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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 11:30
Quand je dis...Dieu.

Dieu : quatre lettres en français, plus ou moins dans d’autres langues. Mais qui ? Ou quoi ? Et où ? Comment ? …Derrière ce mot ?

Pourquoi un mot existe dans toutes les langues ? Un mot comme tous les mots, créés par les humains.

Et derrière ce mot, de multiples « représentations » : images, concepts, théories, noms, à interroger, à critiquer, à déconstruire, à accueillir.

Sont-ils, sont-elles toutes, tous, des projections de nos besoins, de nos désirs, ou encore de nos conceptions du pouvoir ?

Une, parmi d’autres à particulièrement était source d’un athéisme légitime : la projection sur Dieu d’une réalité humaine, celle du roi absolu. Dieu à l’image d’un monarque absolu maître, propriétaire du monde dont la volonté fait loi, qui peut disposer de tout, et de la volonté duquel tout dépend, Il a les traits d’un monarque conçu de manière absolutiste.  Il est un, indivisible, parfait car impassible, il gouverne et tout dépend de lui [1].

Mais aussi beaucoup d’autres comme le dieu

qui se cacherait au coin de la rue pour me prendre en flagrant délit de faute ; le dieu voyeur à qui rien n’échapperait pour mieux m’accuser ; le dieu fatalité qui aurait écrit sur son grand livre ce que je dois faire, sinon ce sera le malheur pour moi ; le dieu paratonnerre, qui moyennant quelques sacrifices, me protégerait des souffrances de la vie. On peut allonger la liste, les exemples donnés sont des caricatures, mais nous n’en sommes pas indemnes et elles peuvent s’insinuer en nous sans qu’on y prenne garde.

La Bible n’est pas indemne de cela.

Mais la Bible a un mérite inouï, à condition de bien la lire, non pas de manière fondamentaliste, et pas comme une « carrière de normes » mais comme un livre en recherche, en débat sur Dieu. Un exemple parmi d’autres : la richesse et la santé sont-elles des récompenses de Dieu pour une vie vertueuse ou n’ont-elles rien à voir avec Dieu et avec la conduite d’une vie ? Le livre de Job est une contestation radicale d’un dieu qui distribuerait richesse ou pauvreté, santé ou maladie en récompense ou punition du comportement des gens. Ce dieu est une projection qui a sa source dans un désir de justice immanente mais qui justifie les inégalités : la pauvreté ne devait pas être combattu puisqu’elle serait punition de Dieu.

La Bible indique un chemin pour entrer en débat, pour interroger nos représentations, pour les critiquer, la passer au crible de la pensée : telle représentation, fait-elle « honneur » à Dieu ? Est-elle respectueuse de l’humain ? Fait-elle de l’humain un adulte responsable ou un mineur toujours sous tutelle ?

Et surtout, toujours accepter que nos « dires » sur Dieu toujours à interroger.

Ces jours-ci je me suis interrogé : pourquoi je dis « tu » à Dieu, pourquoi je me le représente comme une personne à l’image que j’ai de l’expérience que j’ai de relation avec des personnes ? Serait-ce là encore une projection d’une réalité humaine sur Dieu. Si je dis « tu » à Dieu, c’est parce que je me le « représente » comme une personne. Qu’est-ce qui justifie cela ? Parce que en étant une personne en relation avec d’autres, je ne peux me représenter la relation à Dieu que de cette manière-là.

Mais alors, ce que l’on met derrière le mot Dieu ne peut-il être que projection de notre expérience humaine ? Si oui, aucune crédibilité de nos paroles humaines sur Dieu ne tient.

Mais alors que dire ?

 

Ici, nous sommes convoqué-es à un pas que seule la foi peut faire mais qui n’est pas sans raison.

C’est parce que Dieu est Personne, que je suis une personne.

C’est parce que Dieu est Parole que je suis être de parole.

C’est parce que Dieu est Amour que je peux aimer.

Renversement!

La projection n’est pas de l’humain à Dieu, elle est de Dieu à l’humain : « Image et ressemblance de Dieu ». Parce Dieu est « diffusif » de Dieu.

Et c’est pourquoi, il y a le mot Dieu dans toutes les langues du monde, trace d’une présence, signe d’une recherche de la source de notre être.

Le deuxième pas dans la foi, non sans raison, est d’accueillir l’image de Dieu que me révèle l’être, les paroles, les actes de Jésus. Et ici, en accueillant dans la foi que Jésus est « image » de Dieu, j’accueille une image de Dieu qui est une révolution de nos représentations et que personne n’avait pu concevoir. L’image de Dieu que révèle Jésus est le contre-pied radical de nos représentations de Dieu.

Ouvrir les Evangiles avec comme « question de lecture » : en quoi c’est une « révolution » de nos images de Dieu ?

Et pour commencer cette lecture, allons à un endroit qui fait voler en éclat une représentation : Dieu n’est pas en haut, il est en bas, dans l’Evangile de Jean au chapitre 13 verset 1 à 15. Dieu est à genoux, Dieu est serviteur.

Avec Luc 2, nous voyons Dieu petit enfant, vulnérable, remis entre nos mains. 

Je vous laisse continuer…

 

1-J. MOLTMANN, Trinité et Royaume de Dieu, cerf, 1984, Collection Cogitatio fidei n°123, p 249.

 

 

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 23:28
Appel des cents

 

Nous, prêtres, religieux –ses, et diacres, soutenons le projet lancé par les CMR (Chrétiens en Monde Rural), la CCBF (Conférence Catholique des Baptisé-e-s Francophones) et les Fiches Dominicales.

Ce projet encourage les Célébrations dominicales de la Parole par des communautés locales, en particulier dans le milieu rural. Il nous paraît absolument essentiel pour l’avenir de l’Église et le maintien d’un tissu ecclésial que ces communautés se maintiennent et célèbrent le Christ ressuscité présent dans sa Parole qui nous fait vivre.

Regardons la réalité en face : devant la diminution inexorable du nombre de prêtres, il y a urgence ! Nous souhaitons utiliser les années qui nous restent pour encourager et aider par tous les moyens possibles, avant qu’il ne soit trop tard, ces communautés locales à se maintenir et se réunir pour célébrer le Dimanche autour de la Parole du Christ ressuscité.

C’est notre devoir de pasteurs de préparer dès aujourd’hui le maintien d’une présence et vie chrétienne.

Une communauté chrétienne ne peut vivre sans eucharistie. Mais encourager les fidèles à se rendre chaque dimanche dans un bourg voisin pour participer aux célébrations eucharistiques n’apparaît pas comme une solution à long terme. Cette solution ne peut être une norme absolue. On risque à terme d’accélérer le délitement des communautés locales. Et comment les habitants d’un village comprendront-ils que le Christ est vivant si, le dimanche, il n’existe plus de signe donné du rassemblement, même modeste, dans l’église ?

Si vous êtes d’accord pour soutenir cet appel, envoyez un mail avec votre nom et vos coordonnées à Michel Bouvard : michel.bouvard@baptises.fr

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 17:27
Penser jusqu’au bout…le don

Penser jusqu’au bout…

C’est important de penser jusqu’au bout. Et faute de ne pas le faire, on passe à côté des conséquences de ce que l’on sait, de ce que l’on pense, de ce que l’on croit.

Exemple : les croyants qui ont lu dans la Bible : « Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance, homme et femme, il les créa » ont -ils pensé jusqu’au bout ? Ce verset biblique établit la dignité de tout être humain, homme et femme, image de Dieu. Penser jusqu’au bout. Vraiment entendu, ce passage de la Bible est le meilleur rempart contre le racisme et le sexisme.

Il n’a cependant ni été pensé jusqu’au bout, ni entendu par des croyants dont les comportements et les discours  justifient de manière religieuse la supériorité de certains et l’infériorité d’autres.

Pour l’heure, je voudrai penser jusqu’au bout…le don. Car cela ouvre à une pensée sur Dieu qui peut être libérante.

Tout personne peut dire que sa vie est un don. Personne ne s’est donné la vie à lui-même. Vivre, personne ne l’a demandé. Ce n’est pas le fruit d’un mérite. Le résultat du hasard, diront les plus athées d’entre nous. C’est là comme un « donné » justement. Un don et pas un prêt. Un don et pas un échange. Un don pas une exigence de réciprocité. Un don sans contrepartie, un don sans condition de retour.

Sinon, ce n’est pas un don.

Si nous postulons que ce don de la vie a sa source en Dieu, il y a donc à penser que ce don est vraiment un don qui contient tout… Un don donné tout entier, pour toujours et de toujours. Un don sans condition :

donné c’est donné.

Sans condition de réciprocité, sans condition de retour, sans condition de gratitude…un don qui n’exige rien.

C’est nous qui inventons un Dieu qui nous aurait fait un prêt et non pas un don.

C’est nous qui inventons que nous devons payer ce don comme on pait une dette.

C’est nous qui inventons qu’il y a un prix à payer pour mériter ce don.

C’est nous qui inventons l’obligation du retour, de la gratitude, de la reconnaissance.

Alors que donné, c’est donné.

Je ne dois rien à Dieu. Donné, c’est donné.

Quel malheur pour la foi de se vivre sous le registre d’une dette à payer, d’une obligation de réponse : car la dette est sans fond. Payer sans jamais pouvoir clore le paiement de la dette.

C’est faute d’avoir présenté la foi dans le registre de la liberté, que des gens sont devenus athées.

Mais si la conscience de ce don me donne le désir de donner à mon tour, c’est tout différent. C’est qu’alors je pressens que donner, c’est la source d’une joie profonde, d’un bonheur de vivre. Nous sommes là dans la liberté et non dans l’obligation.

Dieu a tout donné…et c’est sa joie.

En donnant, j’entre dans cette joie.

 

 

 

  

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 22:56
ATD quart-monde : Le Village des initiatives

 ATD quart-monde :

 Il s'est tenu place de la République, à Paris,14-15 octobre 2017

L’objectif de ce rassemblement était de montrer de manière très concrète qu’une « société autrement » est possible, nous l’expérimentons au quotidien – et nous espérons susciter l’engagement à nous rejoindre. Au cœur du « village des initiatives » de ces 14-15 octobre : la démonstration par l’exemple que, dans les domaines de l’emploi, du logement, de la culture, de la famille, de l’éducation, de la santé, de la solidarité internationale, on peut faire reculer l’exclusion et permettre la réussite de chacun. Les acteurs de ces progrès passés et à venir témoigne que de grands changements sont possibles, aujourd’hui et dans les années à venir, s’ils sont réfléchis et expérimentés avec tous.

Le site : https://www.atd-quartmonde.fr/

Une video dynamique sur le fondateur : Joseph Wresinski

https://www.bing.com/videos/search?q=video+de+atd+quart+monde&view=detail&mid=DBBC3628DFA09E243CAADBBC3628DFA09E243CAA&FORM=VIRE

et toutes les videos du mouvement

https://www.bing.com/videos/search?q=video+sur+atd+quart+monde&qpvt=video+sur+atd+quart+monde&FORM=VQFRML  

 

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 10:36
Liturgie de la Parole animé par des baptisé-es

Il est vital pour la foi que des chrétiens, au seul titre de leur baptême, se réunissent pour méditer ensemble la Parole de Dieu et pour cela invite à des liturgies de la Parole.

Les causes des obstacles à le faire sont divers…L’un d’entre eux est le manque de formation, on se sent démunis : « Comment faire ? »

En souhaitant que cet article aide à se lancer, voici un déroulement possible :

-Chant

-Proclamation d’un texte biblique

-Un-e animateur-trice propose des pistes pour le méditer

Pour aider, vous pouvez choisir un texte et des pistes qui sont sur mon blog

-15 à 30 minutes de temps personnel de méditation 

-partage en petit groupe ou en grand groupe avec une question : Quel est le verset de ce texte qui m’a touché, rejoint et pourquoi ?

On écoute, on accueille cela, sans donner lieu à une discussion.

-un-e animateur-trice relit une deuxième fois le texte

-un-e animateur-trice fait un commentaire

-Chant pour terminer

 

Si vous êtes en région parisienne vous pouvez venir voir cette manière de faire au Centre spirituel du Cénacle de Versailles, le 2ème jeudi de chaque mois de 20h15 à 22h. Aucune inscription n’est nécessaire.

La prochaine rencontre est en novembre :

https://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=3634&id=24

Ce « concept » de liturgie de la Parole est à consommer sans modération. Une seule demande : dire que vous l’avez trouvé sur mon blog !

 

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 22:07

Une chanson, hymne à Paris belle et dure, Paris Métèque, Paris qu'on aime

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 11:39
Spécial "abonné-es" à mon blog

Bonjour à vous

Un article un peu particulier pour vous, abonné-es à mon blog!

Je viens d'arriver dans ma nouvelle communauté et il se trouve qu'on nous a donné des timbres: 30 classeurs de timbres français ( de 1900 à aujourd'hui) et de timbres de tous les pays du monde. Chacun de plus de 100 timbres.

Je cherche à les vendre car aucune de nous ni autour de nous n'a la fibre philatélique!

Connaissez-vous des gens qui seraient intéressés? Vous-même?

Voici la marche à suivre:

M'écrire en cliquant sur contact 

Je répondrai pour voir comment "faire affaire" sur la base de 20 euros le classeur.

Merci à l'avance pour votre aide

Sr Michèle

 

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 14:08
Un don laissé à notre créativité: parabole de talents en Mt 25:14-30

« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”

Mt 25.14-30 

 

Nous le savons, il y a des images vraies de Dieu et il y a des défigurations , de fausses images. Cet Evangile en est un bon exemple. Ne pensons pas trop vite que cela n’a pas trop d’importance d’accueillir les bonnes images et de démasquer les autres. Nous voyons bien ici qu’une bonne image de Dieu ou une fausse produit des comportements radicalement différents.

1er point

Regarder l’image de Dieu que nous donne cette parabole. C’est celle d’un Dieu qui confie toute sa fortune, ce qu’il a, ce qu’il est. Dans les Exercices Spirituels, Ignace dit que l’amour consiste en une communication mutuelle où chacun donne ce qu’il a et ce qu’il est (Exercices n°230) . Un Dieu qui se remet entre nos mains, ce qu’il est et son projet de vie pour le monde. Aucune consigne, pas de : « faites ceci, ne faites pas cela » Non. Confiance qui laisse  à notre créativité d’ inventer les moyens pour que cette richesse qui est Dieu même soit communiquée.

2ème point

Regarder ce que cette vraie et bonne image de Dieu provoque chez les 2 premiers serviteurs

Ils peuvent tout oser, tout risquer, parce que même s’ils connaissent des échecs, c’est l’acte même de s’engager pour Dieu qui est la réussite de leur vie. Les deux premiers serviteurs auraient pu tout perdre de l’argent confié, ils auraient gagné la joie d’avoir engagé leur vie pour Dieu. Et ils auraient entendu pareillement l’appel à entrer dans la joie de leur maître puisque déjà elle les habitait.

3ème point

Ecouter le dialogue entre le maître et ces 2 serviteurs

Ils ont la conscience aiguë du don qui leur ai fait : « tu m’as confié » disent-ils et voilà ce que j’ai gagné. Quelle alliance ! Alliance du don de Dieu et de notre réponse, de notre travail qui est bien le nôtre ! «ce que j’ai gagné ».

4ème point

Regarder la fausse image qui habite le troisième serviteur et qui est en complet contraste, opposition : celle d’un Dieu sévère, exigent, dur. Le pire peut-être est de croire que l’on sait : « J’ai appris à te connaître ainsi… » Et de ce fait, le don de ce talent n’a pas été reconnu comme donné : « Je suis allé enfouir ton talent : le voici tu as ton bien. Il n’a pas réalisé qu’il était bénéficiaire d’un cadeau, que c’était bien pour lui.

5ème point

Les paraboles sont là pour nous indiquer des chemins de vie et nous alerter sur ceux qui ne mènent qu’à des impasses. Alors entrons dans la joie de ceux et celles qui réalisent qu’il y a bien un don, que ce don est bien pour eux, pour elles, un don à vivre.

 

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 21:26
Evangile du 25ème dim. du T.O. : Envoyé-es à sa vigne ou un même amour pour toutes et tous. Mt 20. 1-16

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. "

 

1ère piste :

Porter un regard de contemplation sur ce maitre de la vigne. Sa patience, sa persévérance à embaucher. Qu’est-ce qui le motive à agir ainsi ?

 

2ème piste :

Entendre ce qu’il dit : « Allez-vous aussi à ma vigne »

Et sur fond de cette année qui commence, regarder la vigne qui est devant nous. Il nous y appelle.

Lui parler de telle ou telle portion de cette vigne qu’il nous a confiée.

 

3ème piste :

Les ouvriers qui ont travaillé une journée entière ou seulement une heure, reçoivent la même somme. Comment comprendre cela ?

Deux réponses…parmi d’autres :

-Une pièce d’argent, c’est la somme qu’il faut pour vivre. Pour Dieu, toute femme, tout homme a droit de vivre, donc à recevoir ce qu’il lui faut.

-la pièce d’argent symbolise l’amour de Dieu. Il est le même pour chacun-e.

 

4ème piste :

« Moi, je suis bon »

Laissez en nous résonner cette parole sur fond de celle de Sainte Thérèse Couderc (Fondatrice des Sœurs du Cénacle) : «  Dieu est bon, il est plus que bon, il est la Bonté »

S’imprégner de cette bonté.

 

 

 

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 22:19
Jésus demande notre avis: Mt 18/12-14

 

Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

Mt 18/12-14

 

1ère piste :

M’arrêter sur la question de Jésus : « Que pensez-vous de ceci ? »

Jésus pose souvent des questions :

Que cherchez-vous ? Veux-tu guérir ? Que veux-tu que je fasse pour toi ? Combien avez-vous de pain ? Etc.

Ici sa question est un appel à penser. Il est donc dans la position de l’accoucheuse qui aide à la naissance d’une pensée propre.

Regardons Jésus dans cette attitude qui veut nous stimuler à une pensée personnelle.

Et acceptons cette invitation à penser.

 

2ème piste :

Il y a dans ce texte 4 images de Dieu que nous pouvons contempler.

Dieu nous veut pensant.

Dieu à notre recherche.

Dieu qui se réjouit.

Dieu qui ne veut pas qu’aucun de nous se perde.

Prendre du temps pour contempler ces 4 images.

Elles peuvent stimuler notre amour de Dieu révélé en Jésus

 

3ème piste :

Et s’il y avait une 5ème image ? Celle de Dieu qui a de l’humour ?

Dire qu’il y a de la joie pour une brebis perdue et retrouvée, c’est juste mais dire qu’il y en a plus que pour les 99 qui sont restées bien sagement dans l’enclos, est-ce de la provocation ou de l’humour ?

Il faudrait donc pour donner de la joie à Dieu, se perdre pour lui donner plus de joie à nous retrouver ?

De l’humour ou peut-être simplement du réalisme car les 99 n’existent pas, nous sommes toutes et tous des brebis que Dieu cherche inlassablement. Et nous sommes chacune et chacun, unique à ses yeux.

 

 

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