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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 18:05
Soeurs du Cénacle: Joie de l'engagement définitif d'une Soeur.

Samedi 10 juin

Sr Claire de Leffe : Engagement définitif dans la vie religieuse comme Soeur de Notre-Dame du Cénacle.

Joie de Claire, joie de Dieu, notre joie.

Des photos et un récit en cliquant:

https://www.ndcenacle.org/quand-cenacle-accueille-une-soeur.html

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 11:57
Le magnifique engagement pour les femmes de Laurence Fischer

En République Démocratique du Congo, la guerre est officiellement terminée depuis longtemps. Pourtant, le viol se généralise : chaque année, 400.000 femmes sont victimes de ce fléau.

Certaines d’entre elles sont recueillies à la Fondation Panzi, créée par le Dr Mukwege, un chirurgien qui les prend en charge. Depuis 3 ans, Laurence Fischer, triple championne du monde de karaté, se rend à la fondation pour apprendre l’autodéfense aux femmes violées. Une rencontre qui va bien au-delà du karaté… une rencontre entre femmes, où s’invitent la force, le rire et les larmes.

De Katia Clarens, Thomas Nicolon, Bastien Renouil, Nicolas Combalbert et Xavier Gaillar – ARTE GEIE / Bew TV – France 2017

Pour voir cette video: 2 liens

http://info.arte.tv/fr/rdc-le-karate-pour-se-reconstruire

https://www.bing.com/videos/search?q=laurence+fischer&&view=detail&mid=23174DF328B0D841BDA123174DF328B0D841BDA1&FORM=VRDGAR

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 15:42
Je veux voir Dieu

Je veux voir Dieu

Est-ce possible ? Seulement après la mort ? Dès aujourd’hui ?

Voici quelques éléments de réponses à partir d’un texte de Ste Thérèse Couderc. (1805-1885)

Elle écrit : « Dieu est bon, il est plus que bon, il est la Bonté ».

Et elle en tire la conclusion suivante :

« La bonté de Dieu… bonté infinie, bonté incréée, source de toutes les bontés !

Et sans laquelle, il n’y aurait aucune bonté, ni dans les hommes, ni dans les autres créatures… je vis écrit comme en lettre d’or ce mot Bonté… Je le vis…écrit sur toutes les créatures, animées et inanimées, raisonnables ou non, toutes portaient ce nom de bonté, je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu.

Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon et tous les services et les secours que nous recevons de chacune d’elles est un bienfait que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de sa bonté infinie, afin que nous la rencontrions en tout et partout. »

 

Elle nous livre là un texte fort qu’on pourrait résumer en disant : Dieu est dans la chaise ! Je peux le voir dans la bonté que représente une chaise, bonté de ceux qui l’ont fabriqué, bonté de Dieu qui est à la source de cette bonté.

Je peux donc voir Dieu en tout ce qui est bon dans notre monde, les choses, les gens…voir Dieu.

Du coup, ce « voir Dieu » devient immense. Le voir partout où il y a de la bonté.

Voir Dieu dans les vêtements que je porte, dans la maison où je vis, dans les aliments que je mange… etc. etc. car il y a la bonté de celles et ceux qui les ont faites, bonté qui a sa source en Dieu. Voir Dieu.

A la fin d’une journée, faire mémoire : Où ai-je vu Dieu ? Je l’ai vu sur des visages, en tout acte de bonté, en toute chose bonne…Immense !

 

En écrivant ce texte Thérèse Couderc rejoint la grande tradition ignatienne pour qui l’accès à Dieu passe par la médiation du réel, du plus concret, du monde. Le trouver et le voir dans le concret du monde.

 

 

 

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 15:39
Bonté
Bonté
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 21:18
La Trinité, à l'image d'un berger, d'une femme, d'un père: Lc 15/1-31

Quand nous nous situons devant Dieu, on n’est pas devant un solitaire mais devant une Communion d’amour.

Devant Dieu Trinité d’amour.

Dieu Volonté d’amour (et c’est le Père)

Dieu Parole d’amour (et c’est le Fils)

Dieu Acte d’amour (et c’est l’Esprit)

L’amour se communique et s’échange à l’intérieur de Dieu même.

Mais aussi à l’extérieur de Dieu même.

Car la Trinité est diffusive de soi.

Vers nous, pour nous, attentive à nous, se réjouissant de nos joies, remuée jusqu’aux entrailles par nos souffrances.

 

Contemplation d’une image

1-Regarder le personnage du milieu : notre humanité

Comment est-elle ?

Plusieurs lectures sont possibles qui se complètent : l’humain dans sa beauté sorti des mains de Dieu, l’humain créé à l’image de Dieu, l’humain blessé dont Dieu prend soin.

Mais de toute façon, l’humain tendrement aimé.

Me mettre à cette place : créé-e à l’image de Dieu, blessé, tendrement aimé-e

 

2-Regarder les 3 figures autour de lui

En haut, une flamme de feu orienté vers l’humain

A gauche un personnage à genoux devant l’humain et lui embrassant les pieds

A droite, un autre qui le prend par les épaules et l’embrasse sur le front.

Les regarder tous les 3 et me laisser toucher par ses 3 attitudes, sentir ces gestes pour moi.

 

Contemplation des images de Dieu l' Evangile de Luc 15/1-31: Dieu comme un berger, Dieu comme une femme, Dieu comme un père.

Evangile de Luc au chapitre 15 versets 1 à 31

1ère piste

Ces paraboles sont pour nous, mais pour cela, elles nous invitent à choisir notre camp :

Vais-je choisir le camp des pharisiens et des scribes qui murmurent leur opposition à Jésus. ?

Vais-je choisir de me mettre parmi les auditeurs « publicains et pécheurs » qui s’approchaient de lui pour l’entendre ?

 

2ème piste

Regardons Jésus qui fait bon accueil sans condition préalable : s’approcher et vouloir écouter suffit. Il prend un repas avec les publicains et les pécheurs. Dans la culture religieuse du temps de Jésus, le repas était un signe fort de solidarité et de communion. C’est cela qui scandalise les pharisiens.

Mais Jésus est venu pour cela, rendre possible un libre accès à Dieu pour tous ceux et celles qui sont exclu-es d’un système religieux, pour tous ceux et celles qui ont au cœur un vrai désir, qui sont en attente d’un changement en leur vie, et qui ont soif d’entendre une parole de délivrance, ouvert-es qu’ils et elles sont à l’inattendu de Dieu.

Regarder cela et le bon gout de cette bonne nouvelle.

 

3ème piste

Regarder le groupe des publicains et des pécheurs.

Le texte emploie deux verbes pour qualifier leur attitude : s’approcher et écouter.

Considérer ces deux attitudes. Elles nous invitent à 2 décisions :

-Une décision de se rendre proche de cet homme Jésus, le côtoyer, se laisser changer par lui

-Une décision d’écouter : on a là le verbe qui court le long de toute la Bible « Ecoute Israël »

Il s’agit donc de s’ouvrir à la parole d’un autre.

Entrons dans ces deux attitudes : s’approcher de Jésus dans la confiance et le désir de s’ouvrir à Sa Parole et surtout de demander une confiance et un désir plus grand que ceux que nous avons.

 

4ème piste :

Une brebis, une pièce, un fils.

Regarder les images que Jésus prend pour parler de nous : une brebis, une pièce d’argent, un fils. Des images qui chacune à leur manière disent une richesse, une valeur. Nous sommes précieux pour Dieu. : précieux-ses comme une brebis, précieux-ses comme une pièce d’argent, précieux-ses comme un-e enfant.

M’imprégner de ce regard de Dieu sur moi, laisser Dieu me regarder ainsi, pour qu’ainsi, je me découvre précieux-se à mes yeux.

 

5ème piste

Dieu à l’image d’un berger, d’une femme, d’un père.

Regarder les images que Jésus emploie pour parler de Dieu :

-Dieu comme un berger.

-Dieu comme une femme.

-Dieu comme un père.

C’est une image trinitaire de la miséricorde.

Qu’est-ce que cela ouvre en moi ?

 

6ème piste :

S’arrêter devant le trait commun de ces 3 paraboles :

Perdu / retrouvé

Dialoguer avec Dieu là- dessus : qu’est-ce qui dans ma vie est perdu et que Dieu cherche, recherche ?

 

7ème piste :

S’imprégner de la tonalité de joie de ces trois paraboles, la joie de Dieu.

 

8ème piste :

Regarder ce que Dieu fait :

Dieu comme un berger

Il courre jusqu'à ce qu’il retrouve la brebis. Il la met sur ses épaules Il rassemble amis et voisins et se réjouit

Dieu comme une femme :

Elle allume une lampe. Elle balaie la maison. Elle cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle la trouve ; elle rassemble amis et voisins, et se réjouit.

Dieu comme un père :

Il confie son héritage. Il attend le retour de son fils. Il courre à sa rencontre. Il le couvrir de baisers. Il le revêt des plus beaux habits. Il festoie. Il sort à la rencontre de son fils ainé.

Regarder tous ce geste de Dieu vers nous. Le laisser faire : le laisser me rejoindre, le laisser me trouver, le laisser me mettre sur ses épaules, le laisser tout me donner, le laisser m’embrasser…

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 21:01
La Trinité...une image

 

 

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 13:39
Une aventure spirituelle au Centre spirituel du Cénacle de Versailles

 

Vous désirez vous lancer dans l'aventure des Exercices Spirituels de St Ignace de Loyola mais vous n'avez jamais franchi le pas ?

 

Une retraite d'initiation avec un accompagnement personnel et des temps en commun, ça vous dit ?

 

Vous verrez, ce n'est ni triste, ni rigide, c'est une école de liberté !

 

Deux dates possibles cet été

*du samedi 8 juillet à 18h au mercredi 12 juillet 9h

Animés par les Sœurs Michèle Jeunet, Luisa Curreli et Elisabeth Stillhard, rc

 

*du vendredi 25 aout à 18h au mercredi 30 aout à 9h

Animés par les Sœurs Marie-Paule Peyronnaud, Patrizia de Angelis, rc  et Mme Marie-Hélène Dufée, CApNDC

 

Pour plus d’infos cliquer sur le site :

https://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=1395&id=24

https://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=1381&id=24

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 17:32
Une Pentecôte pour toutes et tous Ac 1/1-14

Ac 1/1-14

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. » Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.

 

Un jour, je faisais visiter la maison à un prêtre. Nous étions dans la grande salle où il y a une peinture du Cénacle qui montre des femmes et des hommes avec Marie faisant l’expérience du don de l’Esprit et partant tout joyeux dire la bonne nouvelle de Jésus.

« Au Cénacle, il n’y avait que les douze apôtres avec Marie », me dit-il. Et je lui ai lu ce passage : « Assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. »

Il n’est pas le seul à penser cela. Si vous regardez l’imposante iconographie de la Pentecôte, vous y trouverez souvent des peintures sans femmes, sans autres hommes que les douze apôtres et même sans Marie !

Et pourtant ils sont bien là dans le texte : Marie, des disciples hommes et femmes et les douze apôtres.

Cela peut nous avertir tous sur nos aveuglements de lecture. On lit sans voir car nos représentations nous aveuglent et cachent des intérêts. Par exemple, ne voir que douze apôtres recevant l’Esprit Saint dit une Eglise où seuls certains auraient l’inspiration de Dieu.

Bien lire le texte et voir qu’il y a tout le monde, dit une Eglise où tous ont l’inspiration de Dieu. Cela dit un lieu biblique où tous sont appelés. Pour y vivre quoi ?

Une expérience de confiance et de joie (Lc 24,5).

Il s’agit d’entrer au Cénacle sur invitation de Jésus.

Entrer au Cénacle pour dix jours entre Ascension et Pentecôte.

Dix jours ? Non pas une durée mais une attitude intérieure : une entrée dans une écoute de la Parole, une entrée dans un éveil de la vie profonde, une entrée dans l’accueil d’un don, une entrée dans une vie animée par l’Esprit de Jésus. Temps de gratuité, temps pour goûter simplement le fait de vivre et d’être aimé-e. Temps pour devenir des Théophiles, c’est à dire aimant Dieu et aimés de Dieu, trouvés par lui, faisant de notre vie Sa demeure, car il habite notre cœur, il est chez Lui chez nous.

Et le faire avec Marie. Quel est son rôle ici ? Là aussi, pourquoi la penser uniquement silencieuse ? Elle qui est remplie de l’Esprit depuis l’Annonciation, elle qui retenait toutes ces choses dans son cœur (Lc 2,19) … Pourquoi ne pas la voir enseignant à tous et toutes les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ ?

Entendre Marie nous faire comprendre son absence comme une chance.

Marie nous enseignant à désormais le découvrir, le reconnaître dans le plus petit, dans le plus fragile, Marie nous rappelant le projet de son fils : construire un royaume de justice, de partage, projet à réaliser avec lui par nos mains.

Marie nous donnant goût à le contempler pour que quelque chose de ses yeux, de son cœur devienne les nôtres pour devenir Christ pour les autres.

Une Pentecôte pour toutes et tous Ac 1/1-14
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 19:40
Invité, Didier Lévy : Incompatibilité entre la foi chrétienne, l’héritage humaniste et le Front national.

Combien il a été utile que des voix catholiques s’élèvent entre les deux tours et affirment – unies aux autres familles chrétiennes, aux autres spiritualités et aux héritiers de toutes le Lumières - l’incompatibilité entre la foi chrétienne, ou l’héritage humaniste, et le discours de haine du Front National. Pour réparer la complaisance qui au sein de l’Institution, et à son plus haut niveau, se refusait à dire à qui voulait l’entendre, quel était, en justice, ‘’le bon choix’’.

Parce qu’à cet étage, au regard de l’esprit de libre examen que le candidat républicain manifestait sur des questions attachées aux positionnements bioéthiques les plus verrouillés de l’Eglise romaine, l’enracinement historique de l’extrême-droite et l’exhortation à toujours exclure et rejeter davantage – l’autre, le plus démuni - de la candidate frontiste, inébranlablement calée sur des enfermements nationalistes, identitaires et xénophobes, ne pesait finalement pas plus lourd.


Et combien, il est éclairant de revenir, grâce à l’article du blog de Sr Michèle[1], sur la succession des dérives qui, additionnant au fil des temps leurs écarts par rapport au message messianique, ont construit la préoccupation hégémonique de l’ordre sous toutes ses formes, avec en parallèle « une conception fixiste du monde et de l’humain ». Et imposé la primauté de l’autorité sur la libre « conversion personnelle et collective » mise au service de ce Royaume que « dans le sens de l'amour, de la justice, du partage (…), il nous revient de bâtir ».

 

Le croire n’unit pas. Le croire divise quand il ne fait pas haïr.

 

Sans doute est-ce d’une certaine façon le prix à payer, dans le temps long de la création où nous sommes depuis la sortie du mythique Eden, pour que l’image du Juste se dégage au milieu de l’aventure que traverse l’humanité. Dans la durée de son cheminement.

Ce juste auquel les 7 commandements de Noé sont venus dessiner un balisage incertain et toujours exposé à s’effacer.

Évoquer la figure du juste à propos du péril que la progression des suffrages lepéniste a mis devant nos pas, ne peut que nous renvoyer aux années où cette figure a repris vie et gagné ou regagné un sens.

Où était en effet la chrétienté (s’entend ici le fait d’être chrétien) pendant les années d’Occupation – puisque s’agissant de l’extrême-droite, c’est inéluctablement à celles-ci que nous sommes renvoyés.

Est-elle sous les pas du Chef de l’Etat français quand celui-ci franchissait le parvis des cathédrales où le clergé du lieu, mitre en tête, l’accueillait en grand pompe ? Tout à sa béatitude devant le ‘’Sauveur de la France’’ qui refermait la page ouverte par la Révolution française, si impie et si honnie. Est-elle dans les discours radiophoniques de Philippe Henriot, ci-devant député ultra catholique et orateur déchaîné contre la Résistance et les Alliés ? Est-elle sous l’uniforme de Mgr Mayol de Lupé, aumônier militaire de la Légion des volontaires français puis de la Division SS Charlemagne ?

 

Ou bien est-elle, comme tout nous en forge l’intime et pénétrante conviction, dans les prises de position publiques des évêques Saliège et Théas dressés contre le déchaînement des persécutions antisémites ? Et au Chambon-sur-Lignon, autour du Collège Cévenol, parmi les enfants juifs qui y étaient cachés ? Et dans ces villages des Cévennes où protestants et catholiques, qui ne se parlaient plus depuis les Dragonnades, retrouvaient un ‘’vivre-ensemble’’ en se répartissant les familles juives à sauver ? Et dans ces communautés religieuses et ces presbytères qui prenaient leur part de ce sauvetage, ainsi que dans ces écoles où s’est joué ‘’pour de vrai’,’ pendant des mois ou des années, la version originale de ’’Au revoir les enfants’’ ?

Et dans les engagements des chrétiens – professeurs de droit, journalistes, prêtres, pasteurs et fidèles sans grade – qui ont voulu se reconnaître dans le si beau mot de ‘’Témoignage’’. Et qui dans les mouvements et les réseaux, puis dans les maquis se sont réunis pour la même Résistance aux autres croyants, aux athées, aux ‘’bouffeurs de curés’’ d’avant-guerre, aux héritiers patriotes de familles de vieille noblesse ou de bonne bourgeoisie, et aux militants communistes qui chantaient avec eux la même Marseillaise. Et aux inconnus de l’Histoire.

 

Tous ont couru les mêmes dangers devant la barbarie nazie. Tous ont consenti au sacrifice de leur vie qu’en grand nombre ils ont rencontré au bout de leur chemin.

Tous, c’est à dire ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui n’y croyaient pas.

 

C’est là le legs, mais aussi l’avertissement, que le poète nous alors laissés en un vers inoubliable. Pour distinguer et pour désigner ceux qui se retrouvent dans ‘’le bon choix’’, et pour dire de quoi celui-ci est fait.

 

Didier LEVY – 12 05 2017

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 22:23
Etre disciple du Christ et se dire catholique : pas forcément équivalent !

Des catholiques ont largement voté, ce dimanche, pour Marine Le Pen : à 38%, soit 4% de plus que la moyenne nationale, 29% pour les pratiquants réguliers. Au premier tour, 15% des pratiquants réguliers avaient porté leurs suffrages sur la candidate de l’extrême droite. Celle-ci obtient son meilleur score parmi les pratiquants occasionnels où elle atteint 46% des voix

Ce type de positionnement rejoint, aux USA, les 83 % des blancs évangélistes et plus de 50% des catholiques qui ont voté Trump.

On ne doit pas lire le même Évangile ! Que font-ils à la messe puisque, pratiquants, ils y vont tous les dimanches ? Comment entendent-ils les lectures de la Bible ? Que célèbrent-ils dans l’Eucharistie ? De qui sont-ils disciples ?

Il faut remonter même au tout début du christianisme pour répondre à ces questions. Pierre, à la Pentecôte a prêché un Evangile de salut : « faites-vous baptisés et vous serez sauvé » (Ac 2/40). Salut comme vie après la mort et non comme changement de manière de vivre entre nous. On avait déjà, en germe, une religion sans incidence sur la manière de vivre en société et n'informant pas le réel des relations humaines dans le sens de l'amour, de la justice, du partage.

Ensuite dans le cours de l’histoire, la dérive n’a fait que s’accentuer : dérive d’une religion personnelle de salut comme vie éternelle après la mort ; dérive de la chrétienté où la foi chrétienne devenait religion d’état ; dérive d’une religion sociologique où la foi n’était plus un acte libre mais un conformisme social et une obligation ; dérive d’avoir bradé la liberté évangélique pour les femmes pour se conformer aux habitudes patriarcales des sociétés ; dérive de la justification des pouvoirs en place par une conception de Dieu, monarque tout puissant; dérive de la justification de tous les conservatismes par une conception fixiste du monde et de l’humain ; dérive de la priorité d’un croire formel au lieu de privilégier un agir animé par l’Esprit ; dérive d’avoir concentré toute la foi sur l’identité de Jésus et d’oublier la nouveauté de son agir, le Royaume qu’il a inauguré et qu’il nous revient de bâtir.

Oui, on peut être catholiques pratiquants et voter FN si on n’a pas été saisi par la nouveauté évangélique, la révolution humaine, spirituelle et politique que Jésus apporte.

Vous connaissez des catholiques pratiquants qui ont voté Le Pen ? Un livre pourra peut-être ouvrir un chemin qui montre que l’attachement à Jésus rend impossible une adhésion aux thèses frontistes : José Antonio Pagola, Jésus, approche historique, Ed du Cerf. Ils y découvriront la nouveauté évangélique : Jésus passionné pour un Royaume à bâtir dès maintenant, défenseur des exclus, libérateur des femmes, dangereux pour les puissants. Sauront- ils écouter ? Jésus a été rejeté par ceux pour qui sa vie, son action, sa parole étaient dangereuses et mettaient en danger les positions acquises, les pouvoirs. Il ne peut pas être mieux écouté aujourd’hui !

La nouveauté de Jésus est encore à venir !

Mais elle a toujours été vivante chez des gens chrétiens ou pas, par des inconnus de l’histoire.

Elle l'est, encore aujourd’hui, vivante, chez beaucoup de gens qui ne feront jamais la « une » des journaux, comme par exemple tous les gens qui cherchent des alternatives pour mieux vivre ensemble.

La nouveauté de Jésus...une vraie conversion personnelle et collective.

 

 

 

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