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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 15:22

Jn 4/1-42 : 2ère partie

« Elle laissa là sa cruche et s’en alla à la ville en courant»

Il est étonnant de constater que rarement ou jamais ( ?) ce verset n’a été mis en parallèle avec la vocation d’apôtre masculin !

( Je l’ai trouvé dans le livre de Sandra M. Schneiders : Le texte de la rencontre .Lectio divina 161. Ed du Cerf) Et pourtant : « Aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent » Mc 1/18.

Cela est du même ordre que : « Laissa sa cruche et s’en alla en courant ». Une cruche d’eau vaut bien un filet comme signe d’un engagement radical d’apôtre de Jésus ! On pourrait même aller plus loin. Il lui a fallu seulement la fulgurance de son dialogue avec lui pour devenir tout de suite son apôtre. Et qui plus est, faire venir tous les habitants d’une ville au Christ.

C’est même un cas unique dans tous l’Evangile d’une réussite apostolique de ce genre !

 

Cela permet de comprendre pourquoi Jésus parle ensuite de nourriture. Ici, la faim de Jésus a été  comblée par la réponse de la samaritaine et par les fruits de son apostolat auprès des ses frères et sœurs samaritains.

 

Ecoutons enfin cette parole de Jésus à cette femme et à travers  elle, à chacun de nous :

« Si tu savais le don de Dieu, qui est celui qui te demande à boire…l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle »

-le don, c’est Jésus lui-même.

-le don de savoir qui il est, de goûter le mystère de sa personne.


Il s’agit pour nous de le rencontrer, lui, qui attend notre réponse, lui qui a fait tout le chemin pour nous rencontrer, pour nous éveiller au seul désir qui peut vraiment combler notre vie, dans la confiance d’être accueilli comme nous sommes.



 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 15:16

Jn 4/1-42  1ère partie

 

* « Il lui fallait traverser la Samarie »

Ce n’est pas une nécessité géographique, c’est une nécessité de mission : s’ouvrir à un universel signifié par les samaritains.

* Cela se passe près d’un puits.

Celui de Jacob, référence à l’épisode de la rencontre de Jacob avec sa future femme. Ici l’épisode se reproduit : un homme rencontre une femme pour une rencontre d’Alliance.

 

Ces 2 notations nous font entrer dans la richesse symbolique de ce texte.

Nous ne sommes plus de nuit comme avec Nicodème, nous sommes en plein midi de la lumière. Parce que nous sommes à l’heure de la Révélation.

Cette femme, par son ouverture, son questionnement, sa recherche, son désir, va permettre à Jésus de se révéler. Il va dire : « JE SUIS » ce qui est la reprise de la révélation de Dieu à Moise.

 

Ce texte a encore plus de force comme texte de révélation quand on se rend compte que Jésus révèle sa divinité dans la faiblesse : il est aussi cet homme, ce Dieu mendiant d’un peu d’eau. Mendiant qui dit : « j’ai besoin de toi. »

Véritable dialogue d’amitié avec cette femme chercheuse de sens.

« Donne-moi à boire » et « j’ai soif » en 19/28. De quoi a-t-il soif ? Il a soif de notre foi, de notre amour, de notre engagement à sa suite. Sa demande « donne-moi à boire » est un appel. Appel à  une suite davantage purifiée de nos idoles qui sont ici symbolisés par les 5 maris. Si Jésus est déclaré prophète ce n’est pas à cause de sa capacité de lire dans les cœurs mais parce que les prophètes ont pour tache de dénoncer l’idolâtrie le culte rendu aux faux dieux.


 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 10:18

 De la nuit à la lumière : Nicodème au chapitre3 verset 1 à 21

 

Avec Nicodème nous sommes devant un itinéraire qui va de la nuit à la lumière. Pour nous cet itinéraire est plein d’espérance car plus loin (en 7/50 et 19/39) nous verrons Nicodèmes’engager pour le Christ. Mais ici au chapitre 3, cela commence mal ! Nous sommes dans la nuit. Pourquoi venir de nuit ? La réponse est au v.19 : c’est préférer la nuit à la lumière. La première erreur de Nicodème est de croire qu’il sait, il dit « nous savons ». Prétention à connaître l'autre au lieu de le laisser  se dire lui-même. Il lui fait un compliment qui l’enferme dans ce qu’il veut qu’il soit : un rabbi comme lui. Une manière de l’annexer à son monde.

 

La réponse de Jésus est étonnante : il le renvoie à lui-même, il lui parle d’une naissance d’en haut, de quelque chose qui est important pour lui mais qui concerne aussi tout le monde. Mais naître pour cet homme, chef des pharisiens, c’est régresser : lui le maître redevenir enfant ? Cela implique un reversement de sa position de chef. Du coup, Il n’entend pas la parole de Jésus et la transforme : c’est sa 2ème erreur. Au lieu de reprendre l’expression exacte de Jésus, il dit autre chose : naître une 2ème fois du sein de sa mère, ce qui évidemment est impossible. Mais ce n’est pas ce que Jésus a dit ! Transformer une parole c’est une manière de se dérober. Sa mauvaise écoute est une manière de refuser l’invitation à renaître.

 

Mais que veut dire «  naître d’en haut » ?

C’est se recevoir d’une origine autre que soi, consentir à venir de Dieu. Un consentement qui ouvre à une existence selon l’Esprit et dote d’une liberté identique à celle du vent. Naître du Père c’est entrer dans une fraternité, où toute homme, toute femme est fils et fille du Père, frère et sœur de Jésus.

Nouvelle naissance qui est résurrection dans l’aujourd’hui de nos vies.

 

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 16:29

Dans l'Evangile de Jean au chapitre 1 verset 35 à 37

 

Jean-Baptiste nous invite à un regard contemplatif sur le Christ mais il le désigne comme « Agneau de Dieu ».

Expression à entendre avec toute la richesse de la 1ère Alliance : l’Agneau dont parle le livre de l'Exode au chapitre 19 verset 36: l’agneau mangé avant de prendre la route vers la liberté.  On peut s’attarder à ce titre, car il peut nous aider à consentir à Dieu : l’agneau n’appartient pas à l’ordre des prédateurs ! Dieu à l’image d’un agneau, celui dont on prend soin, qui a besoin de nous . Et si Dieu avait besoin de nous ? Dieu vulnérable, remis en nos mains.

Et moi, à la suite de Jean-Baptiste, qu’est-ce que je dirai pour parler du Christ ?

 

Les deux disciples écoutèrent cette parole et suivirent Jésus.

Avec ces deux verbes, il nous est donné les deux attitudes fondamentales du disciple : écouter et suivre. C’est une décision qui prend tout l’être : une relation d’appartenance où on lie son destin à celui d’un autre.

Seul Jésus peut être suivi de cette manière là, absolue, inconditionnelle, car lui seul est parfaitement fiable, d’un amour pour nous d’une indéfectible fidélité.

 

Je peux interrogé mon cœur : pour moi, quelles sont mes raisons de l’écouter et de le suivre ?

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 14:52

Dans l'Evangile de Jean au chapitre 1 verset 35 à 39

« Jésus se retourna »

C’est Jésus qui prend l’initiative de la rencontre en se retournant.

Au lieu de leur montrer son dos, il leur découvre son visage.

Il leur est ainsi donné de voir la lumière qu’est Jésus, de la voir face à face.

Dieu, en son Verbe fait chair, se donne à voir.

Il nous est bon de nous mettre dans cette scène :

Nous voyons la face de Jésus et nous sommes regardé-es par lui.

Echange de regard.

« Je l’avise et il m’avise » disait un des paroissiens du Curé d’Ars pour parler de son oraison.

Etre en sa présence, sous son regard, ne pas vouloir être ailleurs, car on y a trouvé le lieu de sa paix profonde.

« Que cherchez-vous ? »

Les questions de Jésus sont étonnantes. Elles nous disent Jésus comme éveilleur de désirs.

Il est comme une sage-femme qui aide à mettre au monde la vie.

Que veux-tu au plus profond de toi ? Qu’est-ce qui est vivant en toi et qui ne demande qu’à naître ? Un désir qui ne soit pas influencé de l’extérieur, mais celui du plus profond de soi, celui de vivre à plein.

Entendre cette question pour moi, dans l’aujourd’hui de ce que je suis et de ce que je vis. Et y répondre.

 

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