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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 14:58
Noël des chercheuses et chercheurs de Dieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Mt 2/1-12

 

1-Jésus étant né à Bethléem

Nous sommes à la source de la foi : Jésus, Verbe fait chair, Dieu qui nait. Dieu qui entre dans le temps, qui entre dans un espace, qui entre dans une culture. Dieu comme nous, un humain.

Laissons-nous étonner par cela. Demandons-nous ce que cela change quant à notre image de Dieu et ce que cela change quant à notre perception de nous-mêmes.

Laissons-nous bousculer par cela.

 

2-Voici que des mages venus d’Orient

Ces mages orientaux, représentent tous les chercheurs, chercheuses de Dieu. Tous ceux, toutes celles du monde entier qui reconnaîtront en Jésus,  Dieu venu nous rejoindre. C’est chacun-e de nous. Ils sont venus de loin, ils ont fait tout un chemin.

Et nous ? De quel orient sommes-nous venus : orient du doute, de l’incroyance, de la souffrance …

Par quel chemin sommes-nous venus au Christ ?

Par quels chemins venons-nous à lui ?

 

3-Où est le roi des juifs qui vient de naître ?

La question porte sur le lieu de la naissance.

Dans notre vie, quel sont les lieux où nous voyons naître le Christ ? Quels sont les lieux de nativité aujourd’hui pour nous ?

 

4-Hérode

Regarder ce qu’il fait, écouter ce qu’il dit. Le verset 13 nous donne la clé de son comportement. Actes et paroles sont motivés par la volonté de tuer l’enfant.

Pourquoi ? Pourquoi un enfant est-il dangereux pour lui ?

Pourquoi ce refus dès le début de la vie de Jésus ?

 

5-Grands prêtes et scribes

Ils ont la connaissance du lieu de la naissance mais ils ne bougent pas, ne vont pas voir. Leur connaissance ne produit rien en eux. Leur connaissance n’est pas vitale pour eux, ce n’est pas le cœur de leur vie.

Et nous, qu’est-ce qui est vital et qui nous fait me bouger ?

 

6-Entrant dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère

Faire comme eux, regarder Jésus, contempler simplement Dieu dans la faiblesse, la vulnérabilité d’un enfant.

Nous emplir les yeux de ce que nous voyons.

 

7-Ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or de l’encens et de la myrrhe

Cet enfant ne leur a rien demandé. Ce que nous offrons à Dieu n’est pas une commande de sa part, ce qu’il voudrait qu’on lui donne !  C’est simplement ce que par amitié, nous voulons lui donner.

Laissons-nous guérir de cette fausse image de ce que Dieu veut. Son unique volonté est que nous vivions.

Quelle cassette de notre cœur nous voulons ouvrir ? Quel or et quel encens, quelle myrrhe nous voulons donner ?

 

8-Ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays

Avoir rencontré Jésus, cela déroute, on ne fait plus comme avant ! Ils vont habiter le pays de leur vie autrement.

En quoi la rencontre avec Jésus nous a-t-elle fait prendre d’autres routes ?

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 18:33
Peinture de He Qi

Peinture de He Qi

26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;

33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.

37 Car rien n’est impossible à Dieu. »

38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Lc1/26-38

 

Le texte nous dit que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu

dans une ville appelé Nazareth auprès d’une vierge appelée Marie. C’est une manière d’exprimer une expérience de Dieu que fait cette femme. Expérience d’une « visite » de Dieu qui peut être aussi la nôtre.

S’arrêter, s’étonner du désir de Dieu de nous rejoindre : oui Dieu veut nous rejoindre, se communiquer à nous, se donner à nous.

Ill y a l’étendu du monde, il y a l’étendu du temps et cette visite de Dieu se réalise dans une petite bourgade de rien du tout, Nazareth et une personne particulière : Marie parce que Dieu n’aime pas en général mais dans le plus concret de l’existence. L’universel de son amour est concret : en venant vers Marie, c’est vers chacun de nous qu’il vient, en elle, il rejoint les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les pays. Cette contemplation peut nous aider à aimer le quotidien de notre vie : ne pas chercher à trouver Dieu ailleurs que dans ce plus concret qu’il a voulu rejoindre. Regarder cela pour aimer davantage notre vie qui est lieu de Dieu. Marie entend dans le silence de son cœur que l’enfant qui va naitre d’elle est Jésus, c’est-à-dire Dieu sauve, Emmanuel c’est-à-dire Dieu avec nous. Exposons notre vie à sa venue pour qu’il vienne sauver ce qui a besoin d’être sauvé. Qu’est-ce que j’aimerai que Dieu vienne sauver dans ma vie ? Laissez monter en soi le désir du cœur, laisser monter à la conscience claire le désir peut-être enfoui que Dieu vienne sauver tel aspect de ma vie d’aujourd’hui ou de mon passé.

Elle entend qu’elle « pleine de grâce », c’est à dire pleine de Dieu, pleine de la vie de Dieu, pleine de l’amitié de Dieu

Les entendre aussi pour nous. Et si cela vous semble inconvenant, ne pouvant pas s’adresser à nous mais seulement à elle, allez voir en Ep 1/3-14 et même tout le chapitre 1. Vous y verrez la même chose même plus développée

-nous sommes béni de Dieu

-nous sommes choisi

-choisi pour être saint dans l’amour

-prédestiné à être ses fils (ses filles !)

-gratifié de sa grâce dans le Christ

Marie vit cela en faisant oraison comme nous. L’ange n’est pas une vision, mais une révélation intérieure qui la bouleverse comme nous même nous avons pu faire cette expérience d’une parole intérieure. Dieu est vraiment le vivant, la parole qui peut bouleverser nos vies.

Mais Marie ne prend pas pour « argent comptant » tout ce qui se passe dans son cœur, elle veut discerner, faire le tri, savoir si ce qu’elle entend au plus profond d’elle-même vient bien de Dieu. Elle réfléchit, : « elle réfléchissait à ce que pouvait être ce salut ». Elle interroge : « comment cela se fera-t-il ? ». Qu’est-ce qui emporte son adhésion que c’est bien Dieu qui lui parle ?

3 critères : paix, joie, force

-paix : elle reçoit la parole qui parcourt toute la Bible, Dieu qui ne cesse de dire pour nous apaiser : ne crains pas

-joie : Dieu ne veut et ne peut que donner que de bonnes choses, et la seule qu’il veut nous donner c’est lui-même : tu as trouvé grâce auprès de Dieu, sa vie t’est donné, tu es trouvée en lui pour ta joie et la sienne

-force : ce n’est pas toi qui feras, mais lui en toi

Marie l’a compris car à la fin elle ne dit pas : je le ferai mais « qu’il me soit fait »

Oui, tout cela vient bien de Dieu, c’est sa marque !

Appel pour nous aussi à discerner, à faire le tri dans ce qui se passe en nous dans l’oraison et notre vie : ce qui vient de lui et ce qui ne vient pas de lui, les chemins de vie auquel il m’invite et les impasses à éviter

 

 

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 10:48
Méditer avec Mc 10.46-52: Bartimée Ev.du 30ème dim. TO

Mc 10.46-52

 

46 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.

47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »

48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »

49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »

50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

1-Un aveugle des yeux…mais pas du cœur

Il connait Jésus puisqu’il l’appelle et qu’il a confiance en lui. Ses yeux sont fermés à la lumière du jour mais son cœur est ouvert à la rencontre avec Jésus.

Je lui dis pourquoi j’ai confiance en lui


2- Un aveugle qui n’est pas muet

Regarder Bartimée : il est mendiant, aveugle, assis mais il n’est pas sourd ni muet. Il entend que Jésus passe sur le chemin où il est. Il n’est pas non plus résigné.  Plein d’espoir il crie vers Jésus.

Entendre par deux fois son cri : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ».

Et moi, quel est mon cri ? Quel est mon désir ?

J’exprime ce désir à Dieu.

 

3-Une foule qui fait obstacle

Regarder la foule qui fait obstacle au désir de Bartimée :

« Beaucoup le rabrouait pour lui imposer silence ».

J’essaie de voir ce qui dans ma vie est obstacle à la rencontre avec Jésus.

 

4-Une foule qui encourage

Parce que Jésus s’arrête et appelle Bartimée, la foule change d’attitude, devient aidante. Entendre son encouragement pour moi. « Courage, lève-toi, il t’appelle ».

Laissez cette phrase descendre en moi pour faire ce qu’elle dit.

 

5-Un aveugle qui abandonne la sécurité de son manteau

Regarder Bartimée, qui à cet appel,  se lève, rejette son manteau, bondit.

M’emplir les yeux de ce dynamisme.

Et m’interroger : pour moi, quel serait le manteau à rejeter pour aller vers Jésus ?

 

6-Jésus éveilleur de désir

Regarder Jésus. Il a su entendre le cri de Bartimée.

Admirer son attention aux personnes.

Ecouter la question qu’il lui pose : « Que veux-tu que je fasse pour toi ?». Il ne sait pas à la place de l’autre. Il est éveilleur de désir.

Entendre cette question pour moi et y répondre.

 

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 19:41
Méditer avec Luc 7/36-50: une femme qui aime parce que pardonnée.

Lc 7/36-50

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »

Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

 

Pécheresse, cette femme ? Que recouvre ce mot ? Qui était pécheur-pécheresse dans la société où Jésus vivait ? On pouvait l’être de diverses façons : tout ce qui empêchait de pratiquer les prescriptions religieuses, par exemple certains métiers par leur exercice même vous rendait pécheur, des maladies dont on pensait qu’elle résultait d’un péché commis et vous rendait impur-e, des comportements considérés comme immoraux…

Et cette femme dans quelle catégorie de péché est-elle ? Pourquoi la tradition chrétienne en a-t-elle fait une prostituée ? Une autre femme dans l’Evangile fait presque les mêmes gestes sans qu’on la désigne comme telle. Mais l’assimilation de femme à une prostituée, relève d’une projection misogyne.

En tout cas, quelque soit la nature de son péché, cette femme se sait pardonnée. Jésus lui a-t-il dit ? A-t-elle eu la certitude de ce pardon sans même avoir besoin d’une parole qui le lui signifie ? Si oui, cela veut dire que des gens comme elle ont pu se sentir pardonnés sans parole explicite à leur égard mais simplement par la miséricorde qui émanait de Jésus, par son enseignement libérateur.

Elle est donc bien cette débitrice qui devait 1500 deniers, qui aime beaucoup parce qu’il lui a été beaucoup pardonné.

Car cette parabole racontée par Jésus montre  que l’amour est fruit du pardon reçu et non l’inverse. Si elle fait ces gestes d’amour, si elle aime, c’est pour signifier la gratitude du pardon reçu : pardonné, nous sommes en capacité d’aimer. Le pardon n’est pas une récompense, il est un don gratuit.

L’inverse, c’est-à-dire que Dieu attendrait qu’on l’aime pour pardonner est en contradiction avec la révolution spirituelle qu’apporte Jésus. C’est pourtant, ce qui, malheureusement, nous pensons spontanément car nous préférons « mériter » plutôt que d’être sujet d’une prévenance gratuite.

Deux versets de ce récit semble contredire ce que je viens de dire :

* « ses nombreux péchés lui sont remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour » dit Jésus. Cela semble en contradiction avec la parabole qu’il a raconté. C’est à cause de l’ambiguïté du mot « parce que ». Il vaudrait mieux traduire : ses péchés sont remis, c’est pourquoi elle a beaucoup aimé.

* « Tes péchés sont pardonnés » Déclaration que Jésus fait à la fin du texte. Déjà pardonné puisqu’elle montre beaucoup d’amour ou seulement pardonné au moment où Jésus lui signifie ce pardon ? Toujours pour être cohérent avec la parabole, il faut tenir que déjà pardonnée avant d’arriver au repas, Jésus la gratifie d’une parole officielle devant tout le monde, qui la libère des regards accusateurs.

Ceci étant, quelques pistes pour méditer ce texte

1ère piste

Considérer que Simon est aussi un pécheur.

Mais de quoi ? Certainement pas d’une infidélité à la loi religieuse mais d’une « dette de 50 deniers » dette dont il ne semble pas avoir conscience et qui l’empêche de faire les gestes les plus simples de l’accueil qui dirait un peu d’amour. Mais lui aussi est pardonné, gracié. Pour aimer, il lui manque la révélation de sa dette. Jésus va lui révéler : son péché, c’est son regard de mépris. Le péché ici n’est pas de l’ordre d’une loi religieuse mais de l’ordre d’une qualité de relation à l’autre.

2ème piste

Regarder les gestes d’amour de cette femme :

Apporter un flacon de grande valeur,

Arroser les pieds de ses larmes

Les essuyer avec ses cheveux

Les couvrir de baisers

Les oindre de parfum

Mettre ces gestes en parallèles avec Lc 10/34 ; Jn 12/3 ; Jn 13/4-5

 

3ème piste

Prendre conscience de la liberté de Jésus qui accepte ses gestes qui le discrédite aux yeux de Simon et de tous les invités.

4ème piste

Sentir la délicatesse de Jésus envers Simon. Il ne s’oppose pas à lui de front mais lui raconte une histoire pour que lui-même il puisse entrer dans la logique de Jésus. Il lui permet de trouver par lui-même le chemin pour sortir de son regard de mépris et s’ouvrir à un autre regard.

 

 

 

Méditer avec Luc 7/36-50: une femme qui aime parce que pardonnée.
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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 11:36
Evangile du 13ème dim TO: guérison d'une femme hémorroïsse Marc 5/25-35

Mc 5/25-34

25 Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… –26 elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –…27 cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.28 Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »29 À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.30 Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »31 Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »32 Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.33 Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.34 Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

 

1-Se demander pourquoi veut-il savoir qui l’a touché ?

Il sait qu’il a guéri quelqu’un, cela ne lui suffit-il pas ? Que veut-il de plus ?

Sûrement une rencontre personnelle. Car nous le savons, il est plus qu’un « guérisseur », il est sauveur. Le salut qu’il donne, c’est d’abord lui-même, c’est le cadeau d’une rencontre, d’une attention à l’autre, d’une question qui suscite une réponse, d’un dialogue qui s’installe.

M’étonner de cela

2-Regarder cette femme

La maladie dont elle souffre, est source d’exclusion sociale et religieuse. Elle est considérée comme « impure » (Lv 15/9) et si elle a un contact physique avec quelqu’un, elle le rendra impur ! Au regard de cette loi religieuse, elle a donc rendu impurs tous les gens qu’elle a touché dans la foule et Jésus lui-même ! C’est une transgression majeure qui nous explique la stratégie d’anonymat de cette femme.

Sentir tout le poids d’exclusion que véhicule ce type de lois religieuses.

3-Comprendre l’enjeu qu’il y a à faire connaitre cette guérison

Rendre public aux yeux de tous cette guérison a des conséquences de salut pour elle et pour cette foule. Jésus ne se considère pas comme impur d’avoir été touché par elle et donc de fait, déclare caduque cette loi d’impureté qui excluait les femmes qui en étaient atteintes.

Me laisser rejoindre par la liberté de Jésus qui ose braver ces lois excluantes

4-Entendre Jésus l’appeler : « ma fille »

L’appeler « Ma fille » n’est pas anodin. Dans un cas semblable de situation d’exclusion, à Zachée le publicain, Jésus dira : « N’est-il pas lui aussi fils d’Abraham ? » Lc 19/9. Les paroles qu’il lui adresse, lui rende sa dignité, la valorise au sujet de sa foi, la réintroduit dans l’espace social, lui fait cadeau de la paix.

Sentir toute la détermination qu’à Jésus pour libérer celles et ceux qu’il rencontre.

 

 

Evangile du 13ème dim TO: guérison d'une femme hémorroïsse Marc 5/25-35
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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 18:07
Méditation de la Bible : faire retraite chez soi 3/3

 

Voici la fin de la série: « faire retraite chez soi »

 

 

 Comment s’y prendre ?

  • Je m’assoie
  • Je prends le temps de m’apaiser en respirant lentement et profondément
  • Je fais un geste pour dire à Dieu mon désir de cette rencontre avec lui et je lui dis : « me voici »
  • Je lui partage ce qui habite mon cœur : Parler à Dieu de sa vie : joie, souci, désir, peur, confiance, personnes et évènements comme un ami parle à son ami

 

Lire le chapitre 15 de l’évangile de Luc 

  • J’essaie de me rappeler ce récit et de le redire avec mes propres mots comme si j’avais à le raconter à quelqu’un

En faisant cela peut-être que quelque chose va me toucher, me rejoindre, m’éclairer. Si oui, je garde cela précieusement.

 

  • Je fais une demande :

Donne-moi de me réjouir d’être cherché-es appelé-e et aimé-e par toi.

 

  • Je me laisse guider par les suggestions suivantes :

1- S’approcher et écouter

On y voit le groupe des publicains et des pécheurs :

Il y a deux verbes pour qualifier leur attitude : s’approcher et écouter

Rester à considérer ces 2 attitudes.

*Une décision de se rendre proche de cet homme Jésus, le côtoyer, se laisser changer par lui

*Une décision d’écouter : on a là le verbe qui court le long de toute la Bible : « Ecoute Israël »

Il s’agit de s’ouvrir à la parole d’un autre.

Entrons dans ces 2 attitudes : s’approcher de Jésus dans la confiance et le désir de s’ouvrir à sa parole et surtout de demander une confiance et un désir plus grand que ceux que nous avons. 

 

2-Faire bon accueil et manger

Voir l’attitude de Jésus par deux verbes aussi : faire bon accueil et manger.

Comprendre pourquoi Jésus fait bon accueil : tout simplement parce qu’il est devant des hommes et des femmes de désir, qui attendent quelque chose de lui, qui ont soif de l’entendre.

Prendre conscience de la joie de Jésus.

Rester à regarder Jésus qui fait bon accueil sans condition préalable : le fait de s’approcher et de vouloir écouter suffit.

Rester à regarder ces repas qu’il prend avec eux : dans la société où vivait Jésus, manger est un signe fort de solidarité et de communion, c’est d’ailleurs cela qui scandalise les pharisiens.

 

3-Une brebis, une pièce, un fils

Prendre du temps pour regarder les images que Jésus prend

pour parler de nous :

une brebis, une pièce d’argent, un fils.

Des images qui chacune à leur manière dise une richesse, une valeur. Nous sommes précieux pour Dieu, une manière de reprendre Is 43/1-4 « tu as du prix à mes yeux et je t’aime » 

 

4-Dieu à l’image d’un berger, d’une femme, d’un père.

Prendre du temps aussi pour regarder les images que Jésus emploie pour parler de Dieu :

-Dieu comme un berger

-Dieu comme une femme

-Dieu comme un père

 

5- S’arrêter devant le trait commun de ces 3 paraboles

perdu / retrouvé

Dialoguer avec Dieu là- dessus : qu’est-ce qui dans ma vie est perdu et que Dieu cherche, recherche ?

 

5- S’imprégner de la tonalité de joie de ces 3 paraboles, la joie de Dieu

 

6-Regarder ce que Dieu fait :

*comme un berger :

Courir jusqu’à ce qu’il la retrouve

La mettre sur les épaules

Rassembler amis et voisins

 

 *comme une femme :

Allumer une lampe

Balayer la maison

Chercher soigneusement jusqu’à ce qu’elle la trouve

Rassembler amis et voisins

 

 *comme un père

Confier son héritage

Attendre son retour

Courir à sa rencontre

Le couvrir de baisers

Le revêtir de plus beaux habits

Festoyer 

 

A la fin, je m’approche de Jésus et je lui dis les sentiments qui m’habite après avoir été témoin de cela. Qu’est-ce qui m’a touché dans ce récit ? Ce qui m’a rejoint. Je lui parle comme un ami parle à son ami.

 

Je termine en priant le Notre Père et en faisant un signe de la croix.

 

J’écris sur un carnet ce qui m’a touché, rejoint, éclairé pendant ce temps de méditation.

 

 

 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 15:09
 Méditation de la Bible : faire retraite chez soi 3/2

01 Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils. 02 Quand je l’ai appelé, il s’est éloigné pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles. 03 C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. 04 Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? 05 Il ne retournera pas au pays d’Égypte ; Assour deviendra son roi, car ils ont refusé de revenir à moi. 06 L’épée frappera dans ses villes, elle brisera les verrous de ses portes, elle les dévorera à cause de leurs intrigues. 07 Mon peuple s’accroche à son infidélité ; on l’appelle vers le haut ; aucun ne s’élève. 08 Vais-je t’abandonner, Éphraïm, et te livrer, Israël ? Vais-je t’abandonner comme Adma, et te rendre comme Seboïm ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent.

Os 11/1-9

 

1ère piste : Porter son attention sur ce qui nous est dit de Dieu dans ce texte.

C’est un amoureux qui fait une déclaration d’amour : « je l’ai aimé ». Il rappelle sa solidarité avec l’acte de libération : « d’Egypte, j’ai appelé mon fils », c’est à dire que je l’ai libéré de l’esclavage d’Egypte. Il se présente comme une mère qui élève ses enfants, qui apprend à marcher, qui prend dans mes bras, qui prend soin d’eux, qui mène avec des liens d’amour, qui pose contre sa joue et donne à manger.

Prendre du temps pour regarder cela, se réjouir de ce qui est dit de Dieu là.

Me laisser aimer comme cela, car contrairement à beaucoup de faux amour, celui de Dieu est libérateur.

Goûter cet amour maternel de Dieu.

 

2ème piste : Considérer la réponse d’Israël décrite par le prophète Osée.

Ils se sont détournés, ils ont offert des sacrifices et rendu un culte à des idoles (des faux dieux), ils se sont endurcis dans leur refus. Dans la Bible, l’idolâtrie est le péché par excellence. C’est adorer quelque chose qui n’est pas Dieu. Il y a l’idole du pouvoir, de l’avoir auquel on sacrifie le reste au mépris des gens. C’est à la racine de la misère dans le monde, de la violence. Il y a l’idole du fanatisme, du racisme source d’injustice etc… Tout cela, c’est se détourner de Dieu, se détourner de l’Amour qui est Dieu.

Peser la laideur de ces situations, sentir que Dieu refuse cela. Communier à la douleur que Dieu a de ces situations, car comme le dit le texte,  cela « extermine, dévore », défigure ce que Dieu veut.

 

3ème piste : Dieu nous dit là, qu’Il n’interviendra pas pour faire cesser cela.

Mais qu’Il est avec nous pour combattre ce qui est « malade » dans notre monde et pour bâtir un monde plus juste, un monde où seul l’Amour est premier. Amour des autres, du monde, de Dieu.

Entendre le cri de Dieu : « Comment pourrais-je t’abandonner Israël ? »

 

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 09:27
Méditation avec le Bible : faire retraite chez soi 3/1

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Voici le 1er texte de la troisième étape

 

 Comment s’y prendre ?

  • Je m’assoie
  • Je prends le temps de m’apaiser en respirant lentement et profondément
  • Je fais un geste pour dire à Dieu mon désir de cette rencontre avec lui et je lui dis : « me voici »
  • Je lui partage ce qui habite mon cœur : Parler à Dieu de sa vie : joie, souci, désir, peur, confiance, personnes et évènements comme un ami parle à son ami

 

Lire ce texte biblique : La racine du mal et son combat

Ex 1/8-22

08 Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte. Il n’avait pas connu Joseph. 09 Il dit à son peuple : « Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant plus nombreux et plus puissant que nous.

10 Prenons donc les dispositions voulues pour l’empêcher de se multiplier. Car, s’il y avait une guerre, il se joindrait à nos ennemis, combattrait contre nous, et ensuite il sortirait du pays. » 11 On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée pour les accabler de travaux pénibles. Ils durent bâtir pour Pharaon les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès. 12 Mais, plus on les accablait, plus ils se multipliaient et proliféraient, ce qui les fit détester. 13 Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage 14 et leur rendirent la vie intenable à force de corvées : préparation de l’argile et des briques et toutes sortes de travaux à la campagne ; tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage. 15 Alors le roi d’Égypte parla aux sages-femmes des Hébreux dont l’une s’appelait Shifra et l’autre Poua ; 16 il leur dit : « Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux, regardez bien le sexe de l’enfant : si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, laissez-la vivre. »

17 Mais les sages-femmes craignirent Dieu et n’obéirent pas à l’ordre du roi : elles laissèrent vivre les garçons. 18 Alors le roi d’Égypte les appela et leur dit : « Pourquoi avez-vous agi de la sorte, pourquoi avez-vous laissé vivre les garçons ? » 19 Les sages-femmes répondirent à Pharaon : « Les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes, elles sont pleines de vitalité ; avant l’arrivée de la sage-femme, elles ont déjà accouché. » 20 Dieu accorda ses bienfaits aux sages-femmes ; le peuple devint très nombreux et très fort. 21 Comme les sages-femmes avaient craint Dieu, il leur avait accordé une descendance. 22 Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : « Tous les fils qui naîtront aux Hébreux, jetez-les dans le Nil. Ne laissez vivre que les filles. »

 

Ex 2/1-10

01 Un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu. 02 Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils. Voyant qu’il était beau, elle le cacha durant trois mois. 03 Lorsqu’il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de goudron. Elle y plaça l’enfant, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux. 04 La sœur de l’enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver. 05 La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre. 06 Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. C’était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C’est un enfant des Hébreux. » 07 La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? » 08 La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant. 09 La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit. 10 Lorsque l’enfant eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, en disant : « Je l’ai tiré des eaux. »

 

  • J’essaie de me rappeler ce récit et de le redire avec mes propres mots comme si j’avais à le raconter à quelqu’un

En faisant cela peut-être que quelque chose va me toucher, me rejoindre, m’éclairer. Si oui, je garde cela précieusement.

 

  • Je fais une demande :

Donne-moi d’être attentif-ve à ce monde si beau et si blessé aussi et de me reconnaitre également blessé-e et blessant-e mais néanmoins toujours cherché-es appelé-e, aimé-e par toi.

 

  • Je me laisse guider par les suggestions suivantes :

1-Descriptif du mal

-Le mal comme ignorance de l’histoire (Pharaon n’avait pas connu Joseph. Son ignorance de l’histoire l’empêche de considérer positivement le peuple juif).

-Le mal qui se nourrit de peur sans fondement, qui se nourrit d’imaginaire : « En cas de guerre, il pourrait bien se joindre à nos ennemis » (1/10).

-Le mal qui se réalise dans l’exploitation, l’esclavage, la violence, le génocide (1/ 11 à 14 et 2).

Ouvrir un journal et sentir la souffrance de Dieu devant ce mal toujours là.

 

2- La résistance au mal 

S’aider de ce texte pour saisir ce qu’est la résistance au mal pour entrer en son cœur dans cette résistance.

-la résistance au mal a une « raison » : c’est la crainte de Dieu des accoucheuses (1/17). Crainte à entendre comme respect de Dieu, qui fait entrer dans Sa colère contre tout ce qui défigure l’humain.

-la résistance au mal qui se fait agissante, qui prend les moyens de résister.

-le refus d’obéir à l’injustice (les sages-femmes laissent vivre les garçons (1/17).

-un mensonge légitime pour ne pas subir la répression (« nous arrivons trop tard » (v. 19)

-la désobéissance d’une mère qui refuse qu’on tue son enfant et un vrai amour qui accepte de le perdre pour qu’il ait une chance de vivre (2/1-3).

-la vigilance d’une sœur qui veille (2/4).

-la désobéissance de la fille du pharaon qui recueille l’enfant (2/5 et suivant).

Ouvrir un journal et communier à la joie de Dieu pour tous celles et ceux qui combattent le mal aujourd’hui.

 

3-Regarder les gestes de la fille du Pharaon.

Les mettre en synopse avec ce que fait le bon Samaritain (en Lc10 /25-37). Le bon Samaritain est figure du Christ. La fille du Pharaon est aussi figure du Christ.

Sentir que ces gestes, Dieu les fait pour moi aussi.

 

4-Considérer les conséquences de cette résistance et de ce salut :

Sans cette désobéissance : pas de libération, pas de naissance d’un peuple, pas d’alliance, pas d’entrée en terre promise… Rien de tout cela, sans ces femmes faisant échec à la mort.

Faire échec à la mort, comment cela résonne en moi ?

 

 

 

  • A la fin, je m’approche de Jésus et je lui dis les sentiments qui m’habite après avoir été témoin de cela. Qu’est-ce qui m’a touché dans ce récit ? Ce qui m’a rejoint. Je lui parle comme un ami parle à son ami.

 

  • Je termine en priant le Notre Père et en faisant un signe de la croix.

 

J’écris sur un carnet ce qui m’a touché, rejoint, éclairé pendant ce temps de méditation.

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:22
Méditation avec le Bible : faire retraite spi. chez soi 1/3

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Voici le 3ème texte de la première étape

 

 Comment s’y prendre ?

  • Je m’assoie
  • Je prends le temps de m’apaiser en respirant lentement et profondément
  • Je fais un geste pour dire à Dieu mon désir de cette rencontre avec lui et je lui dis : « me voici »
  • Je lui partage ce qui habite mon cœur : Parler à Dieu de sa vie : joie, souci, désir, peur, confiance, personnes et évènements comme un ami parle à son ami
  • Lire ce texte biblique :

38 Chemin faisant, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.

39 Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

40 Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »

41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.

42 Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Lc 10/38-42   

 

  • J’essaie de me rappeler ce récit et de le redire avec mes propres mots comme si j’avais à le raconter à quelqu’un

En faisant cela peut-être que quelque chose va me toucher, me rejoindre, m’éclairer. Si oui, je garde cela précieusement.

 

  • Je fais une demande :

« Donne-moi un cœur large, généreux et disponible »

 

  • Je me laisse guider par les suggestions suivantes :

1-Elle le reçu chez elle

Voici la première condition de la liberté : accueillir Jésus comme « boussole » de sa vie, devenir ce que je suis, ami-e de Jésus, cœur aimant de Dieu, là où il peut habiter. Marthe est image de cette liberté.

Faire comme Marthe : ouvrir mon cœur à Jésus comme elle ouvre sa maison

 

2-Assise à ces pieds

Voici la 2ème condition de la liberté : s’assoir et l’écouter.

Marie écoute longuement Jésus car nous sommes faits pour cette écoute. Marie est image de cette liberté.

Faire comme Marie : décider dans mon cœur de libérer du temps pour l’écouter. Me donner la liberté de l’écouter.

 

3-La meilleure part donné à une femme

Au temps de Jésus, les femmes ne pouvaient pas être disciples d’un maître. Marie transgresse cet interdit et Jésus l’approuve. Regarder la liberté de Jésus et de Marie. Ils savent créer du neuf, dire non à ce qui enferme.

Des « interdits » peuvent aussi m’empêcher de libérer du temps pour écouter Jésus et me rendre disponible à la liberté de son message.

Me rendre compte des « interdits » à la liberté qui peuvent être les miens. Demander l’aide de l’Esprit Saint : son conseil et sa force.

 

  • A la fin, je m’approche de Jésus et je lui dis les sentiments qui m’habite après avoir été témoin de cela. Qu’est-ce qui m’a touché dans ce récit ? Ce qui m’a rejoint. Je lui parle comme un ami parle à son ami.

 

  • Je termine en priant le Notre Père et en faisant un signe de la croix.

 

J’écris sur un carnet ce qui m’a touché, rejoint, éclairé pendant ce temps de méditation.

 

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 00:07
Méditation avec le Bible : faire retraite chez soi 1/2

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Voici le 2ème texte de la première étape

 

 Comment s’y prendre ?

 

*Je m’assoie

*Je prends le temps de m’apaiser en respirant lentement et profondément

*Je fais un geste pour dire à Dieu mon désir de cette rencontre avec lui et je lui dis : « me voici »

*Je lui partage ce qui habite mon cœur : Parler à Dieu de sa vie : joie, souci, désir, peur, confiance, personnes et évènements comme un ami parle à son ami

 

*Lire ce texte biblique :

01 Le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, dit au roi Acab : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n’y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j’en donne l’ordre. » 02 La parole du Seigneur lui fut adressée : 03 « Va-t’en d’ici, dirige-toi vers l’est, et cache-toi près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. 04 Tu boiras au torrent, et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. »

05 Le prophète fit ce que le Seigneur lui avait dit, et alla s’établir près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. 06 Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir, et le prophète buvait au torrent. 07 Au bout d’un certain temps, il ne tombait plus une goutte de pluie dans tout le pays, et le torrent où buvait le prophète finit par être à sec. 08 Alors la parole du Seigneur lui fut adressée. 09 « Lève-toi, va à Sarepta, dans le pays de Sidon ; tu y habiteras ; il y a là une veuve que j’ai chargée de te nourrir. » 10 Le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » 11 Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » 12 Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »

13 Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils. 14 Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » 15 La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger.

16 Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie.

1R17/1-16 

 

*J’essaie de me rappeler ce récit et de le redire avec mes propres mots comme si j’avais à le raconter à quelqu’un

En faisant cela peut-être que quelque chose va me toucher, me rejoindre, m’éclairer. Si oui, je garde cela précieusement.

 

*Je fais une demande :

« Donne-moi un cœur large, généreux et disponible »

 

*Je me laisse guider par les suggestions suivantes :

1-Le prophète Elie va se cacher au torrent de Kerit à l’est du Jourdain.

Il le fait sous l’inspiration de Dieu : expérience de solitude, de désert pour entendre une Parole de Dieu qui peut nourrir. On peut faire un parallèle avec Jésus qui a pris ce temps de 40 jours au désert pour fonder sa vie dans l’écoute de la Parole.

Quels moyens pendant cette retraite, je vais me donner pour vivre des moments de solitude pour écoute la parole ?

 

2-Toujours sous l’inspiration de Dieu, il va ensuite à Sarepta : « Lève-toi et va à Sarepta».  C’est à une veuve que Dieu confie le soin de le garder en vie, une veuve d’un pays étranger. « Apporte-moi donc un peu d’eau » lui demande-t-il. Là aussi, on peut faire un parallèle avec Jésus. Il demandera aussi à boire à une femme samaritaine, une étrangère. Et de ce point de vue, Elie est préfiguration du Christ.

On peut entendre cette parole pour nous aussi. Dieu lui-même qui est en attente, en demande. Que demande-t-Il ? Notre présence, notre amour…

 

3-Le possible et ce qui semble impossible.

Donner à boire est possible pour cette femme, mais quand Elie demande à manger, là les choses deviennent impossibles. Cette femme est au bord de la mort, la famine est terrible, elle n’a plus qu’un peu de farine et un peu d’huile, de quoi faire encore un pain pour elle et son enfant, et mourir ensuite.

Il peut y avoir pour nous des situations similaires même si elles ne sont pas aussi dramatiques. Cela peut être ce qui semble sans solution, quelque chose qui bloque en nous, une pauvreté, une blessure, une désespérance, un à quoi bon.  Alors on peut reprendre à notre compte les mots de cette femme en les adaptant à notre situation :

Je n’ai pas… Je n’ai qu’un…

 

4-Ne crains pas

Si je fais, je vais pouvoir entendre les paroles du prophète pour moi-même.

L’entendre me dire : « Ne crains pas ». Appel à la confiance, appel à un don : donne-moi ce que tu as, c’est à dire ce qui te préoccupe, donne-moi le peu que tu as et quelque chose de neuf pourra naître en ta vie : « jarre de farine ne s’épuisera, cruche d’huile ne se videra ».

 

5-Elle alla et fit comme lui avait dit Elie.

Cette fois-ci cette femme étrangère préfigure Marie dans son « qu’il me soit fait selon ta parole » (dans l’Evangile de Luc chapitre 1 verset 38) et aussi l’appel qu’elle fait aux serviteurs de la noce : « tout ce qu’Il vous dira de faire, faites-le » (dans l’Evangile de Jean 2/5).

Rester à regarder ce geste de confiance pour qu’il emplisse mon cœur.

 

*A la fin, je m’approche de Jésus et je lui dis les sentiments qui m’habite après avoir été témoin de cela. Qu’est-ce qui m’a touché dans ce récit ? Ce qui m’a rejoint. Je lui parle comme un ami parle à son ami.

 

*Je termine en priant le Notre Père et en faisant un signe de la croix.

 

*J’écris sur un carnet ce qui m’a touché, rejoint, éclairé pendant ce temps de méditation.

 

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