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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 21:39
Vous avez du mal à prier ? Voici une solution !

Une solution parmi beaucoup d’autres et qui pourrait s’appeler :

Libre conversation avec Jésus

Voici le mode d’emploi :

*Vous ouvrez l’Evangile de Marc en commençant au chapitre 1, verset 9

*Vous regardez ce que Jésus fait et dit.

Vous lui parlez à propos de ce qu’il fait et dit, vous l’interrogez sur ce qu’il fait et dit.

*Vous le faites-le à haute voix, il vous écoute car c’est un ami à qui vous parlez et il est vraiment là !

*Vous écrivez ce que vous lui avez dit

 

Depuis que je pratique cette manière de faire, il s’est produit un changement dans ma relation à Dieu : une proximité, une présence que je sens davantage.

Pour bien comprendre cette manière de faire, il m’a semblé que le mieux c’est que je vous livre ma conversation que j’ai avec Jésus depuis un mois et les traces que j’en ai gardé.

Ce n’est pas un modèle. Si vous pratiquez cette méthode, ce sera autrement pour vous, mais je vous livre la mienne pour donner une idée du type de conversation !

Voici ma conversation, depuis un mois sur le chapitre 1 de Marc à partir du verset 9. Un mois pour un chapitre, en avançant dans le texte et en revenant en arrière pour saisir ce qu’il y avait dans le cœur de Jésus pour vivre cela.

 

Evangile de Marc chapitre 1 verset 9 à 45

« Et il advient qu’en ces jours-là Jésus vit de Nazareth de Galilée et il fut baptisé dans la Jourdain par Jean »

Jésus tu t’es déplacé, tu as marché de Nazareth au Jourdain. Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? Quelle intuition ? En tout cas, c’est une décision : tu as décidé de quitter Nazareth pour aller au jourdain.Tu aurais pu rester tranquille dans ton village et vivre longtemps au lieu d’aller au-devant d’une existence pleine de danger ! Tu as pris une décision qui engageait ta vie. Sans cette décision, l’Evangile n’existerai pas. Abyssal ! Et je ne serais pas là à le lire. Une décision …pour nous, pour moi.

Quand tu arrives, il y a une grande foule. Question : tu vas directement à Jean en passant devant les autres ou tu attends ton tour ? je te vois attendant avec les autres, un parmi les autres. Un temps où tu fais la queue comme tout le monde. Qu’est-ce qu’il y a dans ton cœur ? Que représente ce baptême pour toi ?Tu entres complétement dans l’eau pour en ressortir. En vivant cela, était-ce un consentement à ta passion pour ressortir vivant de la mort ? Non comme une fatalité mais parce que la révolution spirituelle que tu apportes va rencontrer une telle opposition qu’il faudra aller jusqu’au bout pour y demeurer fidèle.

Consentement qui te permet d’entendre une voix intérieure qui te dis l’Amour qui est en toi : « tu es mon Fils, l’Aimé ». Voix intérieure qui te confirme dans ton identité, celle que tu as mis 30 ans, peu à peu à découvrir.

Ensuite, tu es allé au désert, car tu avais besoin de ces 40 jours pour envisager la suite, murir ce que tu allais faire, ce que tu allais dire : une retraite pour refuser les fausses solutions, les pièges et décider ce qui serait vraiment juste, vrai, beau. 40 jours d’intimité, source de tout ce qui va suivre

Nouveau de te voir comme cela aussi. Tu as gouté la parole entendue : tu es mon fils. Tu en a fait ta nourriture. Ta vie est fondée sur cette expérience du désert, comme pour nous lors de retraite déterminante. 40 jours poussé par l’Esprit car poussé par un désir d’amour. Intimité trinitaire. 40 jours pour murir ta mission et ta première parole va être : clamer la bonne nouvelle.

J’ai trouvé de la joie auprès de toi qui inaugure ta prédication en parlant de bonne nouvelle : quelque chose de bon et de nouveau. Tu parles de royaume car à ton époque c’était le seul modèle de gouvernement mais ton royaume n’est pas à la manière des despotes…aujourd’hui on dirait la république de Dieu, selon le cœur de Dieu.

Tu te promènes sur le bord du lac et ta vie va croiser celles de 2 hommes, Simon et André. Tu vas bouleverser leur vie. Eux aussi, pécheurs tranquilles tu vas les sortir d’un chemin tout tracé. Tout cela à cause de ta propre décision de quitter Nazareth, décision qui va changer la face du monde.

Une décision qui a produit 2000 ans de christianisme pour le meilleur et pour le pire.

Pourquoi le pire ? parce que tu n’as laissé aucune règle institutionnelle qui aurait pu être des garde-fous. Tu as laissé l’invention de l’Eglise à des hommes qui en ont fait des instruments de pouvoir.

Mais tu nous as laissé le « pur froment de l’Evangile » auquel revenir à chaque fois en liberté et créativité : tout est donné, rien n’est à mériter, rien à quémander.

Et ce qui n’est pas là, le royaume de justice et de paix c’est notre responsabilité. Ce qui est donné pour cela c’est la capacité de le faire mais tu ne le fais pas à notre place

Ta décision de quitter Nazareth est une décision murie tout au long de ces années de vie cachée dont on ne sait rien. Et un jour que le fruit était mur tu es sorti de l’ombre, sorti de l’anonymat. Il y a eu chez toi un « oser sortir », oser se démasquer, oser se singulariser, oser affronter l’opposition car c’était évident qu’il y allait avoir affrontement. Quitter la tranquillité de ta vie de charpentier pour la rudesse de cette vie publique. Et 40 jours au désert pour se préparer pour murir les décisions à venir, les mots et les gestes de la bonne nouvelle que tu veux nous partager. Quand tu parles, c’est pour dire du bon et du nouveau. Convertissez-vous au sens de changer votre manière de voir Dieu : Dieu autrement

Pour quoi 4 personnes ? Tu étais seul et tu viens chercher 4 d’entre nous. Un privilège ? non. Un exemple ? A travers ces 4 c’est chacun-e de nous que tu dis : viens suis-moi dans l’attitude juste d’être derrière lui. ILaissez les filets. Laissez leur père. Ce n’est pas les abandonner mais c’est les vivre en te suivant avec toi devant car tu es le chemin.

Pour quoi deux fois deux frères ? Peut-être une manière de nous dire que ce que tu veux fonder, c’est une communauté de frères et de sœurs. A travers eux, c’est chacun-e de nous que tu appelles à être derrière toi, avec toi. Laissez filet et père, qu’est-ce que cela veut dire pour moi aujourd’hui ? Quel « laisser » pour mieux être derrière toi, avec toi ?

Avec cette manière de m’adresser à toi, je vois autrement ta vie. Il t’a fallu 30 ans pour tu t’éveilles à ta vie, découvre ton œuvre, accueille ton identité. Partir de Nazareth c’est ta décision pour réaliser cela. La voix du baptême c’est la confirmation de ce choix, les 40 jours au désert c’est une préparation à ta vie qui se résume dans les premiers mots que tu dis : Bonne nouvelle.

Venez derrière moi. Être ton disciple, c’est être un itinérant, ce n’est pas une école, c’est un mode de vie qui ne s’installe pas. Un mode de vie en mouvement et pas du statique

Tes premiers mots : le royaume est tout proche…croyez à la bonne nouvelle. Voilà ce que tu as dit et fait tout au long de ta vie : c’est bon, c’est nouveau, c’est maintenant. La vraie conversion c’est de croire en cette bonté et nouveauté.

Pourquoi vas-tu à la synagogue ? Parce que c’est le lieu de la rencontre pour dire cette nouveauté et cette bonté. Tu enseignes alors que tu n’as aucune légitimité religieuse pour le faire. C’est quoi la synagogue aujourd’hui ? Les réseaux sociaux par exemple : https://ohmygoddess.fr/, où des femmes peuvent faire des homélies…sans avoir, comme toi ,aucune légitimité de le faire. Elles le font comme toi et avec toi.

Je sens combien c’est important de rester à te regarder et m’imprégner de ton dynamisme, de ta détermination de ton audace, pour que passe en moi ce qui est en toi

Je reviens sans cesse à ta décision fondatrice de quitter Nazareth. Une décision qui a changé le monde, notre vie, ma vie.

Pour quoi je t’aime ? Parce que tu es cette bonne nouvelle d’une présence qui donne gout de vivre parce qu’on se sait aimé.

Quel est le sens de cet exorcisme que tu fais ?

Un esprit impur cela veut dire divisé, mélangé ou le « je » véritable est mélangé à un nous divisé, empêtré dans la peur d’un Dieu qui voudrait la mort, la perte alors qu’il n’est que don. Faire sortir cette impureté du cœur, voilà ce que tu fais. Ta joie c’est d’être libérateur de ce qui emprisonne le cœur, de ce qui « possède » le cœur, qui rend esclave, propriétaire d’un autre au lieu d’être soi autonome. Combien sont possédés par d’autres, par leur avoir, leur pouvoir, leur histoire, leurs blessures, leurs décisions faussées. Jésus, tu leur dis SORS

Cette guérison est une métaphore où tu te dévoiles comme libérateur d’esclavage, qui mets debout les gens

Pour cela tu te fais proche. Comme pour cette femme dans la maison de Pierre, tu la fais lever tu lui saisis la main et tu l’as fait diacre de ton amour.

Tout part d’une décision de quitter Nazareth, une vie qui aurait pu être tranquille pour une autre vie, une vie livrée à cette mission. Mission que tu as dû lentement laisser monter en toi qui s’est peu à peu révélée à ton cœur, mission que tu as scellé au baptême, préparé au désert puis proclamé pendant 3 ans en parole et actes.

Cette manière de prier me permet de devenir ta familière, être avec toi pour pouvoir saisir ce qui te motive. Tu réalises ta décision en libérant en remettant debout : grande est ta joie, libérer de tout ce qui amoindrit l’humain, l’atrophie, l’empêche de mener une vie heureuse et libre.

Tu as du bien dormir ce soir-là, comme d’autres fois, et tu as dû rêver. Tes rêves, on n’y pense pas assez, quels devaient-ils être ?

C’était ta joie de libérer. Tu es libérateur, c’est mieux de dire cela car sauveur est trop marqué d’une théologie du salut comme vie éternelle. Libérateur, c’est pour aujourd’hui.

Tu te réveilles tôt pour vivre un temps de solitude, comme au désert des 40 jours, primat de la solitude du silence, pour gouter l’intimité trinitaire. Tout le monde te cherche. Oui, consciemment ou inconsciemment on te cherche, on a soif de toi, même si on te nie, te renie ou t’ignore, car tu es le seul qui peut combler une vie.

C’est pour cela que je suis sorti. Sorti de la maison ? Sorti de Dieu ? Sorti pour prier ? Sorti pour enseigner ? Allons ailleurs. Tu es Dieu en sortie. Sorti pour dire la bonne nouvelle, pour libérer des démons qui détruise, amoindrisse, asservisse, dépersonnalise l’humain.

Je t’aime Jésus.

Je reviens encore sur ta décision de quitter Nazareth. Décision murie pendant 30 ans. En avais-tu parler à un-e ami-e ? A Marie ? A Joseph ?

Cela te fait rencontrer ce lépreux et tu es remué jusqu’au entrailles par sa souffrance, tu le touches et tu te rends impur au regard d’une religion qui exclue des humains par la maladie. Tu deviens toi-même infréquentable puisque tu l’as touché

Si tu le veux…Je le veux

Pourquoi guéris-tu ? Tu veux les gens en bonne santé physique et morale. Tu refuses l’exclusion par la maladie. Tu es libre par rapport à la culture de ton temps, à la religion. Une seule chose compte : libérer, relever, guérir.

Tu ne crains pas de toucher. Tu brises un tabou.

Tu en paies les conséquences, tu es interdit en ville. Mais on vient à toi. Tu as pris la place de l’exclu. Tu seras rejeté à cause de ton activité inclusive.

On peut décrire ta vie comme une vie inclusive contre l’exclusion.

Pour toi personne n’est impur. Ton combat contre une religion qui sépare entre impur et pur. Tu supprimes cette séparation : il n’y a que des personnes.

 

 

 

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 13:07
Retraite pascale en temps de dé-confinement: Attendre le don promis

Lc 24, 36-49  

1 ère partie : Se préparer

Bien s'asseoir, respirer profondément

Faire un geste d'entrée en relation

Parler au Seigneur en réponse à sa question :

 « Comment vas-tu ? » 

Lire une première fois le texte

36 Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » 37 Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. 38 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?39 Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » 40 Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.41 Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » 42 Ils lui présentèrent une part de poisson grillé 43 qu’il prit et mangea devant eux. 44 Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » 45 Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. 46 Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, 47 et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. 48 À vous d’en être les témoins.49 Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. »

Se rappeler l'histoire : se raconter à soi-même le récit ou le texte que je vais méditer et laisser venir une image

Lire une 2ème fois le récit

Demander une grâce :

Jésus, donne-moi d’ouvrir la porte de mon cœur.     

2ème partie : Regarder et écouter

1-Un geste et une parole de reconnaissance

A Emmaus , un geste, la fraction du paix, ici à Jérusalem, une parole, la paix soit avec vous.

Arrêtons-nous à ce geste, à cette parole car ce sont les signes du Ressuscité. Ses signes pour se faire reconnaitre à nous encore aujourd’hui.

Regardons les lieux de paix, les moments de paix, de nos vies, de nos proches, du monde et contemplons Jésus ressuscité là présent par la paix donnée. Regardons les pacifiques que nous connaissons, de près ou de loin et contemplons Jésus ressuscité là présent par la paix donnée. Regardons nous aussi, nous-mêmes, dans nos gestes de paix, nos paroles de paix et contemplons Jésus ressuscité là présent par la paix donnée.

Et faisons de même avec les lieux, les moments, de partage pour y contempler aujourd’hui Jésus ressuscité là présent par le pain rompu pour être partagé. 

2-Ouvrir à l’intelligence des Ecritures

Ce passage est une reprise quasi mot à mot des paroles de Jésus aux disciples d’Emmaus et un même acte, celui de les ouvrir à l’intelligence des Ecritures. Il est pédagogue et interprète les Ecritures  qui nous parlent de lui.

Nous aussi, avec Jésus repassons dans notre mémoire quelques textes de l’Ecriture qui parlent de lui

Comme par exemple Joseph vendu par ses frères. Texte qu’on lit en carême car Joseph est figure du Christ vendu pour trente pièces d’argent.

Suzanne, accusée injustement, car elle est figure de Jésus, l’innocent condamné.

Le serviteur souffrant dans le livre d’Isaïe car il n’a plus visage d’homme. Il est figure de Jésus qu’on humilie, qu’on défigure, la croix de toutes les injustices.

Mais ces trois figures de l’Ancien Testament nous disent aussi la Résurrection.

Joseph sauveur de ses frères, Suzanne reconnue innocente, le Serviteur qui justifie les multitudes.

C’est la résurrection de toutes les victoires de la vie.

Et dans l’écriture de nos vies, quels sont les passages de la mort à la vie ?

3-Regardons le Dieu qui se révèle ainsi

L’intelligence des Ecritures, c’est l’intelligence de Dieu. Dieu d’infinie proximité. Dieu avec nous. Dieu crucifié, mort de mort violente et injuste. Cette mort dénonce toute injustice. Le Dieu crucifié est jugement contre toute injustice. Dieu, victime de l‘injustice, est dénonciation de toute injustice. Par la croix qui est le jusqu’au bout de la proximité, Dieu souffre. S’il n’était pas ce Dieu-là, Dieu resterait distant, froid, silencieux.

Jésus par sa vie et sa mort donne accès à ce Dieu-là. Cela permet de mettre en question la doctrine de la toute-puissance de Dieu. Doctrine non crédible pour l’homme d’aujourd’hui. La toute-puissance que Dieu possède et manifeste dans le Christ est la toute-puissance de l’amour souffrant. Et la Résurrection est promesse d’un avenir ouvert pour tous, d’un accès à Dieu dans le définitif de nos vies

Laissons Jésus nous ouvrir à l’intelligence profonde de sa mort et de sa Résurrection et à la révélation de Dieu qu’il nous donne.

4-« Demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut."

Ce « demeurer » est parallèle à l’ordre que l’on trouve dans Ac 1/1-14 : « il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem mais d’y attendre ce que le Père avait promis … Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ». Sur cet ordre de demeurer, ils vont monter à la chambre haute remplis de joie.

Il s’agit pour nous aussi de répondre à cette invitation à « demeurer » dans  la chambre haute de ce  Cénacle qui n’est pas un lieu mais une attitude intérieure.

Entrons dans une écoute de la Parole, entrons dans un éveil de la vie profonde, entrons dans l’accueil d’un don, entrons dans une vie animée par l’Esprit de Jésus.

Laissons-nous inviter doucement à entrer dans ce « demeurer », temps de gratuité, temps pour goûter simplement le fait de vivre et d’être aimé.

3ème partie : parler

1-En fonction de ce que j'ai regardé et écouté, qu'est-ce que j'ai envie de dire à Dieu ? Admiration, merci, louange, demande, pardon, question etc...

2-Terminer par un Notre Père et par un geste

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 14:04
Retraite pascale en temps de confinement: 4ème semaine avec Marie de Magdala

Jean 20/1 et 11-16

1 ère partie : Se préparer

Bien s'asseoir, respirer profondément

Faire un geste d'entrée en relation

Parler au Seigneur en réponse à sa question :

 « Comment vas-tu ? » 

Lire une première fois le texte

01 Le premier jour de la semaine…

11 Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. 13 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » 14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

16 Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. 17 Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » 18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Se rappeler l'histoire : se raconter à soi-même le récit ou le texte que je vais méditer et laisser venir une image

Lire une 2ème fois le récit

Demander une grâce :

Jésus, donne-moi d’ouvrir la porte de mon cœur.       

2ème partie : Regarder et écouter

1ère piste : le premier jour de la semaine

Le premier jour, donc le début de quelque chose de nouveau. Quelque chose commence que nous ne connaissons pas.

Demandons à Dieu de m’ ouvrir à cette nouveauté qui vient, premier jour d’un avenir

2ème piste : elle se tient près du tombeau, au dehors, tout en pleurs.

Marie-Madeleine est dans la tristesse.

Et moi quels sentiments habitent mon cœur ? Les exprimer à Dieu.

3ème piste : et en pleurant, elle se penche vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges.

Regarder ce geste de se pencher. En plein dans sa détresse, elle est capable d’un geste qui ouvre à une rencontre : elle voit deux anges. Un simple geste et quelque chose d’inattendu peut survenir. Ce geste non seulement lui permet de voir mais aussi d’entendre une question : pourquoi pleurs-tu ?

Entendre cette question comme la sollicitude de Dieu, une question qui permet à cette femme de parler, de mettre en mot sa douleur.

Et moi, à Dieu qui  donne la parole, qu’est-ce que je réponds ?

4ème piste : Tout en parlant elle se retourne et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c'était lui.

Le fait de parler, d’ouvrir son cœur, lui permet un autre geste, non plus de se pencher mais de se retourner. Un retournement intérieur qui décentre de soi et fait ouvrir les yeux.

Jésus se tient là. Il est là aussi pour moi. Il va s’agir de me tourner, me retourner vers lui pour peu à peu le reconnaitre.

Un acte de confiance : « Seigneur, je crois que tu es avec moi et pour moi. »

5ème piste : Qui cherches-tu ?

Cette question, Jésus me la pose : Qui cherches-tu ? Essayez d’y répondre.

6ème piste : je ne sais pas…elle ne savait pas

Par deux fois, dans ce récit, Marie de Magdala dit son non-savoir. Elle est dans la vérité et la simplicité de son non-savoir. Ne pas savoir, le reconnaitre et oser le dire, ouvre à la rencontre. Elle est prête à entendre son nom.

Oser dire à Jésus : je ne sais pas pour s’ouvrir à de l’inattendu

7ème piste : Marie-Rabbouni

Entendre ces deux mots. Entendre Jésus prononcer mon prénom.

Comment cela résonne en moi ?

Marie-Madeleine répond en disant un mot qui lui était familier.

Et moi ? Comment je l’appelle ?

3ème partie : parler

1-En fonction de ce que j'ai regardé et écouté, qu'est-ce que j'ai envie de dire à Dieu ? Admiration, merci, louange, demande, pardon, question etc...

2-Terminer par un Notre Père et par un geste

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 15:17
peinture de He Qi

peinture de He Qi

Mt 28.1-10 

 1 ère partie : Se préparer

Bien s'asseoir, respirer profondément

Faire un geste d'entrée en relation

Parler au Seigneur en réponse à sa question :

 « Comment vas-tu ? »

Lire une première fois le texte :

01 Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. 02 Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. 03 Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. 04 Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. 05 L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. 06 Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. 07 Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » 08 Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. 09 Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. 10 Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Se rappeler l'histoire : se raconter à soi-même le récit ou le texte que je vais méditer et laisser venir une image

Lire une 2ème fois le récit

Demander une grâce :

Jésus, donne-moi d’ouvrir la porte de mon cœur.       

2ème partie : Regarder et écouter :

1ère piste : Regarder ces deux femmes unies dans la douleur.

Celui qu’elles aiment est mort. Celui qui savait aimer comme personne n’a jamais aimé, n’est plus. Celui en qui elles avaient mis tant d’espoir de libération est dans un tombeau.

Les rejoindre dans ce lieu là et aller avec elles à ce tombeau en osant parler à Dieu de ce qui dans ma vie est de l’ordre de la tristesse, du découragement etc.

 

2ème piste : Regarder l’ange qui roule la pierre et s’assoit dessus.

Le tombeau n’est plus fermé, il s’ouvre à la lumière du jour, signe déjà que de l’inouï peut survenir.

Dans ma vie, quels ont été ces signes avant-coureurs de changement de nuit en lumière ? Dans ma vie d’aujourd’hui, quels signes de lumière je peux remarquer pour m’en réjouir avec Dieu ?

 

3ème piste : Entendre le discours de l’ange.

Il nous dit de ne pas craindre. Il reconnaît en nous ce qui habite notre cœur, la recherche du Christ. Il annonce la vie plus forte que la mort. Il indique où trouver Jésus : en Galilée, là où Il nous précède. En Galilée seulement ? Non, pas seulement, car dès maintenant aussi, dans l’obéissance à la mission reçue, ces femmes Le rencontrent. Aimer Jésus, c’est faire ce qu’Il dit. On peut donc Le trouver en toutes les activités faites pour Lui, selon Son esprit, en cohérence avec Son royaume.

Laisser retentir chacune de ces paroles, les laisser descendre en moi. Quelle est la Galilée où dans ma vie Jésus me précède et où Il m’attend pour Le rencontrer ?

 

4ème piste : Entendre la parole de Jésus : « Je vous salue »

La même que celle adressée à Marie à l’Annonciation. Parole pour une autre naissance, celle de Dieu au plus profond de nous. Je vous salue est un mot intraduisible en français, il dit à la fois salut, joie et grâce.

En le disant à ces deux femmes, c’est à chacun-e de nous qu’Il le dit. Pour quelle naissance en nous ?

 

5ème piste : « Porter la nouvelle à ses disciples-Allez annoncer à mes frères »

Regarder ces femmes apôtre de la résurrection. Jésus le crucifié-ressuscité les a institués apôtre. Ce qu’il n’avait pas fait pendant sa vie terrestre, il le fait maintenant !

Quelle est cette nouvelle ? Dieu qui nous a révélé sur la croix, son vrai visage, celui de l’amour désarmé et qui nous partage sa vie.

 

3ème partie : parler

1-En fonction de ce que j'ai regardé et écouté, qu'est-ce que j'ai envie de dire à Dieu ? Admiration, merci, louange, demande, pardon, question etc...

2-Terminer par un Notre Père et par un geste

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 17:23
Retraite pascale en temps de confinement: 2ème semaine avec des disciples et Thomas

Jn 20/19-28

1 ère partie : Se préparer

Bien s'asseoir, respirer profondément

Faire un geste d'entrée en relation

Parler à Jésus en réponse à sa question :

 « Comment vas-tu ? » 

Lire une première fois le texte

19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » 24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. 25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » 26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » 27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » 28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » 29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Se rappeler l'histoire : se raconter à soi-même le récit ou le texte que je vais méditer et laisser venir une image

Lire une 2ème fois le récit

Demander une grâce :

Jésus, donne-moi d’ouvrir la porte de mon cœur       

2ème partie : Regarder et écouter

1er piste : Visualiser le lieu.

Le texte nous dit que les disciples sont à l’intérieur d’une maison qu’ils ont verrouillés. Un lieu clos.  Entrer dans la compréhension de cette fermeture. Le texte nous dit que c’est la peur qui les a fait s’enfermer. On peut comprendre ! Disciples d’un condamné à mort, ils appartiennent au camp de la défaite, au parti de la défaite.

En fait, ils sont comme leur maître : enfermé dans un tombeau.

Les rejoindre dans ce lieu : lieu de la déception après tant d’espoir suscité par l’action de Jésus quand ils le suivaient, lieu de tristesse après tant de joie que sa parole avait éveillé en eux, lieu de la nuit après tant de lumière que sa présence leur donnait, lieu de mort après tant de vie qu’il donnait à qui le rencontrait ! Les rejoindre dans ce lieu-là. Pourquoi ?

Parce que ce lieu c’est aussi le nôtre : notre vie aussi est traversée par des déceptions, des tristesses, des nuits, des morts.

Si nous consentons à les rejoindre dans le lieu là, ce texte va nous concerner : Ce texte va pouvoir parler en nous, nous parler. Il va nous dire que Jésus aujourd’hui vient nous rejoindre nous aussi.

Nous allons pouvoir accueillir la phrase étonnante :« Jésus vint et se tint au milieu d’eux ». Cette bonne nouvelle va nous être dite à nous : Jésus nous rejoint au cœur même de ce qui peut faire mal dans notre vie, et aucun verrou au monde ne peut l’empêcher de nous rejoindre.

Même ceux que je me suis mis moi-même. Mais pour cela, il vous sera nécessaire d’oser nommer ce qui en vous relève de la déception, de la tristesse, de la nuit, de la mort dans votre vie pour pouvoir ensuite regarder, étonné, ébloui, Jésus venir et se tenir là pour vous assurer de sa présence, et vous adresser sa parole de paix :« Paix à vous », parole 3 fois dites dans ce passage.

2ème piste : Entendre une autre parole toute aussi étonnante :

« Moi je vous envoie recevez l’Esprit Saint remettez les péchés »

Pour bien profiter de ces paroles du Christ, remarquons qu’elles s’adressent aux disciples, donc à chacun de nous.

Nous sommes envoyés, pour cela nous recevons la force de l’Esprit Saint, et la mission confiée est d’être signe du pardon offert. Souvent, nous ne prenons pas assez au sérieux ce que nous dit Jésus, nous nous protégeons de ses paroles en nous disant : ce n’est pas à nous qu’il s’adresse. Baptisés, donc disciples nous sommes envoyés :

Accueillons cet envoi en mission, c’est constitutif de notre être baptismal.

L’Esprit nous a été donné au baptême et à la confirmation.

Il nous a fait prêtre, prophète et roi.

-Roi pour gérer notre vie dans le sens de la justice, et ouvrer à un monde selon le cœur de Dieu

-Prêtre pour être des célébrants de son amour, devant lui pour le louer

-Prophète pour écouter sa parole et pouvoir en témoigner par nos actes et nos paroles

-Envoyés pour dire la miséricorde.

Ces mots de Jésus aux disciples sont pour nous.

Les écouter pour nous, de manière neuve et parler à Dieu à partir de cet appel Lui dire comment je le vis déjà ou mon étonnement que cela s’adresse aussi à moi, ou une demande pour le vivre davantage, selon ce que vous sentirez en vous.

Pour faire cela, si cela vous aide, considérez les lieux où vous êtes envoyé

3ème piste: Entendre une autre parole :« Nous avons vu le Seigneur »

Avec cette phrase, se rendre compte de l’extraordinaire de la joie.

Le vaincu, le rejeté, le condamné, le crucifié mort sur la croix. Il est vivant et on a vu vivant.

La lumière après la nuit, la joie après la douleur. Peser ce poids de joie des disciples.

Peser la force de cette joie, qui seule explique la force de leur témoignage, la transformation que cela va opérer en eux et qui ira jusqu'à donner leur vie pour témoigner de lui. Cela voulait dire aussi pour eux que tout dans la vie de Jésus est véridique, que tout est digne de foi. Dieu a donné raison au crucifié contre ceux qui en avait fait un paria, un blasphémateur. Notre foi repose sur leur témoignage.

Ils ont vu c’est pourquoi ils ont parlé. Ce « voir » des disciples n’est pas le nôtre. Et pourtant, nous aussi d’une autre manière il nous est donné de voir !

Vous demandez de quelle manière, dans votre vie, il vous est donné de voir.

4ème piste: Regardez Thomas.

Patron des douteurs, un modèle pour nous qui pouvons vivre le doute lancinant mais surtout le modèle positif de ceux qui veulent bâtir leur foi sur une expérience personnelle et non sur une rumeur.  Regardez l’intuition qu’il a : cette expérience, il sent qu’il ne pourra la faire qu’en rejoignant le groupe des disciples, qu’en rejoignant une Communauté .

Pesez en votre cœur, tout ce que vous devez à la communauté des chrétiens d’hier et d’aujourd’hui

5ème piste : Entendre la parole de Jésus

« Porte ton doigt ici :   voici mes mains. Avance ta main et mets-la dans mon côté »

Entendre ces paroles de Jésus à Thomas qui sont l’exacte réponse à sa demande : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous…si je ne mets pas ma main à son côté… »

Prendre conscience de la délicatesse de Jésus : Jésus approuve Thomas dans son désir de toucher et de voir, il le rejoint au cœur de son incrédulité, comme il nous rejoint aussi là où nous sommes et comme nous sommes.

6ème piste : Regarder avec les yeux de la foi

Ce corps glorieux de Jésus, ce corps ressuscité qui porte à jamais et pour l’éternité les marques de sa passion. Dans la foi, nous pouvons faire le même geste que Thomas et déposer en ses blessures, nos blessures, tristesses, déceptions, peurs, nuits dont j’ai conscience 

7ème piste : Ecouter la béatitude

« Heureux ceux qui croiront sans avoir vu » Il parle de nous.

Goûter là encore la délicatesse de Jésus. Il pense à nous qui ne sommes pas les témoins directs, et qui croient sur le témoignage des disciples. Joie de croire, laissons-nous aller à cette joie

8ème piste : Ecouter le cri de Thomas

« Mon Seigneur et mon Dieu »

Un cri qu’on peut avoir après tant de nuit. Il est le seul à le pousser. Heureuse nuit qui lui a valu un tel cri de joie et de foi.

Ce cri, on peut le faire nôtre, on peut répéter cela plusieurs fois, pour laisser descendre en nous la réalité qu’elle signifie.

3ème partie : parler

1-En fonction de ce que j'ai regardé et écouté, qu'est-ce que j'ai envie de dire à Dieu ? Admiration, merci, louange, demande, pardon, question etc...

2-Terminer par un Notre Père et par un geste

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 16:33
Célébrer le jeudi Saint chez soi

Que vous soyez seul-e, à deux ou plus, il est possible de célébrer le dernier repas de Jésus avec ses disciples, ce que l’on appelle la Cène, le Jeudi Saint.

Voici une préparation et un déroulé

Préparation :

Vous achetez un beau pain en boule

Vous cherchez une coupe que vous remplissez de vin

Vous mettrez cela sur une table basse avec un beau tissu.

Si vous êtes deux ou plus, vous vous répartissez les rôles du déroulé ci-dessous

Vous vérifiez que les chants du déroulé sont connus et si non, vous en choisissez d’autres de manière à ce que chacun ait une partition

Déroulé

Silence puis vous commencez

 

Lecteur ou lectrice 

07 Arriva le jour des pains sans levain, où il fallait immoler l’agneau pascal. 08 Jésus envoya Pierre et Jean, en leur disant : 

Jésus : 

« Allez faire les préparatifs pour que nous mangions la Pâque. »

Lecteur ou lectrice

09 Ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs ? » 10 Jésus leur répondit :

Jésus :

« Voici : quand vous entrerez en ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il pénétrera. 11 Vous direz au propriétaire de la maison : “Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” 12 Cet homme vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée. Faites-y les préparatifs. » 

Lecteur ou lectrice

13 Ils partirent donc, trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. 

L’un-e de vous apporte une nappe et met dessus un pain et une coupe 

Lecteur ou lectrice

14 Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui. 15 Il leur dit : 

Jésus :

« J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! 16 Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dans le royaume de Dieu. » 

Lecteur ou lectrice

17 Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : 

Jésus :

« Prenez ceci et partagez entre vous. 18 Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. » 

Lecteur ou lectrice

19 Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : 

Jésus :

« Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » 

Lecteur ou lectrice

20 Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : 

Jésus :

« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous.

 

Chant : Mendiant du jour ou un autre chant que vous connaissez

Geste : l’un de vous va chercher le pain le prends dans ses mains, s’assoit, le regarde en faisant mémoire en son cœur des paroles de Jésus : « ceci est mon corps » et le passe à quelqu’un d’autre et ainsi d de suite selon votre nombre.

Reprise de la lecture

Lectrice :

23 Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela. 24 Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ? 25 Mais il leur dit :

Jésus :

 « Les rois des nations les commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs. 26 Pour vous, rien de tel ! Au contraire, que le plus grand d’entre vous devienne comme le plus jeune, et le chef, comme celui qui sert. 27 Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

 

Chant : En todo amar y servir ou un autre chant semblable que vous connaissez

 

Vous partagez le pain et buvez à la coupe

Notre Père

Chant final à choisir

 

 

 

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 18:51
méditer avec l'évangile du 5ème dimanche de Carême: Jean 11

1ère piste : Marthe, Marie, Lazare, les ami-es de Jésus à Béthanie.

Jésus avait de vrai-es ami-es. « Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. » ( v 5). Cette maison de Béthanie devait être pour lui un havre de paix où il aimait aller. Cela nous est dit  quelque chose de très fort de l’humanité de Jésus, des liens d’affection qu’il a pu avoir avec certain-es. Cette affection pouvant aller jusqu'au « fondre en larmes » du verset 35 ( traduction de Sr J.d’Arc). Il est vraiment un homme au cœur de chair qui a voulu avoir des amis, une maison où il fait bon vivre, où il pouvait  trouver une chaleur humaine, une affection, une intimité.

Leur amitié nous indique un chemin : s’il a été ami de ces trois là, c’est pour l’être avec chacun-e de nous.

Ecoutons cette invitation de Jésus à être son ami-e.

Que voulons-nous lui répondre ?

 

2ème piste : « Oui Seigneur, je crois que tu es le Christ, je crois que tu es le Fils de Dieu, Celui qui vient dans le monde ».

Nous connaissons Marthe pour son don d’elle-même dans le service  ce qui est une manière d’être disciple. Mais elle a entendu le reproche que Jésus lui fait en Luc 10, elle a su l’entendre comme le conseil d’un véritable ami : « Que le don de toi dans le service se fasse sans inquiétude et sans agitation et surtout qu’il s’enracine dans une écoute profonde de ma Parole ».   Ce conseil d’ami, il me semble que oui, elle l’a vraiment entendu et le fruit de cette écoute profonde, nous en avons trace dans cet Evangile. En ceci elle nous partage son autre manière d’être disciple : c’est, après avoir longuement écouté, contemplé, c’est devenir apôtre, confessant la foi.  Cette profession de foi est presque mot pour mot la même que celle de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » en Matthieu 16/16. Et même plus que Pierre puisqu’il y a la reconnaissance que le Christ est sauveur. Du coup, il devient légitime de penser que l’Eglise est autant bâtie sur la foi de Marthe que sur celle de Pierre. Et sur cette foi qui est aussi la nôtre, Jésus continue de bâtir son Eglise, communauté où toutes, tous,  sont appelé-es à être ami-es, disciples, et apôtres.

Et moi, quelle est ma confession de foi ?

 

3ème piste : « Le maitre est là, il t’appelle »

Marthe ici est dans la même position que les premiers disciples en Jean qui s’appellent en cascade. Avec plus d’autorité, pas seulement une invitation à aller voir Jésus mais un appel direct du Christ. Le Christ, par l’intermédiaire de Marthe, appelle Marie. Il la veut près de lui.

Entendre ces mots pour nous aussi, aujourd’hui. Le désir de Dieu de notre présence.

 

4ème piste : Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.

Regarder la promptitude de Marie. Semblable à tant de réponses que nous ont laissées les évangiles.

Quelles sont mes raisons d’entendre cet appel, de me lever, d’aller rejoindre Jésus ?

 

5ème piste : « Lazare, viens dehors ! …Déliez-le, et laissez-le aller. »

Entendre ces deux paroles de Jésus. La première adressée à Lazare, la seconde adressée à ses proches.

Et pour moi?

venir dehors... : en dehors de quoi?

être délié…: être délié de quoi?

aller...quelle expérience de cela?

 

6ème piste : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »

C’est la réaction de ceux qui détiennent le pouvoir religieux. Au lieu de se réjouir du retour à la vie d’un homme, au lieu de croire devant le signe, ils voient cela comme un danger. Jésus est pour eux un danger : tout le monde va croire en lui…et donc ne plus croire en la religion dont ils tirent leur pouvoir et leur finance. C’est aussi un danger pour le pouvoir romain car le Royaume que prêche Jésus est une contestation de tout système politique basé sur la domination.

Quels sont les aspects de la vie et des paroles du Christ, qui, pour vous, sont les plus contestatrices d’un ordre établi sur l’injustice ?

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 15:58
Dimanche 2 février, présentation de Jésus au temps : Prendre Jésus dans ses bras

22 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, 23 selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. 24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. 25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. 26 Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.27 Sous l’action de  l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 28 Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : 29 « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. 30 Car mes yeux ont vu le salut 31 que tu préparais à la face des peuples : 32 lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » 33 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction 35 – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 36 Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, 37 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 38 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. 39 Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

Lc 2/22-38

 

1er point : regarder Syméon.

Qui est-il ? On ne sait rien de lui, on sait simplement qu’il s’est rendu au temple ce jour-là poussé par l’Esprit. Ce même Esprit lui avait fait comprendre qu’il verrait le Christ avant de mourir. Le texte nous dit enfin que l’Esprit reposait sur lui. Il est de ceux qui se livrent sans réserve à l’action de l’Esprit à tel point que cela inspire leur action (ici se rendre au temple), éclaire leur intelligence (ici savoir qu’il verrait le Christ), et lui a fait discerner dans ce bébé, le Christ promis. Il n’est pas prêtre, ce n’est pas lui qui va sacrifier les deux colombes apportées par ses parents. Le texte ne dit pas qu’il est prophète. C’est un croyant qui a laissé l’Esprit habiter sa vie.

Ce regard sur Syméon, peut nous aider à réfléchir sur la place de l’Esprit Saint dans notre vie. Est-ce que je le prie en tant que tel ? Est-il Quelqu’un pour moi, à qui je peux parler ? Comment inspire-t-il mon action et éclaire-t-il mon intelligence ?

 

2ème point : regarder Marie

Elle rencontre Syméon qui ce jour-là se rend au temple. Elle accepte que cet homme prenne Jésus dans ses bras. Le connait-elle ? Rien ne nous renseigne là-dessus. Regarder Marie qui n’a plus Jésus, dont les mains sont vides. Elle a accepté de donner Jésus. Mains vides pour que celles de Siméon soient pleines.

Regarder ce transfert des mains de Marie à celles de Syméon.

Réaliser le don que fait Marie. Ce don qu’elle nous fait car Syméon, c’est chacun, chacune de nous. Elle nous donne son enfant. Intérieurement, prendre Jésus dans nos bras. Réaliser le don qui nous est fait.

 

3ème point : prendre Jésus dans vos bras 

Et dire en le regardant, la même prière que Syméon:

"Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix

car mes yeux ont vu ton salut,

que tu as préparé à la face de tous les peuples,

lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël."

Laissez cette prière devenir la vôtre, la laisser descendre en vous.

 

4ème point : entendre la parole de Syméon à Marie 

 "Vois ! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, - et toi-même, une épée te transpercera l'âme ! - afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs."

Se demander pourquoi Jésus apporte à la fois chute et relèvement ? Pourquoi est-il signe de contradiction ?

 

5ème point : entendre Syméon dire à Marie qu’un glaive lui transpercera l’âme.

Sentir le désarroi de Marie. Le don qu’elle fait de son fils passera aussi par la souffrance à cause du rejet qu’on fera de lui. Elle est disciple de son fils dans la communion à sa vie livrée.

Parler à Marie, lui partager ce qui peut aujourd’hui me faire peur. Elle sait ce que c’est, peut nous comprendre et, nous aider à rester dans la confiance.

 

6ème point : regarder Anne, la prophète.

Le texte, pour elle, nous dit explicitement qu’elle est prophète. Regarder comment elle l’est. On nous dit son service de Dieu, sa prière, sa louange de Dieu, et son annonce du Christ « elle parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » Anne est prophète et apôtre du Christ sans que le Christ l’ait envoyée explicitement, puisqu’il n’est qu’un enfant sans parole. La seule venue du Christ est Parole, sa seule présence est envoi.

Chacun, chacune de nous est Anne. Nous aussi nous sommes et prophète et apôtre par le service, la prière, la louange, l’annonce du Christ. Prendre conscience davantage de cela. Quelle joie est la nôtre de découvrir et vivre cela ? Mais aussi peut-être quelle difficulté ? En parler à Dieu comme un ami parle à son ami.

 

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 21:23
Epiphanie dans l’Evangile de Matthieu 2/1-12 : Connaissance stérile ou expérience qui transforme ?

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

1ère piste : Jésus étant né à Bethléem

Nous sommes à la source de la foi : Jésus, Verbe fait chair, Dieu qui nait. Dieu qui entre dans le temps, qui entre dans un espace, qui entre dans une culture. Dieu comme nous, un humain.

Laissons-nous étonner par cela. Demandons-nous ce que cela change quant à notre image de Dieu et ce que cela change quant à notre perception de nous-mêmes.

 

2ème piste : Voici que des mages venus d’Orient

Ces mages orientaux, représentent tous les chercheurs, chercheuses de Dieu. Tous ceux, toutes celles du monde entier qui reconnaîtront en Jésus, Dieu venu nous rejoindre. C’est chacun-e de nous. Ils sont venus de loin, ils ont fait tout un chemin.

Et nous ? De quel orient sommes-nous venus : orient du doute, de l’incroyance, de la souffrance …Par quel chemin sommes-nous venus au Christ ? Par quels chemins venons-nous à lui ?

 

3ème piste : Où est le roi des juifs qui vient de naître ?

La question porte sur le lieu de la naissance.

Dans notre vie, quel sont les lieux où nous voyons naître le Christ ? Quels sont les lieux de nativité aujourd’hui pour nous ?

 

4ème piste : Hérode

Regarder ce qu’il fait, écouter ce qu’il dit. Le verset 13 nous donne la clé de son comportement. Actes et paroles sont motivés par la volonté de tuer l’enfant.

Pourquoi ? Pourquoi un enfant est-il dangereux pour lui ?

Pourquoi ce refus dès le début de la vie de Jésus ?

 

5ème piste : Grands prêtes et scribes

Ils ont la connaissance du lieu de la naissance mais ils ne bougent pas, ne vont pas voir. Leur connaissance ne produit rien en eux. Leur connaissance n’est pas vitale pour eux, ce n’est pas le cœur de leur vie.

Et nous, qu’est-ce qui est vital et qui nous fait me bouger ?

 

6ème piste : Entrant dans le logis, ils virent l’enfant

Faire comme eux, regarder Jésus, contempler simplement Dieu dans la faiblesse, la vulnérabilité d’un enfant.

Nous emplir les yeux de ce que nous voyons.

 

7ème piste : Ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or de l’encens et de la myrrhe

Cet enfant ne leur a rien demandé. Ce que nous offrons à Dieu n’est pas une commande de sa part, ce qu’il voudrait qu’on lui donne !  C’est simplement ce que par amitié, nous voulons lui donner. Laissons-nous guérir de cette fausse image de ce que Dieu veut. Son unique volonté est que nous vivions.

Quelle cassette de notre cœur nous voulons ouvrir ? Quel or et quel encens, quelle myrrhe nous voulons donner ?

 

8ème piste : lls prirent une autre route pour rentrer dans leur pays

Avoir rencontré Jésus déroute, on ne fait plus comme avant ! Ils vont habiter le pays de leur vie autrement.

En quoi la rencontre avec Jésus nous a-t-elle fait prendre d’autres routes ?

 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 16:58
Libérons l’écoute de l’Evangile du moralisme et du volontarisme.

Pour cela prenons exemple sur la pratique de Jésus vis-à-vis de Zachée en Luc 19/1-10.

Est-ce que Jésus lui fait un reproche ?

Exige-t-il de lui un changement de comportement ?

Non.

Il le prie seulement de bien vouloir demeurer chez lui.

Si à la fin de ce récit, il y a une décision, c’est celle de Zachée lui-même, sans la pression de quiconque et comme fruit d’une rencontre.

L’Evangile est une invitation à une rencontre. Notre réponse, c’est de nous ouvrir à celui qui vient vers nous, nous ouvrir à cette relation. 

L’Evangile révèle que Dieu est un don et qu’il se donne à nous.

Notre écoute doit donc être théologale et non morale.

Il s’agit de vivre une rencontre. Si nous le faisons, nous percevrons des obstacles qui sont en nous. Ils sont nombreux :

Une peur de Dieu qui vient de fausses images : peur d’un Dieu qui nous en demande toujours plus ; peur du juge qui va me « remonter les bretelles » ; mauvaise culpabilité qui croit qu’on est toujours en dette avec Dieu ; croire qu’on doit mériter ou payer une dette, donc accéder à Dieu par ses propres forces alors que Dieu est pure grâce. Tout cela alimente le moralisme et empêche la rencontre.

Petite parabole :

Vous êtes dans la rue et au loin, vous apercevez une de vos connaissances…

Soit, vous évitez de le rencontrer en changeant de trottoir, en tournant la tête pour qu’il ne vous voit pas. Pourquoi ? Parce que c’est un « rasoir » de première ! Il va vous réclamer l’argent que vous lui devez ; ou il va vous rappeler les travaux que vous devez faire pour lui ; ou il va vous réclamer pour la nième fois le service que vous ne pouvez pas lui rendre etc.

Soit c’est un ami précieux pour vous et vous êtes heureux-se de le rencontrer, il sait vous écouter, vous fait du bien, vous percevez en lui, une bonté, une tendresse, un accueil, vous êtes en total confiance avec lui et vous savez qu’il ouvre en vous le meilleur de vous-même.

Petite question impertinente : Est-ce ainsi que vous voyez Dieu ?

Un peu, beaucoup…mais jamais vraiment car rode toujours en nous la méfiance qui est une blessure jamais vraiment guérie.

Pourquoi je raconte cette parabole ?

Parce que selon la manière dont vous considérez Dieu : « rasoir » ou ami bienveillant, vous n’aurez aucun goût pour fréquenter l’Evangile ou au contraire beaucoup !  

Aucun goût car habité par la fausse image d’un dieu empêcheur de vivre, celui qui vous attends au coin de la rue pour vous verbaliser, le demandeur jamais satisfait, etc.

Du goût car heureux-se de rencontrer le Dieu de l’Evangile, celui d’une bonne nouvelle pour notre vie et qui vous dit : tu es aimé-e de manière inconditionnelle, tu as du prix à mes yeux.

Regardez toutes les rencontres que Jésus a faite : tous ceux et celles qui l’ont rencontré s’en sont trouver mieux : ils et elles ont été restaurées dans leur dignité, accueillies, aimées, sauvées…

En fait quand on ouvre l’Evangile, il n’y a que 3 choses à faire :

Ecouter

Regarder

Me laisser aimer

Il n’y a que cela à faire, le reste c’est Dieu qui le fait parce que l’on a donné du temps à vraiment écouter, vraiment regarder et à se laisser aimer

Un conte maintenant

Dans un village, les gens attendaient qu’un jour un roi arrive. Il aurait les traits du visage que la nature avait sculpté au sommet d’une montagne.

Il y avait dans ce village, un jeune garçon qui tous les jours sortaient les moutons pour brouter dans la montagne.

Au bout de plusieurs années, un jour qu’il revenait au village, les gens ont été stupéfait : le garçon ressemblait trait pour trait au visage du sommet de la montagne.

Le garçon expliqua que pendant les longues heures de solitude avec ses moutons, il regardait le visage de la montagne. Il était devenu semblable à ce qu’il contemplait.

Si on reprend Zachée:

Regarder Jésus qui traverse la ville. Regarder Jésus pour que quelque chose de son dynamisme passe en moi.

Regarder Jésus qui lève les yeux et me laisser regarder par lui. Me laisser aimer par son regard

Ecouter sa parole : « aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi »

L’entendre pour moi, entendre son désir, sentir l’amour de Dieu pour moi, l’intérêt que j’ai pour lui.

Il ne s’agit pas de faire un commentaire de texte, il ne s’agit pas de tirer de ce texte des résolutions pour sa vie mais de s’exposer à ce récit comme on s’expose au soleil sur une plage.

Notre décision c’est d’être sur la plage, d’y rester, de s’exposer au soleil. Regarder et écouter.

Mais c’est l’Amour tel un soleil qui va agir, qui va imprimer en vous l’Esprit de Jésus comme la montagne a imprimé ses traits sur le visage du berger du conte.

On est transformé par imprégnation et non pas par un acte de volonté.

De cette écoute et de ce regard peut naitre une lumière, quelque chose qui s’impose à nous, un désir…

Encore faudra-t-il vérifier qu’il s’agit bien un fruit de cette contemplation et non un acte de volontarisme.

Cela se vérifie par 3 critères : Cela vous donne-t-il une joie simple, une force tranquille, une paix qui dure ?

 

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