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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 15:32

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 14:58
Noël des chercheuses et chercheurs de Dieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Mt 2/1-12

 

1-Jésus étant né à Bethléem

Nous sommes à la source de la foi : Jésus, Verbe fait chair, Dieu qui nait. Dieu qui entre dans le temps, qui entre dans un espace, qui entre dans une culture. Dieu comme nous, un humain.

Laissons-nous étonner par cela. Demandons-nous ce que cela change quant à notre image de Dieu et ce que cela change quant à notre perception de nous-mêmes.

Laissons-nous bousculer par cela.

 

2-Voici que des mages venus d’Orient

Ces mages orientaux, représentent tous les chercheurs, chercheuses de Dieu. Tous ceux, toutes celles du monde entier qui reconnaîtront en Jésus,  Dieu venu nous rejoindre. C’est chacun-e de nous. Ils sont venus de loin, ils ont fait tout un chemin.

Et nous ? De quel orient sommes-nous venus : orient du doute, de l’incroyance, de la souffrance …

Par quel chemin sommes-nous venus au Christ ?

Par quels chemins venons-nous à lui ?

 

3-Où est le roi des juifs qui vient de naître ?

La question porte sur le lieu de la naissance.

Dans notre vie, quel sont les lieux où nous voyons naître le Christ ? Quels sont les lieux de nativité aujourd’hui pour nous ?

 

4-Hérode

Regarder ce qu’il fait, écouter ce qu’il dit. Le verset 13 nous donne la clé de son comportement. Actes et paroles sont motivés par la volonté de tuer l’enfant.

Pourquoi ? Pourquoi un enfant est-il dangereux pour lui ?

Pourquoi ce refus dès le début de la vie de Jésus ?

 

5-Grands prêtes et scribes

Ils ont la connaissance du lieu de la naissance mais ils ne bougent pas, ne vont pas voir. Leur connaissance ne produit rien en eux. Leur connaissance n’est pas vitale pour eux, ce n’est pas le cœur de leur vie.

Et nous, qu’est-ce qui est vital et qui nous fait me bouger ?

 

6-Entrant dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère

Faire comme eux, regarder Jésus, contempler simplement Dieu dans la faiblesse, la vulnérabilité d’un enfant.

Nous emplir les yeux de ce que nous voyons.

 

7-Ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or de l’encens et de la myrrhe

Cet enfant ne leur a rien demandé. Ce que nous offrons à Dieu n’est pas une commande de sa part, ce qu’il voudrait qu’on lui donne !  C’est simplement ce que par amitié, nous voulons lui donner.

Laissons-nous guérir de cette fausse image de ce que Dieu veut. Son unique volonté est que nous vivions.

Quelle cassette de notre cœur nous voulons ouvrir ? Quel or et quel encens, quelle myrrhe nous voulons donner ?

 

8-Ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays

Avoir rencontré Jésus, cela déroute, on ne fait plus comme avant ! Ils vont habiter le pays de leur vie autrement.

En quoi la rencontre avec Jésus nous a-t-elle fait prendre d’autres routes ?

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 21:53

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 18:33
Peinture de He Qi

Peinture de He Qi

26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;

33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.

37 Car rien n’est impossible à Dieu. »

38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Lc1/26-38

 

Le texte nous dit que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu

dans une ville appelé Nazareth auprès d’une vierge appelée Marie. C’est une manière d’exprimer une expérience de Dieu que fait cette femme. Expérience d’une « visite » de Dieu qui peut être aussi la nôtre.

S’arrêter, s’étonner du désir de Dieu de nous rejoindre : oui Dieu veut nous rejoindre, se communiquer à nous, se donner à nous.

Ill y a l’étendu du monde, il y a l’étendu du temps et cette visite de Dieu se réalise dans une petite bourgade de rien du tout, Nazareth et une personne particulière : Marie parce que Dieu n’aime pas en général mais dans le plus concret de l’existence. L’universel de son amour est concret : en venant vers Marie, c’est vers chacun de nous qu’il vient, en elle, il rejoint les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les pays. Cette contemplation peut nous aider à aimer le quotidien de notre vie : ne pas chercher à trouver Dieu ailleurs que dans ce plus concret qu’il a voulu rejoindre. Regarder cela pour aimer davantage notre vie qui est lieu de Dieu. Marie entend dans le silence de son cœur que l’enfant qui va naitre d’elle est Jésus, c’est-à-dire Dieu sauve, Emmanuel c’est-à-dire Dieu avec nous. Exposons notre vie à sa venue pour qu’il vienne sauver ce qui a besoin d’être sauvé. Qu’est-ce que j’aimerai que Dieu vienne sauver dans ma vie ? Laissez monter en soi le désir du cœur, laisser monter à la conscience claire le désir peut-être enfoui que Dieu vienne sauver tel aspect de ma vie d’aujourd’hui ou de mon passé.

Elle entend qu’elle « pleine de grâce », c’est à dire pleine de Dieu, pleine de la vie de Dieu, pleine de l’amitié de Dieu

Les entendre aussi pour nous. Et si cela vous semble inconvenant, ne pouvant pas s’adresser à nous mais seulement à elle, allez voir en Ep 1/3-14 et même tout le chapitre 1. Vous y verrez la même chose même plus développée

-nous sommes béni de Dieu

-nous sommes choisi

-choisi pour être saint dans l’amour

-prédestiné à être ses fils (ses filles !)

-gratifié de sa grâce dans le Christ

Marie vit cela en faisant oraison comme nous. L’ange n’est pas une vision, mais une révélation intérieure qui la bouleverse comme nous même nous avons pu faire cette expérience d’une parole intérieure. Dieu est vraiment le vivant, la parole qui peut bouleverser nos vies.

Mais Marie ne prend pas pour « argent comptant » tout ce qui se passe dans son cœur, elle veut discerner, faire le tri, savoir si ce qu’elle entend au plus profond d’elle-même vient bien de Dieu. Elle réfléchit, : « elle réfléchissait à ce que pouvait être ce salut ». Elle interroge : « comment cela se fera-t-il ? ». Qu’est-ce qui emporte son adhésion que c’est bien Dieu qui lui parle ?

3 critères : paix, joie, force

-paix : elle reçoit la parole qui parcourt toute la Bible, Dieu qui ne cesse de dire pour nous apaiser : ne crains pas

-joie : Dieu ne veut et ne peut que donner que de bonnes choses, et la seule qu’il veut nous donner c’est lui-même : tu as trouvé grâce auprès de Dieu, sa vie t’est donné, tu es trouvée en lui pour ta joie et la sienne

-force : ce n’est pas toi qui feras, mais lui en toi

Marie l’a compris car à la fin elle ne dit pas : je le ferai mais « qu’il me soit fait »

Oui, tout cela vient bien de Dieu, c’est sa marque !

Appel pour nous aussi à discerner, à faire le tri dans ce qui se passe en nous dans l’oraison et notre vie : ce qui vient de lui et ce qui ne vient pas de lui, les chemins de vie auquel il m’invite et les impasses à éviter

 

 

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 18:11
En Avent!

Les décorations de Noël commencent à illuminer nos rues, les jouets remplissent les rayons des grandes surfaces…  notre « monde de consommation » pointe déjà Noël…

Mais pourtant, plusieurs semaines nous séparent de ce temps de fête…

Et dans ce temps-là, il y a celui de l’Avent : quatre semaines précieuses pour se préparer le cœur afin d’accueillir notre Dieu en un petit enfant…

Quatre semaines à partir du dimanche 2 décembre … .

Quatre attitudes spirituelles à vivre, l’une après l’autre, pour avancer sur ce chemin qui nous conduit à Noël

Pour lire la suite aller sur le site des Sœurs du Cénacle :

https://www.ndcenacle.org/quatre-attitudes-spirituelles-pour-vivre-lravent.html

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 14:21

À Val-Bélair, au Québec, une soixantaine d'enfants et d'adolescents se dévouent aux différents services liturgiques, grâce à une équipe pastorale qui croit à la place des jeunes. L'équipe des servants de messe, lieu d'évangélisation, de catéchèse et de fraternité.

 

https://www.youtube.com/watch?v=etII3ESHmBA

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 11:27
Tournons La Page: un espoir pour l'Afrique

La campagne Tournons La Page est un mouvement citoyen transcontinental qui a pour ambition de favoriser les synergies entre une diversité d’acteurs mobilisés pour la défense des droits humains et de la démocratie en Afrique.  

Elle mène et relaie des actions pacifiques et non-partisanes pour promouvoir l’alternance démocratique en Afrique. Elle est aujourd’hui active dans 8 pays africains (Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Niger, RDC, Tchad) grâce à plus de 200 structures et avec le soutien d’associations européennes.

http://tournonslapage.com/

https://vimeo.com/channels/tournonslapage

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 18:40
un livre à lire: le christianisme n'existe pas encore de Dominique Collin

Le livre de Dominique Collin, Le christianisme n’existe pas encore , est à lire toute affaire cessante !

Je vous en livre des passages pour vous donner le désir fort de le lire.

 Je vous assure qu’il sera lieu de la joie, de la jubilation.

 

L’Evangile n’est pas le message fondateur d’une tradition religieuse particulière…possédant ses croyances et ses normes…qu’une qualité de la parole elle-même quand elle s’adresse à quelqu’un pour lui dire qu’il est possible d’exister autrement. Cela voudrait dire que l’Evangile est l’à-venir de l’humain.

C’est peut-être de ne pas avoir entendu cette « bonne nouvelle » qui expliquerait pourquoi l’Evangile est encore inouï et inédit.

p14

 

Le christianisme n’existe vraiment que quand il ne peut s’assurer pour exister que du « royaume » qui est sa force d’appel son indépassable ouverture

p17

 

Il ne manque pas au « seuil » et bien au-delà des « milieux chrétiens » des paroles et des gestes qui font mieux voir l’actualité de l’Evangile que nos discours fatigués

 

Faire grandir notre foi en ses ressources infinies, ressources qui ne lui offrent ni son histoire, ni sa doctrine, ni son organisation planétaire, ni même le pape, mais les opérations même qui rendent possibles pour quelqu’un d’exister enfin : croire, aimer et espérer.

p21

 

…le droit pour chacun de se sentir justifié d’exister comme il existe. Or l’Evangile est cette parole non-religieuse qui appelle et qui promet, qui donne la grâce d’exister à celui qui la reçoit, et qu’il n’est pas besoin de passer d’abord par la médiation d’une religion pour en accueillir le fruit.

p22

 

Une vie ordinaire que rien ne met sous les projecteurs, humble parce qu’enracinée dans une existence vécue sous les espèces du don et de la gratuité, donne mieux la mesure de la manifestation du christianisme que les dimensions de la basilique Saint-Pierre de Rome

p28

 

Le Christ n’est pas le fondateur du christianisme, il en est la fondation vivante en même temps qu’il en est l’horizon indépassable

p31

 

En confessant que le Christ est celui qui vient, les textes du Nouveau testament ne dise pas qu’il va « revenir » … mais qu’il ne cesse de venir afin que le soi de chacun puisse advenir de sa venue même.

p40

 

Le christianisme n’existe que d’être au cœur même de l’enjeu qui consiste, pour chacun, à exister enfin.

p49

 

Quel est l’impensé du christianisme ?

Il tient en ces quelques mots : tout est grâce…Il est tellement impensable qu’une absolue gratuité soit la raison de tout ce qui est que même le christianisme a trouvé du mérite au mérite

p85

 

L’Evangile est fiable uniquement parce qu’il est promesse de vie bonne, une telle promesse ne se soutient que d’être tenue par celui qui est le Vivant et vérifié dans la manière dont elle change la vie…Faire confiance à l’Evangile : telle est la parole inaugurale du Christ dans l’évangile de Marc… la foi en « l’invraisemblable » est vérifiable : elle fait exister, elle change le rapport à si, aux autres, à la vie

p119

 

La foi parle le langage du changement. Elle ne dit pas ce qui est ou ce qui doit être mais ce qui arrive : la possibilité d’exister autrement. La vitalité de la foi ne se mesure pas à l’inflation des mots prononcés mais se vérifie surtout par l’inflexion qu’elle donne à toute la vie.

p137

 

Quand l’homme cherche des raisons de justifier son désir, la foi lui apprend que seule la grâce est la raison sans raison de la justification de son existence.

p138

 

« Le croire, c’est acte de foi qui ne se vérifie que dans ce qu’il opère… » M.Bellet

p139

 

 

Un oui au don du don qui nous guérit de l’angoisse devant la nullité ( à laquelle s’identifie celui qui vit sa vie comme une faute ou une erreur).

Alors s’ouvre, pour l’homme, l’expérience du véritable plaisir :

Joie de ce qui est donné, de manière totalement gracieuse.

La joie est extase, sortie de soi ; elle est donnée avec le vif sentiment d’exister enfin…

Les maladies dont Jésus prend soin apparaissent comme les manifestations différenciées d’un unique mal-être : ne pas être soi.

Les évangiles ne nous disent pas ce qu’est le « soi » car il n’y a de soi que singulier et que nous avons à le devenir chacun pour soi (ce qui signifie pour et avec les autres, car à la différence du moi, le soi est ouvert et relié), mais ils nous raconte comment certains ont pu le devenir en se rebranchant à nouveau à la puissance de la foi.

Comme Bartimée, chaque fois que nous bondissons hors des ornières de nos dépendances, chaque fois que nous commençons à exister en laissant tomber les vieux oripeaux de nos croyances étriqués, l’Evangile reconnait avec nous : « ta foi t’a sauvé »

p147

 

Cet Autre hors de l’homme mais qui est aussi en lui, autrement Autre au point qu’il fait figure d’appel inconditionnel à la liberté, on peut l’appeler Dieu.

Dieu est un nom pour dire la parole qui invite l’homme à exister par la foi ( mais on pourrait tout aussi bien écrire à exister par l’espérance ou par l’amour) c’est à dire à vivre par pure grâce…

p149

 

Le Royaume introduit au cœur du monde un principe critique visant à fracturer l’hégémonie de l’avoir et du pouvoir dans la transformation des rapports humains…C’est la possibilité d’exister enfon qui éclaire le mieux le rapport que l’Evangile nous souhaite établir avec le monde…

La foi nous presse d’exister autrement dans le monde.

p163

 

La seule manière de « fracturer » le monde est d’y introduire, partout où cela est possible de la gratuité, l’échange du don…

La mission du chrétien n’est pas d’envelopper le réel d’un imaginaire religieux…mais de rendre manifeste ce qu’il s’agit de bien voir : que le monde n’a d’autre raison qu’un amour offert de manière inconditionnée.

Ce n’est pas à l’aune d’une morale de valeur, de commandements ou d’interdits que se vit l’Evangile mais à la mesure d’une fraternité vraie, concrète, et qui ne peut se vivre que dans « les catégories de la rencontre »

p164

 

Dieu est le nom pour dire que nous sommes autorisés à exister.

p179

 

Confesser le Christ, c’est proclamer que Dieu est Dieu-pour-l’homme et c’est reconnaitre en lui la figure de celui que je deviens quand j’existe enfin…

Dire que Dieu est parlant signifie que nous reconnaissons dans sa parole, un appel à exister et que nous lui répondons en existant.

Et dire qu’un certain discours a voulu nous faire croire que Dieu a parlé ( il y a longtemps…) uniquement pour nous révéler des mystères insondables auxquels nous ne comprenons pas grand-chose, mais auxquels il nous faudrait croire aveuglément si nous voulons être sauvés !

p181

 

Le christianisme existe quand son message se confond avec l’heureuse annonce, l’annonce qui est toujours nouvelle parce que toujours à entendre, nouvelle parce qu’elle est donné par une parole qui est irréductible à toutes les paroles ;annonce qui est bonne parce que donnée par une approbation inconditionné :

« il est bon que tu existes »

C’est ce message que le christianisme à pour mission de dire et de traduire en paroles et en actes.

p185

 

 

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 10:48
Méditer avec Mc 10.46-52: Bartimée Ev.du 30ème dim. TO

Mc 10.46-52

 

46 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.

47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »

48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »

49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »

50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

1-Un aveugle des yeux…mais pas du cœur

Il connait Jésus puisqu’il l’appelle et qu’il a confiance en lui. Ses yeux sont fermés à la lumière du jour mais son cœur est ouvert à la rencontre avec Jésus.

Je lui dis pourquoi j’ai confiance en lui


2- Un aveugle qui n’est pas muet

Regarder Bartimée : il est mendiant, aveugle, assis mais il n’est pas sourd ni muet. Il entend que Jésus passe sur le chemin où il est. Il n’est pas non plus résigné.  Plein d’espoir il crie vers Jésus.

Entendre par deux fois son cri : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ».

Et moi, quel est mon cri ? Quel est mon désir ?

J’exprime ce désir à Dieu.

 

3-Une foule qui fait obstacle

Regarder la foule qui fait obstacle au désir de Bartimée :

« Beaucoup le rabrouait pour lui imposer silence ».

J’essaie de voir ce qui dans ma vie est obstacle à la rencontre avec Jésus.

 

4-Une foule qui encourage

Parce que Jésus s’arrête et appelle Bartimée, la foule change d’attitude, devient aidante. Entendre son encouragement pour moi. « Courage, lève-toi, il t’appelle ».

Laissez cette phrase descendre en moi pour faire ce qu’elle dit.

 

5-Un aveugle qui abandonne la sécurité de son manteau

Regarder Bartimée, qui à cet appel,  se lève, rejette son manteau, bondit.

M’emplir les yeux de ce dynamisme.

Et m’interroger : pour moi, quel serait le manteau à rejeter pour aller vers Jésus ?

 

6-Jésus éveilleur de désir

Regarder Jésus. Il a su entendre le cri de Bartimée.

Admirer son attention aux personnes.

Ecouter la question qu’il lui pose : « Que veux-tu que je fasse pour toi ?». Il ne sait pas à la place de l’autre. Il est éveilleur de désir.

Entendre cette question pour moi et y répondre.

 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 13:15
Journée Témoins 2018 - Culture numérique et parcours de foi

Une rencontre à ne pas manquer:

Samedi 10 novembre

Nous changeons d’âge. Ainsi, notre vie se déroule aujourd’hui dans un nouveau contexte.  La société s’est également  transformée, marquée par un processus d’individuation et l’affaissement des cadres religieux patriarcaux. Ainsi « l’autonomie croyante » (Danièle Hervieu-Léger) a pris le relai. La recherche d’authenticité (Charles Taylor) s’affirme aujourd’hui en terme de parcours qui peuvent apparaitre en marge des cadres institutionnels.  « Pour être et faire Eglise en post-chrétienté », un courant d’Eglise émergente se manifeste (Gabriel Monet). De fait, cette transformation sociale et culturelle se conjugue avec la révolution numérique qui à la fois la reflète et l’amplifie. « Il y a une cohérence entre les tendances sur internet (online) et les tendances en dehors d’internet (offline) » (Heidi Campbell).
 
Comment percevons-nous la situation actuelle en France ? Quelles sont les ressources sur lesquelles les parcours de foi peuvent s’appuyer ? Comment envisager de nouveaux modes de communication à même de reconnaître et d’encourager ces parcours ?  Comment imaginer une forme d’Eglise émergente dans cette perspective ? Ces questions, entre autres, seront évoquées, durant l’après-midi, dans une démarche participative ponctuée de courtes interventions : expériences, réflexions, projets. De cette conversation et de ce débat, nous attendons la mise en œuvre d’une intelligence collective pouvant déboucher sur des pratiques innovantes

https://www.helloasso.com/associations/temoins/evenements/journee-temoins-2018-culture-numerique-et-parcours-de-foi

 

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