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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:01
Peinture sur bois de Sr Ghislaine Pauquet, rc, Centre spirituel du Cénacle de Versailles.

Peinture sur bois de Sr Ghislaine Pauquet, rc, Centre spirituel du Cénacle de Versailles.

« Ils montèrent à la chambre haute, où ils se tenaient habituellement » Ac 1/13

On y voit cette première communauté, d’hommes et de femmes réunis ensemble. Cela nous indique une première attitude spirituelle à garder précieusement et à cultiver : Viser la communion. Se donner, se trouver, des lieux de partage. Et pas seulement en avoir mais aussi en estimer la valeur, s’y investir. En saisir le sens profond : Il s’agit de faire l’expérience d’une présence du Christ, selon la promesse qu’il nous a faite : « Quand deux ou trois soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux » Mt 18/20

« Tous d’un même cœur, étaient assidus à la prière » Ac 1/14

Des raisons pour prier :

-Devenir d’autres Christ.

C’est tout l’enjeu de la prière avec l’Evangile. En contemplant le Christ, en fait, je me mets en situation de suite du Christ, comme les disciples qui l’ont suivi sur les routes de Palestine. Le fréquenter pour lui devenir semblable. Le regarder, L’écouter pour regarder comme Il regarde, saisir de l’intérieur les grandes options de Son existence pour que peu à peu elles imprègnent mes décisions. Saisir Sa manière particulière d’aimer, me laisser aimer par Lui pour qu’Il puisse me transformer pour aimer à mon tour.

« Dans les actes du Christ, aussi bien que dans Ses paroles, se révèlent les principes qui inspirent Son action, les jugements de valeur qui dictent Son attitude, et commandent Ses réactions. C’est cela que nous devons faire nôtre, incorporer progressivement à la substance de notre être. Plus nous le ferons, plus nous agirons spontanément comme le Christ…Nous serons d’autres Christ, c’est à dire des chrétiens. C’est pourquoi, la méditation de l’Evangile n’est pas un exercice facultatif pour ceux qui veulent vivre leur incorporation au Christ. C’est là qu’ils en puiseront les moyens »

Y de Montcheuil, Problèmes de vie spirituelle, Epi, 1947, p98)

 

-Etre animé par l’Esprit.

Mais cela ne se fait pas à la force du poignet, de manière volontariste. C’est de l’ordre d’un abandon, d’un « laisser-faire » de l’accueil d’un don. Ces 10 jours entre Ascension et Pentecôte sont symboliques d’un Espace. Faire de la place à Dieu, ne pas se précipiter dans l’action. Entrer dans un discernement avant d’agir pour que notre action qui reste bien la nôtre, soit aussi celle de Dieu. Que notre action soit animée par l’Esprit. C’est le sens de cette expression si audacieuse qu’on trouve dans les Actes : « L’Esprit Saint et nous mêmes avons décidé… » Ac 15/28

C’est notre aventure : celle d’être configuré-e au Christ, dans le consentement à Lui devenir semblable et par l’espace que nous offrons à l’Esprit pour discerner ce qui est selon Dieu. Chacun-e de nous peut devenir présence du Christ dans ce monde : un-e Autre Christ.

Pour cela il est nécessaire de garder des espaces de recul dans son emploi du temps, des temps pour soi, temps de solitude, de silence, d’intériorité, de relecture du vécu. Descendre au plus profond de soi pour reconnaître ce qui est source de paix, de joie, d’élan paisible, source de plus grande confiance en soi, dans les autres, en Dieu, source de plus d’espérance et d’amour. Car ce sont des signes de l’Esprit. Un désir, une pensée, un sentiment, des idées qui sont portés par ce climat, on peut y discerner l’Esprit du Christ. On peut les accueillir et les réaliser. Au contraire, un désir, une pensée, une idée, un sentiment porté par un climat de peur, de méfiance, d’agitation, de découragement, de tristesse, de ressentiment sont plutôt indicateurs d’un mauvais esprit et l’indication d’un combat spirituel à mener.

 

« Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux confins de la terre » Ac1/8.

Il s’agit maintenant de chercher et de trouver le Christ au cœur même de l’action.

Le monde comme lieu pour trouver Dieu, le monde comme lieu de Dieu. Cela ouvre un accès à Dieu par la médiation du monde : tout ce qui est bon, juste, vrai, beau, en moi dans les autres, dans les choses est Présence de Dieu. Présence à adorer, à contempler.

L’apostolat n’est pas d’apporter Jésus mais de le découvrir et le révéler à l’œuvre dans ce monde, révéler sa présence au cœur de ce que nous vivons.

« Je vis, écrit comme en lettres d’or, ce mot de bonté…je le vis, écrit sur toutes les créatures…toutes portaient ce nom de bonté, je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu. Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon …est un bienfait que nous devons à la bonté infinie de notre Dieu, afin que nous la rencontrions en tout et partout ».

Lettre de Ste Thérèse Couderc du 10 août 1866

Cela rejoint la phrase attribuée à Ignace de Loyola : « Chercher et trouver Dieu en toutes choses ».

J’y ajoute ce commentaire d’un jésuite d’aujourd’hui :

« Dieu n’est cherché en Lui-même que pour être trouvé en toutes chose…Le désir de voir Dieu trouve son repos en Dieu trouvé ici et maintenant dans l’humilité du quotidien ». P.Philippe Charru sj, homélie de la fête de Thérèse Couderc, sept 2007.

 

Ensemble, dans la contemplation du Christ et l’écoute de l’Esprit, pour être apôtre.

Voici ce temps du cénacle entre Ascension et Pentecôte.

Un temps et un espace dont on ne peut faire l’impasse si l’on veut que notre vie chrétienne devienne de plus en plus vivante.

 

« Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes dont Marie mère de Jésus et avec ses frères ». Ac 1/14

Entendons bien, il s’agit de tous et toutes. Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. Tous et toutes disciples. Il est vraiment dommage que tant de peintures, d’icônes de la Pentecôte ne représentent que des hommes avec Marie. ( Et même quelquefois sans elle !). Dans notre Centre spirituel, il y a une peinture de la Pentecôte sur bois où l’on voit Marie et des disciples femmes et hommes recevoir l’Esprit et partir en joyeux-ses messagères et messagers de la Bonne Nouvelle. Je me souviens de l’étonnement d’un prêtre d’y voir des femmes : « Mais il n’y avait pas de femmes au Cénacle quand les apôtres ont reçu l’Esprit Saint ! » me dit-il. Je lui ai ouvert Ac 1/14 : « Avec quelques femmes dont Marie ». Comme quoi les représentations mentales et picturales sont plus fortes que l’objectivité d’un texte.

Regardons Marie. Quel est son rôle ici ? Pourquoi la pensons-nous uniquement silencieuse ? Elle qui est remplie de l’Esprit depuis l’Annonciation, elle qui retenait toutes ces choses dans son cœur ( Lc 2/19)…Pourquoi ne pas la voir enseignant, à tous et toutes, les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ ? Faire comprendre son absence comme une chance : désormais Le découvrir, Le reconnaître à l’œuvre par nos mains. Donner goût à Le contempler pour que quelque chose de Ses yeux, de Son cœur deviennent les nôtres pour devenir Christ pour les autres. Regarder Marie transmettant ainsi son expérience du Christ son Fils et son Sauveur.

 

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 07:59
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:03
Méditons:la désobéissance comme résistance au mal dans le livre de l'Exode.

Bible : Livre de l’Exode chapitre 1 verset 8 à 22

Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte. Il n’avait pas connu Joseph. Il dit à son peuple : « Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant plus nombreux et plus puissant que nous. Prenons donc les dispositions voulues pour l’empêcher de se multiplier. Car, s’il y avait une guerre, il se joindrait à nos ennemis, combattrait contre nous, et ensuite il sortirait du pays. » On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée pour les accabler de travaux pénibles. Ils durent bâtir pour Pharaon les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès. Mais, plus on les accablait, plus ils se multipliaient et proliféraient, ce qui les fit détester. Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage et leur rendirent la vie intenable à force de corvées : préparation de l’argile et des briques et toutes sortes de travaux à la campagne ; tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage. Alors le roi d’Égypte parla aux sages-femmes des Hébreux dont l’une s’appelait Shifra et l’autre Poua ; il leur dit : « Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux, regardez bien le sexe de l’enfant : si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, laissez-la vivre. » Mais les sages-femmes craignirent Dieu et n’obéirent pas à l’ordre du roi : elles laissèrent vivre les garçons. Alors le roi d’Égypte les appela et leur dit : « Pourquoi avez-vous agi de la sorte, pourquoi avez-vous laissé vivre les garçons ? » Les sages-femmes répondirent à Pharaon : « Les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes, elles sont pleines de vitalité ; avant l’arrivée de la sage-femme, elles ont déjà accouché. » Dieu accorda ses bienfaits aux sages-femmes ; le peuple devint très nombreux et très fort. Comme les sages-femmes avaient craint Dieu, il leur avait accordé une descendance. Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : « Tous les fils qui naîtront aux Hébreux, jetez-les dans le Nil. Ne laissez vivre que les filles. »

Exode chapitre 2 versets 1 à 10

Un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils. Voyant qu’il était beau, elle le cacha durant trois mois. Lorsqu’il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de goudron. Elle y plaça l’enfant, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux. La sœur de l’enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver. La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. C’était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C’est un enfant des Hébreux. » La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? » La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant. La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.

10 Lorsque l’enfant eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, en disant : « Je l’ai tiré des eaux. »

Première piste :

S’aider de ce texte pour saisir ce qu’est le mal :

-Le mal comme ignorance de l’histoire :

Le Pharaon n’avait pas connu le juif Joseph qui avait tant fait pour l’Egypte. Son ignorance de l’histoire l’empêche de considérer positivement le peuple juif.

-Le mal qui se nourrit de peur sans fondement, qui se nourrit d’imaginaire : « En cas de guerre, il pourrait bien se joindre à nos ennemis ».

-Le mal qui se réalise dans l’exploitation, l’esclavage, la violence, le génocide.

Deuxième piste :

S’aider de ce texte pour saisir ce qu’est la résistance au mal et entrer en son cœur dans cette résistance.

- la résistance au mal a une « raison » :

c’est la crainte de Dieu des accoucheuses. Crainte à entendre comme respect de Dieu, qui fait entrer dans sa colère contre tout ce qui défigure l’humain.

-la résistance au mal qui se fait agissante, qui prend les moyens de résister.

-le refus d’obéir à l’injustice : les sages-femmes laissent vivre les garçons.

-un mensonge légitime pour ne pas subir la répression : « nous arrivons trop tard ».

-la désobéissance d’une mère qui refuse qu’on tue son enfant et un vrai amour qui accepte de le perdre pour qu’il ait une chance de vivre.

-la vigilance d’une sœur qui veille

-la désobéissance de la fille du pharaon qui recueillit l’enfant.

Troisième piste :

Regarder les gestes de la fille du Pharaon.

Les mettre en synopse avec ce que fait le bon Samaritain (en Lc10 /25-37). Le bon Samaritain est figure du Christ. La fille du Pharaon est aussi figure du Christ.

Quatrième piste :

Considérer les conséquences de cette résistance et de ce salut :

Sans cette désobéissance : pas de libération, pas de naissance d’un peuple, pas d’alliance, pas d’entrée en terre promise…

Rien de tout cela, sans des femmes faisant échec à la mort.

 

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 15:57
Aquarius: 122 migrants secourus dont 60 femmes

Dimanche 24 avril, l’association SOS MEDITERRANEE qui a affrété l’Aquariusen Méditerranée centrale et son partenaire médical Médecins du Monde, ont reçu un appel de détresse provenant du Maritime Rescue and Coordination Center (MRCC basé à Rome). L’opération de sauvetage s’est déroulée entre 14h30 et 15h45 (heure française). 122 personnes ont été secourues dans un bateau pneumatique au large de Ra’s Tajura (Libye), dans des conditions météorologiques difficiles, avec des vagues de 1,5 mètre et des vents forts allant de 30 à 40 km/heure. Les rescapés, très éprouvés, viennent du Nigeria, de Guinée Conakry, Gambie, Mali, Burkina Faso, Somalie.

Pour lire la suite :

http://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/6_eme-sauvetage-de-l-aquarius

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 08:28
Ecouter RCF: La pensée politique d'Hannah Arendt au secours de la vie spirituelle

Une émission des Radios chrétiennes francophones à écouter:

https://rcf.fr/spiritualite/fondamentaux-de-la-foi/la-pensee-politique-dhannah-arendt-au-secours-de-la-vie-spiritue

 

Que serait notre vie, notre confort, notre espérance, sans les autres? Pour Marion Muller-Colard, invitée de Christophe Henning, la pensée d'Hannah Arendt peut enrichir la vie spirituelle.

J’ai le sentiment que ma génération s'est réfugiée dans quelque chose d'anti-spirituel, qui est le cynisme."

En philosophe qui questionne et en chrétienne qui espère, Marion Muller-Colard considère qu'à une époque "charnière" comme la nôtre, on a le choix entre l'angoisse de la fin d'un monde et l'enthousiasme des débuts d'un autre. Elle observe: "on ne fait pas des enfants avec la même insouciance que nos parents". Mariée, deux fois maman, elle a fait le choix de vivre dans une maison reculée, isolée du monde. Fréquenter la pensée d'Hannah Arendt l'a menée vers un questionnement: de quoi cherchait-elle donc à se mettre à l'abri en s'installant ainsi loin de tout?

Elle fait le parallèle entre son isolement physique et sa vie spirituelle: "pendant longtemps j'ai pu vivre tranquillement sans me demander s'il était possible d'avoir une vie spirituelle sans qu'elle découle naturellement vers la question de l'identité politique de l'homme". Or il faut parfois questionner "ce qui dans nos vies fait politique", se dit-elle.

"On nous autorise très facilement, chrétiens, à cultiver quelque chose qui serait de l'ordre du petit jardin intime et personnel que serait notre foi, sans venir nous demander ce que ça change dans notre rapport aux autres et au monde."

Marion Muller-Colard cherchait depuis longtemps à lier l'intuition d'Hannah Arendt que la vie humaine n'est une vie que si elle est politique, avec ce qu'elle comprend de l'Evangile.

Or, la philosophe allemande a avancé l'idée que tout vie humaine est déterminée par le fait que l'on est plusieurs. Considérer et admettre que le monde a bien été bâti par d'autres que soi avant, pendant et après notre passage sur terre, cela "autorise à penser la politique non pas en termes de prendre une carte dans un parti mais en se réfléchissant soi-même comme faisant partie d'un monde qui est ce qu'il est parce qu'il est bâti par plusieurs".

A quel moment a-t-on cette conscience politique de l'autre? Sait-on, lorsque l'on est chez soi, confortable et insouciant, qu'on le doit aux autres?

Romanesque, philosophique, l'écriture de Marion Muller-Colard est le creuset de ses questionnements, de ses émerveillements aussi.

Un style nourri de ses expériences concrètes, de la richesse des relations personnelles, d’une vie de famille essentielle et de cette terre d’Alsace qui lui est chère. Théologienne protestante, elle a été longtemps aumônier d’hôpital. Et si l'écrivain vit retirée à la campagne, la philosophe reste ouverte au monde. Elle a signé de nombreux livres, donc, notamment des ouvrages destinés à la jeunesse - comme "Prunelle de mes yeux" ou "Bouche cousue" (éd. Gallimard). Elle a aussi publié "Le Professeur Freud parle aux poissons" et "Le petit théâtre de Hannah Arendt" pour expliquer la philosophie aux enfants (éd. Les petits Platons). Son essai "L'autre dieu" (éd. Labor et Fides, 2014) lui a valu le prix "Ecritures et spiritualités" et le prix "Spiritualités d'aujourd’hui".

 

 

 

 

 

 

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 14:17

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19558792&cfilm=229903.html

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 17:03
Invité-es, Sr Marie-Lise Dépruneaux: Ascension, la fête d'une autre présence.

Laissons-nous dérouter par cette fête !

Ce récit de l’Ascension que nous rapportent les Actes des Apôtres nous éclaire.

Jésus pendant le temps nécessaire, quarante jours, s’est fait reconnaître à travers des rencontres inattendues.

Il s’est révélé comme le Vivant.

Et puis vient ce temps où il va disparaître à leurs yeux. Non pas les quitter car St Matthieu nous dit expressément le contraire dans son évangile :

« Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde » Mais il ne se va plus se rendre présent de la même manière.

Il va se rendre présent par l’Esprit promis qui viendra les emplir de la force et de la joie du Ressuscité. Ainsi qu’il l’a dit à Marie Madeleine : « Ne me retient pas ».

C’est maintenant aux disciples de devoir quitter les cieux du regard. Parce que le Christ aux cieux, c’est-à-dire en Dieu, les appellent à courir aux extrémités de la terre pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Sa présence n’est plus maintenant en un lieu donné d’Israël, mais Il nous appelle à le rencontrer partout et chaque jour à la lumière de l’Esprit qu’Il nous donne inlassablement.

L’Ascension est l’ouverture d’une espérance.

Il nous dit d’attendre ce qu’Il va nous envoyer : son Esprit, sa présence jusqu’à la fin.

Toujours là, mais Celui sur qui nous ne pouvons pas mettre la main.

Celui qui a voulu se faire l’un de nous et qui est toujours l’un de nous :

« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites… »

Nous pouvons le rencontrer, mais nous ne pouvons pas mettre la main dessus.

Il nous précède, il nous appelle à le reconnaître. Il nous donne son Esprit pour que nous puissions le reconnaître sur notre chemin jour après jour.

Dans ce passage des Actes, on voit les apôtres qui attendent encore de Jésus un geste spectaculaire : rétablir la royauté.

Nous attendons parfois aussi des choses un peu extraordinaires.

Et non, Jésus vient dans l’ordinaire, Il ne s’impose pas. Toutes ses apparitions de ressuscité ont été discrètes, fugaces, mais aussi touchant en profondeur les personnes rencontrées.

Jésus disparaît aux yeux des apôtres et pourtant ils sont dans la joie, car Il est encore plus présent à eux que jamais.

C’est sa vie qui coule en eux.

Sr Marie-Lise Dépruneaux, rc

 

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:14
un web documentaire sur la doctrine sociale de l’Église

un web documentaire sur la doctrine sociale de l’Église

Pour mieux donner à voir une Église ancrée dans sa société et son époque, le Ceras met en ligne le 16 avril un webdocumentaire invitant les internautes à découvrir les grands principes de la doctrine sociale de l’Église, à travers les actions et les témoignages de ceux qui la font vivre au quotidien.

http://www.jeunes-et-engages.fr/

 

Le webdocumentaire, format du parcours d’initiation
Adressé aux jeunes ou à tous ceux qui sont désireux de mieux comprendre comment l’Église pense sa place dans la société, Jeunes & engagés – Portraits d’une Église qui (se) bouge présente des parcours personnels de militants associatifs, de responsables politiques, chefs d’entreprise, acteurs de la société civile, au prisme des sept grands principes de la doctrine sociale de l’Église (dignité de la personne humaine, bien commun, destination universelle des biens, option préférentielle pour les pauvres, solidarité, subsidiarité et justice sociale).
Conçu comme un parcours d’initiation, le format webdocumentaire offre à l’internaute une navigation « à la carte ». Chaque principe est décliné en trois vidéos : portrait d’un jeune engagé, interview d’un expert et découverte d’une action institutionnelle. Les vidéos sont complétées de fenêtres interactives accessibles en cours de lecture, qui permettent d’approfondir ses connaissances sur les sujets abordés.

 

La doctrine sociale de l’Église : des principes contemporains
En France, la foi s’exprime sur bien des terrains et il est important de les faire connaître. En s’engageant pour l’écologie, pour l’interreligieux, pour de meilleures conditions de travail, auprès des plus pauvres… des catholiques traduisent aujourd’hui en actes les valeurs des évangiles qui leur ont été transmises, et sur lesquelles l’Église catholique bâtit sa doctrine sociale. Jeunes et engagés
– Portraits d’une Église qui (se) bouge met en lumière la richesse de cette doctrine sociale et montre que ses grands principes dynamisent des engagements concrets et quotidiens pour des millions de Français.

 

Le Ceras
Le Ceras (Centre de recherche et d’action sociales) est une structure jésuite, association loi 1901, fondée en 1903. Son action séculaire vise la promotion de la justice et la diffusion de la doctrine sociale de l’Église. Ceras, 4 rue de la Croix Faron – 93217 La Plaine Saint-Denis Tel. : 01.48.22.40.18
secretariat@ceras-projet.com 


Synopsis
La doctrine sociale de l’Église serait son trésor le mieux caché. Pourtant, de nombreuses personnes la vivent et la font vivre à travers leurs engagements. Des jeunes aussi, des jeunes surtout. Mathilde, Henri, Lucie, Vincent… Choix de toute une vie, le temps d’un été ou d’une demi-journée… ils se bougent pour que le monde aille mieux. Ils sont agriculteur bio, chef scout, militant pour les droits du travail, colocataire de personnes issues de la rue, acteur de l’interreligieux, ils nourrissent cette doctrine sociale

Article paru dans : http://www.jesuites.com/2015/04/jeunes-et-engages-webdocumentaire/

 

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 18:47
Le numéro 54 d'Amoris laetitia du Pape François

Par cet bref panorama de la réalité, je désire souligner que, bien que de notables améliorations aient eu lieu dans la reconnaissance des droits des femmes à intervenir dans l’espace public, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir dans certains pays. On n’a pas fini d’éradiquer des coutumes inacceptables. Je souligne la violence honteuse qui parfois s’exerce sur les femmes, les abus dans le cercle familial et diverses formes d’esclavage, qui ne constituent pas une démonstration de force masculine, mais une lâche dégradation. La violence verbale, physique et sexuelle qui s’exerce sur les femmes dans certaines familles contredit la nature même de l’union conjugale. Je pense à la grave mutilation génitale de la femme dans certaines cultures, mais aussi à l’inégalité d’accès à des postes de travail dignes et aux lieux où se prennent les décisions. L’histoire porte les marques des excès des cultures patriarcales où la femme était considérée comme de seconde classe ; mais rappelons aussi le phénomène des mères porteuses, ou « l’instrumentalisation et la marchandisation du corps féminin dans la culture médiatique actuelle » Certains considèrent que beaucoup de problèmes actuels sont apparus à partir de l’émancipation de la femme. Mais cet argument n’est pas valide, « cela est faux, ce n’est pas vrai ! C’est une forme de machisme ». L’égale dignité entre l’homme et la femme nous pousse à nous réjouir que les vieilles formes de discrimination soient dépassées, et qu’au sein des familles un effort de réciprocité se réalise. Même si des formes de féminisme, qu’on ne peut juger adéquates, apparaissent, nous admirons cependant une œuvre de l’Esprit dans la reconnaissance plus claire de la dignité de la femme et de ses droits.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 17:57
Méditons avec l'Evangile de Marc 16/1-7: Qui nous roulera la pierre du tombeau?

Mc 16/1-7

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée

du tombeau ? »

Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »

1ère piste:

Cela se passe de grand matin et le 1er jour de la semaine.

Cela veut dire que nous sommes dans la nouveauté d’une nouvelle création. Du neuf radical vient d’advenir par la résurrection de Jésus.

En quoi la résurrection change quelque chose en moi

et dans ma vie ?

2ème piste:

Entendre la parole de ces disciples : « Qui nous roulera la pierre ? »

Entendre cette parole pour moi-même, quelle pierre demande à être roulée pour ouvrir ce qui est fermé ?

3ème piste:

Entrons avec elles dans le tombeau. Il n’y a plus rien à voir puisqu’il est vide mais il y a une bonne nouvelle à entendre. A la place du corps absent de Jésus, il y a une Parole de Bonne Nouvelle : il est ressuscité. Jésus est à rencontrer maintenant dans une Parole à croire.

Laissons cette parole descendre en nous.

4ème piste:

Ecoutons attentivement ce qui est dit.

*Ne vous effrayez pas :

Appel à quitter la peur, à laisser la paix entrer dans notre cœur.

*Vous cherchez Jésus de Nazareth :

Appel à creuser en nous le désir du Christ.

*Le crucifié, il est ressuscité :

Appel à croire que toute la vie du Christ est vérité.

*Il n'est pas ici:

Appel à ne plus le chercher là où il n’est pas.

*Il vous précède en Galilée:

Appel à le rejoindre en toute terre d’humanité.

 

 

 

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