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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 17:15
Evangile du 5ème dimanche ordinaire: Mc 1/29-39: le quotidien de Jésus

Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 Mc 1/29-39

 

1-le quotidien de Jésus

Regardons ce quotidien. Il est allé à la synagogue, il est invité dans une maison. C’est celle de Simon et André, les 2 frères qu’il a appelé au bord du lac. Une maison où vivent plusieurs générations : des couples, des enfants, des grands-parents : on nomme la belle-mère de Pierre.

Regarder cette scène. Jésus y est à l’aise. C’est son quotidien comme le nôtre. C’est là qu’il est. Ne le cherchons pas ailleurs que dans notre propre quotidien.

 

2-Une femme malade relevée

Regarder les 3 gestes de Jésus :

Il s’approche

Il la réveille

Il lui saisit la main

Goûter la délicatesse de ces gestes.

Prenons conscience de la volonté de Jésus : il ne veut pas que cette femme (toutes les femmes) soit comme mortes, « étendues ». Il les veut debout, vivantes, agissantes. Ici pour le service des repas (la diaconie des repas, la même diaconie que celle des anges en Mc 1/13 ) mais ce sera aussi pour le service de la Parole, de l’évangélisation, de l’annonce de la résurrection.

 

3-Le soir venu, il guérissait

Comme cette femme qui s’est mise au service, Jésus aussi se met au service de tous ces gens qui lui apportent leurs maladies. Il est contagieux de santé psychique et spirituelle, c’est pourquoi il peut guérir.

 

4-Pas de parole sans agir

Il ne laisse pas parler les démons car ils savent qui il est. Pourquoi imposer ce silence ? Parce que leur savoir est un refus. Ils savent mais ils rejettent, agissent contre.

Leur savoir est faux. Le vrai savoir est engagement à le vivre.

 

5-Il priait

Il nous est bon de voir l’homme Jésus prier. Il s’autorise des moments de solitude, des moments à lui, pour se « retrouver », pour se « recentrer », pour ouvrir un espace de réflexion, de contemplation. C’est un besoin, c’est un droit, c’est une nécessité vitale pour lui…pour nous.

 

6-Il élargit l’espace

Allons ailleurs, c’est pour cela que je suis sorti.

Entendre ce désir de Jésus d’aller ailleurs d’élargir le champ de sa vie : partant de Capharnaüm, il va parcourir la Galilée ; c’est le début d’un décloisonnement qui, avec la Pentecôte, ira jusqu’au monde entier.

Jésus nous fait sortir de tout particularisme. Il commence à briser les barrières d’une religion ethnique, clanique, nationaliste. Allons ailleurs, sortons comme lui.

 

 

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 15:15
Evangile du 4ème dim TO: Mc1/21-28, Jésus fait ce qu'il dit.

Mc 1/21-28

Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.

On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.

Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :

« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.

Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

 1-Il enseigne

Il enseigne sans aucune autorisation institutionnelle. Il ne fait pas partie de la caste de ceux qui sont légitimes pour enseigner.

Il nous est donné 3 caractéristiques de son enseignement :

Ayant autorité, pas comme les scribes, neuf.

Quelle est cette autorité, quelle est cette nouveauté ? Pourquoi est-ce différent de l’enseignement des scribes ?

Les scribes sont dans la répétition et ils ne pratiquent pas forcément ce qu’il enseigne.

Jésus, lui, fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait.

Il parle de libération et il libère vraiment comme cet homme de ses démons.

La nouveauté de son enseignement en acte, c’est la libération.

Son autorité, c’est qu’il ne se contente pas d’en parler : il la réalise, il libère vraiment les gens de ce qui les entrave et les empêche de vivre.

 2-La parole sans les actes

« Tu es le Saint de Dieu » ; qui dit cette formule parfaitement orthodoxe ? Un croyant ? Non, un démon ! Il dit la vérité mais ne vit pas dans la vérité, n’agit pas selon cette vérité. C’est cela de ce genre de démon que Jésus vient nous délivrer.

 3-Aussitôt

L’évangile de Marc, c’est celui de la promptitude. Il est déjà aux versets : 10, 12, 18, 20, 21, 23, 28 et parcourra  tout l’évangile.

Une manière de nous dire : qu’attendons-nous de plus ? C’est maintenant, tout de suite…

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 17:34
Méditer avec l'évangile du 2ème dim du TO: Jn1/35-42, Venir et voir

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1/35-42

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean  tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

Fixant son regard sur Jésus :

Avec cette attitude de Jean-Baptiste nous avons déjà tout, tout de l’attitude spirituelle fondamentale. Ce que Dieu nous demande, c’est de fixer notre regard sur Jésus, ne pas le quitter des yeux, nous emplir de sa lumière.

A quel moment privilégié, il nous est donné de fixer notre regard sur lui ?

Voici l’agneau de Dieu :

Jésus est l’Agneau. En disant cela Jean-Baptiste, nous dit quelque chose d’essentiel de l’identité de Jésus. L’agneau n’appartient pas à l’ordre des prédateurs ! C’est l’agneau pascal des juifs que l’on mange en mémoire de la libération. Jésus est l’agneau qui se donne en nourriture pour que nos vies soient libérées. Jésus est le Dieu vulnérable, remis en nos mains.

Et moi, à la place de Jean-Baptiste, qu’est-ce que je dirai pour désigner Jésus ? « Voici… »

Les 2 disciples écoutèrent cette parole et suivirent Jésus :

Il nous est donné par ce verset les 2 attitudes fondamentales du disciple : écouter et suivre. C’est une décision qui prend tout l’être : ma vie ordonnée à Jésus, orientée vers lui. Ecouter et suivre, c’est une relation d’appartenance où on lie son destin à celui d’un autre. Seul Jésus peut être suivi de cette manière-là, absolue, inconditionnelle, car lui seul est complètement fiable, lui seul a un amour pour nous d’une indéfectible fidélité.

Se demander : pour moi, quelles sont mes raisons de l’écouter et de le suivre ?

Jésus se retournant

C’est Jésus qui prend l’initiative de la rencontre en se retournant. Au lieu de leur montrer son dos, il leur découvre son visage. Il leur est ainsi donner de voir la lumière qu’est Jésus, de la voir face à face. Dieu se donne à voir. Il nous est bon de nous mettre dans cette scène : Nous voyons la face de Jésus et nous sommes regardé-es par lui. Echange de regard. « Je l’avise et il m’avise » disait un des paroissiens du Curé d’Ars pour parler de son oraison.

Etre en sa présence, sous son regard, ne pas vouloir être ailleurs, car on y a trouvé le lieu de sa paix profonde.

Que cherchez-vous ?

Les questions de Jésus sont étonnantes. Elles nous disent Jésus comme éveilleur de désirs. Il est comme une sage-femme qui aide à mettre au monde la vie. Que veux-tu au plus profond de toi, qu’est-ce qui est vivant en toi et qui ne demande qu’à naître ? Un désir qui ne soit pas influencé de l’extérieur, mais celui profond, celui de vivre à plein.

Entendre cette question pour moi, dans l’aujourd’hui de ce que je suis et de ce que je vis.

Où demeures-tu ? Venez et vous verrez

Demeurer, venir et voir. La question des disciples est l’expression d’un désir : où demeures-tu pour demeurer avec toi. Sondez mon propre désir de demeurer avec le Christ.

Me demander quelle est la demeure de Jésus ? Ecouter la réponse qui peut venir en moi.

 

 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 23:43
Méditation de l'Epiphanie: Mt 2/1-12 Un enfant pour toutes et tous en recherche de sens.

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

1-Jésus étant né à Bethléem

Nous sommes à  la source de la foi : Jésus, Verbe fait chair, Dieu qui nait. Dieu qui entre dans le temps, qui entre dans un espace, qui entre dans une culture. Dieu comme nous, un humain.

Laissons-nous étonner par cela. Demandons-nous ce que cela change quant à notre image de Dieu et ce que cela change quant à notre perception de nous-mêmes.

Laissons-nous bousculer par cela.

2-Voici que des mages venus d’Orient

Ces mages orientaux, représentent tous les chercheurs, chercheuses de Dieu, de sens. Celles et ceux du monde entier qui reconnaîtront  en Jésus  Dieu venu nous rejoindre. C’est chacun-e de nous. Ils sont venus de loin, ils ont fait tout un chemin.

Et nous ? De quel orient sommes-nous venus : orient du doute, de l’incroyance, de la souffrance …

Par quel chemin sommes-nous venus au Christ ?

Par quels chemins venons-nous à lui ?

3-Où est le roi des juifs qui vient de naître ?

La question porte sur le lieu de la naissance.

Dans notre vie, quel sont les lieux où nous voyons naitre le Christ ? Quels sont les lieux de nativité aujourd’hui pour nous?

4-Hérode

Regarder ce qu’il fait, écouter ce qu’il dit. Le verset 13 nous donne la clé de son comportement. Actes et paroles sont motivés par la volonté de tuer l’enfant.

Pourquoi ? Pourquoi un enfant est-il dangereux pour lui ?

Pourquoi ce refus dès le début de la vie de Jésus ?

5-Grands prêtes et scribes

Ils ont la connaissance du lieu de la naissance mais ils ne bougent pas, ne vont pas voir. Leur connaissance de produit rien en eux. Leur connaissance n’est pas vitale pour eux, ce n’est pas le cœur de leur vie.

Et moi, qu’est-ce qui est vital pour moi et qui me fait me bouger ?

6-Entrant dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère

Faire comme eux, regarder Jésus, contempler simplement Dieu dans la faiblesse, la vulnérabilité d’un enfant.

M’emplir les yeux de ce que je vois

7-Ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or de l’encens et de la myrrhe

Cet enfant ne leur a rien demandé. Ce que nous offrons à Dieu n’est pas une commande de sa part, ce qu’il voudrait qu’on lui donne !  C’est simplement ce que par amitié, nous voulons lui donner.

Laissons-nous guérir de cette fausse image de ce que Dieu veut. Sa volonté est que nous vivions.

Quelle cassette de mon cœur je veux ouvrir ? Quel or et quel encens, quelle myrrhe je veux donner ?

8-Ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays

Avoir rencontré Jésus  "dé-route" , on ne fait plus comme avant ! Ils vont habiter le pays de leur vie autrement.

En quoi la rencontre avec Jésus m’a-t-elle fait prendre d’autres routes ?

 

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 22:01
Peinture de He Qi

Peinture de He Qi

Dans l'Evangile de Luc chapitre 2 verset 1 à 20

  • Il y avait dans le même pays des bergers

Essayons de sortir de l’imagerie champêtre. Les premiers à connaitre cette naissance sont des bergers. C’est un choix de Dieu. Pourquoi des bergers ? Au début de l’évangile de Luc, c’est un choix fort. Les bergers sont de mauvais pratiquants de la Loi car leur travail les empêche de pouvoir l’observer. Ce sont des gens méprisés, non considérés. Et ce sont eux qui sont choisis comme premiers visiteurs de l’enfant qui est né. Une manière de dire : Dieu est honoré par leur présence et l’enfant qui est né n’aura de cesse dans sa vie de les accueillir pour leur redonner leur dignité. Nous avons déjà là, tout le programme du Royaume.

Regardons ce qu’ils font, ce qu’ils disent, ce qu’ils entendent. Essayons d’entrer dans leur joie, l’estime d’eux-mêmes que déjà Jésus bébé est capable de leur donner.

  • Elle accoucha de son fils premier-né

Regarder cette mise au monde. Ne pas hésiter pas à la regarder dans le plus concret. Celles qui sont mères parmi nous ont l’avantage de l’expérience vécue dans la chair.

-     Regarder cet enfant qui est mis au monde et ce que notre foi nous en dit :     

              Verbe fait chair, Dieu mis au monde.

-     Nous laisser étonner. Dieu qui vient à naître, Dieu qui vient au monde.

Sentir que cela bouleverse nos images de Dieu. Cela dit du neuf en Dieu, du jaillissement, de la nouveauté, du mouvement. Alors que nous voyons souvent Dieu du côté de l’immobilité.

Verbe dans la fragilité d’un enfant. Il peut donc y avoir de la fragilité en Dieu, de la petitesse alors que nous le voyons du côté de la puissance et de la grandeur. Ici, un enfant qui peut pleurer, qui a faim, qui boit le lait du sein de sa mère.

-     Se laisser toucher par cela.

-     Et peut-être sentir nos résistances à accueillir ce que Dieu donne à voir de lui dans sa fragilité.

  • Elle l'emmaillota
    • Regarder comment Marie prend soin de lui.
    • Oser nous aussi prendre soin de lui.

Demander à Marie de nous permettre de le prendre dans nos bras 

Si nous le faisons, il nous sera peut-être donné de vivre plus profondément que Dieu a besoin de nous, de nos soins, de notre attention.

Cela aussi peut bousculer nos images. Habitué-es à vouloir que Dieu prenne soin de nous, ici, le voir qui a besoin de nous et prendre soin de lui.

C’est peut-être entrer dans une vie spirituelle adulte qui donne et se donne après avoir beaucoup reçu.

4-Une mangeoire 

Etonnant cette insistance pour dire trois fois qu’il est mis, couché dans une mangeoire.  (Verset : 7, 12, 16) Une mangeoire, c’est un endroit où l’on met la nourriture pour les animaux.

Jésus dira un jour : « prenez et mangez, ceci est Mon Corps livré pour vous ». Ce corps est déjà là, à la crèche, pour être nourriture de vie.

-     Regarder Dieu dans une mangeoire et le regarder quand il prend le pain à la Cène.

-     De la Crèche à la Cène, de la Cène à la Crèche. Y voir Dieu qui Se donne.

-     Entrer dans une attitude d’accueil : Recevoir de Lui

Y répondre en voulant prendre soin de lui.

Va-et-vient d’une véritable amitié.

5-Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens.

-     M’approcher de Marie et dialoguer avec elle.

Lui demander comment elle a vécu tout cela. Lui partager ce que cela provoque en nous, en moi, d’être témoins de cet événement

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 14:08
Un don laissé à notre créativité: parabole de talents en Mt 25:14-30

« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”

Mt 25.14-30 

 

Nous le savons, il y a des images vraies de Dieu et il y a des défigurations , de fausses images. Cet Evangile en est un bon exemple. Ne pensons pas trop vite que cela n’a pas trop d’importance d’accueillir les bonnes images et de démasquer les autres. Nous voyons bien ici qu’une bonne image de Dieu ou une fausse produit des comportements radicalement différents.

1er point

Regarder l’image de Dieu que nous donne cette parabole. C’est celle d’un Dieu qui confie toute sa fortune, ce qu’il a, ce qu’il est. Dans les Exercices Spirituels, Ignace dit que l’amour consiste en une communication mutuelle où chacun donne ce qu’il a et ce qu’il est (Exercices n°230) . Un Dieu qui se remet entre nos mains, ce qu’il est et son projet de vie pour le monde. Aucune consigne, pas de : « faites ceci, ne faites pas cela » Non. Confiance qui laisse  à notre créativité d’ inventer les moyens pour que cette richesse qui est Dieu même soit communiquée.

2ème point

Regarder ce que cette vraie et bonne image de Dieu provoque chez les 2 premiers serviteurs

Ils peuvent tout oser, tout risquer, parce que même s’ils connaissent des échecs, c’est l’acte même de s’engager pour Dieu qui est la réussite de leur vie. Les deux premiers serviteurs auraient pu tout perdre de l’argent confié, ils auraient gagné la joie d’avoir engagé leur vie pour Dieu. Et ils auraient entendu pareillement l’appel à entrer dans la joie de leur maître puisque déjà elle les habitait.

3ème point

Ecouter le dialogue entre le maître et ces 2 serviteurs

Ils ont la conscience aiguë du don qui leur ai fait : « tu m’as confié » disent-ils et voilà ce que j’ai gagné. Quelle alliance ! Alliance du don de Dieu et de notre réponse, de notre travail qui est bien le nôtre ! «ce que j’ai gagné ».

4ème point

Regarder la fausse image qui habite le troisième serviteur et qui est en complet contraste, opposition : celle d’un Dieu sévère, exigent, dur. Le pire peut-être est de croire que l’on sait : « J’ai appris à te connaître ainsi… » Et de ce fait, le don de ce talent n’a pas été reconnu comme donné : « Je suis allé enfouir ton talent : le voici tu as ton bien. Il n’a pas réalisé qu’il était bénéficiaire d’un cadeau, que c’était bien pour lui.

5ème point

Les paraboles sont là pour nous indiquer des chemins de vie et nous alerter sur ceux qui ne mènent qu’à des impasses. Alors entrons dans la joie de ceux et celles qui réalisent qu’il y a bien un don, que ce don est bien pour eux, pour elles, un don à vivre.

 

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 21:26
Evangile du 25ème dim. du T.O. : Envoyé-es à sa vigne ou un même amour pour toutes et tous. Mt 20. 1-16

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. "

 

1ère piste :

Porter un regard de contemplation sur ce maitre de la vigne. Sa patience, sa persévérance à embaucher. Qu’est-ce qui le motive à agir ainsi ?

 

2ème piste :

Entendre ce qu’il dit : « Allez-vous aussi à ma vigne »

Et sur fond de cette année qui commence, regarder la vigne qui est devant nous. Il nous y appelle.

Lui parler de telle ou telle portion de cette vigne qu’il nous a confiée.

 

3ème piste :

Les ouvriers qui ont travaillé une journée entière ou seulement une heure, reçoivent la même somme. Comment comprendre cela ?

Deux réponses…parmi d’autres :

-Une pièce d’argent, c’est la somme qu’il faut pour vivre. Pour Dieu, toute femme, tout homme a droit de vivre, donc à recevoir ce qu’il lui faut.

-la pièce d’argent symbolise l’amour de Dieu. Il est le même pour chacun-e.

 

4ème piste :

« Moi, je suis bon »

Laissez en nous résonner cette parole sur fond de celle de Sainte Thérèse Couderc (Fondatrice des Sœurs du Cénacle) : «  Dieu est bon, il est plus que bon, il est la Bonté »

S’imprégner de cette bonté.

 

 

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:32
La douceur de Jésus: dans l'Evangile de Matthieu 11/28-30

 « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Mt 11,28-30

1ère piste : Pourquoi Jésus prend-il cette image du joug ?

Cela sonne mal à nos oreilles, c’est une image difficile qui évoque une servitude et cela n’a rien d’attirant. Au contraire, c’est plutôt repoussoir ! C’est parce qu’Il s’adresse à des gens qui subissent un joug pesant qui les accable et Il veut les en libérer.  Pour leur proposer un autre qui n’a rien à voir avec ça.

Faire une demande à Jésus : celle de me laisser libérer par lui de quelque chose qui m’empêche d’être libre.

 

2ème piste : De quel joug, Jésus veut-il libérer ?

Ce joug pesant c’est la loi religieuse qui régissait la vie des gens. Cette loi était comparée à un joug (Si 6/18-37).  Jésus critique ceux qui la font peser sur les autres ( Mt 23/3) Tout au long de l’Evangile, on voit Jésus en opposition à ces lois religieuses pesantes, excluantes, enfermantes, ces lois qui emprisonnent la vie. Jésus veut donc libérer celles et ceux qui peinent sous ces lois, ceux qui ploient sous ce fardeau.  

Sentir le désir, la volonté de Jésus qui veut libérer de cela

 

3ème piste : Quel est le joug de Jésus ?

Il leur propose un autre joug qui est tout à l’inverse : reposant, bienfaisant, aisé, léger. Parce que ce n’est pas une loi qu’Il propose mais c’est quelqu’un. Lui-même. Quelqu’un à aimer, une amitié, un lien d’amour à faire grandir avec Lui qui est doux et humble de cœur.

Ecouter avec attention comment il décrit son joug. Laissons retentir ces mots en nous.  

 

4ème piste : Venez à moi…Prenez mon joug…Apprenez de moi.  

Il y a trois verbes à l’impératif.

Si nous entendons ces verbes comme des ordres, des obligations, nous sommes encore dans le registre du joug pesant qui emprisonne, et ce n’est pas une bonne nouvelle.

Si nous entendons ces verbes comme une volonté précise de Dieu pour nous : tu dois faire ça, ce n’est pas non plus une bonne nouvelle. 

Mais si nous les entendons comme un appel à vivre, comme une demande d’amitié, comme une prière que Dieu nous fait, nous accédons à une relation de liberté.

Là, c’est une bonne nouvelle.

Si nous les entendons comme un appel à inventer notre vie à partir du désir le plus profond et vivant de notre cœur.

Là c’est une bonne nouvelle.

Comment les entendons-nous ?

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 15:44
Le récit des tentations de Jésus: Une liberté à l'oeuvre, mt 4/1-11

Mt 4/1 à 11

Alors Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

 

Relire ce qu’il y a avant ce récit : le baptême de Jésus, car il nous révèle la source de la liberté du Christ. Mt 3/13-17

Le Christ est libre parce qu’il est fils, parce qu’il le sait, parce que de toute éternité, le Père le lui dit.

« celui-ci est mon fils, l’Aimé en qui je me plais » Etre fils en qui le Père se complait, c’est n’avoir rien à prouver, rien à conquérir, car tout est déjà donné, offert. Il ne peut pas avoir cette quête anxieuse, ce besoin de reconnaissance, cette avidité pour ce qu’on n’a pas, qui, pour nous, peut tellement nous rendre prisonnier des choses et des autres. Donc entendre cette parole du Père au Fils, entendre comme une parole qui dit sa liberté et croire que ce n’est pas seulement pour Jésus mais qu’il est venu pour nous partager sa liberté, pour nous ouvrir le passage, pour fendre les eaux et nous ouvrir le chemin à sa suite.

Entendre cette parole aussi pour chacun de nous

« Tu es mon fils, ma fille, l’Aimé-e en qui je me plais »

Après la source de la liberté, nous voyons la liberté à l’œuvre dans ce récit des tentations

1ère tentation

Jésus n’a rien à prouver, il est le Fils et le diable lui demande de le prouver.

Il part d’un doute : « si tu es… » La liberté de Jésus, c’est de croire la parole du Père.

La prison pour nous c’est souvent d’écouter d’autre voix, d’écouter la parole de soupçon

Et de ce point de vue ce récit est l’anti-Gn3 : Adam et Eve ont écouté le soupçon sur Dieu que le diable leur disait : Dieu est jaloux et ne veut pas tout vous donner, alors prenez le de force.

Notre liberté c’est de croire, qu’à la suite de Jésus, co-héritier avec lui, lui le Fils aîné, Dieu nous a tout donné puisque nous sommes ses filles et ses fils.

Ecouter la réponse de Jésus

« Il est écrit : ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de tout mot sortant de la bouche de Dieu »

Jésus ne dit pas : je te dis que ce n’est pas…

Il dit : « il est écrit » En même temps, il s’efface devant une parole qui n’est pas la sienne, une objectivité qui ne dépend que de Dieu, et en même temps, c’est éminemment sa parole, la sienne, lui qui est la Parole du Père.

Donner cette parole, c’est sa mission et c’est équivalant : se donner. Jésus en renonçant à faire de ces pierres du pain pour lui, va pouvoir un jour de sa vie publique, faire de quelques pains, une multitude de pains ; faire d’un pain son corps pour la multitude. Cette objectivité de la parole est aussi pour nous la source de notre liberté, cela ne dépend pas de nous, de nos bonnes ou mauvaises dispositions : la Parole nous fait vivre.

Ce qui est de nous, c’est d’y consentir, de nous laisser vivre par elle.

Nous recevoir de Dieu qui prouve notre vie. Pauvreté qui est source de fécondité.

2ème tentation

Entendre le 2ème piège à la liberté

« Il le met sur le faîte du temple…jette-toi en bas…car il est écrit : à ses anges, il commandera pour toi »

Il n’y a rein à prouver devant Dieu et rien à prouver devant les autres.

Le piège du diable est le refus de la liberté : s’imposer par l’évidence et non par le lent cheminement de la foi. Fais cela et on croira à toi, on sera forcé de croire en toi.

Il y a dans ce refus de cette tentation, un respect de nous-même : on n’impose pas la foi. Elle est lent travail d’éveil du cœur. Il y aura ce même refus quand Jésus dira qu’il pourrait avoir des légions d’anges pour empêcher son arrestation, refus qui va le briser, qui va faire de lui cette pierre rejetée par les bâtisseurs. Mais c’est ce refus libre qui fera de lui la pierre d’angle, pierre de fondation du vrai temple de Dieu.

Appel pour nous à vivre ce même respect, qui peut nous aider à être libre par rapport à la réussite ou aux échecs. Confiance, attente, patience. Jusqu’à consentir au mépris dont parle Ignace dans la méditation des 2 étendards. Etre méprisé plutôt que prisonnier de la quête des honneurs, du : « à tout prix de la réussite ».

Entendre la réponse de Jésus « Tu n’éprouveras pas le Seigneur ton Dieu »

A nouveau une parole qui n’est pas la sienne et qui est éminemment la sienne mais cette fois-ci en « Tu »

L’homme crée pour louer, respecter…et non manipuler, instrumentaliser, utiliser. Entrer dans une relation qui libère et qui n’aliène pas l’autre et moi-même. Ne pas vouloir avoir prise sur son origine mais sachant la source de ma vie qui est le Père, vivre ma vie en allant de l’avant, sûr d’une parole qui m’autorise à vivre ma vie, à l’inventer en pleine responsabilité. Cette liberté, Jésus, en nous interpellant directement, en nous disant « tu », il veut pour nous la même liberté qui est la sienne. Entendre la force de ce « tu ».

3ème tentation

Entendre le piège

« Il lui montre… tous les royaumes…je te le donnerai si tu tombes et te prosternes »

Nous sommes dans la même stratégie que dans Gn 3 où le serpent fait désiré un fruit en montrant combien il est bon. La séduction par le voir pour désirer la puissance. La stratégie du démon, c’est le donnant-donnant : la puissance au prix de la chute et du rejet de Dieu. La stratégie du Père, c’est ce que Jésus dira en Jean : « Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi » et qui est dit aussi de notre relation à Dieu à la fin de la parabole des 2 fils : « tout ce qui est à moi est à toi » Lc 15/31

La stratégie du Père ce n’est pas le donnant-donnant mais le déjà donné de toute éternité.

Entendre la réponse de Jésus

D’abord sa victoire : le puissant ce n’est pas le démon, c’est Jésus, c’est lui qui donne des ordres : « retire-toi , va-t-en »

Le christianisme n’est pas rejet de la puissance, mais usage de la puissance comme forces neuves pour transformer ce monde, puissance de guérison et de résurrection

La source de cette puissance, c’est l’adoration du Père qui libère de toute idolâtrie et libère nos forces pour servir ce monde

Enfin je vous invite à lire la suite immédiate de ce passage des tentations,

On pourrait l’intituler : les fruits de la liberté:

-Ouverture à l’universel : une lumière pour tous : 4/12-17

-Eveil de liberté qui se donne: 4/18-22

-Puissance de guérison et puissance sur le mal : 4/23-25

 

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 20:17
Baptême de Jésus dans l'Evangile de Matthieu 3/11-17

Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Mt 3. 11-17

1ère piste :

Regarder Jean. Il a conscience qu’avec Jésus arrive un dépassement de son horizon. Jésus le dira aussi. Pas de plus grand que Jean mais il est le plus petit dans le Royaume. Quelle est cette petitesse par rapport au Royaume inauguré par Jésus ? La petitesse d’être encore  sous le régime d’un baptême d’eau pour le repentir alors que Jésus va introduire un baptême d’Esprit qui est pure grâce de Dieu. C’est la grâce de se recevoir comme fille ou fils du Père qui nous change et non une démarche volontariste.

Faire mémoire de mon itinéraire de foi. Quel chemin parcouru de Jean à Jésus, de la férule de la loi à la liberté de l’Esprit ?

 

2ème piste :

Continuer à regarder Jean. Au contact de Jésus, il va opérer une vraie conversion de son image de Dieu.

Dieu n’est pas celui à qui on vient mais celui qui vient vers nous. La conversion n’est pas d’abord morale, elle est accueil de Dieu qui vient à nous, elle est dans l’attitude de se laisser aimer, de le laisser faire.

Profiter de ce moment, maintenant pour me laisser aimer par Dieu, m’abandonner, le laisser faire.

 

3ème piste :

Regarder Jésus au milieu de la foule qui attend son tour. Le regarder attendant comme tout le monde sans privilège.

Un homme au milieu d’autres. Regarder Jésus qui rentre dans l’eau jusqu’au cou, entièrement enseveli par l’eau. Il descend dans cette eau à l’image de l’incarnation. Dieu Très-Haut qui se fait Très-Bas pour nous nous rejoindre.  Il n’a pas besoin de baptême, mais rentrant dans l’eau, il sanctifie toute la matière de nos vies. Il rend saint le plus quotidien de nos vies.

Me laisser étonner par ce que je vois, le Très-Haut qui se fait Très-Bas. Laisser parler mon cœur devant l’inouï de ce qui m’est donné à voir. Contempler l’humilité du Verbe qui s’est fait l’un de nous sans revendiquer aucun privilège. « Lui de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu… » Ph2/6

 

4ème piste :

Voir ce que Jésus voit : il vit l'Esprit de Dieu. Entendre ce qu’il entend : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur » C’est l’identité du Christ qui se dit là mais c’est aussi la nôtre. Nous sommes filles et fils avec le Fils. Il est l’ainé d’une multitude de frères et de sœurs. L’Esprit qui repose sur lui repose aussi sur nous et nous établit prêtre du Très-haut qui s’est fait le Très-Bas pour que chacun se retourne vers Dieu et pour être les célébrants de son amour. Il nous établit prophète du salut pour écouter sa parole, pouvoir en témoigner par nos actes, nos paroles et pour dire partout les merveilles de Dieu. Il nous établit roi et reine pour être au monde justice de Dieu et ainsi œuvrer à un monde selon le cœur de Dieu.

Laissez cette parole descendre au plus profond de nous : je suis sa fille, son fils bien-aimé. Comme le Christ, par mon baptême, je suis prêtre, prophète et roi. Regarder ma vie et voir quelle ma manière personnelle de l’être. Comment je suis prêtre ? Comment je suis prophète ? Comment je suis roi ? Et nous le sommes !

 

 

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