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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 23:02
Noces de Cana dans l'Evangile selon Jean chapitre 2 verset 1 à 11

Dans l’Evangile de jean au chapitre 2 verset 1 à 11

[1] Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était.

[2] Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples.

[3] Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : "Ils n'ont pas de vin."

[4] Jésus lui dit : "Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée."

[5] Sa mère dit aux servants : "Tout ce qu'il vous dira, faites-le."

[6] Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures.

[7] Jésus leur dit : "Remplissez d'eau ces jarres." Ils les remplirent jusqu'au bord.

[8] Il leur dit : "Puisez maintenant et portez-en au maître du repas." Ils lui en portèrent.

[9] Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau changée en vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié

[10] et lui dit : "Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent !"

[11] Tel fut le premier des signes de Jésus, il l'accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

 

1-

Il y eut des noces.

L’écriture symbolique de Jean nous autorise à voir qu’à travers ces noces humaines, ce sont les Noces de Dieu avec nous dont il est question. Noces où nous sommes épousé-es et épousons. Ignace  de Loyola dans sa contemplation en vue de l’amour ( Exercices  Spirituels  n°230) est bien dans cette tonalité.  Il est question d’un aimé et d’un aimant en réciprocité de don où chacun donne et reçoit ce que l’on a et ce que l’on est.

La relation à Dieu sous l’image de noces. Joie de l’union à Dieu. Dieu comme une épouse, un époux.

Chacun de nous comme épousé-e et épousant-e.

Mais pour entrer dans cette réciprocité de partage et d’abandon confiant, il me faut creuser une question : qui est Dieu pour moi ? Pour que je puisse l’accepter, il faut de l’apprivoisement, du respect. Il faut Dieu à hauteur humaine: le Très-Bas qui se fait le Très-Petit. Celui de la crèche. Le vulnérable. Oui, celui-là, je peux l’accueillir. Le très-Respectueux. Celui de la brise légère, celui qui humblement frappe à ma porte. Celui qui me loue, me respecte, me sert pour que je puisse consentir à son amitié. Expérimenter que l’amour de Dieu pour moi n’est pas dévorant. Ces noces, c’est une relation intime mais qui reste respectueuse de l’un et de l’autre. Pas une fusion.

 

2-

Il n’y avait plus de vin, le vin des noces était épuisé.

« Ils n’ont plus de vin » Dans nos vies, certains jours, certaines périodes, le vin vient à manquer. Comme dans un couple où il n’y a plus d’amour, d’espérance, de foi. On a épuisé ses réserves, ce que l’on avait organisé, planifié. Vide. Plus rien. Qu’est-ce qui manque ? Peut-être ce qui manque, c’est le vin qu’on avait acheté de ses propres forces, de ses propres deniers. Vient le moment où cela est épuisé, où c’est épuisé. Que faire ? Consentir à ce manque. Attendre dans la patience. Il ne viendra peut-être que dans la Vision ou avant. Et la joie sera à la mesure de l’attente. Demeure là.

 

3-

Pourquoi la réponse de Jésus du verset 4 ?

« Mon heure n’est pas encore arrivée » se continue par une autre parole : « Remplissez d’eau ces jarres ». Comment le refus initial à la parole de Marie se transforme en acceptation ?

Jésus a modifié sa décision. Il est passé d’un non à un oui. Peut-être parce qu’il a continué à écouter la parole de Marie, il s’est laissé rejoindre par cette information du manque. Cela l’a touché au point de le faire changer de décision : « Ils n’ont plus de vin » cette phrase a fait son chemin en lui.

 

4-

Les serviteurs ne boivent pas le vin mais ils le servent.

Nous pouvons être comme ces serviteurs : servir le bon vin mais ne pas profiter de la joie du vin.  Ils ont cependant une joie qui leur est propre, celle d’être unis-es au Christ par une union de volonté en faisant ce qu’il  dit de faire :

Remplir

Puiser

Porter

 

5-

Les convives n’ont rien su de ce manque et de sa résolution.

Ils ont joui du vin, c’est tout, ne connaissant pas sa provenance.

Qui est dans le secret de ce vin ?

Marie, Jésus, les servants, les disciples à la fin.

Qui n’en connaît pas la provenance ?

Les mariés, le maître du repas, les convives, c'est-à-dire la majorité des gens.

C’est le don d’un vin en abondance (600 litres X 6= 3600 l) dont on ne connaît pas la provenance.

N’est-ce pas le cas de tous ceux qui ne connaissent pas le Christ ?

Et pourtant cela ne semble pas préoccuper Jésus : l’essentiel, c’est que le vin ne manque pas. Absolue gratuité du donateur, discrétion, humilité de Dieu. La joie de Dieu, c’est la joie des convives. Car leur bonheur est sa joie. Mais ils sont unis à Dieu, ils le sont car ils communient à sa vie dans l’acte même de boire le vin qui vient de lui, dans l’acte même de vivre.

Est-ce donc si nécessaire de connaître la provenance ?

Non ce n’est pas nécessaire. Mais c’est précieux.

Il n’est pas nécessaire de croire mais c’est un cadeau précieux.

Ce vin, c’est le Christ lui-même dans la surabondance du don.

Vin qui est son sang versé, livré pour nous, sang jailli de son cœur transpercé.

 

6-

Regardons l’action de Marie.

-elle invite les servants à l’écoute disponible : « Tout ce qu’il vous dira de faire »

-elle les invite à l’action : « Faites-le »

Ce faisant elle les engendre à la foi.

Son ministère est celui de la communication de la foi

 

7-

Regardons l’action de Jésus.

Des paroles qui autorisent à agir :

-Remplissez

-Puisez

-Apportez

 

8-

Le vin est meilleur. Pourquoi est-il meilleur ?

Parce qu’il opère un changement radical. Il fait passer d’une religion de purification, où l’on pose des conditions pour accéder à Dieu, fait d’effort humain, il fait passer de cela au vin meilleur de la pure grâce, de l’absolue proximité sans condition préalable.

 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 19:06
Peinture de He Qi

Peinture de He Qi

21 Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.

22 L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Lc3, 21-22

 

1ère piste : Jésus au milieu de la foule

Regarder Jésus, il était au milieu de la foule. Il attendait son tour, attendant comme tout le monde sans privilège. Un homme au milieu d'autres.

M’imprégner de cette attitude. Qu’est-ce qu’elle me dit de lui ?

 

2ème piste : Jésus plongé dans l’eau

Regarder Jésus qui est rentré dans l'eau jusqu'au cou, entièrement enseveli par l'eau. Quel est le sens de cet acte du Christ ? Il n'avait aucun besoin de ce baptême de Jean qui était un rite de purification des péchés. Non. Cette plongée dans l'eau est à l'image de Son Incarnation. Dieu Très-Haut qui se fait Très-Bas pour nous rejoindre. Il n'a pas besoin de baptême, mais rentrant dans l'eau, Il sanctifie toute la matière de nos vies. Il rend saint le plus quotidien de nos vies.

Laissons-nous étonner par ce que nous voyons : le Très-Haut qui se fait Très-Bas, l'humilité du Verbe qui s'est fait l'un de nous sans revendiquer aucun privilège. « Lui de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu... » Ph2/6

 

3ème piste : Jésus prie

Regardons Jésus qui prie. .Luc est le seul, comme à son habitude, à mentionner la prière de Jésus. Il nous met devant le mystère de la prière de Jésus. Un mystère qui s'éclaire un peu si l'on comprend que prier n'est pas seulement demander. Prier, c'est écouter, contempler. Jésus écoute le Père et l'Esprit. Il écoute la vie trinitaire en Lui au cœur même de Son humanité. Sa prière est donc Sa présence à Son être même.

A notre petite mesure il en va un peu de même pour nous.

Descendre dans notre cœur profond, là où demeure la Trinité, pour écouter et contempler Dieu présent à l'intime de nous.

 

4ème piste : « Alors le ciel s'ouvrit »

Les Juifs ne prononcent pas le nom de Dieu. Ils le remplacent par d'autres mots comme celui-ci : le ciel. « S'ouvre le ciel », cela veut donc dire que Dieu s'ouvre. Dieu s'ouvre comme une porte qui s'ouvre et donne accès, permet d'entrer. Il est de toujours à toujours ouverture puisqu'Il est amour mais ici l'ouverture est portée à son achèvement de révélation. La porte est donc ouverte, c'est une invitation à entrer.

Gouter cet accès à Dieu, offert, gratuit, sans conditions, pour tout homme, toute femme, chacun, chacune de nous.

 

5ème piste : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Révélation trinitaire du Père comme volonté d’amour et de vie, de l'Esprit comme acte d’amour et de vie , du Fils comme parole d’amour et de vie. Il faut bien comprendre cette phrase. Dieu prononce cette phrase de toute éternité. Ce n'est pas un aujourd'hui temporel mais un aujourd'hui éternel, sans commencement ni fin. C'est l'identité du Christ qui se dit là. Mais c'est aussi la nôtre. Nous sommes filles et fils avec le Fils. Il est l’aîné d'une multitude de frères et de sœurs.

Ecoutons cela pour nous : nous sommes fils, fille bien aimé.

 

 

 

 

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 12:42

En ce jour où nous fêtons l'Epiphanie: des savants éclairés par leur recherche scientifique: une étoile et qui se laisse éclairer par ce que dit la Bible sur le lieu où va naitre le Messie. Deux sources de connaissances qui se complètent à condition de distinguer leur domaine de compétence.

Merci aux frères dominicains de ces videos  pleine d'intelligence...et d'humour!

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 16:34

Le poème de Louis Aragon mis en musique par Jean Ferrat est une des plus belles chansons d’amour.

Dans un des livres de la Bible qui a pour titre : le Cantique des Cantiques, il y a aussi un étonnant poème d’amour d’une femme et d’un homme.

Laissons-nous prendre par leur beauté et empruntons quelques chemins

 

1er chemin :

Tout d’abord écoutons Jean Ferrat quand il chante : Que serai-je sans toi

https://www.youtube.com/watch?v=AwRgZ-W-wl0

Laissons-nous toucher par la beauté du texte, de la musique, de l’interprétation.

 

2ème chemin :

Ensuite lisons le texte de cette chanson. Qu’est-ce qui me touche le plus dans ce qui est dit ?

Cela dit la beauté possible d’une relation, sa force de vie, sa capacité de bonheur.

Relation entre une femme et un homme mais aussi entre deux être que lie un amour fort comme celui de l’amitié 

Refrain:
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines

Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson

Refrain

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

Refrain

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues

Refrain

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

 

3ème chemin :

Lisons ce dialogue d’amour entre ELLE et LUI dans le chapitre 2 du Cantique des Cantiques

Lisons- le à haute voix et laissons-nous porter par la tendresse, le respect, le feu de cet échange

 

LUI

02 Comme le lis entre les ronces, ainsi mon amie entre les jeunes filles.

 

ELLE

03 Comme un pommier entre les arbres de la forêt, ainsi mon bien-aimé entre les jeunes hommes.

 J’ai désiré son ombre et je m’y suis assise : son fruit est doux à mon palais.

04 Il m’a menée vers la maison du vin : l’enseigne au-dessus de moi est « Amour ».

05 Soutenez-moi par des gâteaux de raisins, fortifiez-moi avec des pommes, car je suis malade d’amour !

06 Son bras gauche est sous ma tête, et sa droite m’étreint.

 

LUI

07 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles, par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas l’Amour, avant qu’il le veuille.

 

ELLE

08 La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines,

09 mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage.

10 Il parle, mon bien-aimé, il me dit :

 

LUI

 Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…

11 Vois, l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies.

12 Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la tourterelle s’entend sur notre terre.

13 Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…

14 Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpées, que je voie ton visage, que j’entende ta voix ! Ta voix est douce, et ton visage, charmant.

 

ELLE

16 Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui qui mène paître ses brebis parmi les lis.

17 Avant le souffle du jour et la fuite des ombres, toi, retourne… Sois pareil à la gazelle, mon bien-aimé, au faon de la biche, sur les montagnes escarpées.

 

 

4ème chemin :

Juifs et chrétiens ont en commun la richesse de ce Cantique en en voyant bien la beauté d’une relation entre deux êtres et en y voyant aussi, révélation étonnante, la manière dont Dieu nous aime. Dieu comme une amante, comme un amant de chacun-e de nous.

Relisons ce passage : LUI ou ELLE, c’est Dieu. LUI ou ELLE c’est chacun-e de nous.

Laissons-nous prendre par cet amour

 

5ème chemin :

Réécoutons la chanson de Jean Ferrat

https://www.youtube.com/watch?v=AwRgZ-W-wl0

Cette chanson peut aussi être entendue comme notre amour pour Dieu: Que serai-je sans toi?De quelle manière pour moi ?

 

Peut-elle aussi être entendue comme l’amour de Dieu pour nous ? Dieu pouvant dire : Que serai-je sans toi ? Oui et nous l’ayant prouvé par sa Parole faite chair.

 

 

 

 


 

 

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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 12:04

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 19:57

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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 15:17

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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 15:32

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 14:58
Noël des chercheuses et chercheurs de Dieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Mt 2/1-12

 

1-Jésus étant né à Bethléem

Nous sommes à la source de la foi : Jésus, Verbe fait chair, Dieu qui nait. Dieu qui entre dans le temps, qui entre dans un espace, qui entre dans une culture. Dieu comme nous, un humain.

Laissons-nous étonner par cela. Demandons-nous ce que cela change quant à notre image de Dieu et ce que cela change quant à notre perception de nous-mêmes.

Laissons-nous bousculer par cela.

 

2-Voici que des mages venus d’Orient

Ces mages orientaux, représentent tous les chercheurs, chercheuses de Dieu. Tous ceux, toutes celles du monde entier qui reconnaîtront en Jésus,  Dieu venu nous rejoindre. C’est chacun-e de nous. Ils sont venus de loin, ils ont fait tout un chemin.

Et nous ? De quel orient sommes-nous venus : orient du doute, de l’incroyance, de la souffrance …

Par quel chemin sommes-nous venus au Christ ?

Par quels chemins venons-nous à lui ?

 

3-Où est le roi des juifs qui vient de naître ?

La question porte sur le lieu de la naissance.

Dans notre vie, quel sont les lieux où nous voyons naître le Christ ? Quels sont les lieux de nativité aujourd’hui pour nous ?

 

4-Hérode

Regarder ce qu’il fait, écouter ce qu’il dit. Le verset 13 nous donne la clé de son comportement. Actes et paroles sont motivés par la volonté de tuer l’enfant.

Pourquoi ? Pourquoi un enfant est-il dangereux pour lui ?

Pourquoi ce refus dès le début de la vie de Jésus ?

 

5-Grands prêtes et scribes

Ils ont la connaissance du lieu de la naissance mais ils ne bougent pas, ne vont pas voir. Leur connaissance ne produit rien en eux. Leur connaissance n’est pas vitale pour eux, ce n’est pas le cœur de leur vie.

Et nous, qu’est-ce qui est vital et qui nous fait me bouger ?

 

6-Entrant dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère

Faire comme eux, regarder Jésus, contempler simplement Dieu dans la faiblesse, la vulnérabilité d’un enfant.

Nous emplir les yeux de ce que nous voyons.

 

7-Ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or de l’encens et de la myrrhe

Cet enfant ne leur a rien demandé. Ce que nous offrons à Dieu n’est pas une commande de sa part, ce qu’il voudrait qu’on lui donne !  C’est simplement ce que par amitié, nous voulons lui donner.

Laissons-nous guérir de cette fausse image de ce que Dieu veut. Son unique volonté est que nous vivions.

Quelle cassette de notre cœur nous voulons ouvrir ? Quel or et quel encens, quelle myrrhe nous voulons donner ?

 

8-Ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays

Avoir rencontré Jésus, cela déroute, on ne fait plus comme avant ! Ils vont habiter le pays de leur vie autrement.

En quoi la rencontre avec Jésus nous a-t-elle fait prendre d’autres routes ?

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 21:53

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