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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:55

Le Centre spirituel est situé à proximité de Paris, au cœur de l’Île-de-France,  à 800 mètres du Château et du Parc de Versailles. 

Un très beau parc avec pelouses, sentiers ombragés et pièce d’eau  fait de ce lieu un véritable havre de paix au cœur de la ville.

 

Il vous accueille avec ses

  • 6 salles de réunion et 2 salles de conférence, salle de détente
  • 3 salles à manger (20, 24 et 30 personnes)
  • 15 chambres doubles, 4 chambres simples

(en tout 34 lits) la plupart avec douche et wc, accessibles par ascenseur

  • un parking

 

Une Communauté

de Sœurs du Cénacle

et des laïcs 

 

*anime tout au long de l’année des temps forts spirituels :

-en matinées, après-midi, soirées, WE

-des retraites de 3 à 8 jours selon les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola.

-une formation à l’accompagnement

-etc.

*accueille des groupes déjà constitués :

jeunes en aumôneries, catéchèse, membres de divers mouvements, paroisses…

Ces groupes peuvent faire appel à un membre de l’équipe du Centre pour participer à l’animation de tout ou partie de leur rencontre.

 

*accueille individuellement les personnes

qui désirent venir se poser, prier, réfléchir, prendre un peu de recul (seul-e ou en demandant à être accompagné-e).

 

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 21:41
Arcabas, l'annonciation à Marie

Arcabas, l'annonciation à Marie

Lc1/26-38

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. ». Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

1-L’initiative de Dieu

On nous dit que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville appelé Nazareth auprès d’une vierge appelée Marie.

S’arrêter, s’étonner du désir de Dieu de nous rejoindre : oui Dieu veut nous rejoindre, se communiquer à nous, se donner à nous.

 

2-Ensuite la manière de faire :

Il y a l’étendu du monde, il y a l’étendu du temps et il choisit une petite bourgade de rien du tout, Nazareth et une personne particulière : Marie.

Dieu n’aime pas en général mais dans le plus concret de l’existence. L’universel de son amour est concret : en venant vers Marie, c’est vers chacun de nous qu’il vient, en elle, il rejoint les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les pays.

Cette contemplation peut nous aider à aimer le quotidien de notre vie : ne pas chercher à trouver Dieu ailleurs que dans ce plus concret qu’il a voulu rejoindre. Regarder cela pour aimer davantage  notre vie qui est lieu de Dieu.

3-La raison de sa venue

-elle est donné  par le nom de l’enfant : Jésus= Dieu sauve

-elle est donné par : « le Seigneur est avec toi » = l’autre nom de Jésus, c’est à dire l’Emmanuel

L’Avent peut être pour chacun de nous ce temps privilégié où nous exposons notre vie à sa venue pour qu’il vienne sauver ce qui a besoin d’être sauvé.

Qu’est-ce que j’aimerai que Dieu vienne sauver dans ma vie ? Laissez monter en soi le désir du cœur, laisser monter à la conscience claire le désir peut-être enfoui que Dieu vienne sauver tel aspect de ma vie d’aujourd’hui ou de mon passé.

4-la figure de Marie

Elle s’appelle Marie, mais un mot dans cet Evangile est comme un autre nom. Elle s’appelle « pleine de grâce » c’est à dire pleine de Dieu, pleine de la vie de Dieu, pleine de l’amitié de Dieu.

Entendre ces mots adressés à Marie comme nous étant adressés aussi.

Et si cela vous semble inconvenant, ne pouvant pas s’adresser à nous mais seulement à elle,

allez voir en Ep 1/3-14 et même tout le chapitre 1

Vous y verrez la même chose même plus développé

-nous sommes béni de Dieu

-nous sommes choisi

-choisi pour être saint dans l’amour

-prédestiné à être ses fils

-gratifié de sa grâce dans le Christ

5- Le discernement de Marie

Marie est en train de prier, de faire oraison comme nous, l’ange n’est pas une vision, mais une révélation intérieure qui la bouleverse comme nous même nous avons pu faire cette expérience d’une parole intérieure. Dieu est vraiment le vivant, Parole intérieure qui peut bouleverser nos vies.

Mais Marie ne prend pas pour « argent comptant » tout ce qui se passe dans son cœur, elle veut discerner, faire le tri, savoir si ce qu’elle entend au plus profond d’elle-même vient bien de Dieu

Elle réfléchit : « elle réfléchissait à ce que pouvait être ce salut »

Elle interroge : « comment cela se fera-t-il ? »

Qu’est-ce qui emporte son adhésion que c’est bien Dieu qui lui parle ?

3 critères : paix, joie, force

-paix : elle reçoit la parole qui parcourt toute la Bible, Dieu qui ne cesse de dire pour nous apaiser : ne crains pas

-joie : Dieu ne veut et ne peut que donner que de bonnes choses, et la seule qu’il veut nous donner c’est lui-même : tu as trouvé grâce auprès de Dieu, sa vie t’est donné, tu es trouvée en lui pour ta joie et la sienne

-force : ce n’est pas toi qui fera, mais lui en toi. Marie l’a compris car à la fin elle ne dit pas : je le ferai mais « qu’il me soit fait »

Oui, tout cela vient bien de Dieu, c’est sa marque !

Appel pour nous aussi à discerner, à faire le tri dans ce qui se passe en nous dans l’oraison et notre vie : ce qui vient de lui et ce qui ne vient pas de lui, les chemins de vie auquel il m’invite et les impasses à éviter.

 

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 14:07
Penser la foi Dieu Trinité: Père-Fils-Esprit...autrement.

Dieu, en christianisme, se décline avec trois noms :

Père, Fils, Esprit.

L’origine de cette formulation nous vient des Conciles qui ont eu lieu dans les premiers siècles de l’Eglise.

Ils se sont appuyés sur la manière qu’avait Jésus de s’adresser à Dieu dans les Evangiles (Fils du Père), sur ses paroles et ses actes révélant sa divinité et sur l’expérience de l’Esprit que faisaient les premier-ères chrétien-nes.

 

1-Parler de Dieu comme Père peut donner à entendre une familiarité, une proximité avec Dieu. En ce sens, elles sont bénéfiques pour la relation à Dieu. Mais elles peuvent aussi donner à entendre un lien à Dieu du registre de la famille. En cela, elles peuvent être un obstacle à la foi, sous plusieurs aspects :

*Tout d’abord un rejet à cause de la figure paternelle masculine de Dieu excluant le féminin en Dieu.

(Cette figure masculine de Dieu renforce le patriarcat en lui donnant des justifications religieuses.)

Certain-es, pour pallier à cela disent Père-Mère. Mais on reste toujours dans le registre familial et si votre père ou votre mère ont été de mauvais parents, de ceux qui battent leurs enfants, ou tant d’autres choses…vous aurez du mal à voir Dieu comme Père ou Mère !

*Même sans expérience malheureuse, la symbolique familiale reste ambigüe car se situer devant un Dieu parent peut être vécu comme une dépendance dont on ne peut sortir et faire rester toujours un enfant sans jamais devenir adulte, rester dans un rapport à Dieu infantile et infantilisant.

 

Mais il est possible d’entendre autrement Père-Mère : la conscience d’une origine : je viens de…Avoir conscience de n’être pas sa proche origine. Ce qui, d’un point de vue simplement humain ne peut pas être contesté. Et connaitre son origine est vital pour la construction de l’humain.

La foi chrétienne dit de ce point de vue quelque chose d’inouï : tu viens de Dieu, ton origine est divine.

De quoi favoriser une belle estime de soi !

 

Cependant il faut encore que cela n’alimente pas la conscience d’une dette pesante qui se dirait ainsi : «  Si je viens de lui-elle, je  lui doit tout et je dois rendre des comptes » Image d’un Dieu dont le don ne serait pas gratuit mais qui exigerait un retour.

Non, ce qui fait honneur à Dieu c’est de penser que ce qui est donné est gratuit. C’est donné. Un point, c’est tout.

Si l’on veut donner à notre tour, c’est de l’ordre de notre liberté, un don à notre tour mais pas un rendu qui serait obligé.

Et ce don est à donner d’abord aux autres.

C’est en donnant aux autres qu’on donne à Dieu. (voir Mt 25/31-46).

 

Osons une autre formulation :

Dieu est Volonté d’amour, Parole d’amour, Acte d’amour.

Dieu EST amour.

Et nous avons là une manière de parler de la Tri-Unité de Dieu dont l’image n’est pas du registre familial.

 

2-Mais alors comment parler de Jésus comme Fils ?

Comme Parole d’amour, Parole qui s’est fait humaine, et qui dans son humanité avait conscience de son origine.

 

3-Et comment parler de l’Esprit ?

Comme Acte d’amour depuis toujours et pour toujours, pour tous les temps et tous les êtres.

 

A suivre…

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 23:17
La société patriarcale du temps de Jésus : un oubli des commentaires de Luc 20,27-38 évangile du 32ème dimanche du TO année C

Ce passage relate une controverse entre le parti de sadducéens et pharisiens au sujet de la résurrection. Les premiers le niant, les seconds y croyant. Les sadducéens raconte à Jésus l’histoire d’une femme ayant eu 7 maris et lui demandant, pour tourner en ridicule la résurrection : « De qui sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eu pour femme ? »

Ce passage montre à l’envie la société patriarcale dans lequel Jésus a vécu et dont il a transgressé les codes  par ses paroles, ses actes, et son simple vécu quotidien.

Société patriarcale car, à l’exemple de se passage, ce sont toujours des hommes qui sont en situation de discussion, de controverse, de pouvoir : Ils n’y a pas de sadducéennes et de pharisiennes !

Société patriarcale car leur récit repose sur une loi, celle du lévirat Dt 24,5-10 («  un homme devait épouser sa belle-sœur en cas de mort de son frère pour assurer une descendance à celui-ci" 1 )

Ce qui est visé dans cette loi c’est la descendance masculine, c’est le souci qu’un homme ait une descendance : « qu’il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère » (verset v28)

Mais il n’y a pas de réciprocité. Il n’y a pas de loi de lévirat au féminin ! Nulle préoccupation d’assurer une descendance à une femme.

Il y a trace ici de l’appropriation masculine de la fécondité des femmes. Faute de ne pouvoir enfanter, il  faut s’approprier les enfants (les fils de préférence !) qui viennent des femmes.

La traduction de la Bible de Jérusalem mets bien en évidence cette appropriation par le vocabulaire employé : « prenne la femme » v28 ; « ayant pris femme » v 29 ; « prirent la femme » v 31 ; les sept l’auront eu pour femme » v 33. La femme relève de l’avoir.

Pour sentir à contrario le caractère patriarcal de cette situation, on peut écrire cette loi du lévirat au féminin: Si quelqu’un a une sœur mariée qui meurt, que sans avoir d’enfant, que sa sœur prenne l’homme et suscite une postérité à sa sœur. Il y avait donc 7 sœurs. La première ayant pris homme, mourut sans enfant. La seconde aussi, puis la troisième prit l’homme ; Et les sept moururent de même sans laisser d’enfant après eux. Finalement l’homme mourût aussi ; et bien cet homme, à la résurrection de laquelle d’entre elles va-t-il devenir l’homme, puisque les sept l’auront eu pour homme ?

La réponse de Jésus va faire voler en éclat le caractère de possession contenu dans ce type de pensée. Hommes et femmes sont déclaré-es héritier-es de la résurrection. Ils et elles sont vivants en Dieu. Et le mode de relation doit rejaillir sur le vécu terrestre et contester ce vécu terrestre qui est sous le mode de la possession.

Tous les commentaires font de  ce texte, fort justement, une prise de position sur la résurrection mais peu ou pas, pointent le caractère patriarcal de l’histoire initiale des 7 frères. Et donc édulcore la révolution de Jésus.

1-C.FOCANT et D.MARGUERAT, Le nouveau Testament commenté, Bayard et Labor et Fides 2012 Page 371

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 22:49

Magnifique !

Pentatonix est un groupe vocal originaire d'Arlington, au Texas, composé de cinq chanteurs : Avi Kaplan, Kevin Olusola, Kirstin Maldonado, Mitch Grassi et Scott Hoying.

(information: Wikipedia)

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 22:47
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 17:03
Le Journal Libération félicite et dit merci aux évêques de France

On peut saluer à sa juste valeur cet article du Journal Libération qui félicite les évêques et les remercie de leur texte. Voici le début de l’article :

« Que vous soyez, laïcard, agnostique, catho ou musulman, il faut lire ce texte "Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique", la conférence des évêques de France a pris la plume pour parler de la crise du politique, de la République et du contrat social. Et il faut dire clairement : c’est un texte qui fait du bien. Certes le diagnostic général "la politique dans notre pays ne cesse de voir son discrédit grandir, provoquant au mieux du désintérêt au pire de la colère" n’est pas franchement neuf. Et les solutions pas vraiment renversantes. Mais ce texte a le grand mérite de rappeler l’ambition d’un "vivre ensemble" fraternel… »

et pour lire la totalité, cliquer sur le lien : http://www.liberation.fr/france/2016/10/13/messieurs-les-eveques-la-republique-vous-remercie_1521811

 

On peut retrouver l’intégralité du document des évêques en cliquant sur le lien :

http://www.eglise.catholique.fr/wp-content/uploads/sites/2/2016/10/Texte_Retrouver-le-sens-du-politique.pdf

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:09
Zachée, Dieu mendiant de notre amitié, 31ème dim. du TO Luc 19/1-10

Entré dans Jéricho, il traversait la ville. Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c'était un chef de publicains, et qui était riche. Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille. Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là. Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : "Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi." Et vite il descendit et le reçut avec joie. Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : "Il est allé loger chez un homme pécheur !" Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : "Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple." Et Jésus lui dit : "Aujourd'hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham. Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."

1ère piste :

Regarder Zachée. Que sait-on de lui ? Son compte en banque et la mauvaise réputation qu’il a, car, comme publicain, collecteur d’impôts, les gens le soupçonnent de détourner de l’argent à son profit et d’être sympathisant à l’occupant romain. Son estime de lui ne devait pas être facile : à ses propres yeux et à ceux des autres. De plus son physique ne l’arrange pas : il est petit de taille.

Prendre du temps pour le regarder ainsi.

2ème piste :

Ensuite regarder Jésus ou plutôt, regarder Jésus qui regarde cet homme. Dans cette foule, Zachée est le seul à être regardé et à qui il parle. Pourquoi ? Parce que Jésus est venu sauver ce qui est méprisé, exclu, blessé, mésestimé… Donc, Il est venu pour chacun-e de nous dans la mesure où personne n’est indemne de d’un mépris, d’une exclusion, d’une blessure, d’une mésestime…

Alors, devenons un Zachée, montons dans notre arbre et voyons la scène de son point de vue.

3ème piste :

Regarder Jésus qui lève les yeux vers moi. Comment me regarde-t-Il ?

Il me regarde avec amour, avec tendresse. L’entendre prononcer mon prénom. Entendre le seul désir qu’il a au cœur : me rencontrer tel-le que je suis, comme je suis.

Dans ce prénom qu’il prononce, sentir l’estime qu’il a pour moi, la valeur  que j’ai à ses yeux. Goûter son regard accueillant, bienveillant, désirant.

4ème piste :

Puis entendre la parole suivante : « aujourd’hui, il me faut demeure chez toi ». Laissez retentir en moi ce « aujourd’hui ». Ni hier, ni demain mais un aujourd’hui sans fin. Entendre cet appel de Jésus à vivre l’aujourd’hui.

Entendre toute l’étendue de cet appel : « Aujourd’hui, vis pleinement ta vie, bois cette vie. »

5ème piste :

Regarder Zachée, toujours dans son arbre, qui prend une décision : il choisit de descendre et de répondre à cet appel. Il s’était caché dans son arbre pour voir sans être vu. La parole de Jésus lui donne la force de descendre, de s’affirmer, d’être vu sans complexe.

Descendre de l’arbre, Qu’est-ce que cela signifie pour moi, personnellement ? Quelle décision de lâcher-prise ?

6ème piste :

Les regarder maintenant côte à côte, ni en-dessous, ni au-dessus mais à égalité, l’un avec l’autre. Zachée est chez lui avec Jésus. Zachée peut vraiment « habiter » son existence.

Pour finir, étant devant Jésus, qu’ai-je envie de Lui dire ?

7ème piste :

Entendre la décision qu’il prend. C’est la sienne. Jésus ne lui a rien demandé, rien exigé. C’est ce qu’il a senti au plus profond du cœur, sa décision à lui.

Quelle est ma décision ?

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 10:15

 Libres propos: une nouvelle rubrique de mon blog: des articles qui donnent un point de vue auquel je me sens proche tout en n'approuvant pas tout ce qui est écrit.

‘’LE VOL NOIR DES CORBEAUX’’ SUR NOS VILLES  par Didier Lévy 

Le dimanche 17 octobre, les cohortes de l’ordre moral ont une fois encore défilé sur le pavé de nos villes. En prétendant "manifester pour tous".

Dans leurs rangs, ceux-là même qui intiment aux musulmans, à leurs compatriotes musulmans, de se conformer à la laïcité à la française, ont piétiné celle-ci en exigeant que la loi de la République s’aligne sur leurs croyances religieuses et sur les représentations du couple et de la famille qui sont le produit de celles-ci.

Du moins à travers l’enseignement doctrinal, immuable, que professe l’institution confessionnelle qui s’est réservée de traduire leur foi en règles de vie.

Pénétrés de ces représentations, et de quelques autres connexes ou aggravantes, ils ont ainsi enjoint à la loi de soumettre le mariage civil, le mariage républicain, aux critères qui valident le mariage religieux catholique - ce qui équivaut à supprimer le mariage civil pour lui substituer une copie du mariage catholique.

Observations de simple bon sens - mais ce dernier peut-il se frayer un chemin dans l’obscurcissement de l’intelligence qui permet à toute forme d'intolérance, ou de fanatisme, de prendre son essor et de s’imposer à la foule qu’elle va mobiliser et diriger ?

Didier LEVY - 15 10 2016 "D'HUMEUR ET DE RAISON"

 

FAUT –T-IL INTERDIRE LA « MANIF POUR TOUS » ? par Michelle C. DROUAULT

Le mouvement « Manif pour Tous » est  en perte de vitesse.

La possibilité de mariage pour les couples de même sexe existe à présent dans 13 pays européens,* la possibilité d’union civile dans 25 d’entre eux, dont la Grèce et l’Italie. Ce fait est entré dans les mœurs. Recommencer à crier à la « loi naturelle » pour empêcher leurs concitoyens d’aimer qui ils veulent ne fait guère recette pour les militants rose et bleu.

Il faut alors supposer qu’un petit malin, pour raviver les cendres et souffler sur la braise, est allé trouver le Pape François pour lui raconter cette histoire abracadabrante : interrogé sur son avenir, un garçon français de 10 ans aurait déclaré vouloir devenir une fille. Le coupable ? Les manuels scolaires, où l’on prêcherait « la théorie du genre ».

L’infaillibilité du Souverain Pontife (déclarée, ne l’oublions pas , en 1871, c’est à dire juste au moment de la bataille pour l’Unité italienne) ne s’applique qu’au dogme. Mais pour véhiculer sans sourciller de pareilles assertions, il faut manquer considérablement de connaissances sur divers sujets. Des connaissances en littérature, en sciences, en sociologie, en anthropologie : la théorie du genre n’existe pas ; elle ne peut donc être enseignée.

Par contre, de nombreuses études SUR la notion de genre, sa construction, son évolution dans les différentes sociétés du monde, ont été menées ces cinquante dernières années (ce qu’elle implique n’est pas du tout identique sous toutes les latitudes*). De plus, d’autres études, principalement nord-américaines ou françaises, ont décortiqué la HIÉRACHISATION des genres,  et les mécanismes de DOMINATION *d’un genre sur l’autre.

Des connaissances liminaires en psychologie de l’enfant auraient également fait soupçonner que cette réponse pouvait signifier énormément de choses différentes, et peut être une provocation, courante à la préadolescence.

Les manuels scolaires tentent d’éveiller les jeunes esprits à la nécessaire égalité entre les sexes, à la possibilité pour chacun(e), fille ou garçon de faire fructifier ses talents et ses désirs d’avenir sans stéréotypes de sexe. Le but principal des enseignants est que filles et garçons se respectent et s’apprécient ; qu’ils soient plus tard des  amis, des collègues, des partenaires, des parents, qui ont des relations saines pour construire une société meilleure.

Et c’est un projet que l’Eglise devrait applaudir.

Une simple vérification aurait permis au pape-comme aux journalistes qui les ont opérées- de voir que dans les manuels destinés au collège (pour un élève de 10 ans), on ne trouvait absolument rien d’autre. Il faut attendre les manuels de terminale pour trouver des propos visant à déculpabiliser les adolescents sur leurs orientations sexuelles, et expliquer  que l’orientation sexuelle n’est pas un choix délibéré comme un choix de supermarché ; ni une pulsion honteuse qu’il s’agirait de freiner, mais qu’elle est en tout cas de figure respectable.

En effet, les suicides d’adolescents homosexuels rejetés par leur famille sont encore nombreux, et la prévention passe par l’explication rationnelle donnée par l’autorité scolaire.

L’Eglise est-elle satisfaite que ces adolescents se donnent la mort par désespoir ?

Bref, tout ceci est incohérent, ou plutôt n’a qu’une seule cohérence : l’aspect politique.

Le mouvement « Manif pour Tous » est très lié à la droite française ; l’extrême droite ne les renie pas, et les présidentielles sont pour bientôt : Deux députés Les Républicains, une députée Front National, et un député d’extrême droite apparenté FN, l’illustre Robert Ménard, ont participé à la dernière manifestation. Les « Manif pour Tous » sont fort discrets sur le fait qu’un de leurs soi disant combat, la lutte contre la GPA, est largement partagé par les organisations féministes et lesbiennes, liées à la gauche, qui dénoncent à juste titre un esclavage moderne transformant les femmes en couveuses. Ils  ne cherchent pas à s’en rapprocher ! Le catholicisme est bien instrumentalisé au profit d’un projet politique, au mépris de ses véritables valeurs. Car enfin, l’extrême droite ne réclame rien moins que le droit de rejeter les migrants à la mer ou ailleurs…

Triste spectacle, le christianisme catholique s’immisce dans les affaires internes d’un pays, la France ; insulte quasiment sa ministre de l’Education, et prétend imposer à tous les citoyens français des règles de vie privée d’un puritanisme obscurantiste. Et il s’associe avec des mouvances qui affichent des idées de haine, de rejet, d’exclusion.

Alors, j’attends avec impatience que l’on traite le catholicisme à la même aune que l’islam !

J’attends qu’on crie au catholicisme politique, à l’atteinte à la laïcité de l’Etat, à l’imposition d’un mode de vie ! Haut et fort !

J’attends qu’un politique harangue les catholiques traditionalistes pour leur expliquer qu’ils ont mal lu les Evangiles, et que jamais Jésus n’y évoque une hypothétique famille nucléaire ou l’homosexualité, comme certains ont commenté urbi et orbi les sourates du Coran…

J’attends qu’on somme publiquement les catholiques de se désolidariser de l’extrême droite, comme on somme l’islam de désavouer l’islam radical, ce qu’il s’époumone à faire sans succès.

 Les mêmes personnes qui poussent des cris d’orfraie  sur une pseudo invasion islamique, prétendent sur leurs seuls critères faire abroger une loi démocratique emportant l’adhésion de la majorité des français.

Si l’on veut être équitable, et que l’on considère que les burkinis sont un trouble à l’ordre public ;  les « Manif pour Tous » le sont aussi.

Faut-t-il donc interdire les « Manif pour Tous » ?

Eh bien non, en vertu des mêmes lois et principes républicains. Car le fondement de la loi, qui est la liberté de manifester ses croyances dans l’espace public, du moment qu’il n’en trouble pas l’ordre, doit être respecté. L’Etat doit être laïc et neutre, pas les citoyens.

L’Etat se doit (et il le fait) d’ignorer les injonctions du Pape, et de l’envoyer poliment sur les roses. Les « manif pour Tous » sont libres d’intoxiquer leurs enfants avec de fausses informations, et de battre le pavé.

D’ailleurs, de quels « Tous » s’agit-il ? On ne voit pratiquement aucune personne de couleur, dans les cortèges, alors que la France est multiple, et comporte des départements et territoires d’Outre-mer. Des lieux où ce mouvement ne s’est pas implanté.

Michelle C. DROUAULT

 

*1 : les Pays bas, la Belgique, la Suède, la Norvège, le Portugal, l’Islande, le Danemark, la France, la Grande Bretagne, la Finlande, le Luxembourg, l’Irlande

*2 : voir les études de Lévi-Strauss, Marcel Mauss, Malinowski, Margaret Mead, entre autres

*3 : Andrea Dworkin, Kate Millett, Judith Butler,  Lacqueur, Pierre Bourdieu…sans oublier Simone de Beauvoir !

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 22:05
Merveille que je suis...

Article déjà paru sur le site des Soeurs du Cénacle

http://www.ndcenacle.org/merveille-que-suis.html

 

Exercice pour accueillir la vie donnée

 

Prise de conscience

Nous n’avions aucune chance d’exister…

Pourtant, vous et moi, aujourd'hui, nous sommes là.

 

Il y a 15 milliards d’années, le big bang, de la matière en expansion…

Aucune raison que 15 milliards d’années plus tard, nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

 

 

Ensuite la longue constitution de l’univers avec ses milliards de galaxies qui se forment …

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite notre système solaire et la terre à bonne distance…

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite, une histoire chaotique de la terre avec des bouleversements  titanesques…

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite l’émergence de l’atmosphère, des océans, déjà un grand progrès… mais

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Ensuite l’émergence du vivant, déjà un grand progrès… mais

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Des millions d’années s’écoulent…

 

Ensuite une espèce domine la terre pendant des centaines d’années, les dinosaures...

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Une extinction des dinosaures et les mammifères qui se développent …mais

Aucune raison que nous soyons là et pourtant… vous et moi, aujourd’hui, nous sommes là !

 

Une évolution du vivant qui va aboutir à l’humain.

Ouf ! ça donne déjà plus de chances !

Mais que ce soit vous et moi qui soyons vivant en ce 10 octobre où j’écris… c’est une chance sur des milliards de milliards !!!

 

Enfin, et non des moindres, que ce soit cette femme et cet homme qui un jour s’unissent, que ce soit le tour de tel ovule d’être là et de tel spermatozoïde de gagner la course (pas un autre et un autre !) … et c’est vous, c’est moi !

Miracle car il y n'y avait qu'une chance sur des milliards à la puissance milliards que vous et moi existions.

 

Admiration

Alors, comment mieux goûter cette merveille que je suis, ce miracle que je suis ?

 

Je peux m’exercer à prendre chaque jour le temps de goûter cette chance, ce miracle d’exister : je suis vivant, vivante… alors je peux énumérer tout ce que je peux faire, tout ce que je sais faire, tout ce qui est bon et beau dans ma vie, tout ce qui m’est donné, tout ce que je peux encore apprendre, tout ce dont je bénéficie… même si c’est infiniment petit et fragile…

Je peux recommencer à m’y exercer au cours de la journée, goûter ainsi à la vie donnée et voir alors comment les nuages perdent de leur force et comment cela me donne de l’énergie pour vivre !

 

Louange

Dire avec le psalmiste : « Merveille que je suis, merveille que tes œuvres » (Psaume 138 verset 14 dans la traduction Bible de Jérusalem).

Louer Dieu pour cette puissance de vie et d’être qu’il me donne, lui la Source de la vie.

 

 

Published by aubonheurdedieu-soeurmichele - dans Boite à outils
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