Cette parabole a une originalité : on sait exactement à qui elle etait adressée. Les destinataires le disent eux-mêmes « Ils comprirent qu’il les visait. » v.45. Ce sont les grands prêtres et les pharisiens qui cherchent à l’arrêter et qui arriveront à le tuer. Jésus est conscient de cela, de la menace qui pèse sur lui, que les grands prêtes arriveront à le tuer, et qu’il est bien ce Fils qu’ils tueront. C’est donc une parabole de la Passion du Christ et aussi de sa résurrection puisqu’il sera la pierre d’angle d’une autre manière de vivre et de croire que celle des grands prêtres et des pharisiens.
Une question à se poser : pourquoi y a-t-il eu pour certains cet acharnement à le faire disparaitre ?
Une réponse : parce que Jésus, dans ses paroles et ses actes, entrait en opposition avec leur conception de Dieu et de l’humain. Jésus donnait à voir un Dieu proche qu’on pouvait rencontrer sans l’intermédiaire d’un rite sacré, un Dieu compatissant, humble, qui faisait découvrir à chacun et chacune leur égale dignité, pour qui l’humain était la valeur suprême, où personne n’était exclu, impur.
Certains ont accueilli avec joie, cette image libératrice de Dieu. Mais pour d’autres , c’était une contestation qui ruinait leur système religieux fondé sur d’autre bases : un système de pureté qui excluait des gens, la nécessité d’une médiation cléricale, l’image d’un Dieu lointain. Un système qui leur procurait respectabilité , pouvoir et argent.
Cette parabole nous concerne aussi, sommes-nous du côté de celles et ceux qui accueille cette pierre d’angle qu’est le Christ comme nouvelle manière de croire et de vivre ou sommes-nous encore du côté des grands prêtes et des pharisien qui ont réussi à l’éliminer ?
Cette parabole nous concerne aussi si nous comprenons bien ce que signifie le retour du propriétaire qui a planté une vigne et qui attend d’en recevoir ses fruits. Ce n’est pas l’image d’un Dieu qui demande des comptes, qui exige un rendement, qui veut recevoir des fruits pour lui. Non. C’est l’image d’un Dieu qui nous a donné cette vigne, et désire qu’on l’accueil comme un don venant de lui, pour que cela porte de fruits de vie pour notre monde. En fait c’est une confiance qui est laissé à notre responsabilité. Est-ce que nous le comprenons ainsi ?
/image%2F1500584%2F20261004%2Fob_115dc4_vignerons-homicides.jpg)
/image%2F1500584%2F20260911%2Fob_fb75fc_photo-pele.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.ndcenacle.org%2Fapp%2Fuploads%2F2021%2F07%2Fparole-pain-pomme-partage-3.jpg)
/image%2F1500584%2F20260725%2Fob_c04668_bible-reconciliation.jpg)
/image%2F1500584%2F20260725%2Fob_8ad010_vasque-d-eu.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.ndcenacle.org%2Fapp%2Fuploads%2F2026%2F07%2Fbrouillon-auto-239-1024x766.jpg)
/image%2F1500584%2F20260624%2Fob_58a4a7_programme-festival-sobriete-cenacle.png)
/image%2F1500584%2F20260624%2Fob_ef9866_programme-detaille-festival-sobriet.png)
/image%2F1500584%2F20260617%2Fob_496605_jesus-a-la-synagogue.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.tombola-arsla.org%2Fassets%2Fimg%2Fbrand%2Fog-image.3894093ffe.png)