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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 23:52

 

Dans l’Evangile selon Marc au chapitre 1 verset 21 à 28

 

[21] Ils pénètrent à Capharnaüm. Et aussitôt, le jour du sabbat, étant entré dans la synagogue, il enseignait.

[22] Et ils étaient frappés de son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes.

[23] Et aussitôt il y avait dans leur synagogue un homme possédé d'un esprit impur, qui cria

[24] en disant : "Que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu."

[25] Et Jésus le menaça en disant : "Tais-toi et sors de lui."

[26] Et le secouant violemment, l'esprit impur cria d'une voix forte et sortit de lui.

[27] Et ils furent tous effrayés, de sorte qu'ils se demandaient entre eux : "Qu'est cela ? Un enseignement nouveau, donné d'autorité ! Même aux esprits impurs, il commande et ils lui obéissent !"

[28] Et sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de Galilée.

 

1ère piste

Cet Evangile nous présente Jésus en acte d’enseignement :

4 fois le mot enseignement, enseigner dans ce texte.

Curieusement, le contenu de cet enseignement n’est pas donné : on ne sait pas ce qu’il disait !

Frustration pour nous ? Ou plutôt un appel : être chrétien, ce n’est pas adhérer à une doctrine, c’est aimer quelqu’un : le Christ. Il est la parole, c’est son être qui nous donne la vie, qui est chemin et qui nous ouvre à la vérité sur Dieu.

Son unique enseignement c’est lui-même, ce qu’il est, ce qu’il vit, ce qu’il fait. Appel donc à le contempler, lui la Parole faite chair. Contempler pour aimer

2ème piste

Regarder l’enseignement en acte, la Parole agissante et efficace.

Il enlève le mal qui est dans le cœur. Du coup, sans discours, il parle et dit sa mission : nous libérer.

D’abord rester là devant ce désir de Dieu : que sommes-nous pour lui pour qu’il n’ait de cesse que de nous rendre libre ?

Maintenir en nous l’étonnement devant ce que cela nous révèle de Dieu

3ème piste :

Regarder le face à face de Jésus et du mauvais.

Lumière et vérité que Jésus est, il met à nu le mal, l’oblige à se démasquer, à sortir de l’ombre où il habite pour faire le mal incognito. La présence de Jésus le démasque.

La tactique du mauvais, c’est de passer inaperçu,  c’est de faire passer pour  bien un mal. Ici, il est dévoilé comme mauvais et ce dévoilement est déjà victoire de Jésus et défaite du mauvais.

« Es-tu venu pour nous perdre ? » est  aveu de défaite.

Mais cette phrase, n’y a t il pas une part en nous qui le dis ?

Attachement en nous au mal, qui nous fait craindre l’action du Christ qui veut nous en libérer ?

4ème piste

Ecouter la déclaration du mauvais : « Tu es le saint de Dieu »

Il dit la vérité, oui Jésus est bien le saint de Dieu.

Mais cette vérité il l’a hait. Il dit la vérité mais il n’est pas dans la vérité, il ne vit pas d’elle.

Il a une orthodoxie du discours mais une hérésie de la pratique.

Cela peut être le lieu d’une demande pour nous : demander non seulement de dire Dieu mais de vivre de lui, de consentir à lui, d’ouvrir à sa présence toute notre vie.

5ème piste :

Les gens de la synagogue sont témoin de la nouveauté d’une parole et de l’inouï d’une action.

Quelle est leur réponse ? On nous dit qu’lls sont frappés  par son enseignement et saisis de frayeur. Mais pas de vraie réponse, pas de véritable engagement.

Cela peut être un appel pour nous à sonder notre réponse. Comment je réponds à l’inouï de cette Parole et de cette Action ?

6ème piste

Au début du texte, il est dit : « ils pénétrèrent à Capharnaum »

Qui est ce ils ?

Jésus et les 4 premiers disciples qu’il vient d’appeler.

Simon, André, Jacques et Jean.

Pourquoi cette victoire sur le mal après l’appel des 4 premiers ?

Pourquoi l’évangéliste l’a placé là ?

Ils sont 4 comme les 4 points cardinaux : signe qui dit la terre entière.

Eux ont donné leur réponse : suivre Jésus, se laisser sauver par lui pour, à sa suite, dans la puissance de son Esprit devenir serviteur de liberté au cœur de chacun.

Laissons résonner cet appel pour nous aujourd’hui.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:20

Dans l'Evangile de Matthieu au chapitre 20 verset 1 à 16 

 

[1] "Car il en va du Royaume des Cieux comme d'un propriétaire qui sortit au point du jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.

[2] Il convint avec les ouvriers d'un denier pour la journée et les envoya à sa vigne.

[3] Sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient, désoeuvrés, sur la place,

[4] et à ceux-là il dit : Allez, vous aussi, à la vigne, et je vous donnerai un salaire équitable.

[5] Et ils y allèrent. Sorti de nouveau vers la sixième heure, puis vers la neuvième heure, il fit de même.

[6] Vers la onzième heure, il sortit encore, en trouva d'autres qui se tenaient là et leur dit : Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans travailler ? -

[7] C'est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés ; Il leur dit : Allez, vous aussi, à la vigne.

[8] Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et remets à chacun son salaire, en remontant des derniers aux premiers.

[9] Ceux de la onzième heure vinrent donc et touchèrent un denier chacun.

[10] Les premiers, venant à leur tour, pensèrent qu'ils allaient toucher davantage ; mais c'est un denier chacun qu'ils touchèrent, eux aussi.

[11] Tout en le recevant, ils murmuraient contre le propriétaire :

[12] Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les as traités comme nous, qui avons porté le fardeau de la journée, avec sa chaleur.

[13] Alors il répliqua en disant à l'un d'eux : Mon ami, je ne te lèse en rien : n'est-ce pas d'un denier que nous sommes convenus ?

[14] Prends ce qui te revient et va-t'en. Il me plaît de donner à ce dernier venu autant qu'à toi :

[15] n'ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît ? Ou faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ?

[16] Voilà comment les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers."

 

Voici une parabole difficile à comprendre si nous commettons l’erreur de la prendre au premier degré. Mais une parabole est toujours à déchiffrer en un sens symbolique.

Un maitre d’une vigne sort au petit jour. Quel est ce maitre, que représente cette sortie au matin ? C’est celle de la création. En créant, Dieu sort de lui-même. C’est aussi celle de l’incarnation où Dieu est sorti pour nous rejoindre au plus près de nous.

Il sort pour sa vigne. Quelle est cette vigne ? C’est la vigne du monde, de notre histoire, vigne que nous sommes chacun-e. Et s’il sort, c’est qu’il est habité par une passion, un désir. « Que n’ai-je fait pour ma vigne » disait déjà Dieu en Isaïe 5/4. Passion du monde, passion de notre histoire, passion de nous. Passion qu’il veut nous partager et à laquelle il veut nous associer. Embaucher des ouvriers pour participer à la même passion de Dieu

De ce fait, qu’importe l’heure de l’embauche. Il n’y a plus d’heure. Toute heure est bonne pour entrer dans la passion de Dieu pour sa vigne.

Mais pourquoi une même pièce d’argent pour tous et toutes ? Parce que le don qui est fait n’est pas de l’ordre du nombre. Il y a donc aussi une symbolique de cette pièce d’argent. Elle est donnée comme signe de l’amour de Dieu. C’est pourquoi tous la reçoivent. Et ce n’est pas une récompense, c’est une grâce, un don toujours offert.

Contemplons donc Dieu.

Regardons sa patience, sa persévérance pour embaucher à sa vigne.

Ecoutons ce qu’il dit : « Allez-vous aussi à ma vigne » , la vigne qui est devant nous. Il nous y appelle.  Parlons lui de telle ou telle portion de cette vigne qu’il nous a confié.

Ecoutons aussi « Moi, je suis bon »

Laissez en nous résonner cette parole sur fond de celle d’une mystique, Thérèse Couderc, qui disait «  Il est bon, il est plus que bon, il est la Bonté » Et s’imprégner de cette bonté
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 00:01

Voici un déroulement pour aider un groupe à méditer la Parole de Dieu:

 

Deux rôles à jouer :

l’animateur-trice

celle ou celui  qui prend des notes sur ce que les gens ont partagé et qui à la fin propose des pistes pour la prière

 

Déroulement :

1ère partie

1-L’animatrice lit lentement un texte biblique

2-L’animatrice invite à un choix : regarder un geste, écouter une parole, car on se sent attiré vers cela

3- silence de contemplation :

4- l’animatrice invite chacun à dire sobrement ce qu’il-elle a  vu ou entendu

5-premier tour de partage

6- l’animatrice lit le texte une deuxième fois

7-L’animatrice invite à continuer à regarder ce geste ou écouter cette parole en essayant de sentir pourquoi on se sent attiré par cela.

8- silence de contemplation 

9- l’animatrice invite les gens à  partager ce qui a touché, en quoi cela les a rejoints

10-deuxième tour de partage

 

2ème partie

une autre personne a pris des notes sur ce qui a été partagé. Elle fait une rapide synthèse sous forme de pistes pour la prière . Elle ajoute d’autres pistes si elle voit que des points importants ont  été oublié.

En fonction de tout cela, elle propose une demande  de grâce

 

3ème partie

chacun-e vit un temps personnel avec ce texte et les pistes proposées

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:36

Dans l’Evangile de Jean au chapitre  8 verset 1 à 12

 [1] Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.

[2] Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait.

[3] Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,

[4] ils disent à Jésus : "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.

[5] Or dans la Loi Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ?"

[6] Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin d'avoir matière à l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.

[7] Comme ils persistaient à l'interroger, il se redressa et leur dit : "Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !"

[8] Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.

[9] Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.

[10] Alors, se redressant, Jésus lui dit : "Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ?"

[11] Elle dit : "Personne, Seigneur." Alors Jésus dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus."

[12] De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit : "Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie."

 

1ère piste

Je vous propose de commencer ce texte en amont à partir de 7/37

C’est une parole du Christ :

« Celui qui a soif, qu’il vienne à moi. L’Ecriture l’a dit : des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur »

Partir de cette parole, car cela explique l’attitude de Jésus par rapport à la femme adultère.

Quel est ce fleuve ? La miséricorde inouïe de Dieu. La sainteté de Dieu, l’Esprit Saint qui se fait miséricorde.

Ensuite au verset 43, on nous dit qu’on veut l’arrêter.

Les soldats venus pour le faire y renoncent car disent-ils personne n’a parlé comme cet homme. Nicodème prend sa défense en disant qu’on ne peut condamner quelqu’un sans l’entendre.

Il me semble que cela situe mieux notre texte : le premier accusé, c’est Jésus.

Jésus et cette femme sont en danger de mort. Tous les 2 sont solidaires, l’innocent et la coupable.

Par l’intermédiaire de cette femme, on veut accuser l’innocent.

Jésus ne se laisse pas prendre au piège. Il me semble que là comme dans tout l’Evangile, nous avons trace de la divinité de Jésus. Se sortir de ce piège est divin : il répond par le silence et par une parole qui fait confiance à la capacité des accusateurs à se reconnaître pécheurs !

Cette femme, grâce à Jésus aura la vie sauve et Jésus mourra sur une croix. En disant cela je ne veux pas dire qu’il y a substitution. Non mais dire que c’est son attitude de liberté, sa prétention à la miséricorde, qui suscite l’opposition et qui va le conduire à la mort : en sauvant cette femme, il s’expose encore plus à l’hostilité de la haine qui se cache sous le zèle.

Oui, écouter cette parole : « des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur ».

Et mettre cela en lien avec Jn 19/34 : « le soldat enfonça sa lance dans son côté et il en sortit du sang et de l’eau »

2ème  piste

Regarder la scène du côté de cette femme

Que s’est- il passé pour cette femme ?

Elle aurait dû mourir, elle est vivante.

Elle aurait dû être condamnée, elle est graciée.

Elle était prisonnière, elle est libre.

Au lieu de la prison, de la condamnation et de la mort, elle a reçu la grâce, la liberté et la vie.

En fait Jésus l’a sauvée de la mort.

Essayer d’imaginer  la chape de plomb qui pesait sur elle et l’immense délivrance qu’elle a vécu. Imaginer le soulagement de cette femme, elle a vu la mort de près. Après l’angoisse, elle se retrouve vivante, libre et pardonnée. Elle est sauvée mais encore plus, elle sait qui l’a sauvée !

Ce qu’elle a vécu a dû enraciner en elle, un amour immense, une reconnaissance infinie pour celui qui l’avait sauvée de la mort.

3ème   piste

Cette femme c’est chacun de nous.

Cette femme est la figure de l’humanité tout entière.

Jésus est venu pour nous réaliser l’éternel projet de salut de notre Dieu.

Nous aussi, nous étions des condamnés à la mort.

Nous aussi nous étions prisonniers, incapables par nous-mêmes de guérir nos intelligences et nos volontés blessées.

Nous sommes dans la même situation que cette femme : à savoir des pécheurs graciés.

Sommes-nous dans les mêmes sentiments :

Eperdus de gratitude ?

Avec cette question, interrogeons notre cœur.

4ème piste

Le péché, c’est un adultère, une infidélité envers celui qui nous aime, une rupture de relation.

La miséricorde, c’est Dieu lui-même qui continue de croire en nous, c’est Dieu lui-même qui continue de nous espérer, c’est Dieu lui-même qui ne cesse pas de nous aimer.

En interprétant ainsi cet Evangile, on a, il me semble une bonne clé de lecture.

Nous sommes souvent trop moralisants dans notre compréhension des Ecritures.

L’adultère, ici, est à prendre dans un sens symbolique. Nous sommes invités à comprendre que tout péché est un adultère. Que Dieu est comme un époux trompé par nos infidélités et que c’est un époux qui croit toujours, qui espère toujours, qui aime toujours. Cet adultère du cœur, tous nous en sommes malades.

Il y a les plus ou moins grosses ruptures mais c’est toujours un adultère car c’est un manque à aimer. La moindre infidélité est un adultère car c’est un manquement à l’amour infini de Dieu.

Devant l’amour de Dieu découvrons la médiocrité de notre  réponse

Mesurons l’écart qui sépare son amour de l’amour de Dieu. Osons regarder ce qui dans notre vie est rupture d’alliance avec Dieu. Pas pour nous décourager mais pour être, comme cette femme, éperdue de gratitude

5ème piste

Ecouter le silence de Jésus. Le silence de Jésus permet à chacun de s’interroger.

Ecoutez sa parole qui renvoie chacun à lui-même. On comprend mieux alors que tous s’en vont l’un après l’autre.

Jésus leur a permis de comprendre qu’eux aussi étaient adultères de leur Dieu.

Prendre conscience de la pédagogie de Dieu : aucune parole d’accusation pour personne, une attitude qui permet à chacun de faire un travail de vérité qui libère

6ème piste

Au début Jésus nous dit qu’il peut étancher toute soif et à la fin il nous dit qu’il est la lumière du monde, que celui qui le suit aura la lumière de la vie. Il faut aller jusqu’à ce verset 12 pour entrer dans l’intelligence de l’épisode de la femme adultère. Lui seul peut étancher notre soif de pardon et lui seul peut éclairer notre vie, nous faire passer des ténèbres à la lumière.

S’offrir à cette lumière pour qu’il vienne guérir ce qui a besoin d’être guéri en nous, convertir ce qui a besoin d’être converti.

Demander l’eau que lui seul peut nous donner, la source qui jaillit de son cœur transpercé, l’eau vive de sa miséricorde.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:25

Dans l’Evangile de Luc au chapitre 1 verset 57 à 79

 

Nous sommes au début de l’Evangile selon St Luc.

L’ange de Dieu a annoncé à Marie, la naissance de Jésus et à Zacharie, la naissance de celui qu’on appellera Jean-Baptiste.

A la différence de Marie, Zacharie a douté et a demandé une assurance.

Du coup le signe qu’il reçoit, c’est l’impossibilité de parler.

La parole lui est rendu au moment où on lui demande quel nom il faut donner à l’enfant.

Il écrit Jean sur la tablette et à ce moment il retrouve sa voix et fait devant tous ce témoignage de foi qu’on appelle Bénédictus. On appelle cette prière ainsi  car son premier mot  est : bénis. Bénir, c’est dire du bien de quelqu’un.

 

 

[57] Quant à Elisabeth, le temps fut accompli où elle devait enfanter, et elle mit au monde un fils.

[58] Ses voisins et ses proches apprirent que le Seigneur avait fait éclater sa miséricorde à son égard, et ils s'en réjouissaient avec elle.

[59] Et il advint, le huitième jour, qu'ils vinrent pour circoncire l'enfant. On voulait l'appeler Zacharie, du nom de son père ;

[60] mais, prenant la parole, sa mère dit : "Non, il s'appellera Jean."

[61] Et on lui dit : "Il n'y a personne de ta parenté qui porte ce nom !"

[62] Et l'on demandait par signes au père comment il voulait qu'on l'appelât.

[63] Celui-ci demanda une tablette et écrivit : "Jean est son nom" ; et ils en furent tous étonnés.

[64] A l'instant même, sa bouche s'ouvrit et sa langue se délia, et il parlait et bénissait Dieu.

[65] La crainte s'empara de tous leurs voisins, et dans la montagne de Judée tout entière on racontait toutes ces choses.

[66] Tous ceux qui en entendirent parler les mirent dans leur cœur, en disant : "Que sera donc cet enfant ?" Et, de fait, la main du Seigneur était avec lui.

[67] Et Zacharie, son père, fut rempli d'Esprit Saint et se mit à prophétiser :

[68] "Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et délivré son peuple,

[69] et nous a suscité une puissance de salut dans la maison de David, son serviteur,

[70] selon qu'il l'avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens,

[71] pour nous sauver de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent.

[72] Ainsi fait-il miséricorde à nos pères, ainsi se souvient-il de son alliance sainte,

[73] du serment qu'il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder

[74] que, sans crainte, délivrés de la main de nos ennemis, nous le servions

[75] en sainteté et justice devant lui, tout au long de nos jours.

[76] Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant le Seigneur, pour lui préparer les voies,

[77] pour donner à son peuple la connaissance du salut par la rémission de ses péchés ;

[78] grâce aux sentiments de miséricorde de notre Dieu, dans lesquels nous a visités l'Astre d'en haut,

[79] pour illuminer ceux qui demeurent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, afin de guider nos pas dans le chemin de la paix."

 

 

1-Le premier point de notre méditation, cela peut être ce mutisme de Zacharie,

- l’incroyance qui rend muet

- ces longs mois où Zacharie a été dans l’incapacité de parler, en fait 9 mois, le temps de la grossesse d’Elizabeth. 9 mois pour enfanter un enfant et 9 mois pour enfanter une parole.

- 9 mois pour garder dans son cœur les paroles de l’ange : 1/13-17.

Il faut du silence pour écouter, il faut se taire pour entendre.

- un mutisme qui s’arrête grâce à l’acte de fidélité à cette parole : il appelle son fils Jean, comme l’ange lui a dit.

Réfléchir à cela et voir en quoi cette histoire concerne ma vie, ma foi, en quoi elle est bonne nouvelle pour moi.

 

2-Zacharie nous parle de Dieu. Qu’en dit-il ? Ilnous dit que :

Dieu visite son peuple

Il le rachète

Il fait surgir la force qui nous sauve

Son salut nous arrache à l’ennemi, à la main de nos oppresseurs

Il montre son amour 

Il nous rends sans crainte 

Il donne de connaître son salut

Il est tendresse et amour 

Il est soleil ( astre d’en haut) 

Il nous illumine et nous arrache aux ténèbres et à la mort

Il nous conduit au chemin de la paix

Quelle expérience consciente, j’ai de sa visite, de son salut, de son amour, de sa tendresse, de son amour, de sa lumière, de sa paix ?

 

3-Zacharie s’adresse ensuit à son enfant ( à partir du verset 76)

Tu seras appelé prophète

Tu marcheras devant, à la face du Seigneur

Tu prépareras ces chemins

Par le baptême, chacun de nous est prophète.

Aujourd’hui, comment je suis prophète ?

Quelle ma manière unique et personnelle de préparer les chemins de vie, de liberté, d’amour auquel nous invite Dieu?

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 23:26

Dans le livre des Actes des Apôtres au chapitre 1 verset 1 à 14

 

[1] J'ai consacré mon premier livre, ô Théophile, à tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement

[2] jusqu'au jour où, après avoir donné ses instructions aux apôtres qu'il avait choisis sous l'action de l'Esprit Saint, il fut enlevé au ciel.

[3] C'est encore à eux qu'avec de nombreuses preuves il s'était présenté vivant après sa passion ; pendant 40 jours, il leur était apparu et les avait entretenus du Royaume de Dieu.

[4] Alors, au cours d'un repas qu'il partageait avec eux, il leur enjoignit de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis, "ce que, dit-il, vous avez entendu de ma bouche

[5] Jean, lui, a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours."

[6] Etant donc réunis, ils l'interrogeaient ainsi : "Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël ?"

[7] Il leur répondit : "Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité.

[8] Mais vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre."

[9] A ces mots, sous leurs regards, il s'éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux.

[10] Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu'il s'en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés ;

[11] ils leur dirent : Hommes" de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus, viendra comme cela, de la même manière dont vous l'avez vu s'en aller vers le ciel."

[12] Alors, du mont des Oliviers, ils s'en retournèrent à Jérusalem ; la distance n'est pas grande : celle d'un chemin de sabbat.

[13] Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.

[14] Tous, d'un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères.

 

1ère  piste

« Mon cher Théophile »

Chacun de nous est Théophile, c’est à dire aimant Dieu et aimé de Dieu.

On peut aimer de façon différente selon les étapes de notre vie spirituelle.

On peut aimer en cherchant Dieu et d’une certaine manière nous sommes toujours en recherche, des chercheurs-euses de Dieu, en quête de son visage, quête qui sera seulement comblée quand nous le verrons face à face.

Mais plus profondément encore nous sommes des Théophiles parce que Dieu, lui, nous a trouvé-es, il a mis son image en nous et il a fait de notre vie sa demeure.

Il habite notre cœur, il est chez lui chez nous.

Notre contemplation, ce peut être une plus grande attention à ce mystère de la Présence de Dieu en nous.

 

2ème piste

« Tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement…il s’est montré vivant après sa passion…pendant 40 jours, il leur est apparu et leur avait parlé du Royaume des Cieux »

Quelques versets qui reprennent l’ensemble du mystère du Christ.

Il y a dans la foi des alternances de lumières et de nuits.

Nuit de Noël, enfouissement de Dieu dans l’humble quotidien de Nazareth.

Lumière de ce qu’il a fait et enseigné qui est source de notre attachement au Christ, source de notre séduction.

Nuit de la Passion, de la mort.

Lumière de la Résurrection et pendant 40jours, cette lente sortie de la peur. Il en faut du temps pour croire que Dieu est plus fort que nos morts. Jésus, pendant 40 jours accompagne ceux qu’il aime pour les faire sortir de leurs tombeaux. Dans sa résurrection, c’est eux qu’il ressuscite ! Sa résurrection est pour nous et c’est la nôtre.

Il les apprivoise peu à peu à la vie.

Enfin nuit d’une présence invisible quand, et c’est aujourd’hui, « il disparaît à leurs yeux ».

C’est la situation qui est la nôtre.

Notre contemplation, ce peut être d’accueillir ces nuits et ces lumières qui sont autant de manières de Dieu d’être présent à notre cœur.

 

3ème piste

« Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem mais d’y attendre ce que le Père avait promis…vous allez recevoir une force, celle du St Esprit qui viendra sur vous ».

Maintenant ce n’est plus le Cénacle de la peur qui les faisait se refermer sur eux-mêmes. Jésus les en a délivrés.

Maintenant c’est le Cénacle de la joie car c’est pour y vivre une expérience de confiance.

« Ils retournèrent à Jérusalem remplis de joie » Lc 24/52

Il s’agit d’entrer au Cénacle sur ordre de Jésus, car il s’agit bien d’un ordre !

Entrer au Cénacle pour 10 jours jusqu’à Pentecôte. 10 jours ? Non pas  une durée mais une attitude intérieure : une entrée dans une écoute de la Parole, une entrée dans un éveil de la vie profonde, une entrée dans l’accueil d’un don, une entrée dans une vie animée par l’Esprit de Jésus.

Notre contemplation, ce peut être de nous laisser inviter doucement à entrer dans ce temps du Cénacle, temps de gratuité, temps pour goûter simplement le fait de vivre et d’être aimé.

 

 

4ème piste

« Alors du Mt des Oliviers, ils s’en retournèrent à Jérusalem…ils montèrent à la chambre haute où il se tenaient habituellement »

Ce mystère du Cénacle entre Ascension et Pentecôte,

-C’est un mystère de communion :

Des frères et des sœurs ensemble, un mystère communautaire.

M’interroger sur les lieux de communauté qui sont pour moi des lieux de vraies vies, de ressourcement. Si je n’en ai pas, ce peut être le lieu de m’engager dans une recherche car c’est de l’ordre de la vie.

-C’est un mystère de prière

Sur ordre de Jésus, là aussi, monter à la chambre haute. C’est pour nous des  lieux précis et des moments précis, où je ferme la porte de ma chambre pour méditer dans le secret. Lieux et temps d’intimité : contempler le visage du Christ tel qu’il se révèle dans l’Evangile

Quels sont-ils pour moi ? Quels en sont mes joies ? Mes difficultés ? Ai-je un lieu pour en parler ?

-C’est un lieu d’attente, de désir, de confiance, d’abandon

Ils sont en attente d’un don qu’ils ne peuvent se donner à eux-mêmes, que Dieu seul peut donner.

Quelle place a dans ma vie ces 3 attitudes ?

 

5ème piste

« Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes dont Marie mère de Jésus et avec ses frères »

Pesez le « tous » ; Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. Tous et toutes disciples.

Regarder Marie. Quel est son rôle ici ? Pourquoi la penser uniquement silencieuse? Elle qui est remplie de l’Esprit depuis l’Annonciation, elle qui retenait toutes ces choses dans son cœur ( Lc 2/19)…Pourquoi ne pas la voir enseignant à tous et toutes les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ ? Entendre Marie nous faire comprendre son absence comme une chance. Marie nous enseignant à désormais le découvrir, le reconnaître à l’œuvre par nos mains. Marie nous donnant goût à le contempler pour que quelque chose de ses yeux, de son cœur deviennent les nôtres pour devenir Christ pour les autres. Regarder Marie transmettant ainsi son expérience du Christ son Fils et son Sauveur.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 21:19

Une journée parmi d’autres. cette fois-ci , vous l'aurez en entier.

 

Panne du réveil ! Ca peut arriver. Heureusement le lavabo de la chambre d’à côté m’a réveillée. Il est 7h30 et j’ai une heure pour me préparer. A 8h30, on vient me chercher pour installer le stand que nous avons au festival des Associations de Versailles.


Cela fait maintenant plusieurs années que nous avons un stand.

En décidant d’en avoir un, nous avions un double objectif : participer ainsi à la vie de notre ville et faire mieux connaitre notre Centre spirituel. Aujourd’hui, une centaine de personnes s’y sont arrêtées. Nos avons pu leur présenter toute la palette de temps-fort et de formation spirituelle que nous animons.

Nous, c'est-à-dire des Sœurs de la communauté et des laïcs qui collaborent avec nous à l’animation.


A 10h 15, je quitte le stand qui est pris en charge par une autre équipe. Retour en vélo. Le temps de régler deux ou trois questions, je vais pouvoir faire oraison pendant une heure. J’ai déjà raconté dans

l’article  journal 3 en quoi cela consiste.


Ensuite je prends en voiture une sœur de ma communauté pour aller chez l’opticien car en ce moment elle se déplace difficilement.

Retour à la maison pour le repas avec 4 tables, car nous avons avec nous la Commission « Pastorale jeunes ». Elle est composée de sœurs du Cénacle qui ont un engagement apostolique auprès de jeunes. Elles sont là pour 2 jours, temps de partage d’expériences, de recherche pour mieux répondre à leur mission.


Le début d’après-midi est studieux. Je vais animer une journée qui va s’intituler : « Comment créer et animer des petites communautés de proximité ». Pour cela, j’ai commencé à étudier une session sur la pastorale d’engendrement. Je vous en dirai plus une prochaine fois, quand j'aurai plus avancé dans la préparation.


Mais 16h arrive et je repars au festival des Association pour prendre ma part de tenue de stand. Cela se termine à 18h. Rangement et retour. Repas à 19h. Et me voilà  pour écrire cet article.

 

Une journée parmi d’autres et jamais identique aux autres. Non seulement la vie religieuse apostolique n'est pas triste mais également, elle n'est pas monotone. Et j'aime cela.

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 22:14

      Dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 4 verset 1à 11

 [1] Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable.

[2] Il jeûna durant 40 jours et 40 nuits, après quoi il eut faim.

[3] Et, s'approchant, le tentateur lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains."

[4] Mais il répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu"

[5] Alors le diable le prend avec lui dans la Ville Sainte, et il le plaça sur le pinacle du Temple

[6] et lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et sur leurs mains ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre."

[7] Jésus lui dit : "Il est encore écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."

[8] De nouveau le diable le prend avec lui sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire

[9] et lui dit : "Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage."

[10] Alors Jésus lui dit : "Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à Lui seul tu rendras un culte."

[11] Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s'approchèrent, et ils le servaient.

 

Pour aborder ce texte, il est nécessaire de lire ce qui précède : le baptême de Jésus, (3/13-17) car cela nous révèle la source de sa liberté

Le Christ est libre parce qu’il est fils, parce qu’il le sait, parce que de toute éternité, le Père le lui dit.

« Celui-ci est mon fils, l’Aimé en qui je me plais »

Etre fils en qui le Père se complait, c’est n’avoir rein à prouver, rien à conquérir, car tout est déjà donné, offert. Il ne peut pas avoir cette quête anxieuse, ce besoin de reconnaissance, cette avidité pour ce qu’on n’a pas, qui, pour nous, peut tellement nous rendre prisonnier des choses et des autres.

Entendre cette parole du Père au Fils, entendre comme une parole qui dit sa liberté et croire que ce n’est pas seulement pour Jésus mais qu’il est venu pour nous partager sa liberté, pour nous ouvrir le passage, pour fendre les eaux et nous ouvrir le chemin à sa suite.

Donc également, entendre cette parole aussi pour chacun de nous :

« Tu es mon fils, ma fille, l’Aimé-e en qui je me plais »

Après la source de la liberté, regardons-la à l’œuvre dans ce récit dit des tentations, mais qu'il faudrait mieux intituler le récit de la liberté du Christ.

 

1ère tentation

Jésus n’a rien à prouver, il est le Fils et le diable lui demande de le prouver.

Il part d’un doute : « si tu es… » La liberté de Jésus, c’est de croire la parole du Père.

La prison pour nous c’est souvent d’écouter d’autre voix, d’écouter la parole de soupçon

Et de ce point de vue ce récit est l’antidote du livre de la Genèse au chapitre 3: l’écoute du soupçon sur Dieu que le diable insinue fa isant croire que Dieu est jaloux et ne veut pas tout donner.

Notre liberté c’est de croire, qu’à la suite de Jésus, co-héritier avec lui, lui le Fils aîné, Dieu nous a tout donné puisque nous sommes ses filles et ses fils.

Ecouter la réponse de Jésus

« Il est écrit :ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de tout mot sortant de la bouche de Dieu »

Jésus ne dit pas : je te dis que ce n’est pas…

Il dit : « il est écrit » En même temps, il s’efface devant une parole, une objectivité qui ne dépend que de Dieu, et en même temps, c’est éminemment sa parole, la sienne, lui qui est la Parole du Père.

Donner cette parole, c’est sa mission et c’est équivalant : se donner. Jésus en renonçant à faire de ces pierres du pain pour lui, va pouvoir un jour de sa vie publique, faire de quelques pains, une multitude de pains ; faire d’un pain son corps pour la multitude. Cette objectivité de la parole est aussi pour nous la source de notre liberté, cela ne dépend pas de nous, de nos bonne ou mauvaise disposition : la Parole nous fait vivre.

Ce qui est de nous, c’est d’y consentir, de nous laisser vivre par elle.

Nous recevoir de Dieu qui prouve notre vie. Pauvreté qui est source de fécondité.

2ème tentation

Entendre le 2ème piège à la liberté

« Il le met sur le faîte du temple…jette-toi en bas…car il est écrit : à ses anges, il commandera pour toi »

Il n’y a rien à prouver devant Dieu et rien à prouver devant les autres.

Le piège du diable est le refus de la liberté : s’imposer par l’évidence et non par le lent cheminement de la foi. « Fais cela et on croira à toi, on sera forcer de croire en toi. »

Il y a dans ce refus de cette tentation, un respect de nous-même : on n’impose pas la foi. Elle est lent travail d’éveil du cœur. Il y aura ce même refus quand Jésus dira  qu’il pourrait avoir des légions d’anges pour empêcher son arrestation, refus qui va le briser, qui va faire de lui cette pierre rejetée par les bâtisseurs. Mais c’est ce refus libre qui fera de lui la pierre d’angle, pierre de fondation du vrai temple de Dieu.

Appel pour nous à vivre ce même respect, qui peut nous aider à être libre par rapport à la réussite ou aux échecs. Confiance, attente, patience. Jusqu’à consentir au mépris .  Etre méprisé plutôt que prisonnier de la quête des honneurs, du « à tout prix de la réussite ».

Entendre la réponse de Jésus « Tu n’éprouveras pas le Seigneur ton Dieu »

A nouveau une parole derrière laquelle il s’efface et qui est éminemment la sienne, mais cette fois-ci en « Tu »

L’homme crée pour louer, respecter…et non manipuler, instrumentaliser, utiliser.

Entrer dans une relation qui libère et qui n’aliène pas l’autre et moi-même. Ne pas vouloir avoir prise sur son origine mais sachant la source de ma vie qui est le Père, vivre ma vie en allant de l’avant, sûr d’une parole qui m’autorise à vivre ma vie, à l’inventer en pleine responsabilité. Cette liberté, Jésus nous interpelle directement,  il veut pour nous la même liberté qui est la sienne. 

3ème tentation

Entendre le piège

« Il lui montre… tous les royaumes…je te le donnerai si tu tombes et te prosternes »

Nous sommes dans la même stratégie que dans le livre de la Genèse au chapitre  3 où le serpent fait désirer un fruit en montrant combien il est bon. La séduction par le voir pour désirer la puissance.

La stratégie du démon, c’est le donnant-donnant : la puissance au prix de la chute et du rejet de Dieu.

La stratégie du Père, c’est ce que Jésus dira en Jean : « Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi » et qui est dit aussi de notre relation à Dieu à la fin de la parabole des 2 fils : « tout ce qui est à moi est à toi » Lc 15/31

La stratégie du Père ce n’est pas le donnant-donnant mais le déjà donné de toute éternité.

Entendre la réponse de Jésus

D’abord sa victoire : le puissant ce n’est pas le démon, c’est Jésus, c’est lui qui donne des ordres : « Retire-toi , va-t-en »

 

Le christianisme n’est pas rejet de la puissance, mais usage de la puissance comme forces neuves pour transformer ce monde, puissance de guérison et de résurrection.

La source de cette puissance, c’est l’adoration du Père qui libère de toute idolâtrie et libère nos forces pour servir ce monde

 

Enfin je vous invite à lire la suite immédiate de ce passage des tentations,

On pourrait l’intituler : les fruits de la liberté :

Ouverture à l’universel : une lumière pour tous : 4/12-17

Eveil de liberté qui se donne: 4/18-22

Puissance de guérison et puissance sur le mal : 4/23-25

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 23:27

1er livre des Rois chapitre 17 verset 1 à 15

 

Elie vit à une époque troublée de l’histoire de son pays. Nous sommes au 9ème siècle avant JC. Depuis David et Salomon, le royaume s’est divisé en deux. Et les rois qui se succèdent ne sont bons à rien, injustes. De plus , ils renient plus ou moins leur foi au Dieu unique.

Certains n’acceptent pas cette situation et s’opposent ouvertement au roi. Ce sont les prophètes. Elie est l’un d’eux.

Cette situation est celle de certains pays encore aujourd’hui. Et même sans évoquer des situations dramatiques, nous avons tous et toutes à vivre des situations difficiles. Parce que de ce fait, ce prophète, ce qu’il dit, ce qu’il fait, va nous rejoindre dans notre propre vie.

 

[5] Il partit donc et il fit comme Yahve avait dit et alla s'établir au torrent de Kerit, à l'est du Jourdain.

[6] Les corbeaux lui apportaient du pain le matin et de la viande le soir, et il buvait au torrent.

[7] Mais il arriva au bout d'un certain temps que le torrent sécha, car il n'y avait pas eu de pluie dans le pays.

[8] Alors la parole de Yahve lui fut adressée en ces termes :

[9] "Lève-toi et va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et tu y demeureras. Voici que j'ordonne là-bas à une veuve de te donner à manger."

[10] Il se leva et alla à Sarepta. Comme il arrivait à l'entrée de la ville, il y avait là une veuve qui ramassait du bois ; il l'interpella et lui dit : "Apporte-moi donc un peu d'eau dans la cruche, que je boive !"

[11] Comme elle allait la chercher, il lui cria : "Apporte-moi donc un morceau de pain dans ta main !"

[12] Elle répondit : "Par Yahve vivant, ton Dieu ! je n'ai pas de pain cuit ; je n'ai qu'une poignée de farine dans une jarre et un peu d'huile dans une cruche, je suis à ramasser deux bouts de bois, je vais préparer cela pour moi et mon fils, nous mangerons et nous mourrons."

[13] Mais Elie lui dit : "Ne crains rien, va faire comme tu dis ; seulement, prépare-m'en d'abord une petite galette, que tu m'apporteras : tu en feras ensuite pour toi et ton fils.

[14] Car ainsi parle Yahve, Dieu d'Israël : Jarre de farine ne s'épuisera, cruche d'huile ne se videra, jusqu'au jour où Yahve enverra la pluie sur la face de la terre."

[15] Elle alla et fit comme avait dit Elie, et ils mangèrent, elle, lui et son fils.

[16] La jarre de farine ne s'épuisa pas et la cruche d'huile ne se vida pas, selon la parole que Yahve avait dite par le ministère d'Elie.

 

1ère piste : Il va se cacher au torrent de Kerit à l’est du Jourdain

Il le fait sous l’inspiration de Dieu : expérience de solitude, de désert pour entendre une parole de Dieu qui peut nourrir.

On peut faire un parallèle  avec Jésus qui a pris ce temps de 40 jours au désert pour fonder sa vie dans l’écoute de la Parole.

 

2ème piste : Toujours sous l’inspiration de Dieu, il va ensuite à Sarepta : « Lève –toi et va à Sarepta »

C’est à une veuve que Dieu confie le soin de le garder en vie, une veuve d’un pays étranger.

« Apporte-moi donc un peu d’eau » lui demande-t-il

La aussi, on peut faire un parallèle  avec Jésus. Il demandera aussi à boire à une femme samaritaine, une étrangère.

Et de ce point de vue, Elie est préfiguration du Christ.

On peut entendre cette parole pour nous aussi. Dieu lui-même qui est en attente, en demande. Que demande-t-il ? Notre présence, notre amour…

 

3ème piste : Pour cette femme, donner à boire est de l’ordre du possible

« Elle allait la chercher » nous dit le texte. Mais quand Elie demande à manger, là les choses deviennent impossibles.

Cette femme est au bord de la mort, la famine est terrible, elle n’a plus qu’un peu de farine et un peu d’huile, de quoi faire encore un pain pour elle et son enfant, et mourir ensuite.

Il peut y avoir pour nous des situations similaires même si elles ne sont pas aussi dramatiques

Cela peut être ce qui semble sans solution, quelque chose qui bloque en nous, une pauvreté, une blessure, une désespérance, un à quoi bon.  Alors on peut reprendre à notre compte les mots de cette femme en les adaptant à notre situation

Je n’ai pas…

Je n’ai qu’un…

 

4ème piste : Si je fais, je vais pouvoir entendre les paroles du prophète pour moi-même.

Je vais l’entendre me dire : « Ne crains pas ». Appel à la confiance,

appel à un don : donne-moi ce que tu as, c’est à dire ce qui te préoccupe, donne-moi le peu que tu as et quelque chose de neuf pourra naître en ta vie : « jarre de farine ne s’épuisera, cruche d’huile ne se videra »

 

5ème piste : Elle alla et fit comme lui avait dit Elie

Cette fois-ci cette femme étrangère préfigure Marie dans son  « qu’il me soit fait selon ta parole » (dans l’Evangile de Luc chapitre 1 verset 38) et aussi l’appel qu’elle fait aux serviteurs de la noce : « tout ce qu’il vous dira de faire, faites-le » (dans l’Evangile de Jean chapitre 2 verset 5)

Rester à regarder ce geste de confiance pour qu’il emplisse mon cœur.

 

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:18

Les Sœurs du Cénacle sont au Togo. Après quelques années dans une petite maison à Vogan où elles peuvent accueillir pour un temps de retraite, d'accompagnement, pour des week-ends ou catéchèse..., l’idée a muri qu’il fallait construire un Centre spirituel. Une autre aventure…Voici la présentation qui en est faite dans notre site : http://ndcenacle.org


 

Un nouveau centre spirituel est actuellement en construction à Pedakondji et ouvrira ses portes en 2012.

Le centre de formation chrétienne, humaine et spirituelle sera de 7500 m2 sur un terrain d'environ 3 hectares à Pedakondji –Vogan petite ville située à 40 Km à l’est de Lomé (Togo). Chaque vendredi, cette sous préfecture connaît une intense animation avec le marché, un des plus importants du Togo.

 

La construction se fait en 3 pôles principaux pour mieux vous accueillir :

 

- 1 pôle pour le logement de la communauté religieuse, avec ses différents services : cuisine, bibliothèque, chambres, secrétariat, infirmerie, buanderie, oratoire… Ce pôle sera le lieu du premier accueil afin de favoriser proximité,  accueil chaleureux et personnalisé, convivialité.

 

- 1 pôle pour l’accueil de groupes de jeunes avec 2 dortoirs filles et garçons,  salle,  préau à la fois pour réunions, cuisine et repas,  espace de jeu.

                                                                                   

- 1 pôle pour l’accueil d’adultes venant vivre un temps de réflexion, de formation, de prière avec une capacité d’accueil de 40 lits, en chambre individuelle ou à 2 lits, dont 3 au RDC pour personnes ayant un handicap,  salle à manger, salle de réunion, cuisine traditionnelle …   

 

- Une chapelle permettant l’accueil de 80 à 100 personnes.

 

Ces 3 pôles doivent être en communication (pluies tropicales, accès facile pour personnes handicapées, chariots pour repas)

  

La démarche architecturale vise à respecter le site et à s’adapter à des  contraintes dues à la complexité du contexte économique pauvre. Le choix est d’utiliser les savoir-faire locaux, notamment l’utilisation de la  brique de terre stabilisée  pour se protéger de la chaleur, du bois imputrescible.

  

Les besoins, les idées, les rêves ne manquent pas… Certains ont déjà vu le jour, d’autres attendent la fin du chantier pour se réaliser. Un projet ambitieux qui compte sur vous !

 

Si vous voulez nous aider par vos dons vous le pouvez en  allant sur le site.

 

 Ce centre c’est :

  • 225 000 briques de terre stabilisée : 0.50€ l’unité
  • 100 m2 de panneaux solaires : 1000€/ m2
  • un forage pour eau potable : 5200€
  • une chambre froide : 17500€
  • 100 lavabos : 100€ l’unité
  • 70 lits et 40 lits superposés : 80 à 150 € l’unité
  • 620 moustiquaires : 18€ l’unité
  • 800 chaises
  • une salle audiovisuelle
  • une éolienne pour monter l’eau
  • une petite station de traitement des eaux usées
  • une chapelle et son mobilier
  • un bénévole au pair : 200 € par mois
  • etc..

 

     

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