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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 22:52
la rencontre interreligieuse d'Assise: la violence occultée

A Assise, du 18 au 20 septembre 2016, s’est déroulée la rencontre interreligieuse pour la paix, à l’initiative du Pape François. L’objectif était de « désolidariser les religions et la violence ». Le Pape François a eu des paroles fortes comme celles-ci : « Ne nous lassons pas de répéter que jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence »

On ne peut que saluer cette initiative et se réjouir qu’elle ait eu lieu.

Cependant, cette rencontre n’a abordé qu’une partie de la question : la violence des religions les unes contre les autres.

Il en existe une autre, complètement passée sous silence, comme un angle mort et qui crèvent les yeux : la violence exercée sur les femmes à l’intérieur des religions elles-mêmes. A commencer par le fait que les 500 « dignitaires » des 9 religions représentées, étaient à quelques exceptions, tous des hommes. Avaient-ils conscience de la violence symbolique de cette situation? La violence d’une exclusion des femmes, qui de fait, disait que ces religions ne considèrent pas les femmes comme pouvant les représenter.

Cette violence est en elle-même énorme et à ma connaissance aucun média ne l’a souligné. Aucun représentant de ces religions n’a fait son mea culpa tellement cette violence est occultée.

Mais la conversion des religions devaient aussi porter sur leur comportement vis-à-vis des femmes.

Je rêve d’un Assise où chacune de ces 9 religions arriveraient avec un nombre égal de femmes et d’hommes pour réfléchir comment éradiquer la violence dont sont victimes les femmes dans leur religion respective.

« Le nom de Dieu ne peut justifier la violence » dit fort justement le Pape François. Et pourtant c’est bien une certaine conception de Dieu qui discrimine les femmes dans presque toutes les religions.

Quelques exemples parmi des centaines :

Si vous êtes bouddhiste, vous croyez que le progrès dans votre prochaine réincarnation sera de devenir un homme si vous êtes femme. Les nonnes bouddhistes sont considérées inférieures aux moines. Cela dit une hiérarchie qui place le masculin au sommet…

Si vous êtes musulmane dans des pays où la charia tient lieu de loi, vous pouvez être lapidée, fouettée, vous êtes relayées dans un coin de la mosquée derrière un rideau et légalement vous avez un statut inférieur…

Si vous êtes juive dans le judaïsme orthodoxe vous êtes relayée à l’étage de la synagogue sans participation active à la liturgie et des femmes se battent actuellement pour pouvoir prier comme les hommes au mur des lamentations, huées par des religieux intégristes.

Si vous êtes catholiques romaines…vous êtes exclues des ministères qui seuls habilitent aux fonctions de gouvernement d’enseignement et de sanctification (= donner les sacrements)

Sans parler de la violence domestique qui n’a pas besoin de religion pour s’exercer mais dont les religions peuvent justifier les pratiques ou en tout cas ne les condamnent pas.

Des choses bougent…lentement. On peut s’en féliciter. Il y a des femmes rabbins dans le judaïsme libéral ( Deux en France : ont-elles été invitées à Assise ?) des femmes imams qui animent des prières où hommes et femmes sont ensembles ( Ont-elles été invitées à Assise ?), des femmes pasteurs, évêques dans le protestantisme et dans l’Eglise vieille-catholique de l’Union d’Utrecht…(ont-elles été invitées à Assise ?) La photo ne donne pas beaucoup d’espoir en ce sens.

I have a dream déclarait Martin Luther King. Le combat contre le racisme n’est pas fini, celui contre le sexisme dans les religions ne fait que commencer !

Il y a là un enjeu pour la crédibilité des religions. Elles sont actuellement de plus en plus critiquées pour les discriminations qu’elles maintiennent envers les femmes. Car enfin, comment éradiquer la violence intercommunautaire si on ne balaie pas devant sa porte !

La catholique que je suis en est particulièrement touchée en sachant à quelle source la foi chrétienne peut puiser pour être libératrice: l’Evangile de liberté, de justice, d’égalité de Jésus.

 

 

 

 

 

 

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 11:59
Bibliothèques Sans Frontières est une ONG qui veille à donner accès à l'information, à l'éducation et à la culture aux populations les plus vulnérables. Créée en 2007, BSF invente la bibliothèque du 21e siècle autour de 3 grandes composantes : les infrastructures et outils, les contenus et les processus de transformation sociales à l’œuvre dans la bibliothèque.

Voir aussi: https://www.youtube.com/watch?v=3qPbky8XiQc

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 17:25
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 08:28
Premiers pas dans les Exercices Spirituels

Vous désirez vous lancer dans l'aventure des Exercices Spirituels de St Ignace de Loyola mais vous n'avez jamais franchi le pas?

 

Une retraite d'initiation avec un accompagnement personnel et des temps en commun, ça vous dit?

 

Vous verrez, ce n'est ni triste, ni rigide, c'est une école de liberté!

 

Du jeudi 20 au dimanche 23 octobre 2016
au Centre spirituel du Cénacle de Versailles


Animés par Sr Michèle Jeunet rc
et Sr Patrizia de Angelis, rc

http://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=1291&id=24

 

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 17:29
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 22:34
Fawzia Zouari: femme et islam

Article dans la revue Télérama, une analyse d'une femme qui sait de quoi elle parle.

http://www.telerama.fr/idees/femme-et-islam-fawzia-zouari-une-guerriere-sur-le-front-de-la-laicite,142361.php

 

“Il n'y a que ceux qui ont le pied sur la braise qui en ressentent la brûlure”, dit un proverbe arabe. Cette brûlure, des millions de femmes la ressentent quotidiennement en terre d'Islam. Fawzia Zouari, docteur en littérature française et comparée à la Sorbonne et romancière, était l'invitée du festival Etonnants voyageurs en mai 2016 à Saint-Malo.

Née à Dahmani, au sud-ouest de Tunis, au sein d'une fratrie de six sœurs et quatre frères, Fawzia Zouari est docteur en littérature française et comparée à la Sorbonne. Romancière, elle vient de publier un splendide récit biographique et onirique, Le Corps de ma mère. Contre l'islamisme en guerre, elle revendique un statut de guerrière.

 

Où en est la situation des femmes en Tunisie?

Le Code du statut personnel, qu'a fait voter le président Bourguiba en 1956, avant même l'adoption de la Constitution, était une législation révolutionnaire pour le monde arabo-musulman – abolition de la polygamie, de la répudiation, du tutorat – , et même au regard du monde européen, puisqu'il établissait – il y a 60 ans ! – le planning familial et un droit au divorce avec pension obligatoire. Il ne restait depuis que deux revendications aux Tunisiennes : obtenir l'égalité en matière d'héritage et le droit d'épouser un non-musulman. Mais la Révolution dite du Jasmin de 2010-2011 et l'accès au pouvoir des islamistes ont remis en question ces acquis et montré qu'un demi-siècle d'émancipation pouvait vaciller sous le diktat des religieux.

 

Pourquoi ?

Au lieu d'améliorer le statut des femmes, la Révolution a remis sur le tapis des débats qu'on croyait révolus, comme la polygamie ou la notion d'égalité entre hommes et femmes. La Constitution de 2014 a finalement maintenu nos acquis, mais les religieux sont toujours en embuscade. Entre-temps, ils s'occupent d'islamiser la société. Au lieu d'avancer, le pays se demande à nouveau comment endiguer le niqab, lutter contre les polygamies secrètes, les petites filles qu'on endoctrine dans les écoles coraniques, les violences contre les femmes qui se sont multipliées et cette virilité arrogante et ostensible dans les rues. Tout un travail semble à refaire. Sisyphe est une femme dans le monde arabe…

 

Pourquoi la Tunisie avait-elle suivi une autre voie que de nombreuses sociétés musulmanes ?

La Tunisie a toujours existé par ses femmes – son histoire compte des figures féminines exceptionnelles comme la Reine Didon ou Saïda Mannoubia. Et elle a toujours pris des décisions extraordinaires : elle fut la première « wilaya » à contester l'autorité du califat de Bagdad, au VIIIe siècle déjà, parce qu'elle refusait de payer l'impôt ! Elle a institué au XIIe siècle le contrat kairouannais qui n'existait dans aucune contrée d'islam et qui garantissait la monogamie aux femmes. Elle a aboli l'esclavage au XIXe siècle et lancé la première constitution laïque du monde arabe. Et elle a eu Bourguiba, lequel a transmis aux Tunisiennes ce joli trousseau du Code du statut personnel. Aujourd'hui, si défaite du gouvernement islamiste il y a eu, si la preuve est donnée au parti El-Nahdha que la Tunisie n'est pas une proie facile, c'est aux femmes qu'on le doit.

“Une grande partie de ces jeunes est partie en Syrie parce qu'on leur ouvre une perspective sexuelle.”

 

Comment ont-elle agi durant la révolution de Jasmin ?

Elles sont descendues dans la rue pour fustiger la dictature, sans mettre pour autant en avant leurs droits, croyant que la revendication de la démocratie et de la liberté incluait d'office ces derniers et qu'elles allaient assister à une « révolution dans la révolution ». Elles n'avaient pas de raison de s'inquiéter car, aux premiers jours, les barbus n'étaient pas là. Pas de drapeaux israéliens ni américains brûlés. Pas de slogans contre l'Occident. Juste : « Ben Ali, dégage ». C'était une révolution laïque. Et tout de suite après elle a été récupérée. Les islamistes sont sortis des geôles de Ben Ali, et sont surtout venus d'Europe en masse.

 

Beaucoup de jeunes Tunisiens sont partis se battre en Syrie...

Oui, c'est le plus gros contingent de daeshistes alors que nous sommes le plus petit pays arabo-musulman. Une grande partie de ces jeunes est partie parce qu'on leur ouvre une perspective sexuelle. En Tunisie, ils sont chômeurs, n'ont pas assez d'argent pour se marier, pas le droit à des relations sexuelles hors mariage, comment voulez-vous que le corps exulte ? Avec Daesh, vous avez une sexualité accessible, pas chère, valorisante, et non seulement vous avez votre lot ici, mais dans l'au-delà.

 

Et les hommes laïcs, qu'ont-ils fait ?

Il existe, bien sûr, des hommes laïcs dans les pays arabes qui luttent aux côtés des femmes et consentent volontiers à leur laisser une part du pouvoir. Mais si vous revenez à l'Histoire, aux sources dogmatiques et à l'inconscient musulman, il y a toujours cette guerre masculine pour contrôler la sexualité féminine, que ce soit sous le voile, derrière les murs ou à travers l'injonction patriarcale. De sorte qu'on peut lire l'histoire musulmane comme une succession d'envoilement/dévoilement des femmes, d'acceptation/refus de l'émergence du corps féminin dans la cité. Un corps féminin qui ne réussit pas à se défaire de sa désignation comme « tentation », pour émerger comme « corps social », tout simplement.

“L'éducation à l'égalité ne pourra se faire qu'au prix d'une mise à distance du religieux et du pouvoir du père.”

 

La révolution reste à faire ?

Bien sûr. Aucune société ne peut prétendre à la démocratie et aux libertés sans inclure l'égalité entre les sexes. Et comment ? Forcément en légiférant hors de la loi religieuse. Par conséquent, tant que les révolutions arabes ne se décideront pas à opter pour la laïcité, tant qu'elles puiseront dans le référent religieux, il n'y a aucun espoir de libérer les femmes, voire l'individu musulman. Le jour où il y aura une volonté de séparer la mosquée et l’État, de légiférer selon des lois séculières, d'accepter de libérer le corps des femmes, ce jour-là s’annonceront les vraies révolutions du monde arabo-musulman.

Dans un débat à l'Opéra Bastille avec l'écrivain algérien Kamel Daoud, l'Américano-Egyptienne Mona Eltahawy, disait : « Les mères élèvent leurs enfants pour qu'ils survivent dans un environnement misogyne ». Qu'en pensez-vous ?

Nous savons que les mères transmettent l'oppression des femmes pour assurer leur propre survie et celles de leurs filles. Avec l'accès à l'école, on a pensé, à partir des indépendances, que les femmes allaient changer de stratégie, voire de réflexe. Mais le retour de l'islamisme ajouté à un inconscient patriarcal encore prégnant empêchent cette éducation à l'égalité qui ne pourra se faire qu'au prix d'une mise à distance du religieux et du pouvoir du père.

 

Ce retour à l'islamisme, comment se traduit-il ?

Dans les années 60, le voile avait disparu des pays musulmans, même d'Afghanistan. A Tunis, je dirais que 30 % des filles sont aujourd'hui voilées. Dans le sud du pays, 90 % ! Celles qui résistent ont plus de 40 ans. Beaucoup de jeunes filles semblent modernes mais avec une mentalité de harem parce que nos pays sont arrosés par des séries turques, dont Le Harem du sultan, qui raconte la vie de Soliman le magnifique et de ses concubines. Dans la médina de Tunis, vous avez des boutiques Harem du Sultan, avec le vestiaire du harem... Pour le divertissement, on regarde les chaînes libanaises. Pour le discours religieux, on a le choix entre 90 chaînes wahhabites. On se tourne vers un Orient fantasmé. Moi, je me sens beaucoup plus proche d'une Sicilienne ou d'une Marseillaise que d'une Saoudienne. Je me tourne vers l'Europe dont on veut nous déposséder.

“Paradoxalement, ce n'est pas en Europe, c'est dans le monde arabe que les langues se délient”

 

Dans une chronique pour Kamel Daoud, vous vous en prenez aux universitaires français qui l'ont attaqué pour ses idées sur les événements de Cologne. Vous dites qu'ils sont « incapables de nous voir autrement que comme des protégés »...

Je déplore un certain discours de la gauche française qui fait des musulmans des victimes ou des protégés. Je récuse les plaidoyers de certains avocats d'office qui veulent voir en nous les nouveaux damnés de la terre. Pourquoi ? Parce que cela nous empêche de dire ce qui ne va pas chez nous. Parce que cela nous déresponsabilise et soumet ceux, parmi nous, qui appellent à l'autocritique, à l'accusation d'islamophobie. Parce que cela nous empêche de devenir acteur et sujet de notre Histoire. Insidieusement, cette attitude de solidarité ne fait qu’instituer une sorte d'omerta sur l'islam, d'occulter la « question musulmane » et de nous exclure du débat.

Le plus grave, c'est que la révolution rétrograde en matière des droits des femmes gagne l'Europe. Il y a des quartiers où on ne serre pas la main des femmes, où vous ne pouvez vous mettre à la terrasse d'un café pendant le ramadan. On est dans un pays laïc, où l'égalité des statuts est réel, où la mixité est obligatoire. Quand vous vous retrouvez dans certains quartiers comme si vous étiez dans la médina de Tunis, vous vous dites : mais pourquoi ai-je fait le voyage ? J'ai écrit un petit texte sur la solitude des musulmans laïcs. On se sent seuls. Le féminisme français est à l'épreuve des islamistes. Lors d'un récent débat radiophonique, sur quatre femmes, j'étais la seule à me prononcer contre le voile islamique.

 

Vous dites : « Des Kamel Daoud, il en naît tous les jours de l'autre côté de la Méditerranée »...

Paradoxalement, ce n'est pas en Europe, c'est dans le monde arabe que les langues se délient et que naissent des voix courageuses appelant à l'autocritique et à la nécessité de mettre des mots sur les maux de nos sociétés. C'est dans le monde arabe qu'émergent les nouvelles lectures des sources religieuses et les combats pour la laïcité. Mais l'Occident préfère jouer au « penseur suprême » avec des relents de compassion chrétienne. Il préfère avoir son propre discours sur nous, les intellectuels musulmans, et ce discours confine à une sorte d'essentialisme à l'envers. Pourtant, nous soutenons l'Occident sans lui être aliénés, notre désir d'ouverture à l'Autre n'étant qu'une expression de confiance en nous-mêmes et d'un esprit souverain. La critique que nous adressons à nos coreligionnaires ne relève aucunement du déni de notre monde mais du désir de l'inclure dans le destin universel. Nous sommes entrées en résistance. Nous avons un ennemi qui s'appelle l'islamisme. Et une bête sanguinaire qui se nomme Daesh. Dans nos paroles, comme dans nos œuvres, nous nous devons d'être des guerrières.

A lire

Le Corps de ma mère, de Fawzia Zouari, Editions Joëlle Lossfeld, 240 pages, 19€.

 

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 16:14
Invité-es: Sr Laurence Nannarone, la relecture spirituelle de la vie.

Au quotidien, la relecture a pour objectif de permettre de prendre conscience des divers mouvements qui nous agitent afin de discerner.

Pour que cette prise de conscience puisse avoir lieu il ne suffit pas de lire notre vie comme on feuillette un calendrier et revoir se dérouler de façon chronologique les événements qui constituent notre passé, lointain ou immédiat. Faisant alors la somme de ce que nous avons vécu, nous risquons d’appréhender essentiellement notre existence sur le mode quantitatif, du plein et du vide, et ainsi, à la moindre absence - d’activite ou d’entourage –le “souffle” de la vie risque de ne plus se faire sentir.

Relire c’est relier les instants de cette vie. Etres de mémoire, pétris de passé, fondamentalement inscrits dans le présent, il nous est offert de relire notre vie autrement, en revenant jusqu’aux effets produits en nous par ce que nous avons vécu, en reconnaissant les fruits que nos choix ont pu porter ou ne pas porter, en réentendant

certains mots, regardant ce qu’ils ont pu provoquer à une certaine époque, étant attentifs à ce qu’ils provoquent aujourd’hui. C’est à l’image de Marie faire un travail “symbolique” (Lc 2,19).

Par le récit, la relecture nous permet d’accéder a notre identité d’êtres de parole, car le processus de “retour sur” s’accompagne d’un choix de tels ou tels souvenirs, de telles situations, de tels visages, de telles conversations. En devenant vigilants a ce que nous retenons, nous apprenons à découvrir ce qui nous touche et de quelle manière noussommes touchés.

La pratique de ces interrogations nous enseigne à reconnaitre ce qui favorise en nous l'ouverture, la mise en route, ce qui fait de nous des vivants. Elle nous invite aussi à percevoir ce qui nous divise et nous enferme, ce qui peut être mort dans nos vies.

La relecture, dans la tradition ignatienne, est donc un appel du Seigneur. Il nous convie a Lui faire part du plus ordinaire du quotidien de nos vies afin que nous le trouvions en toutes choses, sans jamais l’y enfermer.

Bien que rédigées, dans le cadre des Exercices Spirituels, les propositions pédagogiques d’Ignace ont valeur dans la vie courante. En effet, des le moment ou, l’accompagné commence à unir sa prière et sa vie et ou, des lors, il s’éveille au discernement, il peut se livrer à ses activités humaines en y apportant le regard de foi qui les situe dans l’histoire de sa relation a Dieu. Ses activités assumées comme des “exercices spirituels” deviendront, une fois relues, signifiantes pour chercher et trouver la volonté de Dieu.

 

Sr Laurence Nannarone, rc dans L’accompagnateur au Samedi saint p 15 et 16, mémoire de théologie.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 18:47
Dieu comme un berger, une femme, un père: 24ème dim. TO

Lc 15. 1 à 31

1- S’approcher et écouter

On y voit le groupe des publicains et des pécheurs :

Il y a deux verbes pour qualifier leur attitude : s’approcher et écouter

Rester à considérer ces 2 attitudes.

*Une décision de se rendre proche de cet homme Jésus, le côtoyer, se laisser changer par lui

*Une décision d’écouter : on a là le verbe qui court le long de toute la Bible : « Ecoute Israël »

Il s’agit de s’ouvrir à la parole d’un autre.

Entrons dans ces 2 attitudes : s’approcher de Jésus dans la confiance et le désir de s’ouvrir à sa parole et surtout de demander une confiance et un désir plus grand que ceux que nous avons.

2-Faire bon accueil et manger

Voir l’attitude de Jésus par deux verbes aussi : faire bon accueil et manger.

Comprendre pourquoi Jésus fait bon accueil : tout simplement parce que il est devant des hommes et des femmes de désir, qui attendent quelque chose de lui, qui on soif de l’entendre.

Prendre conscience de la joie de Jésus.

Rester à regarder Jésus qui fait bon accueil sans condition préalable : le fait de s’approcher et de vouloir écouter suffit.

Rester à regarder ces repas qu’il prend avec eux : dans la société où vivait Jésus, manger est un signe fort de solidarité et de communion, c’est d’ailleurs cela qui scandalise les pharisiens.

3-Une brebis, une pièce, un fils

Prendre du temps pour regarder les images que Jésus prend :

pour parler de nous : une brebis, une pièce d’argent, un fils. Des images qui

chacune à leur manière dise une richesse, une valeur. Nous sommes précieux pour Dieu.

A chaque fois c’est "un-e" , pour dire que chacun-e est aimé-e, manière de reprendre Is 43/1-4 « tu as du prix à mes yeux et je t’aime »

4-Dieu à l’image d’un berger, d’une femme, d’un père.

Prendre du temps aussi pour regarder les images que Jésus emploie pour parler de Dieu :

-Dieu comme un berger

-Dieu comme une femme

-Dieu comme un père

5- S’arrêter devant le trait commun de ces 3 paraboles

perdu / retrouvé

Dialoguer avec Dieu là- dessus : qu’est-ce qui dans ma vie est perdue et que Dieu cherche, recherche ?

5- S’imprégner de la tonalité de joie de ces 3 paraboles, la joie de Dieu

6-Regarder ce que Dieu fait :

*comme un berger :

Courir jusqu’à ce qu’il la retrouve

La mettre sur les épaules

Rassembler amis et voisins

*comme une femme:

Allumer une lampe

Balayer la maison

Chercher soigneusement jusqu’à ce qu’elle l’a trouve

Rassembler amis et voisins

*comme un père:

Confier son héritage

Attendre son retour

Courir à sa rencontre

Le couvrir de baisers

Le revêtir de plus beaux habits

Festoyer

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 15:12
Visitation: tableau d'Arcabas

Visitation: tableau d'Arcabas

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Lc 1. 39-45

 

1ère piste :

Regarder Marie qui se lève. Regarder cette décision qu’elle prend. A-t-elle mûri longuement cette décision ? On ne sait mais elle l’a prise. Se lever, c’est passer à l’action.

M’emplir les yeux et le cœur de cela pour que Marie me transmette son dynamisme.

2ème piste :

Regarder Marie qui se rend en hâte. Non seulement, elle décide mais met sa décision en œuvre en marchant d’un bon pas, rapidement comme pressée par un grand désir. Se demander la raison de sa décision et la raison de son empressement : Vérifier la parole de l’ange ? Non. Désir d’aider sa cousine ? Peut-être. Vouloir partager avec elle leur joie mutuelle ? Sûrement.

Sentir cette joie de Marie. S’en imprégner. Elle veut aussi nous la partager pour éveiller plus de vie en nous.

3ème piste :

Elle salue Elisabeth. En fait elle lui dit « réjouis-toi ». Le même mot que l’ange lui avait dit. Entendre cette salutation : « Réjouis-toi » ; la laisser résonner. Elle est pour chacun-de nous aussi. Marie nous la dit.

Et laisser Marie nous dire les motifs de cette réjouissance en nos vies : je suis aimé-e par Dieu…

4ème piste

Regarder les conséquences de cette salutation. L’enfant tressaille dans le ventre d’Elisabeth. Elisabeth est remplie d’Esprit Saint. Regarder comment une salutation de réjouissance peut éveiller la vie de l’Esprit en quelqu’un.

Sonder comment je m’approche des autres. Ce qui pourrait modifier ma manière d’entrer en relation.

5ème piste

Entendre la prophétie d’Elisabeth. Remplie d’Esprit Saint, elle prophétise, elle est prophète ! Au point que cette prophétie a traversé les âges, interminablement répétée dans tous les chapelets du monde !

S’étonner du silence de la Tradition chrétienne sur la qualité de prophète d’Elisabeth.

6ème piste

« Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? »

Entendre cette question. La faire nôtre. Marie aussi vient à nous. Comment l’accueillir ?

7ème piste

Ecouter sa confession de foi, ce qu’elle nous dit de Dieu : un Dieu de miséricorde qui renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Réaliser que ce magnificat de Marie est un texte dangereux pour tous les tyrans du monde. Pinochet, quand il était au pouvoir en Argentine l’avait fait interdire !

 

 

 

 

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 15:35

L'Equipe de France Féminine disputait dans la nuit de mercredi à jeudi son premier match des Jeux Olympiques de Rio 2016. A l'Estadio Mineirao de Belo Horizonte, les Tricolores étaient opposées à la Colombie. Elles l'ont emporté 4-0, grâce à des buts signés Mads Toppel c.s.c. (2e), Eugénie Le Sommer (14e), Camille Abily (42e) et Amel Majri (82e). Découvrez tous les buts en une minute !

Un pas de plus pour sortir le foot féminin de la clandestinité dont les médias le maintiennent encore!

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