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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 22:05
Merveille que je suis...

Article déjà paru sur le site des Soeurs du Cénacle

http://www.ndcenacle.org/merveille-que-suis.html

 

Exercice pour accueillir la vie donnée

 

Prise de conscience

Nous n’avions aucune chance d’exister…

Pourtant, vous et moi, aujourd'hui, nous sommes là.

 

Il y a 15 milliards d’années, le big bang, de la matière en expansion…

Aucune raison que 15 milliards d’années plus tard, nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

 

 

Ensuite la longue constitution de l’univers avec ses milliards de galaxies qui se forment …

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite notre système solaire et la terre à bonne distance…

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite, une histoire chaotique de la terre avec des bouleversements  titanesques…

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite l’émergence de l’atmosphère, des océans, déjà un grand progrès… mais

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite l’émergence du vivant, déjà un grand progrès… mais

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Des millions d’années s’écoulent…

 

Ensuite une espèce domine la terre pendant des centaines d’années, les dinosaures...

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Une extinction des dinosaures et les mammifères qui se développent …mais

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Une évolution du vivant qui va aboutir à l’humain.

Ouf ! ça donne déjà plus de chances !

Mais que ce soit vous et moi qui soyons vivant en ce 10 octobre où j’écris… c’est une chance sur des milliards de milliards !!!

 

Enfin, et non des moindres, que ce soit cette femme et cet homme qui un jour s’unissent, que ce soit le tour de tel ovule d’être là et de tel spermatozoïde de gagner la course (pas un autre et un autre !) … et c’est vous, c’est moi !

Miracle car il y n'y avait qu'une chance sur des milliards à la puissance milliards que vous et moi existions.

 

Admiration

Alors, comment mieux goûter cette merveille que je suis, ce miracle que je suis ?

 

Je peux m’exercer à prendre chaque jour le temps de goûter cette chance, ce miracle d’exister : je suis vivant, vivante… alors je peux énumérer tout ce que je peux faire, tout ce que je sais faire, tout ce qui est bon et beau dans ma vie, tout ce qui m’est donné, tout ce que je peux encore apprendre, tout ce dont je bénéficie… même si c’est infiniment petit et fragile…

Je peux recommencer à m’y exercer au cours de la journée, goûter ainsi à la vie donnée et voir alors comment les nuages perdent de leur force et comment cela me donne de l’énergie pour vivre !

 

Louange

Dire avec le psalmiste : « Merveille que je suis, merveille que tes œuvres » (Psaume 138 verset 14 dans la traduction Bible de Jérusalem).

Louer Dieu pour cette puissance de vie et d’être qu’il me donne, lui la Source de la vie.

 

 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 09:44

Prier à partir de la vidéo d'une Flashmob:

https://www.youtube.com/embed/-DGzHCfmv5k

 

À l’initiative des Franciscains, de nombreux instrumentistes et des chanteurs se sont réunis pour une magnifique “flash mob” afin d’attirer l’attention sur les chrétiens persécutés…

Cela s’est passé devant la basilique Saint Etienne de Pest en Hongrie, le 13 décembre 2015, troisième dimanche de l’Avent, sur un marché de Noël…

 

Pistes pour prier avec cette vidéo

1-Regarder et écouter une première fois la vidéo
Etre attentif-ve à ce que cela éveille en moi comme sentiment

 

2-La regarder une 2ème fois en coupant le son et en ne regardant que le film.
Sentir la force de ces images, le dynamisme de vie qu’il décrit, le bonheur d’exister, la joie des visages, les sourires, les gestes d’amitié.
M’emplir les yeux de cela.​

 

3-Le faire une 3ème fois en remettant le son.
Faire attention aux paroles et méditer les paroles de ce chant :

Réveille-toi de ton rêve profond

Jésus te sauve de la captivité

Si tu l’appelles, il vient

Toute mon âme l’adore

Alléluia !

Bénis mon âme le nom du Seigneur

Parce qu’il tient sa promesse

Que du bien, Dieu m’a fait

Je lui confie ma vie

Alléluia !

Et voilà la Vie est apparu

Il vit entre nous dans son Esprit Saint

Il t’appelle pour vivre avec lui

Offre-lui ton cœur

Alleluia !

Quelle parole me touche plus particulièrement ? Pourquoi ?

 

4-Regarder et écouter encore et encore pour laisser cette chanson faire son œuvre de vie en moi...

 

5-Regarder une dernière fois cette vidéo en unissant mon cœur aux chrétiens persécuté-es dans le monde.

 

Vous pouvez retrouver aussi cette video sur le site des Soeurs du Cénacle: http://www.ndcenacle.org/prier-pour-chretiens-persecutes.html

 

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 21:27
Prier avec sa vie: la prière d'alliance

La prière d’alliance, c’est ressaisir chaque jour cette alliance avec Dieu. Ce lien, cette amitié, nous avons à en prendre soin, cette prière d’alliance est une manière de prendre soin de cette amitié avec Dieu. Si on est vraiment ami avec quelqu’un, on aime lui raconter notre journée.

Un autre avantage aussi est de nous arrêter, faire STOP sinon on risque de vivre sans s’arrêter et de vivre sans réfléchir à ce qu’on fait. C’est une manière de sentir le prix qu’à notre vie

de cultiver l’émerveillement « merveille que je suis ». dit le psaume 139.

Nous n’avons pas assez conscience que la vie, que notre vie n’est pas banale.

Notre vie a suffisamment de prix pour que je puisse avoir ce moment pour la regarder, en goûter le bon, me réjouir de ce qui est bon et m’interroger sur le moins bon.

Un autre avantage encore de cette prière c’est qu’elle va cultiver en nous la gratitude.

Passer du tout est dû au tout est don puisque sa première partie aboutit à dire des merci.

C’est une prière quotidienne ça peut-être le soir ou le matin. Mais ça peut être aussi au terme d'une semain ou d'un mois.

Se mettre en présence de Dieu et demander une grâce:

« Donnes-moi de regarder ma journée à ta lumière et sous ton regard »

PREMIERE PARTIE : SE REJOUIR SIMPLEMENT D’EXISTER

Se réjouir de ce qui s’est passé dans la journée.

  1. Se réjouir d’exister.

Si tous les soirs on commence par se réjouir d’exister,  des choses vont changer !

Se réjouir d’être en bonne santé ( si on l’est !)

Se réjouir de marcher, d’avoir des yeux pour voir de belles choses. ( si on a tout cela)

Prendre conscience de tout ce qui nous est donné. Ce n’est pas un dû, c’est un don.

Cela va développer en nous la conscience que ce n’est pas banal.

  1. Se réjouir de ce que j’ai reçu des autres dans la journée.

Il y en a plus ou moins, mais il y en a des bonnes choses que d’autres m’ont données!

Les petites choses deviennent des grandes choses. C’est un des fruits de cette prière d’alliance, de voir tout ce que je reçois des autres. Se réjouir de choses les plus habituelles. Tant de choses,  me viennent grâce au travail des autres.

  1. Se réjouir des bonnes choses que j’ai faites.

Moi aussi je fais des bonnes choses. Donc m’en réjouir sans fausse humilité.

Goûter d’avoir pu réaliser simplement le travail qui est le mien, la présence, l’écoute, le soutien que j’ai pu apporter, toute action, toute pensée qui ont été dans le sens du beau, du vrai, du beau dans ma journée.

  1. Se réjouir des bonnes choses que d’autres ont faites pour d’autres,

Je n’en suis ni l’auteur, ni le bénéficiaire mais je me réjouis des bonnes choses dont d’autres ont été bénéficiaires.

TOUT CECI me fait monter au cœur : un merci à la vie, un merci à moi-même, un merci aux autres.

Et je fais remonter ce merci à Dieu. En prenant bien conscience que ce n’est pas Dieu qui fait ces évènements, c’est bien moi ou les autres, mais merci à Dieu car  Dieu est la source de toute bonté, vérité, justice. Je fais donc remonter à l’origine, mais cela est passé par des personnes concrètes.C’est la première partie et cela peut-être suffisant

DEUXIEME PARTIE : PRIERE DE DISCERNEMENT

1-D’abord je sonde mon cœur. Comment je me sens ? Dans la joie, dans la tristesse ? Avec un goût amer ? Beaucoup de bonheur, du découragement ? De la confiance ?

Quel sentiment m’habite?

En regardant cette journée écoulée, qu’est-ce qui reste ? Quelle est la météo de mon cœur ?

2-Essayer de repérer ce qui est à l’origine de cela.

Peut-être il n’y a rien, peut-être il y a des raisons. J’essaye d’aller un peu plus loin une fois que le constat a été fait. Je discerne pour en faire quelque chose :

  • Si cela provoque des sentiments positifs : joie, paix, confiance en moi, en Dieu, dans les autres, c’est un bon signe de quelque chose qui est à garder, à poursuivre. Signe d’un chemin à prendre ou à continuer.
  • Si cela provoque des sentiments négatifs : tristesse, découragement etc

Il faut en faire quelque chose, il faut en tirer profit. Cela m’indique peut-être un chemin à ne pas prendre et au contraire à prendre le contre-pied. Cela m’indique peut-être à donner un pardon ou à demander pardon. Faire cela c’est un peu comme les disciples d’Emmaüs, ils exposent leur amertume à quelqu’un et le faisant, quelque chose va s’éclairer.

TROISIEME PARTIE : CONFIER LA JOURNEE DE DEMAIN

Vous regardez votre agenda, le travail à faire, les rencontres. Vous confiez à Dieu votre journée. Si ce sont des choses joyeuses, vous vous réjouissez à l’avance, si ce sont des choses difficiles vous les confiez à Dieu. Pratiquement dans cette forme de prière, c’est inviter Dieu à être le compagnon de notre vie. C’est ne pas être en solo. C’est ne pas laisser Dieu sur le palier de ma porte. Dieu ne va pas faire les choses à notre place. Mais c’est cette présence qui est notre force et notre joie. On est contemplatif de sa présence.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:02

Goûter la vie, à certains moments, peut-être longtemps, pour certains, il est difficile de goûter la vie, tellement elle est dure !

Mais à d’autres moment et pour d’autres, alors que rien ne s’y oppose, on le la goûte pas assez.

Dommage ! Nous nous privons ainsi de formidables forces d’énergie et de bonheur.

Comment remédier à cela ? Voici une proposition.

 

Le matin, vous mettez votre réveil 15 mn plus tôt que nécessaire.

Vous vous mettez à un endroit où vous êtes confortablement installé-e.

 

1-D’abord vous prenez du temps pour respirer profondément en goûtant la joie d’être en vie, goûter que le souffle de la vie vous traverse, vous irrigue.

 

2-Ensuite vous passez en revue tout ce qui va bien en vous et dans votre vie :

*Prendre conscience de son corps, de ce qui « fonctionne » bien.

 Cela peut aider de toucher ses pieds et ses jambes : je marche ; toucher son buste et penser à son cœur, ses poumons etc. ce corps qui est un vrai miracle ;

regarder ses mains qui sont des merveilles.

penser à toutes ces connexions qui sont dans notre cerveau.

« Merveille que je suis » dit le psaume 138 (h139) au verset 14.

*Et aussi tout ce qui va bien dans votre vie…

 

3-Enfin vous repassez dans votre mémoire le film de la journée d’hier en cherchant ce qui a été heureux, ce qui a été bon, ce que vous avez reçu  des autres, tout ce dont vous avez été bénéficière.

Ici il faut apprendre à élargir son regard et son cœur.

Quelques exemples :

derrière les repas que j’ai pris, il y a le travail de plein de gens ; derrière le train, le métro,  il y a des conducteurs ;

derrière les vêtements que je porte…la voiture que j’utilise…  ;

mais aussi tout ce que j’ai reçu de celles et ceux qui m’entourent.

 

De cela peut jaillir en moi des mercis qui vont me remplir de joie, d’estime de moi, de gratitude qui ouvre le cœur.

Quand on commence, cela peut n’être qu’un petit filet mais à mesure qu’on s’y exerce, vous pouvez arriver à avoir des montagnes de merci à dire…

Vous essayez ?

 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 14:02

agenda-2.jpg

Ce n’est pas courant d’en parler.

Et pourtant c’est important.

Cela suppose d’abord de s’arrêter. STOP ! Je me pose, qui est très proche de se reposer. 

 

Mais comment faire pour que ce soit vraiment une méditation ? Une relation avec Dieu ?

 

Voici un déroulement et une manière possible :

 

1-D’abord choisir un jour dans la semaine et un moment dans ce jour où on peut être tranquille.

 

2-Commencer par respirer profondément pour se détendre.

 

3-Faire un geste d’entrée en relation, celui qui exprime le mieux pour vous votre désir de vous rendre présent à Dieu.

 

4-Demander à Dieu de regarder la semaine écoulée ( ou le mois…ou même une année) avec son regard pour y découvrir comment elle a été une histoire sainte.

 

5-Ouvrir son agenda comme on ouvre la Bible !

D’abord tout simplement pour se rappeler les événements, les rencontres, les actions etc.

Les faits bruts, mais ensuite, il faut aller plus loin que cela.

 

6-En quoi tout cela est une Bible, une histoire sainte ?

Dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament il y a des récits de création, d’alliance, de justice et d’injustice, d’amour et de haine ; Il y a des déplacements, des départs, des arrivées, des installation, des libérations d’esclavage, des exodes , des exils, des passages au désert ; il y a des conceptions, des naissances, des visitations, des combats, des guérisons, des appels, des passions, des morts, des résurrections, des pentecôtes… On peut allonger la liste.

Dans ce que j’ai vécu cette semaine, ce mois, cette année, y-a t-il quelque chose qui s’apparente à cela ?

 

7-Enfin, se rendre compte de ce que cela provoque en moi ? En vue d’un discernement.

*Joie, paix, confiance, espérance, dynamisme ? Cela m’indique des chemins à continuer, à consolider.

*Ou le contraire : tristesse, peur, méfiance, découragement ? Cela m’indique des chemins à questionner, à remettre en cause.

Parler de tout cela à Dieu.

 

Faire cela demande d’apprendre à « lire » sa vie autrement. Pour y découvrir que Dieu est compagnon de nos vies. Découvrir l’alliance entre l’action de Dieu et la nôtre mais aussi le désaccord. La première pour rendre grâce, le second pour y remédier.

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:24

 

Elle a été codifiée par un Chartreux : Guigues au 12ème siècle.

 

Voici quelques indications qui « actualisent » et modernisent cette manière de prier.

On peut commencer par une demande : prier l’Esprit Saint. Lui demander d’avoir  soif de cette Parole de Dieu. Qu’il ouvre les yeux de notre cœur.

Lui demander une grâce de lumière, la grâce d’un cœur qui écoute.

 

La première étape est la Lectio

Cela commence par une simple lecture qui peut prendre plusieurs formes. Il s’agit de faire « entrer » le texte dans  son esprit. On le lit plusieurs fois. On peut le faire à voix haute. Le lire dans plusieurs traductions. Le chanter. Le copier. L’apprendre par cœur. Se le raconter avec ses propres mots. Le relire et voir si on a oublié ou ajouté quelque chose.

Si c’est l’Evangile, voir le même texte en parallèle chez les autres Evangélistes.

Trouver tous les moyens possibles pour « manger » cette parole, pour l’écouter.

 

La deuxième étape est la Meditatio

Après avoir « mangé » cette parole, il s’agit de la ruminer.

Mettre en œuvre son l’intelligence. Comment ?

Prendre une Bible où il y a des notes en bas de page, et des références dans les marges. Lire les notes et aller lire  les textes qui sont dans les marges

Faire 2 colonnes :

Quel visage de Dieu ce texte me donne-t-il ?

Quel visage de l’humain ?

Cette rumination peut conduire à l’actualisation : le sens existentiel pour moi ?

Faire comme Marie « qui conservait toutes ces choses en son cœur » Lc2/19

Laisser s’imposer à moi un ou deux versets. Les laisser me pénétrer. Me laisser aimer par eux.

 

La troisième étape est l'Oratio

Parler à Dieu à partir de ce texte, comme Marie qui parle à Dieu avec son Magnificat.

Lui parler avec nos mots à nous. Répandre son cœur devant Lui : Lm 2/19

Dire sa joie, son émerveillement, son désir, sa louange, son action de grâce, un merci, une demande, une supplication, sa confiance, un regret, bénir Dieu.

Répondre à Dieu après L’avoir écouté.

 

La quatrième étape est la Contemplatio

Cette 4ème étape n’est pas forcément atteinte, elle est pure grâce de Dieu. Elle s’apparente à ce que la tradition carmélitaine appelle l’oraison de simple présence.

Je suis là devant Dieu, heureux-se d’être là, sans mot. Adhésion tranquille à cette Parole.

 

 

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:47

Prier avec un psaume, c’est s’exercer à parler. La bonne communication dans le couple passe par la capacité à parler, à oser exprimer ce que l’on vit, ressent, dans un langage qui soit à fois respectueux de l’autre et direct. Ne pas penser que l’autre devine ce qui se passe en nous.

Les psaumes sont de merveilleux pédagogues de la parole.

Il a 3 types de paroles dans le psaume :

 

1-Le psalmiste se parle à lui-même, il réfléchit, médite sur Dieu, le monde, sur lui-même :

Par exemple :

-heureux l’homme qui se plaît dans la loi du Seigneur ps 1

-le Seigneur est mon berger ps 22

-d’un grand espoir j’espérais le Seigneur ps 39

 

Se parler à soi-même est  important, cela veut dire se donner du temps pour la réflexion. Se poser, ne pas vivre à 200 à l’heure, réfléchir à sa vie, ses choix, prendre conscience de ses sentiments.

Le psalmiste le fait et donc le fréquenter peut être pour nous une bonne école.

 

2-Le psalmiste parle à d’autres :

Ce sont des invitations qu’il fait à d’autres :

par exemple :

-rendez grâce au Seigneur ps 135

-chantez au Seigneur un chant nouveau ps 149

-criez de joie pour le Seigneur ps 32

-venez mes fils, écoutez-moi ps 33

 

3-Mais la plus grande partie des psaumes est une parole directe à Dieu :

Par exemple :

-sauve-moi mon Dieu ps 3

-écoute mes paroles ps 5

-Seigneur, que fais-tu ? ps 6 ;

-pourquoi es-tu si loin ps 9

-Seigneur tu es mon refuge ps 7

-je ne t’ai pas caché mes torts ps 31

 

Le psalmiste peut nous apprendre à oser parler à Dieu, à oser Lui dire ce que l’on vit, ce que l’on ressent, oser être en vérité avec nos joies, nos souffrances, nos défauts, nos richesses, nos désirs, nos questions.

 

Faire cela, c’est sortir du flou, c’est ne pas se fuir mais accueillir ce que je vis pour en faire la matière de mon dialogue avec Dieu

Apprendre à vivre cette vérité devant Lui, est un bon apprentissage pour le vivre aussi avec son conjoint. Parler ainsi est une sortie de soi, une confiance. C’est quelque part consentir à me faire aider, sortir de ma suffisance pour les choses difficiles et pour ce qui me rend heureux, croire que l’autre sera heureux de ma joie.

 

Ces paroles adressées à Dieu peuvent prendre différentes formes :

 

Des demandes :

-Sauve-moi ps 3 

-Quand je crie, réponds-moi ps 4 

-Ecoute mes paroles ps 5

-Reprends –moi sans fureur 6

-Pourquoi es-tu si loin ? ps 9 

-Combien de temps vas-tu m’oublier ps 12

-Entends ma plainte ps 16 

-Prends pitié de moi, je suis en détresse ps 30

-Ne m’abandonne pas ps 37

-Ne retiens pas loin de moi Ta tendresse ps 39 

-Sois le rocher qui m’accueille ps 70

-Sois attentif ps 141

 

Des bénédictions ( au sens de dire du bien de l’autre) et des mercis :

-Grâce à Ton amour ps 5

-Pour Toi je danserai ps 9

-Je dirai Tes merveilles ps 9

-Tu entends ps 9 

-Je prends appui sur Ton amour ps 12

-J’ai fait de Toi mon refuge ps 15

-Je n’ai pas d’autre bonheur que Toi ps 15

-Je T’aime ps 17

-Tu prépares la table pour moi ps  22

-Je m’appuie sur Toi ps 24

-J’ai devant les yeux Ton amour ps 25

-Tu es beau ps 44

-Tu es là ps 101

-Je Te rends grâce ps 117

-Tu fais mon bonheur ps 118

 

Voilà que le psalmiste dit à Dieu

Cette liste prise au hasard de  ma lecture des psaumes m’a fait prendre conscience davantage que pour le psalmiste Dieu est vraiment l’intime de sa vie, son prochain le plus proche.

Cela nous invite à entrer dans cette même confiance, cette même proximité avec  Lui.

Le psautier est donc bien cette école de la proximité.

 

Mais cela m’a donné l’idée d’une question pour celles et ceux qui vivent en couple :

 

Dans votre vie de couple est-ce que vous vous dites aussi ces mots ?

 

 

 

 

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 23:47

Jusqu'à maintenant, dans ce blog, et cette "boîte à outils" pour méditer, il a été question de lectio divina ( au sens de lecture attentive et savoureuse de la parole de Dieu) à la manière ignatienne. Avec ce 12ème numéro, voici la manière monastique de méditer. A y regarder de près, on se rend compte de fortes ressemblance. Le déroulement est différent mais les attitudes de fond sont identiques. La manière dont je la présente, dont je l'ai recueilli, est  également être marquée par l'expérience qui est la mienne et par les enseignements reçus. 


Cette manière de prier a été codifiée par un chartreux : Guigues au 12ème siècle

 Elle commence par une demande : prier l’Esprit Saint. Lui demander d’avoir  soif de cette parole de Dieu. Qu’il ouvre les yeux du cœur

Une grâce de lumière. La grâce d’un cœur qui écoute.

 

La première étape est la Lectio 

Cela commence par une simple lecture qui peut prendre plusieurs formes. Il s’agit de faire entrer le texte dans  notre esprit.

On  lit le texte plusieurs fois. On peut le faire à voix haute. Le lire dans plusieurs traductions. Le chanter. Le copier. L’apprendre par cœur

Se le raconter avec ses propres mots.

Le relire et voir ce que j’ai oublié ou si j’ai ajouté quelque chose.

Si c’est l’Evangile, voir le même texte en parallèle chez les autres évangélistes.

Trouver tous les moyens possibles pour « manger » cette parole, pour l’écouter.

 

La deuxième étape est la Meditatio :

Après avoir mangé cette parole, il s’agit de la ruminer.

Mettre en œuvre son intelligence. Comment ?

Prendre une Bible où il y a des notes en bas de page, et des références dans les marges. Lire les notes et aller lire  les textes qui sont dans les marges.

Faire 2 colonnes.

Quel visage de Dieu ce texte me donne-t-il ?

Quel visage de l’humain ?

Cette rumination peut conduire à l’actualisation : le sens existentiel pour moi. A l’exemple de Marie qui « qui conserve toutes ces choses en son cœur » Lc2/19.

Laisser s’imposer à moi un ou deux versets.

Les laisser me pénétrer. Me laisser aimer par eux.

 

La 3ème étape est l'Oratio :

Parler à Dieu à partir de ce texte, comme Marie qui parle à Dieu avec son Magnificat.

Lui parler avec nos mots à nous. Répandre son cœur devant Lui (Lm 2/19)

Dire sa joie, son émerveillement, son désir, sa louange, son action de grâce, un merci, une demande, une supplication, sa confiance, un regret, bénir Dieu.

Il s’agit de répondre à Dieu après l’avoir écouté.

 

La 4ème étape est la Contemplatio :

Cette 4ème étape n’est pas forcément atteinte, elle est pure grâce de Dieu. Elle s’apparente à ce que la tradition carmélitaine appelle l’oraison de simple présence.

Je suis là devant Dieu, heureux-se d’être là, sans mot.

Adhésion tranquille à cette parole.

 

 

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 18:20

Voici un article qui traite du discernement. Pour le faire, je me suis inspirée d’un excellent petit livre écrit par Sr Monique Lorrain : Discerner. Que se passe-t-il en nous. Dans la collection Vie chrétienne. Je vous recommande la lecture de ce livre simple et profond.

 

1ère partie : Il se passe des choses en nous

Comment vas-tu ? Question qu’on pose quand on rencontre quelqu’un. Question importante. Personnellement je suggère souvent de la poser au début d’un temps de prière. Entendre Dieu qui nous la pose. Pouvoir lui parler de ce qui nous habite. Descendre en soi, sonder son cœur. Passer de la superficie de soi à l’intérieur de soi. Pas si facile. D’autant plus si on a eu une éducation qui vous a dit :

" ne t’écoute pas" ( Cela a pu avoir du positif, un appel à un dépassement de soi. Mais cela comporte des aspects négatifs, se couper de soi-même)

 

En tout cas dans une retraite spirituelle telle que la conçoit  Ignace de Loyola, il est important de s’y exercer : s’exercer à avoir accès à son cœur profond.

Il y a là une position théologique forte : le cœur profond c’est le lieu de Dieu, là où Il parle, donc le lieu d’une décision libre.  Le discernement va se faire à partir de  ce qu’on aura repéré comme mouvement dans son cœur profond.

Pas facile, donc il faut s'y exercer. Il va falloir que le texte biblique ne reste pas à l’extérieur à soi, donnant lieu seulement à des idées, une explication de texte, un commentaire, mais qu’il soit une parole qui nous rejoint au plus intime de nous.

Il va s’agir  de repérer ce qui dans ce texte m’a réjoui-e, m’a rendu-e heureux-se, m’a donné du goût de vivre d’aller de l’avant, du courage, de la paix.

Repérer au contraire, ce qui a été lieu de lourdeur, de tristesse, de découragement.

 

Cela vaut pour la méditation d’un texte mais aussi au terme d’une journée, pouvoir repérer ce qui m’a dynamisé-e ou m’a déprimé-e.

Si je ne suis pas attentif-ve à cela, je risque de me laisser balloter, comme un navire qui n’aurait pas de gouvernail et qui irait selon le vent.

 

Il s’agit donc de prendre conscience de ces mouvements en nous, ne pas les nier : oui je suis en colère de… ; oui j’ai tel désir de… ; oui, cela me rend heureux-se

Je vais pouvoir repérer ce qui est générateur de vie pour l’accueillir.

Repérer ce qui contrarie la vie en moi pour m’en défendre.

Si je fais cela je tiens le gouvernail : j’utilise le bon vent, je vais dans son sens et je me défends de celui qui me fait dériver.

 

 

2ème partie : d’où ça vient ?

Après les avoir repérés, il s’agit d’en trouver l’origine, d’où ça vient

 

1-Des mouvements peuvent venir de nous, en ce que nous sommes créé-es à l’image de Dieu.
Donc ils viennent de notre cœur dans sa capacité de bonté, de beauté, vérité

 

2-ils peuvent venir de la part blessée en nous : les blessures de la vie, celles reçues des autres, de celles aussi dont nous sommes acteurs

 

3-ils peuvent venir de l’Esprit Saint

Le cœur bon en nous et l’Esprit Saint sont solidaires, ils s’entraident mutuellement.

L’Esprit Saint encourage la vie, la bonté, la vérité qui est en nous. Il va aider à nous ouvrir davantage aux autres, au monde, à lui. Il va favoriser la joie, la louange, la lumière, la vérité, le pardon, la force, le courage

Il va panser nos blessures.

 

4- ils peuvent venir aussi du mauvais esprit

Car un autre veut empêcher tout cela, combattre la relation à Dieu. Il s’oppose à cet élan de vie, il veut défaire ce qui est bon et beau en nous, il essaie de susciter des mouvements de mensonge, de secret, de mépris, de tentation, de doute, de division, de désordre, de peur, de séduction.

Il va utiliser nos blessures pour nous enfoncer davantage.

 

3ème partie : l’action opposé de l’Esprit Saint et du mauvais esprit

Je reproduis ici le tableau très éclairant de Monique Lorrain à la page 13

LE MAUVAIS ESPRIT

contraint, oblige, enchaîne

embrouille, trompe

décourage, affaiblit

trouble, met dans la peur

inquiète sur le passé et le futur

fait douter

plonge dans le désespoir

favorise égoïsme et repli sur soi

divise, accuse, rend malveillant

enferme dans l'orgueil

rend triste, amer

entraîne à la désolation

aveugle et endurcit le coeur

fait douter du pardon

 

LE BON ESPRIT

invite, respecte notre liberté

éclaire, fait la vérité

encourage, fortifie

apaise, met dans la confiance

aide à vivre le moment présent

fortifie la foi

enracine dans l'espérance

entretient l'amour, l'ouverture

construit l'unité, la fraternité

met dans l'humilité

éveille à la joie, la louange

donne le goût spirituel

invite à la conversion, à la reconnaissance de notre péché

ouvre à la miséricorde

 

4ème partie : où ça va ?

 

1-Quand nous sommes en situation de dynamisme qui nous pousse vers le haut :

*L’Esprit Saint donne force, courage, chasse nos peurs, donne l’ énergie pour aimer, servir, il soutient ce qui en nous veut aller vers la vie, il veut nous conduire vers la vie.

*le mauvais esprit décourage, met des obstacles «  tu n’y arriveras jamais », il met l’inquiétude, le trouble, la méfiance en soi, en Dieu dans les autres, il veut nous nous faire changer de voie, quitter notre montée vers la vie et nous faire prendre la pente qui va vers la mort.

 

2-Quand nous sommes en situation de descente vers le bas

*l’Esprit Saint va nous dire : « attention », reprends –toi, rebrousse chemin, il suscite une légitime inquiétude, dérange notre somnolence, suscite une insatisfaction, il veut freiner et arrêter la descente qui nous mène à la mort.

*le mauvais esprit encourage la descente  « vas-y , ne t’inquiète pas , tout le monde fait pareil, ne te pose pas de question », il endort la conscience.

 

5ème partie : consolation/ désolation

 

1-Consolation

Il y a des périodes de notre vie où nous vivons une consolation spirituelle.

Période de vitalité spirituelle

Cela peut se vivre de différentes façons :

*cœur tout brûlant qu’ont connu les disciples d’Emmaüs Lc 24/32

L’amour de Dieu est ressenti de manière forte. Situation de l’amoureux

*pas forcément ressenti mais plus fréquent : augmentation de foi, de confiance en Dieu, en soi, dans les autres ; force qui permet d’avancer, même dans l’épreuve, une paix qui fait vivre le quotidien

*mais aussi sous forme d’une découverte douloureuse de son péché qui me fait me jeter dans les bras de Dieu, vraie contrition  (qui n’a rien à voir avec la fausse culpabilité, le remords qui est jugement terrible de soi par soi).

*consolation qui donne goût de Dieu, change notre regard.

Produit ce qui est décrit en Ga 5/22

 

Que faire en période de consolation ?

-puisque c’est un temps facile, en profiter pour mette en place dans ma vie des moyens pour structurer ma vie spirituelle.

-rendre grâce pour prendre conscience que c’est un don de Dieu, emplir ma mémoire de ce don, pour m’en souvenir quand ce sera plus difficile.

 

2-désolation

Plus rien ne va : obscurité, découragement, doute, tentation, Dieu semble loin

Manque de vitalité spirituelle, paresse, tiédeur, tristesse, comme une terre desséchée

Dans ces moments, nous somme fragiles et fragilisés et nous pouvons être plus sensibles au mauvais esprit qui veut nous détacher de Dieu.

 

Pourquoi peut-on passer de la consolation à la désolation ?

-à cause d’un manque de vigilance de notre part, de négligence. Le don de Dieu, on ne l’a pas alimenté comme un feu auquel on n’aurait plus donné de bois à brûler.

-mais , sans aucune faute de notre part, Dieu peut nous laisser sans secours particulier pour purifier notre cœur, pour l’aimer Lui-même et non pour ses dons ; mais Il ne nous enlève jamais la grâce qui suffit pour rester fidèle.

 

Que faire en période de désolation ?

-tenir le cap : ne pas changer les décisions prises, s’ancrer dans la prière même sèche et qui semble vide.

-ne pas s’affoler : je ne sens plus la présence de Dieu mais Il est là.

Ma grâce te suffit 2 Co 12/9

Je suis avec vous Mt 28/20

-en parler à quelqu’un de compétent en vie spirituelle.

-en profiter pour comprendre mieux mes points faibles qui favorisent la désolation et qui me fragilisent.

-faire mémoire des moments de consolation que j’ai pu avoir.

Le faire comme Israël : en exil où ils ont tout perdu (plus de roi, de terre, de temple) ils sont dans la désolation, ils se souviennent du temps où Dieu les a libérés de l’esclavage et conduits vers un pays de lait et de miel. S’appuyer là-dessus pour espérer.

 

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:06

 

Qu’est-ce que la Lectio divina ?

Je vais donner d’abord une définition large de cette expression.

Littéralement : lecture divine, c'est-à-dire lecture de la Parole de Dieu. Mais lecture au sens fort d’une écoute profonde qui transforme celles et ceux qui s’y exposent.

Le Concile Vatican II a remis en valeur le rôle irremplaçable de la Parole de Dieu. Mais dans l’histoire de l’Eglise, certains ne l’on jamais perdu. Les monastères ont toujours fait de cette Parole l’aliment principal de leur foi, les grandes spiritualités apostoliques également.

Cette écoute attentive de la parole existe dans la tradition spirituelle d’Ignace de Loyola. Elle nous fournit une véritable école de prière. Mais ce mot de prière est vague et, en français, il induit trop le mot demande. Prier ce serait demander. Ca peut l’être, mais ce n’est pas de loin, le plus important. L’écoute attentive de la parole c’est surtout, écouter, regarder, méditer, contempler, louer, remercier, parler.

1-Parler : prière comme un acte de parole où je me tourne vers Dieu, où je dis JE et où je lui dis TU.

2-Ecouter ce qui se donne à entendre dans un texte biblique ;

3-Regarder ce qui se donne à voir

4-Et me laisser rejoindre par ce que j’écoute et ce que je vois.

C’est surtout privilégier la prière avec dans les mains et dans le cœur, la Bible.

Pourquoi ? Parce que cela nous mets au cœur de notre foi. Notre foi nous dit que nous sommes faits pour une relation. La prière est acte de relation. Je vais à Dieu avec tout ce que je suis et lui vient à moi par la médiation de cette Bible où il se dit et se donne.

Quelques remarques :

-Souvent, dans les formations à cette écoute attentive et priante de la parole de Dieu que les Sœurs du Cénacle donnent à Versailles ou ailleurs, les gens nous disent leur étonnement  qu’on ne leur ait jamais appris à méditer ainsi. Et ce qui m’étonne, c’est justement cette carence.

-Dans une rencontre internationale de ma Congrégation une sœur du Cénacle des Philippines nous a rapporté la réflexion suivante:  Dans notre pays si on a besoin d’un bon hôpital, on va voir les chrétiens, si on a besoin d’une bonne école, on va vers les chrétiens mais si on veut apprendre à prier, on va vers les bouddhistes.

Il me semble que cela dit une carence de notre Eglise, qui n’est pas seulement le fait des Philippines.

Il s’agit donc d’entrer plus profondément dans une expérience personnelle de Dieu. S’exposer à Dieu, comme on s’expose au soleil. Quand on le fait, pour le soleil, notre peau brunit. Quand on le fait, quand on s’expose à Dieu, cette relation nous change, nous « christifie ». Nous avons été définitivement « christifiés » par le baptême mais si on n’alimente pas cela par un contact assidu avec les Ecritures, nous pouvons être comme des fleuves asséchés.

Pour la manière pratique de la pratiquer, je vous renvoie aux articles déjà parus de ce blog, dans la catégorie" boite à outils"

 

 

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