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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 20:41
Les anglicans élisent une évêque primat pour diriger l'église au Brésil

Pour la première fois en 130 ans d'histoire, l'Église épiscopale anglicane du Brésil (IEAB) sera dirigée par une femme primat. L'évêque du diocèse d'Amazonie, Marinez Bassotto, a été élue à ce poste lors du 35e synode de la dénomination, qui s'est réuni du 11 au 14 novembre à Belém, Pará. Lors de cette réunion, la Révérende Carmen Etel a été choisie pour présider la Chambre des clercs et des laïcs.

Le reportage est réalisé par Edelberto Behs, journaliste.

En mars dernier, rapporte le site web de l'IEAB, Mgr Marinez s'est vu décerner la Croix de Saint-Augustin pour "service exceptionnel dans le soutien du rôle de la Communion dans le soin de la création et dans les questions de justice climatique, en donnant une voix aux peuples indigènes". Cette mention est décernée par l'archevêque de Canterbury, Justin Welby.

Le Synode a émis une motion sur l'environnement soulignant l'engagement de l'IEAB pour la défense de la vie et la préservation de l'Amazonie et de ses peuples indigènes et traditionnels, "si persécutés et menacés par l'iniquité ambiante".

Le document défend la déforestation zéro, l'abrogation de toutes les mesures qui nuisent à l'environnement et aux peuples des forêts, et la mise en œuvre de politiques publiques engagées dans la vie qui favorisent la durabilité de l'Amazonie et de ses peuples.

Les populations traditionnelles, "les principaux gardiens de la forêt", ainsi que des millions de personnes, vivent en Amazonie dans une situation de pauvreté et de vulnérabilité, notamment dans les centres urbains. "Cette réalité trouve son origine dans un modèle de développement non durable qui prévaut au Brésil et dans le monde, aggravé par quatre années de démantèlement des politiques publiques et l'augmentation de la déforestation dans la région."

La Lettre Pastorale du 35ème Synode de l'IEAB rend grâce au "Seigneur, Père Maternel, pour sa sollicitude et son accompagnement, nous réunissant au milieu d'un contexte extrêmement défavorable. La réunion a encouragé la réflexion sur l'adversité, en se concentrant sur les quatre dernières années, "au cours desquelles la résurgence des idéologies de haine, de discrimination, de violence, de destruction de l'environnement, d'extermination et de guerre, leurs conséquences directes sur l'humanité tout entière, nous ont blessés, tués et attristés. Le document rappelle les 700 000 personnes tuées par le Covid-19 au Brésil.

La lettre pastorale fait également référence à la division de l'Église du Christ "entre fondamentalistes et humanistes". Elle affirme que "les nécessaires attitudes prophétiques et de défense de la vie prises par notre Chambre épiscopale n'ont pas toujours été comprises et accueillies. Nous avons dû retrouver le sens de l'Église qui est le peuple, nous avons dû apprendre à utiliser tous les moyens possibles pour rester en communion, et nous avons fait et appris beaucoup dans ce processus".

Le Synode a repris l'engagement proclamé en 1990, à l'occasion du centenaire de l'IEAB : "Igreja a Gente Vive". Avec la Communion anglicane mondiale, l'Église brésilienne réaffirme que "nous sommes l'Église de Dieu dans le monde de Dieu, assumant l'engagement de 'réconcilier' tout ce qui est divisé et séparé, afin que Dieu soit tout en tous (1 Corinthiens 15:28b).

https://www.ihu.unisinos.br/624099-anglicanos-elegem-bispa-primaz-para-conduzir-a-igreja-no-brasil

article traduit du brésilien par Sr Erica Ritter, rc

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 14:56
Un WE spirituel à Bonneuil

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 13:48

Dans cette video, Sr Véronique Fabre, Supérieure provinciale des Soeurs du Cénacle pour nos communautés d'Europe et du Togo, nous explique tout un processus de décision qui se vit dans la vie religieuse. Une vraie synodalité où l'on marche ensemble, où toutes ont la parole et sont partie prenante. Un bel exemple à reproduire dans d'autres réalités de l'Eglise! D'autant plus que les responsabilités de gouvernement ne sont pas à vie mais par des mandats  de 3 ou de 6 ans. Un vrai service et pas une carrière! à vie! 

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 16:35

Une quinzaine de chrétiens engagés à gauche lancent un collectif politique « de réflexion et d’action » baptisé Anastasis. Opposés à la fois à une interprétation identitaire de la foi et à une gauche « qui ignore le christianisme », le groupe n’a pas peur de cliver, tout en se défendant d’être un « élément perturbateur de l’Église catholique ».

Le collectif collectif politique Anastasis regroupe des catholiques qui se revendiquent de gauche. 

« Le capitalisme continue d’étendre son règne destructeur. » Cette phrase n’ouvre pas le dernier tract de Lutte ouvrière mais le manifeste du collectif chrétien Anastasis, officiellement lancé lundi 7 mars. Derrière ce nom – qui peut être traduit par « résurrection » mais aussi « insurrection » –, on retrouve une quinzaine de chrétiens tous convaincus de « la force révolutionnaire de l’Évangile ».

Parmi eux, on compte des bénévoles des cafés catholiques Le Simone à Lyon ou Le Dorothy à Paris, un membre d’une association de soutien aux migrants dans le 93, des enseignants en philosophie en lycée ou à la Catho… La plupart des auteurs des essais La Communion qui vient (Seuil, 2022), et Plaidoyer pour un nouvel engagement chrétien (L’Atelier, 2017) sont aussi de la partie.

« La foi chrétienne dispose à agir politiquement »

Beaucoup se connaissaient déjà avant, amis de longue date ou rencontrés dans le milieu associatif. « Le moment fondateur a été un week-end dans la campagne dijonnaise », raconte Gabriel, 22 ans et benjamin du groupe. Un moment de partage et de « confrontation des intuitions ». Tous partagent la conviction que « la foi chrétienne dispose à agir politiquement »  « L’Évangile, ce n’est pas un bouquin de Lénine qui donne un programme, rassure Gabriel, mais sa pratique quotidienne nous oriente dans un certain sens. » Invité à définir ce « sens », il cite le Magnificat : « Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. » Dans leur manifeste, ils précisent : « Nous croyons que ce Dieu nous invite à combattre, en tout lieu et en tout temps, pour la justice. »

Ces chrétiens qui dépassent rarement la trentaine s’inscrivent donc clairement à gauche et citent parmi leurs influences la théologie de la libération, l’anarchisme chrétien de Jacques Ellul, la pensée de Simone Weil et la doctrine sociale de l’Église. Malgré tout, ils refusent l’étiquette de « cathos de gauche », trop située géographiquement quand eux veulent « sortir d’un logiciel francophone ». Marie, une magistrate qui a rejoint le collectif via le Dorothy, souligne aussi leur volonté de s’inscrire contre l’idée souvent défendue par la gauche contemporaine que « la religion ne relève que de l’intime ».

Contexte identitaire

Pour se faire entendre, ce collectif va multiplier les canaux : un site Internet, des tribunes, un podcast mensuel mais aussi la participation à des manifestations ou des happenings« Nous nous tenons prêts à réagir aux événements », explique Foucauld Giuliani, qui défend « une logique d’intervention » dans la société. « Il ne s’agit pas de parler en l’air. »

Le lancement de ce groupe aujourd’hui ne doit rien au hasard. Il témoigne de la volonté de faire entendre une voix dissonante avec le « christianisme identitaire », dans un contexte « évident d’instrumentalisation » de la foi, explique Foucauld Giuliani. Le professeur de philosophie se dit catastrophé qu’Éric Zemmour attire des chrétiens malgré les « hérésies monstrueuses » qu’il prononcerait. Gabriel évoque aussi le patriarche Kirill, qui nourrit l’idéologie hégémonique de Vladimir Poutine.

S’ils conspuent l’identitarisme chrétien, ils ne sont pas non plus des partisans de la « table rase », argumente Marie. « On s’inscrit vraiment en héritiers d’une tradition. » Et de citer saint Thomas d’Aquin, qui « s’est confronté à la pensée critique de son temps ». « C’est très important de s’inscrire dans la longue durée, insiste Foucauld Giuliani. Les pères de l’Église peuvent résonner aujourd’hui. »

« La division est un fait »

S’ils ne s’interdisent pas « de parler du synode », les membres d’Anastasis jurent ne pas « avoir vocation à être un élément perturbateur de l’Église catholique ». Ils n’auraient pas non plus de volonté « de polémiquer ».

Pourtant, un nombre important d’entre eux a signé en juin dernier une très polémique tribune pour dénoncer une marche commémorative des « martyrs de la Commune » organisée par la paroisse Notre-Dame-des-Otages à Paris. Le texte a provoqué l’ire d’une partie du clergé parisien. Si c’était une « provocation », elle soulève bien une question légitime, expliquait alors dans La Croix l’historien Jean-Pascal Gay.

« C’est une bonne nouvelle pour une Église qu’il y ait du débat, c’est signe de vie », considère aujourd’hui Marie qui, comme ses camarades, rejette l’image d’une Église sans fractures. « La division est un fait », veut constater Foucauld. « La communion est spirituelle, elle se vit dans les paroisses », insiste Gabriel. D’ailleurs, après la polémique, plusieurs des auteurs du texte ont rencontré des prêtres impliqués dans l’événement dénoncé, « des échanges passionnants ». Entre eux, les débats ne manquent pas non plus : certains ont participé à La Manif pour tous quand d’autres y étaient très opposés. La foi trouve là sa place : « Le christianisme prévient les scissions. »

Retrouvez les informations sur ce collectif sur :

 

Le site : collectif-anastasis.org

Compte Twitter : twitter.com/anastasis_coll

Article écrit par Théo Moy,  paru dans le journal la Croix  07/03/2022

 

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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 11:37

Etait-ce la première fois qu'à l'église St Ignace, une femme commentait les textes de la messe?

En tout cas, les jésuites ont osé ce qui reste, malheureusement,  une exception. 

C'était le 3 décembre, lors de la fête de St François-Xavier, par Sr Véronique Fabre, provinciale des Soeurs de ND du Cénacle pour les communautés d'Europe et du Togo.

Commentaire de la Parole? En fait une vraie homélie! 

Pourquoi ne pas l'appeler ainsi?

Avis à toutes les paroisses du monde qui se privent chaque dimanche de la voix de la moitié de l'humanité!

 

 

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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 17:30

Une réponse avec cette video!

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 12:57
Mobilisation créée par Christine Pedotti et Anne Soupa

Leur appel :

« Alors que les conclusions de la CIASE, Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique sont désormais connues, un seul mot suffit à résumer la situation : une faillite.

Le bilan est là, effroyable : plusieurs centaines de milliers d’enfants blessés dans leur chair et leur âme, empêchés de croire et d’aimer pour de longues années, des centaines de milliers de vies brisées, abîmées.

En effet, le nombre des abus, comme les mécanismes qui ont concouru à ignorer ou dissimuler les exactions des coupables, à faire taire les victimes et négliger leur souffrance, démontrent avec une terrible précision la responsabilité de ceux dont la charge était précisément de surveiller et protéger.

Il est vrai que dans bien des cas, les communautés, paroisses, aumôneries etc.… et les parents, eux-mêmes, n’ont pas su non plus reconnaître la gravité des actes et mettre en œuvre des moyens de protection. Mais ce fait même montre que le poids de l’autorité hiérarchique et l’usage abusif de la notion d’obéissance ont largement contribué au désastre qui est désormais dévoilé… »

Pour lire la suite et pour signer la pétition :

https://www.wesign.it/fr/droitshumains/appel-pour-une-eglise-fiable?fbclid=IwAR3NtWQ2nwL1CT5yKffUSAIlZagMcYezTQocsihRQoolAqQmddWjvAY5nLw

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 22:06
Découvrir, soutenir, rejoindre: toutes Apôtres !

L’association Toutes Apôtres ! a pour objet principal d’agir pour faire advenir l’égalité de tou.te.s au sein des communautés et institutions religieuses, notamment de l’Église catholique romaine.

Notre collectif est né d’une conviction profonde : la discrimination faite aux femmes au sein de l’institution catholique constitue aujourd’hui un scandale auquel il est grand temps de mettre fin.

Pour qu’elle puisse accomplir sa mission universelle, nous sommes convaincues que l’institution catholique romaine doit permettre aux femmes d’accéder aux différents ministères ordonnés et de prendre part à la gouvernance de nos paroisses, de nos diocèses comme au Vatican. C’est à cette condition que l’Église se renouvellera.

Leur site : https://toutesapotres.fr/

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 17:21
Une réponse forte de Jacques Faucher à une demande des évêques

Loi de bioéthique : « Que nos yeux s’ouvrent ! » vraiment

 

Jacques Faucher est prêtre et médecin, délégué diocésain au monde de la santé à Bordeaux. Il nous propose cette tribune à la suite de la demande des évêques d’observer quatre jours de prière et de jeûne, à l’occasion de la deuxième lecture par le Sénat de la loi relative à la bioéthique.

Pour protester contre la loi relative à la bioéthique que les sénateurs examinent en 2e lecture début février, les évêques de France demandent quatre jours de jeûne et de prière pour « Que nos yeux s’ouvrent ! » Les yeux de qui ? et sur quoi ?

Oui nous allons prier et jeûner quatre jours, pour « Que nos yeux s’ouvrent » à la grandeur et la beauté, au dévouement et l’inventivité, au pluralisme et dialogue, à l’écoute et l’accompagnement de personnes en situation complexe, de soignants et d’usagers devant des dilemmes de diagnostic anténatal grave, de possibilités d’Interruption médicale de grossesse, de recours à des assistances médicales à la procréation, d’arrêt de traitement, de fins de vie difficiles.

Oui nous allons prier et jeûner pour que nous sortions de notre aveuglement sur le monde de la santé et de la science, sur le monde contemporain, son pluralisme, ses compétences, ses réalisations techniques, institutionnelles et financières, son souci du chemin de chacun avec d’autres, tout ce qu’il met en œuvre d’interrogation, de comité et d’espace de réflexion éthiques, de liberté et de responsabilité.

Oui nous allons prier et jeûner pour que nous sortions de notre aveuglement de ne nous adresser qu’à des groupes situés, qui ne parlent pas au nom de l’ensemble des catholiques et nous entraînent dans un clivage desservant la communion dans la société et dans l’Église entre les bons et les mauvais catholiques, ceux qui hurlent fort et ceux qui, affrontés à des questions difficiles dans leur vie et leur profession, n’auraient pour seule perspective que de se taire ou de quitter cette Église qui non seulement ne prierait pas pour eux mais les exclurait.
Oui nous allons prier et jeûner pour que nous sortions de notre aveuglement qui confisque le souffle de l’encyclique Fratelli tutti à des préoccupations bioéthiques partisanes. Voyons et écoutons que la plupart des personnes affrontées à des situations complexes ne sont pas d’abord dans l’égoïsme, l’individualisme, l’hédonisme, mais avant tout travaillées par la liberté et la responsabilité, le souci de l’autre et l’amour.

Quant aux procréations médicalement ou socialement assistées, ouvrons-nous aux perspectives évangéliques de Michel Serres, bienvenues en cette année saint Joseph, centrée sur l’adoption : « Dans la Sainte Famille, celle de la crèche de Noël, s’effacent, en partie, les deux premiers liens : ceux de la vie naturelle et de la loi civile, jusqu’à s’adoucir. Voici Joseph, père adoptif ; voici Jésus, fils adoptif ; voilà enfin Marie, dont la virginité douce, au-delà de la parturition dure, naturelle, charnelle, incarnée, renouvelle la généalogie de nature et de sang ».

« Lui-même sans fils ni fille, Jésus-Christ s’écarte de la généalogie de sang et de nature ; mourant comme un hors-la-loi, il se désengage des lois politiques et civiles ; il vient même de dire, au prétoire : mon royaume n’est pas de ce monde ».

« Or, cette dernière parole, adressée à Marie et à Jean, dit la Bonne Nouvelle. Laquelle ? Voici : à compter de cette annonce, il y aura filiation ou parenté si et seulement si le père et la mère adoptent le fils ou la fille, si la fille et le fils adoptent père et mère, c’est-à-dire s’ils se choisissent les uns les autres par amour et dilection. À partir de la naissance de Jésus comme fils adoptif, à partir de sa mort où il désigne un fils adoptif et une mère adoptive, vierge, une seconde fois, de cette nouvelle maternité, l’humanité, transcendant les liens de sang et ceux de la loi, faisant bifurquer du même coup les généalogies antiques, descendra moins de la nature ou des lois que de sa propre volonté, que de sa propre liberté, de son choix et de l’amour. »

Ouvrons nos yeux ! Sortons de notre enfumage religieux d’un autre temps ! En Jean 9, il est écrit que Jésus rencontre un « aveugle de naissance ». Nous pouvons traduire : « enfumé sur ses origines », alors qu’ils sont à la sortie du Temple, tout aveuglés des fumées des sacrifices religieux. Peu à peu, l’enfumé devient clairvoyant sur les peurs et les conformismes des voisins et parents, et sur l’aveuglement des pharisiens enfumés par les débats sur la loi. Au chapitre suivant, il fait partie du peuple de ceux qui marchent en avant, qui ont la liberté d’aller et sortir de l’enclos religieux et de rejoindre un autre groupe qui ne fait pas partie du premier et qui vit déjà de la liberté de l’Esprit.

Ouvrons nos yeux sur notre Église, sur toutes les pastorales de la santé, du social, des prisons, de l’enseignement, des familles, qui chaque jour accueillent, écoutent, accompagnent les personnes en situation difficile, et découvrent que l’Évangile ne passe pas d’abord par des prises de position péremptoires et clivantes, mais par un dialogue et même une remise en question de certaines positions magistérielles au nom de l’amour du frère : Fratelli tutti !

Ouvrons les yeux ! Pleins d’hommes et de femmes mettent leur compétence et leur dévouement au service public de la santé, du social, de la vie ensemble (caissières, éboueurs, enseignants, artistes, etc.). Il ne faudrait pas que notre aveuglement empêche ceux qui marchent en avant, dans l’Église et dans le monde, de se rencontrer, de se réjouir et de construire ensemble un monde au service de tous, et d’abord des plus fragiles, Fratelli tutti !

Article paru dans le Journal La Croix du lundi 18 Janvier 2021

https://www.la-croix.com/Debats/Loi-bioethique-yeux-souvrent-vraiment-2021-01-15-1201135129?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_content=20210117&utm_campaign=newsletter__crx_subscriber&utm_term=2714

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 18:51
Célébrer …sans messe, c’est possible (3ème partie)

Voici donc le 3ème article pour aider à célébrer sans messe.

J’espère de tout cœur que ce 2ème confinement va permettre à certain-es (beaucoup ?) d’être inventif-ve et redécouvrir leur sacerdoce baptismal qui les a fait prêtre, prophète et roi-reine.

Voici un déroulement de liturgie que nous avons vécu en communauté cette semaine. Nous avons pris les lectures de la messe du jour du jeudi 19 novembre.

Je vous le présente en y ajoutant des notes pour en saisir le sens.( en vert dans le texte). 

(On est assis-e en silence)

Il s’agit d’entrer dans une liturgie par un moment de silence, de préparation du cœur pour se préparer à une rencontre

(Mot d’introduction par celle ou celui qui anime. Dans cet article , cela sera désigné par la lettre A)

Ce mot permet de se situer ensemble devant le Mystère de Dieu

A:

Jésus, tu nous dis que quand 2 ou 3 sont réunis en ton nom

Tu es présent, d’une présence inouïe et bien réelle.

Nous sommes là, réunies en ton nom et tu es là.

Nous le croyons dans le mystère de la foi

(On se mets debout pour chanter)

Se mettre debout c’est la posture du vivant, c’est un acte qui engage dans un mouvement

Chanter ensemble, c’est faire corps, c’est s’unir en unissant nos voix. La liturgie est un acte communautaire

(Chant)

Ecoute, écoute l’amour au fond de toi

Ecoute, écoute, il te parle tout bas

Demeures en sa présence ( 3 fois)

A:

Celle ou celui qui anime introduit le geste du signe de la croix, qui est un signe trinitaire. Nous sommes ensemble devant Dieu qui nous accueille.

Oui demeurons en la présence de la Trinité d’amour

Elle qui est volonté d’amour, comme une mère, un père qui serait plein de tendresse

Elle qui est parole d’amour, la parole d’amour qui a pris visage humain en Jésus

Elle qui est acte d’amour, Esprit d’audace et de liberté

Nous sommes réunies au nom du Père et du Fils et du saint Esprit

A:

Nous devant Dieu dans la vérité de notre amour qui a besoin de sa force. C’est pourquoi nous le prions d’affermir notre coeur

Ta présence, elle ne peut nous manquer, même dans la nuit tu es là.

Mais notre présence à toi, elle est fragile, inconstante ou négligente

Viens à notre secours

(Chant)

O Dieu saint, o Dieu fort, o o Dieu immortel

Prends pitié de nous ( 3 fois)

A:

Et donne-nous la grâce d’un cœur qui écoute, d’un cœur attentif.

(On s’assoit)

La posture assise st celle d l’écoute attentive

On aura eu le souci de savoir qui va lire

La-le lecteur-trice se lève, et va chercher le livre et lit en face du groupe

Lecture de Ap 5,1-10

Cantique du Nouveau Testament = NT9 chanté ou lu

J’ai choisi ce cantique car il reprend un passage du texte de l’apocalypse

(On se mets debout)

Ici la station debout signifie l’éminence de l’Evangile, l’Evangile est le cœur de la foi. C’est Jésus en sa parole.

Alleluia chanté

Le-la lecteur-trice = L

« Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur »

Lecture de l’Evangile Lc 19,41-44

L : Acclamons la Parole de Dieu

Tous : louange à toi Seigneur Jésus

(On s’assoit)

homélie

Quelqu’un fait une brève homélie

Voici celle que j’ai faite :

Si tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix

Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux

Tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait

Sous ces 2 paroles négatives, nous pouvons entendre du positif :

Quelqu’un peut nous donner la paix.

Quelqu’un peut nous visiter.

Nous avons toutes fait l’expérience de cette paix donnée par Dieu

Nous avons toutes fait l’expérience des visites de Dieu.

Et nous en savons la joie.

Alors fortes de cette expérience, il nous est possible de nous désoler des moments où nous avons manqué des rendez-vous.

Quand nous le faisons, nous pouvons alors comprendre les pleurs de Jésus devant Jérusalem :

Les pleurs d’un amoureux éconduit.

(Silence)

C’est le silence de l’intériorisation. Se laisser rejoindre par ce qu’on a entendu, parler à Dieu dans le silence du cœur

Chant : Toi qui ravis le cœur de Dieu

A

Intro au Chant pour en faire saisir le lien avec les textes entendus

« Tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait » Demandons à Marie, elle qui a su reconnaitre les visites de Dieu et s’est fait elle-même visitation pour Elisabeth, demandons-lui son cœur large et généreux

(On se met debout)

Notre Père

A:

Prions ensemble

Silence pour permettre à chacun-e de le faire

A:

Prière de conclusion

Soit : chacun-e s’exprime

Soit l’animateur le fait seul-e

A:

Que Dieu nous bénisse : le Père, le Fils et le Saint Esprit

Allons dans la paix du Christ

Tous :

Nous rendons grâce à Dieu

 

 

 

 

 

 

 

 

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