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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 14:39
Année 2021...avec l'évangile de Marc: 1,12-13

Mc 1,12-13

12 Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert

13 et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Matthieu et Luc racontent la scène des tentations au désert de manière plus développée.

Marc, lui est très sobre et va à l’essentiel.

1ère piste :

Il est poussé par l’Esprit au désert.

Il pourrait tout de suite commencer Sa vie publique. Eh bien non, il y a ce passage par l’épreuve.  Pour nous, c’est très important de contempler cela. Cela veut dire qu’Il a vécu des combats. Qu’Il a été victorieux de ces combats, et que nous sommes bénéficiaires de Sa victoire. Il a vaincu pour nous.

M’imprégner de cette victoire.

2ème piste :

Il y demeure 40 jours.

Le peuple d’Israël avait vécu 40 ans dans le désert après la sortie d’Egypte, il avait succombé à la tentation. Lui, Jésus, est le nouvel Israël qui ne tombera pas. Quel est le secret de la fidélité du Christ ? Pourquoi Lui ne tombe-t-Il pas ? Parce qu’Il Se sait fils bien aimé du Père et sait que Son Père Lui a tout donné. Cela nous dit que c’est dans la mesure où nous croirons que le Père est Celui qui nous a tout donné que nous pourrons grandir en fidélité.

Restons à regarder ce Don de Dieu. Un don donné et non à mériter. Un don et pas un prêt. Gratuit sans condition de réciprocité. Donné...c'est donné.

 

3ème piste :

40 jours comme 40 ans…toute une vie.

La vie que Jésus a devant lui est un combat contre les forces du mal qui détruisent l’humain et la nature. Il va lutter contre tout ce qui déshumanise. Il va s’opposer à la violence, à la puissance qui écrase, à l’exclusion, à l’argent-roi…c’est cela Satan. Il fera ce combat envoyé par le Père, soutenu par l’Esprit. Jusqu'au don de sa vie.

Et moi, quels sont mes combats pour que l’Esprit de Jésus soit le plus fort en moi ?

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 23:17
Année 2021...avec l'évangile de Marc: 1,9-11

Mc 1,9-11

09 En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.

10 Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.

11 Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

1ère piste :

De Nazareth au Jourdain.

Regarder le chemin qu’a pris Jésus de Nazareth au Jourdain. Il a quitté sa ville, ses ami-es, ses voisins, Marie et Joseph. Qu’est-ce qui l’a mis en marche ? C’était l’heure du choix dans sa vie.

Faire mémoire des grands choix de ma vie.

Quel est le choix d’aujourd’hui ?

Celui qui peut orienter ou réorienter ma vie

2ème piste

Il est baptisé par Jean.

Regarder Jésus dans la foule. Il attend son tour comme les autres. Il est en humble place du baptême au lavement des pieds. Un parmi d’autres sans prérogatives ni privilège. Pourquoi cette décision d’être baptisé par Jean ? Ce baptême est signe de son incarnation : une plongée dans notre humanité. Ce baptême préfigure sa mort et sa résurrection : enseveli dans l’eau pour remonter de la mort.

Cela change-t-il l’image que j’ai de Dieu ?

3ème piste

Regarder celui qui vient.

Il vient de Galilée, un pays qui n’était pas bien considéré, un pays mêlé. Il vient comme les autres, parmi les autres. « Se faire baptiser, par Jean, dans le Jourdain » : pour la foule et Jésus, les termes sont semblables. Pourtant le texte note une différence étonnante :  pour la foule on ajoute : en confessant leurs péchés.

Pour Jésus, le texte ne le dit pas. Etonnant : il n’aurait pas de péchés à confesser celui qui vient pourtant de ce pays qu’on dit mal famés ! Qui est celui-là ? Bien sûr, nous connaissons la suite, nous savons qui est celui qui vient mais il peut être bon dans notre prière de désirer mieux le connaître pour l’aimer davantage.

« Demander une connaissance intérieure du Christ qui pour moi s’est homme afin de l’aimer davantage. » C’est une des demandes que propose Ignace dans les Exercices.

4ème piste

Entendre la réponse à la question. Elle est dans cette voie qui dit : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as tout mon amour ». Nous comprenons pourquoi il n’a pas de péché à confesser : il est tel que le ciel peut s’ouvrir pour lui et que Dieu peut vraiment lui dire : tu es mon Fils. Il peut voir ce que les autres ne voit pas, entendre ce que les autres n’entendent pas. Nous avons là la vraie différence avec Jean-Baptiste : Avec Jésus, ce n’est pas ce qu’il fait qui est important, ce n’est pas le renoncement, l’austérité mais ce qu’il est : le Fils du Père. Laissons-nous étonner et encore plus étonner en prenant conscience que le Christ nous a fait cohéritiers avec lui, il est l’aîné d’une multitude de sœurs et de frères. Entendons pour nous aussi : « tu ma fille, mon fils, tu as tout mon amour »

5ème piste

Ce pourrait être prendre davantage conscient du don qui nous est fait. Dieu nous fait un don absolument au-delà de ce que nous pouvions imaginer. Un don purement gratuit, une Epiphanie sans raison, sans cause.

Jésus est venu pour un baptême dans l’Esprit Saint, c’est à dire une générosité absolue de Dieu.

Rien ne peut nous rendre apte à la réception de ce don. C’est un appel à ne pas en rester au baptême de Jean qui est celui de nos efforts.  Il s’agit plutôt de nous ouvrir à une grâce, un don sans mesure, ce que nous ne pouvons pas nous donner à nous-même. C’est de l’ordre d’un laisser faire Dieu, se laisser éduquer par l’Esprit Saint.

6ème piste :

L’Esprit Saint, la voix du Père, Jésus

Jésus voit l’Esprit et il entend la parole d’amour du Père. Ce baptême est manifestation trinitaire.

Parole d’amour faite chair, et c’est Jésus ; Volonté d’amour, et c’est le Père ; Acte d’amour, et c’est l’Esprit. Volonté, Parole et Acte d’amour, Trinité pour nous, vers nous. Il nous est dit aussi à chacun-e de nous : Tu mon fils, ma fille, l’aimé-e, en toi je me plais.

Qu’est-ce que cela suscite en moi ?

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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 16:17
Année 2021…avec l’évangile de Marc : Mc 1,4-8

04 Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. 05 Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. 06 Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. 07 Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. 08 Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

1ère piste :

Le lieu de Jean.

Il est dans un désert où coule un fleuve. Pourquoi ce choix de Jean ?

Le désert, un lieu où l’on peut mourir et le fleuve est un lieu de vie.

Un lieu de passage de la mort à la vie.

Quels sont mes déserts ? Quels sont mes fleuves ? Quels sont mes passages pour passer à la vie ?

2ème piste :

La sobriété de Jean.

Regarder son vêtement, son alimentation. Pourquoi ce choix ? Il est en cohérence avec ce qu’il dit.

Quelle sorte de sobriété je mets dans ma vie pour plus de cohérence avec ce que je crois et ce que je dis ?

3ème piste :

La solitude de Jean.

Regarder l’union à Dieu que cela suppose.

Admirer la vie d’adoration que Jean a dû vivre, désirer aussi cela pour soi, non pas pour devenir à notre tour ermite, mais pour désirer davantage une vie d’intimité avec Dieu.

Ensuite, se demander: dans ma vie, quels lieux, quels temps, je me donne pour que l’intimité avec Dieu soit plus grande ?

4ème piste

« Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem. »

Puis le regarder entourer de toute cette foule qui vient de partout Ceci pour mesurer combien une vie d’intimité avec Dieu peut être féconde et combien elle peut attirer. Cette fécondité sera visible ou invisible mais elle est. Le temps « perdu » pour Dieu seul est un temps gagné pour la vie du monde.

Me réjouir de cette fécondité.

5ème piste :

« Il est plus fort que moi, il vous baptisera dans l’Esprit saint ».

Regard d’admiration. Regard de contemplation qui sait voir dans l’humilité de Jésus, celui qui vient de Dieu et qui est Dieu. Celui qui donne l’Esprit, celui ne cesse de donner l’Esprit de toujours à toujours, en tout lieu en tout temps.

Entrer dans ce regard de Jean sur Jésus.

6ème piste

« Celui-là baptisera dans l’Esprit Saint. »

S’étonner qu’un homme de la carrure spirituelle de Jean s’efface devant un autre. Jean pressent que celui qui vient est infiniment plus grand que lui. Cet Esprit fera mieux que la purification des péchés.

Oui se laisser étonner car ainsi nous pouvons mieux entrer dans la nouveauté spirituelle que nous apporte le Christ. Quelle est-elle pour moi ?

7ème piste :

Un baptême de conversion.

Entendre l’appel à être plongé dans l’eau. Ici c’est l’eau qui peut faire mourir. S’enfoncer dans l’eau, c’est accepter que meurt ce qui m’empêche de vivre mieux pour naître à la vie.

Naître à la vie, c’est cela se convertir. C’est donc quelque chose de désirable : renoncer à ce qui gâche ma vie et m’ouvrir à ce qui la fait réussir davantage.

Quel appel pour moi ?

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 15:48
Bonne année 2021…en méditant l’évangile de Marc.

Chaque vendredi vous pourrez visiter mon blog pour trouver des pistes de méditation en suivant l’évangile de Marc.  

Et mieux, si vous vous abonnez, vous les recevrez directement sur votre boite mail !

L’évangile, une nourriture pour la foi, une présence pour notre vie.

A consommer sans modération, seul-e ou en petite communauté de proximité.

Mc 1.1-3

01 COMMENCEMENT DE L’ÉVANGILE de Jésus, Christ, Fils de Dieu.

02 Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin.

03 Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.

1ère piste

Ce pourrait être de contempler un mot car la prière peut être aussi cela : rester sur un mot pour le laisser résonner :

ici le mot « Commencement ».

Il évoque une possibilité de quelque chose d’autre, d’une nouveauté possible.

Au début de cette année 2021, sonder votre cœur :

A quelle nouveauté j’aspire ?

A quel commencement ?

2ème piste

S’arrêter aussi au 2ème mot de l’Evangile de Marc :

« Bonne nouvelle de Jésus ».

Que de trésors dans ces 3 mots !

Bonté ; Nouveauté ; Jésus.

C’est bon, c’est nouveau et c’est Jésus.

Jésus est une bonne nouvelle.

C’est lui la « nouvelle », la nouveauté, l’irruption de la bonté à l’état pur.

Bonne nouvelle qui n’est pas un livre, une doctrine, des choses à croire mais Evangile, bonne nouvelle qui est quelqu’un : Jésus.

Vous pouvez vous posez ces questions :

En quoi Jésus le Christ est une bonne nouvelle

pour notre monde,

pour nous,

pour moi ?

Quel a été son travail de bonté en moi ?

En quoi apporte-t-il du radicalement neuf ?

3ème piste

Le début de l’Evangile de Marc se passe au désert.

Désert de la prédication du Baptiste.

Le désert c’est « la terre aride altérée sans eau » dont nous parle le Ps 62/2 mais cela peut être aussi cet espace privilégié de la rencontre avec Dieu car lieu de pauvreté, lieu de l’attente de celui qui seul peut étancher notre soif.

D’une certaine manière pour notre vie spirituelle, il faut toujours commencer au désert : désert du silence pour prier, désert d’un désir pour pouvoir recevoir.

Présenter à Dieu votre désir, votre soif, votre pauvreté, votre demande.

4ème piste

« Préparez »

C’est la vocation de Jean le baptiste.

Et c’est la nôtre aussi.

Nous étonner : pourquoi Jésus a-t-il besoin que nous lui préparions le chemin ?

Préparer…Comme on prépare une table.

Mais ce sera quelqu’un d’autre qui apportera l’essentiel, c'est-à-dire la nourriture du repas.

Préparer, c’est d’abord son propre cœur. Car Dieu est impuissant devant un cœur fermé.

Préparer, c’est s’ouvrir, désirer, ouvrir les mains, les avoir vides pour accueillir.

Préparer, c’est la part active qui nous revient. Mais c’est Dieu qui donnera.

Que puis-je préparer en moi pour l’accueillir ?

 

Pour terminer, ou tout au long de ce temps de méditation, parler à Jésus comme un ami parle à son ami.

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 12:45
« Lève-toi, prends avec toi l’Enfant… » Commenté par Sylvie Germain

« Parmi les forces agissant en ce monde, il y a en a aussi d'obscures, de nuisibles celles qui, précisément, cherchent à briser les liens, à effacer les signes, à verrouiller toutes portes ouvrant sur l'infini, à confisquer l'éclat de l'étoile pour lui substituer des luminaires de pacotille.

Et, aussitôt né, l'Enfant est menacé…

Joseph, l'homme qui se tient en sentinelle sur le seuil de la porte entend en songe cet avertissement : « Lève-toi, prends avec toi l'Enfant et sa mère, et fuis… » (Mt 2,13)

Alors il se lève, prend sa femme et le nouveau-né, les conduits à l'abri.

« Lève-toi, prends avec toi l’Enfant… » : ces mots murmurés à l'oreille du cœur se répercutent à travers les siècles et interpellent.

Il est en effet demandé à chacun, la nuit de la Nativité, de prendre le relais de Joseph.

La foi est en enfance perpétuelle, jamais elle ne peut se déclarer accomplie, achevée, sûre de sa force et de son endurance ; Elle requiert sans cesse vigilance et travail, exige que l'on écarte d’elle les dangers qui de partout la menacent »

Sylvie Germain « Songes du temps » - DDB

 

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 17:42
Je veux voir Dieu…c’est possible et c’est simple !

Titre un peu provocateur…mais vous jugerez sur pièce !

Pour cela, un témoignage personnel.

Il  y a deux semaines, un mercredi était un jour émouvant pour moi : après une longue attente ma sœur allait enfin pouvoir entrer dans un EHPAD. Je l’attendais dans le hall et elle est arrivée en ambulance venant de l’hôpital où elle avait été hospitalisée.

A partir de ce moment j’ai vécu une journée de contemplation de Dieu.

J’ai vu Dieu dans la beauté des lieux de cet EHPAD, le fait qu’un tel établissement existe, ce qu’il a fallu de travail pour le construire et de volonté pour le réaliser.

J’ai vu Dieu dans la gentillesse des brancardiers, leur attention à ma sœur.

J’ai vu Dieu dans l’accueil chaleureux de tout le personnel qui s’est succédé au long de la journée pour se présenter à elle : la chargée d’admission, l’infirmière, la lingère, la médecin.

J’ai vu Dieu dans le repas qu’on m’a offert pour déjeuner avec elle et le café servi dans le couloir pendant que la médecin s’entretenait avec elle.

J’ai vu Dieu dans la belle relation que j’ai eu avec ma sœur, à la fois heureuse et triste de devoir quitter son logement.

J’ai vu Dieu…parce que Dieu est source de toute bonté, beauté, vérité, amour…en nous et dans les choses.

Et j’ai pu expérimenté ce que Ste Thérèse Couderc ( 1805-1885) a elle-même vécu et dont elle a rendu compte dans le texte suivant :

"Bonté infinie, bonté incréée source de toutes les bontés ! et sans laquelle il n’y aurait aucune bonté ni dans les hommes, ni dans les autres créatures…

Je vis écrit comme en lettres d’or ce mot Bonté que je répétais depuis longtemps avec une indicible douceur. Je le vis, dis-je, écrit sur toutes les créatures animées et inanimées, raisonnables ou non, toutes portaient ce nom de bonté, je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu. 

Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon et tous les services et les secours que nous recevons de chacune d’elles est un bienfait que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de sa bonté infinie, afin que nous la rencontrions en tout et partout."

Je veux voir Dieu…un changement de regard !

Une video pour s’entrainer à ce changement de regard : https://www.youtube.com/watch?v=a8GNj5Qp1n0

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 18:49

Les paroles de ce chant s’inspirent d’un livre de la Bible : le Cantique des Cantiques.

Ce livre biblique a toujours eu deux lectures qui sont belles et légitimes toutes les deux : un chant d’amour entre deux personnes humaines ou un chant d’amour entre Dieu et son peuple.

Par contre, ce qui est nouveau aujourd’hui en théologie chrétienne, c’est de questionner l’assimilation du Bien Aimé à Dieu et l’assimilation de la Bien-Aimée à notre humanité.

Le voici, Il se tient…Car on pourrait aussi dire : La voici Elle se tient…

Car Dieu n’est ni masculin, ni féminin.

Mais l’essentiel est de se laisser aimer et ce chant nous y invite.

La musique est de Tanguy Dionis du Séjour

et l’enregistrement de Dei Amoris Cantores

 

Voici quelques pistes pour prier :

 

1-J’écoute ce chant plusieurs fois :

 

https://www.dailymotion.com/video/x3ivzxi

 

Et je prends peu à peu conscience ce que cela provoque en moi, comment cela me touche : les voix, la musique, les paroles

 

2-Je lis à haute voix les paroles

Je m’arrête là où j’ai du goût, je me laisse rejoindre par telle ou telle parole

 

Le voici, il se tient.

Derrière la fenêtre il regarde.
Me fait entrer dans la maison du vin.
Sa bannière sur moi, c’est l’amour.
Car l’hiver est passé,

lL pluie déjà s’en est allée.
Les grenadiers et les vignes en fleurs

Exhalent leurs parfums

 

Le voici, bondissant.
Sur les hautes montagnes il se tient.
Mon bien-aimé me parle et me dit :
ne crains pas mon ami et viens !
C’est sa voix qui m’appelle :
« Ouvre-moi car la nuit s’est enfuie
La saison des chants est arrivée,
au jardin de la vie ».

 

Dans la nuit, j'ai cherché

Celui que mon cœur a choisi

Je l'ai saisi et ne l'ai pas lâché

Je sais que mon bonheur c'est lui

Dans les lieux escarpés

Toujours du regard il me suit

Il est pour moi une branche d'Henné

Des vignes d'Enguédi

 

Le voici, bondissant

Sur les hautes montagnes, il se tient

Mon bien-aimé me parle et me dit

Ne crains pas mon ami et viens

C'est sa voix qui m’appelle

Ouvre-moi car la nuit s'est enfuie

La saison des chants est arrivée,

Au jardin de la vie

 

Dans la nuit je dormais

Mais mon cœur était réveillé

C'est la voix du bien-aimé qui heurte

Du désert mon âme trésaille

À mon ombre, regarde

Les sources coulant du Liban

Dans ce jardin de myrrhe et de safran

Céleste Jérusalem

 

Le voici, bondissant

Sur les hautes montagnes, il se tient

Mon bien-aimé me parle et me dit

Ne crains pas mon ami et viens

C'est sa voix qui m’appelle

Ouvre-moi car la nuit s'est enfuie

La saison des chants est arrivée,

Au jardin de la vie

 

3-Le voici, il se tient

Rester avec ces premiers mots : Dieu comme une présence toujours offerte. Il suffit de lui ouvrir la porte.

 

4-Pour finir

Je parle à Dieu comme un ami parle à son ami. Je lui partage mes découvertes, mes sentiments, tout ce que ce chant a suscité en moi, a éveillé en moi.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 15:33
Libre conversation avec Jésus dans l’Evangile de Marc chapitre 4

Tes paraboles, Jésus, sont une trace de ce que tu enseignais et la manière dont tu le faisais : en racontant des histoires. C’est curieux…et ne semble pas sérieux !

Pourquoi faisais-tu cela ? Qui est le semeur ? Que représente les grains semés, les terrains, la lampe… ? Des énigmes ?   

Non, plutôt des histoires sujettes à interprétation.

Ce n’est pas donné d’emblée, cela demande le travail de la pensée.

Voilà il me semble la raison pour laquelle ton enseignement, tu le donnes sous forme de parabole :

tu désires que nous soyons des chercheur-euses, que nous cherchions au fond de nous-même ce que tes histoires nous révèlent, de toi, de nous, de notre monde.

Pas un kit, pas un discours formaté, pas un prêt à porter mais un travail de la pensée et du cœur.

C’est pourquoi, c’est dommage que ta première communauté chrétienne ait cru bon de donner une explication de la parabole du semeur ! Ou alors prenons-là comme une interprétation parmi d’autre, un exemple d’interprétation pour nous autoriser à en avoir d’autres ! Et non comme un discours qui ferme à toute autre recherche.

 

Voici une interprétation…parmi d’autres:

Je te vois comme un semeur, tu nous dis que tu l’es. Tu es donateur et les grains sont le don que tu nous fais pour nous dire que tout est grâce.

Tu sors pour semer et je vois cela comme la sortie qu’est ton incarnation. C’est aussi l’éternelle sortie de Dieu-e Car Dieu-e est éternellement "sortie", diffusif-ve de soi puisqu’il-elle est Amour.

Tu sors pour donner, pour se donner. Car le grain c’est toi-même. Ce grain tombé en terre, c’est aussi ta mort sur la croix à la fécondité inouï.

 

Comment on te reçoit ? A la mesure d’une écoute car toutes ces paraboles parlent d’écoute.

On t’écoute sur le bord du chemin…à la périphérie de nous-même ?

On t’écoute sur le terrain rocheux…avec ce qui en nous s’est durcis ?

On t’écoute sur des épines…avec ce qui étouffe notre vrai désir ?

On t’écoute sur la bonne terre…avec le meilleur de nous-même.

Tu sème sans te lasser. Tu te donnes à nous sur tous nos chemins sur nos roches, nos épines, nos bonnes terres, sans te lasser.

 

Ces terrains ne sont pas des catégories de personnes mais nous-même dans la diversité de nos écoutes.

Il s’agit donc d’abord de repérer ces oiseaux voleurs, ce soleil bruleur, ces épines étouffantes, (qui sont-ils? Différents pour chacun-e d’entre nous) ; ensuite de devenir vigilants pour ne pas nous laisser piéger par les oiseaux qui mangent, le soleil qui brule, les épines qui étouffent ; et enfin les arrêter pour ne pas les laisser gâcher notre vie.

Là je deviens bonne terre qui écoute et donne des fruits de vie pour moi et pour les autres, un fruit qui monte, qui grossit et produit un pour 30, un pour 60, un pour 100 !

 

 

 

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 15:28
Libre conversation avec Jésus dans l'Evangile de Marc chapitre 3

Marc 3

Jésus, avec cette question du sabbat, tu dévoiles deux chemins :

celui d’une pratique identitaire religieuse, et c’est le chemin des scribes et des pharisiens

ou

un chemin de vie, le lieu même pour libérer la vie.

Ici c’est toi qui provoques le conflit, tu sais qu’on va t’accuser et cela ne te fait pas reculer car pour toi l’humain est le centre de tes décisions, l’important, c’est la personne que tu as devant toi : l’humain au centre est plus fort que toute obligation religieuse, car la seule obligation qui vaille, c’est l’obligation de sauver la vie.

Cet homme ne t’avait rien demandé. Pourquoi le guéris-tu ? Il me semble que la réponse est que tu veux « faire du bien ». Tu lui as fait cela comme un cadeau. Les cadeaux, ce sont des surprises. Quelle surprise pour cet homme : sa main guérie.

Une main paralysée est une métaphore de l’inaction, on dit bien « ne fait rien de ces 10 doigts. »

Cet homme est mis debout par toi, tu le sors de l’anonymat, tu lui redonnes la possibilité d’agir.

Ta seule raison d’être et d’agir c’est de faire du bien.

Comment le fais-tu ? En ne faisant rien ! C’est l’action de cet homme qui l’a guéri : il a écouté ta parole et il a étendu la main, et c’est cela qui l’a guéri. Ce qui guéri c’est de t’écouter et de croire ce que nous dit.

Chapitre 3 verset 6, ton sort est déjà scellé : « les pharisiens sortirent et aussitôt, ils se consultèrent avec les hérodiens sur les moyens de le faire périr ».

Tout cela parce que ton chemin à toi, c’est de faire du bien et de mettre l‘humain au centre.

Je regarde ce petit livre entre mes mains : le trésor du monde.

Tu sais que tu mets ta vie en danger et tu ne recules pas. Tu essaies de faire réfléchir tes adversaires mais le silence te répond.

Ce qui favorise la vie, voici ton seul objectif, ta seule priorité.

Le soin du corps, tu es thérapeute.

Tu es là, je suis avec toi, je te suis, je regarde ce que tu fais, je m’emplie les yeux et les oreilles.

Je t’interroge : on veut te tuer. Comment as-tu vécu cela ?

Tu guéris, tu libères et on veut te tuer.

Tu fais du bien, tu fais vivre et on veut te tuer.

En fait ce que tu dis et fait dans cette synagogue, c’est le sens de ta vie. Cette guérison est la métaphore du sens de ta vie.

Que serai-je sans cet Evangile ? Tu es vital pour moi.

Comment as-tu vécu ce rejet ? cette haine au point qu’on veut te tuer ?

Pourquoi d’autres viennent à toi ? Le texte nous dit : « apprenant tout ce qu’il faisait »

Ton « faire », c’est pourquoi on vient à toi

Mais tu appelles aussi des gens, pour les avoir avec toi, pour être tes compagnons, pour être avec toi.

Pourquoi cet appel ?

Avoir des amis ? Partager ta mission ?

« Envoyer prêcher avec pouvoir de chasser les démons »

Qu’est-ce qu’un démon ? Ce qui divise les cœurs, ce qui détruit amoindrit l’humain en nous, les forces du mal.

Tu chasses ce qui déshumanise pour mettre l’humain au centre de toute action.

Tu as de la famille et elle pense que tu as perdu le sens. Nul n’est prophète en son pays. Et plus loin des frères qui le réclament. On sent une rupture de communication, tu es un scandale pour ta famille.

Certains t’accueillent et se retrouvent avec toi « à la maison » et ta famille te traite de fous

Comment as-tu vécu cela ?

Tu fondes une communauté d’égaux, de sœurs et de frères. Tu es toi-même LE Frère, et non pas le père ou la mère.

Frères et sœurs dans les relations humaines c’est ce qui est le moins entachés de hiérarchie et le plus déliés de toute dette.

C’est peut-être cela qui fonde et explique le célibat de Jésus. Pas un mépris de la sexualité mais le choix unique de la fraternité et de la sororité. Ce qui est premier, c’est d’être frère universel.

Choix de cette unique relation humaine.

Tu n’es QUE Frère pour signifier à toutes et tous que la fraternité, la sororité est première pour tous et toutes.

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 15:56
Libre conversation avec Jésus avec l’Evangile de Marc chapitre 2 : l’Humain au centre.

Voici la suite de l’article : vous avez du mal à prier.

Je vous redonne le mode d’emploi :

*Vous ouvrez l’Evangile de Marc

*Vous regardez ce que Jésus fait et dit.

Vous lui parlez à propos de ce qu’il fait et dit, vous l’interrogez sur ce qu’il fait et dit.

*Vous le faites-le à haute voix, il vous écoute car c’est un ami à qui vous parlez et il est vraiment là !

*Vous écrivez ce que vous lui avez dit

Depuis que je pratique cette manière de faire, il s’est produit un changement dans ma relation à Dieu : une proximité, une présence que je sens davantage.

Pour bien comprendre cette manière de faire, il m’a semblé que le mieux c’est que je vous livre ma conversation que j’ai avec Jésus et les traces que j’en ai gardé.

Ce n’est pas un modèle. Si vous pratiquez cette méthode, ce sera autrement pour vous, mais je vous livre la mienne pour donner une idée du type de conversation !

Voici la suite de ma conversation, avec cette fois-ci  le chapitre 2 de Marc, en avançant dans le texte et en revenant en arrière pour saisir ce qu’il y avait dans le cœur de Jésus pour vivre cela.

 

Voici ce que cela a produit chez moi avec le chapitre 2

Quel est le sens des guérisons que tu fais ? Tu as déjà libéré un homme d’un démon, tu as permis à une femme de se lever, un lépreux d’être guéri et maintenant permettre à quelqu’un de marcher.

Qu’est-ce qu’il y a dans ton cœur quand tu te rends à nouveau dans cette maison de Pierre à Capharnaüm ? Tu y reviens après ce temps dans les lieux déserts où on venait à toi de toutes parts. Tu reviens en ville. Tu as une maison où des ami-es t’accueillent.

Tu leur annonce la Parole. Que leur dis-tu ? Surement toujours cette bonne nouvelle d’un Dieu proche, présent au cœur de nos vies. Il est là, pas besoin de le chercher ailleurs, pas besoin de le chercher dans des lieux officiels, des lieux dédiés. Dieu pour tous, par tous : Subversion total du religieux annexé par quelques-uns qui s’en croient dépositaires. « le Fils de l’homme a sur terre le pouvoir de pardonner ». Un pouvoir qui ne vient d’aucune autorité officielle.

3 fois dans ce texte il y a le mot « lever »

« Lève-toi, prends ton grabat et marche…lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison…il se leva, prit son lit, et sortit »

Cette guérison est une métaphore. Une guérison physique qui désigne une guérison du cœur. C’est cela que Jésus peut guérir : ce qui paralyse la vie, ce qui empêche quelqu’un d’être autonome, de marcher, d’aller et de venir, de sortir, d’être libre.

Avoir l’Evangile dans ses mains. Quelle grâce ! Joie d’avoir accès à cette bonne nouvelle et tristesse que dans l’histoire de l’Eglise certains ont pu en faire une mauvaise nouvelle qui emprisonnait ! Quelle perversion !

J’embrasse ce livre qui est signe d’une présence toujours là. Amour de ma vie.

Je te regarde, tu ne tiens pas en place, tu vas, tu viens, tu vas du côté de la mer et en rentrant tu vois cet homme assis à son bureau des taxes. Tu l’appelles.

Je suis saisi par toutes ces décisions que tu prends, les actes que tu poses et qui d’emblée suscite le rejet, l’opposition de certains. Tout cela parce que tu pardonnes, parce que tu manges avec des gens qui sont méprisés, parce que tu enseignes sans autorité religieuse officielle. Qu’est-ce qui te fais agir ainsi ? Je sens en toi une détermination sans faille, celle de réaliser un Royaume où les relations humaines se font selon le cœur de Dieu.

Ce que Dieu veut ?

-la valeur de toute personne reconnue

-Une vie libre :

libérée de ce qui l’emprisonne ( = le sens des exorcismes)

libérée de ce qui l’empêche d’agir ( = le sens de la guérison de la belle-mère de Pierre)

libérée de ce qui exclut (= le sens de la guérison du lépreux)

libérée de ce qui empêche d’être autonome ( guérison du paralytique)

-un accès à Dieu pour tous, aucun-e exclu : Dieu s’invite à toute table qui veut bien   de lui (repas avec les ami-es de Lévi)

Quand tu parles que tu es médecin, tu l’es au sens de médecine sociale.

Tu nous invite à un autre regard.

Te regarder, s’intéresser à autre chose que soi, te contempler.

Tu sors vers la mer, le gens viennent à toi, tu attires les gens et tu appelles un taxateur. J’aime cet appel d’un « hors les clous ». Et ce repas ! Tu manges avec des gens qu’on appelle de « mauvaise vie » rejetés, méprisés. C’est ta décision. Tu réalises cette guérison sociale qui dit le cœur de Dieu, une vraie fête du Royaume. Le Royaume réalisé.

En reprenant tous tes actes, on voit l’opposition que cela suscite ce qui va conduire dès le chapitre 3 verset 6 à la décision de te faire périr.

Pardonner, vivre un repas inclusif, subvertir les règles religieuses du jeûne et du sabbat pour privilégier le bien-être humain.

Tu es en plein conflit où 2 conceptions s’affrontent.

Jésus, tu es un ouvrier, tu travaillais de tes mains le bois pour gagner ta vie. Tes premiers collaborateurs sont des pécheurs. Tu es étranger aux hautes sphères du pouvoir, de l’argent, du religieux…et tu appelles un riche : Lévi. Ici tu changes de cours. Tu appelles un riche dont le travail lui fait exercer un vrai pouvoir mais qui en fait aussi un exclu, un impur puisqu’il collabore avec des païens.

Ça n’a aucune importance pour toi : personne n’est impur.  Ce repas le prouve où ne compte que l’amitié. Tu fais éclater les murs de séparation.

Par tes actes, tu es en rupture avec la religion établie par un comportement et une parole nouvelle. « Un enseignement nouveau donné d’autorité…nous n’avons jamais vu rien de pareil »

Ou as-tu puiser cela ? Du génie humain ? Une expérience spirituelle hors-norme ?

Se poser ces questions pour sortir du déjà vu sur toi, pour entrer dans l’étonnement.

Ta manière originale de se situer par rapport au jeûne. Etonnement : tes disciples ne pratiquent pas cet exercice si constant des religions qui peut être vécu comme une manière d’obtenir une faveur de Dieu. Ce n’est pas cela pour toi. Il ne peut se justifier qu’en référence à toi, on jeûne si tu es absent, on ne jeûne pas puisque tu es présent. Mais n’es-tu pas toujours présent ?

Ce que tu donnes est toujours là. C’est donné. Ce n’est plus à attendre ou à demander. C’est donné gratuitement.

Ton mystère. Comment une telle vision de Dieu, de l’humain, de la foi, a-t-elle pu naitre en toi ? Ouverture : partir de ton humanité pour accéder à ton identité profonde.

Accéder à une pleine conscience de l’inouï de l’Evangile : le vin nouveau dans des outres neuves. Vin nouveau de l’Evangile. Une nouveauté qui ouvre de nouveaux chemins, de nouvelles pratiques déliées des voies anciennes d’un judaïsme qui s’est sclérosé.

Sinon la nouveauté sera perdue, détruite.

Malheureusement dans les premiers siècles de l’Eglise, de la nouveauté s’est perdue.

Si l’époux est avec eux.

Pourquoi te désigne-tu par ce mot ? Epoux parce que tu es un homme masculin mais ce qui est derrière ce mot vaut aussi pour l’épouse : celui-celle qui aime, qui est engagé-e, qui est lié-e à un autre. Celui-celle qui protège, se dévoue pour l’autre, se livre.

Tu es cet époux pour nous. Epoux, relation d’amour pour nous, joie des noces.

Evangile du vin nouveau et du drap neuf.

La nouveauté de ton chemin spirituel …Comment a-t-on pu le détourner ?

Comment as-tu pu murir ce chemin qui s’incarnait dans des gestes et des paroles ?

D’où cela te venait-il ?

Tu n’es pas fondateur de religion, tu es la subversion du religieux.

En risquant un slogan de ton programme :

l’humain au centre.

Cela synthétiserait bien ta vie et ton œuvre.

 

 

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