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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:48

Psaume 138/139 

 

Se couler dans la prière d’un autre : l’auteur du psaume  138/139

C’est quelqu’un qui sait qu’on peut parler à Dieu et lui dire tout ce qu’on a sur le cœur.

Avant de prier avec ce psaume, je vous invite à parler à Dieu de manière spontanée. Dieu vous demande : « comment vas-tu ? » et vous lui répondez.

Justement cette familiarité avec Dieu, ce croyant en a l’expérience. Il sait que Dieu est celui à qui on peut parler, à qui on peut se confier,  que l’on peut questionner et même à qui on peut faire des reproches !

Oui familiarité avec Dieu à qui on dit « tu »

1ère piste :

Il n’est pas forcément facile de rentrer dans l’intelligence de ce psaume : pour dire la familiarité, l’auteur utilise les mots de la dépendance. Nous pouvons mal les accepter, nous imaginer un dieu qui voit tout, qui sait tout, un dieu qui nous surveille…Ce sont de fausses images.

Est-ce ainsi que nous le comprenons ou est-ce que nous l’accueillons  autrement ?

Sondons notre cœur et parlons à Dieu de cela

2ème piste

De ce fait on comprend mieux que le psaume commence par

« Tu me sondes », une affirmation qui n’est pas sans résistance, c’est un constat, du genre : « Même si ça ne me plait pas, c’est comme cela ! »

Mais le psaume se  termine par « sonde-moi ». Là c’est une demande, un désir, ce que l’on veut vraiment.

Dans la prière de ce psaume, je vous invite à regarder le chemin que fait ce croyant :

ce passage d’une situation à laquelle on ne peut rien à une demande personnelle, à quelque chose qu’on veut, à un désir fort.

Qu’est-ce qui lui permet de faire ce passage ?

(Si vous ne trouvez pas, allez à la piste 5!)

3ème piste :

Il peut y avoir une difficulté à prier ce psaume : ce sont les versets 19 à 22

Voici une piste possible : « Impies, hommes de sang, adversaires, ennemies, assaillants »

Qui sont-ils ? Non pas des gens particuliers mais ce qui en chacun de nous s’oppose à la vie, ce mal qui rode et détruit et dont personne n’est indemne, ces fausses images de Dieu qui nous empêchent d’accueillir Dieu dans la confiance

4ème piste :

Vous pouvez enfin relire ce psaume en pensant que Jésus l’a prié. Lui, il  a pu le prier en complet abandon et confiance. Et voir avec le verset 18, une annonce de la résurrection : « je m’éveille, je suis encore avec toi »

5ème piste :

S’étonner de ce qui est dit de nous, de moi au verset 14. C’est le sommet de ce psaume.  « Merveille que je suis ».

Laissez descendre cette révélation de nous, de moi, au plus profond de mon être. C'est le regard de Dieu sur nous.  Alors on peut le laisser sans crainte nous regarder puisqu'il y voit la merveille que nous sommes.                                                                                                                                  

 

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Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans REP
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commentaires

Anne-Marie Auger 31/08/2011 19:04


J'aime beaucoup ton terme de "familiarité". Pour le verset 5, je préfère la traduction "tu poses la main sur moi" (TOB) ou "tu as mis ta main sur moi" (Cadiot) à la traduction liturgique "tu as mis
la main sur moi" : cela m'évoque tout de suite cette icône que j'aime bien du Christ et de l'abbé Ména (Egypte 6è-7ème siècle) : non une main-mise de possession mais d'accompagnement. J'aime aussi
la traduction de Cadiot sur les versets 11 et 12 :
"Si je dis oh les ombres m'emportent
Même la nuit
c'est la lumière autour de moi
Pour toi les ombres n'ont pas d'ombres
La nuit
éclaire comme le jour",
ce qui me fait penser à ce refrain de Taizé " la ténèbre pour toi n'est point ténèbre..." que nous avons presque tous chanté un jour ou l'autre dans une assemblée de prière nocturne...
Piste 5 : Seul le priant vraiment humble peut dire à Dieu qu'il est une "vraie merveille", car il se reconnaît en toute chose oeuvre de Lui, et pas seulement en son début de vie mais dans ses
moindres mouvements et même dans son sommeil (v.18).
Piste 3 : pour moi les v.19 à 22 disent que le priant est déterminé à combattre aux côtés de Dieu dans son combat contre le mal, ça m'a fait penser au dialogue de la vigile pascale -liée au baptême
des catéchumènes- "nous le rejetons...nous y renonçons". Ce choix de laisser Dieu poser sa main sur nous va avec le choix que les ennemis de Dieu deviennent "mes propres ennemis" (TOB), bien sûr
pas au sens des personnes mais des orientations....