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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 22:18
Méditons l'évangile de Marc 10/32-45: la véritable ambition.

 

Les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. » Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

 

1-Accorde-nous de siéger dans ta gloire

Comprendre que le vrai sens du mot gloire, ce n’est pas ce qui nous vient immédiatement à l’esprit. Cela n’a rien à voir avec la renommée, le bruit qu’on peut faire autour d’un nom célèbre, la réussite, le prestige, les honneurs.

Dans la Bible, cela veut dire la richesse de l’être, sa plénitude, sa densité d’existence, son poids.

Puisque Dieu est amour et qu’il n’est que cela, la gloire de Dieu, c’est son poids d’amour.

La demande de Jacques et de Jean peut donc être prise positivement : siéger, habiter sa gloire, c’est nous enraciner dans l’amour, c’est une demande d’intimité, de proximité, être au plus près possible.

 

2-Que voudriez-vous que je fasse pour vous ?

Avec cette question, il nous ai donné de voir la manière dont Jésus aime, dont justement, il vit de cette gloire.

Il est d’abord quelqu’un qui favorise l’expression du désir. Il leur permet de l’exprimer : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »

Il sait discerner, je dirai faire du tri dans cette demande, il sait y voir ce qu’il y a de bon : ce désir de proximité et ce qui demande à être purifié car il n’y a pas de fauteuil dans le Royaume de l’amour. Fauteuil au sens de privilège, hiérarchie, préséance, place d’honneur.

C’est pourquoi il ne fait pas de reproche. Il comprend qu’ils n’ont pas compris. Il accueille leur désir et va le purifier. Pas de fauteuil mais une coupe à boire et être plongé dans un baptême.

Sa réponse, on peut la comprendre comme cela : Vous avez raison de vouloir être associé à ma gloire, au sens fort de ce poids d’amour. Mais cela doit être un amour qui ne triche pas. Un vrai amour, donc humble et souffrant, car aimer amène forcément de la souffrance et c’est cela qu’ils n’ont pas compris.

Pouvez-vous être avec moi autant dans la souffrance que dans la joie ? Pouvez-vous me suivre autant au jour de la Passion qu’aux jours de la Résurrection ?

Pouvez-vous partager ma coupe et mon Baptême ?

Regardons comment Jésus aime dans la délicatesse de ce dialogue : accueillir le meilleur du désir et le purifier. Mais aussi les appeler à une configuration avec lui : « Même nourriture et même boisson, me suivant dans la peine et dans la victoire » dira Ignace de Loyola dans les Exercices spirituels.

 

3-Oui, nous le pouvons

C’est la réponse de Jean et de Jacques : « Oui, nous le pouvons ». c’est la leur mais c’est aussi la nôtre car

personne n’est exclu de cette réponse. Si nous sommes baptisés, oui le pouvons puisque nous le faisons déjà. Nous avons été plongés dans les eaux du baptême et mieux, nous sommes baptisés, plongés en Christ, c’est du présent ! Et tous et tous nous la faisons, incroyant ou croyant dans la mesure exacte où nous aimons d’un amour humble qui forcément inclut de la souffrance.

 

4-Boire à la coupe

Mais aussi nous le pouvons en écoutant l’enseignement qui suit sur le service.

Boire à la coupe et être plongé dans son baptême, c’est aussi se faire serviteur, renoncer aux formes diverses de domination.

Sentons l’ambition que le Christ a pour nous dans cet enseignement sur le service. Il s’agit, oui de devenir grand, oui d’être le premier. Cette ambition est celle des saints : être premier dans le don. Il y a bien de l’ambition mais pas à la manière habituelle.

Oui, nous pouvons boire à la coupe et être plongé dans son baptême en vivant toute fonction, toute charge, tout travail, toute responsabilité comme un service.

 

5-Le Fils de l’homme est venu pour servir

Il s’agit donc de regarder le Christ. Il n’est pas venu pour être servi mais pour servir. Oui nous le pouvons en le regardant, en nous imprégnant de ce qu’il est, de ce qu’il fait. Pour cela, laissons remonter à la mémoire la vie du Christ vu sous l’angle du service. Il est serviteur d’un bout à l’autre de sa vie.

 

6-Donner sa vie en rançon

Ce mot peut nous arrêter et nous scandaliser ! Il ne faut pas le prendre au sens moderne du terme. Car alors on tombe dans une fausse image de Dieu.

La racine hébraïque de ce mot c’est le verbe délier, libérer. Il faudrait mieux traduire : donner sa vie pour nous libérer. Jésus en donnant sa vie pour nous sur la croix nous libère, en particulier de ces fausses images de Dieu. Sur la croix, Dieu se livre et veut nous désarmer, nous délier de toute peur.

Le don de sa vie sur la croix, c’est l’extrême du don.

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 11:08
Invité-es: Katrin Agafia, Bartimée mon frère, Luc 18/35-43

35 Or il advint, comme Jésus approchait de Jéricho, qu’un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait. 36 Entendant une foule marcher, il s’enquérait de ce que cela pouvait être. 37 On lui annonça que c’était Jésus le Nazaréen qui passait.

38 Alors il s’écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » 39 Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » 40 Jésus s’arrêta et il ordonna de le lui amener. Quand il fut près, Jésus lui demanda : 41 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je recouvre la vue. » 42 Et Jésus lui dit : « recouvre la vue ! Ta foi t’a sauvé. »

 43 À l’instant même, il recouvra la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu

 

Bartimée, mon ami, mon frère,

J’ai lu ce soir ton histoire, plusieurs fois. Et puis, j’ai fermé les yeux et je t’ai vu, là, sur le bord du chemin, assis sur le sol, comme un moins que rien. Tu étais aveugle : ta vie dépendait de la pluie, du froid et de la charité de chacun. Certains jours, tu mangeais à ta faim et d’autres fois tu grelottais sous un porche sans personne pour te tendre la main. Tu le savais, tu n’étais rien, tu ne possédais rien que ce désir de vie qui semblait s’obstiner à te porter. Moi, tu sais, en te voyant ainsi à la croisée des chemins, je me suis dit que j’avais peut-être beaucoup à apprendre de toi. Tiens, par exemple, tu passes ta vie à ouvrir les mains, pour mendier une pièce, un regard, un peu de dignité alors que mes mains sont si souvent crispées, par peur de se livrer.

Un homme pourtant avait retenu toute ton attention. On t’en avait parlé car il s’intéressait aux moins que rien, comme toi. On disait même qu’il préférait les pauvres et les marginaux aux riches et aux puissants. Je suis d’accord avec toi, c’était le monde à l’envers. Et un jour cet homme, ce Jésus, est passé tout près de toi. Et là, tu t’es mis à crier si fort que tu aurais pu faire trembler une nouvelle fois les murs de Jéricho ! Ton cri, je m’en souviens encore, c’était bien plus qu’un cri, c’était une prière qui semblait venir tout droit du fond de ta douleur. Tout le monde, ce jour-là, t’a entendu, même l’Eternel. Miséricorde ! Voilà ce dont tu rêvais ! Que Jésus te regarde au moins une fois, toi le mendiant de Dignité. Mais c’était sans compter avec tous ceux qui cherchaient à étouffer ton cri ; tu comprends, tu dérangeais trop l’ordre établi. Chacun à sa place ! Un pauvre, ça peut faire l’aumône, mais sans faire de bruit, sans bousculer les codes et les convenances. En plus, tu imagines, avec tes cris, ils n’arrivaient même plus à écouter leur maître ! Pourtant, au lieu de te soumettre et te taire, tu t’es mis à crier encore plus fort, poussé par cette Vie qui t’arrachait à la nuit. Moi, je le sais, il n’y a pas plus obstiné que Bartimée ! Ta foi est une question de vie ou de mort. Elle est comme cette jeune pousse qui écarte la pierre pour grandir et ouvrir un chemin où le pouvoir et les codes n’ont aucune place. Tu sais Bartimée, quelques jours après Son séjour à Jéricho, Jésus a dit : « C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la Vie ». Je crois que tu avais dû L’impressionner !

Alors Il t’a appelé. Il t’avait vu, entendu, toi le mendiant d’Amour ! Il allait se rendre présent à ce que tu étais ! Et moi, je n’en revenais pas : tous ces gens qui t’empêchaient de crier, se sont mis à t’aider et te guider! C’était encore une fois le monde à l’envers ! Et toi, tu t’es laissé faire, ton cœur était grand ouvert ! Parfois, j’aimerais tellement te ressembler !

Bref, te voilà debout, porté par la Vie, porté par les hommes, ton visage à hauteur de Son visage! Tu ne Le voyais pas mais tu L’entendais, et Il t’a parlé ! Il n’y avait aucune de ces paroles creuses, et bien ficelées dans Sa bouche, mais juste une question, presqu’une prière : « Que veux-tu je fasse pour toi ? » Cela se voyait, Jésus ne faisait pas semblant d’être disponible ! Il était là, pris tout entier par ta souffrance, comme s’Il voulait faire naître en toi les mots de ton désir. Alors quand tu as dit que tu voulais retrouver la vue, là tu m’as vraiment bluffé ! Par quelle audace, quelle folie diront certains, as-tu osé demander l’impossible ? Tu n’as pas hésité à exprimer le seul vrai rêve qui t’habitait depuis toujours, toi le mendiant de Lumière ! Tu étais vrai, incroyablement vrai, les mains nues, les yeux vides, et le cœur déjà baigné par Sa Lumière … Et puis tes yeux se sont ouverts et la première chose qu’ils ont vu, ce sont les yeux de Jésus. Je n’ose te demander jusqu’où Ce regard t’a aimé! Vos vies se touchaient, vos chemins se croisaient[1], cela se sentait : ce n’était pas seulement la vue que Jésus t’avait donné, c’était la Vie. Par ta confiance, par ton obstination, par ta persévérance tu avais obtenu la Vie, Bartimée ! Alors tu t’es mis à marcher derrière Jésus. Tu marchais, avec obstination, sans jamais t’arrêter, contemplant par-delà l’horizon, les reflets de Son Royaume.

Bartimée, ton cri, je le sais, portait en lui, le cri de tous les sans-voix de la terre ; ta demande, aussi folle soit-elle, emportait avec elle, les aspirations de ceux dont les mots sont noyés par trop de sanglots.

Bartimée, mon ami, mon frère, continue à crier encore longtemps cette foi qui t’a toujours habité : la foi des gens simples qui s’obstinent à aimer. Continue à crier, à supplier, devant l’Eternel au nom de tous les mendiants de la terre! Continue à crier la Vie jusqu’au cœur de nos nuits, sans jamais te lasser !

Avec toi Bartimée, tous ensemble, mendiants de Lumière pour l’éternité.

 

 

 

[1] A l’école de Bartimée (Tonio del’Olio)

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 21:04
La Trinité, une manière de vivre: Jean 15/9-17

Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.

Cet évangile de Jean nous fait témoin d’une relation. Jésus se situe comme Fils devant le Père. Mais cette relation n’est pas fermée sur elle-même. Elle s’ouvre à nous et nous y fait entrer. Ce faisant, cet évangile donne son vrai nom à Dieu, l’essence de Dieu, son être. Non seulement Dieu aime mais il est Amour.

Bienheureux sommes-nous de pouvoir nous situer devant l’Amour qui est Dieu, tel qu’il se révèle à nous dans l’Evangile parce que nous y découvrons que l’amour qui est Dieu n’est pas solitaire. L’Amour qui est Dieu est en relation à l’intérieur de lui-même, car pour aimer il faut qu’il y ait de l’autre, de la différence et en même temps de l’unité.

Il y a donc bien de l’unité : un seul Dieu. Dans cette unité, il y a Dieu Source de l’amour et c’est le Père. Il y a Dieu Parole de l’amour et c’est le Fils. Il y a Dieu Souffle vivifiant de l’amour et c’est l’Esprit. Unité qui est union, communication, communication d’amour en elle-même, en Dieu même.

Et puisque c’est un amour véritable, il n’y a aucune trace dans la Trinité, aucune trace d’inégalité, aucune trace en Elle de supérieur et d’inférieur. En Elle c’est un infini et divin respect de l’altérité, sans confusion ni séparation. C’est une relation faite de don et d’accueil du don dans la réciprocité.

St Ignace de Loyola a magnifiquement compris cela quand il définit l’amour ainsi : « L’amour consiste en une communication réciproque, c'est-à-dire que celui qui aime donne et communique ce qu’il a à celui qu’il aime et de même à l’inverse celui qui est aimé à celui qui l’aime » ( Exercices spirituels n° 231)

Dieu dans sa Tri-Unité est aussi communication d’amour en dehors d’elle-même, Elle est pour nous, vers nous, tournée vers nous. C’est un amour diffusif de soi qui nous façonne à son image et à sa ressemblance.

Nous en sommes bénéficière mais aussi responsable. En effet la Trinité d’amour qui est Dieu, nous invite à vivre entre nous, ce qu’Elle vit en elle-même. Donc nous invite à vivre ce que nous sommes, à nouer entre nous le même type de relation qu’il y a en Dieu, faite d’égalité, de respect, de réciprocité. De ce fait la Trinité dit notre vocation, et cette vocation c’est une existence fraternelle, une existence sororelle. Il y a donc un lien fort entre la manière de vivre entre nous et la vie trinitaire. L’amitié entre nous, la justice entre nous, l’égalité entre nous, le respect entre nous, dit quelque chose de l’amitié trinitaire. L’amitié trinitaire est source et modèle des relations justes et fraternelles entre nous.

De ce fait, nous pouvons nous rendre compte que les affirmations de la foi ne nous laissent pas tranquilles. Elles ne sont pas là comme des formules qu’il suffirait de répéter. Non, les affirmations de notre foi interrogent nos manières de vivre en société. Les interrogent et les contestent.

Affirmer, confesser Dieu-Trinité est un engagement.

C’est s’engager à une vie qui promeut l’égalité, l’amitié, le respect, la réciprocité pour chacun, chacune à l’image de l’amour qui est Dieu. C’est une grâce à désirer, une grâce à demander pour que notre foi s’incarne davantage, s’incarne vraiment dans nos vies et dans nos sociétés. C’est cela « demeurez dans son amour ».

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 15:00
Peinture de Sr Ghislaine Pauquet, rc. Versailles

Peinture de Sr Ghislaine Pauquet, rc. Versailles

Bonne fête du Cénacle !

Le Cénacle, c’est un temps entre Ascension et Pentecôte pour nous redire l’importance de « faire communauté », l’importance de méditer l’Evangile pour devenir d’autre Christ, l’importance de demander la force et la lumière de l’Esprit pour témoigner d’un Evangile de liberté.

Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » …Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. Ac 1 / 4-5 et 12-14

 

« Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,

avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. »

 « Tous ».

Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. Tous et toutes disciples.

Regardons Marie. Pourquoi la pensons-nous uniquement silencieuse ?

Regardons- la enseignant, à tous et toutes, les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ.

Regardons- la transmettant son expérience du Christ son Fils et son Sauveur.

Regardons -la faisant comprendre son absence comme une chance : désormais il s’agit de  le chercher, le découvrir, le reconnaître à l’œuvre  avec nous, dans ce monde, par nos mains.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 22:22

" Le silence de Dieu devant le malheur s'ouvre à nous comme un scandale où l'âme vacille. Le vertige est tel que nous n'avons de cesse d'inventer des réponses à nos vaines questions. N'est-ce pas la pesanteur des religions qui cherchent à combler nos anxiétés avec leurs discours et leurs rites, leurs codes et leurs sacrifices? Lourdeur de nos gestes et de nos doctrines pour asseoir des pouvoirs que nous certifions garantis par les dieux. Mais rien n' y fait: l'énigme demeure et les cris de l'humanité blessée ne cessent de remplir nos espaces. Jusqu'au moment où nos oreilles rendues plus attentives, distinguent dans l'horrible bruissement des actualités la question des justes qui ne cesse de déchirer le rideau du Temple: " mon Dieu, pourquoi nous as-tu abandonnés?"Ces voix ne sont pas celles de la révolte, des revendications, mais de l'anéantissement. En elles nous entendons sans fin l'appel du seul Juste qui n'a jamais renoncé à aimer, du fond du plus impensable abandon, prière d'une telle pureté que Dieu y reconnaît celle de Son propre Fils et y répond en l'appelant par delà la mort à la Vie"

Père Philippe Baud.

Paru dans la revue la chair et le souffle, volume 10, numéro 1, p 18

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 22:37
Méditons Marc 9/30 à 10/31: la subversion de Jésus

Marc 9/30 à 10/31

1-Deuxième annonce de la Passion 9/30-32

Dans l’Evangile de Marc, il y a 3 annonces de la passion. Voici la deuxième. Pourquoi cette insistance ? Cela montre la difficulté d’entrer dans cette perspective. Difficulté des disciples d’hier, difficulté d’aujourd’hui.

Pourquoi cette mort, pourquoi cet apparent échec ?

Parce que Jésus révèle un Dieu qui bouleverse les privilèges, les dominations pratiquées par les sociétés humaines. On découvre ainsi la raison de la mort de Jésus : il est dangereux pour tous les pouvoirs politiques et religieux. Tous les textes qui suivent cette deuxième annonce nous montrent la subversion opérée par Jésus. C’est pourquoi, il faut ne pas les couper les uns des autres. Ils montrent comment se comporter si on veut vivre de son esprit.

2-Subversion de la hiérarchie : Le premier, la première est celui, celle qui est au service (9/33-37)

Les disciples se demandent qui est le plus grand montrant ainsi la difficulté d’entrer dans le Royaume que Jésus annonce. Il rebondit sur le désir mais pour le purifier. Vous voulez être grand ? Alors soyez-le en vous faisant serviteur, en accueillant l’enfant, comme on accueille le Christ.

Soyez grand-e en accueillant celui, celle qui ne compte pas.

3-Subversion d’un monopole de salut (9/38-40)

Encore tout faux, les disciples ! Ils se croient seuls dépositaire d’un pouvoir de salut, ils se considèrent comme des maîtres que l’on suit alors que c’est seulement le Christ qui est suivi. Jésus brise leur rêve de monopole. Toute personne qui fait le bien est artisan du royaume. Parce que pour Jésus, la seule chose qui compte, c’est le bien de la personne.

4- Quelle conduite des disciples pour maintenir vivante la subversion ? (9/42 à 10/31)

*Une question de verre d’eau :

On maintient vivante la subversion du Christ si on a un sens fort de l’appartenance au Christ serviteur, seul titre qui permet d’être accueilli par les autres.

*Mains, pieds et œil :

On maintient vivante la subversion du Christ en sachant dire non à ce qui fait obstacle à cette appartenance au Christ serviteur. Sous l’image de la main, du pied, de l’œil, il s’agit de se séparer de bonnes chose si et seulement si elles m’empêchent d’être disciple du Christ serviteur.

Ce texte ne doit pas du tout être pris au sens littéral ! C’est une exagération pour dire les nécessaires ruptures avec ce qui empêche d’aimer. Oui, il y a des choses à quitter, à renoncer, à abandonner pour que la vie des uns et des autres soit plus belle, plus heureuse, plus aimante, plus libre, plus généreuse.

*Du sel :

On maintient vivante la subversion du Christ en salant sa vie, c'est-à-dire en faisant de sa vie quelque chose qui a du goût pour soi et pour les autres.

*Du divorce inégalitaire :

On maintient vivante la subversion du Christ en ne traitant pas les femmes comme des objets qu’on peut prendre et jeter. ( L’évangile de Marc a ajouté une réciproque qui était inconcevable dans la société juive )

*Des enfants :

On maintient vivante la subversion du Christ en accueillant ceux et celles qu’on rejette, ici des enfants et en accueillant le Royaume comme un petit enfant, c'est-à-dire dans la confiance de celui, celle qui sait recevoir.

*Du partage :

On maintient vivante la subversion du Christ en considérant les richesses comme des dons à partager et non à accaparer.

 

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 20:26
Méditons l’évangile de Marc 9/14-29 : Quatre paroles pour une guérison

En rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux.

Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? »Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. »

Prenant la parole, Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » On le lui amena. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ; l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! » Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. » Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! » Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions, l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »

 

1 « De quoi discutez-vous ? »

Cette question de Jésus permet à ce père de parler. Elle permet à ce père d’un enfant muet de parler et c’est le premier acte de la guérison. C’est une des rares fois où un descriptif de maladie est fourni avec tant de précisions. Jésus lui permet de déposer sa souffrance et d’être écouté.

 

2-« Il y a combien de temps ? »

Mais ce qui est déjà dit ne suffit pas à Jésus. Une autre question relance la possibilité d’en parler et cela amène cet homme à crier un appel au secours. Jésus lui a permis de crier son désir car rien ne peut se faire sans désir.

 

3-« Si tu peux… »

Jésus rebondit sur la parole de cet homme. Mais dans quel sens ? Est-ce le pouvoir de Jésus ou le sien ? La phrase qui suit : « Tout est possible à celui qui croit » ne nous aide pas à le déterminer. Cela peut renvoyer autant à la foi de Jésus qu’à celle de cet homme. Cependant, comme Jésus conclut souvent les guérisons en disant : « Ta foi t’a sauvé », on peut légitimement penser que ce pouvoir concerne ce père. C’est en lui qu’est la source de guérison de son enfant.

 

4-« Je te l’ordonne sors de lui…le prenant par la main, le releva et il se tint debout »

Quelque chose doit sortir de cet enfant, ce qui le possède et l’empêche d’être lui-même. La sortie est douloureuse, elle semble même provoquer la mort, la mort de ce qui l’empêchait de vivre. Cette guérison est une résurrection. Relever, se tenir debout sont des mots qui disent la résurrection

Il rend la vie à cet enfant, sa vie, car c’est pour cela qu’il est venu : « Je suis venu pour qu’on est la vie » Jn10/10

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:55

pour s'inscrire: http://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=2&proposition=897&id=24

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 23:45
Méditons l'Evangile de Marc 8/31: Victoire de Jésus

Marc 8/31

Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.

 

1-le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté…être tué.

La foi chrétienne est décidemment unique parmi les religions. Aucune ne présente Dieu ainsi : non seulement un Dieu qui a visage d’humanité, vraiment, réellement, et un Dieu qui va souffrir, être rejeté, être tué. Dieu dans la temporalité, Dieu jusque dans la mort.

La question à se poser est : Si la foi chrétienne dit vrai, qu’est-ce que cela change pour nous ?

Cela change tout.

Cela révèle un Dieu qui aime vraiment et qui le prouve. Dieu qui, dans son incarnation, nous a rencontré toutes et tous ; Dieu nous connait de l’intérieur jusqu’à l’expérience de la mort.

Cela révèle notre identité profonde : l’humain est le lieu de Dieu. Dieu est humanisé et l’humain divinisé. Echange réciproque sans confusion et sans séparation.

Et cela désigne le seul et unique lieu du sacré : chaque femme, chaque homme de tous les temps et de tous les lieux.

 

2-Le fils de l’homme doit…

Ce mot résonne mal à notre esprit et notre cœur.

Cela a été malheureusement interprété comme une nécessité de salut : la mort du Christ comme le prix à payer pour que Dieu pardonne. Perversion de la foi. Mais alors que signifie ce « doit ». Il y a bien un inévitable mais qui est à trouver autre part.

C’est l’inévitable d’un refus. Jésus a dû souffrir, être rejeté, mourir parce que sa personne, ses actes, ses paroles étaient et restent insupportable par ce qui, en nous, refuse ce qu’il vient nous donner.

L’insupportable d’un amour exigent car nous préférerons des amourettes.

L’insupportable de la liberté créatrice car nous préférons la sécurité de la répétition.

L’insupportable de la dignité de chacun-e car nous préférerons les hiérarchies sociales et religieuses.

L’insupportable de la justice car nous préférerons nos intérêts.

L’insupportable…

 

3-Et après trois jours, se lever.

La résurrection de Jésus fonde l’espérance au sens où elle atteste que le projet de Jésus est vainqueur. Pour celles et ceux qui le suivent cela signifie que malgré le refus, la victoire est possible. C’est possible que l’amour, la liberté, la dignité, la justice ait le dernier mot. Puisant dans sa résurrection, nous pouvons faire se lever le Royaume que Dieu veut.

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:24
Méditons l'évangile de Marc: Face à Jésus, quelle réaction ? Mc8/11-33

Mc 8/11-33

Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »

 

Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

Les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

 

Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. Des gens lui amènent un aveugle et le supplient de le toucher. Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Aperçois-tu quelque chose ? »

Levant les yeux, l’homme disait : « J’aperçois les gens : ils ressemblent à des arbres que je vois marcher. » Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya dans sa maison en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »

 

Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 

 

Face à Jésus, quelle réaction ?

1-Il y a celle des pharisiens qui demande un signe.

A cette demande, Jésus répond par le refus. En Mt et Mc, il dira quel est le vrai signe mais ici nous avons seulement ce que cela provoque chez lui : un profond mouvement intérieur, il gémit ! C’est une notation unique de l’Evangile.

Elle est accompagnée par une mise en garde de Jésus. La réaction des pharisiens est du levain dont il faut se méfier

 

2- il y a la réaction des disciples

C’est celle de gens qui n’ont rien compris. La encore il nous est donné d’être témoin de ce qui habite son cœur : Colère ? Déception ? En tout cas, sa critique est forte : des yeux qui ne voient pas, des oreilles qui n’entendent pas, pas de mémoire, pas de compréhension

 

3- un long chemin

La guérison de cet aveugle est là pour nous monter que le chemin de la foi est long, il faut du temps pour entrer dans la nouveauté apporté par Jésus. Elle montre que ce n’est que peu à peu que les disciples parviendront à la lumière de qui est Jésus vraiment.

N’est-ce pas aussi notre chemin ?

 

4-Pierre : Quel Messie ?

Pierre semble avoir un début de lumière mais c’est une lumière tronquée. Il dit bien que Jésus est le Messie mais qu’entend-il par là ? Sa réaction en entendant Jésus parler de sa souffrance prochaine et de sa mort montre qu’il en est resté à un Messie qui va rétablir une royauté politique. La encore un chemin est nécessaire pour arriver à comprendre vraiment Jésus et son projet

 

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