Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 20:33

appel des 4 prmiers disciples

Prendre soin de sa foi comme expérience de rencontre ?

Indispensable et possible ! Ce WE est fait pour cela.

 « Choisir la vie, à la suite de Jésus, le Vivant »

 

http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=1041&id=24  

au centre spirituel au Cénacle de Versailles, les 15-16 novembre.

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : Info - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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Dimanche 19 octobre 2014 7 19 /10 /Oct /2014 17:17

 

 

Bonne Sœur, c’est une expression que je n’aime pas…De manière caricaturale, on pense tout de suite à la bonne Sœur « toutes voiles dehors » du film la Grande Vadrouille ou encore à la série télévisée Thérèse.com qui donne l’image d’une religieuse certes perspicace mais dont la communauté ne brille pas par l’ouverture et l’intelligence !

Bonnes sœurs, on pense aussi tout de suite à un monastère, un lieu fermé et triste où des femmes s’enterrent. De récentes émissions ont pu déconstruire heureusement ces images.

 

Mais il existe une autre forme de vie religieuse encore plus inconnue, méconnue : les religieuses apostoliques. Savez-vous que vous pouvez les rencontrer sans savoir qu’elles le sont ?

J’en connais qui sont médecin, aide-ménagère, juge, éducatrice et… j’en ai même connu une qui était conductrice de bus !

 

Pour moi, c’est un peu différent, car j’ai choisi une forme de vie religieuse apostolique, on pourrait dire « spécialisée ». Vous allez le découvrir en me suivant durant une semaine. Ce ne sera pas exhaustif mais cela vous donnera une idée de mon travail, de ma vie. Vous verrez, c’est varié, on ne s’ennuie pas, et cela me passionne !

 

Les incontournables :

Chaque jour avec ma communauté, on commence par une prière ensemble le matin. Les « lève-tôt » auront déjà eu un temps de méditation personnelle. Pour moi, pour qui le réveil est toujours difficile, ce sera après !

Chaque jour, on mange ! Et les repas sont des temps de partage, ça peut être sérieux mais jamais triste et souvent joyeux. A la différence de beaucoup de gens, comme nous vivons dans un centre spirituel, il y a un service de restauration pour les groupes et personnes accueillis et nous en bénéficions. Donc pas de repas à faire !

Chaque nuit, on dort. Ici pas d’horaire fixe. Cela dépend des sœurs. On peut avoir des réunions le soir ou aimer travailler sur son ordi pour préparer des animations ou plein d’autres choses.

Etc. Etc. c'est-à-dire tout ce que tout le monde fait : S’occuper de soi : prendre  une douche, faire des achats…Et j’en oublie !

 

Plantons le décor !

Je travaille dans un centre spirituel. Nous le définissons ainsi :

Un lieu pour se poser et être à l’écoute de soi, de sa vie, de la Parole de Dieu, afin d’éclairer son existence, faire l’expérience d’une rencontre personnelle avec Dieu, s'épanouir dans tout son être, choisir en toute liberté dans l’esprit des Exercices d’Ignace de Loyola. Il est animé par une communauté de Sœurs  du Cénacle et une équipe de laïcs collaborateurs.

 

Maintenant, voyons cette semaine !

Dimanche

J’ai accueilli un groupe CVX venu pour une journée de partage de leur vie et de leur foi. J’ai célébré l’Eucharistie avec eux.

Ensuite j’ai fait des modifications sur le site internet http://www.ndcenacle.org de ma communauté. Il fallait changer la manière de s‘inscrire à certaines de nos propositions.

Le midi toute la communauté a déjeuné avec un autre groupe, Foi et lumière  qui regroupe des personnes handicapées. Un moment fort de rencontre. J’étais à côté de l’un deux qui en quelques mots m’a partagé sa foi.

L’après-midi j’étais de permanence au standard : répondre au téléphone mais aussi une présence pour les groupes dans la maison. J’avais amené mon ordinateur et j’ai pu aussi pendant ce temps travailler. Quel travail ? Vous allez voir, c’est divers !

Je fais partie de l’Equipe d’un site : NDW http://www.ndweb.org  qui propose en ligne diverses manières de méditer : avec un texte biblique, un psaume mais aussi une vidéo… ce jour-là j’ai travaillé à la mise en forme d’un psaume pour en faciliter la méditation.  Nous proposons aussi des retraites spirituelles en ligne. Ce jour- là j’ai continué à rédiger une retraite qui sera mise en ligne en février.

Revenue dans ma chambre, j’ai traité les mails de ma boîte, mis un article sur mon blog http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com , envoyé une newsletter aux sœurs d’Europe du groupe Justice qui a pour mission de sensibiliser, communiquer, agir sur des questions de justice. Par exemple dans ce numéro d’octobre il y avait un excellent article sur la manière dont les suédois ont réussi à faire diminuer la prostitution.

Le soir à 18h, nous avions en communauté un partage sur l’Evangile de ce dimanche.

Et le soir : les novices nous ont invitées à un jeu : un bon moment de rire

Retour dans ma chambre pour encore quelques moments de travail, un temps de relecture priée de ma journée, quelques pages d’un roman de Ken Follet et sommeil !

 

Lundi

Le lundi est une journée de repos…ou presque ! En tout cas, pour moi, cela veut dire ne pas mettre de réveil et pouvoir dormir jusqu’à plus soif. Donc petit déjeuner tardif, courses pour mon régime ( fromage 0% de MT !) , téléphone à ma famille, ménage de ma chambre et du couloir du 2ème étage, côté communauté

J’avais à répondre à un questionnaire sur les diverses implantations de nos communautés en Europe : je m’y suis donc mise car la date limite est le 1er novembre.

J’ai travaillé au  commentaire continu de l’Evangile de Marc que je mets au fur et à mesure sur mon blog et que peut-être je publierai un jour sur un livre.

 

Mardi

En novembre j’anime avec Agnès Penet, un WE spirituel qui allie le travail du clown et l’expérience spirituelle. Cela demandait donc de se rencontrer pour préparer. Ensuite, mettre noir sur blanc le déroulé et lister les choses à faire : interventions, points pratiques à répercuter au Centre Spirituel. Je me mettrai plus tard à la préparation des interventions.

Par contre ce qui devenait urgent, c’était la session européenne qui va avoir lieu du 19 au 21 octobre. Pour l’animer, nous avons fait appel à Sr Nathalie Becquart. Elle va nous aider à prendre la mesure du paysage actuel et du développement du numérique, en quoi cela engage une anthropologie, quelles répercussions éthiques et théologiques. Mais la journée de dimanche demande à être finalisée car j’ai fait appel à trois jeunes qui vont nous former ou nous faire progresser sur les réseaux sociaux. Il fallait aussi être au clair sur les questions de coût de cette session.

Du temps a été occupé aussi pour mettre en ligne d’autres dépliants sur le site de la communauté, finaliser une date pour une rencontre du groupe Justice de nos communautés  européennes à Liverpool : ce sera en février.

Le soir j’avais une réunion d’un groupe « baptisé-es 78 », et j’ai préparé le temps de prière.

Tous les mois, avec une Equipe de quatre  (trois laïques et moi) nous animons un temps fort spirituel : Goûter et partager la Parole http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=985&id=24 A chaque fois et à tour de rôle nous préparons des pistes pour la méditation et une homélie. C’était mon tour de faire les pistes. Ensuite, on s’envoie nos textes pour avis.

 

Mercredi

La session de formation approche : nous allons être 11 à nous former ou  progresser sur les réseaux sociaux.

Je prépare cette session depuis déjà un bon bout de temps. Ce jour- là j’ai travaillé à la préparation pratique : l’horaire pour les participants, briefing par mail aux jeunes qui vont intervenir le 1er jour, questions d’intendance à régler.

Dans mes journées, il ya toujours des mails à traiter, et ce jour-là j’ai continué à essayer de trouver une solution pour une rencontre du groupe Justice de soeurs anglaises et françaises. La solution n’est pas encore trouvée !

 

Jeudi

Ce jour- là, le problème de la rencontre du groupe Justice n’était pas encore réglée donc à nouveau mail pour trouver une solution ! Ensuite je suis allée à la Mission locale. C’est une décision que j’ai prise qui me permet d’avoir un engagement humanitaire qui est non-confessionnel. La Mission locale est un organisme officiel qui permet d’aider des jeunes en dehors du système scolaire. Depuis un an, j’accompagnais un garçon de Côte d’Ivoire pour perfectionner son français. Il a maintenant intégré un lycée professionnel. J’ai donc arrêté le parrainage avec lui mais notre prochain rendez-vous sera un repas avec la communauté. Ce matin je commençais avec une jeune femme du Sri lanka, également pour l’aider à mieux maîtriser le français.

Après j’ai accueilli une personne désireuse de suivre ce qu’on appelle la retraite dans la vie. http://www.ndcenacle.org/?fonction=rubrique&lieu=4&proposition=1039&id=24 C’est une possibilité de vivre un temps fort spirituel tout en gardant sa vie quotidienne ordinaire : une rencontre tous les 15 jours qui dure 1h30 qui permet de s’initier à la méditation chrétienne et où sont présentés des textes bibliques pour les méditer chez soi et un accompagnement personnel entre chaque rencontre. Cela se passe de novembre à mars.

Le reste de la journée, j’ai continué à préparer la session NTIC et j’ai finalisé une intervention que je dois donner à une rencontre qui aura lieu le 11 novembre organisée par le site : temoins.com

 

Vendredi

C’est la journée « réunion ». Cela commence par la réunion dite de secrétariat. Nous traitons certaines demandes d’accueil de groupes, les demandes d’animation, les demandes d’accompagnement et des points d’organisation.

L’après-midi : réunion de communauté. Ici plein de choses sont traitées car notre fonctionnement est assez « démocratique ». C’est le lieu aussi de réflexion, de partage.

Et certains vendredis, il y a une 3ème réunion : celle de programmation. Ici nous élaborons peu à peu le programme de l’année suivante. Relecture de ce qui a été proposé, modifications à faire, nouvelles animations à proposer…

 

Samedi

Ce matin, j’ai pu dormir plus tard. Et ensuite finaliser la préparation de la session qui commence demain : installation du matériel technique, rédaction de l’introduction que je vais faire pour cette session, photocopie d’articles qui vont être donnés.

Dans l’après-midi, j’ai été faire un petit tour devant la mairie car il y avait des stands d’associations versaillaises qui luttent contre la misère.

 

Maintenant, je suis prête pour accueillir les sessionistes

Ainsi s’achève mon récit d’une semaine de la vie d’une bonne Sœur ! La semaine suivante comportera des choses semblables et d’autres différentes. Ce n’est pas la monotonie, loin de là…et c’est passionnant !

 

 

 

 

 

 

 

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : Journal - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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Dimanche 12 octobre 2014 7 12 /10 /Oct /2014 10:55

Au Livre d’Isaïe 43, 1-5

01 Mais maintenant, ainsi parle le Seigneur, lui qui t’a créé, Jacob, et t’a façonné, Israël : Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.

02 Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas.

03 Car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. Pour payer ta rançon, j’ai donné l’Égypte, en échange de toi, l’Éthiopie et Seba.

04 Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime.

Mais où est-il ce Dieu dont nous parle Isaïe ? Où est ce Dieu d’Amour, dont le silence assourdissant résonne parfois comme un scandale pour nos contemporains ? Où était-il ce Dieu de tendresse quand les chambres à gaz fonctionnaient à plein régime, ou lorsque les machettes prenaient soin d’achever les tutsis ?  Où est-il ton Dieu, Isaïe ?

Consolation pour certains, ce texte se heurte  à la colère de tout ceux dont la souffrance, la nuit, la tristesse ont  mis à nu le silence de Dieu.

Mais, regardons cette page de l’Ancien Testament, de plus près. Le chapitre 43 d’Isaïe  date du début du VIème siècle avant notre ère et s’adresse à ces juifs qui sont en exil à Babylone. A cette époque, le polythéisme s’impose comme religion. Yavhé est en « concurrence » avec de nombreuses divinités, en particulier, Bêl, le dieu babylonien. Dans ce contexte, l’un des thèmes central du livre d’Isaïe sera l’affirmation forte  du monothéisme, faisant de Yahvé un Dieu unique et mettant les autres divinités au rang de simples idoles à brûler.

Pour les babyloniens, Bêl est le créateur de l’univers. Isaïe rappelle alors que c’est bien  Yahvé, « celui qui t’a créé, façonné ». Pour les babyloniens, Bêl est un dieu fort, par ses exploits, capable de les protéger. Or, c’est étonnant, dans ce texte,  aucune prouesse de Yahvé : il n’arrête, ni les fleuves, ni le feu. Isaïe  risque un Dieu amoindri au regard des divinités babyloniennes. Alors devant la puissance d’un dieu comme Bêl, et au fond, devant la suffisance de nos propres  idoles, où est-il ton Dieu, Isaïe ?

En fait, nous le savons bien  celui « qui célèbre l’éloge de sa propre puissance ne dit mot du mystère de l’être,  de l’amour, de la mort » . Et c’est là tout le génie d’Isaïe qui ose un retournement  de l’idée même de Dieu. Non pas un Dieu puissant, mais un Dieu de tendresse qui nous appelle par notre nom ; non pas un Dieu tyran, mais un Dieu libérateur ; non pas un Dieu prodigieux, mais un Dieu aux mains vides…, vides d’avoir tout donné : les pays, les peuples, jusqu’à l’homme, sa plus belle œuvre dans la création. Oui, notre Dieu a les mains vides, Il se contente d’être : son faire consiste à être. Alors plutôt que d’anéantir la détresse, Il propose de la traverser : traverser l’eau qui submerge, le feu qui détruit, la mort qui  engloutit … mais, Il s’y engage avec nous : Il sera toujours avec nous. A tel point qu’Il laissera les hommes clouer Ses mains vides sur le bois d’une croix. C’est là, notre unique force : nous ne serons jamais seuls. Et cette promesse, cette parole, dans tout ce qu’elle a de plus dérisoire, ose se mesurer au pouvoir de la mort, ose nous précéder dans la nuit du néant tant elle est source de vie. Il s’agit donc de traverser … nous lever, … partir sur ce chemin d’errance, les mains vides, les pieds nus et consentir au silence. Marcher, s’affronter au vent, et s’obstiner, en tenant serré, fort, tout contre notre cœur, les mots de Sa promesse :

« Ne crains pas, je serai avec toi ».

Et puis, à notre tour, donner … donner au monde cette étincelle divine qui nous a été confiée dans un écrin de tendresse.

Alors, où est-Il ton Dieu, Isaïe ? N’est-Il pas là, agenouillé devant l’Homme, suppliant qu’on prenne soin de Lui ? Là, pendu aux croix des hommes, portant en Lui, chacun de nos cris ? Ne se tient-Il pas là, enfoui au plus profond de l’Homme, le tirant sans cesse vers la Vie ?

 

 

« Les échos du silence »  de  Sylvie Germain

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : Invité-es - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 16:07

 

Mc 3/20-35 

Il vient à la maison et de nouveau la foule se rassemble, au point qu'ils ne pouvaient pas même manger de pain. Et les siens, l'ayant appris, partirent pour se saisir de lui, car ils disaient : "Il a perdu le sens." Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : "Il est possédé de Béelzéboul", et encore : "C'est par le prince des démons qu'il expulse les démons." Les ayant appelés près de lui, il leur disait en paraboles : "Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut subsister.

Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra se maintenir. Or, si Satan s'est dressé contre lui-même et s'est divisé, il ne peut pas tenir, il est fini. Mais nul ne peut pénétrer dans la maison d'un homme fort et piller ses affaires s'il n'a d'abord ligoté cet homme fort, et alors il pillera sa maison."En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'il en auront proféré ; mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle." C'est qu'ils disaient : "Il est possédé d'un esprit impur."

Sa mère et ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils le firent appeler.

Il y avait une foule assise autour de lui et on lui dit : "Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs sont là dehors qui te cherchent."

Il leur répond : "Qui est ma mère ? Et mes frères ?" Et, promenant son regard sur ceux qui étaient assis en rond autour de lui, il dit : "Voici ma mère et mes frères.

Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère."

Jésus,incompris par sa famille et refusé par les fonctionnaires de la religion

1-Sa famille

Les sien disent qu’ils déraisonnent, ils veulent le ramener avec eux. Cette démarche permet à Jésus de poser un acte fort de libération de tout esprit de clan, d’emprise familiale et introduire l’universalisme de la fraternité : « Qui est ma mère et mes frères ? » Ceux qui font la volonté de Dieu. Mais qu’est-ce que Dieu veut ? Ce qu’il veut, c’est le véritable amour. Cet universalisme rejoint tout homme, toute femme quelque soit sa religion ou son absence de religion : tous, toutes sont frères et sœurs du Christ en aimant vraiment.

 

2-Les fonctionnaires de la religion

Ici l’attaque est une accusation : Jésus aurait partie lié avec Béelzeboul, le chef des démons. Pour lui dire cela, ils sont descendus de Jérusalem, une manière de dire qu’ils sont mandatés par l’autorité politico-religieuse pour répandre cette accusation.

Jésus déconstruit cette accusation : le chef des démons ne peut pas se chasser lui-même ! Il ne peut pas se combattre lui-même. Par contre Jésus, et c’est ce qu’il explique au verset 27, est en capacité d’entrer dans la maison du fort, le lier, et piller sa maison, libérant l’esprit des gens.

 

3-« Pas de rémission pour l’éternité pour celui qui aura blasphémer contre l’Esprit, le saint».

Voici une des paroles dures de l’Evangile.

Le pardon donné qui n’est pas accepté enfer-me. Dieu lui-même est impuissant devant cette décision.

 

 

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : REP - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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Dimanche 5 octobre 2014 7 05 /10 /Oct /2014 15:50

Voici le dernier article paru dans l'excellent blog de Garrigues et Sentiers. c'est la lettre aux jeunes écrite par les participants du 3ème Forum islamo-Chrétien. A lire et à diffuser. 

http://www.garriguesetsentiers.org/2014/10/nous-nous-engageons-a-agir.html

 

« Nous nous engageons ! »

En décembre 2013, dans une « Lettre ouverte aux jeunes de France », les participants au 3ème Forum islamo-chrétien ont proposé qu’ensemble, hommes et femmes de toutes générations et de toutes cultures promeuvent une société de liberté, d’égalité et de fraternité, fondée sur la reconnaissance de la diversité, le respect mutuel et la justice.

Aux jeunes, ils ont lancé cet appel :

À vous, jeunes croyants en Dieu, nous disons : « Ne soyez pas naïfs ! Soyez vigilants ! Dans l’épreuve, restez en accord avec vos valeurs humaines et fidèles à votre foi ! Vous appuyant sur la fidélité de Dieu, soyez artisans de paix ! »

À vous, tous les jeunes, nous disons : « Soyez des citoyens responsables ! Exercez votre liberté de manière active et réfléchie ! Travaillez à tisser des liens dans le respect des valeurs qui fondent notre République. »

Près d’un an plus tard, en regardant les événements de l’année 2014, force est de constater que les foyers de tension et d’absolutisation n’ont cessé de croître et que les chemins pris par les jeunes de France ont été divers.

La paix a fait place à la guerre civile ou aux conflits entre les peuples dans des pays comme ceux de l’Afrique subsaharienne, comme l’Ukraine, la Birmanie, la Libye, Israël et Palestine, l’Irak et la Syrie. Nous venons même d’assister au Proche-Orient à l’entrée en guerre de la France au sein d’une coalition d’une quarantaine de pays.

Le terrorisme et l’instabilité ont progressé dans la zone sahélienne et dans l’Afrique subsaharienne, parfois même « au nom de Dieu » ! Ainsi, en Centrafrique, animosité et haine de l’autre ont remplacé l’entente entre chrétiens et musulmans.

Persécutions, arrestations, viols, exécutions sommaires, telles ont été les exactions commises par l’organisation « Daesh », à l’encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les musulmans chiites ou sunnites, les chrétiens, les Yézidis, les Kurdes, les Turcomans, les humanitaires, les journalistes et les reporters. Plus près de nous, en Algérie, le 24 septembre dernier, a été assassiné notre compatriote Hervé Gourdel.

En France même, au regard des événements internationaux et sous l’emprise des clichés médiatiques, des personnes en sont venues à exprimer publiquement le rejet de l’autre. Certains sont même parfois passés à l’acte. 2

 

Lors de récentes manifestations, on a entendu dans les rues de nos villes cette invective : « Mort aux Juifs ! ». Des églises et des calvaires ont été profanés. Les actes islamophobes se sont multipliés et banalisés. Des tags sont apparus avec cette inscription : « Mort aux Musulmans ! ».

Avec inquiétude, nous observons la montée de l’extrémisme, parfois même violent, chez des jeunes marginalisés, la dérive de quelques centaines de jeunes musulmans de France, présents en Irak et en Syrie aux côtés des terroristes de « Daesh », et le désir d’autres d’aller les rejoindre dans les zones de combat.

Mais tout n’est pas ténèbres. Familles et services de l’Etat ont fini par mesurer la gravité de ces situations. Des actions significatives sont en cours pour interpeller les responsables de ces recrutements et empêcher jeunes filles et garçons de se rendre en ces endroits.

Des jeunes vivent leur citoyenneté de manière constructive, au sein d’associations et de mouvements, par exemple dans le scoutisme, les clubs sportifs ou l’association interreligieuse Coexister ! Ils témoignent de ce que le dialogue et l’interconnaissance sont aujourd’hui, plus que jamais, nécessaires pour désamorcer cette situation explosive qui pousse les gens à vivre dans la peur et la crainte et à trouver refuge dans les options les plus extrêmes.

*

Ce regard sur notre époque et sur la vie de nos contemporains doit nous interroger sur nos propres responsabilités.

Avons-nous été assez vigilants ?

Avons-nous été suffisamment des veilleurs, prêts à dénoncer et à lutter, avec d’autres, contre les injustices de nos sociétés ?

Avons-nous été en capacité à donner aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui du sens à leur vie, au sein de nos traditions religieuses ?

Avons-nous été profondément des croyants libres et engagés, habités du souffle de Dieu, prêts à témoigner de la fraternité des hommes et à agir pour elle, conformément à nos Ecritures ?

Avons-nous été suffisamment des croyants miséricordieux pour aimer le bien et le vouloir sincèrement pour tous les humains, comme nous le demande notre Seigneur ?

Avons-nous suffisamment jeté de ponts entre nos différentes communautés, créé des espaces d’échange et de rencontre, et renforcé la dimension d’entre-connaissance ? 3

 

Avons-nous vraiment veillé à apaiser les relations entre toutes les composantes de la nation ?

Reconnaissons humblement que les événements actuels ne sont pas que la faute des autres. Par le silence ou l’indifférence des uns, la compromission des autres et les louvoiements en matière de stratégies politiques et d’idéologies religieuses, nous portons une part de responsabilité.

*

Aujourd’hui, avec force, à travers différents appels et déclarations, les principaux responsables des communautés juives, chrétiennes et musulmanes ont dénoncé les violences à l’égard des minorités et reconnu le droit à tous de pouvoir rester et vivre librement sur leurs terres, dans la dignité et la sécurité, et à pratiquer leur foi.

Mais il nous faut aller plus loin, à savoir nous engager ensemble, juifs, chrétiens et musulmans, là où nous vivons, à oeuvrer au quotidien pour être des artisans de paix et de justice, pour faire reculer l’extrémisme, la persécution et le mépris de l’autre.

Aussi :

 Nous, diacres, évêques, imams, muftis, prédicateurs laïcs, pasteurs, prêtres, rabbins, nous nous engageons à travers nos prédications à promouvoir le respect de l’autre croyant et à inviter nos fidèles à être des citoyens actifs pour contribuer à une société fraternelle et solidaire ;

 Nous, enseignants, formateurs, éducateurs et catéchètes, nous nous engageons à favoriser auprès des enfants et des jeunes l’ouverture, le respect et la connaissance des autres cultures ;

 Nous, responsables d’institutions et de mouvements, nous nous engageons à favoriser l’écoute, le dialogue et le débat franc et respectueux qui conduit à l’estime mutuelle ;

 Nous, écrivains, journalistes, responsables de publication, nous nous engageons à développer dans nos médias une culture de paix et de citoyenneté, et à relayer toute initiative, action ou information invitant à la fraternité humaine ;

 Nous, élus et militants politiques, nous nous engageons à respecter, défendre et promouvoir, concrètement et pour tous, les valeurs qui fondent notre République : Liberté, Egalité, Fraternité ;

 Nous, syndicalistes, ouvriers, artisans et chefs d’entreprise, nous nous engageons à soutenir les projets qui permettent aux jeunes de s’ouvrir aux autres, pour aller au-delà des idées reçues, s'enrichir des différences et trouver leur place dans la société ;

4

 

 

Nous, artistes, cinéastes et réalisateurs, nous nous engageons à initier et promouvoir des spectacles musicaux, films et pièces de théâtre qui promeuvent la culture du dialogue, l’écoute de l’autre et l’acceptation des différences ;

 Nous, intellectuels, éditeurs et penseurs, nous nous engageons à encourager toutes les initiatives de rencontres (forum, colloque, débat...), publications et espaces de réflexion qui favorisent le vivre-ensemble et luttent contre toutes les formes de rejet et d'extrémisme ;

 Nous, parents, nous nous engageons à transmettre à nos enfants ces valeurs millénaires que nos textes sacrés nous ont transmis, tel que le pardon, la miséricorde et la fraternité ;

 Nous, militants associatifs de tous horizons, nous nous engageons à développer les activités, loisirs et rencontres susceptibles d’apporter aux jeunes et aux enfants l'équilibre psychologique, spirituel, physique et intellectuel dont ils ont besoin.

 

Vous qui lisez ce texte, qui veut être une charte à l’engagement concret au quotidien, soyez nombreux à nous rejoindre !

Ainsi, croyants, citoyens, de toutes générations, nous nous engagerons ensemble, dans notre quotidien, à favoriser des attitudes de dialogue et de respect de l'autre pour construire ensemble un monde de paix.

Lyon, place Bellecour,

le mercredi 1er octobre 2014

Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

Père Eklemandos, Eglise copte orthodoxe

Révérend Ben Harding, Eglise anglicane de Lyon

Père Garabed Harutyunyan, Eglise apostolique arménienne

Monsieur Kamel Kabtane, recteur de la Grande mosquée de Lyon

Père Nicolas Kakavelakis, Eglise orthodoxe grecque de Lyon

Monsieur Joël Rochat, président du Consistoire du Grand Lyon de l’Eglise protestante unie de France

Monsieur Richard Wertenschlag, grand rabbin de Lyon

Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille

Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix – France

Mhammed Abdou Benmaamar, président de l’Union des musulmans du Rhône

Laïd Abdelkader Bendidi, président du CRCM Rhône-Alpes

Cheikh Khaled Bentounes, chef spirituel de la Fraternité soufie alawiyya

Mgr Yves Boivineau, président de Justice et Paix France

Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre

Benaissa Chana, vice-président du CRCM Rhône-Alpes 5

 

Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry, président du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des évêques de France

Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez

Anouar Kbibech, président du Rassemblement des Musulmans de France

Amar Lasfar, président de l’Union des Organisations Islamiques de France

Mgr André Marceau, évêque de Nice

Ahmed Miktar, président de l'association imams de France, imam de la mosquée de Villeneuve d’Ascq

Mohammed Moussaoui, président de l’Union des Mosquées de France

Mgr Yves Patenôtre, prélat de la Mission de France, archevêque de Sens-Auxerre

Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, président de Pax Christi France

Christophe Roucou, directeur du Service des relations avec l’islam de la Conférence des évêques de France, Paris

Association Action Espoir

Fédération des Associations des Mosquées de l'Isère (FAMI)

Groupe interreligieux Fils d' Abraham, Lyon

Nacer Abouchi, professeur des universités, Lyon

Myriam Abtroun, sophrologue à Lyon

Youcef Achmaoui, enseignant en sciences islamiques, imam de Garges, journaliste à la chaîne IQRAA, Val d'Oise

Kaci Ait Yala, directeur général de Continental Edisson

Samir Arbache, professeur de théologie et d'histoire des religions - Faculté de Théologie - Université Catholique de Lille

Kamel Ariouat, responsable de la mosquée El Forqan à Vénissieux

Abdelwahab Bakli, professeur technique et responsable éducatif à Saint Etienne

Xavier de Barbeyrac, diacre, Saint-Marcel-lès-Valence

Salah Bayarassou, responsable de la mosquée Et-Tawba, Lyon 9ème

Jihade Belamri, chef d'entreprise à Lyon

Ahmed Belhay, responsable de la mosquée d’Oullins

Abdelbast Benhissen, imam de la mosquée de Pierre Bénite

Mohamed Bennaji, recteur de la mosquée de Meyzieu

Nora Berra, ancien ministre de la santé

Marc Botzung, prêtre spiritain, Paris

Mohamed Bouabdelli, responsable de la mosquée Erahma de Villeurbanne

Mouhssine Bouayade, chirurgien-dentiste, Saint-Priest

Frère Jean-François Bour, op, délégué diocésain au dialogue inter-religieux, Tours, Indre-et-Loire

Myriam Bouregba, sociologue, formatrice, actrice du dialogue islamo chrétien

Mohamed Bousekri, imam de la mosquée d’Annemasse

Khalid Bouyarmane, imam de la mosquée El Mohsinine "Croix blanche", Bourg-en-Bresse

Fouziya Bouzerda, adjoint au maire de Lyon, chargé du Commerce, de l’artisanat et du développement économique

Saïd Branine, directeur de la rédaction Oumma.com

Yves Brisciano, diacre, délégué diocésain aux relations avec l’islam, Créteil 6

 

Jean Carasso, journaliste, essayiste et éditeur, Vaucluse

Bénédicte du Chaffaut, théologienne, déléguée pour les relations avec les musulmans pour le diocèse de Grenoble-Vienne

Patrice Chocholski, curé-recteur d'Ars, Ars-sur-Formans (Ain)

Wafa Dahmane, journaliste à France 3 et Radio Salam, Lyon

Mustapha Dali, recteur de la mosquée Al Madina Al Mounawara de Cannes

Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon

Abdallah Dliouah, imam de Valence

Bruno-Marie Duffé, vicaire épiscopal « Famille et Société » et ancien Directeur de l’Institut des Droits de l’Homme de l’Université Catholique de Lyon

Nicole Fabre, pasteur de l’Eglise protestante unie de France, aumônier des hôpitaux

Abdelhamid Fatah, médecin réanimateur à Bourgoin-Jallieu et Lyon sud

Henry Fautrad, prêtre au Mans (Sarthe)

Arnaud Favart, vicaire général de la Mission de France

Vincent Feroldi, déléguée pour les relations avec les musulmans du diocèse de Lyon et co-fondateur du Forum islamo-chrétien

Martine Frénéa, membre du service diocésain du dialogue interreligieux, Clermont-Ferrand

Brigitte Frois, présidente de Keren Or, synagogue libérale de Lyon

Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othmane à Villeurbanne et co-fondateur du Forum islamo-chrétien

Franck Gacogne, prêtre du diocèse de Lyon et curé de Bron

Pierre Guichard, professeur honoraire de l’Université Lyon 2

Marie Jo Guichenuy, déléguée épiscopale pour l’oecuménisme à Lyon

Bruno Abdelhak Guiderdoni, astrophysicien et directeur de l’Institut des Hautes études islamiques

Fawzi Hamdi, recteur de la mosquée Oqba de Vaulx-en-Velin

Ahmed Hamlaoui, recteur de la mosquée de Villefontaine, recteur de la mosquée Dar Essalam de Villefontaine

Sr Colette Hamza, déléguée pour les relations avec les musulmans du diocèse de Marseille

Mosatafa Hassan, responsable de la mosquée de Nantua

Gérard Houzé, groupes oecuménique et interreligieux à Bron

Julienne Jarry, Villeurbanne

Georges Jousse, délégué diocésain aux relations avec l’islam, Bordeaux

Tallele Jrad, enseignant dans un collège de Villefranche sur Saône

Said Kabbouche, directeur de cabinet de la maire de Vaulx-en-Velin

Ali Kismoune, président du club Rhône-Alpes-diversité

Abdelhamid Kisrane, recteur de la mosquée de Givors

Bernard Lochet, prêtre, vicaire général du diocèse de Clermont-Frrand

Belgacem Louichi, responsable de la mosquée de Bron -Terraillon

Régine Maire, déléguée à l’interreligieux pour le diocèse de Lyon

Karim Menhoudj, imam de la mosquée de Lyon-Gerland

Saliha Mertani, responsable associatif à Vénissieux

Bruno Michaud, délégué de l'évêque de Chambéry pour les relations avec les musulmans

Gaby Moge, déléguée du diocèse d'Annecy pour les relations avec l'islam

Walid Naas, responsable SCI de la mosquée El Forqan à Vénissieux 7

 

Hawwa Huê Trinh Nguyên, journaliste à Saphirnews.com, rédactrice en chef de Salamnews

Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux

Aldo Oumouden, porte-parole de la Grande mosquée Mohammed VI de Saint Etienne

Djamel Ourak, responsable de la mosquée Essalem, Lyon 3ème

Odile Payen, retraitée, Caluire et Cuire

René Pfertzel, rabbin de la synagogue libérale de Lyon

Emmanuel Pisani, directeur de l’ISTR de Paris

Jeanine et Michel Porte, délégués du diocèse de Moulins pour les relations avec l’islam, Montluçon

Jacques Purpan, prêtre de la Mission de France à Saint- Fons

Danièle Reppelin, membre du conseil diocésain de solidarité du diocèse de Lyon

Joël Satre, délégué diocésain aux relations avec les musulmans à Saint-Etienne

Hafid Sekhri, éducateur, membre du groupe interreligieux Abraham, Lyon 9ème

Mohamed Serbi, responsable de la mosquée de Chambéry

Jane Stranz, pasteur chargée de mission pour les relations oecuméniques de la Fédération protestante de France

Anne Thöni, pasteur de la Fédération protestante de France, présidente de la commission des relations avec l'islam, Paris

Magali Van Reeth, présidente de SIGNIS Europe, Aix en Provence

Anne-Sophie Vivier-Muresan, enseignante à l'Institut Catholique de Paris, Malakoff (Hauts de Seine)

 

Michel Younès, professeur de théologie et sciences religieuses, Université catholique de Lyon

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : Invitation à lire - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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