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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 16:52
10 livres pour votre été

10 livres de divers genres…certains nouveaux, d’autres anciens ( qui peuvent être trouvés sur internet)

mais 10 livres à gouter sans modération.

 

Ilia Delio : l’humilité de Dieu, une perspective franciscaine, Ed franciscaines

Nikolaas Sintobin : moquez-vous de jésuites…humour et spiritualité, Ed fidélité

Henry J.M. Nouwen : lettre à un ami sur la vie spirituelle, Ed novalis

Pagola : Jésus, approche historique, Ed du Seuil

Marion Muller-Colard : l’autre Dieu, Ed Labor et fides

Frère Emmanuel de Taizé : un amour méconnu, Ed Bayard

 

Jeanne Benameur : insurrections singulières, Ed actes Sud

Karima Berger : les attentives, Ed Albin Michel

José Saramago : la lucidité, Ed du seuil

Ken Follet : la chute des géants, Ed livre de poche

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 22:57
Féminin-Masculin. Où en sommes-nous ? Décryptage d’une encyclique

C’est le titre du livre que je viens de publier.

A la base de ce livre, il y a un mémoire de maitrise en théologie. Ceux et celles parmi vous qui sont lecteur-trices de mon blog en ont déjà eu connaissance puisque j’ai publié ce mémoire en plusieurs parties. Un peu remanié, on peut maintenant se le procurer sur internet aux Editions Book on demand. BoD. Il est préfacé par Etienne Grieu, sj.

Voici le début de sa préface :

« La réflexion de Michèle Jeunet pointe une question urgente, qui promet des réveils douloureux si nous ne la prenons pas en charge aujourd'hui, celle de la place des femmes dans l'Eglise ; plus précisément, de la façon dont cette part de l'humanité qui se refuse, à juste titre, d'exister simplement dans l'ombre des hommes, s'y trouve respectée, attendue, reconnue dans ses responsabilités, appelée à des postes de décision. Il en va pour l'Eglise, de la capacité à déployer pleinement le message de l'Evangile. »

Merci de faire connaître ce livre autour de vous et de l’acheter en cliquant :

https://www.bod.fr/livre/michele-jeunet/masculin-feminin--ou-en-sommes-nouso/9782322077274.html

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:46
Détail d'un vitrail de Chagall, chapelle des Cordeliers, à Mulhouse, France

Détail d'un vitrail de Chagall, chapelle des Cordeliers, à Mulhouse, France

Le fait d’avoir toujours interprété la figure d’Adam uniquement de manière masculine a été désastreux pour les femmes.

A. Wenin, bibliste catholique, traduit Adam par : « l’humain » et cela permet une toute autre lecture qui n’est plus discriminatoire pour les femmes.

Humain, c’est actuellement, dans la langue française, ce que nous avons trouvé de mieux pour inclure féminin et masculin dans un même mot.

Si on adopte cette traduction pour Gn 2-3, cela permet, de décrire l’homme et la femme comme formé-es de la glèbe, recevant une haleine de vie, posé-es dans le jardin, entendant ensemble la parole d’ouverture à tous les arbres et celle de l’interdiction de l’arbre à connaître le bien et le mal.

Si nous suivons la lecture inclusive d’A.Wenin, le verset 18 du chapitre 2 peut cependant nous arrêter et rendre difficile l’inclusion du féminin et du masculin dans cet-te Adam

Même si on traduit par : "Le Seigneur dit: il n’est pas bon que l’humain soit seul", on peut se demander qui était-il cet humain seul ? La réponse de l’auteur est de considérer Adam comme l’Humain dont l’être n’est pas encore différencié sexuellement.

L’interpréter ainsi (et non comme un Adam masculin) comporte un enjeu important. Parce que Dieu s’adresse à lui-elle, fait de lui-elle un-e interlocuteur-trice, lui donne un pouvoir de nomination. Dieu l’associe donc à son pouvoir. En donnant un nom, il-elle en devient maître-maîtresse.

Si Adam est toujours cet-te humain indifférencié-e sexuellement, ce pouvoir est celui des deux sexes.

Si c’est l’Adam uniquement masculin, une lecture fondamentaliste s'est servie et se sert encore de lui, pour introduire une image du masculin différente du féminin, dans le sens d’un pouvoir de gouvernement qui n’est donné qu’à l’Adam masculin.

C'est en tout cas une lecture non avertie des exigences critiques d'une éthique de l'égalité homme-femme. Cette interprétation a prévalu pendant des siècles au point d’oublier ou d’occulter l’Adam mâle et femelle de Gn 1.

Telle n’est pas l’interprétation que suggère la traduction d’ A.Wenin.

« Dans le récit, il n’est ni homme ni femme. Ou les deux à la fois. Mais pour le Seigneur Dieu, un tel isolement n’est pas bon. C’est la relation qui fait vivre. »

Très beau commentaire qui dit bien l’enjeu et le bienfait de cette différenciation voulue par Dieu et qu’il va opérer. La suite de son commentaire est encore plus novatrice :

« La torpeur fait perdre connaissance à l’humain. C’est la manière de dire que ce qui constitue un être dans sa singularité échappe forcément…Dieu prend un côté de l’humain puis ferme la chair à sa place. Cette opération signifie que seul un manque, une perte ouvre un être à l’altérité et qu’une relation authentique n’est possible que si le moi accepte d’être blessé, altéré. »

Dans une Bible traduite et commentée comme cela, nous pourrions avoir comme titre à partir du v.27 : « Le premier péché ». Il aurait pour premier auteur l’Adam masculin.

En effet ce qui est dit au v.23, à côté de son aspect positif, peut être questionné. Ce n’est pas une parole de dialogue, Adam ne dit pas : « Tu es os de mes os et chair de ma chair ». Il se parle à lui-même. La communication commence mal ! « Il en fait l’objet de son discours ». dit A.Wénin. Mais peut-être encore plus grave, il se donne comme l’origine de « issah » : « Car de ys a été prise celle –ci ». Il croit qu’elle vient de lui.

Cette déclaration se veut parole de savoir. Il croit savoir comment cela s’est passé et qu’elle vient de lui alors que le texte nous a bien dit que c’est Dieu qui est l’auteur de cette différenciation, que l’humain féminin comme l’humain masculin a été tiré comme lui de l’humain par séparation : lui, un côté, elle l’autre. Il croit savoir alors qu’il ignore tout puisque tout s’est passé dans un sommeil.

Quelle aurait dû être la parole juste ? Peut-être interroger Dieu sur ce qui vient de se passer, sur le mystère accompli, et s’adresser à cette autre maintenant devant lui ?

Au contraire, poursuit A.Wénin :

« On le voit ainsi reprendre connaissance en gommant ce qu’il ignore, à savoir l’action divine qui a fait de la femme un être singulier, différent de lui. On le voit aussi prendre sur elle un pouvoir que Dieu avait donné à l’humain sur les animaux, le pouvoir de nommer. »

Si cette remarque est juste, elle devient un bon exemple de la manière dont une lecture biblique est toujours voilée par des présupposés. On va pointer le péché de la femme en Gn 3/6 et ne pas remarquer cet autre peut-être encore plus grave et qui n’a pas même besoin d’un tentateur extérieur !

Premier péché donc mais qui est aussi celui de la femme. Celui-là aussi a été voilé et combien il est nécessaire qu’il soit dévoilé. Le péché, ici, au féminin, est le silence. Elle ne dit rien, se laisse dire. Se laisse prendre dans ce refus d’une vraie altérité, au profit du même. Elle se laisse nommer par un autre. Ce mutisme est autant refus de dialogue que le « parler à soi même » de l’humain masculin. Il dit un péché de soumission à l’injustice dont on est victime et donc une possible complicité avec son propre malheur. La femme ici le commet : par son silence elle accrédite la parole qui fait d’elle un objet dont on parle, au lieu d’être sujet parlant.

Le texte même à partir du verset 25 à l’air d’entériner cette situation. En effet pour parler de l’humain masculin, le texte va simplement dire l’humain (l’Adam ou le Glébeux, ou l’homme selon les traductions). Comme si le masculin était simplement l’humain à lui tout seul. Simplement et c’est bien là la faute. Au lieu d’accueillir l’altérité comme un don, le manque comme l’espace d’une vraie rencontre, l’Adam masculin va se vivre comme le sexe premier, parfait, exemplaire et le féminin comme dérivé de lui.

Ceci est au fondement de toute l’anthropologie classique discriminante qui va s’élaborer à partir d’une interprétation de l’Adam au masculin et qui sévit encore maintenant dans les esprits et les pratiques ecclésiales.

 

Les citations sont tirées de l’article suivant :

A.WENIN, « Une rencontre manquée », Croire aujourd’hui, n°159 du 1er septembre 2003

A.WENIN a développé davantage cette perspective dans :

D’Adam à Abraham, ou les errances de l’humain, Cerf février 2007

 

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 16:15
Un livre à lire et à offrir: Jésus de J.A. Pagola

Jésus – Approche historique

de José Antonio Pagola

Collection Lire la Bible - N° 174

544 pages - nov. 2012

"Un nouveau livre sur Jésus ! Est-ce bien utile ? Quel personnage l’auteur va-t-il nous donner à voir : un sage ? un prophète ? un réformateur social ? un religieux ? un « sauveur » ? le « fils de Dieu » ? Les évangiles ne suffisent-ils pas à notre information et faut-il toujours de nouveaux livres ? Déjà les évangiles sont quatre, signe que oui, il est utile et sera toujours légitime d’écrire sur Jésus. Mais il y faut beaucoup de science et d’humilité. Ces deux qualités, l’auteur les possède et les met en œuvre ici en y joignant un rare sens pédagogique. Croyant, son but n’est cependant pas apologétique : il ne cherche à convertir personne. J. A. Pagola veut mettre à la portée de n’importe quel lecteur ce que la recherche contemporaine peut dire avec certitude sur Jésus, de sa naissance à sa mort. Il en fait un exposé clair, qui fait la part entre ce que l’on peut savoir et ce qui est à jamais hors du champ de la connaissance. Le style très sûr de l’auteur, non dépourvu de lyrisme et de manifeste empathie, et son ton chaleureux, loin de nuire au sérieux de l’austère « approche historique », servent à merveille son propos. Chacun lira sans difficulté ce texte fluide qui fait oublier l’énorme quantité d’informations qui en est la matière et la technicité qu’il a fallu déployer pour l’exploiter. Le souhait de J. A. Pagola : que son lecteur, muni maintenant des outils adéquats, poursuive une recherche personnelle et soit à même de faire ses choix de vie en toute connaissance de cause."

(Présentation du livre par les Editions du Cerf)

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 14:34
Lytta Basset: Cessons de culpabiliser, devenons responsables.

Cessons de culpabiliser, devenons responsables.

Un article sur le livre de Lytta Basset : Oser la bienveillance qu’on pout trouver sur le site Le Temps

http://www.letemps.ch/culture/2014/04/25/2014-faut-cesser-battre-coulpe-devenir-responsable

On le croyait relégué au rayon des vieilleries, mais non, il hante encore nos sociétés: le péché originel nous a légué une vision pessimiste de l’humanité. La théologienne suisse et essayiste à succès Lytta Basset plaide pour une réhabilitation de l’homme

Le mal, Lytta Basset en sait quelque chose. La théologienne, qui a été pasteure à Genève pendant près de 20 ans, l’a vécu dans sa chair, et y a consacré plusieurs livres. Que faire face au mal subi dans l’enfance? Comment vivre après la disparition de l’être le plus cher au monde? Hier encore, l’Eglise – tant catholique que protestante – enseignait que tout, en gros, était de notre faute. La nature humaine portait le péché d’Adam ad aeternam. Cette idée, qui perdure aujourd’hui sous une forme laïque – l’homme est «mauvais», croit-on savoir –, Lytta Basset la récuse avec force. Et la doyenne de la Faculté de théologie de Neuchâtel est convaincue que l’Evangile même, dans son message libérateur, prouve le contraire. Au mensonge du «péché originel» générateur d’angoisse et d’enfermement sur soi, Lytta Basset oppose la bienveillance, d’essence relationnelle, qui traverse les humains comme un souffle agréable. Rencontre avec une théologienne et philosophe superstar qui parle sans détour et touche les cœurs, même incroyants.

 

Samedi Culturel:

Vous écrivez que vous avez été longtemps hantée par l’idée du péché, de la culpabilité, pour finalement découvrir que vous vous accabliez en vain. Comment vous êtes-vous débarrassée de ce fardeau?

 

Lytta Basset:

Cela fait 25 ans que je fais de l’accompagnement spirituel. J’ai pu constater que les gens s’accablent, se noient dans leur culpabilité sans se douter des traumatismes qui sont à l’origine de leur souffrance. Mais l’élément déclencheur a été la prise de conscience de mes propres blessures. Cette affaire de péché originel, que je croyais lointaine, me concernait de près en réalité. Avec ce livre j’ai voulu montrer l’influence néfaste de cette idée, et comment s’en libérer.

 

Samedi Culturel:

Pourtant, de nos jours, peu de monde croit au péché originel!

 

Lytta Basset:

C’est bien là le piège. Ce sont des vieilles histoires, c’est vrai, mais nous sommes concernés par leurs séquelles. Notre civilisation est, aujourd’hui encore, plongée dans une conception extrêmement négative et dénigrante de l’être humain. Tous les jours, dans la presse, au café, dans certaines églises et dans la littérature en sciences humaines, on entend dire que l’être humain est cruel, destructeur, violent, égoïste… Comme si l’affaire était entendue! Pour moi il y a un inconscient collectif à l’œuvre, un legs de quinze siècles de culpabilisation de l’Eglise qui trotte encore dans nos esprits. Cette culture de la faute, qui fait désormais partie de notre culture occidentale, a généré un incroyable défaitisme, un désespoir latent.

 

Samedi Culturel:

Comment expliquer que l’Eglise se soit pareillement fourvoyée?

 

Lytta Basset:

Dire que tout le mal venait des hommes eux-mêmes était une façon toute trouvée d’expliquer le malheur pendant des siècles où prévalaient les guerres, les famines, les maladies… C’était aussi un puissant instrument de pouvoir dans les mains de l’Eglise et de l’Etat: le peuple ne risquait pas de se rebeller puisqu’il était menacé d’aller griller en enfer…

 

Samedi Culturel:

A quoi sert Jésus s’il n’y a pas de péché?

 

Lytta Basset:

On confond souvent le péché originel et le péché biblique. Le premier est une grossière erreur qui a plongé l’Occident dans le désespoir. Le second existe bel et bien dans la Bible: il ne signifie pas la «faute» mais la «non-relation à l’autre.» Le péché, c’est se couper de la divinité ou des autres hommes, et se replier sur soi. Il n’est pas question de moralisation. On sait de nos jours que la Genèse est un récit mythologique à portée symbolique. Il ne raconte pas un événement passé mais une situation quotidienne. Le jardin d’Eden peut ainsi être vu comme le «paradis» utérin que nous avons tous connu et quitté pour le monde des vivants, avec ses ronces et ses épines.

 

Samedi Culturel:

Pas de faute, donc? Et Caïn alors, il n’est même pas coupable?

 

Lytta Basset:

C’est vrai, Caïn est responsable d’avoir tué son frère Abel. C’est à force de se replier sur lui, de couper tout contact avec sa famille et avec le Tout-Autre qu’il en est venu à commettre ce crime. Or si vous lisez bien ce passage, Dieu ne lui demande pas tant de battre la coulpe que d’assumer ses actes. C’est un message qui vaut pour notre temps: cessons de culpabiliser et devenons responsables!

 

Samedi Culturel:

Qu’est-ce que c’est, la responsabilité, pour vous?

 

Lytta Basset:

C’est le moment où j’arrête de penser que notre nature est mauvaise ou corrompue, que j’essaie de la prendre telle qu’elle est. C’est accepter de donner sa réponse, de dire «je» et d’assumer ses actes. De là nous commencerons à améliorer notre vivre-ensemble. Sinon chacun se noie dans sa propre marmite.

 

Samedi Culturel:

Il faut donc renoncer à connaître la nature de l’homme?

 

Lytta Basset:

La nature de l’homme restera un mystère insondable. En revanche si on abandonne cette question, on s’ouvre à la relation. Je ne cherche pas à savoir quelle est votre nature, je vais chercher à entrer en relation avec vous. Et c’est à l’intérieur de cette relation que le meilleur de vous et de moi peut surgir.

 

Samedi Culturel:

Dans le Nouveau Testament, un personnage en particulier illustre ce que la relation peut apporter…

 

Lytta Basset:

En effet, Zachée, dans l’Evangile de Luc, est ce collecteur d’impôts détesté par tout le monde et qui est touché, renversé par la bienveillance de Jésus. Quand ce dernier l’aperçoit sur son arbre, il ne lui dit pas: «Zachée, tu devrais tout de même cesser de t’enrichir sur le dos des autres», mais simplement: «Il me faut demeurer dans ta maison aujourd’hui.» Jésus a tellement soif de relation que c’est lui qui désire entrer en contact. Zachée perçoit cette bienveillance immense et change de vie instantanément.

 

Samedi Culturel:

Tout le monde peut-il bénéficier de la bienveillance?

 

Lytta Basset:

Bien sûr, même le pire des criminels, et d’autant plus de nos jours où l’on ne cesse d’entendre qu’une personne est un «monstre», qu’elle ne «mérite pas de vivre»… Jadis on enseignait que certains sont «damnés» et iraient en enfer. Aujourd’hui on a l’équivalent laïc avec les pédophiles. Je note aussi qu’un certain discours psychanalytique se prête à la stigmatisation de manière effarante.

 

Samedi Culturel:

La bienveillance peut-elle faire office de morale laïque?

 

Lytta Basset:

Absolument. Simplement elle est traversée par un souffle que certains appelleront divin. On ne la possède pas, elle nous traverse, elle circule entre les humains. Nous ne l’accueillons d’ailleurs pas toujours avec plaisir. Quand cela m’arrive, j’essaie de ne pas la bloquer, mais je la laisse me traverser.

 

.

 

 

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:30
Le nouveau roman d’Isabelle Desbenoit

Elle nous le présente. J’ai aimé ce livre et Isabelle m’a fait la joie d’écrire sa préface.

Je vous recommande sa lecture.

Un livre qui donne envie de faire une retraite spirituelle !

 

Mon nouveau roman : "La Retraite Spirituelle" vient de paraître !
Chez BoD,
septembre 2015 ISBN 9782322040681, 14.90 euros, 132 pages.

Commencé il y a 5 ans, je m'étais promis de le finir cette année :) ! c'est chose faite et finalement avec deux mois d'avance... Pour la première fois, je m'aligne donc sur "la rentrée littéraire"...

Il est toujours difficile de parler soi-même de son livre...

Aussi, pour vous donner envie, de découvrir "La Retraite Spirituelle", je vous livre quelques courts extraits de la préface écrite par Michèle Jeunet, rc qui m'a fait cet honneur et que je remercie du fond du cœur.

 

"Il est des livres qu’il faut oser écrire. Celui qu’Isabelle Desbenoit nous offre est de ceux-là. Parce qu’il ouvre un chemin, celui d’une expérience intérieure.(...)

Évidemment, lieux, personnages, situations sont fictifs mais comme tout bon roman, ils rejoignent au plus près ce qui traverse nos existences dans leur singularité même.(...)

Les personnages dans leur diversité sont bien "campés", la prédicatrice est excellente, sa théologie remarquable. On y goûte un Évangile de liberté et on est témoin du cheminement et de la transformation intérieure que la retraite produit en chacun-e." Pour moi dont le "métier" est d'animer des retraites, j'ai été frappé par la justesse humaine et spirituelle qui se dégage de ce roman (...)

 

Oui, il est possible de parler de Dieu du côté du l’épanouissement, du bonheur d’exister et d’aider à en faire l’expérience loin de tout moralisme desséchant."

 

Ce livre vous fait envie ? Vous auriez plaisir à le lire ? Vous pouvez vous le procurer sur internet très facilement sur beaucoup de sites (en cliquant sur l'image, vous avez le lien sur Amazon je remets le remets ici: La Retraite Spirituelle et une promotion sur la version e-book pendant 6 semaine à 2.99 euros e-book la Retraite Spirituelle )

Mais il est aussi pratique (et je vous recommande de le faire si vous le pouvez) de le commander chez votre libraire préféré. Vous pouvez très bien lui dire d'en commander quelques exemplaires de plus pour les vendre dans sa boutique...
Vous avez aimé et vous souhaitez m'aider à le diffuser et à le faire connaître ?

1) Le faire connaître dans votre librairie afin que le libraire le commande pour ses clients : Cela peut-être aussi dans une boutique de monastère ou de maison d'accueil religieuse ou de retraite :) !

Le libraire peut très facilement le commander sur la base Dilicom et par le distributeur SODIS, les invendus sont repris par la maison d'édition (enfin, en cas où !! en général tout est vendu :) )

2) L'offrir pour Noël à des personnes qui auraient plaisir à le lire.

3) Laisser un commentaire sur ce blog ou sur les sites d'achats sur internet.

4) En parler aux journalistes de votre revue ou journal préféré (les journalistes peuvent commander un exemplaire en service presse en mettant un mail à : presse arobase bod point fr ).

5) Demander à votre médiathèque de le commander pour le mettre à disposition des lecteurs

 

En vous remerciant par avance de ce que vous pourrez faire pour m'aider à faire connaître "La Retraite Spirituelle", et surtout, BONNE LECTURE !

 

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:52

L'Autre Dieu

de la pasteure Marion Muller-Colard

 

Dans ce texte mêlant le récit personnel, la méditation et une relecture spirituelle du livre de Job, Marion Muller-Colard donne à entendre la foi comme une audace. De son expérience de pasteure en milieu hospitalier, elle retient la plainte existentielle de patients soudain privés des repères d'un Dieu avec lequel ils croyaient pourtant avoir passé un contrat. Relisant sa propre expérience de la menace au chevet d'un de ses fils gravement malade, elle part en quête d'une foi qui ne soit plus l'assurance illusoire d'être mis à l'abri du sort et des aléas. En cheminant avec Job, dont elle est spécialiste, l'auteure interroge la possibilité de se délester de la culpabilité et de la pensée magique pour se risquer à une confiance sans filet : celle en l'Autre Dieu. Au-delà de la plainte et de la menace, Marion Muller-Colard fait miroiter la grâce dans ce texte très incarné, composé pour tout lecteur en recherche d'une pensée théologique originale, accessible et exigeante.

 

Une excellente présentation de ce livre dans le blog :

garrigues et sentiers

http://www.garriguesetsentiers.org/2015/09/quitter-le-dieu-de-nos-clotures.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 15:12

 

 

Citation trouvée dans l’excellent blog:

http://www.garriguesetsentiers.org/2014/10/la-religion-universelle-du-dieu-obscur.html

 

 « Je crois qu’il y a une religion universelle avec laquelle on ne compte pas assez : c’est justement celle que combattent tous les penseurs, Freud y compris. Cette religion n’a pas de nom, ou plutôt elle a tous les noms, christianisme, judaïsme ou islam, mais elle consiste aussi bien dans toute conformité absolue à un ordre, une caste, une classe. En fait, elle traverse toutes les religions et même les idéologies athées : c’est celle du dieu obscur qui demande à l’homme le sacrifice de sa pensée, le renoncement à sa conscience (…) La seule religion qui pourrait m’intéresser serait celle qui donnerait aux humains deux choses que les religions d’habitude leur retirent : la conscience de ce faux dieu et surtout l’autorité pour le mettre dehors » 1.

1 – Marie Balmary : Le moine et la psychanalyste, éditions Albin Michel, 2005, pages 49-50

 

 

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 15:44

 

 

Voici le livre à lire toute affaire cessante ! Pour tous ceux et celles qui sont en recherche d’une autre manière de dire la foi qui réponde à la soif de nos contemporains.

 

Extraits :

Page 76

« L’Evangile en soi n’existe pas, comme rassemblé en formules disponibles à appliquer au vécu et produisant des chrétiens.

Cela parait aller de soi , mais il n’est pas sûr que l’on soit sorti de ce schéma simplificateur.

 

L’Evangile c’est quand…

Quand quelqu’un se lève et marche

Quand quelqu’un sort de ses peurs pour entrer dans la confiance

Quand quelqu’un de détache de ce qui maintenant le fait mourir

Quand quelqu’un n’est plus la victime du légalisme mais peut entrer dans la bonne puissance

Quand quelqu’un porte du fruit

 

 

Editions Lessius 2013

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 15:59

Un super article dans le blog de Marcel Gauchet

 

http://gauchet.blogspot.fr/2007/06/sil-ne-se-passe-rien-dans-un-sicle-il_16.html?m=1

 

 

La crise actuelle du christianisme tient selon Marcel Gauchet à trois éléments: 1) le refus des contemporains de se faire dicter leur conduite par des autorités spirituelles; 2) l’absence en christianisme de règles de vie pour mieux vivre, en remplacement de l’éthique culpabilisante qui a eu cours jusqu’à aujourd’hui. La vie en ce monde, les relations humaines importent plus de nos jours que la conscience du bien et du mal. Sous cet aspect, le christianisme est vulnérable aux spiritualités orientales; 3) le discours théologique ne sait plus comment parler de Dieu. La Bible n’a pas de réponse immédiate aux questions actuelles; c’est un message qui risque de conduire au subjectivisme de la croyance s’il n’est pas réactualisé. L’absence de cette actualisation explique le courant charismatique qui évite de penser alors qu’il importe avant tout de réfléchir de façon rigoureuse sur la foi.

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