle, allez voir en Ephésiens 1/3-14 et même tout le chapitre 1

Vous y verrez la même chose et même plus développé :

-nous sommes béni de Dieu

-nous sommes choisi

-choisi pour être saint dans l’amour

-prédestiné à être ses fils

-gratifié de sa grâce dans le Christ

 

5- Le discernement de Marie

Marie est en train de prier, de faire oraison comme nous, l’ange n’est pas une vision, mais une révélation intérieure qui la bouleverse comme nous même quand il nous a été donné de faire l’expérience d’une parole intérieure.

Dieu est vraiment le vivant, la parole qui peut bouleverser nos vies

Mais Marie ne prend pas pour « argent comptant » tout ce qui se passe dans son cœur, elle veut discerner, faire le tri, savoir si ce qu’elle entend au plus profond d’elle-même vient bien de Dieu.

Elle réfléchit, « elle réfléchissait à ce que pouvait être ce salut »

Elle interroge : « comment cela se fera-t-il ? »

Alors, qu’est-ce qui emporte son adhésion que c’est bien Dieu qui lui parle ?

3 critères : paix, joie, force

La paix : elle reçoit la parole qui parcourt toute la Bible, Dieu qui ne cesse de dire pour nous apaiser : ne crains pas

La joie : Dieu ne veut et ne peut  donner que de bonnes choses, et la seule qu’il veut nous donner c’est lui-même : tu as trouvé grâce auprès de Dieu, sa vie t’est donnée, tu es trouvée en lui pour ta joie et la sienne

La force : ce n’est pas toi qui fera, mais lui en toi.

« car toute parole de Dieu s’accomplit avec puissance ; rien n’est impossible à Dieu »

Marie l’a compris car à la fin elle ne dit pas : je le ferai mais « qu’il me soit fait ».

Oui, tout cela vient bien de Dieu, c’est sa marque !

 

Appel pour nous aussi à discerner, à faire le tri dans ce qui se passe en nous dans l’oraison et notre vie : ce qui vient de lui et ce qui ne vient pas de lui, les chemins de vie auquel il m’invite et les impasses à éviter.

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 23:42

 

°1  En ces jours-là, Jean le Baptiseur fait son apparition et commence à prêcher dans le désert de Juda °2 avec ce message : “Convertissez-vous, car le règne de Dieu est tout proche.”

°3 C’était bien Jean que le prophète Isaïe avait en vue quand il disait : Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez le sol devant lui. °4 Jean avait un manteau en poils de chameau et un pagne de peau autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel d’abeilles sauvages. °5 On se mettait en marche vers lui de Jérusalem, de toute la Judée et de la vallée du Jourdain ; °6 les gens confessaient leurs péchés et se faisaient baptiser dans les eaux du Jourdain.

°7 Jean vit arriver sur les lieux du baptême un certain nombre de Pharisiens et de Saducéens. Il leur dit : “Race de vipères, qui vous donnera le moyen d’échapper à la Colère qui vient ? °8 Convertissez-vous et qu’on en voie le fruit. °9 Ne croyez pas qu’il vous suffira de dire : Abraham est notre père ! Car, je vous le dis, Dieu est capable de faire sortir même de ces pierres des enfants d’Abraham. °10 Déjà la hache est au pied de l’arbre : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être abattu et jeté au feu.

°11 Moi je vous donne un baptême d’eau, en vue d’une conversion, mais derrière moi vient un autre plus fort que moi, et je ne mérite même pas de lui présenter ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. °12 Il tient déjà la pelle en main pour nettoyer son blé ; il amassera le grain dans son grenier et brûlera la paille dans le feu qui ne s’éteint pas.”

°13 C’est alors que Jésus vient de la Galilée au Jourdain pour trouver Jean et se faire baptiser par lui. °14 Jean cherche à l’en détourner : “Quoi ? Tu viens à moi ? C’est moi qui devrais me faire baptiser par toi !” °15 Mais Jésus lui répond : “Laisse donc, c’est seulement de cette façon que tout sera dans l’ordre.” Alors Jean le laisse faire.

°16 Le baptême terminé, Jésus sortit des eaux. Alors les cieux s’ouvrirent et Jésus vit l’Esprit de Dieu qui descendait comme fait la colombe et s’arrêtait sur lui. °17 Une voix se fit entendre, venant du Ciel : “C’est lui mon Fils, le Bien-Aimé.

 

“C’est lui mon Fils, le Bien-aimé.”

Jésus est le Bien-aimé. Voici ce que cette voix dit de lui. Une déclaration d’amour, une bénédiction ( = dire du bien).

*Dieu ami-e, aide-moi à croire que je suis pris-e aussi dans cette bénédiction, dans cette déclaration d’amour parce que Jésus est le premier-né d’une multitude de sœurs et de frères

*Dieu ami-e, aide-moi à regarder toute femme, tout homme comme pris aussi dans cette bénédiction, comme aimé-e de Dieu.

 

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