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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 18:05
Soeurs du Cénacle: Joie de l'engagement définitif d'une Soeur.

Samedi 10 juin

Sr Claire de Leffe : Engagement définitif dans la vie religieuse comme Soeur de Notre-Dame du Cénacle.

Joie de Claire, joie de Dieu, notre joie.

Des photos et un récit en cliquant:

https://www.ndcenacle.org/quand-cenacle-accueille-une-soeur.html

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 13:40
Sainte Thérèse Couderc parle de la Bonté de Dieu

Thérèse Couderc est une femme du 19ème siècle (1805-1885). Elle a fondé un Institut religieux, les Sœurs du Cénacle. A cette époque, au lendemain de la révolution français, beaucoup d’ordres religieux de femmes ont été fondés, la plupart du temps, à vocation éducative et hospitalière. Mais pour Thérèse Couderc, l’urgence était aussi que l’Evangile soit mieux écouté au plus profond de l’être pour qu’il puisse transformer, irriguer la vie des gens. Elle a donc fondé un Institut qui se consacrerait à cela par les retraites spirituelles et toutes les formes de transmission d’une foi vivante. Son intuition a gardé toute son actualité.

 

Le 10 aout 1866, elle partage dans une de ses lettres, le fruit de sa contemplation.

C’est un des textes fondateurs de la spiritualité de la famille spirituelle du Cénacle.

Nous l’appelons : le texte sur la Bonté.

Avec un autre texte ( Se livrer), il marque profondément notre manière de « penser » Dieu, notre manière de voir le monde, de regarder chacun-e, notre manière aussi d’aider les gens à entrer dans une relation d’amitié avec Dieu quand nous donnons les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola.

 

Elle écrit :

…tout ce que ces créatures ont de bon et tous les services et les secours que nous recevons de cha­cune d'elles est un bienfait que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de sa bonté infinie, afin que nous la rencontrions en tout et partout.

Thérèse a une conscience aigüe que la bonté qui est en nous à sa source dans la Bonté qui est  Dieu.

Elle est bien la nôtre mais elle a un Donateur.

Elle est bien de Dieu mais elle passera par nos mains, nos cœurs, notre action.

Elle a ainsi conscience que nous sommes « médiateur-trices » de cette bonté.

 

Il existe une video sur ce texte : https://www.youtube.com/watch?v=a8GNj5Qp1n0

 

Voici le texte complet :

 

« J'ai eu, il y a quelques jours, une vue qui m'a bien consolée. C'était pendant mon action de grâces que je fis quelques réflexions sur la bonté de Dieu, et comment ne pas y penser dans ces moments-là, à cette bonté infinie, bonté incréée, source de toutes les bontés ! Et sans laquelle il n'y aurait aucune bonté ni dans les hommes, ni dans les autres créatures.

 

J'étais extrêmement touchée de ces réfle­xions, lorsque je vis écrit comme en lettres d'or ce mot Bonté, que je répétais depuis longtemps avec une indicible douceur. Je le vis, dis-je, écrit sur toutes les créatures animées et inanimées, raisonnables ou non, toutes portaient ce nom de bonté, je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu.

 

Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon et tous les services et les secours que nous recevons de cha­cune d'elles est un bienfait que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de sa bonté infinie, afin que nous la rencontrions en tout et partout.

 

Mais tout ce que je vous dis là n'est rien; si je pouvais vous dire quelque chose de ce que j'ai éprouvé dans ce moment-là, à la bonne heure, mais impossible de le rendre : ce qui est divin ne se rend pas. Seulement, je ne m'étonne plus que les saints fussent ravis à la vue de cette bonté que tant d'âmes connaissent si peu ; cette impression m'a duré plusieurs jours pendant lesquels je ne pouvais prendre de goût à rien qu'à ce que j'avais vu et éprouvé. »

Ecrit de Sainte Thérèse COUDERC

Fondatrice de la Congrégation Notre Dame de la Retraite au Cénacle

Le 10 Août 1866

 

Vous trouverez plus d’info sur le site francophone de Sœurs du Cénacle

http://www.ndcenacle.org

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 15:00
Peinture de Sr Ghislaine Pauquet, rc. Versailles

Peinture de Sr Ghislaine Pauquet, rc. Versailles

Bonne fête du Cénacle !

Le Cénacle, c’est un temps entre Ascension et Pentecôte pour nous redire l’importance de « faire communauté », l’importance de méditer l’Evangile pour devenir d’autre Christ, l’importance de demander la force et la lumière de l’Esprit pour témoigner d’un Evangile de liberté.

Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » …Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. Ac 1 / 4-5 et 12-14

 

« Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,

avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. »

 « Tous ».

Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. Tous et toutes disciples.

Regardons Marie. Pourquoi la pensons-nous uniquement silencieuse ?

Regardons- la enseignant, à tous et toutes, les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ.

Regardons- la transmettant son expérience du Christ son Fils et son Sauveur.

Regardons -la faisant comprendre son absence comme une chance : désormais il s’agit de  le chercher, le découvrir, le reconnaître à l’œuvre  avec nous, dans ce monde, par nos mains.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 11:57

logocenaclemini

Mieux connaître les Sœurs du Cénacle ?

Rien de plus facile :

Visiter leur site : http://www.ndcenacle.org/

 

Etre tenu au courant des nouveautés ?

Une seule solution :

S’inscrire à la newsletter : en haut, à gauche de la page d’accueil du site. 

Bonne visite !

 

Michèle

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 20:26

Rencontre inter-culturelle au Togo

Du 4 au 25 aout 2014


Une video de présentation du projet

https://www.youtube.com/watch?v=CZTOgwrH06U

 

Et un WEpour se décider à l’aventure

Pour toutes les jeunes femmes intéressées,
WE d'info, de préparation et d’aide à la décision

les 22 et 23 mars prochains à Paris
=>

Tentée mais pas encore sûre ? Ce WE est pour toi !
Sûre et motivée ? Ce WE est pour toi !


Contact: propositiontogo@gmail.com
Event Facebook: Cénacle Togo 2014

Contact en France : Sr Anne-Catherine

03 27 38 07 70

Skype : annecatherinesimon

 

 

 

 

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:12

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Vous connaissiez peut-être déjà le site français des Sœurs du Cénacle : http://www.ndcenacle.org

 

Mais il y en a aussi un au niveau international : http://www.cenacle-gen.org/fr

 

En première page, vous y trouverez des actus passionnantes :

un écho de notre dernière Assemblée européenne,

la possibilité de voir des photos d’engagements de Sœurs,

des textes du pape François,

un appel à l’aide pour un village des Philippines

des engagements pour la justice

 

et d’autres pages pour découvrir notre mission et notre spiritualité

 

vite cliquez !

 

 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 21:50

Méditer une parole de liberté

Méditer une Parole de liberté

C’est le titre du livre que je viens de publier.

Les lecteur-trices de mon blog pourront y retrouver une bonne part des homélies et des REP ( Regard et Ecoute de la Parole) mis en ligne ici.

Mais je suis persuadée qu’aucun média n’annule un autre.

Personnellement, je continue à aimer avoir un livre en main !

On peut l’acheter en ligne en faisant :

https://www.editions-croix.com/catalog/details//store/fr/book/978-3-8416-9892-6/m%C3%A9diter-une-parole-de-libert%C3%A9

 

 

Bonne lecture 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 21:33

 

J'ai donné cette intervention lors d'une rencontre de Soeurs du Cénacle et de laïcs collaborateur-trices et ami-es. Il s'agissait d'entrer dans une dynamique de changement. Je le partage sur mon blog car cela peut rejoindre celles et ceux qui ne résignent pas à l'état des choses telles qu'elles sont et travaillent à un autre avenir.

 

Cela évoque en soi quelque chose de dynamique. Le contraire de « faire du sur place », le contraire du statique, de l’immobile. Cela évoque un déplacement, quitter un lieu pour un autre. Un aller qui est orienté, puisqu’il y a le vers. En fait ce « aller vers » et ce sortir évoque ce qui est vivant. Le sortir n’est-il pas le premier acte de nos vies : sortir du ventre maternel pour aller au chemin de nos vies ?

Chemin de nos vies qui est une suite de « sortir » pour « aller vers » : sortie de l’enfance, sortie de l’adolescence. Cela rejoint aussi toutes nos expériences de vraies rencontres qui sont des « aller vers », dans la mesure où elles sont sorties de soi faites d’écoute et de parole, et qui de soi nous transforment, nous font bouger. La vie commune entre deux personnes est aussi de cet ordre. D’autres ici, en parleraient mieux que moi mais on peut dire qu’à l’origine, il y a un aller vers, un quitter. Un aller vers qui transforme au contact de l’autre.

 

Il est nécessaire de tisser cet « aller vers » avec une autre expérience, celle du « demeurer ». Demeurer et aller vers ne sont pas contradictoires si on les conjugue. Pour l’enfant qui naît, demeurer c’est grandir, épanouir l’être qu’il est déjà. Pour un adulte, pour une famille spirituelle comme la nôtre, c’est « élargir l’espace de sa tente » pour être fidèle dans l’aujourd’hui de son histoire au caractère original de son être. Donc un demeurer qui n’est pas statique, qui est d’autant plus un demeurer qu’il peut l’incarner dans la nouveauté des temps de son histoire. Je vais me risquer à un exemple. A la naissance de notre famille spirituelle, il y a : ne pas être seulement une maison d’accueil pour des femmes en pèlerinages mais un lieu de ressourcement pour leur foi. Il y a sûrement dans cet acte de naissance un demeurer fort, quelque chose d’une identité. A ce moment-là, c’était déjà une grande nouveauté que des femmes enseignent la foi, dirigent spirituellement. Il y avait déjà là aussi  un sortir ! Sortir de préjugés, de conceptions figées du rôle des femmes dans la société et l’Eglise. Et puis, il fut un temps, où la société a permis un élargissement de ce « demeurer » : pas seulement accueillir des femmes mais aussi des hommes ! Et bien d’autres élargissements sont devenus possibles. Demeurer et aller vers sont donc solidaires car la vraie fidélité est créatrice. Les défis nouveaux de notre monde, faits de changements profonds, de conflits aigus, de superbes potentialités, nous provoquent à bouger. Et cet aller vers commence dans notre tête, dans nos yeux, dans nos cœurs.

 

Ainsi donc, ce « aller vers », ce « partir » sont au cœur de notre expérience humaine personnelle et également pour le corps, la famille spirituelle que nous formons.

 

Structurant notre expérience humaine, le « aller vers » structure notre expérience de foi en Dieu. Pour comprendre cela, allons du côté du récit de la nativité en Luc. Voici une manière de l’interpréter à la lumière de notre recherche. Des bergers sont aux champs et gardent leurs troupeaux. A l’annonce de l’ange, ils décident de se déplacer, d’aller vers le lieu indiqué, « Allons donc jusqu’à Bethléem » Lc 2/15. Cet « aller vers » physique est un fait signe d’un déplacement intérieur profond qui touche en fait tous les acteurs de ce récit. Ils sont bergers ( et le texte ne nous dit pas qu’ils ne le seront plus) mais l’expérience d’écoute de la parole de l’ange et leur décision d’aller à Bethléem les transforment en  annonceurs de bonne nouvelle quand ils arrivent : « Ils firent connaître ce qu’il leur avait été dit à propos de cet enfant » Lc2/17 et quand il repartent, ils sont devenus des messagers qui ne font que « remercier et chanter les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, tel qu’on leur avait annoncé » Lc 2/20. Cet « aller vers » des bergers est source d’un profond déplacement intérieur, devenir disciples et apôtres d’une parole et d’une expérience.

Quand nous contemplons cette scène nous sommes introduits nous aussi à ce même « aller vers », à un déplacement intérieur : quitter nos images de Dieu pour accueillir cette image, cette icône de Dieu qu’est cet enfant.

Et comme elle est difficile cette sortie pour aller vers ce qui est tellement déroutant, cette sortie de nos vieilles idées pour aller vers la nouveauté de Dieu qui se dit dans un enfant et ensuite se dit dans la vie humaine de Jésus. L’expérience de la foi chrétienne est ouverture à une nouveauté inouïe :

Jésus fait tomber les barrières qui interdisent l’accès à Dieu, Il donne la parole à ceux à qui on la refuse,  Il libère les gens d’idées fausses qu’ils se font sur Dieu et les libère de la peur.  Il leur parle de Dieu comme d’un ami. La relation avec Lui est à vivre au cœur de notre vie et non dans des observances et des sacrifices. Son message est à la fois attirant et inquiétant, car cela rend libre mais cela fait perdre des points de repère rassurants. Oui c’est bien un langage nouveau (Mc 1/27) mais insupportable pour certains. Et il me semble qu’un des « aller vers » auquel nous sommes conviés en ce début du 21ème siècle relève de ce défi : retrouver la force provocatrice de liberté de l’Evangile de Jésus. Et c’est un déplacement qui est de taille ! Un « aller » vers Jésus pour irriguer nos vies et celles de nos contemporains du fleuve de liberté qu’Il veut et peut nous communiquer.

C’est sûrement lire l’Evangile autrement. Pour revenir à mes bergers, pourquoi sont-ils dans l’Evangile de Luc, les premiers témoins choisis ? Parce que, dans la société religieuse de leur temps, ils sont considérés comme impurs, mal croyants et mal pratiquants car incapables par leur métier d’accomplir la loi mosaïque. Dès sa naissance, Jésus redonne leur dignité à ces parias. Comme Il le fera pour tous les autres qui ont nom publicains, pécheurs, samaritains et samaritaine, lépreux, aveugles, adultère, prostitués…

N’est-ce pas pour eux qu’Il est venu ? Il le dira à la synagogue de Nazareth : « consacré pour donner aux pauvres, une bonne nouvelle…envoyé annoncer la libération aux captifs, la lumière aux aveugles…libérer ceux qui sont écrasés… » Lc 4/18

Ce faisant, Jésus va au devant d’un conflit avec les forces qui refusent le Royaume qu’Il inaugure. Oser aller vers le conflit par fidélité à l’Evangile, cela fait partie aussi du « aller vers «  de notre recherche.

 

Le nombre de fois où dans les Evangiles, il est question de Jésus qui sort est important, c’est la trace dans la rédaction de ce souvenir du côté mobile de Jésus, un homme en marche qui ne s’installe pas. Le sens le plus fort qui est donné de ce « aller vers de Jésus » est sans doute en Mc 1/38 : « Il leur dit alors : sortons d’ici, allons aux villages voisins pour que j’y prêche aussi ; c’est pour cela que je suis sorti ».

Cette sortie, cet  « aller vers », Jésus en fera une parabole. Sa vie est à l’image d’un employeur qui sort pour embaucher des ouvriers. Il sortira quatre fois de suite pour embaucher. Il le fait sans se lasser et jusqu’à la dernière heure du jour. Car l’essentiel, c’est que personne ne soit exclu de la joie du Royaume, et reçoive l’unique denier de son amour. Un amour que personne ne mérite, mais qu’on reçoit par la gratuité de son cœur.  Il le dira aussi avec l’image du paysan qui sort pour semer sans se soucier de la déperdition des grains sur les mauvais terrains de nos vies car l’essentiel est que certains rejoignent le meilleur de nous même.

Sortir pour semer, sortir pour embaucher.

Sortir aussi pour rejoindre des pays méprisés comme la Samarie oùIl se met à l’écoute d’une femme ayant soif d’un vrai dialogue sans domination

Sortir, descendre de la montagne, du lieu de son intimité avec le Père,  envoyé par Lui pour remettre debout celui que l’on ne voit plus.

 

Sortir comme un berger à la recherche de sa brebis, sortir à la rencontre d’hommes et de femmes à guérir, en fait, sortir pour la fête.

Sortir en territoire païen et rencontrer la syro- phénicienne qui Le provoque à sortir de son projet initial qui était de ne s’adresser qu’à Israël.

 

Mais c’est Jean qui nous fera entrevoir le sens profond de cette sortie ou plutôt d’où Il sort.

« Je suis sorti de Dieu pour venir ici. C’est Lui qui m’a envoyé et je ne suis pas venu de moi-même » Jn8/42

« Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde » Jn16/28

Il y a donc en Dieu un « aller vers » qui a pris visibilité humaine en cet homme Jésus. Cet « aller vers » qu’Ignace de Loyola fait contempler dans les Exercices spirituels ( n°101 à 109). Cette contemplation montre la Trinité tournée vers ce monde, le regardant avec l’attention de l’amour, se réjouissant de ses joies, se désolant de ses malheurs, et ne se résignant pas à ces dernières au point de décider l’Incarnation. Ici Ignace n’a pas pu se libérer d’une théologie qui ne voit l’Incarnation qu’en réponse au péché. D’autres théologies sont possibles pour répondre au « Cur Deus homo ? » (Pourquoi Dieu s’est-Il fait homme ?)  Mais retenons que la contemplation proposée par Ignace, montre bien que cet « aller vers » de l’Incarnation est un souci, un engagement de la Trinité. J’ai envie de dire : Dieu le paye de sa personne. Et il faut aller jusqu’à dire : cela change Dieu, puisque toute rencontre change les partenaires d’une relation et cela nous change puisque notre humanité est déifiée.

 

Mais cet « aller vers » notre humanité pour devenir l’un de nous s’il est sommet et visibilité en histoire, n’est pas le seul « aller vers » de Dieu. Il y a aussi le « aller vers » de la création. Dieu est Etre débordant, dont la richesse ne se vit pas en possession mais en débordement, qui va avec soi-même au-delà de soi, communication de soi, qui se donne en partage, en soi éternellement créateur. Dire cela c’est dire Dieu en mouvement. C’est Le penser radicalement différent de philosophies qui Le pensent immuable. En créant, Il se donne, Il se communique Lui-même et de ce fait tout homme, toute femme depuis l’émergence de l’humain jusqu’à la fin de l’histoire a eu accès à Dieu même, a accès, aura accès. Dieu est vers nous, Il est pour nous radicalement et gratuitement. La manière la plus simple de le dire c’est que l’Amour est Dieu. Aimer, c’est forcément aller vers, sortir de soi pour être lié à un autre. Il y a « l’aller vers » du Fils un jour du temps en Son Incarnation et il y a « l’aller vers » de l’Esprit en toute histoire humaine. Esprit qui ouvre à Dieu, porte d’entrée de Dieu en tout temps et en tout lieu où Dieu Se révèle et Se communique. Source intérieure qui fait accéder à la liberté, qui introduit à la vérité toute entière. C’est Lui qui fait sortir de toute étroitesse, qui suscite les décisions libératrices comme celle qu’a vécue la 1ère communauté chrétienne en accueillant les païens.

S’Il est pour nous communication gratuite de Lui-même, ouverture et don de soi, tourné vers nous, c’est qu’Il l’est en Lui-même. Ainsi nous  pouvons un peu approcher le mystère de Dieu même. Il est « aller vers » en Lui-même. Trinité de relations. Aller vers mutuel des Trois. Don mutuel et accueil mutuel. Car ce que Dieu est pour nous, il l’est en Lui-même.

 

Nous approcher de ce mystère pour en vivre. A notre tour, avancer au large, jeter les filets Lc5/4, avec la question : où veut-Il que nous allions, que veut-Il que nous fassions ? Le suivre, entraînés dans le même pas, le même regard, le même risque.

Nous laisser déplacer, quitter des certitudes et le rivage rassurant, nous laisser transformer selon sa vérité, tout quitter, partir vers l’inconnu

Apprendre de lui le décentrement, l’ouverture, la rencontre, la force pour vaincre nos résistances pour vivre l’inattendu comme les disciples d’Emmaüs. Se laisser toucher par l’attente des foules, regarder l’autre tel qu’il est.

Sortir à la rencontre, se faire proche des plus éloignés, quitter des repères, être disponible à ce qui vient

 

Annoncer la Bonne nouvelle avec les formidables techniques de communications que nous offre l’aujourd’hui de notre histoire. Un aller, aussi, vers  ces nouveaux outils.

 

Comme Lazare qui sort du tombeau à l’appel de Jésus, comme au Cénacle, sortir de tout ce qui n’est plus source de vie, d’une manière d’être qui ligote, se laisser délier afin de pouvoir délier à notre tour et collaborer ainsi à la libération de l’être tout entier.

 

Mais pour cela toujours davantage, sortir vers Lui, Le laisser nous prendre avec Lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 20:29

Samedi 15 juin : engagement définitif de Marie Lacoste dans la Congrégation des Soeurs du Cénacle

 

Samedi 22 juin : engagement définitif de Nathalie Albert dans la Congrégation des Sœurs du Cénacle


Deux superbes célébrations.

Pour Marie, cela se passait dans l’Eglise St Ignace. La célébration a commencé autour d’un puits qui déjà évoquait l’Evangile qui allait être proclamé suivi d’une homélie faite par Sœur Lydia Vauthier.

Pour Nathalie, cela se passait dans l’église de Maisons-Lafitte chère au cœur de Nathalie puisque c’était sa paroisse. L’homélie a été faite à deux voix : un jésuite, Patrick Goujon et une sœur du Cénacle, Lydie Lang.

Les moments forts de ces célébrations sont bien sûr l’engagement des Sœurs. Cela se fait par plusieurs étapes : l’appel fait par le célébrant et auquel la sœur répond par : « Me voici » pour bien signifier la liberté de la réponse à Dieu. Pendant la litanie des saints, elle se prosterne. C’est un geste magnifique qui dit le don sans réserve de tout son être à Dieu. Ensuite vient le dialogue avec la Supérieure générale : elle explicite l’originalité notre style de vie (vœux de chasteté, obéissance, pauvreté ; vie communautaire, vie de prière, apostolat). La sœur répond : « oui, je le veux »

Enfin, vient la formule d’engagement, la remise de l’anneau, et la phrase qui conclut : « Désormais tout est commun entre nous ».

 

 Voici les photos de la célébration de Marie : 
https://plus.google.com/photos/100811441890901897150/albums/5894923874210335233

et les photos de la clébrations de Nathalie :
https://plus.google.com/photos/100811441890901897150/albums/5894933963480565841

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 18:38

Pentecote-GhP-copie-1.JPG

 

 Cette année, vous voulez vivre autrement la fête de la Pentecôte.

Voilà ce que nous vous proposons

D’abord un repas convivial avec la communauté

Ensuite entrer dans une expérience d’écoute de l’Esprit-Saint par des textes bibliques, des hymnes, une homélie patristique, un temps d’intériorisation…

 

Pour en savoir plus et vous inscrire, vous cliquez sur ce lien :

http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=448&id=24

Samedi 18 mai à 19h

Centre spirituel du Cénacle de Versailles

68 av de Paris, 78000 Versailles

 

 

 

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