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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 18:40

 

Cet article ouvre une nouvelle rubrique : « Focus sur le Sœurs du Cénacle ». A chaque fois, cela mettra le projecteur sur la mission d’une Sœur ou d’une communauté du Cénacle en France ou dans le monde. Commençons par Sr Claire de Leffe. Elle relate dans cet article un engagement au catéchuménat. Accompagner un couple vers le baptême et le mariage !

 

Ils désiraient se marier à l’église et ils ont découvert qu’ils n’étaient pas baptisés. Ils ont invité une de leurs amie à se joindre à nous. Après quelques réunions à la maison du diocèse, ils nous ont invités à les retrouver chez eux. Le rituel de chaque mois, café à l’arrivée, échange des dernières nouvelles, questionnement à partir de l’actualité ou d’une chanson de rap entendue, d’une émission de TV.

Puis nous sommes entrés un peu plus loin, à la découverte du Christ, de la Parole, de l’Eglise. Les étapes avec, très important, l’entrée en Eglise. Et là après avoir présenté les actes des apôtres, Michael a réagi en nous disant : nous aussi alors on pourrait rajouter l’histoire de notre vie ! Lumineux… !!!!

Et leur amie, a entendu parler de la confirmation. Et la voilà, elle aussi partie pour se préparer à la confirmation.

Ainsi, nous sommes arrivés au carême et les scrutins se sont succédés : une grande joie, et pour eux, très à l’aise, disant bonjour à tout le monde, répondant au prêtre comme s’ils étaient à la maison !! Un naturel déconcertant qui rappelait quelque chose de ce rassemblement fraternel, simple, loin des conventions, autour du Christ, comme on aimerait en vivre souvent !!

Et le soir venu, Pâques, la lumière du Christ, l’eau qui a coulé sur leur tête, l’huile et revêtir l’écharpe blanche…. Entourés de leur famille qui découvraient aussi… les voilà radieux ! Leurs enfants, ont posés mille questions à la seconde pendant cette longue messe : Jésus il est mort ou il est vivant ? Pourquoi le prêtre il ferme les yeux ? Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Une soif !! Il est temps qu’ils aillent au caté !!

Et le samedi suivant, leur mariage à l’Eglise, qu’ils ont aussi préparé avec nous… cette communion reçue le jour de leur baptême, ils vont la vivre dans leur vie de couple après 14 ans de vie commune mais cette fois sous le regard du Seigneur et avec Lui, pour s’aimer, être fidèle, être « transparent et toujours se parler en vérité »… et ne « pas être sourd aux détresses du monde »… Et les voilà partis vers un approfondissement pour recevoir la confirmation l’année prochaine !!

Sr Claire de Leffe, rc

Retrouver Claire sur facebook !

 

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 00:03

Je suis sûre que vous allez trouver dans ce qui suit, une proposition qui va vous aider pour votre vie.

Infos du Centre Spirituel

du Cénacle de Versailles

Liturgie de la Parole qui prend son temps

Lundi 3 octobre 2011 de 18h15 à 19h

Déployer toute la richesse de la liturgie de la Parole en l’écoutant ensemble, en prenant le temps de l’intérioriser, de la partager, de l’approfondir. C’est lui donner chance ainsi d’éclairer nos vies.

Une fois par mois animé par les Sœurs de la Communauté


Les samedis de la Parole

Samedi 8 octobre 2011 de 14h à 16h30

Une halte en fin de semaine : 2h30 pour reprendre souffle.

Une fois par mois animé par M.Claude Gallet

et Sr Elisabeth Stillhard, rc

 


Groupe de lecture ; « Qu’est-ce qu’un dogme ? »

Lundi 10 octobre 2011 de 20h30 à 22h

 Lire en groupe un livre du théologien J.L. Segundo.

Une fois par mois animé par Sr Michèle Jeunet, rc

Mme Nicole Breton et M.François Darchis

 

Les psaumes dans la liturgie des Heures

Mardi 11 octobre 2011 de 20h30 à 22h

Découvrir la richesse spirituelle des psaumes dans la liturgie des Heures

Une fois par mois animé par Sr Noëlle Boillot, rc

 

En quête de Dieu, enquête sur Dieu

Mercredi 12 octobre 2011 de 20h30 à 22h

Une enquête qui dit une quête de Dieu pour découvrir son vrai visage de liberté.

Une fois par mois animé par Mme Sophie Bleu-Delattre

 

Gouter et partager la parole

Jeudi 13 octobre 2011 de 20h15 à 22h

La soirée peut commencer par le partage d’un pique-nique à 19h30. A 20h15 , un Evangile est proclamé puis sont donnés des pistes pour le prier. 30 minutes personnelles pour écouter et contempler le Christ. 20 minutes pour partager en petit groupe. Une parole forte dur cet Evangile et enfin «  textes avec pistes pour prier pendant le mois.

Une fois par mois animé par Sr Michèle Jeunet rc ,

M.Michel Mercadier  Mmes Françoise Isnard et Elisabeth Blas

 

Matinées spirituelles

Lundi 17 octobre 2011 de 9h30 à 12h

Une halte de 2h30 le lundi matin pour bien commencer la semaine.

Une fois par mois animé par Sr Elisabeth Stillhard, rc

 

 

Retraite choix de vie pour jeunes de 20 à 35 ans

Entre le dimanche 23 octobre et le mercredi 2 novembre 2011

Pour ceux et celles qui se posent des questions sur l’orientation à donner à leur vie

Animée par une Equipe

 

Retraite à la carte

Entre le lundi 24 octobre et le mercredi 2 novembre 2011

Vous souhaitez faire une retraite à la durée et aux dates de votre choix entre le24 et le 2 novembre ? Vous désirez une formule personnalisée qui respectera votre cheminement ? Cette formule est pour vous

Animée par une Equipe

 

68 avenue de Paris 78000 Versailles

01 39 50 21 56

Cenacle.versailles@wanadoo.fr

http://ndcenacle.org

 

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:39

 

 

Mais que font donc les « bonnes sœurs » selon l’expression qui, un temps était peut-être affectueux, mais qui maintenant fait plutôt vieux jeu, ringard !

 

La question cependant demeure : mais que font-elles donc ? Certains les imaginent hors du monde. Dorment-t-elles ? Mangent-t-elle ? Au fait est-ce qu’elles travaillent au moins ? Caricature, oui, mais souvent ignorance, méconnaissance de la réalité de notre vie.

 

La réponse est éminemment plurielle. Au sein même de ma communauté, il faudrait presque un article chacune pour vous partager une journée. Et même pour moi, un jour ne sera pas identique à un autre.

Déjà surpris par ces quelques lignes ? Si oui, c’est que vous avez plutôt une image de la vie monastique : Carmelites, bénéditines, cisterciennes etc… Pour ce type de vie religieuse, il y a un rythme de vie où la régularité a beaucoup de place : prière commune, personnelle, travail, détente à des heures bien fixées tous les jours de l’année.

Mais la vie religieuse apostolique est différente.

 

Bon, je ne vais pas vous laisser plus longtemps dans l’impatience et vais vous raconter une matinée parmi d’autres.

Tout a commencé comme beaucoup de monde : se lever, une douche, s’habiller ( ah, j’allais oublier : je fais un régime pour maigrir, donc, se peser) . Ensuite le petit déjeuner.

A 9h, ( mais cela peut être à 8h45 ou 8h20 selon les jours, vous voyez, il y a déjà de la variété même là !) la communauté a un temps de célébration ensemble. Nous appelons cela les laudes, cela vient d’un mot latin qui veut dire louanges : louer Dieu avec un chant, des psaumes ( que l’on trouve dans un des livres de la Bible) et d’autres lectures lues ou chantées tirées de la Bible.

 

A 9h30, j’avais rendez-vous avec quelqu'un qui est en train de faire une retraite ( mot qui n’a rien à voir avec les controverses sur la retraite à 60 ans ou plus! ). Non, il s’agit pendant quelques jours, pour quelqu’un de se retirer de ces occupations habituelles, rejoindre un lieu comme le nôtre, (un centre spirituel) pour se poser, prendre de la distance, contempler, réfléchir aux orientations de sa vie, se donner les moyens d’une décision murie, tout cela en méditant des textes de la Bible. L’enjeu est de faire une vraie expérience de Dieu.

Cette expérience demande d’être « accompagnée ». Elle est là pour 5 jours et donc depuis son arrivée chaque matin, je la rencontre. Elle me partage ce qu’elle a vécu dans la journée, comment les textes bibliques ont rejoint son cœur et sa vie. En fonction de cela, je lui propose d’autres textes.

Dans ce type d’expérience, si les gens en ont le gout, on propose de faire du dessin, de la peinture, du modelage. C’est le cas pour elle ; ce matin là donc, elle m’a montré une scène évangélique qu’elle avait modelée.

 

Après cette rencontre, est venu le temps de s’occuper de mon âme comme on peut dire. C'est-à-dire de faire oraison. Habituellement, cela dure une heure. Quand il fait beau et pas trop froid, j’aime faire cela dehors mais ce matin là, c’était à la chapelle. Vous avez dit « oraison » ? C’est un moment de méditation personnelle. Je commence par respirer profondément, une forme simple de relaxation. Ensuite j’essaie de prendre conscience de ce qui m’habite, comment je me sens : joie, tristesse, paix, insatisfaction, désir, projet, etc…et je parle à celui que l’expérience chrétienne appelle la Trinité, Dieu qui est en lui-même et pour nous communion d’amour.

Je suis prête ensuite pour être attentive à un texte biblique. En ce moment, je fais une lecture continue d’un livre de la Bible : le prophète Isaïe.

Il est temps de rejoindre la secrétaire de notre centre spirituel. C’est elle qui gère toutes les demandes qui nous sont faites par mail ou courrier postal mais elle a besoin de l’une de la communauté pour régler certaines demandes.

Enfin, et ce sera tout pour cette matinée, j’ai dernier temps de travail  avec Jacqueline.  Elle est responsable du noviciat. Ah ! Un noviciat ? C’est la deuxième étape  ( après le postulat) pour celles qui se sentent appeler à notre style de vie. Cela dure deux ans. Cette année, il y a 3 novices, deux en première année, une en deuxième. C’est un temps fort pour discerner si c’est bien leur chemin et un temps de formation spirituelle profonde. Jacqueline m’a demandé d’assurer une initiation à une réflexion sur la foi. Nous avons donc ensemble bâti une proposition.

Viens le temps du déjeuner. Là c’est du stable ( ou presque) 12h30.

Les repas sont des  lieux important de détente, où on se partage beaucoup de choses.

Mais je vais arrêter là pour le moment. J’avais intitulé cet article une journée parmi d’autres, je vais le modifier. Une après-midi sera pour un autre article.

 

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 08:54

Faire la fête demande de l’imagination, de la préparation. Chacune s’y met selon ses talents. Pour hier, il s’agissait de fêter l’anniversaire de l’une de nous et son départ pour une nouvelle communauté.


Quels sont les ingrédients ? Des fleurs sur la table, des cadeaux qui font plaisir : nous avons à faire avec une brodeuse de haut vol ! Donc il est facile de faire plaisir avec du tissu à broder et des fils. Mais il faut aussi honorer la passion…des mots croisés.


Nous avons commencé à 18h et fini à 22h. Commencé par une célébration festive avec des ami-es qu’elle avait invités. Ensuite un joyeux apéritif, puis le repas, l’ouverture de cadeaux et des cartes que chacune lui avait écrit.


Mais la soirée ne pouvait s’arrêter là. Un jeu s’imposait. Que faire qui soit en lien avec celle que nous fêtons ? Ici, c’était facile. Passionnée et érudite de Bible, nous avons fait une adaptation de "question pour un champion", pardon pour une championne! Avec des questions concernant la Bible.

Mode d’emploi : chacune de nous reçoit 6 bonbons qui représentent des mises et un morceau de papier pour écrire ses réponses.

L’animatrice pose la question. Chacune mise un ou deux bonbons. Si c’est une mauvaise réponse, vous perdez votre mise. Si c’est une bonne réponse vous doublez votre mise.

A la fin du jeu, notre bibliste avait son assiette bien remplie. D’autres l’avaient un peu vide. Il faut dire que les questions étaient de difficultés supérieures. Mais que de fous rires !

 

Triste la vie religieuse apostolique ?

 

 

 

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 22:40

Je suis toujours étonnée des idées fausses qu’on se fait sur la vie qui est la mienne. Avec le moyen et à la mesure de ce blog, je vais essayer de faire voir la réalité, loin de clichés, des caricatures, des imaginaires. La vie qui est la mienne et la vie qui est la nôtre, puisqu’une des caractéristiques en est la vie communautaire.

 

J’espère ainsi, pour ceux et celles qui me liront, montrer que la réalité n’a rien à voir avec la religieuse de Diderot, Sister Act, Thérèse.com, ou autre caricature… à la de Funes !

Mais ces clichés ont la vie dure. Ils participent souvent d’un mépris inconscient ou d’une idéalisation qui nous renvoie à un hors-monde.

 

Allons ! Demain je me lance en racontant une fête. Et oui, on fait la fête !

 

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 16:01

 

Dans le livre du prophète Isaïe au chapitre 28 verset 23 à 29

 

Vous êtes devant celui qu’on nomme Dieu, mystère d’une Présence au delà de toute pensée, de toute image, de toute représentation et pourtant le très proche, au plus intime de soi.

Prendre conscience que nous sommes « tabernacle » de sa présence.

L’entendre vous dire : « Comment vas-tu ? » car il est aussi l’ami qui s’intéresse à nos vies.

Le laisser m’écouter pour ensuite, en réciprocité, l’écouter à mon tour.

L’écouter dans le prophète Isaïe.

 

« Prêtez l'oreille et entendez ma voix ; soyez attentifs, entendez ma parole.

Le laboureur passe-t-il tout son temps à labourer pour semer, à défoncer et herser son coin de

terre ?

Après avoir aplani la surface, ne jette-t-il pas la nigelle, ne répand-il pas le cumin ? Puis il met le blé, le millet, l'orge... et l'épeautre en bordure.

Son Dieu lui a enseigné cette règle et l'a instruit.

On n'écrase pas la nigelle avec le traîneau, on ne fait pas passer sur le cumin les roues du chariot. C'est avec un bâton qu'on bat la nigelle, et le cumin se bat au fléau.

Lorsqu'on foule le froment, on ne s'attarde pas à l'écraser ; on met en marche la roue du chariot et son attelage, on ne le broie pas.

Tout cela est un don de Yahve Sabaot, merveilleux conseil qui fait de grandes choses. »

 

1-Prêtez l’oreille et entendez ma voix ; soyez attentifs, entendez ma parole

C’est une demande que Dieu fait, comme une prière qu’il nous adresse, l’expression d’un désir.

Dieu a-t-il besoin qu’on l’écoute ? Oui, car l’amitié est une écoute réciproque…et nous sommes ses amis (Jn 15/15). Que dit-il ?

 

2-Le laboureur passe-t-il tout son temps à labourer ?

Qui est ce laboureur ? Dieu qui laboure notre vie, qui la travaille pour la rendre meuble à sa Parole, pour que la terre de nos vies y soit accueillante, réceptrice. Moment qui peut être douloureux, blessure de la terre, mais blessure comme ouverture à la vie. Mais ce travail de Dieu ne se fait jamais sans nous, sans notre consentement.

De plus,  il ne passe pas tout son temps à labourer, vient ensuite le temps des semailles pour la moisson. Quelle expérience de cela dans nos vies ?

Qui est ce laboureur ? C’est également chacun de nous pour prendre soin du champ de vie à nous confié

 

3-Ne jette-t-il pas nigelle, ne répand-il pas le cumin puis il met blé, millet, orge…

Le laboureur  sème de bonnes choses : condiement et arômates qui donne gout aux aliments, céréales dont on fera du pain.

Faire mémoire de ce que Dieu a semé dans votre vie : ce qui donne gout à la vie et ce qui la nourrit.

Quel est le cumin ou les cumins de votre vie, ce qui donne gout à la vie. Comment vous en parfumer votre vie ?

 

4-On n’écrase pas, on ne fait pas passer les roues, on ne broie pas…

mais on bat au fléau le cumin et on foule le froment.

Merveilleux conseil

Le cultivateur ne traite pas toute chose de la même façon.

Manière de Dieu mais surtout conseil qui nous est donné.

Hiérachiser…distinguer…

 

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:28

 

Dans l'Evangile de Matthieu chapitre 20 verset 20 à 34  

 

1ère piste : « Accorde-nous de siéger dans ta gloire »

Comprendre que le vrai sens du mot gloire, ce n’est pas  ce qui nous vient immédiatement à l’esprit. Cela n’a rien à voir avec la renommée, le bruit qu’on peut faire autour d’un nom célèbre, la réussite, le prestige, les honneurs.

Dans la Bible, cela veut dire la richesse de l’être, sa plénitude, sa densité d’existence, son poids. Puisque Dieu est amour et qu’il n’est que cela, la gloire de Dieu, c’est son poids d’amour.

La demande de Jacques et de Jean peut donc être prise positivement : siéger, habiter sa gloire, c’est nous enraciner dans l’amour, c’est une demande d’intimité, de proximité, être au plus près possible.

2ème piste

On peut donc d’abord voir la manière dont Jésus aime, dont justement, il vit de cette gloire

Il est d’abord quelqu’un qui favorise l’expression du désir. Il leur permet de l’exprimer : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »

Il sait discerner, je dirai faire du tri dans cette demande, il sait y voir ce qu’il y a de bon : ce désir de proximité et ce qui demande à être purifié car il n’y a pas de fauteuil dans le Royaume de l’amour. Fauteuil au sens de privilège, hiérarchie, préséance, place d’honneur.

C’est pourquoi il ne fait pas de reproche. Il comprend qu’ils n’ont pas compris. Il accueille leur désir et va le purifier. Pas de fauteuil mais une coupe à boire et être plongé dans un baptême.

Sa réponse, on peut la comprendre comme cela : Vous avez raison de vouloir être associé à ma gloire, au sens fort de ce poids d’amour. Mais cela doit être un amour qui ne triche pas. Un vrai amour, donc humble et souffrant, car aimer amène forcément de la souffrance et c’est cela qu’ils n’ont pas compris.

Pouvez-vous être avec moi autant dans la souffrance que dans la joie ? Pouvez-vous me suivre autant au jour de la Passion qu’aux jours de la Résurrection ?

Pouvez-vous partager ma coupe et mon Baptême ?

Regardons comment Jésus aime dans la délicatesse de ce dialogue : accueillir le meilleur du désir et le purifier. Mais aussi les appeler à une configuration avec lui : « Même nourriture et même boisson, me suivant dans la peine et dans la victoire » dira Ignace dans ses Exercices.

3ème piste :

La réponse finale de Jean et de Jacques : « Oui, nous le pouvons ».

Personne n’est exclu de cette réponse. Si nous sommes baptisés et si nous participons à l’Eucharistie, oui le pouvons puisque nous le faisons déjà. Nous avons été plongés dans les eaux du baptême et mieux,  nous sommes baptisés, plongés en Christ, c’est du présent ! Et nous buvons à la coupe à chaque eucharistie. Et nous le faisons dans la mesure exacte où nous aimons d’un amour humble qui forcément inclut de la souffrance

4ème piste :

 Mais aussi nous le pouvons en écoutant l’enseignement qui suit sur le service.

Boire à la coupe et être plongé dans son baptême, c’est aussi se faire serviteur, renoncer aux formes diverses de domination, c’est que chacun soit le serviteur de tous. Sentez l’ambition que le Christ a pour nous dans cet enseignement sur le service. Il s’agit, oui de devenir grand, oui d’être le premier. Et cette ambition qui est celle des saints : être premier dans le don. Il y a bien de l’ambition mais pas à la manière habituelle. 

Oui, nous pouvons boire à la coupe et être plongé dans son baptême en vivant toute fonction, toute charge, tout travail, toute responsabilité comme un service.

5ème piste :

Il s’agit donc de regarder le Christ. Il n’est pas venu pour être servi mais pour servir.

Oui nous le pouvons en le regardant, en nous imprégnant de ce qu’il est, de ce qu’il fait.

Pour cela, on peut  laisser remonter à la mémoire la vie du Christ vu sous l’angle du service

6ème piste :« Donner sa vie en rançon » 

Ce mot peut nous arrêter et nous scandaliser ! Il ne faut pas le prendre au sens moderne du terme. Car alors on tombe dans une fausse image de Dieu.

La racine hébraïque de ce mot c’est le verbe délier, libérer. Il faudrait mieux traduire : donner sa vie pour nous libérer. Jésus en donnant sa vie pour nous sur la croix nous libère, en particulier de ces fausses images de Dieu. Sur la croix, Dieu se livre et veut nous désarmer de toute peur.

Le don de sa vie sur la croix, c’est l’extrême du don.

 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:48

Psaume 138/139 

 

Se couler dans la prière d’un autre : l’auteur du psaume  138/139

C’est quelqu’un qui sait qu’on peut parler à Dieu et lui dire tout ce qu’on a sur le cœur.

Avant de prier avec ce psaume, je vous invite à parler à Dieu de manière spontanée. Dieu vous demande : « comment vas-tu ? » et vous lui répondez.

Justement cette familiarité avec Dieu, ce croyant en a l’expérience. Il sait que Dieu est celui à qui on peut parler, à qui on peut se confier,  que l’on peut questionner et même à qui on peut faire des reproches !

Oui familiarité avec Dieu à qui on dit « tu »

1ère piste :

Il n’est pas forcément facile de rentrer dans l’intelligence de ce psaume : pour dire la familiarité, l’auteur utilise les mots de la dépendance. Nous pouvons mal les accepter, nous imaginer un dieu qui voit tout, qui sait tout, un dieu qui nous surveille…Ce sont de fausses images.

Est-ce ainsi que nous le comprenons ou est-ce que nous l’accueillons  autrement ?

Sondons notre cœur et parlons à Dieu de cela

2ème piste

De ce fait on comprend mieux que le psaume commence par

« Tu me sondes », une affirmation qui n’est pas sans résistance, c’est un constat, du genre : « Même si ça ne me plait pas, c’est comme cela ! »

Mais le psaume se  termine par « sonde-moi ». Là c’est une demande, un désir, ce que l’on veut vraiment.

Dans la prière de ce psaume, je vous invite à regarder le chemin que fait ce croyant :

ce passage d’une situation à laquelle on ne peut rien à une demande personnelle, à quelque chose qu’on veut, à un désir fort.

Qu’est-ce qui lui permet de faire ce passage ?

(Si vous ne trouvez pas, allez à la piste 5!)

3ème piste :

Il peut y avoir une difficulté à prier ce psaume : ce sont les versets 19 à 22

Voici une piste possible : « Impies, hommes de sang, adversaires, ennemies, assaillants »

Qui sont-ils ? Non pas des gens particuliers mais ce qui en chacun de nous s’oppose à la vie, ce mal qui rode et détruit et dont personne n’est indemne, ces fausses images de Dieu qui nous empêchent d’accueillir Dieu dans la confiance

4ème piste :

Vous pouvez enfin relire ce psaume en pensant que Jésus l’a prié. Lui, il  a pu le prier en complet abandon et confiance. Et voir avec le verset 18, une annonce de la résurrection : « je m’éveille, je suis encore avec toi »

5ème piste :

S’étonner de ce qui est dit de nous, de moi au verset 14. C’est le sommet de ce psaume.  « Merveille que je suis ».

Laissez descendre cette révélation de nous, de moi, au plus profond de mon être. C'est le regard de Dieu sur nous.  Alors on peut le laisser sans crainte nous regarder puisqu'il y voit la merveille que nous sommes.                                                                                                                                  

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 16:21

Dans l'Evangile de Marc au chapitre 1 verset 21 à 28 

 

1ère piste

Cet Evangile nous présente Jésus en acte d’enseignement :

4 fois le mot enseignement, enseigner dans ce texte.

Curieusement, le contenu de cet enseignement n’est pas donné : on ne sait pas ce qu’il disait !

Frustration pour nous ? Ou plutôt un appel : être chrétien-ne, ce n’est pas adhérer à une doctrine, c’est aimer quelqu’un : le Christ. Il est la parole, c’est son être qui nous donne la vie, qui est chemin et qui nous ouvre à la vérité sur Dieu. Son unique enseignement c’est lui-même, ce qu’il est, ce qu’il vit, ce qu’il fait. C'est bien un enseignement nouveau ( verset 27) Appel donc à le contempler, lui la Parole faite chair. Contempler pour aimer

2ème piste

Regarder l’enseignement en acte, la Parole agissante et efficace.

Il enlève le mal qui est dans le cœur. Du coup, sans discours, il parle et dit sa mission : nous libérer.

D’abord rester là devant ce désir de Dieu : qui sommes-nous, pour lui,  pour qu’il n’ait de cesse de nous rendre libre ? Maintenir en nous l’étonnement devant ce que cela nous révèle de Dieu.

3ème piste :

Regarder le face à face de Jésus et du mauvais.

Lumière et vérité que Jésus est, met à nu le mal, l’oblige à se démasquer, à sortir de l’ombre.

Il ne peut plus rester dans l’ombre, incognito , la présence de Jésus le démasque.

La tactique du mauvais, c’est de passer inaperçu,  c’est de faire passer pour  bien un mal. Ici, il est dévoilé comme mauvais et ce dévoilement est déjà victoire de Jésus et défaite du mauvais.

« Es-tu venu pour nous perdre ? » est  aveu de défaite.

Mais cette phrase, n’y a t il pas une part en nous qui le dis ?

Attachement en nous à la non-vie, qui nous fait craindre l’action du Christ qui veut nous en libérer ?

4ème piste

Ecouter la déclaration du mauvais : « Tu es le saint de Dieu »

Il dit la vérité, oui Jésus est bien le saint de Dieu.

Mais cette vérité il l’a hait. Il dit la vérité mais il n’est pas dans la vérité, il ne vit pas d’elle.

Il a une orthodoxie du discours mais une hérésie de la pratique.

Cela peut être le lieu d’une demande : non seulement de dire Dieu mais de vivre de lui, de consentir à lui, d’ouvrir à sa présence toute notre vie pour le laisser nous rendre de plus en plus vivant.

5ème piste :

Les gens de la synagogue sont témoins de la nouveauté d’une parole et de l’inouï d’une action.

Quelle est leur réponse ?

-frappés  par son enseignement

-saisis de frayeur

Dans le texte pas d’autre mention. Pas de vraie réponse, pas d’engagement. Cela peut être un appel pour nous à sonder notre réponse. Comment je réponds à l’inouï de cette Parole et de cette Action ?

6ème piste

Au début du texte, il est dit : « ils pénétrèrent à Capharnaum »

Qui sont ces ils ?

Jésus et les 4 premiers disciples qu’il vient d’appeler.

Simon, André, Jacques et Jean

Pourquoi cette victoire sur la non-vie après l’appel des 4 premiers ?

Pourquoi l’évangéliste l’a placé là ?

Ils sont 4 comme les 4 points cardinaux : signe qui dit la terre entière.

Eux ont donné leur réponse : suivre Jésus, se laisser libérer par lui pour, à sa suite, dans la puissance de son esprit devenir serviteurs de liberté au cœur de chacun-e.

Laissons résonner cet appel pour nous aujourd’hui.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 16:18

 

 Dans l'Evangile selon Matthieu chapitre 5 verset 13

[13] "Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s'affadir, avec quoi le salera-t-on ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens.


 Chapitre 5 verset 1 à 12

[1] Voyant les foules, il gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.

[2] Et prenant la parole, il les enseignait en disant :

[3] "Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux.

[4] Heureux les doux, car ils posséderont la terre.

[5] Heureux les affligés, car ils seront consolés.

[6] Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.

[7] Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

[8] Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

[9] Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

[10] Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.

[11] Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi.

[12] Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.

 

Pourquoi commencer par le verset 13 du chapitre 5 de Mathieu et ensuite seulement les versets 1 à 12 ?


Pour mieux comprendre la signification du sel dont parle Jésus.

Le sel donne du goût aux aliments,  les béatitudes donnent goût à la vie.

De même que le sel est  nécessaire, de même les disciples ont dans le monde une fonction unique et irremplaçable, source de saveur, de sens. Leur existence est dotée de nouvelles bases celle des béatitudes.

Pour chacune de ses béatitudes, il est important, d’abord, de regarder Jésus qui les a vécus. On peut faire mémoire des textes évangéliques qui nous le montre pauvre de cœur, doux, pleurant, assoiffé de justice, miséricordieux, pur, artisan de paix.

Il en a fait le sel de sa vie.

Ce qu’il nous dit là, c’est quelque chose qu’il a expérimenté comme chemin de vie, et c’est pour cela qu’il nous le propose.

 

1-Sel de la pauvreté du cœur

Nous sommes faits pour le bonheur. Le vrai bonheur qui est l’amitié avec Dieu, l’expérience d’un cœur à cœur avec lui.

C’est le vrai trésor et la vraie richesse. Cette amitié qui rend vraiment heureux, c’est le cadeau de Dieu.

Pour accueillir un cadeau, il faut des mains vides, un cœur de pauvre qui désire, qui attend, qui espère la seule vraie richesse qui est notre Dieu lui-même.

Rendre grâce pour l’amour gratuit de Dieu qui aime le premier sans exiger rien en retour, qui donne son amitié sans mérite de ma part, indépendamment de ce que je fais ou ne fais pas.

On n’a pas le pouvoir de le faire « changer d’avis » à notre sujet !

Quelle expérience ai-je d’une pauvreté qui source de richesse et de goût de vivre ?

Pauvreté qui est espace ouvert pour être rempli.

Faire mémoire de moment de ma vie où j’ai expérimenté cela.

2-Sel de la douceur

Quand on est pauvre de cœur pour être riche de Dieu, on accepte mieux ses faiblesses, ses fragilités, on devient doux envers soi-même et envers les autres. Dieu nous traite avec douceur et ses manières deviennent les nôtres.

Sur quel point ai-je conscience que Dieu me prend avec douceur ?

3-Sel des larmes

Béatitude des larmes, larmes de celui qui se reconnaît aimé de Dieu et qui pleure de l’aimer si peu en retour.

Larmes de la contrition du cœur.

« Pleurer de joie » : larmes de joie d’un bonheur humain après une longue attente…

Sont-elles venues un jour aux yeux de mon cœur ? Si non les demander comme une grâce insigne.

4-Sel de la justice

Faim et soif d’un monde juste, c’est à dire ajusté au projet de Dieu

Faim et soif que nos vies plaisent à Dieu parce que ajusté à son amour.

Mettre ce sel dans ma prière en priant pour tous ceux et celles qui luttent pour plus de justice.

Prendre conscience de ce qui dans ma vie est ajusté au projet de Dieu, des choix que je fais qui vont dans le sens de la justice, dans le sens d’un combat pour la justice, la dignité humaine. Rendre grâce à Dieu.

Demander des forces neuves pour continuer.

4-Sel de la miséricorde

Heureusement qu’il y a la miséricorde de Dieu !

Dieu plus grand que notre cœur.

Dieu qui ne nous réduit pas à nos actes.

Dieu qui continue de nous aimer.

Dieu qui nous ouvre toujours un avenir.

Dieu patient qui ne désespère jamais de nous.

Me jeter dans les bras du Père et rester là à goûter la saveur de ses bras autant maternels que paternels qui me pressent contre son cœur

5-Sel de la pureté

Cœur pur et chaste qui renonce à se servir des autres, qui ne veut pas les posséder ni les dominer.

La chasteté est une attitude du cœur. Etre chaste, c’est ne pas instrumentaliser l’autre à mon profit.

Le cœur pur nous ouvre le regard sur le mystère de Dieu, lui qui est pur amour de gratuité.

-Examiner les relations que j’ai (famille, amitié, travail, engagement) mes attitudes permettent-elles aux autres d’être libre ou font-elles pression sur eux ? Selon le cas, remercier ou demander pardon et l’aide de Dieu

-Rester là sans vouloir autre chose que d’être là devant lui, pour lui.

Le laisser me purifier par le sel de sa Présence.

 

Etre pauvre, doux, pleurer devant tant d’amour de notre Dieu, avoir faim d’une vie ajustée à son projet, se livrer à sa miséricorde, purifier son cœur au contact du Cœur du Christ…

C’est se pacifier  et pacifier autour de soi, c’est être artisan de  paix dans notre monde, sel de la terre.

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans REP
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