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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 11:37

Etait-ce la première fois qu'à l'église St Ignace, une femme commentait les textes de la messe?

En tout cas, les jésuites ont osé ce qui reste, malheureusement,  une exception. 

C'était le 3 décembre, lors de la fête de St François-Xavier, par Sr Véronique Fabre, provinciale des Soeurs de ND du Cénacle pour les communautés d'Europe et du Togo.

Commentaire de la Parole? En fait une vraie homélie! 

Pourquoi ne pas l'appeler ainsi?

Avis à toutes les paroisses du monde qui se privent chaque dimanche de la voix de la moitié de l'humanité!

 

 

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 18:47
Homélie virtuelle du 4ème dimanche de l’Avent Lc 1, 39-45 

39 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.

40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

41 Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,

42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.

43 D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?

44 Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.

45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

 

Les récits évangéliques sont à contempler, à écouter, pour s’en imprégner et pour qu’ils nous transmettent leur puissance de vie.

Regardons Marie qui se lève. Regardons cette décision qu’elle prend.

A-t-elle mûri longuement cette décision ?

On ne sait mais elle l’a prise.

Se lever, c’est passer à l’action.

Je la regarde pour m’emplir les yeux et le cœur de son dynamisme.

Je continue à la regarder et je vois qu’elle fait cela en toute hâte. Non seulement, elle décide mais met sa décision en œuvre en marchant d’un bon pas, rapidement comme pressée par un grand désir.

Se demander la raison de sa décision et la raison de son empressement : Vérifier la parole de l’ange ? Non.

Désir d’aider sa cousine ? Peut-être.

Vouloir partager avec elle leur joie mutuelle ? Sûrement.

Je la regarde pour sentir sa joie et m’en imprégner.

Elle vient nous la partager pour éveiller plus de vie en nous.  

Elle salue Elisabeth. En fait elle lui dit « réjouis-toi ». Le même mot que l’ange lui avait dit. Entendre cette salutation : « Réjouis-toi ».

Je laisse résonner cette salutation en moi.

Elle est pour chacun-e de nous aussi. 

Et que dit-elle ?  

Je suis aimé-e de Dieu…

Regardons les conséquences de cette salutation. L’enfant tressaille dans le ventre d’Elisabeth. Elisabeth est remplie d’Esprit Saint.

Regardons comment une salutation de réjouissance peut éveiller la vie de l’Esprit en quelqu’un et comment notre manière d’entrer en relation peut elle-aussi éveiller la vie.

Ecoutons la prophétie d’Elisabeth. Remplie d’Esprit Saint, elle prophétise, elle est prophète ! Au point que cette prophétie a traversé les âges, interminablement répétée dans tous les chapelets du monde ! Et m’étonner du silence de la Tradition chrétienne sur la qualité de prophète d’Elisabeth !

« Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » déclare Elisabeth

Marie nous est donnée aussi à chacun-e de nous

Entendre cette question. La faire nôtre. Marie aussi vient à nous.

Comment l’accueillir ?

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 15:24

Et pour la première fois, ( enfin! ) un collectif d'associations chrétiennes était présent.

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 17:26
Homélie virtuelle du dimanche du Christ roi de l’univers dans Jean 18,33-37

33 Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » 34 Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » 35 Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »

36 Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » 37 Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? »

Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

 

Quelle idée d’avoir institué la fête du Christ roi ! Il faut en connaitre les circonstances pour le déplorer encore davantage ! Nous sommes en 1925, Pie XI l’institue pour lutter contre l’athéisme et la sécularisation, et pour que les nations obeissent à la loi du Christ. Donc une fête pour une reconquête d’un pouvoir de l’Eglise sur les décisions des Etats, comme au « bon vieux temps de la chrétienté ».  

Aujourd’hui encore des courants du catholicisme ont ce rêve.

Mais au-delà de ces extrémismes, il y a toujours un danger de parler du Christ comme d’un roi.

Jésus dans cet évangile refuse ce titre :

« C’est toi-même qui dis que je suis roi »

Jésus parle bien d’un royaume car à son époque seul existait ce type d’organisation politique. Aujourd’hui il pourrait aussi bien dire « ma république n’est pas de ce monde »

En effet ce qu’il instaure est totalement inédit : son royaume est celui des béatitudes, du service de l’accueil inconditionnel, du respect, de l’amour, de l’égalité, de la liberté, de la sororité et fraternité. C’est le royaume d’un crucifié qui prend dans ses bras tous les vaincus, tous les opprimés, tous les exclus…

Il faut questionner jusqu’au bout ce titre de roi attribué à Jésus.

Toutes sortes d’attitudes envers Dieu qui sont calquées sur les attitudes qu’on doit à un monarque sont à remettre en cause.

Si en parlant de Dieu on invite à s’incliner, à se prosterner, à le glorifier, à l’honorer, à l’implorer, on se comporte avec Dieu comme avec un monarque !

Il y a donc à remettre en cause des pans entiers de nos liturgies, d’ouvrages de vie spirituelle, de théologie.

Devant Dieu tel que venu en ce monde pour rendre témoignage à la vérité, il n’y a pas à se comporter en sujet d’un monarque mais en ami-e d’un Ami, en frère et sœur d’un Frère.

La révolution spirituelle de Jésus n’a pas encore porté ses fruits. Le christianisme n’existe pas encore comme le dit Domique Collin dans son livre qui a ce titre.

Mais chacun, chacune de nous peut le faire exister en revenant à l’Evangile.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 10:19
Manifestation 20 novembre Nous Toutes avec des chrétiennes et des chrétiens!
🗣 À l'occasion de la manifestation Nous Toutes, nous appelons les chrétien‧nes à marcher ensemble, pour toutes les victimes des violences sexistes et sexuelles dans les Églises.
✊🏽 Cortège inclusif, initié par différentes organisations chrétiennes féministes et LGBTQIA+ : Comité de la Jupe, Féminisme en Église, Fhedles, Oh My Goddess !, Toutes
⏰ Samedi 20 novembre, 13h30
📍 Sortie du métro Temple (ligne 3)
📡 Tous les renseignements via bit.ly/cortege_chretien
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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 21:36
Homélie virtuelle sur Marc 12,38-44 du 32ème dimanche du TO année B

38 Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques,

39 les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

40 Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

41 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.

42 Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.

43 Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.

44 Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

Qui après la lecture d’un pareil récit pourrait encore dire que l’Evangile n’est pas actuel, ne dis rien du monde qui est le nôtre dans sa beauté et dans sa laideur. En termes de laideur il y a l’appropriation des richesses par un petit nombre qui dévore les pauvres, la recherche des honneurs, une religion qui n’est qu’apparence et que les scribes représentent. Laideur d’un monde qui n’arrive pas à éradiquer la pauvreté dont cette femme est victime, symbole de tous ceux et de toutes celles qui la subissent. Que ce soit une femme qui symbolise cela est bien vu car nous savons que les femmes dans le monde sont doublement pénalisées[1].

Quel est le regard de Jésus sur cette laideur dans notre monde ? Quel est son positionnement ? Jésus ne reste pas muet devant cette situation. Il prend parti avec une sévérité rare : « ils seront plus sévèrement condamnés ». Ces mots disent la colère de son cœur.

Ensuite, il voit cette femme, pauvre, mettre ces deux piécettes dans le trésor du Temple, « tout ce qu’elle avait pour vivre » Quels autres sentiments habitent son cœur ? Ses paroles suggèrent de l’admiration pour elle. Elle est comme lui ! Il voit dans ce geste ce qui le concerne car lui aussi va tout donner, toute sa vie pour nous. Mais on peut légitiment penser qu’il y avait dans son cœur aussi de la colère car ces piécettes d’une pauvre va aller au trésor du Temple qui est détourné au profit des scribes !

Qui dira encore que l’Evangile n’est pas actuel ?

 
  • [1] Dans le monde, les femmes gagnent des salaires inférieurs de 23 % en moyenne par rapport à ceux des hommes et jusqu’à 75 % de leurs emplois sont informels ou non protégés dans les pays en développement.
  • 155 pays ont au moins une loi restreignant les droits économiques des femmes. Dans 18 de ces pays, les hommes ont le droit d’interdire à leur femme de travailler. Dans 100 pays, la loi dispose que les femmes n’ont pas le droit d’occuper les mêmes emplois que les hommes.
  • Une femme sur trois dans le monde a été victime, à un moment donné de sa vie, de violences physiques et/ou sexuelles, généralement de la part d’un partenaire intime. 46 pays ne disposent pas de loi contre la violence domestique.

Source : https://www.oxfamfrance.org/inegalites-et-justice-fiscale/legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-un-moyen-de-reduire-la-pauvrete/

 

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 16:42
Homélie virtuelle sur l’évangile de Marc 12, 28-34

Ce dialogue entre Jésus et un scribe fait se poser quelques questions : comment peut-on associer l’amour à un commandement ? Peut-on aimer sur ordre ? Peut-on aimer par obéissance à un ordre ?

Et si ce commandement vient de Dieu, peut-on concevoir un Dieu qui commande ? Dieu est-il un commandant ?

Répondre par la négative à ces questions ouvre à une autre compréhension.

Dieu n’est pas un donneur d’ordre, le voir ainsi le défigure et ne donne pas envie de l’aimer !

Il n’est pas un donneur d’ordre mais il est celui qui aime, et mets en nous cette capacité d’aimer. Il ne donne pas un ordre mais une compétence, une possibilité. Il ne dit pas : tu dois aimer mais tu peux aimer, yes you can !

Et qu’est-ce qui est Premier ? C’est d’écouter au sens fort du terme qui est de mettre en œuvre cette capacité qui est en nous. Ecouter cette capacité qui fait vivre. Car la voilà la raison ! Aimer fait vivre, rend vivant. Non parce que c’est commandé mais parce que cela fait vivre.

Cela fait vivre de s’aimer soi-même ! Et oui on risque d’oublier ce 3ème amour ! « Aimer son prochain comme soi-même » Mine de rien cette phrase légitime l’amour de soi puisqu’il doit être la mesure de l’amour de l’autre. Il y a intérêt à beaucoup s’aimer pour aimer l’autre autant. L’amour de soi, nous en savons les difficultés, ne serait-ce que de ne pas avoir été assez aimé. Le chemin christique peut renforcer ce bon amour de soi car c’est à chacun, chacune de nous que Dieu dit « tu es Bien-Aimé-e ». (Marc 1,11)

Cela fait vivre d’aimer Dieu. Non par obligation, non pour payer une dette mais par un acte libre qui réjouit le cœur.

Pour finir, vous me direz peut-être que Jésus justifie cette notion de commandement puisqu’il le reprend à son tour. Mais là aussi un autre chemin peut s’ouvrir : celui d’admirer la délicatesse de Jésus qui entre dans le vocabulaire de l’autre sans le braquer sur des mots mais en allant à l’essentiel qui ici est l’union des trois amours pour Dieu, pour l’autre, pour soi. Trois qui n‘en font qu’un. Ecole de dialogue pour nous.

28 Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. 

31 Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 10:39

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 21:40
Homélie virtuelle sur l’évangile de Marc 10,46-52

Homélie virtuelle car comme femme, baptisée mais exclue des ministères ordonnés, il n’est pas possible d’en faire en réel. Mais les réseaux sociaux ont cet avantage qu’une homélie virtuelle atteigne plus de monde qu’une assemblée dominicale !

La voici donc :

Ce matin j’ai médité l’évangile de ce 30ème dimanche de l’année B et cette homélie est le fruit de ma prière.

Sommes-nous amoureuses, amoureux de l’Evangile ? En fait amoureux, amoureuse de Jésus ?

Car somme toute, c’est cela la foi vive : aimer Jésus et se laisser aimer par lui.

Ce récit sur Bartimée, tant de fois entendu par certain-es d’entre nous, ne peut que revivifier cet amour.

Aimer Jésus, celui qui marche, qui traverse les villes, qui n’attend pas qu’on vienne à lui et qui va vers les gens.

Aimer Jésus, attentif au cri d’un inconnu et qui s’arrête au lieu de passer son chemin.

Aimer Jésus, celui qui est capable de changer l’attitude hostile d’un groupe et de s’en faire un allié. C’est en fait le premier miracle de ce récit !

Aimer Jésus, celui est éveilleur de désir, qui pose de bonne question mais de donne pas de réponse à la place d’un autre.

L’aimer, c’est le regarder pour que quelque chose de sa belle humanité passe en nous, comme on s’expose au soleil : grandir en sortie de soi et en écoute profonde.

Récit de ce cri de Bartimée qui résonne aujourd’hui tout particulièrement sur fond du rapport de la CIASE. De ces cris qui ont été niés, déniés, étouffés, méprisés, pour garantir un système de prédation fondé sur une hiérarchie de domination.

Jésus, lui, a écouté ce CRI de Bartimée, face à ceux qui voulait le faire taire.

Alors on peut interpréter le geste de Bartimée de manière étonnement significative : il rejette son manteau. Quel manteau y-a-t-il donc à rejeter pour être une Eglise de frères et de sœurs prenant soin des uns des autres ? Une Eglise de l’écoute et pas des discours creux ?

Être une Eglise fondée sur une victime innocente à qui des bourreaux ont fait violence : Jésus.

Et qui en tire toutes les conséquences de libération, d’égalité, de service…

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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 17:30

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