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27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 11:14
Débuter l'Avent avec le prologue de l'évangile de Jean

Une nouvelle année liturgique...un commencement qui rejoint le commencement, l'origine.

 

AU COMMENCEMENT était la Parole, et la parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. C’est par elle que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. La parole était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Elle était dans le monde, et le monde était venu par elle à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Elle est venue chez elle, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, elle a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et la parole s’est faite chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. 

Jn 1. 1-18

1ère piste :

Au commencement…

Goûter le mot commencement.

Il y a dans ce mot un air de naissance donc un air d’espérance : du neuf peut surgir, peut toujours surgir.

Nous sommes au commencement de l’année liturgique,  tout recommence.

Qu’est-ce que je souhaite pour cette année ? Qu’est-ce qui commence et dont je me réjouis ?

En parler avec Dieu comme un ami parle à son ami

 

2ème piste :

Au commencement la Parole

M’étonner que l’Evangile de Jean commence par ces mots

Ce qui est au commencement, au principe des choses, à la raison des choses, c’est la Parole.

Et la Parole est Dieu. Dieu est Parole.

M’étonner car les humains, chacun, chacune de nous sommes des êtres de parole. Nous parlons !

Parler, c’est donc être de Dieu. Parler, c’est divin. Parler c’est participer à l’être même de Dieu.

Prendre conscience de cela : tout être humain donc moi aussi, quand je parle, je participe à l’être même de Dieu. Je suis en Dieu, de Dieu. Qu’est-ce que cela provoque en moi de découvrir cela ?

 

3ème piste :

En elle, la vie, la vie lumière, qui éclaire chaque Homme

Cette Parole est vie et lumière pour tous et toutes.

Cette Parole qui est Dieu est Parole de vie et de lumière.

Cette parole qui est Dieu est notre vie. Elle nous donne la vie, elle nous vivifie.

Sentir combien la Parole qui est Dieu irrigue notre vie dans toutes ses dimensions : intelligence, cœur, corps.

Sentir combien la Parole qui est Dieu est lumière de nos vies.

Est-ce que je peux nommer concrètement en quoi la Parole qui est Dieu vivifie et éclaire ma vie ?

 

4ème piste :

La Parole a pris chair

Nous sommes ici dans l’inouï du christianisme, dans la « révolution » religieuse du christianisme. Dieu de chair humaine. Dieu dans la singularité d’un visage. Dieu avec des yeux…nos yeux ; Dieu avec des mains…nos mains.

Dieu qui plante sa tente en nos vies : donc rien ne peut nous séparer de lui.

Qu’est-ce que cela ouvre en moi comme joie, comme confiance, comme assurance ?

 

 

5ème piste :

Dieu, personne ne l’a jamais vu mais le Fils unique, Dieu, l’a raconté

Dieu, ça se raconte ! Et c’est la Parole faite chair, Jésus, qui nous le raconte.

Dieu ne se dit pas par des discours mais par une vie, des gestes, des attitudes, des prises de position, des paroles qui ont été celles de Jésus.

Quel est le récit de l’Evangile qui pour moi « raconte » le mieux Dieu ?

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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 16:23
Méditer avec une peinture d’un récit évangélique.

Méditer ainsi sera peut-être un bon renouvellement dans votre manière de méditer.

Je vais d’abord donner un exemple avec cette peinture représentant Marie, Joseph et Jésus enfant revenant d’Egypte.

J’ai, en premier, regardé les attitudes des personnages de la scène. Et tout de suite des détails m’ont intriguée :

*Qu’est-ce que vient faire dans cette scène le personnage de gauche qui ouvre sa fenêtre avec un bon sourire ?

*quel est le sens de la position de la main de Joseph à droite du tableau ?

Il m’a fallu du temps pour comprendre ce geste car je n’avais pas vu qu’il y avait une porte et qu’il toquait à la porte avec sa main !

Etonnement ! L’artiste a représenté un élément qui n’est pas dans le texte évangélique. Et pourtant, il y a de forte chance que le couple de retour d’Egypte a dû demander plusieurs fois l’hospitalité au cours de son voyage. L’artiste n’a pas craint d’imaginer ce qui est fort probable.

Après cette lecture attentive de l’image, une question peut nous aider : Qu’est-ce que j’admire dans l’attitude des personnages ?

Pour moi, quand j’ai médité ainsi j’ai admiré deux attitudes :

*Joseph ose demander de l’aide, ose affronter d’éventuels refus et accueillir la nouveauté de la rencontre.

*l’homme qui ouvre sa fenêtre a dû ouvrir sa porte aussi vu son regard accueillant.

Je suis restée à admirer ces 2 attitudes, le temps de les laisser descendre en moi.

Et ensuite se rendre compte que si on admire quelque chose chez quelqu’un, c’est qu’on a déjà cette qualité en soit, en désir, en germe ou déjà très présente.

Alors, oui, sans fausse modestie, se réjouir de ces qualités qu’on a en soi…et se réjouir avec Dieu

Voici maintenant une sorte de guide pour que vous puissiez utilisez cette manière de méditer

1-Choisir une peinture d’une scène évangélique parce qu’elle vous attire (sur internet, dans un livre d’art, parmi des reproductions que vous avez…)

2-Prendre du temps pour regarder chacun des personnages de la scène

        Attitude du corps

        Position des mains et des pieds

        Expression du visage

        Couleurs utilisées

3-Chercher dans la Bible le texte que l’artiste a peint et le lire

4-Se demander : Qu’est-ce que l’artiste a voulu mettre en valeur dans sa manière de peindre cette scène ? Qu’est-ce qui n’est pas dans le texte ?

5-Dans l’attitude de l’un des personnages, y-a-t-il quelque chose que vous admirez ?

6-Prendre le temps d’admirer !

7-Si vous avez admiré une attitude particulière, c’est que cette qualité est en vous ! On admire ce avec quoi on est déjà en connivence !

8-Gouter cette qualité qui est en vous et réjouissez-vous

9-Réjouissez-vous avec Dieu !

 

(La photo de ce retour d’Egypte, je l’ai trouvée sur une carte postale avec les indications suivantes :

3603 D Ursula-Werkstätten E.Weinert, Köln.

Si quelqu’un peut m’en dire plus sur le ou la peintre, j’en serais heureuse ! Car j’aime beaucoup ce type de peinture)

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27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 12:24
Méditer…une manière parmi d’autres

Vous vous êtes posé la question : méditer…comment s’y prendre ?

Sans trouver de réponse ou vous avez essayé plusieurs manières sans vraiment de succès !

Voici une manière parmi d’autres qui peut-être sera la bonne pour vous en ce moment.

C’est simple !

Vous ouvrez un évangile, par exemple celui de Marc.

Vous le lisez en fixant votre attention sur Jésus

Ce qu’il fait

Ce qu’il dit

Ce qu’il est

Et vous vous posez les questions suivantes :

-Qu’est-ce qui me plait chez lui ?

-Qu’est-ce que j’admire chez lui ?

-Qu’est-ce qui fait que, vivant-e à son époque, je serais devenu-e disciple, sentant qu’en lui, ma vie serait enrichie de sa présence ?

Les réponses à ces questions ne viendront pas forcément tout de suite.

Cela demandera de descendre en soi-même.

Mais elles viendront peu à peu car tout en Jésus est source d’admiration comme par exemple, sa manière de rencontrer les gens à égalité avec eux, leur redonnant leur dignité, ses choix, ses refus, sa liberté etc.

Et cela vous amènera à une découverte heureuse sur vous-même.

En effet, si on admire quelque chose en quelqu’un, c’est qu’on reconnait que c’est une belle chose.

Cette belle chose est déjà en moi puisque je l’admire. En désir seulement peut-être ou en germe ou aussi en valeurs agissant déjà dans ma vie.

Prendre conscience de ce qui est admirable dans la vie de Jésus, me permettra de voir ce qui est admirable dans la mienne dans les gestes les plus quotidiens comme écouter, donner, partager, s’engager…vivre et aimer tout simplement.

 

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22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 14:14
S’ouvrir à la rencontre

Pour faire l’expérience d’une rencontre, d’une relation personnelle avec Dieu.

Au terme, pouvoir dire avec Job :

« je ne te connaissais que par ouï-dire mais maintenant mes yeux t’ont vu. »

C’est ce qu’on voit de manière éminente dans les Evangiles : une rencontre personnelle avec Jésus qui fait devenir disciple et marcher avec lui. On voit que cette rencontre change les gens : cela change leur rapport à leur corps, à leur vie, ils apprennent à écouter, à regarder leur vie, les autres autrement. Cette transformation se fait par un regard et une écoute.

Aujourd’hui, pour nous, cette rencontre se fait en méditant ces récits bibliques

Méditer c’est prendre du temps pour soi. Vous le valez bien dit la pub ! S’assoir, arrêter d’agir, s’extraire du regard des autres, respirer profondément, se détendre, goûter une solitude bénéfique.

Méditer, c’est rencontrer Dieu l’ami de nos vies, celui à qui on peut tout confier, qui est l’oreille attentive, en fait notre lieu de parole ; et se rendre compte que le fait de lui parler peut déjà changer notre perception.

Mettez toute votre attention à ce que vous entendez, à ce que vous voyez dans ces récits bibliques.

Surtout ne vous cassez pas la tête à réfléchir ! Aller à la méditation non pas comme à un rendez-vous mais parce que c’est un rendez-vous avec un ami qui va vous écouter et que vous allez regarder et écouter. Comme au coin d’un feu avec un ami qu’on aime et qui nous aime ; un ami avec qui on a plaisir à lui parler et le regarder et l’écouter.

C’est tout ! Mais c’est cela qui peut faire que peu à peu, on a une relation qui va grandir et qui peut nous transformer de l’intérieur.

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 11:27

A la paroisse St Thibaut de Marly le Roi, le samedi 14 mai, j’ai donné une conférence sur le thème : la prière, une ressource pour s’ouvrir aux autres. Elle a été filmée. Je peux donc vous partager la video. Cela dure 45 minutes.

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 15:07
Méditer l’évangile de Luc 4,1-13

Le désert où Jésus va n’est pas d’abord celui de la tentation. Il est d’abord le lieu de l’intimité avec Dieu. Pendant 40 jours, c’est le temps pour Jésus de se nourrir d’être Bien-Aimé, de s’emplir de cette révélation. 40 jours pour faire l’expérience intense de cet amour dont il est aimé. S’il fallait ne dire qu’une chose sur lui, on pourrait dire : Jésus, celui qui se savait aimé. C’était là toute sa vie, sa joie, et la force sa mission. Cela explique tout le reste de l’Evangile, ses rapports aux gens, son enseignement, ses guérisons.

Pourquoi ne mange-t-il rien pendant ces 40 jours ? Parce que l’amour dont il est aimé est nourrissant.

Alors pourquoi avoir faim au bout de 40 jour, ça veut dire quoi ? C’est symbolique de quoi ?

« Quand ils furent écoulés, il eut faim ». Une faim comme une faille où peut s’engouffrer le diviseur : faim d’autre chose que d’être aimé, faim de réputation, de richesse, de pouvoir. Quand le fait d’être aimé ne suffit plus.

Jésus a connu cette faille. Etonnant que les auteurs évangéliques aient écrit cela. Il eut faim d’autres choses que d’être aimé, que d’être le bien aimé.

Où a-t-il puisé la force de résister ? Pas autre part que de nouveau se nourrir de la Parole entendue : Tu es le Bien Aimé qui fait toute ma joie. C’est l’accueil de ce don qui l’a rendu libre, fort, lucide pour dire non aux illusions de faux bonheur.

L’expérience de Jésus est aussi la nôtre car tout ce qu’il a, tout ce qu’il est, il nous le donne.

Chaque jour, prendre du temps pour écouter cette parole : Tu es bien-aimé-e.

Être bien-aimé-e : le don est toujours là mais il faut qu’il soit accueilli.

La méditation quotidienne de l’évangile est le lieu pour accueillir d’être bien aimé-e.

Elle n’a pas d’autre raison que cela : chaque jour accueillir le don qui est toujours donné.

Se plonger là-dedans comme Jésus s’est plongé dans le Jourdain.

Se recevoir d’être aimé-e change tout et permet de tout vivre.

Se laisser aimer, c’est entendre le don : tu es bien aimé-e.

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 16:20
Méditer l’évangile de Luc : Lc 4,14-30

Après le baptême et les jours au désert, le premier acte public de Jésus est d’enseigner dans les synagogues. Pourquoi enseigner pourquoi dans les synagogues ? Quelle était cet enseignement ?

Au baptême il a entendu son identité profonde : Être le Bien-Aimé. Mais ce n’est pas un privilège, un monopole, c’est une mission : révéler à chacun, chacune qu’il est, qu’elle est bien-aimé. Et c’est cela qu’il enseigne dans les synagogues, et c’est un enseignement nouveau et une bonne nouvelle, un discours novateur hier et aujourd’hui. Il a été de synagogue en synagogue, pèlerin de l’amour pour dire son secret : « tous et toutes vous êtes bien aimé-es. »

Pour Jésus, être le Bien-Aimé c’est délivrer les captifs rendre la vue aux aveugles libérer les opprimés. De cela découlent des actions : annoncer, délivrer, libérer, ouvrir. Et tout l’Evangile, c’est la réalisation de ce discours à Nazareth. Sa force pour le faire c’est sa joie d’être bien-aimé dont il vit, dont il se nourrit. Il est le Bien- Aimé, ce qu’il donne, c’est ce qu’il est.

Dire à un opprimé, à un captif, à un pauvre qu’il est bien-aimé, c’est lui dire sa dignité, sa valeur, une estime de lui que personne ne peut lui enlever et qui peut lui donner la force pour lutter. Dire à toute personne qu’elle est bien-aimée, c’est dire qu’on ne peut pas l’humilier, la rabaisser, la violer, la vendre, l’opprimer.

Dire cela et faire cela sont les raisons de sa mort. C’est pour cela qu’il est mort. Car cela remet en cause les rapports humains d’inégalités.

Quel chemin pour nous ? Entendre comme Jésus, que nous sommes bien-aimé-es. L’entendre vraiment, recevoir cela, le goûter, en faire sa nourriture. Et ne rien dire d’autre que cela : vous êtes bien-aimé-e comme le Christ est Bien-Aimé : unique enseignement, unique crédo, unique bonne nouvelle. A dire en parole et en acte comme Jésus : « délivrer, libérer, ouvrir ».

 

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 12:22
Méditer l’évangile du 13ème dimanche du TO  Mc 5/21- 43

21 Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. 22 Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds

23 et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » 24 Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

 

25 Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… 26 elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré 27 cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. 28 Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » 29 À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 30 Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? 31 Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » 32 Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. 33 Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 34 Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

 

35 Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » 36 Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 37 Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. 38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. 39 Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » 40 Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. 41 Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. 43 Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

 

1ère piste

« Pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive »

Ce père a bien compris pour quoi Jésus est venu : « pour qu’ils aient la vie » Jn 10,10. Donner la vie, donner de la vie. Voici la mission de Jésus.

Mais qu’est-ce que donner la vie ?

Donner santé, nourriture, culture, parole, respect, estime, amour…

Si Jésus a tant attiré les foules « qui se rassemble autour de lui », c’est bien qu’il donnait d’une manière ou d’une autre, cela.

Faire mémoire des rencontres où chaque personne se sent accueillie, écoutée, respectée, estimée…par Jésus.

 

2ème piste:

Regarder cette femme dans la foule

Elle est comme en prison. En effet elle ne peut plus avoir aucun contact social. Sa maladie est considérée comme une impureté qui rend impur tout et tous ceux qu’elle touche. (Lv 15/9) Au regard de cette loi religieuse, elle a donc rendu impurs tous les gens qu’elle a touché dans la foule et Jésus lui-même ! C’est une transgression majeure qui nous explique la stratégie d’anonymat de cette femme.

Comment se fait-il qu’elle arrive à transgresser cette loi en touchant le vêtement de Jésus ? Sûrement par ce qu’elle a déjà pu être rejointe par l’Evangile de liberté que Jésus prêche et qui lui donne l’audace de ce geste.

Sentir tout le poids d’exclusion que véhicule ce type de lois religieuses.

Regarder cette audace. M’en imprégner. Goûter cette présence de Jésus qui fait qu’avec lui, des prisons, des exclusions, peuvent voler en éclat. Toucher le manteau de Jésus. Pour moi concrètement, cela peut prendre quelle forme ? Quelle expérience ai-je dans ma vie de cet Evangile de liberté ?

 

3ème piste

« Qui m’a touché ? »

Se demander pourquoi veut-il savoir qui l’a touché ?

Il sait qu’il a guéri quelqu’un, cela ne lui suffit-il pas ? Que veut-il de plus ? Sûrement une rencontre personnelle. Car nous le savons, il est plus qu’un « guérisseur », il est sauveur. Le salut qu’il donne, c’est d’abord lui-même, c’est le cadeau d’une rencontre, d’une attention à l’autre, d’une question qui suscite une réponse, d’un dialogue qui s’installe.

Sentir le regard d’amitié qu’il porte à cette femme, regard d’admiration pour l’audace qu’elle a eu.

Sentir le même regard aussi sur moi. Me laisser regarder par le Christ. Et comme cette femme, lui dire « toute la vérité », c’est à dire lui confier le plus profonde de moi, ce qui m’habite, joie, souci, désir, souffrance, bonheur, projet …

 

4ème piste

Comprendre l’enjeu qu’il y a à faire connaitre cette guérison

Rendre public aux yeux de tous cette guérison a des conséquences de salut pour elle et pour cette foule. Jésus ne se considère pas comme impur d’avoir été touché par elle et donc de fait, déclare caduque cette loi d’impureté qui excluait les femmes qui en étaient atteintes.

Me laisser rejoindre par la liberté de Jésus qui ose braver ces lois excluantes

 

5ème piste

Entendre Jésus l’appeler : « ma fille »

L’appeler « Ma fille » n’est pas anodin. Dans un cas semblable de situation d’exclusion, à Zachée le publicain, Jésus dira : « N’est-il pas lui aussi fils d’Abraham ? » Lc 19/9. Les paroles qu’il lui adresse, lui rende sa dignité, la valorise au sujet de sa foi, la réintroduit dans l’espace social, lui fait cadeau de la paix.

Sentir toute la détermination qu’à Jésus pour libérer celles et ceux qu’il rencontre.

Laissez descendre au plus profond de soi ces paroles.

Entendre ces paroles pour nous aussi. Nous sommes fille, fils du Christ, il nous donne sa paix, il nous guéri.

Nous laisser étonner : c’est bien le Christ qui a guéri et pourtant il lui dit que c’est sa foi qui l’a sauvée ! Oui la foi comme puissance de vie éveillée, réveillée par la liberté du Christ.

Quels sont mes étonnements concernant le Christ qui sont source de mon attachement à lui ?

 

« Jésus a donné à cette femme le désir et la force de briser les chaînes du destin qui entravait sa liberté…la clarté libératrice de son enseignement a exorcisé sa peur. Il lui a rendu possible un avenir différent et lui a rendu la parole à elle qui en était dépossédé » (Joseph Moingt)

Voici la force libératrice de l’Evangile.

 

6ème piste

Entendre la parole de Jésus au père le la fillette : « Crois seulement »

C’est la présence de Jésus et la foi humaine qui font des miracles. Pas l’un sans l’autre. Et même Jésus donnera comme raison du miracle la seule foi humaine : ta foi t’a sauvée.

Entendre cette parole pour moi…sur quel aspect de ma vie ?

 

7ème piste

Il touche le corps mort de la fillette en lui prenant la main.

Lui aussi transgresse l’interdiction religieuse de toucher un cadavre. Quand il touche quelqu’un c’est pour lui communiquer sa puissance de vie et de bonheur.

Me laisser toucher par Jésus.

Le laisser me rejoindre.

Le laisser me communiquer sa puissance de vie.

 

8ème piste

Talitha koum

Dresse-toi. C’est le mot même pour dire la résurrection. C’est ce que fera Jésus lors de sa victoire sur la mort : il se dressera.

Dresse-toi est un appel de Jésus pour chacun-e de nous. Il nous appelle à la vie, à plus de vie : nous lever de nos morts, nous arracher à ce qui nous enferme.

Quelles sont nos morts auxquelles Jésus veut nous arracher ?

 

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 16:40

Prier avec une chanson de Kaddour Hadadj :

Dis-leur que l’on s’aime

1-Ecouter et voir une première fois cette video :

https://www.youtube.com/watch?v=aSSU6yLsnWU

2-Sentir comment cette chanson vous touche : la voix, la musique, les paroles, le film.

3-Lire les paroles.

Oh mais dis-leur que l'on s'aime. Dis-leur que ça nous fait du bien
En quoi cela serait-il un problème. Nous nous tenons par la main
Oh mais dis-leur que l'on sème. Dis-leur que ça nous fait du bien
Non nous ne sommes pas un problème. Nous sommes le monde de demain

Dis-leur que c'est ainsi que naissent les colombes.

Dis-leur que c'est ici que commence le nouveau monde.

Dis leur nos cœurs qui s'ouvrent quand le monde s'isole
Dis-leur qu'on se retrouve émancipés des camisoles
Dis-leurs nos corps qui vibrent nos notes de musique
Dis-leur que nous sommes libres à chaque pas de danse sur la place publique
R/
Dis-leur qu'on est uni-es. Dis-leur qu'on est ensemble.

Dis-leur qu'on est en vie sur cette Terre qui nous ressemble
Dis-leur que l'on avance que c'est inexorable
Croisant nos différences suivant l'inaccessible étoile
 Dis-leur que l'on invente un autre chant des possibles
Comme ces oiseaux qui chantent au petit matin d'un grand soir, heureux et indociles
R/
Dis-leur que c'est ainsi que naissent les colombes
Dis-leur que c'est ici que commence le nouveau monde
Dis leur nos cœurs qui s'ouvrent quand le monde s'isole
Dis-leur qu'on se retrouve émancipés des camisoles
Dis-leurs nos corps qui vibrent nos notes de musique
Dis-leur que nous sommes libres à chaque pas de danse sur la place publique
R/

Lesquelles me touchent le plus ?

4-A nouveau écouter et voir cette video :

https://www.youtube.com/watch?v=aSSU6yLsnWU

Et me laisser rejoindre par la force de vie et de liberté de cette chanson

5- Ouvrir le Nouveau Testament :

Jn 13,34-35 ; 15,12 et 17 ; 1 Jn 3,11 ; 1Jn 4,7 et 11-12

6-Parler à Jésus à partir de cette chanson et des textes de St Jean.

 

Chanteur, écrivain, poète… et même auteur de BD ! (Dounia – 2019, éditions Riveneuve), cela fait maintenant quinze ans que HK (Kaddour Hadadi)  le raconteur d’histoires, nous embarque à chacune de ses créations dans un univers de résistance musicale, poétique et dansante, rêveuse et entraînante, combative autant que fraternelle.

https://hk-officiel.com/

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 12:00
Année 2021 avec l'évangile de Marc 5,21-24 et 35-43

Mc 5/21-24 et 35-43

21 Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. 22 Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds

23 et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » 24 Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

35 Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » 36 Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 37 Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. 38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.

39 Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »

40 Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. 41 Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »

42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. 43 Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

1ère piste

« Pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive »

Ce père a bien compris pour quoi Jésus est venu : « pour qu’ils aient la vie » Jn 10,10. Donner la vie, donner de la vie. Voici la mission de Jésus.

Mais qu’est-ce que donner la vie ?

Donner santé, nourriture, culture, parole, respect, estime, amour…

Si Jésus a tant attiré les foules « qui se rassemble autour de lui », c’est bien qu’il donnait d’une manière ou d’une autre, cela. Pensons à toutes ces rencontres où chaque personne se sent accueillie, écoutée, respectée, estimée…

Nos contemporains, viendront nombreux, à lui, si c’est cela dont ils peuvent faire l’expérience : plus de vie, de vie qui a du sens.

2ème piste

Crois seulement

Dit Jésus au père de la fillette.

C’est la présence de Jésus et la foi humaine qui font des miracles. Pas l’un sans l’autre. Et même Jésus donnera comme raison du miracle la seule foi humaine : ta foi t’a sauvée.

3ème piste

Il touche le corps mort de la fillette en lui prenant la main.

Lui aussi transgresse l’interdiction religieuse de toucher un cadavre. Quand il touche quelqu’un c’est pour lui communiquer sa puissance de vie et de bonheur.

Me laisser toucher par Jésus.

Le laisser me rejoindre.

Le laisser me communiquer sa puissance de vie.

4ème piste

Talitha koum

Dresse-toi. C’est le mot même pour dire la résurrection. C’est ce que fera Jésus lors de sa victoire sur la mort : il se dressera.

Dresse-toi est un appel de Jésus pour chacun-e de nous. Il nous appelle à la vie, à plus de vie : nous lever de nos morts, nous arracher à ce qui nous enferme.

Quelles sont nos morts auxquelles Jésus veut nous arracher ?

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