Dimanche 1 février 2015 7 01 /02 /Fév /2015 11:02

Goûter la vie, à certains moments, peut-être longtemps, pour certains, il est difficile de goûter la vie, tellement elle est dure !

Mais à d’autres moment et pour d’autres, alors que rien ne s’y oppose, on le la goûte pas assez.

Dommage ! Nous nous privons ainsi de formidables forces d’énergie et de bonheur.

Comment remédier à cela ? Voici une proposition.

 

Le matin, vous mettez votre réveil 15 mn plus tôt que nécessaire.

Vous vous mettez à un endroit où vous êtes confortablement installé-e.

 

1-D’abord vous prenez du temps pour respirer profondément en goûtant la joie d’être en vie, goûter que le souffle de la vie vous traverse, vous irrigue.

 

2-Ensuite vous passez en revue tout ce qui va bien en vous et dans votre vie :

*Prendre conscience de son corps, de ce qui « fonctionne » bien.

 Cela peut aider de toucher ses pieds et ses jambes : je marche ; toucher son buste et penser à son cœur, ses poumons etc. ce corps qui est un vrai miracle ;

regarder ses mains qui sont des merveilles.

penser à toutes ces connexions qui sont dans notre cerveau.

« Merveille que je suis » dit le psaume 138 (h139) au verset 14.

*Et aussi tout ce qui va bien dans votre vie…

 

3-Enfin vous repassez dans votre mémoire le film de la journée d’hier en cherchant ce qui a été heureux, ce qui a été bon, ce que vous avez reçu  des autres, tout ce dont vous avez été bénéficière.

Ici il faut apprendre à élargir son regard et son cœur.

Quelques exemples :

derrière les repas que j’ai pris, il y a le travail de plein de gens ; derrière le train, le métro,  il y a des conducteurs ;

derrière les vêtements que je porte…la voiture que j’utilise…  ;

mais aussi tout ce que j’ai reçu de celles et ceux qui m’entourent.

 

De cela peut jaillir en moi des mercis qui vont me remplir de joie, d’estime de moi, de gratitude qui ouvre le cœur.

Quand on commence, cela peut n’être qu’un petit filet mais à mesure qu’on s’y exerce, vous pouvez arriver à avoir des montagnes de merci à dire…

Vous essayez ?

 

 

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : Boite à outils - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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Samedi 31 janvier 2015 6 31 /01 /Jan /2015 17:49

 

 

du Samedi 21 mars 2015 à 14h30 au Dimanche 22 mars 2015 à 17h


Chaque personne, quelque soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, est un don de Dieu.

Le progrès dans l'expérience spirituelle consiste à s' accueillir comme don de Dieu. Cela se fait par un regard et une écoute du Christ qui nous dit son amour inconditionnel. Pendant ce WE, nous nous mettrons donc sous son regard pour nous laisser aimer par lui.

Dans ce WE, il y aura des temps de méditation, de relaxation, de partage, de créativité, de célébration.

Pour plus d’infos et pour s’inscrire en ligne :

http://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=953&id=24

 

Centre spirituel du Cénacle de Versailles

68 av de Paris, 78000 Versailles

cenacle.versailles@wanadoo.fr  

 

 

 

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : Info - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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Jeudi 29 janvier 2015 4 29 /01 /Jan /2015 21:04

resurrection-de-la-fille-de-jaire.jpg

 Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds

et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.

Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur.

Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. 

 

1-« Pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive »

Ce père a bien compris pourquoi Jésus est venu :

« Pour qu’ils aient la vie » Jn 10/10.

Donner la vie, donner de la vie. Voici la mission de Jésus.

Mais qu’est-ce que donner la vie ?

Donner santé, nourriture, culture, parole, respect, estime, amour…

Si Jésus a tant attitré les foules « qui se rassemble autour de lui », c’est bien qu’il donnait d’une  manière ou d’une autre, cela. Pensons à toutes ces rencontres où chaque personne se sent accueillie, écoutée, respectée, estimée…

Nos contemporains, viendront  nombreux, à lui, si c’est cela dont ils peuvent faire l’expérience : plus de vie, de vie qui a du sens.

 

2-« Crois seulement »

Dit Jésus au père de la fillette.

C’est la présence de Jésus et la foi humaine qui fait des miracles. Pas l’un sans l’autre. Et même Jésus donnera comme raison du miracle la seule foi humaine : « ta foi t’a sauvé ».

 

3-Talitha koum

Dresse-toi. C’est le mot même pour dire la résurrection. C’est ce que fera Jésus lors de sa victoire sur la mort : il se dressera.

Dresse-toi est un appel de Jésus pour chacun-e de nous.

Il nous appelle à la vie, à plus de vie : nous lever de nos morts, nous arracher à ce qui nous enferme.

Quelles sont nos morts auxquelles Jésus veut nous arracher ?

 

 

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : REP - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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Lundi 26 janvier 2015 1 26 /01 /Jan /2015 19:31

 

Abdennour Bidar a écrit dans le journal Marianne une lettre ouverte au monde musulman le lundi 13 Octobre 2014.  http://www.marianne.net/Lettre-ouverte-au-monde-musulman_a241765.html

Il est l’auteur de plusieurs livre dont : l'islam sans soumission : pour un existentialisme musulman, Paris, Éditions Albin Michel, collection L'islam des Lumières, 2008, 273 pages; Réédition en livre de poche, Albin Michel, collection Espaces Libres, 2012, 279 pages

 

Cet article mérite d’être connu car il montre le chemin qui est à parcourir pour que cette religion puisse se réformer, les conditions à remplir pour être facteur de paix et non de guerre.

C’est un musulman qui parle au monde musulman.

 

Lettre ouverte au monde musulman

Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin - de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd'hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d'isthme entre les deux mers de l'Orient et de l'Occident!

Et qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je vois mieux que d'autres sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d'enfanter un monstre qui prétend se nommer État islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : DAESH. Mais le pire est que je te vois te perdre - perdre ton temps et ton honneur - dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement interminable entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Quel est ton unique discours ? Tu cries « Ce n'est pas moi ! », « Ce n'est pas l'islam ! ». Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (hashtag #NotInMyName). Tu t'indignes devant une telle monstruosité, tu t'insurges aussi que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu'à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l'islam dénonce la barbarie. Mais c'est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l'autodéfense sans assumer aussi, et surtout, la responsabilité de l'autocritique. Tu te contentes de t'indigner, alors que ce moment historique aurait été une si formidable occasion de te remettre en question ! Et comme d'habitude, tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous les occidentaux, et vous tous les ennemis de l'islam de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme, ce n'est pas l'islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre, mais la paix! »

J'entends ce cri de révolte qui monte en toi, ô mon cher monde musulman, et je le comprends. Oui tu as raison, comme chacune des autres grandes inspirations sacrées du monde l'islam a créé tout au long de son histoire de la Beauté, de la Justice, du Sens, du Bien, et il a puissamment éclairé l'être humain sur le chemin du mystère de l'existence... Je me bats ici en Occident, dans chacun de mes livres, pour que cette sagesse de l'islam et de toutes les religions ne soit pas oubliée ni méprisée ! Mais de ma position lointaine, je vois aussi autre chose - que tu ne sais pas voir ou que tu ne veux pas voir... Et cela m'inspire une question, LA grande question : pourquoi ce monstre t'a-t-il volé ton visage ? Pourquoi ce monstre ignoble a-t-il choisi ton visage et pas un autre ? Pourquoi a-t-il pris le masque de l'islam et pas un autre masque ? C'est qu'en réalité derrière cette image du monstre se cache un immense problème, que tu ne sembles pas prêt à regarder en face. Il le faut bien pourtant, il faut que tu en aies le courage.

Ce problème est celui des racines du mal. D'où viennent les crimes de ce soi-disant « État islamique » ? Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c'est mon devoir de philosophe. Les racines de ce mal qui te vole aujourd'hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre, le cancer est dans ton propre corps. Et de ton ventre malade, il sortira dans le futur autant de nouveaux monstres - pires encore que celui-ci - aussi longtemps que tu refuseras de regarder cette vérité en face, aussi longtemps que tu tarderas à l'admettre et à attaquer enfin cette racine du mal !

Même les intellectuels occidentaux, quand je leur dis cela, ont de la difficulté à le voir : pour la plupart, ils ont tellement oublié ce qu'est la puissance de la religion - en bien et en mal, sur la vie et sur la mort - qu'ils me disent « Non le problème du monde musulman n'est pas l'islam, pas la religion, mais la politique, l'histoire, l'économie, etc. ». Ils vivent dans des sociétés si sécularisées qu'ils ne se souviennent plus du tout que la religion peut être le cœur du réacteur d'une civilisation humaine ! Et que l'avenir de l'humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière et économique, mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité toute entière ! Saurons-nous tous nous rassembler, à l'échelle de la planète, pour affronter ce défi fondamental ? La nature spirituelle de l'homme a horreur du vide, et si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent - et qui comme l'islam actuellement se mettront alors à produire des monstres.

Je vois en toi, ô monde musulman, des forces immenses prêtes à se lever pour contribuer à cet effort mondial de trouver une vie spirituelle pour le XXIe siècle ! Il y a en toi en effet, malgré la gravité de ta maladie, malgré l'étendue des ombres d'obscurantisme qui veulent te recouvrir tout entier, une multitude extraordinaire de femmes et d'hommes qui sont prêts à réformer l'islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques et à participer ainsi au renouvellement complet du rapport que l'humanité entretenait jusque-là avec ses dieux ! C'est à tous ceux-là, musulmans et non musulmans qui rêvent ensemble de révolution spirituelle, que je me suis adressé dans mes livres ! Pour leur donner, avec mes mots de philosophe, confiance en ce qu'entrevoit leur espérance!

Il y a dans la Oumma (communauté des musulmans) de ces femmes et ces hommes de progrès qui portent en eux la vision du futur spirituel de l'être humain. Mais ils ne sont pas encore assez nombreux ni leur parole assez puissante. Tous ceux-là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c'est l'état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms d'Al Qaida, Al Nostra, AQMI ou de l'«État islamique». Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus graves et les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes: impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion; prison morale et sociale d'une religion dogmatique, figée, et parfois totalitaire ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

Tout cela serait-il donc la faute de l'Occident ? Combien de temps précieux, d'années cruciales, vas-tu perdre encore, ô cher monde musulman, avec cette accusation stupide à laquelle toi-même tu ne crois plus, et derrière laquelle tu te caches pour continuer à te mentir à toi-même ? Si je te critique aussi durement, ce n'est pas parce que je suis un philosophe « occidental », mais parce que je suis un de tes fils conscients de tout ce que tu as perdu de ta grandeur passée depuis si longtemps qu'elle est devenue un mythe !

Depuis le XVIIIe siècle en particulier, il est temps de te l'avouer enfin, tu as été incapable de répondre au défi de l'Occident. Soit tu t'es réfugié de façon infantile et mortifère dans le passé, avec la régression intolérante et obscurantiste du wahhabisme qui continue de faire des ravages presque partout à l'intérieur de tes frontières - un wahhabisme que tu répands à partir de tes lieux saints de l'Arabie Saoudite comme un cancer qui partirait de ton cœur lui-même ! Soit tu as suivi le pire de cet Occident, en produisant comme lui des nationalismes et un modernisme qui est une caricature de modernité - je veux parler de cette frénésie de consommation, ou bien encore de ce développement technologique sans cohérence avec leur archaïsme religieux qui fait de tes « élites » richissimes du Golfe seulement des victimes consentantes de la maladie désormais mondiale qu'est le culte du dieu argent.

Qu'as-tu d'admirable aujourd'hui, mon ami ? Qu'est-ce qui en toi reste digne de susciter le respect et l'admiration des autres peuples et civilisations de la Terre ? Où sont tes sages, et as-tu encore une sagesse à proposer au monde ? Où sont tes grands hommes, qui sont tes Mandela, qui sont tes Gandhi, qui sont tes Aung San Suu Kyi ? Où sont tes grands penseurs, tes intellectuels dont les livres devraient être lus dans le monde entier comme au temps où les mathématiciens et les philosophes arabes ou persans faisaient référence de l'Inde à l'Espagne ? En réalité tu es devenu si faible, si impuissant derrière la certitude que tu affiches toujours au sujet de toi-même... Tu ne sais plus du tout qui tu es ni où tu veux aller et cela te rend aussi malheureux qu'agressif... Tu t'obstines à ne pas écouter ceux qui t'appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie toute entière. Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi. Tu as choisi de définir l'islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l'État que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu'à l'intérieur même de chaque conscience. Tu as choisi de croire et d'imposer que l'islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu'«Il n'y a pas de contrainte en religion» (La ikraha fi Dîn). Tu as fait de son Appel à la liberté l'empire de la contrainte ! Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré ? Je dis qu'il est l'heure, dans la civilisation de l'islam, d'instituer cette liberté spirituelle - la plus sublime et difficile de toutes - à la place de toutes les lois inventées par des générations de théologiens !

De nombreuses voix que tu ne veux pas entendre s'élèvent aujourd'hui dans la Oumma pour s'insurger contre ce scandale, pour dénoncer ce tabou d'une religion autoritaire et indiscutable dont se servent ses chefs pour perpétuer indéfiniment leur domination... Au point que trop de croyants ont tellement intériorisé une culture de la soumission à la tradition et aux « maîtres de religion » (imams, muftis, shouyoukhs, etc.) qu'ils ne comprennent même pas qu'on leur parle de liberté spirituelle, et n'admettent pas qu'on ose leur parler de choix personnel vis-à-vis des « piliers » de l'islam. Tout cela constitue pour eux une « ligne rouge », quelque chose de trop sacré pour qu'ils osent donner à leur propre conscience le droit de le remettre en question ! Et il y a tant de ces familles, tant de ces sociétés musulmanes où cette confusion entre spiritualité et servitude est incrustée dans les esprits dès leur plus jeune âge, et où l'éducation spirituelle est d'une telle pauvreté que tout ce qui concerne de près ou de loin la religion reste ainsi quelque chose qui ne se discute pas!

Or cela, de toute évidence, n'est pas imposé par le terrorisme de quelques fous, par quelques troupes de fanatiques embarqués par l'État islamique. Non, ce problème-là est infiniment plus profond et infiniment plus vaste ! Mais qui le verra et le dira ? Qui veut l'entendre ? Silence là-dessus dans le monde musulman, et dans les médias occidentaux on n'entend plus que tous ces spécialistes du terrorisme qui aggravent jour après jour la myopie générale ! Il ne faut donc pas que tu t'illusionnes, ô mon ami, en croyant et en faisant croire que quand on en aura fini avec le terrorisme islamiste l'islam aura réglé ses problèmes ! Car tout ce que je viens d'évoquer - une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive - est trop souvent, pas toujours, mais trop souvent, l'islam ordinaire, l'islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l'islam de la tradition et du passé, l'islam déformé par tous ceux qui l'utilisent politiquement, l'islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose. Quand donc vas-tu faire enfin ta vraie révolution ? Cette révolution qui dans les sociétés et les consciences fera rimer définitivement religion et liberté, cette révolution sans retour qui prendra acte que la religion est devenue un fait social parmi d'autres partout dans le monde, et que ses droits exorbitants n'ont plus aucune légitimité !

Bien sûr, dans ton immense territoire, il y a des îlots de liberté spirituelle : des familles qui transmettent un islam de tolérance, de choix personnel, d'approfondissement spirituel ; des milieux sociaux où la cage de la prison religieuse s'est ouverte ou entrouverte ; des lieux où l'islam donne encore le meilleur de lui-même, c'est-à-dire une culture du partage, de l'honneur, de la recherche du savoir, et une spiritualité en quête de ce lieu sacré où l'être humain et la réalité ultime qu'on appelle Allâh se rencontrent. Il y a en Terre d'islam et partout dans les communautés musulmanes du monde des consciences fortes et libres, mais elles restent condamnées à vivre leur liberté sans assurance, sans reconnaissance d'un véritable droit, à leurs risques et périls face au contrôle communautaire ou bien même parfois face à la police religieuse. Jamais pour l'instant le droit de dire « Je choisis mon islam », « J'ai mon propre rapport à l'islam » n'a été reconnu par « l'islam officiel » des dignitaires. Ceux-là au contraire s'acharnent à imposer que « La doctrine de l'islam est unique » et que « L'obéissance aux piliers de l'islam est la seule voie droite » (sirâtou-l-moustaqîm).

Ce refus du droit à la liberté vis-à-vis de la religion est l'une de ces racines du mal dont tu souffres, ô mon cher monde musulman, l'un de ces ventres obscurs où grandissent les monstres que tu fais bondir depuis quelques années au visage effrayé du monde entier. Car cette religion de fer impose à tes sociétés tout entières une violence insoutenable. Elle enferme toujours trop de tes filles et tous tes fils dans la cage d'un Bien et d'un Mal, d'un licite (halâl) et d'un illicite (harâm) que personne ne choisit, mais que tout le monde subit. Elle emprisonne les volontés, elle conditionne les esprits, elle empêche ou entrave tout choix de vie personnel. Dans trop de tes contrées, tu associes encore la religion et la violence - contre les femmes, contre les « mauvais croyants », contre les minorités chrétiennes ou autres, contre les penseurs et les esprits libres, contre les rebelles - de telle sorte que cette religion et cette violence finissent par se confondre, chez les plus déséquilibrés et les plus fragiles de tes fils, dans la monstruosité du jihad !

Alors, ne t'étonne donc pas, ne fais plus semblant de t'étonner, je t'en prie, que des démons tels que le soi-disant État islamique t'aient pris ton visage ! Car les monstres et les démons ne volent que les visages qui sont déjà déformés par trop de grimaces ! Et si tu veux savoir comment ne plus enfanter de tels monstres, je vais te le dire. C'est simple et très difficile à la fois. Il faut que tu commences par réformer toute l'éducation que tu donnes à tes enfants, que tu réformes chacune de tes écoles, chacun de tes lieux de savoir et de pouvoir. Que tu les réformes pour les diriger selon des principes universels (même si tu n'es pas le seul à les transgresser ou à persister dans leur ignorance) : la liberté de conscience, la démocratie, la tolérance et le droit de cité pour toute la diversité des visions du monde et des croyances, l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes de toute tutelle masculine, la réflexion et la culture critique du religieux dans les universités, la littérature, les médias. Tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus faire moins que tout cela ! Tu ne peux plus faire moins que ta révolution spirituelle la plus complète ! C'est le seul moyen pour toi de ne plus enfanter de tels monstres, et si tu ne le fais pas tu seras bientôt dévasté par leur puissance de destruction. Quand tu auras mené à bien cette tâche colossale - au lieu de te réfugier encore et toujours dans la mauvaise foi et l'aveuglement volontaire, alors plus aucun monstre abject ne pourra plus venir te voler ton visage.

Cher monde musulman... Je ne suis qu'un philosophe, et comme d'habitude certains diront que le philosophe est un hérétique. Je ne cherche pourtant qu'à faire resplendir à nouveau la lumière - c'est le nom que tu m'as donné qui me le commande, Abdennour, « Serviteur de la Lumière ».

Je n'aurais pas été si sévère dans cette lettre si je ne croyais pas en toi. Comme on dit en français: «Qui aime bien châtie bien». Et au contraire tous ceux qui aujourd'hui ne sont pas assez sévères avec toi - qui te trouvent toujours des excuses, qui veulent faire de toi une victime, ou qui ne voient pas ta responsabilité dans ce qui t'arrive - tous ceux-là en réalité ne te rendent pas service ! Je crois en toi, je crois en ta contribution à faire demain de notre planète un univers à la fois plus humain et plus spirituel ! Salâm, que la paix soit sur toi.

 

http://www.marianne.net/Lettre-ouverte-au-monde-musulman_a241765.html

 

 

 

 

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Mercredi 21 janvier 2015 3 21 /01 /Jan /2015 21:26

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Jn 1/35-42

Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples.

Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.

Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »

Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.

Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.

André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

 

Le thème de l’appel du Seigneur est au cœur des lectures de ce dimanche.
Samuel, appelé par trois fois, reconnaît la voix de Dieu grâce à Eli qui oriente son écoute dans la bonne direction.

André et son compagnon reconnaissent le Christ grâce à la parole de Jean Baptiste.

L’appel passe par un témoin qui désigne, oriente puis s’efface, ne retient pas à lui.
L’appel pour être reçu, entendu, demande un déplacement, un mouvement, une rupture.

André et son compagnon sont sortis de chez eux pour devenir disciples de Jean. Aux seuls mots prononcés par Jean-Baptiste, ils suivent Jésus.
« Que cherchez-vous ? »

C’est la première parole de Jésus dans l’évangile de Jean. Il a entendu les disciples s’approcher. Il se retourne, il a l’initiative de la rencontre. Il sonde leurs attentes, leurs désirs.
Aujourd’hui, Il guette nos cœurs, Il s’approche mais ne peut rien sans nous, sans notre soif de Le rencontrer. L’appel du Seigneur invite toujours à une réponse libre.
Les disciples répondent par une question : « Rabbi, où demeures-tu ? »

Quelle est la demeure du Seigneur ?

« Venez et vous verrez »

Rien n’est décrit, rien n’est rassurant dans cette réponse, seule la Foi permet d’emboîter le pas, de se mettre en route et de suivre.

Ils virent la demeure de Jésus. Cela leur a permis de déclarer : « Nous avons trouvé le Messie »

Ils ont vu la demeure de Jésus : Il vit dans l’intimité du Père, il est en complète communion avec lui. « Qui me voit, voit le Père qui m’a envoyé. »

Ils ont vu celui qui répand l’amour autour de Lui car Il n’est que don. Ils ont vu Celui qui est tout en vérité dans ses actes et dans ses paroles, Celui qui libère et leur montre le chemin :

Jésus, le Fils bien aimé du Père en qui Dieu a mis tout son Amour, leur montre comment vivre cet amour filial

Il les appelle à se laisser aimer afin d’aimer à leur tour.

C’est pour cela qu’André va chercher son frère Simon pour le présenter à Jésus.
La bonne nouvelle qui éclaire désormais sa vie  ne peut pas rester dans l’ombre.

Jésus pose son regard sur Simon et lui donne le nom de Céphas, en araméen cela signifie roc, image qui renvoie  à la parabole de la maison construite sur le roc, c'est-à-dire à une vie fondée sur l’écoute de la Parole de Dieu.
Nous aussi, sommes, comme le dit Saint Paul, les temples de l’Esprit. C’est à nous de rendre Jésus présent au cœur de notre quotidien. Cette présence se réalise dans les cœurs qui vivent selon l’Esprit de Jésus, qui se reçoivent de Lui et qui demeurent dans son intimité.

Soyons de ceux-là, de celles-là qui font réellement voir Jésus présent parmi nous.

 

Françoise Mirabel

Par aubonheurdedieu-soeurmichele - Publié dans : Invité-es - Communauté : spiritualités de bonheur et de liberté
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