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01 Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, 02 chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez son salut, 03 racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! 04 Il est grand, le Seigneur, hautement loué, redoutable au-dessus de tous les dieux 05 néant, tous les dieux des nations ! Lui, le Seigneur, a fait les cieux 06 devant lui, splendeur et majesté, dans son sanctuaire, puissance et beauté. 07 Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance, 08 rendez au Seigneur la gloire de son nom. Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,09 adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : tremblez devant lui, terre entière.10 Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Le monde, inébranlable, tient bon. Il gouverne les peuples avec droiture.11 Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, 12 la campagne tout entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie13 devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, * et les peuples selon sa vérité.
Ps 95 (h96)
Commentaire
Celui qui a écrit ce psaume nous partage sa vision de Dieu. Qui il est pour lui.
Relevons tout ce qu’il nous dit de Dieu :
Son salut, sa gloire, ses merveilles ; Il est grand, louable, redoutable ; Créateur des cieux ; Il est roi ; il gouverne ; Il vient, il vient pour juger la terre ; Il jugera avec justice et vérité
Devant un tel Dieu, la réponse humaine est de chanter, de louer, de bénir, de raconter, de proclamer, d’adorer, d’apporter notre offrande.
Ce psaume a été choisi pour la liturgie de la messe de minuit de Noël. A cause de sa tonalité de joie et parce qu’il est prophétique de l’incarnation : Dieu vient.
Oui Dieu vient. Mais il vient d’une manière inconcevable pour nos idées humaines sur Dieu : il ne vient pas dans la gloire, il ne vient pas en roi, il ne vient pas redoutable.
Il vient en pauvreté, en vulnérabilité, en voyageur sans abri, en dépendance…il vient dans la faiblesse d’un enfant.
Déjà cela a de quoi subvertir nos images de Dieu, y compris celles de ce psaume !
Et nous savons que la subversion va se dévoiler de plus en plus dans la vie humaine de Jésus et atteindre son sommet par la croix : Dieu est le Dieu condamné, renié, abandonné, crucifié.
Cela nous donne un critère de discernement pour parler de Dieu, pour faire du tri entre bonnes et mauvaises images de Dieu.
Ce que je dis de Dieu est-ce en cohérence avec le visage du crucifié, de l’homme de compassion, de miséricorde, de défenseur des exclus, est-ce en cohérence avec l’enfant sans défense de la crèche ?
Si oui alors nous pouvons le chanter, le louer, le bénir, le proclamer, sans risquer de nous tromper sur Dieu.
L’enjeu est énorme. Beaucoup sont athées à juste titre de fausses images car c’est celles qu’on leur présente. C’est faute de ne pas leur présenter le Dieu qui se révèle en Jésus.
Alors, on pourra bien reprendre les mots du psalmiste mais en les christifiant : Comment Dieu , qui se révèle en Jésus, sauve dans l’aujourd’hui de nos vies ? De quelle gloire s’agit-il ? Que sont ses merveilles ? Comment est-il grand, roi ? Comment gouverne-t-il ? De quel jugement est-il porteur ? Ce sera l’objet des pistes que je vous propose.
Pistes de méditation
1ère piste :
Comment Dieu, qui se révèle en Jésus, sauve dans l’aujourd’hui de nos vies ?
2ème piste
De quelle gloire il s’agit quand c’est celle de Dieu qui se révèle en Jésus ?
3ème piste
Quelles sont les merveilles du Dieu qui se révèle en Jésus ?
4ème piste
Comment Dieu révélé en Jésus est-il grand, est-il roi ?
5ème piste
Comment Dieu, révélé en Jésus, gouverne-t-il ?
6ème piste
Quel est le jugement quand il s’agit de Dieu révélé en Jésus ?
Histoire d’un malentendu : l’exclusion des femmes du sacré - TOME 1
Patriarcat – Impureté – Infériorité
Pourquoi l’Église romaine s’obstine-t-elle à exclure les femmes des ministères ordonnés et se crispe-t-elle sur l’obligation du célibat des prêtres ? L’histoire éclaire les processus qui ont conduit à ce positionnement. La recherche consiste donc à explorer les ancrages et les systèmes de représentations, d’interprétations et de justifications qui ont prévalu.
L’auteur s’engage dans une démarche archéologique de ces représentations, en mobilisant des données historiques, sociologiques, philosophiques, littéraires, théologiques, bibliques, exégétiques, événementielles. S’il ressort que la question de la sexualité est centrale, trois points fondamentaux interactifs traversent les discours conduisant à l’exclusion des femmes du sacré : patriarcat-impureté-infériorité.
(4ème de couverture du livre aux Editions L'Harmattan)
Des catholiques se sont exprimés dans la journal La Croix du 5 décembre 2024. Voici le texte de la Tribune:
Dans le bruit et la fureur de l’actualité trépidante des dernières semaines, la COP29 est passée presque inaperçue. Une nouvelle n’a cependant pas échappé aux catholiques vigilants : lors du vote de la résolution pour l’adoption d’un nouveau programme de travail sur l’égalité des genres, qui doit courir de 2025 à 2035, le Vatican s’est opposé aux différentes occurrences du terme « genre » dans les textes des négociations, par crainte que le mot conduise à l’inclusion des personnes transgenres et des femmes homosexuelles.
Il ne s’agit pas ici de discuter de la pertinence théologique des réserves présentées par le magistère à ce sujet. Les théologiennes féministes et queer la mettent en question avec talent depuis plusieurs décennies. Nous laisserons aux spécialistes le soin d’exposer ces arguments qui restent inaudibles et même inouïs, au sens premier du terme, de l’institution. Attardons-nous plutôt sur les positions que le Vatican est prêt à adopter pour sauvegarder sa doctrine conservatrice sur les droits des femmes.
Femmes, premières victimes de la crise écologique
Les femmes sont à la fois les premières victimes du changement climatique et les détentrices de solutions efficaces pour lutter contre ses effets. Le fait est bien connu des scientifiques et amplement documenté (voir les articles du Monde et de la BBC). Pourtant, le Vatican a choisi de se ranger aux côtés de la Russie, de l’Arabie saoudite, de l’Iran et de l’Egypte pour manifester son opposition aux mentions du genre, de l’intersectionnalité et des « femmes dans toute leur diversité » dans les textes de travail de la COP29. Notre Eglise préfère donc s’associer à des pays oppressant les femmes plutôt que de s’ouvrir à un vocabulaire qui n’est pas le sien.
Au début de son pontificat, il y a un peu moins de dix ans, le pape François avait su faire preuve d’une audace prophétique en publiant Laudato Si. Il a ainsi ouvert le monde catholique à l’écologie, inscrivant la défense du vivant dans une spiritualité de la création.
Paralysie de la COP29
Il semble incapable aujourd’hui de la même vision en ce qui concerne les enjeux liés au genre et aux minorités sexuelles. En refusant de voir les « signes des temps » sur ce sujet, il en vient à tourner le dos à ses intuitions premières. Alors même qu’il a appelé le 13 novembre dernier les participants à la COP29 « à démontrer qu’il existe une communauté internationale prête à dépasser les particularismes et à placer au centre le bien de l’humanité et de notre maison commune », il a engagé le Vatican dans une coalition de pays qui a contribué à la paralysie de la COP 29, aboutissant à des résultats décevants.
Nous espérons, pour le bien des femmes comme pour celui de la terre, qu’il finira par ouvrir les oreilles, les yeux et le cœur.
Signataires
Des Femmes et un Dieu : Aurélie Austry, Alvina Gnagna, Mathilde Hallot-Charmasson, Lucie Moschetta
Comité de la jupe : Carmen Chaumet, Marie Dervin, Adeline Fermania (Comité de la jupe)
Collectif catholique pour un accueil inconditionnel dans l’Eglise P.A.I.X. :Olivier Perret, Ambre Guilloux, Laurène Merlant Anne-Claire Rutten, Thomas Mandroux, Manon Segur, Jean Fucher, Jean-Christophe Boucly, François Mandil, Marion Mazaleyrat, Emmanuelle Scourzic, Sarah Goupil, Mariza Buron-Ruiz
Collectif Anastasis : Anne Waeles-Amieux, Marie Leduc-Larivé, Camille Charrière
CCB des Monts du Forez : Sophie Millet-Trunel
Sophie Gourlet
Isabelle Cordier
Philippe Hazet
Charles Hazet
François Bouan
Adèle Bailly
J'y ajoute ma siganture
Michèle Jeunet
1ère semaine de l'Avent *** Prière en regardant le monde selon la méthode ignatienne. Cette proposition de prière est préparée par Sr Michèle Jeunet de la Province de l'Europe-Togo.
Peut-être êtes-vous comme moi :
J’ai du mal à voir Jésus comme un roi !
D’ailleurs lui-même refuse ce titre en Jean 6,15
Après la multiplication des pains, se rendant compte qu’on veut s’emparer de lui pour le faire roi, il s’enfuit dans la montagne.
Donc un refus net de sa part !
Alors pourquoi avoir eu l’idée de cette fête du Christ-Roi ?
Elle a été créée en 1925 par le Pape Pie XI dans une encyclique Quas primas. Elle avait pour but de combattre l’athéisme, la laïcité et la sécularisation de la société. C’était une volonté de contrecarrer la perte du pouvoir de l’Eglise sur la société, un combat contre les évolutions du monde moderne.
La réforme liturgique de Vatican II a voulu se dégager de ces conceptions et a modifié profondément le sens de cette fête en la changeant de date et en la plaçant à la fin de l’année liturgique, en l’appelant autrement : fête du Christ-Roi de l’univers, pour montrer que c’est la création tout entière qui est appelée à entrer dans la plénitude de la Vie.
Il reste que ce titre de Roi continue d’être dangereux pour l’Evangile. Il est témoin de l’alliance du « trône et de l’autel » qui a tant défigurée la foi au Christ dans l’histoire de l’Eglise.
Si Jésus a refusé ce titre de roi, par contre il a souvent parlé du Royaume.
Mais quel était ce royaume pour lui ?
Un projet de vie selon le cœur de Dieu fait de service, d’accueil, d’égalité, de liberté, de sororité et de fraternité.
Un projet de vie à bâtir ensemble avec tout homme toute femme éprise d’humanité, croyant ou pas.
Un projet de vie que Jésus a vécu et qui est la raison de sa mort.
Un projet de vie à vivre à sa suite.Fête
Fête du Christ-Roi ?
Fête plutôt du projet de vie de Jésus !
A vivre au quotidien.
Dans la page "ressources" du site international des Sœurs du Cénacle, vous trouverez une FAQ, les sites amis et les livres que les Sœurs ont écrit.
https://cenacle-gen.org/ressources/
https://www.dignityusa.org/
En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Mc 12, 38-44
Commentaire
Il est bon que le découpage liturgique n’ait pas isolé le récit de l’obole de la veuve de ce qui précède. En effet il est question de veuve dans ces 2 textes.
Pour entrer dans l’intelligence de ce récit il faut d’abord comprendre ce qu’est une veuve dans le monde biblique et au temps de Jésus. Une veuve c’est d’abord une femme qui est toujours sous la domination d’un homme : un père pour une fille, un mari pour une épouse. Si elle est veuve, elle n’hérite pas de son mari. Et doit pour survivre se remettre sous la dépendance de sa belle-famille ou de sa famille. La veuve est donc l’exemple même de quelqu’un sans autonomie et à la merci de tous ceux qui la voleront et sans vraiment la possibilité de se défendre. La Bible a essayé de remédier à cette situation par le précepte de la dime : « Lorsque tu auras achevé de prendre toute la dime de tes revenus…tu la donnera aux lévites, à l’immigré, à l’orphelin et à la veuve » Dt26,16. Les scribes dont Jésus dit de se méfier ne le font pas, ils s’enrichissent sur elles de diverses manières : en ne donnant pas cette dime, en demandant une rémunération aux veuves pour toutes démarches et lors de procès. Cette critique des scribes se retrouve aussi en Luc 11,42-48. Ce passage est donc une forte critique sociale et religieuse.
Devant cette situation d’injustice faite aux veuves, on peut se demander si la remarque de Jésus concernant l’offrande de cette femme est vraiment de l’admiration. Prendre sur son indigence, mettre tout ce qu’on possède, tout ce qu’on a pour vivre…pour quoi ? Pour enrichir qui ? Pour un temple qui s’est transformé en « repaire de brigand » Mc 11,17. Pour un temple qui sera détruit et dont il ne « restera pas pierre sur pierre » Mc 13, 2. Ce passage se situe au milieu de ces déclarations de Jésus concernant le temple. Comme quoi c’est dans un tout un ensemble de textes que peut se faire une interprétation.
Admiration certes de la générosité d’une offrande mais désolation d’une offrande mal placée pour un temple qui n’est plus une maison de prière mais repaire de brigand et pour un Temple qui va être détruit. D’autant plus que comme veuve elle n’avait aucune obligation de le faire et cela pouvait être utilisé autrement pour sa vie, pour celles de ses enfants. De l’argent pour le Temple ? Il y a mieux à faire !
De ce point de vue, ce texte peut nous interroger sur nos interprétations trop faciles, trop immédiates sans lien avec le contexte.
Ce passage peut être aussi une réflexion sur les choix que nous faisons quand on donne de l’argent. Le don est légitime mais pas forcément le receveur.
On peut se demander pourquoi ce don au Temple a semblé légitime à tant de commentateurs de ce passage sans s’interroger sur sa légitimité…
Cela dit ce n’est pas l’interprétation qui est la plus répandue sauf ces derniers temps où on devient plus sensible aux conditions socio-économiques des personnages des Evangiles.
L‘interprétation la plus répandue c’est de voir Jésus admiratif du don de cette femme et faisant la différence entre le don du superflu et le don de l’indigence.
L’autre interprétation également courante, c’est que Jésus voit, dans le geste de cette femme qui donne tout ce qu’elle a pour vivre, le propre don qu’il va faire de sa vie par amour pour nous.
J’aime beaucoup cette phrase de nos amis juifs qui disent que le judaïsme n’est pas une religion du livre mais de l’interprétation du livre. Faisons comme eux par une pluralité de lectures.
Pistes de méditation
1ère piste :
Regardons Jésus, son attention à ce qui se passe autour de lui. Son regard ne juge pas selon les apparences et déplore ces comportements d’orgueil et d’hypocrisie des scribes. Il ne se laisse pas éblouir par ce qui fait du bruit et sait voir ce dont personne ne fait attention, une femme dans un coin dont la pièce donnée n’a pas dû faire le moindre bruit.
Regarder Jésus et m’emplir les yeux de son regard.
2ème piste :
Le comportement des scribes est l’inverse du comportement de Jésus, doux et humble de cœur, qui choisit la dernière place, qui fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait.
Sentir la tristesse de Jésus devant ces comportements si diamétralement opposé à ce qu’il est
Sentir cette tristesse et la laisser me rejoindre
3ème piste
« Tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre » Interpréter cette phrase comme le geste même de Jésus : Il a donné tout ce qu’il possédait, tout ce qu’il avait pour vivre.
Sa vie. Mais pourquoi ? Pour qui ?
Entendre ces deux questions et y répondre
Vous pouvez retrouver cette peinture sur le site :www.evangile-et-peinture.org
Et sur le site de la peintre : www.bernalopez.org