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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 22:40

Je suis toujours étonnée des idées fausses qu’on se fait sur la vie qui est la mienne. Avec le moyen et à la mesure de ce blog, je vais essayer de faire voir la réalité, loin de clichés, des caricatures, des imaginaires. La vie qui est la mienne et la vie qui est la nôtre, puisqu’une des caractéristiques en est la vie communautaire.

 

J’espère ainsi, pour ceux et celles qui me liront, montrer que la réalité n’a rien à voir avec la religieuse de Diderot, Sister Act, Thérèse.com, ou autre caricature… à la de Funes !

Mais ces clichés ont la vie dure. Ils participent souvent d’un mépris inconscient ou d’une idéalisation qui nous renvoie à un hors-monde.

 

Allons ! Demain je me lance en racontant une fête. Et oui, on fait la fête !

 

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 16:01

 

Dans le livre du prophète Isaïe au chapitre 28 verset 23 à 29

 

Vous êtes devant celui qu’on nomme Dieu, mystère d’une Présence au delà de toute pensée, de toute image, de toute représentation et pourtant le très proche, au plus intime de soi.

Prendre conscience que nous sommes « tabernacle » de sa présence.

L’entendre vous dire : « Comment vas-tu ? » car il est aussi l’ami qui s’intéresse à nos vies.

Le laisser m’écouter pour ensuite, en réciprocité, l’écouter à mon tour.

L’écouter dans le prophète Isaïe.

 

« Prêtez l'oreille et entendez ma voix ; soyez attentifs, entendez ma parole.

Le laboureur passe-t-il tout son temps à labourer pour semer, à défoncer et herser son coin de

terre ?

Après avoir aplani la surface, ne jette-t-il pas la nigelle, ne répand-il pas le cumin ? Puis il met le blé, le millet, l'orge... et l'épeautre en bordure.

Son Dieu lui a enseigné cette règle et l'a instruit.

On n'écrase pas la nigelle avec le traîneau, on ne fait pas passer sur le cumin les roues du chariot. C'est avec un bâton qu'on bat la nigelle, et le cumin se bat au fléau.

Lorsqu'on foule le froment, on ne s'attarde pas à l'écraser ; on met en marche la roue du chariot et son attelage, on ne le broie pas.

Tout cela est un don de Yahve Sabaot, merveilleux conseil qui fait de grandes choses. »

 

1-Prêtez l’oreille et entendez ma voix ; soyez attentifs, entendez ma parole

C’est une demande que Dieu fait, comme une prière qu’il nous adresse, l’expression d’un désir.

Dieu a-t-il besoin qu’on l’écoute ? Oui, car l’amitié est une écoute réciproque…et nous sommes ses amis (Jn 15/15). Que dit-il ?

 

2-Le laboureur passe-t-il tout son temps à labourer ?

Qui est ce laboureur ? Dieu qui laboure notre vie, qui la travaille pour la rendre meuble à sa Parole, pour que la terre de nos vies y soit accueillante, réceptrice. Moment qui peut être douloureux, blessure de la terre, mais blessure comme ouverture à la vie. Mais ce travail de Dieu ne se fait jamais sans nous, sans notre consentement.

De plus,  il ne passe pas tout son temps à labourer, vient ensuite le temps des semailles pour la moisson. Quelle expérience de cela dans nos vies ?

Qui est ce laboureur ? C’est également chacun de nous pour prendre soin du champ de vie à nous confié

 

3-Ne jette-t-il pas nigelle, ne répand-il pas le cumin puis il met blé, millet, orge…

Le laboureur  sème de bonnes choses : condiement et arômates qui donne gout aux aliments, céréales dont on fera du pain.

Faire mémoire de ce que Dieu a semé dans votre vie : ce qui donne gout à la vie et ce qui la nourrit.

Quel est le cumin ou les cumins de votre vie, ce qui donne gout à la vie. Comment vous en parfumer votre vie ?

 

4-On n’écrase pas, on ne fait pas passer les roues, on ne broie pas…

mais on bat au fléau le cumin et on foule le froment.

Merveilleux conseil

Le cultivateur ne traite pas toute chose de la même façon.

Manière de Dieu mais surtout conseil qui nous est donné.

Hiérachiser…distinguer…

 

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:28

 

Dans l'Evangile de Matthieu chapitre 20 verset 20 à 34  

 

1ère piste : « Accorde-nous de siéger dans ta gloire »

Comprendre que le vrai sens du mot gloire, ce n’est pas  ce qui nous vient immédiatement à l’esprit. Cela n’a rien à voir avec la renommée, le bruit qu’on peut faire autour d’un nom célèbre, la réussite, le prestige, les honneurs.

Dans la Bible, cela veut dire la richesse de l’être, sa plénitude, sa densité d’existence, son poids. Puisque Dieu est amour et qu’il n’est que cela, la gloire de Dieu, c’est son poids d’amour.

La demande de Jacques et de Jean peut donc être prise positivement : siéger, habiter sa gloire, c’est nous enraciner dans l’amour, c’est une demande d’intimité, de proximité, être au plus près possible.

2ème piste

On peut donc d’abord voir la manière dont Jésus aime, dont justement, il vit de cette gloire

Il est d’abord quelqu’un qui favorise l’expression du désir. Il leur permet de l’exprimer : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »

Il sait discerner, je dirai faire du tri dans cette demande, il sait y voir ce qu’il y a de bon : ce désir de proximité et ce qui demande à être purifié car il n’y a pas de fauteuil dans le Royaume de l’amour. Fauteuil au sens de privilège, hiérarchie, préséance, place d’honneur.

C’est pourquoi il ne fait pas de reproche. Il comprend qu’ils n’ont pas compris. Il accueille leur désir et va le purifier. Pas de fauteuil mais une coupe à boire et être plongé dans un baptême.

Sa réponse, on peut la comprendre comme cela : Vous avez raison de vouloir être associé à ma gloire, au sens fort de ce poids d’amour. Mais cela doit être un amour qui ne triche pas. Un vrai amour, donc humble et souffrant, car aimer amène forcément de la souffrance et c’est cela qu’ils n’ont pas compris.

Pouvez-vous être avec moi autant dans la souffrance que dans la joie ? Pouvez-vous me suivre autant au jour de la Passion qu’aux jours de la Résurrection ?

Pouvez-vous partager ma coupe et mon Baptême ?

Regardons comment Jésus aime dans la délicatesse de ce dialogue : accueillir le meilleur du désir et le purifier. Mais aussi les appeler à une configuration avec lui : « Même nourriture et même boisson, me suivant dans la peine et dans la victoire » dira Ignace dans ses Exercices.

3ème piste :

La réponse finale de Jean et de Jacques : « Oui, nous le pouvons ».

Personne n’est exclu de cette réponse. Si nous sommes baptisés et si nous participons à l’Eucharistie, oui le pouvons puisque nous le faisons déjà. Nous avons été plongés dans les eaux du baptême et mieux,  nous sommes baptisés, plongés en Christ, c’est du présent ! Et nous buvons à la coupe à chaque eucharistie. Et nous le faisons dans la mesure exacte où nous aimons d’un amour humble qui forcément inclut de la souffrance

4ème piste :

 Mais aussi nous le pouvons en écoutant l’enseignement qui suit sur le service.

Boire à la coupe et être plongé dans son baptême, c’est aussi se faire serviteur, renoncer aux formes diverses de domination, c’est que chacun soit le serviteur de tous. Sentez l’ambition que le Christ a pour nous dans cet enseignement sur le service. Il s’agit, oui de devenir grand, oui d’être le premier. Et cette ambition qui est celle des saints : être premier dans le don. Il y a bien de l’ambition mais pas à la manière habituelle. 

Oui, nous pouvons boire à la coupe et être plongé dans son baptême en vivant toute fonction, toute charge, tout travail, toute responsabilité comme un service.

5ème piste :

Il s’agit donc de regarder le Christ. Il n’est pas venu pour être servi mais pour servir.

Oui nous le pouvons en le regardant, en nous imprégnant de ce qu’il est, de ce qu’il fait.

Pour cela, on peut  laisser remonter à la mémoire la vie du Christ vu sous l’angle du service

6ème piste :« Donner sa vie en rançon » 

Ce mot peut nous arrêter et nous scandaliser ! Il ne faut pas le prendre au sens moderne du terme. Car alors on tombe dans une fausse image de Dieu.

La racine hébraïque de ce mot c’est le verbe délier, libérer. Il faudrait mieux traduire : donner sa vie pour nous libérer. Jésus en donnant sa vie pour nous sur la croix nous libère, en particulier de ces fausses images de Dieu. Sur la croix, Dieu se livre et veut nous désarmer de toute peur.

Le don de sa vie sur la croix, c’est l’extrême du don.

 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:48

Psaume 138/139 

 

Se couler dans la prière d’un autre : l’auteur du psaume  138/139

C’est quelqu’un qui sait qu’on peut parler à Dieu et lui dire tout ce qu’on a sur le cœur.

Avant de prier avec ce psaume, je vous invite à parler à Dieu de manière spontanée. Dieu vous demande : « comment vas-tu ? » et vous lui répondez.

Justement cette familiarité avec Dieu, ce croyant en a l’expérience. Il sait que Dieu est celui à qui on peut parler, à qui on peut se confier,  que l’on peut questionner et même à qui on peut faire des reproches !

Oui familiarité avec Dieu à qui on dit « tu »

1ère piste :

Il n’est pas forcément facile de rentrer dans l’intelligence de ce psaume : pour dire la familiarité, l’auteur utilise les mots de la dépendance. Nous pouvons mal les accepter, nous imaginer un dieu qui voit tout, qui sait tout, un dieu qui nous surveille…Ce sont de fausses images.

Est-ce ainsi que nous le comprenons ou est-ce que nous l’accueillons  autrement ?

Sondons notre cœur et parlons à Dieu de cela

2ème piste

De ce fait on comprend mieux que le psaume commence par

« Tu me sondes », une affirmation qui n’est pas sans résistance, c’est un constat, du genre : « Même si ça ne me plait pas, c’est comme cela ! »

Mais le psaume se  termine par « sonde-moi ». Là c’est une demande, un désir, ce que l’on veut vraiment.

Dans la prière de ce psaume, je vous invite à regarder le chemin que fait ce croyant :

ce passage d’une situation à laquelle on ne peut rien à une demande personnelle, à quelque chose qu’on veut, à un désir fort.

Qu’est-ce qui lui permet de faire ce passage ?

(Si vous ne trouvez pas, allez à la piste 5!)

3ème piste :

Il peut y avoir une difficulté à prier ce psaume : ce sont les versets 19 à 22

Voici une piste possible : « Impies, hommes de sang, adversaires, ennemies, assaillants »

Qui sont-ils ? Non pas des gens particuliers mais ce qui en chacun de nous s’oppose à la vie, ce mal qui rode et détruit et dont personne n’est indemne, ces fausses images de Dieu qui nous empêchent d’accueillir Dieu dans la confiance

4ème piste :

Vous pouvez enfin relire ce psaume en pensant que Jésus l’a prié. Lui, il  a pu le prier en complet abandon et confiance. Et voir avec le verset 18, une annonce de la résurrection : « je m’éveille, je suis encore avec toi »

5ème piste :

S’étonner de ce qui est dit de nous, de moi au verset 14. C’est le sommet de ce psaume.  « Merveille que je suis ».

Laissez descendre cette révélation de nous, de moi, au plus profond de mon être. C'est le regard de Dieu sur nous.  Alors on peut le laisser sans crainte nous regarder puisqu'il y voit la merveille que nous sommes.                                                                                                                                  

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 16:21

Dans l'Evangile de Marc au chapitre 1 verset 21 à 28 

 

1ère piste

Cet Evangile nous présente Jésus en acte d’enseignement :

4 fois le mot enseignement, enseigner dans ce texte.

Curieusement, le contenu de cet enseignement n’est pas donné : on ne sait pas ce qu’il disait !

Frustration pour nous ? Ou plutôt un appel : être chrétien-ne, ce n’est pas adhérer à une doctrine, c’est aimer quelqu’un : le Christ. Il est la parole, c’est son être qui nous donne la vie, qui est chemin et qui nous ouvre à la vérité sur Dieu. Son unique enseignement c’est lui-même, ce qu’il est, ce qu’il vit, ce qu’il fait. C'est bien un enseignement nouveau ( verset 27) Appel donc à le contempler, lui la Parole faite chair. Contempler pour aimer

2ème piste

Regarder l’enseignement en acte, la Parole agissante et efficace.

Il enlève le mal qui est dans le cœur. Du coup, sans discours, il parle et dit sa mission : nous libérer.

D’abord rester là devant ce désir de Dieu : qui sommes-nous, pour lui,  pour qu’il n’ait de cesse de nous rendre libre ? Maintenir en nous l’étonnement devant ce que cela nous révèle de Dieu.

3ème piste :

Regarder le face à face de Jésus et du mauvais.

Lumière et vérité que Jésus est, met à nu le mal, l’oblige à se démasquer, à sortir de l’ombre.

Il ne peut plus rester dans l’ombre, incognito , la présence de Jésus le démasque.

La tactique du mauvais, c’est de passer inaperçu,  c’est de faire passer pour  bien un mal. Ici, il est dévoilé comme mauvais et ce dévoilement est déjà victoire de Jésus et défaite du mauvais.

« Es-tu venu pour nous perdre ? » est  aveu de défaite.

Mais cette phrase, n’y a t il pas une part en nous qui le dis ?

Attachement en nous à la non-vie, qui nous fait craindre l’action du Christ qui veut nous en libérer ?

4ème piste

Ecouter la déclaration du mauvais : « Tu es le saint de Dieu »

Il dit la vérité, oui Jésus est bien le saint de Dieu.

Mais cette vérité il l’a hait. Il dit la vérité mais il n’est pas dans la vérité, il ne vit pas d’elle.

Il a une orthodoxie du discours mais une hérésie de la pratique.

Cela peut être le lieu d’une demande : non seulement de dire Dieu mais de vivre de lui, de consentir à lui, d’ouvrir à sa présence toute notre vie pour le laisser nous rendre de plus en plus vivant.

5ème piste :

Les gens de la synagogue sont témoins de la nouveauté d’une parole et de l’inouï d’une action.

Quelle est leur réponse ?

-frappés  par son enseignement

-saisis de frayeur

Dans le texte pas d’autre mention. Pas de vraie réponse, pas d’engagement. Cela peut être un appel pour nous à sonder notre réponse. Comment je réponds à l’inouï de cette Parole et de cette Action ?

6ème piste

Au début du texte, il est dit : « ils pénétrèrent à Capharnaum »

Qui sont ces ils ?

Jésus et les 4 premiers disciples qu’il vient d’appeler.

Simon, André, Jacques et Jean

Pourquoi cette victoire sur la non-vie après l’appel des 4 premiers ?

Pourquoi l’évangéliste l’a placé là ?

Ils sont 4 comme les 4 points cardinaux : signe qui dit la terre entière.

Eux ont donné leur réponse : suivre Jésus, se laisser libérer par lui pour, à sa suite, dans la puissance de son esprit devenir serviteurs de liberté au cœur de chacun-e.

Laissons résonner cet appel pour nous aujourd’hui.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 16:18

 

 Dans l'Evangile selon Matthieu chapitre 5 verset 13

[13] "Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s'affadir, avec quoi le salera-t-on ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens.


 Chapitre 5 verset 1 à 12

[1] Voyant les foules, il gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.

[2] Et prenant la parole, il les enseignait en disant :

[3] "Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux.

[4] Heureux les doux, car ils posséderont la terre.

[5] Heureux les affligés, car ils seront consolés.

[6] Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.

[7] Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

[8] Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

[9] Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

[10] Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.

[11] Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi.

[12] Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.

 

Pourquoi commencer par le verset 13 du chapitre 5 de Mathieu et ensuite seulement les versets 1 à 12 ?


Pour mieux comprendre la signification du sel dont parle Jésus.

Le sel donne du goût aux aliments,  les béatitudes donnent goût à la vie.

De même que le sel est  nécessaire, de même les disciples ont dans le monde une fonction unique et irremplaçable, source de saveur, de sens. Leur existence est dotée de nouvelles bases celle des béatitudes.

Pour chacune de ses béatitudes, il est important, d’abord, de regarder Jésus qui les a vécus. On peut faire mémoire des textes évangéliques qui nous le montre pauvre de cœur, doux, pleurant, assoiffé de justice, miséricordieux, pur, artisan de paix.

Il en a fait le sel de sa vie.

Ce qu’il nous dit là, c’est quelque chose qu’il a expérimenté comme chemin de vie, et c’est pour cela qu’il nous le propose.

 

1-Sel de la pauvreté du cœur

Nous sommes faits pour le bonheur. Le vrai bonheur qui est l’amitié avec Dieu, l’expérience d’un cœur à cœur avec lui.

C’est le vrai trésor et la vraie richesse. Cette amitié qui rend vraiment heureux, c’est le cadeau de Dieu.

Pour accueillir un cadeau, il faut des mains vides, un cœur de pauvre qui désire, qui attend, qui espère la seule vraie richesse qui est notre Dieu lui-même.

Rendre grâce pour l’amour gratuit de Dieu qui aime le premier sans exiger rien en retour, qui donne son amitié sans mérite de ma part, indépendamment de ce que je fais ou ne fais pas.

On n’a pas le pouvoir de le faire « changer d’avis » à notre sujet !

Quelle expérience ai-je d’une pauvreté qui source de richesse et de goût de vivre ?

Pauvreté qui est espace ouvert pour être rempli.

Faire mémoire de moment de ma vie où j’ai expérimenté cela.

2-Sel de la douceur

Quand on est pauvre de cœur pour être riche de Dieu, on accepte mieux ses faiblesses, ses fragilités, on devient doux envers soi-même et envers les autres. Dieu nous traite avec douceur et ses manières deviennent les nôtres.

Sur quel point ai-je conscience que Dieu me prend avec douceur ?

3-Sel des larmes

Béatitude des larmes, larmes de celui qui se reconnaît aimé de Dieu et qui pleure de l’aimer si peu en retour.

Larmes de la contrition du cœur.

« Pleurer de joie » : larmes de joie d’un bonheur humain après une longue attente…

Sont-elles venues un jour aux yeux de mon cœur ? Si non les demander comme une grâce insigne.

4-Sel de la justice

Faim et soif d’un monde juste, c’est à dire ajusté au projet de Dieu

Faim et soif que nos vies plaisent à Dieu parce que ajusté à son amour.

Mettre ce sel dans ma prière en priant pour tous ceux et celles qui luttent pour plus de justice.

Prendre conscience de ce qui dans ma vie est ajusté au projet de Dieu, des choix que je fais qui vont dans le sens de la justice, dans le sens d’un combat pour la justice, la dignité humaine. Rendre grâce à Dieu.

Demander des forces neuves pour continuer.

4-Sel de la miséricorde

Heureusement qu’il y a la miséricorde de Dieu !

Dieu plus grand que notre cœur.

Dieu qui ne nous réduit pas à nos actes.

Dieu qui continue de nous aimer.

Dieu qui nous ouvre toujours un avenir.

Dieu patient qui ne désespère jamais de nous.

Me jeter dans les bras du Père et rester là à goûter la saveur de ses bras autant maternels que paternels qui me pressent contre son cœur

5-Sel de la pureté

Cœur pur et chaste qui renonce à se servir des autres, qui ne veut pas les posséder ni les dominer.

La chasteté est une attitude du cœur. Etre chaste, c’est ne pas instrumentaliser l’autre à mon profit.

Le cœur pur nous ouvre le regard sur le mystère de Dieu, lui qui est pur amour de gratuité.

-Examiner les relations que j’ai (famille, amitié, travail, engagement) mes attitudes permettent-elles aux autres d’être libre ou font-elles pression sur eux ? Selon le cas, remercier ou demander pardon et l’aide de Dieu

-Rester là sans vouloir autre chose que d’être là devant lui, pour lui.

Le laisser me purifier par le sel de sa Présence.

 

Etre pauvre, doux, pleurer devant tant d’amour de notre Dieu, avoir faim d’une vie ajustée à son projet, se livrer à sa miséricorde, purifier son cœur au contact du Cœur du Christ…

C’est se pacifier  et pacifier autour de soi, c’est être artisan de  paix dans notre monde, sel de la terre.

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 15:00

Dans le prophète Osée au chapitre 11 verset 1 à 9 


1ère piste

Porter son attention sur ce qui nous est dit de Dieu dans ce texte. C’est un amoureux qui fait une déclaration d’amour : « je l’ai aimé ». Il rappelle sa solidarité avec l’acte de libération : « d’Egypte, j’ai appelé mon fils », c’est à dire que je l’ai libéré de l’esclavage d’Egypte (cf le livre de l’Exode). Il se présente comme une mère qui élève ses enfants, qui apprend à marcher, qui prend dans mes bras, qui prend soin d’eux, qui mene avec des liens d’amour, qui pose contre sa joue et donne à manger.

Prendre du temps pour regarder cela, se réjouir de ce qui est dit de Dieu là. Me laisser aimer comme cela. Goûter cet amour maternel de Dieu.


2ème piste

Considérer la réponse ingrate d’Israël  décrite par le prophète Osée.

Ils se sont détournés, ils ont offert des sacrifices et rendu un culte à des idoles (des faux dieux), ils se sont endurcis dans leur refus de Dieu. Dans la Bible, l’idolâtrie est le péché par excellence. C’est adorer quelque chose qui n’est pas Dieu.

Il y a l’idole du pouvoir, de l’avoir auquel on sacrifie le reste au mépris des gens.

C’est à la racine de la misère dans le monde, de la violence.

Il y a l’idole du fanatisme, du racisme source d’injustice etc…

Tout cela, c’est se détourner de Dieu, se détourner de l’Amour qui est Dieu.

Peser la laideur de ces situations, sentir que Dieu refuse que cela. Communier à la douleur que Dieu a de ces situations, car comme le dit le texte cela « extermine, dévore », défigure ce que Dieu a voulu.


3ème piste

Entendre le cri de Dieu : « Comment pourrais-je t’abandonner Israël ? »

Dieu nous dit là, qu’il n’interviendra pas pour faire cesser cela. Mais qu’il est avec nous pour  combattre ce qui est « malade » dans notre monde et pour bâtir un monde plus juste, un monde où seul l’Amour est premier. Amour des autres, du monde, de Dieu.

 

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 17:25

 

 

Dans l’Evangile de Jean au chapitre 20 verset 19 à 28

 

1ère piste :

Visualiser le lieu. Le texte nous dit que les disciples sont à l’intérieur d’une maison qu’ils ont verrouillée. Un lieu clos.

Entrer dans la compréhension de cette fermeture. Le texte nous dit que c’est la peur qui  les a fait s’enfermer. On peut comprendre ! Disciples d’un condamné à mort, ils appartiennent au camp de la défaite, au parti de la défaite.

En fait, ils sont comme leur maître : enfermés dans un tombeau.

Les rejoindre dans ce lieu : lieu de la déception après tant d’espoir suscité par l’action de Jésus quand ils le suivaient , lieu de tristesse après tant de joie que sa parole avait éveillé en eux, lieu de la nuit après tant de lumière que sa présence leur donnait, lieu de mort après tant de vie qu’il donnait à qui le rencontrait !

Les rejoindredans ce lieu là.

Pourquoi ?

Parce que ce lieu c’est aussi le nôtre : notre vie aussi est traversée par des déceptions, des tristesses, des nuits, des morts.

Si nous consentons à les rejoindre dans le lieu là, ce texte va  nous concerné, ce texte va pouvoir parler en nous, nous parler.

Il va nous dire que Jésus aujourd’hui vient nous rejoindre nous aussi.

Nous allons pouvoir accueillir la phrase étonnante : « Jésus vint et se tint au milieu d’eux ».

Cette bonne nouvelle va nous être dite à nous : Jésus nous rejoint au cœur même de ce qui peut faire mal dans notre vie, et aucun verrou au monde ne peut l’empêcher de nous rejoindre.

Même ceux que je me suis mis moi-même.

Mais pour cela, il vous sera nécessaire d’oser nommer ce qui en vous relève de la déception, de la tristesse, de la nuit, de la mort dans votre vie pour pouvoir ensuite regarder, étonné, ébloui, Jésus venir et se tenir là pour vous assurer de sa présence, et vous adresser sa parole de paix :

« Paix à vous », parole 3 fois dites dans ce passage.

 

2ème piste

Entendre une autre parole toute aussi étonnante :

« Moi je vous envoie

recevez l’Esprit Saint

remettez les péchés »

Pour bien profiter de ces paroles du Christ, remarquons qu’elles s’adressent aux disciples, donc à chacun de nous.

Nous sommes envoyés, pour cela nous recevons la force de l’Esprit Saint , et la mission confiée est d’être signe du pardon offert.

Souvent, nous ne prenons pas assez au sérieux ce que nous dit Jésus, nous nous protégeons de ses paroles en nous disant : ce n’est pas à nous qu’il s’adresse.

Baptisés, donc disciples nous sommes envoyés :

Accueillons cet envoi en mission, c’est constitutif de notre être baptismal.

L’Esprit nous a été donné au baptême et à la confirmation.

Il nous a fait prêtre, prophète et roi.

-Roi pour gérer notre vie dans le sens de la justice, et ouvrer à un monde selon le cœur de Dieu

-Prêtre pour être des célébrants de son amour, devant lui pour le louer

-Prophète pour écouter sa parole et pouvoir en témoigner par nos actes et nos paroles

-Envoyés pour dire la miséricorde.

Ces mots de Jésus aux disciples sont pour nous.

Les écouterpour nous, de manière neuve et parler à Dieu à partir de cet appel

Lui direcomment je le vis déjà ou mon étonnement que cela s’adresse aussi à moi, ou une demande pour le vivre davantage, selon ce que vous sentirez en vous.

 

3ème piste :

Entendre une autre parole

« Nous avons vu le Seigneur »

Avec cette phrase, se rendre compte de l’extraordinaire de la joie.

Le vaincu, le rejeté, le condamné, le crucifié mort sur la croix. Il est vivant et on l’a vu vivant.

La lumière après la nuit, la joie après la douleur.

Peser ce poids de joie des disciples.

Peser la force de cette joie, qui seule explique la force de leur témoignage, la transformation que cela va opérer en eux et qui ira jusqu'à donner leur vie pour témoigner de lui.

Cela voulait dire aussi pour eux que tout dans la vie de Jésus est véridique, que tout est digne de foi.

Dieu a donné raison au crucifié contre ceux qui en avait fait un paria, un blasphémateur.

Notre foi repose sur leur témoignage.

Ils ont vu c’est pourquoi ils ont parlé.

Ce  « voir » des disciples n’est pas le nôtre. Et pourtant, nous aussi d’une autre manière il nous est donné de voir !

Vous demanderde quelle manière, dans votre vie, il vous est donné de voir.

 

4ème piste

Regardez Thomas.

Patron des douteurs, un modèle pour nous qui pouvons vivre le doute lancinant mais surtout le modèle positif de ceux qui veulent bâtir leur foi sur une expérience personnelle et non sur une rumeur.  Regardez l’intuition qu’il a : cette expérience, il sent qu’il ne pourra la faire qu’en rejoignant le groupe des disciples, qu’en rejoignant une communauté.

Pesez en votre  cœur, tout ce que vous devez à la communauté des chrétiens d’hier et d’aujourd’hui

 

5ème piste

Entendre la parole de Jésus

« Porte ton doigt ici :   voici mes mains. Avance ta main et mets-la dans mon côté »

Entendre ces paroles de Jésus à Thomas qui sont l’exacte réponse à sa demande : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous…si je ne mets pas ma main à son côté… »

Prendre consciencede la délicatesse de Jésus : Jésus approuve Thomas dans son désir de toucher et de voir, il le rejoint au cœur de son incrédulité, comme il nous rejoint aussi là où nous sommes et comme nous sommes.

 

6ème piste

Regarder avec les yeux de la foi ce corps glorieux de Jésus, ce corps ressuscité qui porte à jamais et pour l’éternité les marques de sa passion.

Dans la foi, nous pouvons faire le même geste que Thomas et déposer en ses blessures, nos blessures, tristesses, déceptions, peurs, nuits dont j’ai conscience

 

7ème piste

Ecouter la béatitude que Jésus exprime :

« Heureux ceux qui croiront sans avoir vu »

Il parle de nous.

Goûter là encore la délicatesse de Jésus. Il pense à nous qui ne sommes pas les témoins directs, et qui croient sur le témoignage des disciples. Joie de croire, laissons nous aller à cette joie

 

8ème piste

Ecouter le cri de Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu »

Un cri qu’on peut avoir après tant de nuit. Il est le seul à le pousser. Heureuse nuit qui lui a valu un tel cri de joie et de foi.

Ce cri, on peut le faire nôtre, on peut répéter cela plusieurs fois, pour laisser descendre en nous la réalité qu’elle signifie.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:09

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 15 verset 1 à 31

 

1- S’approcher et écouter

On y voit le groupe des publicains et des pécheurs :

Il y a deux verbes pour qualifier leur attitude : s’approcher et écouter

Rester à considérer ces 2 attitudes.

*Une décision de se rendre proche de cet homme Jésus, le côtoyer, se laisser changer par lui

*Une décision d’écouter : on a là le verbe qui court le long de toute la Bible : « Ecoute Israël »

Il s’agit de s’ouvrir à la parole d’un autre.

Entrons dans ces 2 attitudes : s’approcher de Jésus dans la confiance et le désir de s’ouvrir à sa parole et surtout de demander une confiance et un désir plus grand que ceux que nous avons.

 

2-Faire bon accueil et manger

Voir l’attitude de Jésus par deux verbes aussi : faire bon accueil et manger.

Comprendre pourquoi Jésus fait bon accueil : tout simplement parce que il est devant des hommes et des femmes de désir, qui attendent quelque chose de lui, qui on soif de l’entendre.

Prendre conscience de la joie de Jésus.

Rester à regarder Jésus qui fait bon accueil sans condition préalable : le fait de s’approcher et de vouloir écouter suffit.

Rester à regarder ces repas qu’il prend avec eux : dans la société où vivait Jésus, manger est un signe fort de solidarité et de communion, c’est d’ailleurs cela qui scandalise les pharisiens.

 

3-Une brebis, une pièce, un fils

 Prendre du temps pour regarder les images que Jésus prend

pour parler de nous : une brebis, une pièce d’argent, un fils. Des images qui

 chacune à leur manière dise une richesse, une valeur. Nous sommes précieux pour Dieu.

A chaque fois c’est "un-e" , pour dire  que chacun-e est aimé-e, manière de reprendre Is 43/1-4 « tu as du prix à mes yeux et je t’aime »

 

4-Dieu à l’image d’un berger, d’une femme, d’un père.

Prendre du temps aussi pour regarder les images que Jésus emploie pour parler de Dieu :

-Dieu comme un berger

-Dieu comme une femme

-Dieu comme un père

 

5- S’arrêter devant le trait commun de ces 3 paraboles

perdu / retrouvé

Dialoguer avec Dieu là- dessus : qu’est-ce qui dans ma vie est perdue et que Dieu cherche, recherche ?

 

5- S’imprégner de la tonalité de joie de ces 3 paraboles, la joie de Dieu

 

6-Regarder ce que Dieu fait :

*comme un berger :

Courir jusqu’à ce qu’il la retrouve

La mettre sur les épaules

Rassembler amis et voisins

         *comme une femme :

Allumer une lampe

Balayer la maison

Chercher soigneusement jusqu’à ce qu’elle l’a trouve

Rassembler amis et voisins

         *comme un père

Confier son héritage

Attendre son retour

Courir à sa rencontre

Le couvrir de baisers

Le revêtir de plus beaux habits

Festoyer 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 21:57

Dans le prophète Isaïe au chapitre  43 verset 1 à 4  

 

1-« Ainsi parle le Seigneur »

Ecouter cette parole. Faire un acte de foi : oui, je crois que ce texte s’adresse à moi.

 

2-« Ton créateur »

Entendre cette parole. Elle me dit que Dieu est la source de ma vie

Toute ma vie, tout ce que je suis.

Comprendre que c’est une bonne nouvelle pour moi : je suis désiré-e du cœur de Dieu puisque il m’a créé-e.

 

3-« Ne crains pas »

Laissez résonner cette phrase qui retentit 265 fois dans la Bible.

Dieu sait qu’il peut y avoir des peurs en nous.

Parler à Dieu des peurs qui sont les vôtres. Et sur chacune, écoutez Dieu qui vous dit : « Ne crains pas »

 

4-« Je t’ai appelé-e »

Sentir toute la dignité de tout être humain qui est contenue dans cet appel. Nous sommes appelé-es à la vie, appelé-es à connaître Dieu , appelé-es à vivre de sa vie. Quelle dignité ! Pour tous, pour moi. Laissez Dieu me dire l’estime qu’il a pour moi.

Dire plusieurs fois mon prénom et me rendre vraiment compte que Dieu m’appelle par mon prénom car il désire une relation d’amitié avec moi.

 

5-« Tu es à moi »

On peut avoir du mal à entendre cette phrase pourtant. Mais appartenir à Dieu, c’est appartenir à l’amour, appartenir à un amour qui n’emprisonne pas mais libère.

Goûter cette phrase comme les mots d’un amour : je suis à toi, tu es à moi.

 

6-« Si tu traverses les eaux, je serai avec toi »

Ecouter la promesse qui est faite : je serai avec toi

Faire mémoire des moments de ma vie où j’ai eu conscience qu’il était avec moi.

M’appuyer làdessus, pour faire confiance dans l’avenir. « Je suis avec vous pour toujours » dit Jésus en Mt 28/20

 

7-« Car je suis le Seigneur…tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix, et je t’aime »

La raison de tout cela, c’est Dieu lui-même,  la raison de son cœur. Il a voulu m’aimer. C’est son choix et je ne peux le changer !

Laissez résonner ces mots fabuleux : je compte aux yeux de Dieu, j’ai du prix à ses yeux.

Laissez retentir en moi cette déclaration d’amour que Dieu me fait :

Il me dit : « je t’aime »

 

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