L’exhortation apostolique la joie de l’Evangile date du 24 novembre 2013. La pape François l’a écrite pour la première année de son Pontificat.
Ce n’est pas mon intention de faire une présentation mais seulement d’indiquer les bonnes pages qui donnent envie de le lire.
En pièce jointe vous trouverez les perles du chapitre 5
Mais voici d’abord quelques citations qui peuvent donner le désir de lire ce texte qui n’a rien perdu de son actualité.
Le pape invite d’abord d’être une Eglise en sortie
« Sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile » n°21
« Chercher à exprimer la vérité de toujours dans un langage qui permettent de reconnaitre sa permanente nouveauté » n°41
Que l’Eglise soit : « une mère au cœur ouvert » n°46-49 Elle « n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile » n°47.
« Eglise accidentée, blessée et sale pour être sortie sur les chemins plutôt qu’une Eglise malade de son enfermement » n°49
L’évangélisation passe par des refus
Non à une économie de l’exclusion n°53 et 54
Non à la nouvelle idolâtrie de l’argent et à l’argent qui gouverne au lieu de servir n°55 à 58
Non à la disparité sociale qui engendre la violence n°59 et 60
Elle a donc une dimension sociale
« Evangéliser c’est rendre présent dans le monde le Royaume de Dieu » : tout le chapitre 4 n°176 à 258)
En particulier la nécessité de résoudre les causes structurelles de la pauvreté n°202
L’évangélisation est la tâche de tous les baptisés n°119-121
Elle est fondée sur l’écoute de la parole de Dieu
« Toute l’évangélisation est fondée sur la parole de Dieu écoutée, méditée, vécue, célébré et témoignée » …elle doit être au cœur de toute action ecclésiale…elle alimente, fortifie…rend capable d’un authentique témoignage » n°174.
« L’évangélisation demande la familiarité avec la parole de Dieu…en promouvant la lecture orante, personnelle et communautaire » n°175
A la fin de cette exhortation François donne les raisons profondes de l’évangélisation
« La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus » n°264.
« La meilleure motivation pour se décider à communiquer l’Évangile est de le contempler avec amour, de s’attarder en ses pages et de le lire avec le cœur. Si nous l’abordons de cette manière, sa beauté nous surprend, et nous séduit chaque fois. Donc, il est urgent de retrouver un esprit contemplatif, qui nous permette de redécouvrir chaque jour que nous sommes les dépositaires d’un bien qui humanise, qui aide à mener une vie nouvelle. Il n’y a rien de mieux à transmettre aux autres »
« L’enthousiasme dans l’évangélisation se fonde sur cette conviction. Nous disposons d’un trésor de vie et d’amour qui ne peut tromper, le message qui ne peut ni manipuler ni décevoir ». n° 265
Texte intégral sur le site du Vatican : https://m.vatican.va/content/dam/francesco/pdf/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium_fr.pdf
Une brochure à lire, à faire connaitre. Un texte provocateur qui demande à être entendu pour sortir de l'immobilisme.
La voix
Mais qu’est-ce qui est entendu ?
La voix ; d’abord la voix.
Avant toute parole qui dit ceci ou cela, ou plutôt en telle parole ou telle autre, cette voix qui dit la seule chose à entendre et qui peut prendre tant de formes :
tu es mon fils, tu es ma fille ;
tu resurgis d’entre les morts ;
le pire en bas peut-être chemin ;
tu as place éternellement ;
en toi demeure cet insaisissable don que rien ni personne ne détruira, pas même toi ;
vivre est possible ;
tu es aimé ;
tu peux aimer ;
le désir du désir de vivre et d’aimer suffit déjà ;
te voici parmi les vivants ;
tu es grand à la mesure de ta bassesse , ton humiliation, ta douleur ;
tu reviens de si loin, à toi le grand chemin, à toi la vérité encore inconnue ;
vois ce qui t’est possible et fais-le : aujourd’hui commence ton commencement ;
jamais trop tard, jamais trop peu ;
il n’y a pas d’homme condamné.
Une parole de ce genre et peut-être sans mot :
un chant ;
le bruit léger de la bris légère qu’entendait Elie sur la montagne ;
la lumière d’un matin ;
la musique ;
le visage aimé ;
un mot, deux mots, de l’Evangile ou d’ailleurs, de n’importe où, d’un passant, d’un livre médiocre.
Un trait de lumière perce la ténèbre.
Ce peut être fulgurant, ce jour-là, cette heure-là, la date à jamais sacrée ;
ou
diffus, même pas vue, travaillant ce que nous nommons l’inconscient.
M.BELLET, la chose la plus étrange, DDB 1999, page 79
La résurrection du Christ n’est pas quelque chose à croire comme on récite une formule, c’est quelque chose à vivre : une prise de position, un combat pour faire gagner la vie, pour faire gagner le royaume de respect d’égalité, de partage de justice inauguré par Jésus.
La résurrection donne raison à Jésus contre ceux qui l’ont crucifié au nom de fausses conceptions de Dieu, et parce qu’il remettait en cause l’utilisation religieuse du pouvoir en voulant un royaume de justice.
Comment faire pour que l’orthodoxie d’un énoncé de foi ne reste pas inopérante dans nos vies et nos sociétés ?
Pour cela :
Voir le Christ humilié et crucifié en toute personne humaine qui souffre, dans toutes les déshumanisations de notre monde.
Voir la résurrection à l’œuvre en tout lieu, en toute action, en toute personne, en tout ce qui humanise notre monde. La vivre comme un don et une tâche à accomplir.
Belle fête de Pâques
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Jn 13/1-17
Pourquoi sommes-nous là ?
Pour regarder le Christ serviteur, regarder ce qu’il fait, ce qu’il dit, ce qu’il est.
Le regarder et s’imprégner de lui.
S’imprégner de sa manière d’aimer et nous laisser aimer par lui pour ensuite aimer sa manière.
Jésus ne commence pas par parler mais il agit.
Imprimons en notre cœur chacun de ces gestes :
Il se lève de table
Il quitte son manteau
Il met un linge autour de sa taille
Il verse de l’eau dans un bassin
Il se met à genoux
Il lave des pieds
Il est le Maitre, il est Seigneur
Il est Dieu et il est à genoux en serviteur.
Prenons conscience de l’inouï de ce geste.
Cela bouleverse nos idées sur Dieu.
Dieu n’est plus en haut, il est en bas, en humble place. Une révolution spirituelle !
Chacun-e de nous peut entrer dans cette scène, se mettre à table avec les disciples.
Jésus s’approche de chacun-e de nous
Il se met à genoux devant nous.
Il nous lave les pieds.
Comment je réagis à cela, à ce Dieu à genoux devant moi ?
Refuser comme Pierre tout d’abord ?
Accepter ensuite ?
Si j’accepte que Jésus me lave les pieds, j’accepte que Dieu m’aime, que Dieu prenne soin de moi, j’accepte de me laisser aimer par lui
Mais cela m’engage au même geste pour les autres.
Alors nous pourrons entendre sa parole :
« Un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »
Je peux faire mémoire de mes engagements au service de mes frères et sœurs, envers celles et ceux que je sers.
Et pouvoir dire : pour telle personne, de telle manière, par tel engagement humanitaire, social, politique, Seigneur, j’agis comme tu as agi.
Entendre et comprendre la raison du geste du Christ tel qu’il est dit au début de ce texte
« Sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout »
Jésus donne sa vie jusqu’au bout, jusqu’à l’extrême de la croix. Il en donne le sens par ce geste du lavement des pieds.
Entendons son appel à le suivre : servir à sa manière.
Semaine Sainte avec celles et ceux qui sont dans la nuit de la souffrance.
Avec celles et ceux… qui sont dans la nuit de la souffrance.
Avec les persécuté-es pour leur foi ou leur non-foi
Avec les enfants maltraités, avec les femmes humiliées, mariées de force, violées, tuées, lapidées .
Avec tous humains qui subissent la violence et l’injustice
Avec celles et ceux qui sont dans la nuit de la foi, la nuit de l’espérance, la nuit de l’amour
…
La liste est longue et sans fin.
Entrer dans la semaine sainte avec elles, avec eux, avec ma nuit, avec la leur.
Dieu crie aussi de douleur avec elles, avec eux, avec nous.
Il est là avec nous, non seulement un jour du temps quand il a hurlé de douleur sur la croix, mais aussi, de tout temps, il crie sa douleur pour tout ce qui dans ce monde pourtant si beau, est défiguré par l’injustice ou par l’absurde.
Il est là avec nous, sans mot, mais il est là.
Il nous prend la main, il nous prend dans ses bras pour que de la douleur puisse naitre peu à peu
une détermination, une force pour combattre, une force pour vivre et faire vivre.
Mais pour cela, arrêtons de dire que la mort du Christ sur la croix est la volonté de Dieu comme condition du pardon et de salut !
Le Christ est mort parce que sa vie, ses paroles, ses actions étaient intolérables à ceux qui font de la religion leur fonds de commerce et la justification de leur pouvoir.
Le Christ est celui à qui tous les bourreaux font violence.
La miséricorde qui est Dieu n’a besoin d’aucune souffrance ni d’aucune croix pour être remuée aux entrailles devant nos égarements.
Et son salut est là, dans le chemin qu’il nous ouvre, dans la force qu’il nous donne
pour aimer à sa suite,
pour combattre ce qui déshumanise
pour faire des choix qui humanise nos vies et celles des autres.
En regardant la croix du Christ, regardons Dieu qui a crié de douleur et qui continue de crier, regardons Dieu qui étend les bras pour nous relever, nous guérir, nous pousser à lutter contre toute injustice et toute absurdité.
Avez-vous déjà visiter le site francophone des Soeurs du Cénacle?
Voici le nouveautés du mois d'avril:
1-La famille Cénacle est sur les ondes de Radio-présence. Une heure d’écoute qui en vaut la peine.
https://www.ndcenacle.org/ecouter-sur-radio-presence.html
2-Nous n’avions pas pu mettre le mois dernier le compte-rendu de Nathalie sur son aventure des JMJ. C’est fait !
https://www.ndcenacle.org/jmj-panama-terre-rencontre.html
3-Prier avec une chanson, et même du rap ! C’est possible. Laissez-vous prendre par cette chanson qui a goût de vie en ce temps pascal.
https://www.ndcenacle.org/mediter-avec-une-chanson-bigflo.html
4- L’actu ce mois-ci est ecclésial, avec le livre de Véronique Margron : Un moment de vérité.
Avec aussi l’excellent article de François Euvé et Nathalie Sartou-Lajus dans les Etudes d’avril 2019
Dans l’Evangile de Jean au chapitre 8 verset 1 à 12
[1] Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers. [2] Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait. [3] Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu, [4] ils disent à Jésus : "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
[5] Or dans la Loi Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ?" [6] Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin d'avoir matière à l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol. [7] Comme ils persistaient à l'interroger, il se redressa et leur dit : "Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !" [8] Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol. [9] Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu. [10] Alors, se redressant, Jésus lui dit : "Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ?"
[11] Elle dit : "Personne, Seigneur." Alors Jésus dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus." [12] De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit : "Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie."
1ère piste
Je vous propose de commencer ce texte en amont à partir de 7/37
C’est une parole du Christ :
« Celui qui a soif, qu’il vienne à moi. L’Ecriture l’a dit : des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur »
Partir de cette parole, car cela explique l’attitude de Jésus par rapport à la femme adultère.
Quel est ce fleuve ? l’amour inouï de Dieu.
Ensuite au verset 43, on nous dit qu’on veut l’arrêter.
Les soldats venus pour le faire y renoncent car disent-ils personne n’a parlé comme cet homme. Nicodème prend sa défense en disant qu’on ne peut condamner quelqu’un sans l’entendre.
Il me semble que cela situe mieux notre texte : le premier accusé, c’est Jésus. Jésus et cette femme sont en danger de mort. Tous les deux sont solidaires. Par l’intermédiaire de cette femme, on veut l’accuser.
Jésus ne se laisse pas prendre au piège. Il me semble que là comme dans tout l’Evangile, nous avons trace de la divinité de Jésus. Se sortir de ce piège est divin : il répond par le silence et par une parole qui fait confiance à la capacité des accusateurs de faire la lumière sur leur comportement.
Cette femme, grâce à Jésus aura la vie sauve et Jésus mourra sur une croix. En disant cela je ne veux pas dire qu’il y a substitution. Non mais dire que c’est son attitude de liberté, sa prétention à la miséricorde, qui suscite l’opposition et qui va le conduire à la mort : en sauvant cette femme, il s’expose encore plus à l’hostilité de la haine qui se cache sous le zèle.
Oui, écouter cette parole : « des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur ». Et mettre cela en lien avec Jn 19/34 : « le soldat enfonça sa lance dans son côté et il en sortit du sang et de l’eau »
2ème piste
Regarder la scène du côté de cette femme
Que s’est- il passé pour cette femme ?
Elle aurait dû mourir, elle est vivante.
Elle aurait dû être condamnée, elle est graciée.
Elle était prisonnière, elle est libre.
Au lieu de la prison, de la condamnation et de la mort, elle a reçu la grâce, la liberté et la vie.
En fait Jésus l’a sauvée de la mort.
Essayer d’imaginer la chape de plomb qui pesait sur elle et l’immense délivrance qu’elle a vécu. Imaginer le soulagement de cette femme, elle a vu la mort de près. Après l’angoisse, elle se retrouve vivante, libre. Elle est sauvée mais encore plus, elle sait qui l’a sauvée !
Ce qu’elle a vécu a dû enraciner en elle, un amour immense, une reconnaissance infinie pour celui qui l’avait sauvée de la mort.
3ème piste
Ecouter le silence de Jésus. Le silence de Jésus permet à chacun de s’interroger.
Ecoutez sa parole qui renvoie chacun à lui-même.
Prendre conscience de la pédagogie de Dieu : aucune parole d’accusation pour personne, une attitude qui permet à chacun de faire un travail de vérité qui libère.
Mais pourquoi partent-ils ?
Ils auraient pu rester sans jeter aucune pierre et écouter le « jugement » de Jésus : « moi non plus, je ne te condamne pas ». En partant ils se sont privés de cette parole qui était aussi pour eux. d'autres étaient là et ils ont pu entendre une révélation: "je suis la lumière du monde".
4ème piste
Au début Jésus nous dit qu’il peut étancher toute soif et à la fin il nous dit qu’il est la lumière du monde, que celui qui le suit aura la lumière de la vie. Il faut donc aller jusqu’à ce verset 12 pour entrer dans l’intelligence de l’épisode de la femme adultère. Lui seul peut étancher notre soif de vérité et lui seul peut éclairer notre vie, nous faire passer des ténèbres à la lumière.
S’offrir à cette lumière pour qu’il vienne guérir ce qui a besoin d’être guéri en nous, convertir ce qui a besoin d’être converti.
Demander l’eau que lui seul peut nous donner, la source qui jaillit de son cœur transpercé, l’eau vive de son amour.
01 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 02 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
03 Alors Jésus leur dit cette parabole :
04 « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 05 Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, 06 et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” 07 Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.
08 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 09 Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” 10 Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils…
Lc 15. 1 à 32
1- S’approcher et écouter
On y voit le groupe des publicains et des pécheurs :
Il y a deux verbes pour qualifier leur attitude, s’approcher et écouter. Rester à considérer ces 2 attitudes.
*Une décision de se rendre proche de cet homme Jésus, le côtoyer, se laisser changer par lui
*Une décision d’écouter : on a là le verbe qui court le long de toute la Bible : « Ecoute Israël »
Il s’agit de s’ouvrir à la parole d’un autre.
Entrons dans ces 2 attitudes : s’approcher de Jésus dans la confiance et le désir de s’ouvrir à sa parole et surtout de demander une confiance et un désir plus grand que ceux que nous avons.
2-Faire bon accueil et manger
Voir l’attitude de Jésus par deux verbes aussi : faire bon accueil et manger. Comprendre pourquoi Jésus fait bon accueil : tout simplement parce qu’il est devant des hommes et des femmes de désir, qui attendent quelque chose de lui, qui on soif de l’entendre.
Prendre conscience de la joie de Jésus.
Rester à regarder Jésus qui fait bon accueil sans condition préalable : le fait de s’approcher et de vouloir écouter suffit.
Rester à regarder ces repas qu’il prend avec eux : dans la société où vivait Jésus, manger est un signe fort de solidarité et de communion, c’est d’ailleurs cela qui scandalise les pharisiens.
3-Une brebis, une pièce, un fils
Prendre du temps pour regarder les images que Jésus prend pour parler de nous : une brebis, une pièce d’argent, un fils. Des images qui chacune à leur manière dise une richesse, une valeur. Nous sommes précieux pour Dieu.
A chaque fois c’est "un-e" , pour dire que chacun-e est aimé-e, manière de reprendre Is 43/1-4 « tu as du prix à mes yeux et je t’aime »
4-Dieu à l’image d’un berger, d’une femme, d’un père.
Prendre du temps aussi pour regarder les images que Jésus emploie pour parler de Dieu :
-Dieu comme un berger
-Dieu comme une femme
-Dieu comme un père
5- S’arrêter devant le trait commun de ces 3 paraboles : perdu / retrouvé
Dialoguer avec Dieu là- dessus : qu’est-ce qui dans ma vie est perdue et que Dieu cherche, recherche ?
5- S’imprégner de la tonalité de joie de ces 3 paraboles, la joie de Dieu
6-Regarder ce que Dieu fait :
*comme un berger :
Courir jusqu’à ce qu’il la retrouve
La mettre sur les épaules
Rassembler amis et voisins
*comme une femme :
Allumer une lampe
Balayer la maison
Chercher soigneusement jusqu’à ce qu’elle la trouve
Rassembler amis et voisins
*comme un père
Confier son héritage
Attendre son retour
Courir à sa rencontre
Le couvrir de baisers
Le revêtir de plus beaux habits
Festoyer